vendredi 25 septembre 2015

"L'oreille verte"


"On a beau avoir une santé de fer,
on finit toujours par rouiller."
Jacques Prévert

Miss Funny, une jolie fleur, en osmose avec le "Cosmos". Elle a la taille de cette fleur aérienne et légère qui danse ou se balance au grès des vents. Cette belle comme le jour, l'air dubitatif,, se confie aux "Belles de nuit"(Mirabilis jalapa ou Merveille du Pérou) :
- J'ai les yeux verts, mais peut-être pas la main verte.
- En tout cas, tu as la main et les yeux ouverts ! disent en choeur les mignonettes nocturnes.

"Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent.
Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été."




"Les Colchiques" :
Quant à moi, qui suis sensible ("comme un Coquelicot, mon âme"), je cultive dans mon jardin secret, une fleur de pavot.
J'aime et je sème mon "Escholtzia" ("école d'yoga", dans mon langage des fleurs), le "Pavot de Californie" qui aime bien "l'école chic".
Ma classieuse école buissonnière, c'est aussi ma "Lis tes ratures", avec mes phrases qui swinguent et mes Pensées qui sentent le "Jazzmin".
Ce blog me fait découvrir ou redécouvrir de véritables trésors !
Grâce à lui, je prends soin de mon esprit (ma fleur de "Pivot", comme me dicte le docte autodidacte Bernard P) et je soigne mon moral (je fais le rigolo avec mon blog "Coq-lit-écho") !






Je suis en ce moment dans, une période de vie plutôt musicale,. Du coups, je ne met plus guère les doigts dans la terre.
Par contre, je profite du spectacle visuel que m'offrent les fleurs.
Mais que puis-je leur offrir en échange ?
- Offre leur donc de la bonne musique de yogi apaisé, il paraît qu'elles aiment ça et que ça leur profite. D'ailleurs, voici venir l'heure des fleurs, je crois qu'elles ont un rencart avec la musique !





La Rose trémière, lorsqu'on l'arrose et la nourrit de sons jolis, resplendit !
- Il paraît que si l'on diffuse de la musique aux végétaux, ils poussent mieux et plus vite.
- Admettons, accordéons crédit à ces expériences lues ici ou là.
Oui, mais alors de quelle musique parle-t-on ?
Des esclaves noirs qui chantent leur mal de vivre au coton ?
Cela aide les chanteurs de blues à supporter leurs souffrances. Mais le Coton, trouve, peut-être, que ce n'est pas Coton, la vie de Cotonnier.
- Peut-être ne réagit-il qu'aux vibrations et pas aux paroles (surtout s'il ne parle pas anglais) et il est tout simplement content, le Coton.
Dans l'temps, dans les campagnes, les paysans chantaient des chansons agraires, à tout bout de champs.
A part les chansons sur les céréales-killer, le blé, apprécie. Il produit davantage et les paysans gagnent plus ... d'oseille. Un conseil :
Osez chanter et vous aurez plus de blé !
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles."
Christian Bobin





Le saviez vous ?
Les plantes respirent par plusieurs bouches, appelées "stomates". Ces stomates s'ouvrent ou se ferment selon certaines fréquences sonores.
Les fréquences d'ouverture-réceptivité se retrouvent dans le chant des oiseaux.
Vous imaginez la scène :  dans un jardin potager, un rouge-gorge chante "des notes qui s'aiment" pour séduire une dame oiselle. Cela profite aussi aux stomates des tomates qui s'ouvrent, se dilatent. Au final, cela donne des tomates comac !






Réaction psycho-stomatique !
- A part les chants d'oiseaux et les grégaires chants agraires, peut-on rajouter les chants grégoriens et les airs de Mozart sur la liste "musicothéravie ?
- Oui, si on lit aux tomates les livres du Docteur Tomatis,sur la thérapie par les sons, à tous les coups, elles réagissent d'une façon positive. Ce spécialiste de l'oreille et de la voix, conseillait d'écouter religieusement Mozart et du grégorien.
Si les tomates s'épanouissent sur du Tomatis, si leurs stomates s'ouvrent en écoutant le violoniste Ivry Gitlis, c'est grâce à des fréquences de références.
Elles préfèrent les sons purs aux sons durs, le classique plutôt que le hard rock (et ses effets de distorsion du son).
- Et pour les humains ?
- Même topo mon poteau. Des savants ont démontrés que sous l'influence d'une fréquence de dix hertz (correspondant aux ondes "Alpha", celles de la relaxation et de la méditation), le cerveau produit plus de sérotonine et de dopamine. Ces deux acides aminés qui s'animent en plus grand nombre, c'est bon pour la santé !
La sérotonine agit sur le sommeil et la dopamine sur le mouvement et le moral.


