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dimanche 1 janvier 2023

"Le chant des bauls"


Bien posé sur son fauteuil,
Le chat Citrouille,
pendant que je gribouille,
ne dort que d'un oeil !

Guignol "gogol" ou baul qui est-il ce ménestrel mystique ?
Les bauls sont de bons vivants élégants, de doux hindous à cheval sur leurs principes faisant régulièrement moults cavalcades artistiques. A les voir c'est l'évidence, ils mènent une vie intense et dense. Ils tournoient souvent en chantant l'ivresse et le drame de vivre !!
Situés entre l'Inde et le "Bangla dèche" (le pays des "prolé-terre"), les bauls du Bengale font fit des convenances. Les bauls se nomment "Paghol" (traduit par "fou"), ce mot fait penser à notre "gogol." La racine sanskrite de baul rajoute : "traversé par le vent" ou "emporté par le vent". Je rajoute : affecté, agité, possédé ... fou, "parkinsonné" !
La medecine traditionnelle  chinoise parle de "vent fort qui agite les branches de l'arbre". Indépendants,  ils chantent "ni maitre ni ordre" ou "Je n'obéis à rien".
Ils n'ont ni caste, ni édifices religieux. Pour eux, le temple est un obstacle sur le chemin qui mène au divin.
lls accordent une grande importance au corps, c'est le temple sacré qu'il faut respecter, nourir, purifier. 
"Oh! mon esprit si tu es fou,
Pourquoi mon esprit, bavardes-tu autant ?
Que suis-je, où-es-tu ?, je ne te comprends toujours pas."
Ces bardes en bandes sont en dehors, uniques en tunique, décalés, rebelles et rafraichissants. Comme le dit si bien Tagore :
"Celui qui chante va de la joie à la mélodie, celui qui entend, de la mélodie à la joie." 

L'enseignement se fonde sur le lien ésotérique entre les cinquantes lettres de l'alphabet et les cinquantes pétales des chakras. Voila la source des phonèmes qui constituent les mantras dans le corps !!

La musique des Bauls est folklorique dans ses instrumentations et ses compositions mais dans son intrerprétation lancinante, elle est universelle et originale (les paroles libératrices évoquent l'ivresse, l'extase, influences du chant soufi). Le chant des Bauls est structuré par ce système de chant uniquement soliste pendant le "couplet-verset nous à boire" et collectif avec le refrain (les instrumentistes et le public) !

Ils fabriquent eux-même leurs instruments et ils les vendent parfois au public après le concert ! 

Les Bauls peuvent aussi bien vivre à demeure à proximité d'un village, que parcourir les campagnes. Ils gagnent leur vie en chantant accompagnés de ces instruments :


Entrainés dès l'enfance à jouer de divers instruments et à chanter par coeur des dizaines de chants, ils sont respectés par les villageois pour la qualité de leurs "interinventions" !

L'Ektara :

C'est une petite caisse de résonance cylindrique en bois ou gourde, sur laquelle une peau de chèvre est fixée ; une corde est nouée à celle-ci et tendue grâce à deux languettes d'un bambou fendu fixées elles au bord de la caisse.



"Accorder sa vie comme sa guitare, 
c'est rendre la mélodie de sa vie encore plus jolie."

Yamasté  !!

dimanche 18 juin 2017

"Les Ska-Rabelais"

Les Beatles across their universe !
Après "LSD" la semaine dernière, revoilà les "Ska-Rabelais".
Nom de groupe :
"Beetle" signifie "Scarabée". C'est un "câlin d'oeil" aux "Crickets", le groupe de Buddy Holly que Lennon adorait. Comme il aimait faire des jeux de mots, il a inclus le mot "Beat" (rythme) dans beetles. Voilà l'origine de ce fameux mot "Beatles" !

A quelle heure Dîne Martin ?
Cela dépend de Paul (perfectionniste), de Georges (parfois hésitant, timide), de Ringo (trop cool) ou de John.
Lennon n'aimait pas sa voix, un jour il dit à Georges Martin ;
- Fais quelque chose pour ma voix ! met un truc dessus !
Recouvre là de ketchup ou n'importe quoi, change là !


"A day in the life" :
Pour l'enregistrement de ce titre, Lennon a demandé aux musiciens classique de venir jouer en habit de gala avec un faux-nez et de fausses lunettes.
Selon les instructions de John, au début de la chanson, les musiciens jouent simplement avec la note la plus grave de leur instrument.
Afin d'arriver à jouer avec une certaine légèreté, il vaut mieux commencer par prendre un ton grave !

