Affichage des articles dont le libellé est Blog. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blog. Afficher tous les articles

vendredi 10 mars 2023

"En disant ..."

Oyez, oyez bonnes gens. Icelui blog a dix ans.

 En dix ans, ce blog a vu passer 92 O48 visiteurs et 365 articles (ce qui permet d'en lire un par jour pendant un an).

Au commencement était le verbe.

En 2013, j'avais envie de jouer avec les mots afin de soulager mes maux. Je désirais relativiser parkinson en parlant avec des personnes (artistes ou pas). Je lisais beaucoup et j'écrivais sur des cahiers à spi-râle (1986-1989) ou sur de jolis agendas italiens (1990-2005) mon "journal intime pour tous".

La date de lancement du blog est celle de la date anniversaire (22 02 1923, soit le 22 02 2013) d'un de mes écrivains préférés  ...

Cavanna nous raconte "Le marchand d'huile et de pain" :

..."Le pain rital ... j'arrive pas à en manger, autant que du pain français, j'etouffe tout de suite. Il est fait juste exprès pour ça, me dit papa. Zouste esprès pour qué tou te touffes.

Comme ça, t'en manzes pas beaucoup la fvas, i doure plous longtemps comme le pain français, qu'on voit bien que les français i sont rices, même que le pain, ils le zettent à la bvate à ourdures, çui là qui zette le pain, il ara dou malhor, pourquoi le bon dieu il aime pas qu'on zette le pain. Ecco."

Quelle vie dans cette jolie langue de synthèse mélangeant allègrement le patoi pimenté du piemont avec ses Z vénitiens, ses V diverses et variés !

Jouons avec les expressions d'aujourd'hui !

- Aaaaaah ! Suis fatigué de chez fatigué !
- C'est vrai.
- J'allais dire .... 11111! 
- Carrément, c'est le mal que j'te parle des fois !
- C'est clair, clairemenent abusé !
- Mais sur le plan du vécu ? 
- C'est genré, ça fait sens !
- y'a pas de soucis, de rien !"

- Tu parles d'un taff de pignouf, de ouf !

Revoilà Cavanna.



"Ce que j'aime des fois, c'est me fourrer du pain dans la bouche et par là dessus une bonne lapée d'huile à même la bouteille.

Je mâche le pain et l'huile et le pain mélangés, qu'est-ce que c'est bon ! 

Tu croirai mâcher une grosse mahouse cacahuète plein la gueule plein les joues, toute cette bonne huile qui te gicle entre les dents.Vaut mieux que maman ne me voit pas siffler l'huile au goulot !"  

 Je lape, je lape, je me fout lapée, je ne veux rien louper !!!

Yamasté !

vendredi 2 janvier 2015

Blog en-vie : rubriques en vrac !


"Une huitre
C'est la petite auberge
D'une bête qui vit dans les algues."
Haïku d'Ichu

Les années passent, en voici une nouvelle que je nous souhaite chouette !
Voici quelques pensées qui traînent dans ma tête de blogueur :

"Dis ce que tu fais et fais ce que tu dis."
Où :
"Dis ce que tu vas faire et fais-le sans dire un mot."

"Faire sa part et être à part paraissent plus intéressant que paraître et disparaître."

Effet (2) ce que tu dis.
Grand est le pouvoir des mots et des formules. A force de dire ce que tu vas faire, tu finis par faire ce que tu dis. C'est carrément un engagement tacite qui t'incite, cela te rend la vie plus simple.




Des projets pour la nouvelle année :

Prenons les mots au mot et voyons ce qu'ils nous disent. Consultons le premier message :

"Dis ce que tu fais" ... en langue des oiseaux, devient :
"Disque, tu fais (de l'effet)."
Ah ! la belle idée ! Cela pourrait être l'objet d'une rubrique nouvelle consistant à faire connaître ma discothèque idéale pour le blog yoga-musicothérapie. Je présenterai des musiques qui me font du bien, qui me parlent (et parlent de moi).

... "Fais ce que tu dis", ... traduit, cela donne :
"Fesse que tu é-tudies."
Là, je regrette mais ça va pas être possible, je suis trop pudique.
Lone Silone (mon ex coach gaucho d'icelui blog) a tellement d'intuition qu'il m'appelle, je lui parle de cette idée dévergondée. Il est tellement enthousiaste qu'il en bégaye :
- Va zizi, néné-zizi-te pas une seconde, ose et propose des sujets suggestifs. Racontes donc les sextraordinaires aventures d'une foufoune fofolle et d'un braquemart qui se marre. Ça, ça va booster le nombre de vizizites du blog.
- Bon, on verra ça, je ne suis pas convaicucul !
Avez-vous remarqué le plaisir que procure le fait de dire des mots où l'on répète les syllabes ?
Ce sont souvent les premiers mots dits par les enfants : papa, mama, pipi caca, popo, bibi, bobo, zizi, néné, lolo, bébé, mimi ... Ces mots là, les bambins jubilent en les disant. Quel dommage qu'on n'emploie plus les mots pépé, mémé (papy, mamy ça ne fait pas pareil au niveau du plaisir buccal) !
Et puis, il y a aussi les mots et la chose, il faut savoir les choisir sinon l'affaire est close :
"Mignonne, allons voir si le mot rose n'a pas d'épine" !!