L'Escholtzia, ce médicalmant naturel, ce somnifère vert qui déstresse, désangoisse, mérite bien ce nouveau surnom :
"L'écho d'yoga", là, y'a pas photo, Escholtzia rime avec yoga !





Colchique pas si chic :
Méfiez vous des apparences, le Colchique est toxique. Ce n'est pas pour rien qu'on le nomme aussi "Tue-chien". A voir sans modération, ne pas manger, c'est un poison !
Par contre, vous pouvez manger des Soucis. Si ce sont les Soucis de votre jardin, allez-y gaiement. Manger ses Soucis, c'est bon pour le moral. Si vous avez des Soucis que vous ressassez,, des soucis de digestion, prenez une gélule de charbon végétal activé et finis les tracas !

"Parkinson rit" :
Revenons à Prévert, sa citation n'est guère optimiste. Alors on va l'optimiser !
Parkinson nous sonne les cloches, c'est Miss Lucie qui s'amuse avec nous, à nous de déjouer les mauvais tours qu'elle nous joue.
Faut-il laisser lucie faire ?
Cette Dame de fer, cette Lucie Fer nous intoxique aux métaux lourds pour mieux nous faire rouiller puis dérouiller, ouououille !
Faut qu'on se débrouille, se débarbouille, se grouille de trouver nos "anti-rouille".
Les miens sont rassemblés dans ce blog.





Crédit illustrations :
Quelle poésie dans ses ingénieux montages minimalistes (maximalices).Comme pour l'Escholtzia (une fleur simple avec un nom compliqué), on retrouve l'esprit du yoga (simplicité, adaptabilité, beauté) !
C'est la reine Kerstin, elle se nomme Hierstermann, de ses créations, je suis fan (de carotte).

Bonne semaine !



vendredi 18 septembre 2015

"Fée mouche"


"La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé."
Pierre Dac

Miss Funny (dans une ancienne vie) :




Miss Funny ne peut pas s'endormir s'il y a une mouche dans la chambre. Si c'est le cas, elle prend sa tapette et danse la polka (ce qui surprend l'insecte). Enfin, la "zapette pour bète qui slapète" à la main, elle extermine l'inopportune !
- Ah, ces mouches ! C'est une vraie plaie.
Assez, je dis assez, je n'en peux plus. Plus j'en tue, plus y'en a !!
Après avoir pris la mouche, elle se calme puis clame :
- Je n'vais pas chez elles, qu'elles viennent pas chez moi.
Qui m'sort par les trous de nez, je me mouche, comme dirait Molière.
- T'es sûr de ta citation ?
- T'as raison le drôle, je m'emporte et après, je cite de traviole :
"Qui se sent morveux, se mouche".




"Tue-mouches" d'élite, irascible mais précise et sans peur comme un sniper qui vise sa cible, elle n'a pas de limites. Au top de la tape, elle tue d'tout :
Elle tutoie les mites puis les réduit en poussières,
Les mouches et les moustiques sont mortellement amochées par la "tapette à mouche-tic" !
Quand aux moucherons, ils vont vivre leurs dernières heures dans le ventre de l'aspirateur. Alors, la ménagère dira :
"Pif, Paf, Pouf, Tchak ! l'affaire est dans le sac !!
La tactique est impeccable, la technique est imparable et tout ça, dans la légèreté, sans avoir recours à des baffes ou à des bourre-pif de ouf !
A l'heure du dîner, la "tue-mouches too much" speakera in English :
"Flies on peas,
is not good for food."





C'est vrai que la pratique du yoga rend plus mince. Certains, même, peuvent devenir de véritables "poids mouche".

