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jeudi 16 décembre 2021

"Pierre Rabhi : le brillant colibris"

"La joie de vivre ne s'achète ni au supermarché, ni dans les magasins de luxe."
Pierre Rabhi




Comme un enfant roi vexé, d'un coup de trait vengeur, l'homme riche qui triche (fric) au stylo énervé rature la nature et nous prépare un avenir "no future" (flic), en bref ... une vie dure duraille qui va à un train d'enfer et qui déraille au moindre soubresaut.
De la banque à la banquise : 
L'iceberg le plus imposant de la terre promène ses 600 kilomètres de long dans l'Antarctique. En surface il fait le tiers de la France.
Il porte le nom de "glacier de l'apocalypse".
S'il fond, il fera monter le niveau des mers de 65 cm. La nature remettra les pendules à l'heure, on verra bien quelle tronche on fera à ce moment là ...
Hors, il se trouve que des scientifiques surveillant la santé du bloc de l'enfer ont constaté d'inquiétantes  fissures. Ainsi, si la glace disparaît, elle laissera sa place à d'autres menaces tels les virus du permafrost sortis du congé ! Bonjour l'ambiance !!!

"Ce qui détruit la planète, c'est le superflu, qui n'a pas de limites."



 Décès de Pierre Rabhi

C'était un homme que j'appréciais. Il a beaucoup fait pour l'écologie.
Pédagogue émérite, il enseignait partout et faisait de l'école au logis.
L'écolo ensoleillé, l'ensemenceur de conscience va nous manquer.
Les mains dans la terre à cailloux, il aura vécu longtemps en Ardèche, il aura connu la dèche sur cette pauvre terre de pierre !

"Aujourd'hui, la civilisation moderne, technico-scientifico-financiero-profitante, a mis les êtres humains hors sol dans des mégapoles gigantesques et monstrueuses.
Chacun vit dans sa petite alvéole, dans un monde vaste dans lequel il n'est pas inclus. La société moderne, c'est onze mois de coma et un mois de réanimation."
Pierre Rabhi 



Mis en boite, sur l'air de "Petites boites" (Graëme Allright), le Rabhi ravi aimait à dire que la vie de l'homme passait de boite en boite : De little boxes en little boxes, on finit par vivre dans le boxon !

Naissance : Le père prend des photos de famille puis dit : 
- C'est dans la boite !
L'enfant sort de la boite abdominale maternelle puis quitte la clinique. il découvre son nouveau lieu de vie.
Dans celui-ci, on s'endort au son relaxant des boites à musique (Brahms, Mozart ...), ensuite on va à l'école communale commune boite, les années passent, les périodes studieuses où joyeuses se succèdent (les"boums", les "Crac'boum'hue", le bac), le collège laisse la place au "bahut lycée"(on y boit du kawa-saké puis on va faire un tour en moto kawasaki), au resto U (on y mange pour quelques euros des sardines en boite).
Le week-end, on sort en boite, on y va avec les potes dans sa caisse. Vient l'âge adulte, on travaille pour une boite d'intérim ou autre, le travail n'est pas toujours folichon à un âge où l'on préfère jouer avec les nichons, on met des fiches cartonnées dans des boiboites.
On y reste parfois 40 ans, le temps passe,voici venu celui de la retraite et de l'arthrite, au lieu d'avoir dans le regard une flamme, on a maintenant une lumière.
La vue baisse.
Les lunettes rangées dans une boite coûtent les yeux de la tête.L'état intervient, on donne aux grands 3000 euros et "aux petits que 2OOO" (à chanter sur l'air de la pub "Optic 2000").
On meurt et on se retrouve dans un cercueil, la boite finale, fatale qui prend feu ou qui prend terre !!!!

"Ce sont les plus riches à qui il manque le plus de choses."
Proverbe chinois




"Comme le montre Pierre Rabhi de manière lumineuse, élégante et sans concession, la sobriété heureuse ou encore la simplicité volontaire ne consiste pas à se priver de ce qui nous rend heureux, ce serait absurde, mais à mieux comprendre ce qui nous procure une satisfaction véritable et à ne plus être assoiffé de ce qui engendre plus de tourment que de bonheur."
" Mathieu Ricard."
On mange tellement de choses toxiques que ce n'est pas "Bon appétit" que j'ai envie de dire mais "Bonne chance".
Pierre Rabhi


"Piste Scrotum"

Lire ou relire mon message "Critique de film" consacré à l'excellent documentaire "Pierre Rabhi, au nom de la terre" du 5 juillet 2013 !!

