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samedi 2 mars 2024

" Come Staï"

 "L'avenir piaffe à la porte : c'est maintenant."

Tonino Benacquista "Porca miseria" à lire !!!

Y'a des livres qui vous tombent des mains, qui pèsent des tonnes et d'autres qui combinent "légèreté et profondeur" véritables sages "tourne-pages", y'a des livres qui, comme celui-ci,  te délivrent ... des messages, des massages (lol),  du "courroux (coucou !" calin d'oeil à Pierre Desproges).

A défaut de jouer (avec un "piano à pouce") l'air vivifiant de "l'amusette" de JS Bach, Benacquista s'amuse à taquiner la muse amusique (avec légèreté) et raconte son roman familial (avec profondeur) faisant le lien avec sa famille d'italiens et sa vie au quotidien.

Regarder sa vie bien en face, tranquillement, afin d'éviter le face à face qui fâche et quifaich ... !!

"Sourire mobilise 15 muscles mais faire la gueule en sollicite 4O !"

Alors reposez-vous ou lisez ce livre.

"Le destin n'est rien qu'un peu de passé en retard."

Miss Parkinson, plus rien ne l'étonne, les neurologues recommandent de faire moults séries d'hyper-activité physique tel que la marche nordique tonique en participant à fond la caisse. D'accord pour l'activité physique mais plutôt "Chi va sano va piano" à fond la casse. Donc de préférence, choisir : 

La marche afghane, ou tu es porté par ta rythmique, ton mantra, tu sèmes le tempo et tu récoltes la tempête de joie. C'est ton choix. Avec ton corps, si tu es réglo, ton esprit sera rigolo ! 

La marche nordique joue avec tes nerfs, le sciatique comprimé déprime.

"En terme d'utopie".

Dans son sens premier, le terme désigne : le "nulle part", le "sans lieu" ....le lieu du  bien !

Dans ce pays là, on a le droit de marcher à l'envers ! ... Les dactylos renvoient leur patron.

Les professeurs de mathématiques sont à la peine, deux et deux font cinq ?

Seuls les profs de français ont des identités remarquables. Cyrano de Bergerac devient président. Les dépressifs ont des vies intérieures palpitantes. 

J'ai lu tout Zola. Les pions devenus fous désarçonnent les cavaliers pour monter à l'assaut des tours !

C'est la "Grande Russie, "c'est l'Amérique", "la lune", c'est le lieu ou attendre la fin du monde." 

Yamasté  !!

 "Piste--Scrotum" : A part l'époque et le style, on retrouve une ambiance proche de celle de Cavanna ("Les ritals"). 

vendredi 14 juillet 2023

"Véhiculbute"




J'ai rêvé d'un autre monde, où loin de nos mauvaises conduites nous roulions à l'envers.

En attendant que tout roule sur cette bonne planète, soyons au net et essayons de finir en beauté avec du panache et non pas amochés moches, vache avachie, dans la misère de nos vies rétrécies et proches de l'ennui !


Et si au lieu d'attendre le messie, on se dirigeait vers l'economie de vie, simple et sobre, remplaçant cette aberration dans laquelle nous vivons et qui dévore la planète, par le biais de l'économie de mort L'utopie est souvent une affaire de "lève-tôt" ou de rêveurs éveillés.

On semble se diriger vers le "déchéancier" suivant : pour nous les zumains en 2030, la vie devient vraiment difficile.2040 : puis très très difficile. M'enfin voilà la fin : 2050 impossible !!! 

Sinon choisissons l'économie de mort, allons carrément vers la détresse, le stress, l'anxiété, la peur, la guerre et laissons des traces de notre côté crétin, fifrelin au goût de gougnafier !

"Si tu vois tout en gris, déplace l'élephant."

Tiens vl'a Charlie Hebdo qui se ballade dans le blog.

"Âge bête"  aux pays ou il fait bon vivre. De l'hara-kiri à l'ara qui rit !! Bref du japon et encore et en corps en Corée ... sachant que ça chie en Corée!!!
"Au Japon, l'âge de la majorité sexuelle passe de 13 à 16 ans. Ce qui n'a aucun intérêt, puisque les ados se suicident à douze ans."

"La Corée du nord interdit à ses habitants de se suicider ! L'état vérifie qu'il a bien le monopole pour leur loger une balle dans la tête."

Sinon, j'aime bien la formule "PPP" : Pensées positives permanentes. C'est tout le contraire de l'amer ricain KKK ("promotueurs" à la langue bien pendue de l'économie de mort qui pue. KKK).

"D'où vient des nuits d'été la lenteur paresseuse ..." Delille (ce n'est pas la ville mais le nom du poète).

Il vient tout juste de mourir, milan Kundera ne verra pas la cata annoncée. Ces deux livres là sont mes préférés ! 





"Nos amis sont notre miroir, notre mémoire, on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir; pour que l'on puisse s'y regarder."
"Le sens de la vie, c'est justement de s'amuser avec la vie."
"La mort devient réelle quant elle commence à pénétrer à l'intérieur de l'homme par les fissures du vieillissement."





Yamasté !!!

dimanche 18 septembre 2022

"Animalerie"

Lis tes ratures.

Câlin d'oeil à "J'endors mes sons" !

Je vous entends déjà râler, quelle mouche le pique ? Tant de jolies tournures de phrases, d'expressions toutes fêtes. Cela canarde à tout va et vous en bouche un coin ... coin !

Quelle abeille nous pique ! (Brèves de Charlie-hebdo).

"Aux States, un homme dans le coma, a été piqué 20 000 fois par des abeilles tueuses. Privées de fleurs par le réchauffement climatique, elles se rabattent sur choléstérol des américains."

"Grâce à l'intelligence artificelle, le fisc a découvert plus de 20 000 piscines non déclarées. Celle de Balkany était déclarée comme gamelle du chien."

Est ce que les gamelles de chien sont en relation avec les abeilles tueuses ?


- Quelle heure reptile ?
- Je n'en saurien.
- A ses heures perdues, il est diseur !
- C'est caiman la même chose, see you later alligator ..
- On dit arigato (prononcé aligato en japonais) pour dire merci !


- Hors donc, il fait moche, il fait un vent à décorner les boeufs, dit la mouche !!!
- Il fait un temps de cochon, rajoute Autrui la souris !
Myope comme une taupe ... Elle connait bien son biotope !
Féélin, le séductueur de souris a fait mouche.
Le chaud lapin célibatteur lui a tapé dans l'oeil !!
Passe un chat, tout est calme, frais comme un gardon, ce chat impassible qui fait le pied de grue se demande si cette bécasse lui a posé un lapin.
Copain comme cochon, sa tête de linotte lui dit en son for intérieur :
- Toi qui est malin comme un singe, rusé comme un renard, tu n'vas quand même pas devenir chèvre pour une caille aux yeux de biche ?
- Alors je continue à faire le pied de grue comme si de rien n'était en étant prêt à gueuler comme un putois ?
  