- Et le yogi qui lie, qui lit, ça n'le chatouille pas quelque part au niveau du vécu (comme on disait à l'époque de la "rêve-évolution hippie") ?
- Effectivement, le yogi pacifiste, épicurien et stoïque, peut être parfois gèné aux entournures. Dans ces moments là, des pensées passent et lui murmurent des phrases tonitruantes :
Mais Miss Funny, c'est pas bientôt fini tout ce bruit pour rien ?
Tu "prends la mouche" si souvent, "quelle mouche te pique" ?
"Faut pas faire d'une mouche un éléphant" !
Je vois bien que tu ne "fais pas la mouche du coche" (s'agiter sans résultat), quoi que (tu t'agites pour rien, les insectes sont trop nombreux).
"Ça tombe comme des mouches" !
Ton côté "fine mouche", "fait mouche" !
Effet moche sur les rideaux. J'avoue que pour moi qui "ne ferai pas de mal à une mouche", la seule utilisation possible de la tapette zapette, ça serait pour zapper Miss Parkinson.
Cette ogresse dévoreuse de dopamine, est tellement prude, que le plaisir des yeux coquin "parkinsonné" ne devrait négliger, l'a fait s'éclipser pendant un temps.





Le saviez-vous ?
Jusqu'au 17° siècle, le mot "mouche" englobe différents insectes :
  • La mouche à miel : l'abeille.
  • La mouche cornée : le scarabée.
  • La mouche à chien : la tique.
  • La mouche à bœufs : le taon.
  • La mouche à feu : la luciole.
Et puis ...
"Il y a un proverbe chinois qui dit :
Quand on est une mouche, on a souvent des amis dans le besoin."
Geluck





Lorsqu'elles sont poursuivies par un prédateur, les mouches changent rapidement leur trajectoire et font une figure géométrique bien précise (un genre de looping).
Et bien, des chercheurs ont découvert que les aviateurs en guerre font cette même acrobatie quand ils sont sous la menace d'un ennemi.
- Oui, ben les mouches peuvent faire autant de loopings qu'elles veulent, moi, je les "looperai" pas !
"Si l'on considère le rapport poids-décibel, le rendement sonore d'une mouche est supérieur à celui d'un avion."
Frederic Brown
On croit toujours que la mouche c'est louche. Alors qu'elle est utile :
Elle participe à la pollinisation des fleurs.
Elle transforme les déchets en humus.
Elle fait disparaître les charognes et les ordures.
Dans la chaîne alimentaire,  s'il y a moins de mouches, il y aura moins d'oiseaux et moins de poissons, qui sont friands de mouches.
Elle est utilisée pour des recherches en génétique.

"Quel est votre secret pour avoir du succès ? demande t-on à Salvatore Dali. Il répond :
"Offrir du bon miel à la bonne mouche au bon moment et au bon endroit."




Et hop ! Esope :
"Une mouche tombe dans une marmite de viande. Sur le point de mourir, noyée dans la sauce, elle se dit :
Eh bien, maintenant que j'ai bien mangé, bien bu et pris un bon bain, que m'importe de mourir ?"
On supporte plus facilement la mort, quand on n'y attache pas de tristes pensées.
Fable n°239
"Dans le lait des rêves, il tombe toujours une mouche."
Ramon Gomez de la Serna

Crédit illustration :
L'imaginatif photographe suédois Magnus Muhr a l'esprit "Funny".
J'apprécie son style simple et efficace. C'est drôle et ça tape dans le mille, je rigole, elle dégringole. Et vlan ! une torgniole pour Miss Parkinson, K.O au sol (c'est une austère rabat-joie, j'vous dit) !

Note à benêt : "Om sweet Ohm".
J'ai eu des amis bouddhistes excentriques qui se débarrassaient de ces "muscidés" agaçants avec une lanterne électrique. A chaque électrocution, comme dans la tradition, ils chantaient le mantra de compassion :
"Ohm mani padme hum" !

Délicate dédicace à tous les "ohm-muscidés" !!!
Ecoutez donc l'histoire de "Mireille" une merveille de Dick Annegarn.
Namasté et bonne santé à tous (sauf aux mouches tsé tsé), tsoin tsoin !!







vendredi 11 septembre 2015

"L'amande de Line"


"La mandoline jase dans le tréfonds de la brise ..."
Verlaine

La cuisine cousine de la musique :
Si l'on recherche l'harmonie, chanter comme une casserole, ce n'est pas bon, même pour le rock 'n roll.
Jouer de la batterie de cuisine, si l'on est maladroit, cela peut casser les oreilles ou la voix de l'auditeur râleur.
Par contre, jouer de la "carotte-clarinette", il parait que ça rend aimable !