Par rapport au ramdam du quidam sans état d'âme, Rabhi souvent étonnait, il n'hésitait pas à donner de la voix et à bousculer les idées reçues, les préjugés, les lieux communs. En plus, l'habile kabyle nous séduisait avec son accent chantant.

Toute les citations insérées dans cet article résonnent en moi comme autant de souvenirs de télé, de radio, d'articles et grâce à ces simples phrases, je me sens mieux, plus à l'aise, plus balaise.

Prend soin de toi ami, ici,
ainsi et
aussi prend soin de la vie !

"La sobriété permet de retrouver la vibration de l'enchantement."

Yamasté !

mercredi 1 septembre 2021

"Cueille le jour ou ramasse l'ennui"


Ce ramdam, seringues dingues !
"La forêt était en train de disparaître,
mais les arbres votèrent encore pour la hache,
parce que la hache était rusée
et elle les avait convaincus que,
puisqu'elle avait le manche en bois,
elle était l'une d'eux."
Proverbe turc




"Toute l'histoire du contrôle 
sur le peuple se résume à cela :
isoler les gens les uns des autres,
parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps,
on peut leur faire croire n'importe quoi."
Noam Chomsky
"Savoir écouter signifie posséder,
en plus du sien,
le cerveau des autres.
Leonard De Vinci

"Sans choix ni joie"
Est-il normal que le gouvernement rende indirectement  "obligatoire" la vaccination ?
"Macaron" n'interdit pas mais comme l'accès aux lieux de culture et de sport, aux cafés et aux restaurants est tributaire de l'autoritaire pass'enfer, c'est tout comme !
Il t'enferme dans la logique toxique et infantile du "C'est pour ton bien !", mais pass'ons !

"Avant de chercher à guérir quelqu'un,
Demandez-lui s'il est prêt à renoncer
aux choses qui l'ont rendu malade."
Hippocrate
 


Nicolas Bouvier évoque les soignants.
"Sans filtre" :...
"Jadis, dans des temps devenus lointains.
Après le salut, on te demandait si tu allais bien.
Aujourd'hui tu es suspect, cher citoyen
Montre patte blanche ou rebrousse chemin !

... D'un jour à l'autre, tu passes de héros à salaud
Du soir au matin, tu es mis au paradis puis à l'échafaud ..."

A cette époque là (été 2020), on tapait sur des casseroles, des bols (batterie de cuisine et percussions en tout genre) pour encourager les soignants.





Show-off Marcel : "Et GIEC et mat" !
Le réchauffement climatique progresse plus rapidement que prévu, nous voilà prévenu par le GIEC.
Les pôles et les glaciers fondent à toute allure. Le permafrost, fidèle au poste est en mauvaise posture et les inuits sans neige ont la vie dure. Les zhumains sont givrés, ils sont con-gelés.
Les bactéries terribles vont pouvoir s'en donner à coeur-joie et s'éclater un peu partout.
Notre avenir nous fait de l'effroi dans le dos.
Notre "feulie" intérieure, nous met la rate au court-bouillon, bouillant d'impatience, on a le feu au Q, au QG et au QI, on est cuits.
On finira par se cramer, tout-feu tout flamme, on "est tout feu" et nos poumons s'enflamment (voir le covid)!
Les années 20 seront-elles "feufolles" ?
Les "Miss dinguettes", les zombies fous, les mastocs toc toc du fric flic (nourris au fric-frac et au micmac), les masses populaires complètement à la ramasse ?
Dans les années 30, avec les océans débordants, "vivront" nous en phobie sur pilotis ou amphibie dans l'eau bouillante ?
Les années 40 seront-elles conflictuelles, "nazibroques" (comme au siècle précédent) ?
Les années 50 seront-elles sanglantes, cinglantes ?
C'est simple, on vivra masqué dans un four à 50 degrés, tous les jours !





Tous les égouts sont dans la nature !
La boucle est bouclée, les zhumains sans joie seront carbonisés (CO2, effet de serre).
Pour gagner du temps, il ne faudrait pas dépasser plus de 1,5 degrés entre 2030 et 2052.
En fait, pour les degrés rajoutés, il faut faire comme si on prenait notre température corporelle :
Soit 37 degrés plus 1,5 égale 38,5, ça chauffe dans les caboches.
Et dans l'hypothèse de deux degrés :
37 plus 2 : 39 !!!! C'est moche.
Et plus tu rajoutes de grès ou de force et plus t'es mort de rire, de trouille, de fatigue .. !!
Plutôt invivable, non ?  