Mais voilà la belle qui s'ramène.
Le voici perplexe, le sage qui l'habite lui dit :
- Un quart d'heure de retard, y'a pas de quoi casser trois pattes à un canard !
L'animal  macho fait volte fesse.
Au lieu d'être fier comme un "pan" dans ta gueule, il reste muet comme une carpe puis dialogue de façon à noyer le poisson polisson !
Il veut faire comprendre qu'il n'est ni une poule mouillée, ni le dindon de la farce, ni un pigeon !
Il se voit doux comme un agneau.
L'ours mal léché a le cafard.
Nous lui conseillons de lire cet album qui ne manque ni d'imagination, ni de poésie, oh guenon !




La créature le voyant déboussolé, lui dit :
- Après tout fesse que tu veux !
Il en reste "Coa" souffle le crapaud, ... sur le cul, alors nouveau volt-fesse. Ils se regardent non pas en chiens de fiancé mais plutôt en chiens de faience.
Ne pouvant faire confiance, il préfère renoncer car tout d'un coup, il se sent tout chaud, tout chose et tousse mahousse (mickey ou mini c'est aux anchois). Et s'il avait une fièvre de cheval, comme dit son ménate : mieux vaut regagner ses pénates (Dieux domestiques chez les romains, vient de deux mots latins : "Penus" qui signifie nourriture et "Penitus" intérieur de la maison).
La vie nous dit : "revenons à nos moutons, ne nous laissons pas traiter comme des chiens, ni manger la laine sur le dos". Nous ne sommes pas des moutons de Panurge.
Ne pleurons pas comme des veaux, même pour une poule qui a du chien et qui regarde le monde de haut.
Au lieu d'avoir de la peine, rions comme des baleines.
Y'a pas de quoi fouetter un chat !
Fesse que tu veux. Laisse la rouler des yeux de merlan frit !
Juste prendre le taureau par les cornes, puis passer du coq à l'âne, enfin faire l'âne pour avoir du son !

Yamasté !!!

lundi 18 juillet 2022

"Le paysagiste sonore Vangelis est mort"'

Un ange passe,
un Vangelis trépasse !
L'herbe pousse
Une demoiselle se trémousse !

Mezze mezzo
Lorsque l'on vit avec Miss Parki.
On a tendance à vivre dans les gris, on voit la vie en morose et on broie du noir.
On a bien des raisons d'être inquiet. Mais si tu nourris un blog qui blague, qui t'offre une garantie anti-bug, anti toc anti toxique, anti bling bling, tu sens l'inquiétude te quitter.





 Lu dans l'excelent Charlie-Hebdo : 
Le mouvement anti-avortement plus agressif que jamais.
"Look Lucky Luke :
Un américain de huit ans joue avec l'arme de son père et tue un bébé de un an.
Il risque désormais la peine de mort pour avortement tardif !"
"Femmes libérées"
Conformément à la constitution américaine, une fillette de dix ans s'est vu refuser un avortement après un viol. Conformément à la constitution américaine, elle a le droit d'acheter un flingue pour le faire elle-même dans neuf mois."


 
"Bufallo Bill" :
"Des policiers américains tuent de soixantes balles un homme noir désarmé.
L'Amérique n'est plus ce qu'elle était :
Pour Martin Luther King, une seule balle avait suffi !"
"Thalassa :
Selon l'Unesco, la ville de Marseille sera touchée par un tsunami d'ici trente ans.
Les marseillais ont enfin une date pour le ramassage de leurs poubelles."



Nasr Eddin peste contre la pandémie :

"La peste était en route pour Bagdad quand elle rencontre Nasr Eddin qui lui demande où elle va ? Elle lui répond :
- A Bagdad pour tuer 10 000 personnes. Plus tard, elle croise de nouveau Nasr Eddin. Trés en colère, ce dernier lui dit :
- Tu m'as menti.
Tu as dit que tu tuerai 10 000 personnes et tu en as tué 100 000.
- Je n'ai pas menti. J'en ai tué 10 000, les autres sont mortes de peur !"



Sont DCD cette année de forts bons mélodistes grecs : Papadiamondis (Eddie Mitchell) et Papathanasiou (Vangelis) !!!

Etre à part, pas parano, plutôt Papageno (dans "La flûte enchantée" de Mozart). Se poser ... des réponses, proposer des idées, exposer un point de vue, explorer la sagesse. S'opposer avec la "relaxe attitude", appuyer doucement sur la détente et laisser venir à soi la musique planante (mais pas que) de Vangelis !!!

Mon CD préféré : "China" (et sa pochette visible ci-dessus) !

Voici une courte liste (en vrac) de mes préférences :

"Hell and heaven".
"La petite fille de la mer".
"Le singe bleu"
"To the unknown man"
"Alpha"
"Pulstar"
"Chung kuo"
"Tao of love"
"Chariot de feu"
"Hymne"
"Blade runner" (main theme)
"Antartica"
"Missing"
"L'enfant"
"1942"


Crédit "illustre-action" :
On voyage dans le temps avec du "Reiser" ("voyageur" en allemand) des années 70 !!!

Allez où le vent vous mène !
"Yamasté"

samedi 18 septembre 2021

"Bébel histoire"

L'échappée Bébel :
Son décès, ses succès, ses successeurs.
Pendant qu'il pète la porte du Paradis, qui va prendre sa place par ici ?
Voyons de possibles voyous :
Dulhéry : il est trop cérébral mais il excelle dans le théâtral.
Dupardieu : il ferait bien l'affaire mais bien qu'il soit dodu, le Du est un De !
Dujardin : que ce soit côté cour ou côté jardin, il s'en inspire (voir et revoir les "OSS 117") !
Dupontel le bébel mondo rigolo en plus déjanté !
Dujardin et Dupontel en DUo égale un Belmondo ?
Et si on rajoute deux frères Belmondo (Lionel et Stéphane, sans lien de parenté), jazzmen bordelais, ça fait Coa ?
Dusse Jean-claude, faut pas déconner quand même. Il a beau avoir des ouvertures ...






Bye bye Bébel, rebelle qui se faisait la belle toujours avec classe.
Je garderais de toi, l'image d'un cascadeur qui se casse "des petites choses : clavicules, chevilles, côtes ..." qui encaisse bien, qui casse beaucoup d'objets, sans jamais nous casser les pieds !
Acteur animal, naturel, sans produit chimique. Toc toc badaboum, quand notre coeur faisait boum boum, c'est que Bébel faisait du "vroum vroum" avec une bagnole qui miaule ou qu'il se prenait une sérieuse torgnole, lol !
Mais on était vite rassuré, on savait qu'il aurait toujours le dernier mot, poing final.
C'était un drôle de guignolo, voir de "guignololo" (lorsqu'il jouait dans un film italien avec Gina Lollobrigida ou quand il posait une main sur un des seins de Brigitte Bardot pour un essai concernant un film qu'il ne fera pas).
Quand il ne jouait pas (mais je crois qu'il jouait tout le temps), il pratiquait le football avec ses potes au poste de goal, la casquette sur la tête et la cibiche au bec !
Il était élégant, nonchalant !