"Hey Jude" :
La question que l'on se pose à l'écoute de cette chanson, c'est de savoir qui est Jude ?
En fait, c'est son premier fils "Julian" que John appelait "Jule".
En chantant cette chanson pendant une séance d'enregistrement, malencontreusement, Paul s'est trompé, le L s'est envolé et a laissé la place à un D. Pour ce même fils, Lennon a également composé une belle berceuse "Good night" (sur l'album blanc).

"Yesterday"
Un jour, à l'aube, Macca (Paul) est réveillé par une jolie mélodie. Pour ne pas l'oublier, il pose des mots absurdes dessus, comme "scrambled eggs, oh baby how I love yours legs."
Dire que ce tube planétaire, avec ses 3000 reprises, doit peut-être sa survie à des "œufs brouillés" !

"Lady Madonna" : Lady commandement ou Lady Maria ?
Écrite à deux mains, Paul commence. C'est un hommage à Marie. Ensuite John la transforme et en fait une ode aux femmes qui vivent deux vies (professionnelle et familiale) à la foi ... oups ! ... à la fois.




"Revolver" is not a gun !
C'est le titre d'un album avec le plein de hit, alors "it revolves" ("il tourne" sur le "tourne-disque"), cela nous amène au titre : "Revolver" !

"Happiness is a warm gun in your hand".
"Le bonheur est un flingue chaud dans ta main", c'est le titre d'un "madgazine pro-armes".
Lennon joue avec le feu et sa life, à vouloir dézinguer les dingues du flingue, on s'expose au danger (celui de rencontrer un jour un frustré déglingué, prêt à te dégommer). C'était tentant et transgressif, excitant et jouissif de transformer le gun en fun, le slogan tragique en "dick" parodique qui tire des coups d'amour et non de mort.
Le titre prend des dimensions amères, douze ans plus tard à New-York, à la sortie de l''hotel Dakota !


Mais comme dit la chanson "Ob la di, ob la da" :
"La vie continue" (en dialecte Yoruba) !

"While my guitar gently weeps" !
Harrison lit un livre de philo chinoise basé sur le thème du hasard. Il écrit une chanson sur ce sujet, il compose la mélodie puis pense à un solo de guitare qui sera improvisé au moment de l'enregistrement, restant ainsi fidèle à l'esprit du livre zen.
Mais le jour J, Harrison est désemparé, il ne trouve pas l'inspiration.
Eric Clapton, l'un de ses meilleurs potes, passe par hasard dans le studio "Abbey Road".
"Slow Hand" (surnom de Clapton) remplace son ami au pied levé. Il prend l'instrument et improvise si bien qu'il finit par faire "doucement sangloter sa guitare" !

Crédits dessin BD :
En haut : Gotlib
En bas : Solé

Yamasté !

vendredi 4 novembre 2016

"Peregrine-action"

"Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible."
Tim Burton ("Alice au pays des merveilles")
Allons au ciné pour voir un film fantasque chic, voir halluciné. Voyons ce que propose mon ciné de quartier : "Miss Peregrine et les enfants particuliers" de Tim Burton.
Cela devrait faire l'affaire, je fais une confiance aveugle à l'intime Tim, son monde haut en couleurs vives et son esthétique gothique. Je vais voir ses films les yeux fermés.
Dès que la projection commence, s'installe l'un des thèmes de Tim, ambiance "noire, un père et manque", les yeux sont faits !
Mais pour que la magie opère, il faut accepter de changer son regard. Alors c'est merveilleux, tout se transforme et devient un jeu d'enfant !
Tim Burton a bien raison de dire :
"Les adultes oublient que les enfants sont des créatures intelligentes."