Crédits illustrations :
Manuel Lapert et les dessinateurs de Charlie-Hebdo Riss, Schvartz, Felix et Juin !

Allez, prenez soin de vous !
Yamasté !!

jeudi 14 mai 2020

"Tanguy temps gag"


"La vie est brève mais on s'ennuie quand même."
Jules Renard

L'ennui porte conseil !
En ces temps de covid 19 et de frigo vide, vous cherchez un réconfortant, quelque chose à vous mettre sous la dent, n'hésitez pas un instant et écoutez France-inter (téléchargez l'appli et placez dans vos favoris "Tanguy Pastureau").
Alors, requinqués par le rire salvateur, vous pourrez profiter du meilleur et anticiper le pire !

Deux genres, deux attitudes :
La "solid'hilarité" (On se serre les coudes, on rit, on réfléchit), accoudés au "contoir" avec respect des "gestes barrières", on se raconte des histoires ou on refait l'Histoire.
L'austère solitaire "monopolyse" la parole, l'argent, le pouvoir.
Les remarques, il s'en lave les mains.
Il joue des coudes et il est jusqu'au coude au coude à coude dans une compétition féroce de négoce !

Tiens Frédéric Pagès vient nous donner un peu de sa sagesse !
"Le coude détermine notre territoire personnel, zone de sécurité et d'intimité.
Quand nous devons garder les coudes au  corps, notre liberté se trouve réduite à peu de chose (c'est le cas au garde-à-vous)."
 


Les pavots de Californie ne sont ni au garde-à-vous, ni en garde-à-vue.


Tanguy Pastureau, rigolo de radio !
Cet humoriste de qualité, truculent, étonnant et épatant, roi de la vanne comparative, vengeur ravageur, officie sur France-inter et ici, à Andernos (à midi dix quand le virus est en voyage d'affaire chez les martiens), bien concentré, à son écoute on est scié, plié en deux.
Lorsqu'il se saisit d'un sujet de société, il rentre dedans sans états d'âme !
Il décrit, décrypte, critique, compare, brocarde, raille, ridiculise, se moque d'une ribambelle de personnages "tout dans l'image" :
Les "politocards" ringards, les démagos mégalos, les guignols branquignoles, les abrutis ahuris, les trissotins rois du chagrin, les barjots idiots, les si fiers gougnafiers, les tartempions à lampions (qui ne sont pas des lumières).
Il excelle dans l'excès XXL, il décomplexe un max le sexe avec ses propos légers et drôles. Il rigole avec la gaudriole et jamais ne dégringole dans des propos de mariolle, dans le salace qui agace et dont on se lasse !
C'est un excellent médoc de Bordeaux, un capitaine hard-rock jurant de capiteux jurons ...



Le voici dans le registre "écolo" (avant le "connarovirus") :
"... Les norvégiens, c'est pas comme nous, ça fait pas 'ouin-ouin' c'est pas de ma faute, ce sont les autres les méchants.
Un norvégien, ça agit, ça ne parle pas.
Tu lui dis bonjour, il te dit 'ya'.
Tu lui dit : il fait beau ce matin, c'est cool !
Il répond 'ya' !
Sur le papier, c'est pas très fun, y sont pâles, y sont rigides. Quand quelqu'un dépasse les autres, à la queue chez Auchan, il est condamné à 7 ans de prison, 19 s'il a volé des bonbons "PEZ" !
Un norvégien, c'est pragmatique, un problème égale une solution !
Les norvégiens vont payer le Gabon pour qu'il ne déforeste pas. Parce que si les gabonais déforestent à tout va, cela aura des effets sur la qualité de l'air que nous respirons.
Nous sommes une grande famille. Que les pays riches payent pour que les plus pauvres ne polluent pas, c'est normal !
Les norvégiens, y sont pas là à regarder les mouches voler en accusant les autres ...
Du temps où l'on parlait encore d'écologie (en ce début d'année 2020) !
... Il faut donc se battre pour le climat, et à New-York, les grands de ce monde, traduction les enfoirés qui mettent nos vies en jeu et celles de nos enfants n'en branlant pas une, sont là à dire "c'est toi qui pollue, non c'est toi, non c'est Merkel", et là les gens croisent le regard de Merkel et disent "non, en fait, c'est quelqu'un d'autre".
Ils se rejettent la faute, comme dans l'ascenseur de la Tour Montparnasse quand quelqu'un a des gaz et qu'il reste 57 étages à monter ...