"Je suis mort et vous le regretterez parce que j'étais marrant."
extrait du "Marginal" !




"Si vous n'aimez pas ... "
Ses mots étaient bruts de décoffrage, parfois grossiers, graveleux, mais jamais vulgaires. 
Boxeur au grand coeur, sur le ring, il frappait d'entrée comme un dingue tout en restant digne. Digne dingue donc, sonnez les "Martine", la casse encore et en corps il cassait :
les barrières, les clichés, son nez et son sourire mais il rattrapait tout cela avec :
son rire, son charisme, son charme, son insouciance, son insolence, sa décontraction, sa dégaine, sa gouaille, son côté rigolard et les dialogues d'Audiard, 
C'était une gueule, une tronche, une trogne, un caractère, un fort en gueule, un ronchon, un macho maso. Agacé, irrité, gare à sa pogne (le paparazzi moustique type qui lui piquait sa vie privée en savait quelque chose).
Avec son air goguenard et ses exploits aériens (debout sur un avion en vol ou sur la toiture d'un métro qui roule), il ne manquait pas d'air.
Il avait les oreilles en choux-fleur, ce qui est bien pratique lors de saut en parachute !
Le rictus de l'olobrius, sa bouche charnue, ourlée nous séduisait et nous faisait hurler ... de rire.
C'était jour de fête quand on voyait le visage bleutée de "Pierrot le fou" avec Anna Karina "j'sais pas quoi faire, kèske j'peux faire ?" qui s'embêtait et qui s'inquiétait !
C'était un être violent tranquille, aristo populo, un vrai oxymore incarné !





Carrière et carrure, caricature et cas rare !
Il avait le corps monté sur ressort, hyperlaxe, élastique et l'esprit bien relax, bien décontracté.
Ce plaisantin à la carcasse solide aimait bien la déconnade.
Un jour, dans un hôtel de luxe de Rio, il a déposé du talc dans le système de climatisation et "toc toc tac talc bogue big bug", blanchiment tout "zazie mute". Il surprenait et ensuite il prenait la fuite.
Attrape-moi si tu peux !
Il ne s'est jamais fait doubler ni pour ses acrobaties ni en auto. Il aimait se coltiner à la culture du risque et sculptait son corps avec le culturisme.
Il avait toujours près de lui ses "haltères-égo", cela lui faisait de gros biscotos.

Mes films préférés :
"A bout de souffle", "Pierrot le fou" (de Godard, "si vous n'aimez pas l'amer"), "Les voleurs" de Louis Malle (la priorité c'est le vol), "Un singe en hiver" (des sages enivrés, le Gabin et le gamin, ont le verbe haut et pas de verre d'eau, on suit leurs pérégrinations jusqu'à l'extinction des feux, Audiard en pleine forme), "Léon Morin prêtre" (il était une foi), "L'homme de Rio", "Les tribulations d'un chinois en Chine" de Philippe de Broca (On Rio z'éclats), "Cartouche" (fait mouche), "Les mariés de l'an deux" (j'aime ses rôles historiques et hystériques), "Le professionnel" (les pros sont inspirés, Weber, Lautner,
Julienne, Audiard, Morricone avec son morceau épuré "Chi mai" écrit pour un autre film et demandé par Bébel) et "Peur sur la ville" ... !




Le saviez-vous ?
Bébel vient de "Pépel".
A l'époque du conservatoire, certains de ses potes, Marielle et Crémer le surnommaient "Pépel" en référence à l'un des protagonistes du film de Jean Renoir "Les bas-fond" (1936), le cambrioleur Pépel Wasska, joué par Jean Gabin !
Ainsi, ils se moquaient de lui, ne supportant plus qu'il porte toujours le même pull.
Pépel est devenu Bébel, ultime transformation.
Quand à Mondo, cela viendrait du fait que l'aérien Bébel voyait le monde de haut, debout sur la carcasse supérieure d'un avion, pour être encore plus près des nuages !!!





"Amarcord" ("Je me souviens").
Septembre 1975, à seize ans, venant d'Aulnay-sous-bois (93), nous déménagions pour vivre à Paris dans un appart dans lequel je me suis vite senti à l'étroit.
J'étais déçu de quitter mes potes banlieusards et mon pavillon, alors je broyais du noir.
Heureusement, il y avait des cinés un peu partout, et un tout près de chez moi, alors j'ai été voir le dernier Bébel "Peur sur la ville" d'Henri Verneuil.
Dans ce film, l'acteur cascadeur prenait le métro d'une manière bien particulière, en plein air debout sur le toit, puis à l'entrée du métro souterrain il se couchait à plat ventre, bien plaqué, bien planqué.
Le problème, c'était de bien placer la tête car si tu la relevais au mauvais moment tu la perdais.
Bébel avait un avantage : son nez cassé écrasé de boxeur lui faisait gagner de précieux centimètres. Et bien un peu grâce au film (et aussi par la grâce de la musique, des concerts du "Musée de l'homme"), j'ai commencé à me sentir plus balaise et plus à l'aise dans cette ville si belle.





Sur cette photo, on me voit en train (non en métro) ... de venir au ciné Pathé Victor Hugo. Je n'aime pas arriver en retard ! Il n'y a plus guère de place au fond de la salle et on loupe le début.
Depuis que j'ai vu "Peur sur la ville" , je me sens pousser des ailes, j'imite Bébel !





Allez portez-vous bien et bon vent !

Caricaturiste : l'excellent Morchoisne qui travaillait dans "Pilote" !
Yamasté !!! 

vendredi 1 janvier 2021

"Autoculture"

Cons finis à l'infini ou confinés finauds, quoi qu'il en soi, en Chine c'est la fin de l'année du "rat masqué "... euh ! ... musqué, ou "de métal" !!! 2020 : Une année dure comme fer, une année "acier".



Vie humble, vie ample !
Vie simple, vie souple !
"L'autoculture ca veut dire que je ne lis que ce que j'écris. Alors plus j'écris de choses intelligentes, plus je lis de choses intelligentes !"
Wolinski



Belle motivation, cela pousse à dire des choses intéressantes sinon on s'ennuie. Alors bien sûr à ce niveau là (l'individualisme bien vécu ne sent pas le renfermé), vive l'autoculture, tant que cela n'empêche pas l'échange, le partage, le forum.
- Caisse cassée? La culture de la voiture ?
- Ce serait plutôt un "véhiculture" qui te transporte vers des lieux inconnus, loin des lieux communs, vers des nouveaux espaces à défricher, à déchiffrer !
- Ah ! tu changeras pas, tu seras toujours à révéler et à relever le niveau des conteurs !
- En ces temps de couvre-feu et de confinement, des choses en nous changent. L'autoculture peut nous protéger des effets négatifs (angoisses, peurs ...) du confinement, puisque dans cette option là, on se fortifie le mental, on se muscle le moral, l'air de rien, on s'améliore, on s'aiméliore (et ça c'est bon pour l'estime de soi) !
- C'est pour ça que tes écrits "d'avant-blog" (1985-2005) étaient consignés dans un "journal intime pour tous" ?
- Oui ! "intime pour tous" (emprunté à l'acteur, scénariste, écrivain Jackie Berroyer). Regard local et pensée globale !! On part et on parle de soi en s'adressant à tous et en s'intéressant à l'autre !
C'est vrai que cela peut être limité si tu es tout seul à pratiquer dans ton coin. Mais imagine si tout le monde tient à jour le jour son journal !