Dans la région du "Champagne", lors d'une soirée mondaine et moderne, la coutume locale permet de siffler une bouteille d'un breuvage pétillant épatant puis de jouer de la flûte remplie juste c'qui faut pour produire une note de la gamme lorsque l'on tapote le verre de cristal.
Celui qui brise sa flûte voit le domestique lui apporter la note ... à payer.
Si vous ne pouvez pas régler, vous avez un gage, vous devez râper ... des oignons sans pleurer, avec une "mandoline de cuisine" de piètre qualité, tout en rappant sur du Verlaine !
C'est là qu'vous vous dites que boire du champagne à la russe (en jetant son verre vide), c'est pas cher payé et que si l'on est cultivé, c'est d'un bon "rappeur qualité-prix" !!
Par contre, si la flûte cristalline sonne comme personne, avec grâce et SI LA RE au rendez-vous, vous avez gagné le droit de jouer de la mandoline ... musicale.
C'est un instrument complet, rythmique, la mandoline fait que la tête dodeline et que les pieds trépignent d'impatience pour aller danser la tarentelle. Il est aussi mélodique et induit une ambiance romantique.




La cuisine et l'art des mets :
Imaginons Line, une méménagère en cuisine avec une mandoline toute neuve à la main. Elle ne ménage pas ses efforts pour découper une carotte en lamelles. Elle a l'impression de "pisser dans un violon", apparemment la mandoline l'embarrasse :
- Maintenant, tout est comme ça, pourquoi faire simple ... Faut sortir de Saint-Cyr et c'est de pire en pire, maugrée t-elle.
Elle s'échine dans sa cuisine et s'escrime avec sa mandoline pendant un moment !
Puis la sagesse de l'âge prend le dessus et elle lâche l'affaire (c'était en promo) et la mandoline. Une phrase de Decourchamps, lui revient en mémoire et la fait sourire :
"Il pinçait de la mandoline en se pinçant la bouche et en jouant des prunelles."
Madame rêve :
- Puisque je gratte pour rien, autant gratter "l'amande de Line", se dit-elle.
Alors, elle chatouille sa gratte en imaginant qu'un expert dans l'art de manier la mandoline, lui donne l'astuce et le savoir-faire.
L'amant de Line ne joue pas en sourdine, surtout lorsqu'il fait chanter sa mandoline, petite mais puissante, sous le balconnet de sa dulcinée. La sérénade, même si elle fait dans la dentelle, se doit de faire bonne et forte impression.
Ce séducteur musicien émérite aime les "Rita Mitsouko" (surtout la chanson "Mandolino City").




Note à benêt :
- Peux-tu nous expliquer ton jeu de mot : "l'amande de Line" ?
- Oui, volontiers ! Dans les pays du Sud de l'Europe et au Maghreb, l'amande, c'est un petit nom mignon pour parler du sexe de la femme. On trouve aussi : la datte, l'abricot fendu et la figue !
- Et le mot mandoline, d'où vient-il ?
- Son nom vient de l'italien "Mandolino", qui veut dire "petite amande". Sa caisse de résonance est en forme d'amande !

"Le timbre de la mandoline, tant grêle qu'il soit, a quelque chose de piquant et d'original."
Berlioz

Mozart, Beethoven, Verdi et Vivaldi ont composé pour l'instrument.
Comme j'adore les "Concertos pour mandolines" de Vivaldi, je vous propose d'écouter, de goûter ceci, du miel pour les oreilles !




Ciao !
A bientôt !


vendredi 4 septembre 2015

"Beau coup de bambou"


"Le bambou existe au-dessus et en dessous de son noeud."
koan zen

- Je suis fatiguée de la présence de tous ces bambous. Je ne peux plus les voir. M'enfin, après tout ce travail épuisant, ça avance,  me dit Miss Funny.
- Oui, tu tiens le bambou !







Et moi, le bambou, j'y tiens !
Je suis baba devant de beaux bambous mouillés par la pluie. J'aime les écouter lorsqu'ils sont chahutés par le vent. Mes sens sont alors chamboulés, tourneboulés par toutes ces ondulantes danses d'Eole et les manifestations festives de ces bambous là !
Mais aussi de ceux-ci qui sont sans souci, mais pas sans succès "anti-stress" auprès de mes sens en détresse qu'une ogresse agresse.
Quelle élégance dans ces caresses du vent sur les fines et vertes feuilles. La vision de ce sage massage m'enchante et met hors-jeu la méchante et dégueulasse ogresse, Miss Lucy si fière.
Oh ! qu'elle manque de classe cette Miss Parkinson. une droguée qui se dope à mes dépens avec ma dopa !!!
Résultat : la grosse fatigue, le "coup de bambou" !