Mourir mais seulement de rire !
"Mourir pollue. Selon une étude, entre le cercueil, ce qu'il y a dedans, le tissu plus le mort bourré de médocs et d'implants dentaires plombés qui se retrouvent dans les sols, une inhumation génère 833 kg de CO2, autant qu'un voyage de 4000 km en voiture. C'est beaucoup trop, je propose que nous arrêtions de mourir ...
... le cercueil déjà est verni, pollution, ensuite il y a du tissu dedans, sauf pour les proches de Valérie Damidot, qui dans leur cercueil ont aussi de la moquette et un lustre parce qu'elle a des prix, donc pollution. Les vêtements portés par le défunt, nous dit l'étude, génèrent de la pollution, à part au Cap-d'Agde où les gens sont enterrés tout nus et tout raides.
Enfin les traces de médicament dans le corps, qui partent dans le sol, polluent aussi."

Parcours raccourci de sa vie professionnelle. 
J'avoue n'avoir pas connu les débuts de ce brillant trublion ! "Titulaire d'un BTS Tourisme qui, contrairement à ce qu'il s'imaginait, ne permet pas de devenir touriste soi-même."
Tanguy Pastureau (ex Mr Suntorii) a oeuvré dans différents médias, comme par exemple l'insolite et insolente "Radio Nova"* avec des entrevues loufoques dans la rue, des chroniques décalées, des revues de presse de magazines ou de journaux gratuits.
Il s'est improvisé pourvoyeur de fausses nouvelles !
Il a donné dans le politique en tant que rédacteur d'un "Guide des présidentiables 2012 à lire avant d'élire", est devenu créateur de chansons écrites sur des musiques de téléphone portable.
Essai de pitch qui fait plutôt "pshiiiit" :
Il est monté sur les planches avec un spectacle thérapeutique ("Tanguy Pastureau n'est pas célèbre") où il apprend qu'il a une hernie discale.
Dès lors, il décide de rester debout le plus souvent possible et comme le club de curling de sa ville est au complet, il crée un spectacle tellement drôle qu'il va finir par guérir de son hernie !!!

* Radio Nova crée par JF Bizot (le mensuel "Actuel" des années 70, c'était lui aussi), ex radio libre a vu passer des improvisateurs de talent : Jamel Debbouze, Edouard Baer, Ariel Wizman, Karl Zéro et Daisy d'Errata, Omar et Fred, JY Lafesse et pour la musique, Rémy Kolpa Kopoul, JP Lentin ....
Qui m'a mis Nova ?
De 1981 jusqu'à 2007, c'est Bizot ! Après, je ne sais pas.




Voilà, c'est fini ... pour aujourd'hui, à bientôt pour de nouvelles savantures au pays du déconfinement!!!
Yamasté !



lundi 5 juin 2017

"Egologique"

Devis net :
10 égale 109 lorsque ...
Tous les chemins mènent à Rome, c'est un indice !

Ego logique : "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir"
Le président amer ricain, "Trumpette les plombs", va au charbon pour casser ... l'élan écolo de l'accord de Paris du 12.12.2015 sur le climat (qu'il ne signe pas). Le reste du monde fait triste mine et s'indigne.
"Trumpetomane", aux manettes asphyxie davantage la planète déjà asthmatique et crée ainsi un mauvais climat.
Ce représentant de lobby charbonnier n'est qu'un  indigne président populiste malsain, des temps anciens (du 19 ème siècle), obscurantiste aux tristes mines (de charbon) qui abîme l'avenir de tous les humains.
Donald "Trumpétrole" est un vieux fossile aux idées courtes qui séduisent tant ses électeurs conservateurs.
"Trumpet de la mort", champion toxique qui noircit la planète avec sa bêtise crasse.
M'enfin, peut-être que la décision de Mr "Je me Trompe" amènera les pays "signaterre" à devenir encore plus solidaires !




Extrait du "Dictionnaire du diable" d'Ambrose Bierce (publié en 1906) :

« Conservateur : politicien qui affectionne les maux existants, qu’il ne faut pas confondre avec le Libéral qui souhaite les remplacer par d’autres ».

Désaccord salutaire : en Schwarzeneguerre contre "Trump here in the U.S.A".
Arnold is not OK !
J'imagine une rencontre comprenant un combat de claques et un débat sur l'écologie entre Arnold et Donald.
Côté combat, Trump se prend une de ces trempes.
Côté débat, devant les arguments musclés de Schwarzy, il reçoit un tel camouflet qu'il ne lui reste plus qu'à prendre ses clics et ses claques et à se trouver une bonne planque et une bonne tenue ... de camouflage.
A moins que par la grâce des claques, un déclic au niveau de la comprenette, le transforme en pacifique écologiste, moins "égologique" mais plus soucieux de l'avenir de l'humanité et de son patrimoine (en 2100, ses hôtels en "Flot-ride" seront les pieds dans l'eau !).