Tu mates et tu mutes
C'est bath et c'est le but.
Tu épates tous tes potes
Tu fais date, tu dénotes.




"Thérapeutique" : terre à poète éthique.
Confiné pour confiné ....
Autant ...
Ecrire puis lire ce que j'ai écris, 
Des projets se dessinent sur ma table à destin.
Ainsi, je me débarrasse, je me décrasses, avec classe par la grâce de l'exquise esquisse !!
Pour la musique, chaque jour, je vais trouver l'instrument du moment dans mon instrumentarium de musique du monde !

J'ai pris la décision de relire les 320 messages de mon blog dans la perspective de faire publier ceux qui me parlent le plus !
Ami lecteur, si tu as des articles que tu préfères, n'hésite pas à me le faire savoir.



Tu voyages à peu de frais, tu voyages en solitaire et nul ne t'oblige à te taire ... y'a une route tu la prends ou tu la coupes.
Tu roules cool, tu es plein de "Manset études" et de mansuétudes !
Tu improvises, tu mémorises, tu prends l'air du temps et le temps de souffler. Tu joues avec ta musique.
Tu peux aussi écouter des musicos potes poètes et à l'oreille, tu leur chipes, chopes ce morceau nouveau qui te plait tant, tu le chopes, tu le réinvente, tu le tailles à ta guise puis tu crées de nouvelles ambiances !
"Everyday i write the book" Elvis Costello !


C'est déjà la fin, bon chemin, bon vent.
Que la paix soit avec vous !
illustrations : Wolinski et Mandrika
 Yamasté !

jeudi 15 octobre 2020

"Jujube et Michael"

Faire à part ! 

Deux artistes altruistes sont morts récemment.
Deux humains à part, toujours partant pour défendre les bonnes causes.

Au pays des merveilles de Juliette, joueuse de luth final à Saint-Germain des près, il y a eu un jour, un joueur de silence ... silence qu'il enrobait de notes bleues avec sa trompette ! C'était les jours des "trouble-fêtes". 

"La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer ce silence."
Miles Davis





De temps en temps il devisait mais sinon il divisait la critique, ou alors franchement, mais pas souvent, il souriait ou il enregistrait (presque tout le temps) de bons albums, genre "Birth of the cool" (1950), "Miles Smiles" (1966) !!!
A part Gréco, la troublante fêtarde, il y a aussi un autre anti-conformiste qui vient de passer l'arme à gauche : Michael Lonsdale.

Faire-ailleurs !
Faut le faire ... partir ailleurs dans l'imaginaire, avec un Bunuel, cela peut donner des ailes !!!




Michael Lonsdale était un être paisible, sensible, habile à parler de la bible, romantique (son amour impossible avec Delphine Seyrig).
Il était charmant, avec cette voix tendre, caressante. Avec aussi cette lenteur, cette nonchalance et ce côté animal : au choix chat ou vieil ours !! 
Un don inné pour la comédie (plutôt dramatique à la Duras), ou surréaliste (Beckett, Bunuel : l'aubergiste dans "Le fantôme de la liberté"), jouant aussi bien le traître ou celui qui maltraite James Bond que l'homme de foi qui vit sa retraite fatale dans une communauté ("Des Dieux et des Hommes") ou le moine curieux du "Nom de la rose" !
Homme ouvert qui envers et contre tout, gardait son cap (de bonne espérance). Pour lui, il y avait "maldonne" dès lors qu'on oublie l'homme en nous :
"Au terme de notre vie, nous nous en irons en laissant tous les biens matériels derrière nous."
"Nous serons riches de ce que nous aurons donné."
"Donner tout ce qu'on peut, 
donner le meilleur de soi-même."

Il a su trouver sa foi,
nous a troublé avec sa voix !
A donné plus d'une fois
donné, don aide la voie !

Son regard bleuté sur la vie, sans fard et sans fadeur, sa voix posée et profonde l'ont mis à l'abri, des fadaises et des fariboles qui rendent lourd le fardeau "pas de bol" de l'humain "comptant pour rien" !





"Déshabillez-moi !"

"La moindre des courtoisies, c'est d'être positif."
"On devrait parler avec tout le monde, échanger, proposer ... Je suis une désespérée qui espère !"
"L'art est fédérateur, il calme, il fait pleurer, rire !"
"Je suis là pour vivre, faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne."
"L' amitié est une belle forme d'aimer debout."
"La joie rend beau."
"Il y a le corps, l'instinct, la tête ... chanter c'est la totale !" 
"Ce monde manque de poésie et d'entrain."
Années 1949-1950, "Jujube" est en amour avec Miles Davis. Un soir, ils vont au resto, s'installent à une table, le patron s'approche de Gréco et lui fait savoir que les noirs sont interdits dans cet établissement.
Jujube crénom de nom jubile, elle dit au demeuré raciste :
"- Montrez-moi votre main !"
L'homme s'exécute et la chanteuse lui crache dans la main toute sa colère !!!
"La mort est une chose naturelle, pourquoi en faire toute une affaire ?"
On est pas si important que ça."
Le mot de la faim :
"Je mange les mots, je les désire et je les digère."
Illustrations :
La caricature de Gréco est de Morchoisne !
La photo de Lonsdale est extraite du "Fantôme de la liberté".

Bon vent, portez-vous bien.
Yamasté !!

mardi 30 juin 2020

"Tanguy, homme médecin"


"Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin.
Le sein est le maximum des fondus :
Tous les fruits en un."
Malcolm De Chazal
Tanguy Pastureau, suite !

Vire-langue de mon cru :
"Deux touristes d'été teutons, tordants et tordus, tâtaient à tâtons d'épatants tétons tentants et tendus !"


"Quand elle s'habillait, après avoir fixé l'attache de son soutien-gorge et mis ses seins en place, son mot favori était :
Et voilà, la vaisselle est rangée !"
J.P Dubois



"La Mère Nature contre l'Amer ricain", deux points de vue : "Amie Amy" et "A Miami" :
Voilà une fée d'été et son bébé qu'elle fait téter à sa façon (mais plutôt à l'insu de son plein gré). Le bébé doit se dire que c'est juste une autre manière de boire les choses. La mère (Amy Woodruff), contente de la photo prise par son compagnon, l'utilise pour son blog.
Cela dérange Instagram qui la vire de son compte.
Après le boire du bon lait de femme, les déboires avec le mauvais laid infâme !!
Ceci s'est passé en 2011, aux USA !!