"Plus grand est le bambou, plus bas il s'incline."
Proverbe philippin







Mais revenons au bambou et parlons donc des vertus de cette plante à tout faire !
Il s'évertue à nous faire un monde meilleur. C'est une ressource naturelle, renouvelable, inépuisable à forte croissance (on évite les déforestations).
Il nettoie tout, le bambou : la terre, l'air et l'eau, mais aussi le corps et l'esprit !
Il fixe bien plus de C.O.2 que les arbres et libère 30 % d'oxygène en plus. Il retient une grande partie du dioxyde de carbone parce que cela est essentiel à sa respiration. C'est le végétal le plus écolo de la planète.
Son système racinaire très dense (les rhizomes), restaure les sols appauvris. Les terres polluées, pourries, il leur redonne une santé et une nouvelle vie !
Il les débarrasse des métaux lourds. Il purifie les eaux polluées.
Pour sa culture, on n'utilise ni engrais ni produits chimiques (il préserve ainsi la nappe phréatique). Il est souple comme un yogi et fort comme l'acier, léger comme une yogini et résistant (on construit des ponts et des maisons en bambou). Il est tellement résistant qu'il a survécu aux bombes atomiques d'Hiroshima.






Côté phytothérapie :
C'est un reminéralisant, il ralentit le vieillissement. Il protège les articulations, on l'utilise en cas de rhumatisme et d'arthrose. Il régénère et redonne de l'énergie.
Ainsi, il nous rend résistant, souple, léger et costaud comme lui !
De plus, dans le bambou, tout est bon : de la pousse à la tige !

On fabrique toutes sortes d'objets, des habits et même de beaux et bons instruments de musique (petites percussions, flûtes, bâton de pluie, clarinettes et saxos ...) et pour rappel : des ponts, des maisons et même des échafaudages légers pour gratte-ciel.
On le trouve partout je vous dit, dans les contes chinois, grivois, le phallus se nomme parfois :
"Bambou frémissant" !!!

Seul reproche, il est invasif, il s'étale. Ce n'est pas parce qu'il sera l'un des futurs sauveurs de la planète, qu'il a le droit de faire le bambou voyou, celui qui donne des "coups de bambou" à Miss Funny !






Crédit illustration :
Vous vous dites "C'est Shi Bo" ! et vous avez raison, c'est bien lui. Si vous voulez en savoir plus sur ce peintre au style "Bambou gracieux", allez donc fureter du côté de ce blog :

http://sereniteart.blogspot.fr/
"Les vertus du bambou :
La droiture, l'élévation d'esprit, le dépassement de soi et la perpétuelle jeunesse.
De plus, l'intérieur des tiges est creux. Il évoque donc la modestie."
Shi Bo

Voilà, le bambou et moi réunis, c'est l'harmonie de la modestie avec le mot d'esprit !
Chers amis modestes et géniaux, je vous dit :
Bon vent !



vendredi 28 août 2015

Mémoire de Yoga n°16


... Voilà, depuis cette initiation, je fais souvent du chant harmonique, dans ma voiture, dans ma salle de bains (le moteur de la voiture ou du rasoir me permet de "couper" le bourdon et de mettre en valeur mes harmoniques) ...

A force de diphoniser à pleins poumons, j'ai ressenti une bonne bouffée "d'airs vrais" et d'euphorie, une meilleure aisance à parler. Mais il est vrai que chanter à fort volume, pendant longtemps, souffler, respirer puissamment, ça défonce ou ça dénoue, chant harmonique ou "Viens Poupoule".

Le chant diphonique stimule le cerveau, il augmente le taux vibratoire des cellules. Le son est constitué de vibrations, le corps aussi. Le chant harmonique réharmonise le corps en entier. L'air est le signal du son, le corps a besoin de l'air pour porter et créer le son.
Air + cordes vocales qui s'accolent mettent tout le corps en vibration, comme une série de tambours qui se toucheraient. On en frappe un, tous bougent.
Dans le milieu marin, les baleines discutent à 20.000 kilomètres de distance, le pouvoir des ondes est immense.

