Affichage des articles dont le libellé est Epitaphes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Epitaphes. Afficher tous les articles

vendredi 4 novembre 2022

"Teulé Sempé"

Décés Teulé et Sempé : deux de mes potes poètes, paisibles et pacifistes, pas intrusifs, pas agressifs qui "Teulé-Sempé" (te laissent en paix) tant que tu respectes le genre humain, animal ou végétal sinon gare au courroux puis à la moquerie anti-connerie de ces deux zigomars mot-coeur. 

Sans Sempé, prolifère la médiocrité.
Sans en avoir l'air, gentiment farceur, ce galopin avait l'oeil pétillant. Son dessin délicat, "sa douce ironie" resteront intemporels.

Il savait si bien croquer les humains, de préférence le fringué friqué, le nanti qui t'anéanti, le cadre sup au front plissé qui pense à la mort, la grenouille de bénitier dame agenouillée qui tuttoie le messie et s'apitoie sur son sort. A la fois profond et léger, il était bon et sensé Sempé :

"Je n'ai pas la volonté de méditer car je suis un paresseux."




Quelle tuile pour Teulé !
Grand bonhomme sympathique qui a si bien décrit la vie des poètes et les faits d'hiver moyenneigeux faisant froid dans le dos.
Dans les romans de ce gourmand élégant, on mangeait beaucoup et les protagonistes se bouffaient entre eux. Il aimait nous faire cotoyer les tarés, les ratés, les ratatouilles, les andouilles ! 
Il est mort d'une intoxication alimentaire provoquant un arrêt cardiaque.
Ce pote épatant, ce gars généreux était heureux de raconter des horreurs, des erreurs de la nature !!!
Ce gamin malin était doué pour réunir enthousiasme et miasme, mélancolie et grande folie.
Ce grand curieux est mort à 69 ans !

"Le bruit est pour le fat.
La plainte est pour le sot."
"Que de misère sur terre, tout ça pour finir dessous."




Un homme déposait des fleurs sur la tombe de sa femme. Un chinois arrive et pose un bol de riz sur la tombe d'à côté. Il se dirige vers lui et demande, l'air moqueur :
- Vous pensez vraiment que le mort viendra manger votre bol de riz ?
- Bien sur, il le fera quand le votre viendra sentir vos fleurs."

Ne pas juger, juste essayer de comprendre, la curiosité est un divin défaut. Vive la différence !! Pépère pervers le respect s'perd !!!


"La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d'abord affolements dans les buissons, battements d'ailes et fuites en tout sens. Ensuite grands cercles sur l'eau de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau ...
... mais pas du tout le même qu'auparavant; pas du tout le même silence, un silence, comment dire, assourdissant !"
Christian Bobin
"J'étais entre la vie et la mort, j'ai longtemps hésité."
Raymond Devos ("Révons de mots")

Claire Vallée ferme son  resto végétarien "végan" d'Arès !
Pierre Dac fait un commentaire :

"Ici repose Dame Go qui vivait en végétarienne,
La pauvre n'a vraiment pas eu de veines !
Sur sa tombe il y a "Ci-git Go!"
Pierre Dac
"Ci-git Allais sans retour !
Alphonse Allais

Allez, bon vent !
Yamasté !!!

vendredi 8 novembre 2013

"Daisy Pitaf"