Toujours aux States !
Voici un fait divers qui fait froid dans le dos : L'affaire Buchanan aux Etats-unis.
Petit retour dans mon passé, du temps où je faisais mon "Droit" à la fac de Nanterre (et oui, j'ai fait trois ans de droit et tout le reste de travers) :
Attendu qu'un attentat à la pudeur a eu lieu en son foyer, le sieur "Beurkanâne" est en droit de demander réparation du préjudice subit du fait que sa propre femme se soit promenée les seins dénudés dans le domicile conjugal devant les enfants de la soeur de l'homme pudibond ...
Tanguy le pasteur oh ! combien farceur vous raconte la suite :
" ... Alors que le principal intérêt du mariage pour un homme est de vivre en couple, c'est à dire de voir sa femme nue tous les jours ... les beaux enfants racontent la scène à leurs parents (moi, j'aurai mâté en silence).
La femme, classée comme délinquante sexuelle, a plaidée coupable d'atteinte à la pudeur devant un homme, son mari. Ce qui lui a été reproché, c'est le mouvement de ses seins !"
Nid-bar : sein qui bouge, tribunal voit rouge, lolo flagada faisant dodo, ça va. Aux USA, si tu es du genre Fabrice Luchini avec des seins, c'est impossible !





"Homme ou femme, nous voulons l'égalité des tétons !"
... Les femmes harcelées par le machisme d'hommes tristes et frustrés, on aimerait les entendre dire ... " Mes seins et moi, on t'emmerde."
C'est une figure de style parce que les seins ne parlent pas. Le matin, quand on est en couple, il faudrait saluer la personne et ses seins :
Bonjour, Bonjour, bonjour, ça prendrait un temps fou !
Les seins ne parlent pas, un décolleté ne s'adresse pas à toi en particulier, homme des cités, excité."

J'ai connu un frustré du sein maternel qui dans ses relations avec les femmes se faisait mener littéralement par le bout du néné. Dans ses premières années de vie, sa mère commerçante hyperactive, en manque d'amour et d'argent, a fait passer sa boutique avant lui.
N'ayant pas trouvé de mode de garde satisfaisant, elle l'installait dans un parc situé dans l'arrière boutique puis bloquait plus ou moins bien son biberon dans un équilibre incertain. Lui, vivait dans l'angoisse de faire tomber sa boisson lactée.
Double peine puisque déjà frustré du téton, on lui imposait un biberon voyageur qui ne tient pas en place !

Contre les biberons en plastique, vive les seins ronds si pratiques !!!
Dénichons des nichons pour voir double, buvons au "nid-bar" des alcools enivrants puis rentrons à la maison pour retrouver la femme libérée Miss Buchanan !

- Y'a pas photo, semble nous dire Dubout !
- J'allais le dire, mais ...
- Tu l'avais sur le Dubout de la langue !


"C'est curieux, se faire refaire les seins, ça coûte la peau des fesses."
Vincent Roca
"Quand je regarde la poitrine d'une femme, je vois double."
Jules Renard
Les enquêtes faites à la fin de la période de confinement (11.05.2020) montrent que les hommes et les femmes "pyjama" se laissent aller ("oh ! la barbe, c'est rasoir" ou "le soutif c'est facultatif").
Body art : peinture sur soi !



- A l'école pour que je devienne bon en math, il aurait fallu m'inventer un nouveau cours ... un cours "Math et Dessin" !
- T'aurais fini par voir double !!
- Et dire à la manière de Jules Renard :
Plus jeune lorsque j'assistais au cours de "mater des seins", je finissais par voir double !

"Marche à l'ombre"
Au nid-bar, en cas de stress, de manque de caresses, buvons deux cafés express.
Quand nous somme tristes, que tout nous oppresse, ça diminue notre détresse !




Après avoir lu cet article, allez donc écouter la chanson de Jacques Brel sur la bière, il vous dira tout sur les deux seins : un pour la bière et l'autre pour l'amour !
Il confirmera que l'humour et la poésie vont de "paire".

Refrain :
"ça sent la bière,
de Londres à Berlin,
ça sent la bière,
Dieu qu'on est bien.
ça sent la bière
de Londres à Berlin,
ça sent la bière,
donne moi la main.

... fin de couplet :
C'est plein de mémères
qui ont depuis toujours,
un sein pour la bière
un sein pour l'amour."




Il existe peu de chansons connues sur les nichons, celle de Julien Clerc "Mélissa" qui est née d'un "malin tendu".
David Mac Neil avait écrit une chanson sur le peintre belge : René Matisse, mais les ayants droit n'ont pas aimés le texte (Matez mon Matisse).
David Mac Neil jongleur de mots, a eu vite fait de reprendre sa copie et c'est ainsi que Mélissa est apparue, nue (Matez ma métisse) :
"Mélissa, métisse d'Ibiza
a des seins tout pointus ..."



La chanson qui manque, il faut la chercher du côté des chansons paillardes, des chansons à boire comme par exemple celle-ci :
"Certains nichons, faits en forme de poire,
ont un bouton de rose pour tétin ..."
"Les Nichons"
Vers la fin, le texte grivois s'en va rejoindre le propos de Brel :
"Qu'au lieu des seins qu'en délire on caresse,
Un dieu d'amour eût placé deux cruchons !
Quelle ineffable et langoureuse ivresse
si l'on tétait du vin dans les nichons !"

Crédits photos :
Certaines viennent de campagne pour lutter contre le cancer du sein, d'autres sont des photos animées (gifs) ou de simples photos trouvées ici ou là sur le net ("Publigeekaire","trumblr", "Rene centerblog").

Yamastété !!

samedi 14 mars 2020

"Romanix"

J'ai lu "Romanesque, la folle aventure de la langue française" de Lorant Deutsch.
Avec l'enthousiasme qu'on lui connait, Deutsch nous invite à plonger dans les "zanimots" et dans les "zoos troubles" de notre langue pour y voir plus clair. Voici quelques anecdotes glanées ici ou là !
Gare aux virgules (et aux têtes de "Ne") !
Un roi peu romanesque envoie un message à un bourreau bourru :
"Pendez-pas gracié"
Le bourreau comprend :
"Pendez, pas gracié !"