Bierce écrit Ambrose et voit la vie en mots roses :
"Platitude : sagesse d'un million de sots dans la bouche d'un crétin."
"Ruse : ce qui tient lieu de cervelle pour les imbéciles."

"Trumpooon, la honte de la jungle !"
Vise le visage vaseux :
De mèche avec les pollueurs, il a des arguments tirés par les cheveux.
Il a le regard hagard avec des yeux fugueurs et flingueurs, le menton arrogant et le front national.
Fatale est sa grande gueule avec une petite bouche qui ne mâche pas ses maux, sûrement que pour lui
le cerveau, ça sert à rien et que s'il a la taille d'un pois chiche, cela suffit bien.



Dans ses expressions, il est parfois bizarre ce "fool bazar", comme s'il venait de fumer la moquette ou du chichon.
Il doit se dire que la culture, c'est inutile.
On l'imagine, en collégien, demander au libraire :
Mon prof nous oblige à lire "un mari vaurien" : "Les yeux de la mort et du bazar" et "Les poèmes ça tue rien" de Verveine" !!!*

* Traduction du prof frenchy :
"Les jeux de l'amour et du hasard" de Marivaux et "Les poèmes saturniens" de Verlaine (celui-là est une demande faite à une libraire de Vincennes).

Réponse à la "2 vies nettes" :
Pour trouver, il faut utiliser plus qu'un pois chiche et chiffrer en romain, soit :
CIX, à lire "c'est un dix" donc 109 CIX  !!!
Voilà c'est l'époque, elle demande du renouvellement, du 109 (sang neuf) !

Crédits Dessins :
Le site "cartooningforpeace.org" est épatant !
Le premier dessin "Accord de Paris" est de l'australien Wilcox !
"L'ours et le balourd" sont signés Roar Hagen (Norvège) !
Le suivant "Climat : vision claire" vient du hollandais Bertrams !

Namasté !

vendredi 17 février 2017

"Mémoire de Yoga n°24"


"Esthétique acoustique"

Les villes sont de grands orchestres en délire.
A la batterie, cognent les entreprises de démolition et swinguent les chantiers.
A la basse, les embouteillages brinqueballent avec des lenteurs retenues et des accélérations pétaradantes.
Aux cuivres, hurlent les sirènes, les klaxons et les freins.
Au piano, s'égrènent les mille raffuts du commerce et des affaires.
Aux percussions, riffent les ateliers d'usine, grondent les turbines.
Au saxophone-ténor, miaulent les réacteurs et rugissent les locomotives. Le téléphone est aux cymbales.
Aux chants, s'emmêlent les voix démultipliées des "radio-télé-cinéma". La ville compose jour et nuit une symphonie fantastique illimitée. Elle égrène les gammes du pas et du pneu, le solfège de la sirène, les croches de la "schizophonie" (du grec schizo : fendre, séparer et phônè : voix, séparation d'un son original de sa transmission).
Ecoutez-là. Elle craque dans la musak (l'ignoble sous-musique des supermarchés) et couine dans la matière plastique. Elle mord le bois, elle résonne dans l'aérateur. Elle crie avec moi.
Murray Schafer est un musicien Canadien. Il a analysé et classé l'ensemble des bruits et des musiques urbaines. Il pense que chaque ville a son propre paysage sonore, il cherche à le définir et travaille à l'élaboration d'un "projet d'environnement sonore" par grande capitale.





En 1987, je me rendais souvent au Centre Beaubourg (Paris), afin de nourrir ce mémoire. Le coin musique était riche, je revenais à Aulnay, avec des cahiers de notes remplis d'anecdotes et de photocopies d'extraits de livres ivres de sons et d'extases !
Dans cette caverne d'un autre âge, j'étais ravi baba.
Dans cette taverne moderne, j'étanchais ma soif de connaissances. Là, tout n'était que "luxe, calme et volupté" !
Ce livre de Schafer sortait du lot et de l'ordinaire. Ce compositeur écolo proposait de réinventer le monde, de réinviter la vie et de créer de véritables décors sonores. Un (livre) vert à la main, je dégustais le cocktail réjouissant de ce paysagiste "son-or" 