Le larynx est enveloppé par la thyroïde, entourée des petites para-thyroïdes. Lorsque l'on chante diphonique, on pratique en fait un auto massage de la glande.
En Inde, autrefois, certains yogis se coupaient le frein de la langue afin que la langue, engagée dans le pharynx puisse ainsi aller capter la goutte magique d'un précieux liquide contenu dans le cerveau, acte qui avait pour finalité de leur apporter l'immortalité.
On le voit, les yogis ont compris depuis longtemps l'importance de cette zone sacrée. L'auto massage de cette zone par le chant est quand même plus facile, il faut bien l'avouer.

Au niveau de la première vertèbre (l'atlas) se trouve le bulbe rachidien (siège de notre perception sensorielle). Par le chant harmonique, on masse le bulbe, on pourrait aussi le faire avec les doigts mais cela risquerait de donner envie de vomir (ce qui n'est guère élégant, il faut bien le reconnaître).

Ainsi, on peut obtenir le même résultat que les yogis castrateurs, sans le moindre dommage.

Le chant diphonique change la vascularisation du cerveau. Par le chant, on augmente le drainage lymphatique, on améliore la circulation sanguine.
Dans toutes les traditions, la voix a toujours représenté l'élément FEU, la voix transforme une chose inerte en Feu, en énergie ; le son a toujours précédé la lumière.
Chanter diphonique, c'est aussi assouplir la langue, libérer le cou, ouvrir la ceinture scapulaire. Le corps devenant un instrument qui vibre partout, qui n'est plus coupé en étages (blocages émotionnels, carapaces qui empêchent de vivre pleinement).
En outre, cela libère les muscles de la physionomie du visage (au revoir les rides), supprime le trac ; il se trouve que lorsque l'on est en état de trac, patraque, patatrac ! le larynx s'élève. Or, chanter fait s'abaisser le larynx et donne ainsi un message réconfortant au cerveau :  " je suis bien, je suis fort, je suis calme".
Lorsqu'on chante correctement, on met à contribution les "grands droits" (qui vont des seins au pubis), le diaphragme, le thorax, le bassin, le cerveau ...

Ainsi, le chant agit sur le corps et le corps agit sur le chant. Le larynx est le maître du chant et le chant maîtrise la position du larynx. 

Le Chant Harmonique : un chemin par lequel  l'être humain peut être harmonisé. Il travaille son écoute, il perçoit les sons cachés ; il devient de plus en plus sensible, sensible à toutes les vibrations qui le composent, capable de mieux entendre toutes ses disharmonies intérieures, à la recherche d'une force qui pourra l'harmoniser.

"Sans l'impérialisme du concept, la musique aurai tenu lieu de philosophie : c'eût été le paradis de l'évidence inexprimable, une épidémie d'extases".   Cioran







"Sans Bach, Dieu serait un type de troisième ordre."
Cioran

"Sans Bach Yen, je serait un type de troisième ordre et de désordre", aurait pu me dire Tran Quang Hai à la recherche d'une feuille vierge.
A la suite du fameux stage filmé de Novembre 1988, j'ai pris un R.V "cours particulier" pour perfectionner l'art de faire du "charme à Monique" !!
- J'ai vu la vidéo (située plus haut), tu t'es rendu dans une agence matrimoniale (tu parles d'un "Hervé" avec une Monique) !
- Non, c'était au C.N.R.S ("Musée de l'homme"), Place du Trocadéro à Paris.
- C'est bien ce que je dis : tu a eu un rendez-vous galant ("Back Yann" et Bach Yen) au "Centre National de Recherche Sentimentale" !

En fait, j'ai vécu la même expérience sensorielle que Bach Yen. J'ai découvert ce drôle de baiser harmonique. Cet étonnant chant diphonique à deux est un surprenant baiser de Rodin sonore ou plutôt un baiser de radin pour chanteur malicieux et paresseux !
L'un chante, l'autre pas, c'est du "Tran Quang Haï-kido", celui qui ne chante pas, utilise la force de la voix de l'autre.
Pendant cette heure de cours, j'ai reçu d'autres "Haî-cadeaux" :
Ma voix vue en couleurs "arc en ciel" sur un appareil électronique, une mise en pratique des harmoniques du chant traditionnel coréen "Arirang" et avec la feuille vierge, qu'il a fini par trouver, il m'a écrit une partoche particulière de ces harmoniques mélodiques.
- César-Monique, voix-là encore un nouveau couple !