BBR et DD o KFé !
- Cette histoire de bourreau bourru et de roi maladroit, c'est chair payée la diction ! dit DD l'érudit.
- Hé Dédé, pourquoi kinia deux D à addition ? demande BBR.
- C'est à cause de son origine latine : "adderer" (ajouter) qu'on met 2 D dit DD !
- C'est pour ça qu'on met deux D à addiction ?
- Oui ! en tout cas nous, on est de vrais addicts au caoua.
- Et d'où c'est qu'ça vient le mot café ?
- Le mot café vient de Turquie, caoua est l'argot arabe de café et tous les deux viennent de qahwa dont l'origine est éthiopienne (région de kaffa, berceau du caféier).
- Nous, les piliers de bar, c'est le kaffa et le calva qu'on kiffe et qu'on siffle.
Mais on ne fait pas que boire, on raconte nos déboires ou des bobards, on fait du baratin, on baragouine ...
- ... Baragouiner vient de barbaros (étranger qui bredouille la langue).
- On dit aussi que ça vient du breton : bara (pain) et gwin (vin) !
- Oui, quand le breton avait un verre dans le nez, il distribuait des pains, souvent en vain, il "bara-gwin-nez" des obscénités pâtissières du genre :
"t'as même pas de couilles niaman" (kouign amann : gâteau breton) !
- Foutaises et fariboles t'es qu'un mariole, un guignol, dit BBR Ké breton !!
- Mariole, encore un mot baladeur !
Ah ! celui-là, on peut dire qu'il aura voyagé dans le temps.
Au 14ème siècle, "Mariole" est un impertinent sobriquet de Marie.
Au 15ème, c'est une petite image de la vierge.
Au 16ème, il se confond avec l'italien "mariolo" (escroc), le mariole devient une personne peu recommandable.
Au 19ème, un jour ... :
"Napoleon passe ses troupes en revue, à l'improviste. L'officier Dominique Gay Mariole n'a pas le temps de prendre son fusil. Il prend ce qu'il a sous la main : un canon et dit "J'ai présenté les armes à l'empereur de Russie avec un fusil. Mais à mon empereur, c'est avec un canon que je les présente".

Depuis, "Faire le mariole", c'est faire le malin pour attirer l'attention sur soi.
Comme par exemple, le chat de Geluck!



Mais laissons là nos deux bavards de bar BBR le "saoul-chêne breton" et DD le "guignolais kirsh" et continuons à voyager avec les mots.

La diagonale du fou :
Le jeu d'échec vient de l'inde. A l'origine, la pièce qui se déplaçait en diagonale, c'était l'éléphant ( "fil" en arabe).
En France, "fil" est devenu "fol" puis "fou".
"Aux échecs et peut-être dans la vie, les fous sont souvent les plus proches du roi."
L Deutsch
Des tours et des détours :
Le rokh en arabe signifie le chariot, il ressemble phonétiquement au mot toc (qui en ancien français désignait la tour). Peu à peu, le mot "tour" a remplacé le mot "rokh" (le roque est un déplacement spécial du roi et d'une des deux tours dans le jeu d'échec) !

Le participe déplacé.
Le participe passé du verbe avoir s'accorde en genre et en nombre avec le "c.o.d" lorsque celui-ci est placé avant.
Cela, c'est la faute à Marot qui l'a ramené d'Italie (les ritals l'ont abandonné par la suite).
Petit rappel de principe pour ne pas rater le coche* :
"Elles ont mangé des pâtes. Les pâtes qu'elles ont mangées."

A la saint glinglin !
Tout se déglingue, des saints qui ont pour nom glinglin, ça n'existe pas !
Donc saint doit s'entendre comme du vieux français, par exemple "seing" (cloche) et la cloche fait glinglin, onomatopée burlesque née du tudesque (germanique) "klingen" (sonner) !
On se revoit à la Seing glinglin !





Sacré sucre !
Il vient de Syrie, on le nomme "canna mellis" (roseau de miel). En arabe, il devient "sukkar" puis "zucchero" en Italie, passant les alpes, il prend le nom de sucre.
Autrefois, le sucre était un médoc :
On l'utilisait en sirop contre les maladies pulmonaires ou en dragées pour faciliter la digestion.
"Aujourd'hui, c'est l'un des plus grands dangers pour notre santé !!!" écrit Deutsch.
Maintenant, les jeunes générations sont droguées au sucre.

La "meufa monpote" !
Restons avec la jeunesse, celle des cités a beaucoup utilisé le verlan et le tronqué. C'est ainsi que le mot bibliothèque a fondu au fil des années : il est devenu biblio puis bibli et ensuite bib !
Avec la flemme de bouche, ces fameux infâmes ont ridiculisé le mot femme. On l'a d'abord transformé en meufa (verlan), puis par dégoût des fins de mots en voyelle, est devenu meuf !
Le trucage et le tronquage sont des outrages d'un autre âge.
A noter que le mot femme vient de fame (moyen-âge : de bonne renommée), fameux ce remède de bonne fame !


* Coche : au 17ème siècle, le coche c'était le "métro d'eau (dans ton caoua)" de l'époque, le moyen de transport fluvial en vogue avec des horaires précis. L'embarcation n'était pas toujours sécurisante, c'était parfois toute une aventure, un événement particulier qui pouvait vous faire vivre des moments originaux donc il ne fallait pas rater le coche.
De nos jours, on sécurise tout, on surprotège, on est bien loin du "vive l'imprévu". La formule a changé, on aurait plutôt tendance à dire :
"Il ne faut pas rater le coach !!!"

P.S : Vu l'actualité (la pandémie de virus au nom de bière), je pose la question suivante :
Quel est le plus dangereux pour notre santé : l'alcool, le sucre, le coche ou le virus ?

Bonnes lectures, bonnes méditations !
Bon karma, bon kawa !
"Yamasthé" (vert) !

samedi 29 juin 2019

"Philosophie : Serres nous à voir !"


"Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux;"
Rilke
Au lieu de prendre une pose selfy, choisir plutôt de poser son regard sur les belles choses. Serres nous surveille du coin de l'oeil  :
 "Dites, qui peut reconnaître que la couleur rose de l'aurore caresse comme des doigts, qui, sauf un aveugle clairvoyant."


"Aujourd'hui, on prend un parapluie parce que la télé a dit qu'il allait pleuvoir. Autrefois, on aurait regardé le ciel."
Changer de point de vue.
La pluie tombe et fait des claquettes, c'est comme ça, on n'y peut rien. Par contre, on peut choisir un autre angle de vision. Par exemple, prendre celui de la météo perso (état de mon moral : ensoleillé ou nuageux). C'est simple et imagé, c'est ça qui nous plaît !
Aujourd'hui, on prend des antidépresseurs parce que la déprime pointe le bout de son nez. Au lieu de regarder son nombril en pleurnichant, mieux vaut se régaler les yeux et la tête en visionnant un DVD des "Marx Brothers", pantins en patins qui laissent pantois ("Les Marx Brothers au Grand Magasin"). C'est désopilant !
L'oeil qui pleure de rire, des scènes à se rouler par terre, c'est l'effet "Marx rollers" !