Le Beau L.O.G (Lien Orienté Gag à gogo, goût à la guérison), à la logique anti-parkinson, pourrait annoncer des :
Ateliers santé-musique (à thème, comme par exemple, un spécial "Mantra") :
Ils se tiendront dans la maison où rêvent les arbres située dans le boisé "parc pinson" (prononcé à l'anglaise car c'est un mot valise construit sur le duo d'mot pinson sonne) de la rue éponyme, vous savez, juste en face de l'allée des colibris. Les chênes de mon terrain, par leur force m'aident à ne pas me laisser enchaîner par la maladie de miss lucie fière parkinson (je ne lui met pas de majuscules, z'avez remarqué ?), qui ne demande qu'à se déchaîner.
Ateliers gratuits, juste donner ou faire une fleur au drôle d'oiseau animateur. Par exemple, on peut lui offrir du lilas en mai, ainsi il deviendra le pinsonneur des lilas.

- Je peux faire une suggestion ?
- Essaie toujours, Silone.
- A mon avis, si tu rajoutes quelques chansons paillardes avec tes mantras, alors là tu doubles le nombre de participants.
- Ah ! Mais c'est récurent écoeurant ! Silence Silone !

Rendez-vous contes :
Pendant mes seize ans de vie d'conteur, j'ai côtoyé un certain nombre de contes. Je leur prêtais ma voix, là, dans cet espace réservé, je les maintiendrai en vie.

La guitare sommaire :
Comment jouer avec sa guitare sans trop se fatiguer, sans trop se fouler, avec plaisir et légèreté ? Une méthode d'épanouissement personnel pour tous les "Andy Cap" happés par une maladie ou une difficulté qui amoindrissent la dextérité manuelle.

Pastiche-disque (ne "pas ach'ter c'disque")
CD à la tentation de s'moquer rock en smoking toc. Ce serait un genre de chroniques comiques d'un critique excentrique, loufoque rock !



Voilà, nous sommes le jeudi premier janvier 2045, euh non, plus tôt (dans le temps) 2015 (lapsus "longue-vie au blog"), si jamais je n'ai pas fait ce que j'ai dit au 1.1.20 ... 46 ou 16 (au choix), vous aurez le droit de me jeter dans la fosse aux lions et de me demander de vous rembourser vos frais de fleuriste !

Il me semble percevoir un certain sentiment d'inachevé (d'autres idées sont en suspens), mais ce n'est pas grave parce que Vla-dimir qui vient me rassurer :
"C'est dans l'inachevé qu'on laisse la vie s'installer." Jankélévitch
Bonne année d'ouvertures et d'aventures, de sobriété heureuse et :
Youpee Snoopy (de Schultz), "Happy rock" et "Happy Sex" (de Zep), "Api nouille heure", "Happy culture" (faire son miel de tout et cultiver l'heureux temps présent)), "Bananier et pomme santé" ...
A bientôt !


samedi 22 février 2014

"L'an 01" du Blog

Pensée du 22.02.2013 :
"Beethoven était tellement sourd,
qu'il a toujours cru
qu'il faisait de la peinture."
Cavanna
                                                                                           Dessin de Cabu