- Et si l'on écoutait la pluie tomber !
- Laisse tomber ...
- Dans le sens "laisse-aller" ?
- Oh ! laisse béton ... Après tout, je m'en tape.
- Et si on tapait sur le béton pour voir ce que cela donne, pour écouter comment cela sonne !- Tu peux aussi tapoter les gros tuyaux extérieurs.
- Et ainsi jouer du "Tambour Beaubourg" !!
- Alors, faudra frapper fort parce que tu auras de la concurrence. Sur le parvis du Centre, il y a souvent des concerts improvisés.
Celui-là ne l'était pas :


Namasté !!!

vendredi 21 octobre 2016

"Demain"


Etre ou ne pas être ... bien dans son assiette ?
Là est la question.
"Oui-miam J'aspire"

On est mal, on est mal foutu, "on est foutu, on mange trop ..." (chanson de Souchon) et on mange trop mal !
Tout cela est mal foutu, vive le bio, les "Amaps" (à ma portée), le bon sens (mon acupuncteur recommande de manger des plats complets comme le couscous) et le magicien dose !.
"... et qu'est ce qu'on f'ra quand on s'ra gros ?" (datée des années 70).
Et bien, on en aura gros sur le ventre ! et on courra à notre perte.
Nous serons tous des bibendum Michelin !

Au lieu de gonfler sans cesse, de se goinfrer sans frein, de se bâfrer sans fin, de bouffer comme un beauf bouffi, de s'étouffer comme un gougnafier et de s'étoffer tout fier de faire envie plutôt que pitié, de s'empiffrer comme un pignouf, de s'essouffler tel un "bouffon", il serait préférable de se rebiffer contre le système "néfaste food" et prendre le temps de réduire, choisir, simplifier, renifler, savourer, ressentir, goûter, mâcher  ...
et respirer la joie de vivre !


                                                   K.E Gerdès reprend G Arcimboldo

Pensées, donc !
"Avant, quand on se mettait à table, on se souhaitait 'bon appétit !'. Maintenant, on se dit plutôt 'bonne chance !'
Pierre Rabhi
Lorsque l'on a un but, notre monde mute.
Le passé est derrière, l'avenir est un mystère, le présent est un cadeau plaisant, celui qu'on préfère !
"Une journée, une vie.
Cette courte phrase zen en dit long : profitons du meilleur à fond !


Comme le présent prépare l'avenir, je vais vous parler de "Demain".
"Demain" (de Cyril Dion et Mélanie Laurent), est un excellent documentaire humaniste, écho logique de surprenantes et enthousiasmantes initiatives prises par des gens innovants et intéressants.
A une époque opaque où les humains se plantent ou se planquent dans leur bunker, certains planteurs au bon cœur ne se plantent pas.
Ils ne sont ni dans la plainte ni dans la planque. Non, ceux là préfèrent la plante dont ils comblent le manque dans nos villes en béton armé. Ce sont les proliférateurs désarmants "d'incroyables comestibles" !
Un jour, deux femmes de Calderdale (GB) ont eu l'idée de réunir des "mains vertes-esprit ouvert" dans une réunion "top aware". Ce groupe de jardiniers passionnés ayant pour but d'encourager les habitants à planter des graines de fruits et légumes dans certains endroits de la ville, et de s'en occuper en acceptant de le faire gratis et que les autres habitants en profitent.
Et c'est une réussite, tout l'monde s'y met, à semer. La ville retrouve des couleurs et des odeurs agréables. Les pancartes "Nourriture à partager" fleurissent un peu partout, même et surtout dans des endroits incongrus.
Par exemple, à l'entrée d'un commissariat, dans des bacs, on trouve de la "commi-sariette", du bon thym pour la bonté (bon pour le foie, organe de la colère pour la médecine chinoise), des baies pour la paix, des prunes ou des amandes pour les "pervenches" et de la salade (pratique pour les "poulets" ou "bœufs carottes" puisque c'est situé à proximité du "panier à salade") !
Ainsi aussi, assis dans le "pas nier", les casseurs de baies vitrées, voleurs de radis et d'oseille passeront plus facilement à table. Moins taiseux qu'ailleurs, ces branquignols balaises ramèneront plus volontiers leur fraise !
Peu à peu, à Calderdale, la verdure alimentaire gagne du terrain. De petites parcelles très localisées, on passe à des jardins "portagers" plus étendus, on crée des véritables routes potagères, tout cela finit par donner de surprenants paysages comestibles !!
Dans ces chemins de choix, sentiers de joie, on trouve : des arbres fruitiers, des baies pour tous (du sureau pour les oiseaux), des aromatiques, des légumes ...

Ci-dessous : un village de Toscane, tableau entièrement réalisé avec de la nourriture (tout comme le tableau "Arcimboldo" de Gerdès) !