"Rien n'existe sans le rythme."
Lorsque ses excellentes citations, me reviennent en tête, j'entends sa voix chantante, bienfaisante, rocailleuse et chaleureuse.
Sa confiance, son regard éclairé, sa présence, son écoute concentrée, tout cela apaise et met à l'aise.
"La musique n'est pas un savoir mais un puits d'où sortent toutes les inventions possibles. Aussi la philo."
"Je crois qu'un lac, un saphir, qu'une pierre vulgaire, une portion de ciel, un sérac bleuâtre, que la mer aux sourires innombrables, le soleil jaune, le visage chromatique des constellations, la robe striée d'un jaguar, le vol vif d'un colibri, que le corps nu de Vénus me voient tout autant et parfois mieux que je ne sais les voir. Car ils reçoivent, stockent, traitent, émettent de la lumière, brillent comme des yeux."


"Tintin c'est le Jules Verne des sciences humaines."
"L'intelligence, c'est l'imprévisible."
Pimpant "perlinpainpain" !
"Si vous avez un pain, et si moi j'ai un euro, si je vous achète le pain, j'aurai le pain et vous aurez un euro ...
Mais si vous avez un sonnet de Verlaine, ou le théorème de Pythagore, et que moi je n'ai rien, et si vous me les enseignez, à la fin de cet échange là, j'aurai le sonnet et le théorème et vous les aurez gardés.
Dans le premier cas, il y a un équilibre, c'est la marchandise, dans le second, il y a un accroissement, c'est la culture."


Vous voyez, c'est toujours un affaire de regard.
L'esthète de l'art (sans oeillères) est toujours plus intéressant que l'esthète à claques !

"Le jamais vu"
Serres était pour la paix et contre le pessimisme.
Des chiffres à l'appui :
"75 ans de paix en France. Ce n'est jamais arrivé dans notre histoire.
80 ans d'espérance de vie. Ce n'est jamais arrivé dans l'histoire !"

Au clic épatant et au chic type !
"Un renseignement, une citation pouvaient coûter des journées de voyage et des heures de recherche.
Chic, aujourd'hui, un centième de seconde pour le même résultat !"
Dans cette époque épique opaque, la société est désenchantée et désadaptée ! Faisons le pas de côté !
C'est tout vu : mettons en place la proposition de Gébé :
"On arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste."
Voilà, à bientôt, à la revoyure !!


Crédits illustrations :
La photo de Maurice Baquet protégeant son violoncelle est de Robert Doisneau, les dessins avec Tintin sont de Geluck et le "nez à la fenêtre" est de Gébé.
Yamasté !

samedi 15 juin 2019

"Philo Serres atout"

De la fenêtre de ma chambre, je me régale de cet heureux spectacle de bambous qui dansent sous l'influence d'un vent à décorner les boeufs.
Pendant ce temps là, à Paris, un autre vent souffle pendant le tournois de Tennis de Roland Garros.
Le joueur de baballe qui mène le bal d'une façon magistrale (mais sans être original), c'est "Rafale Nadal" !
J'avoue avoir comme préférence la danse végétale !
  
"Être gourmand c'est trouver l'exceptionnel dans le quotidien."
Michel Serres




Mort du philosophe.
88 ans, c'est un bel âge pour aller voir l'autre côté du miroir.
Enfant, pendant la guerre, Serres aidant se fait du mauvais sang et souvent serre les dents ! Alors les chants guerriers faut pas lui en parler :
"Ces paroles ignobles de la "Marseillaise" où l'on parle du sang impur des ennemis, qui est un mot d'un racisme tel qu'on devrait avoir honte de l'enseigner aux enfants."
"Allons enfants de la batterie, le jour de foire est arrivé ..."
C'était un académicien étonnant, pacifiste (refusant de porter l'épée "d'agagadémicien"), un conteur agenais pas gêné d'utiliser son accent, un bon vivant bien vibrant, un troublant trublion à la voix chantante, un "comédien" épatant, à l'esprit espiègle, amoureux des sciences, des saveurs, manieur de mots, génial touche-à-tout, le regard ouvert sur le monde et mélomane !
"Le vieux proverbe militaire dit vrai :
Nul ne va jamais plus vite que la musique.
Et Woodstock précède Facebook."


"Musique, délivre-nous de la douleur.
Musique, délivre la joie de nos émotions."
C'est bon à savoir :
"Le savoir rend heureux, le savoir rend libre."
"Nous dépendons de ce qui dépend de nous."
L'homme pou rit !
"L'homme est un pou pour l'homme."
C'est troupeau pour être vrai !
"Nous pensons désormais par troupes et troupeaux."
- La vie superficielle ou "super si fiel" ne fait pas de jolies musiques, me souffle mon "alter-écho" !
- L'écoute du silence invite à être en paix et c'est ainsi que ... :
"La vie profonde compose une partition."


- Môme, déjà, je pratiquais la "philo-Serres atout" !
- Comment cela, ami du yoga ?
- Avant de devenir prof de yoga, j'allais souvent nager en piscine.
Heureux un poisson dans l'eau, je pratiquais mes 40 longueurs de bassin de 25 mètres comme qui rigole !

"C'est pas la mer à boire !"
En 79, près de Grasse dans les Alpes-maritime, un pompier (mari d'une cousine) m'invite à traverser le lac local. Vu du bord, les pieds dans l'eau, la distance me parait raisonnable.
J'accepte de le suivre.
Pour l'aller, "l'allié Daniel", pimpant pompier parait glisser sur l'eau, je garde une certaine distance. J'arrive un peu fatigué sur l'autre rive. Mon guide me propose de prendre une pause.
J'ai faim, on est loin d'Andernos et ici on ne trouve même pas de salicornes pour se rassasier. En plus, à l'époque, je ne connais pas cette ville du Bassin d'Arcachon.
Du temps passe et nous voilà reparti pour une interminable traversée, le trajet retour me parait beaucoup plus long. A mi-chemin, je fais la planche et je me marre en me remémorant cette histoire de mer :
"Un type traverse la Manche à la nage.
Arrivant devant les falaises de Douvres, il se dit :
- Je commence à être fatigué, je vais faire demi-tour !!"
En 82, sur une plage aquitaine, j'ai découvert la vague qui divague et qui parfois peut t'emmener au loin (Portugal). J'ai eu la chance de me trouver dans une baïne coquine mais au bout du rouleau.
L'océan était calme, je me suis mis à remonter le courant kidnappeur avec une régularité de métronome et je m'en suis sorti. M'enfin ! comme dit Michel Serres :
"Nul ne sais nager avant d'avoir traverser seul, un fleuve large et impétueux ou un détroit, un bras de mer agité. Il n'y a que le sol dans une piscine, territoire pour piétons en foule."



Serres n'aimait ni le "c'était mieux avant !" ni l'esprit de sérieux !
"Chères petites poucettes, alors ... c'est tellement mieux aujourd'hui :
La paix, la longévité, la paix, la sécu, la paix, l'hygiène et les soins palliatifs, la paix, ni service militaire ni peine de mort, la paix, le travail allégé, la paix, la communication partagée ..."
"L'esprit de sérieux, vous le savez, c'est le commencement de la sottise, à l'inverse, le rire est le commencement de l'esprit."
Allez, je me fais la belle (de Louis Chédid) :
"J'préfère mourir en buvant la tasse
que de finir à Alcatraz.
Pour qui ne connait que la brasse,
New-York, c'est pas la porte en face ...
Et je chante en faisant la planche,
au milieu de l'Océan immense ...
Je ne suis fait la belle ..."
La suite à venir dans la prochaine chronique.
Crédits dessins :
La caricature est de Thierry Coquelet, dessins détournés et le Chat sont l'oeuvre de Geluck.