Il y a un an tout juste, le blog "Yogamusicothérapie" voyait le jour avec des yeux ébahis, éblouis par toutes ces lumières du monde produites par les arts de vie, de vue et d'ouïe. Certaines lumières* viennent de s'éteindre.
Il y a un an, Cavanna fêtait ses 90 ans. Décédé au début de ce mois, je lui tire ma révérence et moi, je tire la sonnette d'la larme. J'en profite pour aller couper un oignon dans la cuisine puisque comme il l'a écrit :
"Quand on épluche des oignons, il faut en même temps penser à quelqu'un qu'on aime bien et qui est mort, sans quoi ce sont des larmes perdues."
Puisque je suis là, je vais en profiter pour vous parler de ma cuisine interne(t). Comment sont préparés tous ces mets sages confectionnés avec humour dans le respect de l'Art ... des mets ?
D'abord, il y a des jours de fête et des jours de mauvais sang, des moments avec, et d'autres sans. Les bons jours, je sais tout de suite si je suis visité par les muses. J'envoie alors des messages pour l'univers, pas de petits "e-miel" pour faire des bizz sucrées ou de "tout-8" d'oiseau qui veut faire du buzz. Je butine et fait mon miel de tout ce qui passe près de moi.
Après, de deux choses l'une, soit j'ai besoin d'info sur le sujet, soit je n'ai besoin de rien, j'ai ce qu'il me faut en stock. Manquant de savoir dans ma mémoire, je cherche dans ma meynierdiathèque ou je surfe sur la toile. Aussi, je peux consulter ce que j'ai mis de côté, stocké dans mon ordinateur. Celui-ci se transforme en ordinacoeur dès lors que je passe de collectionneur à connexionneur de gai-savoir.
Ensuite, vient le temps de la frappe, et là ça vient d'un bloc, d'un jet.
Dès lors, je m'ouvre ... la veine de la "vanne" et ça coule à flot, ça coure dans le flow, ça va, ça vanne ! Je me crois dans la savane, me sens singe sage, bonobo bobo, tigre de papier, éléphantasque, panthère ose, bref les deux dieux hindous Hanuman et Ganeschat réunis.
Je ne fais pas de plans, j'évite le ronron du plan plan et les flonflons du gnangnan. La routine, ça n'arrive qu'aux autres et j'aime me surprendre. Je fais tel un Alain Resnais d'écriture :
"Je dis 'moteur' et je vois comment ça tourne."
J'ai l'imaginerf à vif et une douce âme musicienne, alors parfois, je pars en vrille (voir en trilles).
Je dis mots et j'entends note, c'est le serveur, il me demande de payer la diction.
J'asso-scie musicale, c'est l'heure de l'opéra.
J'associe sons, c'est l'heure de l'apéro.
Je paye la note avec du liquide. Le temps s'écoule et mon imagination déborde.
Tiens, un calembour, puis un autre, c'est le défi laid ! Avec Cavanna, l'un de mes repères spirituels, je n'étais pas toujours en accord.
"Les calembours, c'est comme la merde. Il faut faire attention à ne pas marcher dedans."
Cavanna, tu n'es pas raisonnable mon vieux, tu me fais faire une disgression. Je te vois trottinant sur le pavé mouillé, près de Notre-Dame. Miss Parkinson le glas (euh ! désolé) te fait un fatal croche-pied. Tu la traite de salope et tu t'en vas.



Une fois le texte fini, je rectifie, corrige, coupe, taille, élague, émonde, simplifie. Je pars à la chasse au calembour qui n'apporte rien au texte, qui n'a pas sa place. Je dis halte à son altesse le calembourrage de crâne. Certains néologismes s'en sortent certes, mais c'est uniquement pour leur qualité sonore. Sinon il faut que cela fasse sens (mais pas sensation, toujours ce souci de ne point faire la bise au buzz).
Mon cahier des charges : éviter le message de rage ne respectant que le cahier décharge. En tant que belle âme, on ne veut pas être la poubelle pour aller danser (au bal des mots dits), comme chantait la yéyé Sylvie. M'enfin, mon message, s'il vit ça, je lui dit : Vartan !
Mon but est plutôt d'enseigner en distrayant. Mon objectif est d'apprendre et prendre la vie du bon côté. Mon plaisir se contente de découvrir des choses nouvelles ou de faire connaître ce qui me ravit.
Lorsque j'en ai fini avec les scories, je nettoie le texte de ses fautes de français (il y a toujours une virgule mal placée qui traîne, un mot qui ne sonne pas juste ... ).
Enfin vient la déco. Comme pour une maison, les finitions, c'est ce qui n'en finit jamais. Alors l'esthète de l'art que je suis, s'amuse à alléger, aérer ce bloc compact de phrases toutes collées les unes aux autres. Pour ça, il faut mettre en évidence des paragraphes, créer des espaces, mettre les titres en gras (et le faire vite, aller cliquer sur le B gras de la barre d'outil qui signifie Bolt. Est-ce une allusion à l'athlète qui court le plus vite au monde?) et en italique les mots "exotiques" ou inventés. Je me pose parfois la question de savoir s'il faut tout expliquer, heureusement que Cavanna vient à la rescousse :
"Expliquer l'allusion culturelle, c'est comme pisser sur un ver luisant : ça l'éteint."
Il faut aussi mettre en valeur les citations. Enfin le fin du fin, les images et les vidéos qu'il faut trouver sur la toile (parfois réticente par rapport au partage, ce blog de type blogger ne peut transférer que des vidéos "You tube" et parfois certaines de ces vidéos, sédentaires, refusent de venir sur le blog).
Voilà, je n'ai plus qu'à choisir mes libellés et je suis prêt à présenter le message à celle qui est toujours fidèle au Post, la correctrice Miss Funny.
Après tout cela (tous là, vous autres, fidèles au pote), je peux enfin taper sur la touche "publier".


* Oh ! la barbe. Peu de temps après le décès du pépé poilant à moustaches gauloises, voici que le dessinateur polisson de nanas à poil André-François Barbe rend l'âme à son tour. Ces deux là ont travaillé ensemble pour le livre "Je t'aime".



Snif ! Mince, ça me reprend, vite un oignon. Non, je vais plutôt lire un vieux livre de Cavanna.
"Le saviez-vous ?"
"Quand on plante un oignon sous un saule, on n'obtient pas forcément un saule pleureur."
Ben tiens, tu vois que toi aussi, tu joue un peu avec les mots.
Un grand merci à Lone Silone (bon anniversaire !), à Pascale et aux 4236 visiteurs de ce blog.
Allez, portez-vous bien et "Tchao" ! Ou "Ciao", comme dirait Cavanna ...