"La mort est un manque de savoir-vivre."
Alphonse Allais



Daisy Pitaf :
- J'en ai encore, je vous en met un peu plus ?
- Pas de problème, surtout que ce sont les nôtres, répond Daisy Derata.
- M'enfin pas toujours, parfois ils sont miens, et les  vôtres, il m'arrive de les remanier.Bon, je sens que mes invités épitaphstolaires s'impatientent. Océane, savante, me souffle cette épitaphe pour pétomane marin :
"Pets à ses cendres".
- C'est vraiment de mauvais goût ! C'est un coup des pets dans l'eau ! Faites donc, chère Daisy Pitaf, un peu de sélection dans les propositions envoyées par vos visiteurs.
- D'accord, je vais me servir de ma fidèle épée (aux propos si tranchants), j'ai nommé "Excalembour".
- Je pressens le pire, le genre "C'est pas l'homme qui prend la mer ...Ta,ta,ta".
- Taratata ! Erratum ! Daisy Dérata c'est raté. Nous nous en allerons (de requin) à nouveau vers la mer et la musique, mais sans Renaud, voici :
"A LA MI RE MI - LA SOL LA MI LA !"
- Excellent ! Excès de soles, et on se retrouve en sous-SOL, dans une boite de naze (sans jazz), commente Daizy Gillespie. Armée, non pas d'Excalembour, mais d'un instrument tout aussi sacré et puissant, une trompette, l'espiègle Gillespie renchérit :
"RE MI FA SOL LA SI DO RE , dans son DO MI SI LA DO RE chUTe sur le SOL SI RE. Le LA SI LA MI LA !"
- Bravo ! Je vois que le be-bop fait pulser l'esprit. Autant la "note" est salée, autant le Lassi (délicieuse boisson hindoue) est sucré.



- Voici un haïku :
"Puis la mer se brise
à l'ombre des sémaphores,
sur des rochers pâles."
Ce mini poème japonais me parle. Un jour, nageant dans l'océan (plage landaise), j'ai été à deux doigts de dire :

"Puis l'homère d'alors se brisa,
sur des rochers pâles,
mais fût sauvé ce jour-là,
parce qu'il s'aimât fort."

- Cherie Pitaff, je vous fait remarquer que votre personne naze qui nage, ressemble plus à Homer Simpson qu'à l'antique Homère.
- Ce n'est pas faux chère Daisy Des ratés. C'est parce que je me suis fait moi-même et que je n'ai pas tout réussi (le côté Homère d'alors, côtoie parfois mon ego nigaud). C'est mon côté court, c'est pour lui que je pratique le Yoga. Il l'étire, l'allonge et le grandit.
- Votre côté raccourci, rétréci mérite cette épitaphe ci :
"Ci-gît poète, entré sans sonnet."
- Redonnons la parole à nos invités. Et l'ami Dupain nous envoie cette épitaphe :
"LA MI LA MI LA."
Pour un musicien étouffé par une bouchée de pain. MerSI LA MI, celle-ci aussi est pour moi. En effet, parfois en période"nez pris, gorge sensible", Miss Parkinson cherche à m'étouffer. Par sa mauvaise conduite, elle réduit mes conduits oesophagiens. Le tuyau rétréci me stresse et il se trouve toujours un morceau de pain qui vient squatter ma gorge. Après ça impossible de déglutir. Heureusement, l'esprit Yogi me sauve de l'étouffement et du ridicule. Voilà, il est temps de conclure :

"Je me suis enfin décédé."

Ou, comme le chante si bien Jean-Louis Aubert :



 Un jour, "l'âme hors" est partie prendre l'air, l'air de rien avec le vent d'ouest et son petit ami, le poète Garcia Lorca :
"Que tous sachent que je ne suis pas mort ; Je suis le petit ami du vent d'ouest."
Réponse au dernier commentaire de Pascale : Ça c'est de l'épitaphe de qualité. "Muchas Garcias" (Ooops! un fort coup de vent a malencontreusement déplacé la lettre R).

Commentaires :
- Euh ! Moi j'trouve que la vidéo du haut, elle te fait perdre la boule. Trop délire ce "flipper" qui fait flipper.
"Flipper le dauphin"

- C'est trop de la balle ! Et une extra-balle pour le blogueur blagueur.
"Stupéflip"

Allez, bande de gamins, à la prochaine petite partie gratuite !


vendredi 1 novembre 2013

Exercices de Stèle.