Chers amis, bon vent !
Caresses et bises à l'oeil !!
Yamasté !


mardi 30 avril 2019

"Notre drame"





Lundi 15 avril 2019 : Notre Drame !
Installée depuis huit, neuf siècles sur l'île de la cité, Notre-Dame a été victime d'un incendie, sa toiture "forêt de centaine de chênes" est partie en fumée. Sa flèche ne montre plus la direction à suivre.
L'âme de l'homme pieu est dans la dèche.
L'humain opportuniste qui fait feu de tout bois "cent chênes" à sa pensée unique, cynique : "On va tout faire pour reconstruire la toiture sacrée et la flèche gothique dans un délai de cinq ans".
2024 : J.O de Paris !
Il tient une forme olympique ce prési-dent qui raye le parquet !
Y'a du pain sur la planche !!
Dieu se retire, son jouet préféré a tout abîmé autour de lui. Désabusé et désorienté, il ne sait plus où il crèche.
Pour la reconstruction, côté milliardaire dont le nom finit par "ault", on donne dans la surenchère : l'un se délivre de cent millions d'euros, alors l'autre double le montant du premier en faisant un don de deux cent millions d'euros !
Dans la tête de certains humains, c'est le boxon, un chantier pas possible.
Ils se droguent au fric (au lieu de se donner la pogne, ils s'empoignent, se mettent des beignes).
Ils se servent de leur pognon pour montrer qu'ils ont de la poigne et qu'ils peuvent écraser la pogne d'un autre porteur de rolex au poignet.
Mais revenons à la sinistrée :



Le 11 avril 2019, on retire pour rénovation, les 19 énormes monuments "Violet le duc" qui entouraient la flèche. Peut-on dire qu'ils ont eu chaud ?
Au niveau de la température : non, par contre pour les "échaufaudages" placés là pour la réfection de l'édifice portant le poids des ans et de la pollution, on peut dire oui.
Entendu à la radio, au sujet de l'incendie, une journaliste "tout feu-tout flamme" dire : "Je reprend le flambeau." !
C'est épique, c'est gothique, c'est flamboyant ! Mais , c'est malvenu, quel manque de classe !
Ce n'est pas bon, tiens voilà Aragon qui passe :
"Il y avait Notre-Dame, tellement plus belle du côté de l'abside que du côté du parvis, et les ponts, jouant à une marelle curieuse, d'arche en arche entre les îles, et là, en face, de la Cité à la rive droite ..."
Mûr mur meurt !
Pour l'année 2019, à l'heure des bilans de fin damnée, on se souviendra d'elle et dans mille ans ?
"... Mais, dans quelque mille ans, le temps fera broncher. Comme un loup fait un bœuf , cette carcasse lourde tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde rongera tristement ses vieux os de rocher !".
Gérard de Nerval
Dans cette période brûlante, des artistes allumés et chaleureux se sont éteints : Varda et Marielle.



Varda : 29 mars 2019 !
Paysages rivages :
"Si on ouvrait des gens, on trouverait des paysages.  Si on m'ouvrait moi, on trouverait des plages."
"Vois sans soif", la curiosité est un divin défaut :
"Je ne veux pas montrer, mais donner l'envie de voir."
Agnès Varda, coupe au bol et peau d'âme, avait la patate en forme de cœur ou le contraire.
Glaneuse heureuse  avec ses paysages visages, ses murs murs, elle donnait des couleurs aux gens, les mettait en valeur ainsi que leur environnement.
Varda la joie cohabitait aussi avec la mélancolie "fleur de coquelicot" ("Coq Jacquot de Nantes", "Cloé écho de 5 à 7"), l'élégante intelligente est partie rejoindre celui qui n'était plus de ce monde (depuis un bail), son "Jacquot de Nantes" !
Agnès est un prénom grec (pays d'origine de son père) choisi pour remplacer son prénom officiel : Arlette (car elle a été conçue en Arles). Varda n'aime pas ça, les mots qui se terminent en "ette", elle leur fait leur fête !
Et puis s'appeler "petite Arles" lorsque l'on mesure moins d'un mètre cinquante, tu p'Arles Charles comme ça fait chouette !
"Une clé pour une relative paix, un relatif équilibre, une relative acceptation de la vie, c'est d'être tourné vers les autres.



Marielle : 24 avril 2019 !
Contre le fatal mélo dit futile, écoutez une vitale mélodie utile !
"Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie."
Marielle s'en est allé sur son cheval de trois, rejoindre les deux autres chevaliers mousquetaires : Noiret et Rochefort !
"A quoi bon avoir des amis qui pourraient être n'importe qui ? C'est leur singularité qui les rend aimables."
Dans sa besace, ce gourmand bon vivant avait toujours une galette de "Pont à veine" ("oh ! ce cul !").
"Je renais ... je revis ... Nom de Dieu de bordel de merde."
Ce "grand duc" était à la fois : calmos ou "soupolé", grossier élégant, baroque loufoque, "aristo populaire", admirateur mateur de toutes les beautés et de tous les matins du monde !
De la bande des quatre, après la disparition du mariole Marielle, ne reste plus que l'as des as "Bébel".
"Je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard."
Ce drôle de zozo parlant du zoo :
"Les zoos me dépriment : fait on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?"
J'ai aussi en mémoire les succulents dialogues de Pascal Quignard dans le film d'Alain Corneau "Tous les matins du monde", où Marielle "Sainte Colombe" dit à Guillaume Depardieu "Marin Marais" :
"Vous faites de la musique mais vous n'êtes pas musicien !"


Et puis, on a appris la mort d'un des rockers français qui faisait un peu partie de la bande des quatres, Dick (argot ricain pour dire pénis) "Pénis de Nice" Rivers. Moins marquant que ses collègues ex yéyés parisiens. Il savait bien utiliser le talent des musiciens et cultivait le sens de l'auto-dérision (titre d'un de ses albums "Dick autorivers" (référence aux vieux magnéto d'antan) !
Il meurt le jour de son anniversaire, je me demande qui va souffler les 74 bougies-boogie ?
A noter que sur "Wikipédia", on indique bien les dates de naissance et de décès (24 avril 1945 et 24 avril 2019) mais l'âge de sa mort est fixée à 73 ans. C'est pour cette raison que j'ai choisi l'épitaphe suivante à dire lorsque l'on dispersera mes cendres :
"Conteur : remis à zéro !"

Photos : "forbes.fr"
Caricature de Jean-marc Borot.
Allez, portez vous bien et restez curieux !
Namasté !!
Yananda !!!