Et parfois particulières, on croise dans ce film :
Une beauté aérienne blonde et plombée (retenue au sol par des godillots orthopédiques métalliques) qui ne manque pas de souffle, un intello perfectionniste au cerveau projectionniste (ça permet de voir des films à l'oeil) qui se fait son ciné intérieur (montrant ses rêves), un garçon distrait, "happyculteur" riche de sa ruche, un invisible invincible naturiste ... et d'autres vivants revigorants dans ce passionnant pensionnat coincé dans une boucle temporelle.
Cette bande de jeunes à part est menacée par des zombies haineux qui veulent gober leur yeux.
Heureusement, la gardienne du temps et du temple , Miss "Père est Green" (père souvent absent chez Burton, Eva Green joue parfaitement le rôle protecteur) veille !
Elle est aidée par un ado "normal", héros malgré lui, qui part à la rencontre de ces mondes parallèles, au temps ... suspendu !
Ces lieux étranges sont autant de géographies secrètes encartées par son grand-père, conteur d'histoires foldingues.
Bon, je n'en raconte pas plus, mieux vaut éviter le pitch speech trop bavard et dire simplement que Burton continue de cultiver l'enfance de l'art et que c'est tant mieux !




Le film rend hommage à Ray Harryhausen, excellent animateur de miniatures géantes, de créatures gênantes pour des humains héroïques souvent mythologiques ("Jason et les argonautes") et spécialiste d'effets spéciaux spacieux qui redonnait tonus et fraîcheur à des films de séries B des années cinquante ("Sinbad le marin").
Les sanglantes, et nez en moins souriantes scènes de batailles, remplies de trouvailles, étaient toujours surprenantes !!

T B (Très Bien ou Tim Burton), ce dadais dadaïste, fait de l'effet, produit des effets spéciaux (mais pas trop), conte de laids faits et réalise de la féerie ténébreuse. C'est un festival gothique et un régal cathartique, un véritable feu d'artifice visuel et sonore !!
"Aux sombres héros de l'amer", les noirs désirs (zombies sans coeur, dévoreurs gobeurs) et les en-vie colorés (les enfants particuliers) s'emmêlent les coups et les douleurs.
Mais comme chacun sait : les goûts et les couleurs, ça ne se dispute pas !
Encore moins, cela ne se discute.
Voilà, je m'arrête là.
Arrêtez vos pérégrinations et allez donc voir "Peregrine en action".




Caresses et bises à l'oeil !
"Yamasté" !!!

vendredi 5 août 2016

"Rubrique Aubrac zen"

"Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
mais l'amour infini me montera dans l'âme."
Rimbaud

"Haute extase à tous les étages."
A tire d'ailes, à Tiracols,
Telle l'hirondelle, je m'envole !






"Petite transe de vie".
Libre comme l'air, je sors de la demeure frigidaire de Tiracols avec la chair de poule, je vais faire le lézard qui "s'ensoleille", une guimbarde à la main pour rester en éveil !.
Et voilà la vie ici bas, prendre de la hauteur, ça change les idées du Meynierstrel stressé pour cause de décès d'ami. L'instrument en bouche, je joue en boucle un air mongol.
Aspirer-souffler, je suis inspiré par un rythme de jazz orienté oriental à la Dave Brubeck (le fameux "Blue rondo à la turc", avec son rythme complexe qu'il a découvert un jour dans  une rue d'Istanboul, en observant un musicien stanbouliote qui lui a dit que ce rythme était typique de son pays), ça swing, ça vient tout seul, ça va comme qui rigole à Tiracols.
Je me sens joyeux et léger comme un "employé du jazz et de l'éclecticité" !
Content de moi, je me vois tel un étonnant cavalier qui partirait pour la Mongolie en "mongol fier" (sans hélium). Légèrement ivre à cause de l'hyper-oxygénation (effet de l'aspiré-soufflé associé au tempo vif et jazzy d'un cheval mongol au galop), je respire le bonheur et le bon air. Je suis en transe et en transpiration !
En transformation aussi, mes idées noires (qui font que par désespoir, on aspire le pire) laissent place à des réflexions éclairées et colorées (du genre de celles où l'on respire l'espoir) !
Tiens, une mouche optimiste qui chasse les idées noires, la déprime, elle s'en tape le coquillard !




Après avoir vu et entendu la vache, voici venir la mouche mal-aimée et malmenée pendant les apéros sans répit et sans repos pour les oreilles des taiseux de Taizé (monastère), des petits phraseurs farceurs qui subissent soit le bla bla des buzzeurs (nombrilistes qui font leur promo à tout bout de "chant"), soit le bzzz bzzz un peu naze des bises bizarres de mouches à bouse et à bazar qui abusent de "marie-brizard" !
"D'une bouche close, il n'entre point de mouche."
Proverbe arabe
Certains l'ouvrent trop, ceux-là vont facilement "prendre la mouche" !