Et ici et maintenant, on se donne un coup de main ou on attend de voir ... "Demain" juste pour s'extasier, passer une bonne soirée au ciné et procrastiner ?
A Andernos, j'apprécie les trottoirs herbus et les fossés où poussent orties et menthes sauvages, j'adore les branches de figuiers qui dépassent des propriétés quand les figues sont mûres, j'aime les mûriers qui donnent de l'ombre l'été et dont les fruits tombent en juillet.
Mais, on ne rencontre pas sur son chemin d'espace pour les épices, d'endroits végétariens, de routes potagères.
Dans la nature environnante, d'autres mûres nous attendent mais aussi de fameux champignons.
Par contre, en ville, on trouve bien un peu partout des pancartes "A louer", mais pas de pancartes "Nourriture à partager" !
Andernos écolo n'a peut-être pas les bonnes pancartes, mais elle joue quand même la carte verte, elle  dispose d'un "potager partagé".
Un autre futur pour nos enfants grâce à la nourriture. Ils vivront solides et solidaires dans un monde où l'on sème !
Alors, on se dira : adieu odieux monde immonde où le "caca-rente" sème la mort "OGM" !!

Voilà, les bonnes choses ont une faim !
A bientôt ! si vous avez la dalle, allez donc à Calderdale !
Si ça fait un peu loin, achetez l'épatant DVD "Demain" !!
"Miamasté"

Ecoutez et goûtez moi ça. C'est de la musique végétale, un régal !!!




vendredi 19 février 2016

"L'écho des saisons"


"L'hiver, c'est la saison du recueillement de la terre,
son temps de méditation, de préparation."
Louis Boiseau



"Il m'y a plus d'saisons laïo, laïo".
Sauf dans "Les saisons", le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud mais sans Jacques "Dutronc" .
Il y a douze milles ans, à cause d'un léger écart de température, l'ère glacière se termine.
Et c'est là que notre histoire commence.
Le spectacle de la vie au grand air impressionne nos rétines, nos pupilles se dilatent de plaisir devant tant de beauté. Rapidement le courant vital nous emmène loin, nous sommes pris dans un tourbillon d'extases et d'émotions.
"Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver."
H.D Thoreau



Heureuse vision :
Ils auraient pu nous montrer du "Ouate Disniais", de "l'édulcoloré" flashy et "phosphoharassant" mais les deux réalisateurs ne mangent pas de ce pain là. Eux, leur truc c'est l'authentique, pas le truqué toc et chic. Par moment, c'est du "spec'claque", de l'art brut (les combats), à d'autres instants, c'est du "pestacle" poétique et rigolo (la scène de l'oiseau dérangé par le bruyant voisinage est hilarante) !
Côté lutte pour la survie on est servi, c'est du costaud, du lourd mais pas du balourd !
A la vision de ces images, nous sommes éberlués, ébouriffés, époustouflés, tourneboulés, "bouleversifiés", étonnés, épatés, à pie huppée happés, sidérés et renaturés.
C'est poignant et c'est poilant. C'est formidable et diaboliquement "elficace" !
Je dirais même plus : c'est "troll'ment" bien, voir génie'al ! c'est un vrai conte de faits et gestes du monde animal.
Ballade au bois, nature aux abois, dans cette ambiance de loi de la jungle dévouée au "désolé dévoré", je repense à l'excellent holorime d'Alphonse Allais :
"Par les bois du djinn, où s'entasse de l'effroi"
"Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid".
J'ai été ravi de m'esbaudir devant tous ces trésors d'inventions déployés pour nous faire redécouvrir notre planète. Ces voyages à travers le temps, ces images majestueuses, malicieuses, lumineuses, sombres et somptueuses à la fois, dessinent une juste peinture des forêts d'Europe.
Le commentaire est respectueux, dit en douceur pour plus d'efficacité. En l'absence de surabondance et de larmoyance, l'écho écolo portera plus loin.
Bruno Coulais signe une musique simple, ample et mélodique !
"La musique marque le temps et le passage immuable des saisons par des vibrations de cloches, marimbas, vibraphones et de boites à musique et des légers glissandos de cordes et de harpes."
Bruno Coulais



"Cultivons notre jardin zen" :
Apprenons du temps,
celui qui passe
et celui qu'il fait .... kiffer voir la vie en chantant !
Prenons le temps,
celui qui efface
puis celui, si classe .... qui délasse et qui détend !