Ce matin, assis sur une pierre plate,
au chant harmonique, je m'éclate.
Passe un lézard femelle
qui se met en position statique.
Aussitôt je l'appelle :
Lézard Monique !!!

En guise de conclusion, voici un nouvel extrait du documentaire "Le chant des harmoniques".
Allez, amis "gentils Om", à la revoyure !





vendredi 21 août 2015

Mémoire de Yoga n°15


Chant harmonique : une note fondamentale comme une pierre qui tombe dans l'eau, provoquant une réaction : des cercles concentriques (harmoniques).

Le Chant Harmonique

On utilise le terme "chant harmonique" (ou chant diphonique) pour définir un chant réalisé par une seule personne produisant simultanément un bourdon continu et un autre son plus aigu, constitué par une série de partielles ou harmoniques, ressemblant au son de la flûte ou de la guimbarde.

C'est une technique vocale apparue il y a fort longtemps en Mongolie, pratiquée par les Chamans ("sorciers", "hommes médecines") qui cherchaient à guérir les maladies, à chasser les démons hors du corps des malades par la "voix" surnaturelle.
C'est un son qui correspond à  l'imitation des bruits de la nature : le vent qui siffle à travers les feuilles, l'eau du ruisseau qui coule, etc ...

Les Mongols ont une énorme puissance thoracique. Ils ont une vie rude, proche de la nature, ces êtres de petite taille font face aux vastes étendues des steppes d'Asie Centrale. Leur chant porte loin, il est très puissant (les Mongols ont le front trempé lorsqu'ils chantent diphoniquement, le chant les réchauffe du froid ambiant) ; il est à l'image de leur environnement dont l'étendue est entendue dans l'interprétation.

Au Tibet, par contre, les Tibétains vivent dans des "grottes-abîmes". Le chant harmonique interprété par ce peuple sera grave, la voix étant caverneuse, profonde. Dans tous les lieux du monde, la musique est influencée par le lieu d'habitation.

Quand les ondes sonores aident à comprendre la naissance de l'univers.

Ouououououou ....... Eueueueueueu .... Iiiiiiii ..... Ooooooo ...

Lèvres en avant, langue tortillée en arrière, assis en lotus, bouche décousue, je mugis en grimaçant des sons bizarres. Centre Mandapa, un dimanche matin du mois de Novembre 88,  nous sommes une douzaine à chanter ainsi, j'assiste à un stage d'initiation au chant diphonique; Tran Quang Haï joue (à merveille) le rôle de maître enchanteur.

Ouououou ..... Eueueueu .....   Iiiiiii ... Ooooo ... D'un seul coup d'un seul, le son magique et ancestral est sorti de ma bouche.

La révélation !! j'ai eu deux voix à la fois. Et ne me dites surtout pas que j'ai entendu des voix, ces voix là ne venaient pas d'ailleurs (quoique ...) ; c'était bien les miennes.
Deux voix, disais-je, l'une normale, plutôt grave qui psalmodiait longuement des voyelles comme dans le "AUM" hindou.
Et une deuxième : un minuscule flûtiste planqué au fond de la gorge, un petit Krishna s'évertuant à faire siffler très haut sa flûte, la sonorité pure d'un verre de cristal frotté par des doigts mouillés, ou d'un synthétiseur.

Ces sons me chatouillent agréablement la gorge. Je les tiens entre la langue et les lèvres, ils s'échappent parcimonieusement et harmonieusement (enfin, j'es"père d'oreilles") de ma bouche, et je module, avec précaution, pour ne pas les perdre d'ouïe, comme un surfeur sur la vague.