La nature est en accord avec le calendrier, nuages gris, plafond bas. C'est la Toussaint, alors je me suis dit :
"Et si on écrivait des épitaphes".
"Épitaphe : Inscription sur une tombe démontrant que les vertus du trépas ont un effet rétroactif."
Ambrose Bierce

La pierre tombale t'emballe pas vraiment, toi, qui comme moi, a une préférence pour l'urne cendrée. Que cela ne t'empêche pas de donner un sens à ta mort, de trouver des mots d'hauteur pour quand tu ne seras plus là, mais plutôt plus bas, ou alors là, là ou encore (en corps) là et là !!! Où ? Le mystère perce et les cendres se dispersent.
Pour ma part, je verrais bien, pour le phénix "félix" (heureux) que je suis, cette épitaphe :
"Conteur ... remis à zéro."
En piste l'artiste, si je faisais mon numéro de "clown christ", ça serait plutôt :
"Je reviens dans cinq minutes."
Et pour mon côté "musicothérapoète" :
"Je vous sers un vers, ou une petite bière. Comme ça, vous m'accompagnerez pour chanter l'apéro en sifflant l'opéra (le "Lacrimosa" du Requiem  de Mozart bien sûr !)."


                                                     http://et-pis-taf.webcomics.fr

Il existe des gens cultivés que tu apprécies, qui publient avant toi des formules, dont tu ne serais pas surpris, de les entendre sortir de ta bouche. Jean-Louis Fournier est de ceux là :
"Ma vie a changé du jour au lendemain."
"J'étais superficiel, j'ai gagné en profondeur."
C'est le genre de brèves qui t'achèvent. Mais tout est bien qui finit bien :
"Finalement, nous ne regrettons pas d'être venus."
Un autre "type taupe" qui fait dans le profond ("six mètres", quand même, ce n'est pas rien, surtout pour un début), c'est le pote pitre qui t'épate quand il jacte musique : Jackie Berroyer ("Mélomanie" sur la radio "Le Mouv") :
"Il commençait à s'y mettre."
Il y a ceux qui font dans le jeu de mo(r)t :
"Ci-gît Allais. Sans retour."
Sans détours, sans la peur du bide ou du vide, il se jetait à corps perdu dans l'absurde. Et il y allait, Alphonse, "allais-grement", pour notre plus grand agrément. Bazin est plus basique.
"Né en ...
Néant ..." (Hervé Bazin)



Et il y a ceux qui font dans le texto :
"GUDOéDAaaaaaaaaaaa !!!"
Mais si je m'inspire d'un dessin d'Honoré dessinateur à "Charlie-hebdo", dont j'ai le strip (suite de cases dessinées avec texte, ici ciblées siglées) dans la tête, cela mérite quelques explications :
"Geek / P.I.P / V.I.P / Biiip / Ziiip / R.I.P"
7 à dire : "Accro à l'ordinateur / Spéculateur (Plan d'Investissement Programmé / Very Important Person / Hôpital : arrêt cardiaque / Bruit de fermeture du funèbre Sac (l'affairiste est dans le) / "Rest in Peace". Ou alors :
"Accro à l'ordinacoeur / ses prothèses "P.I.P" explosent / Vieille Pie / arrêt du coeur / autre zip que celui du manteau de vison / R.I.P.
Eh ! oui,
"On peut s'éteindre même sans avoir été une lumière."
Bien sûr, pour un bon mot, on peut toujours compter sur Fournier :
"Le jour de ma mort, si j'entends dire : C'est la fin ! J'ajouterais : des haricots ! Pour faire rire une dernière fois."
Après Jean-Louis F., un certain Ludwig Van B. (sourd comme un pot de "Triste en thème") :
"J'entendrai au Paradis."
Il n'est jamais trop star pour Paul Léautaud :
"Ci-gît Paul Léautaud, plus connu Maurice Boissard.
Quand on l'enterra : 'C'est bien tôt', dirent quelques-uns,
mais à part, beaucoup pensèrent : 'C'est bien tard !'"
C'est tout à fait dans l'esprit de son journal, dont je conseille vivement la lecture (c'est une somme, de nombreux tomes pour un sacré bonhomme hors normes).





Je meurs d'envie de connaître vos épitaphes. Si elles sont à mourir de rire, c'est bien. Si elles donnent à penser, c'est bien aussi. Si elles sont d'un ennui mortel, jetez-les à la poubelle.
N'hésitez pas à me les envoyer par le biais de la rubrique "Commentaires".
A la semaine prochaine !