Allez, à bientôt, je laisse le mot de la fin à Esope :
"Qui chante pendant l'été, danse pendant l'hiver."


vendredi 4 décembre 2015

"L'ère de rien : écho COP21"



"C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas."
Victor Hugo

"Olorime" :
A l'ONU, oh ! boite à paroles : rendez-vous étonnamment monotone !
Allons nu au bois "Taparole" ; Rendez-vous "et ton âme en mon automne" !


"Oh ! la frime" :
COP21 : Dans dix jours on ramasse les copies.
Les pays du monde sont réunis à Paris pour ralentir l'évolution du réchauffement climatique.
Chacun intervient pour dire son chagrin, pour maudire cette pollution qui fait que cette planète ne ressemble plus à rien.
A cause de tout ce CO2, on va avoir l'air de quoi ? Le CO2  c'est honteux et ça rend tout cracra, disent-ils.



Quel sera le bilan carbone de la COP21 ?
Et pourquoi ne parlez vous pas de ce qui est en cause, c'est à dire du système pas salement "cracra tête de liste" mais aussi et surtout "cacapitaliste" ?
N'oublions pas que "chier" est l'anagramme de "riche" et que, comme on ne joue pas dans un système gagnant-gagnant et bien on se fait tous ...... les uns, les autres !
C'est vers un genre de "vélorution" ou de "rêve-évolution" qu'il nous faut aller, si l'on veut vivre en paix dans un "si je t'aime" ma planète !
La vélorution "ça roule" empêchera peut-être que ça tourne en rond, avant que ça ne tourne mal et que notre relation avec la terre ne tourne court !
Mais heureusement, tous ces chefs d'états révoltés et déterminés vont intervenir.



"Robot-COP" :
La COP21, protégée par l'armée, tire ... la sonnette d'alarme, alors nous voilà rassurés : la planète est sauvée !
A propos d'armée, un chiffre, celui de la sécurité de ces 150 chefs d'états accompagnés de leur suite :
120 000 agents de protection ("Casques bleus", militaires, policiers, gendarmes, vigiles privés ... ). Quelle avalanche de moyens, quelle tornade de brigades, quelle tempête anti-fête, quelle tourmente déprimante, quel ouragan de bons sentiments !!!
"Cop" aux U.S.A ne veut-il pas dire "flic" ?
La COP , c'est du vent, elle ne manque pas d'air. Elle s'agite pour faire impression.




"Virelangue" :
Scoop COP too hot !
COP au top écope d'un flop pop puis flapie flippe !

"Si on met autant de moyens pour protéger la planète que pour protéger les dirigeants, c'est bon, on est sauvés !"
Christophe Alévèque

"Maoiste ou masochiste ? Choisis ton camps camarade !"
L'espoir viendra de la base, de l'individu solide et solidaire. Il existe déjà de nombreuses initiatives alternatives. Moa, je fais du détournement de Mao, comme pacifiste je change le fusil en caddie et je reformule la fameuse citation à col chinois :
"Le pouvoir est au bout du caddie."

S'il est vide, je suis livide et je crève de faim.
S'il est plein à craquer, je craque, croque et je me plains.
Je peux agir de différentes façons. Côté caddie, je peux oser doser, manger moins et mieux. Je peux aussi acheter ailleurs, aller à la "Biocoop 21" ou au marché bio, faire parti d'une aimable "Amap" (direct de producteur à consommacteur) ... (excès taira) !
"Quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent plus pour que ça ne se vende pas."
Coluche




Le pouvoir est en chacun de nous, nous sommes tous de petits colibris.
- Oui, mais face aux gros calibres, nous sommes trop petits, on ne peut rien faire !
Non, au contraire. Prends l'exemple du moustique, il est vraiment tout petit et malgré cela, il a un grand pouvoir de nuisance.
Si chacun fait sa part (juste faire son "métier d'être humain" comme  aurait pu dire Camus), on ira vers le partage, véritable bouée de sauvetage pour le genre humain !
Comme dit le proverbe :
"Porte ouverte garde la maison."
Je dirai même plus :
"Porte toute verte garde la raison."

- T'as toujours autant soif d'idéal, ne crois tu pas ami idéaliste que notre futur ne soit compromis ?
- Bien entendu, mais raison de plus pour ne pas se laisser abattre.
Soyons lucidéalistes éclairés et ...
"Vivons heureux en attendant la mort." (Desproges)
Il y a ceux qui montrent l'obscurité et ceux qui allument une bougie !
Allez, à bientôt et n'oublions pas que :
"Nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres. Nous l'empruntons à nos enfants."
Proverbe indien

Crédits illustrations (par ordre d'intervention) :
Bertrams, Coco, Riss, Rodho et pour la photo Yann-Arthus Bertrand !