Je me souviens bien de ce jour là, comme si c'était hier. C'était le jour de mon anniversaire, j'avais trente ans tout rond.
Hugo Zemp et Tran Quang Hai, complices, avaient dû le sentir, puisqu'ils avaient décidé de filmer certains moments de ce stage d'initiation au Chant Diphonique.
Hugo Zemp, calme et bienveillant, est un excellent documentariste spécialisé en ethnomusicologie (voir, entre autre, "L'art du Yodel").
Ce jour là, dans le groupe, j'étais un peu le novice de service, "l'hubert-lulu" qui sort de l'oeuf pour découvrir quelque chose de neuf. Les autres stagiaires étaient plus expérimentés. On peut en découvrir quelques uns dans le film.
Moi, quand je ne suis pas "écouteur", je pars, en gentil Om, aux confins de l'univers. C'est peut-être la raison pour laquelle, dans le film, on ne voit que mon dos qui chante !
C'est déjà ça !
Certains critiquent le film en disant qu'on ne voit que lui.
- Qui ? Ton dos ?
- Et non, "tendre canaille" ! lui, Tran Quang Hai le "M.C", le maître en chanteur, le maestro du chant qui fait "loucher" les oreilles (qui "entendent double").
Cela dit, ils ont raison. On ne voit que lui, mais c'est pour notre plus grand plaisir !
- Ils auraient pu laisser plus de place à Yann Meynier !
- Non, pas vraiment, moi, je faisais ce que je pouvais. Je m'imprégnais, pleinement réceptif, j'étais tout ouïe, tout ébloui, tout ébahi. J'étais "to tweet", je gazouillais, je cafouillais et ainsi de suite.
En fait, la véritable rencontre avec le chant diphonique, je l'ai vécu, en rentrant chez moi, dans ma bagnole, sur le "périféerique" parisien, près de la porte de Bagnolet !

Post-scriptum ;
Le documentaire sorti en 89, s'intitule "Le chant des harmoniques".
Je remercie Jean-Pierre Lentin, journaliste épatant qui a ensoleillé ma vie pendant plusieurs décennies. Ce co-créateur de la revue alternative "Actuel" et de "Radio Nova" (Ah ! son étonnante émission "Citron pressé", que de découvertes musicales !), il en connaissait un rayon sur les ondes magnétiques et sur les bonnes vibrations des musiques du monde.
La science, il rendait ça rigolo. Il n'a pas eu de chance, il est mort trop tôt ( 58 ans).
C'est son article sur le chant diphonique paru dans Actuel (dont je me suis inspiré) qui a fait déclic. Ensuite, à l'écoute de disques, j'ai connu le choc de ce surprenant chant mongol et j'ai pris une claque avec le chant grave des moines tibétains de Gyüto, .
Depuis, je me soigne aux harmoniques !
Voilà, suite et fin la semaine prochaine.
A bientôt !


vendredi 14 août 2015

Mémoire de Yoga n°14


LES HARMONIQUES.

..... Le son est rarement simple. Il est généralement formé de vibrations complexes.
Une oreille normale ne perçoit d'ordinaire que le son fondamental, c'est à dire celui qui nous parvient comme étant le plus audible. Les autres passent inaperçus, car étant en harmonie avec le son fondamental, ils se fondent en lui.
Ces sons supplémentaires s'appellent les harmoniques.

Afin de mieux comprendre leur formation, prenons l'exemple d'une corde qui entre en vibration. Elle vibre sur la totalité de sa longueur, mais simultanément, chacune de ses parties va également entrer en vibration et la fréquence vibratoire de ce segment sera fonction de  sa longueur propre.
Ainsi, les deux moitiés de la corde vibreront à une fréquence double de celle de la corde entière, le tiers de la corde vibrera à une vitesse 3 fois plus grande, etc ...
La vibration de la totalité de la corde donnera le ton propre (ou "note") de la corde ou ton fondamental et les tons des différentes parties constitueront les harmoniques ...






Sur le plan physiologique, on observe le même phénomène. Les cordes vocales, mises en vibration par l'air venant des poumons produisent un son composé, comme les cordes d'un instrument de musique.
Toutes les cavités placées soit au dessous, soit au dessus du larynx sont des résonateurs qui renforcent et amplifient le son. Les cavités inférieures (cage thoracique et trachée) influent sur l'intensité du son émis, tandis que les résonateurs supra-glottiques (pharynx, fosses nasales, bouche) déterminent surtout le timbre de la voix.
La richesse de la voix dépend exclusivement des cordes vocales, les résonateurs ne produisant pas d'harmoniques mais servant uniquement à renforcer celles-ci et à ajouter à leur audibilité.
Plus l'oreille s'exerce à l'écoute, plus elle parvient à saisir, outre le son fondamental, les diverses harmoniques qui enrichissent celui-ci ...








A part cette vidéo, rien à rajouter !
Bon vent !