"L'heureux pas de côté"
Lors d'un repas bruyant ma soeur me dit :
- Moi, quand il y a autant de bruit, je n'entends plus rien, je ne comprends pas ce que les gens disent. Et toi, ça te fais pareil ?
J'ai parfois "l'esprit d'escalier", j'ai répondu des banalités.
Mais voilà ce que j'aurais aimé lui répondre :
"Ce n'est pas grave. Cela peut même se révéler être intéressant. Il suffit d'écouter le son en oubliant le sens !
 Et là, si tu tends bien l'oreille, tu entendras dans ton brouhaha, un concert déconcertant d'échos d'humains, la mélodie joyeuse du groupe, une symphonie pas finie et pas toujours en harmonie mais qui nourrit tes oreilles affûtées !
Comme dit si bien Christophe André :
"Ecoutons le cliquetis des couverts, le tintement des verres. Cela n'empêche pas de participer, mais comme un peintre :
D'abord, il est dans l'action, il peint.
Ensuite, il observe la situation, il prend du recul et il contemple !"
Pendant le repas, savourons la situation, quelle chance d'être là !
Vivant, vibrant, on a tout, on a besoin de rien.
Savourer dans le recul, nourrir ce bonheur là !
Alors, au lieu de ne pas voir la vie en peinture, on la peint (de garennes) !
Si l'on se plaint, on se plante et après faudra pas venir s'étonner que le bonheur nous pose un lapin !

De même, ne manquons pas de manger en pleine conscience.
L'épicurien profite du goût, de la saveur, le sage dose la quantité juste !
Pratiquer la "gym-mastique", bien mâcher, c'est la cerise sur le yogateau !!!




Des personnes plus ou moins zen mais belles à la pelle ! 
Alex, le roi du réflexe et le prince du virage en épingle à cheveux, l'esthète qui manie aussi, dans la vie, l'art de la réflexion, de la flexibilité et de la conversation.

Miss Funny, venue comme chaque jour avec sa bienveillance, son intelligence et son charme inaltérable !

Ma soeur L., précieuse (comme "l'or en ce" ... pays), avec ses exigences créant "des tensions" (prisons) qui lui disent de changer, de se poser et de s'apaiser plutôt que de s'opposer et de s'imposer un style de vie qui la martyrise.



Bon, je sépare la mère et la fille, parce que sinon, ça va être la crise (de nerfs ou de rire) !
"Câlin d'oeil dédicacé" à :

Ma nièce Chélidoine, avec ses envies d'Australie, de faire des bonds avec les kangourous, de connaitre la transe en vibrant comme un didjeridu, de découvrir le monde intense des aborigènes.

Framboise L. pour sa douceur, son savoir et sa splendide grange yogique où l'on a semé des graines de voix en prenant des postures de yoga. Celle de la Montagne était au rendez-vous, on a eu du Po et on en a encore !
"PO-aime" :
"Les oiseaux ont disparu dans le ciel,
le dernier nuage s'est évanoui.
Nous sommes assis ensemble,
la montagne et moi, jusqu'à ce que,
seule la montagne demeure !"
Li Po
Assis en posture stable comme une montagne, nous voilà puissant, solide.
Les tempêtes peuvent bien passer comme le temps passe, à toute berzingue, en nous rien ne se déglingue, rien ne se casse !
Sans se presser, en sachant se "meynier" quant il le faut, sans jamais avoir à se dire "faut que j'me magne", la force de la montagne nous gagne !
Nous sommes la montagne !!!

Namasté !

Crédits Photos :
L'étonnant Magnus Muhr, si ça se trouve, ce récupérateur de mouches mortes ne peut pas voir les mouches en photo. Allez, une dernière, les J.O de Rio (éclats), c'est aussi ça "La vie des mouches" !!!





vendredi 3 juin 2016

"L'oiseau des lyres"



" ... Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend ..." Prévert "Oiseau-lyre"

"Moineau gras commun ..."
Pour se nourrir, les moineaux des villes choisissent la facilité. A trop becqueter nos restes bien trop gras et beaucoup trop sucrés, ils deviennent moins robustes. Leur population est en déclin !
A trop nous imiter, ils finiront par déprimer et raconter des blagues stupides ... :
"Un moineau végétarien dit à son pote qui s'empâte :
- Fais gaffe, à force de grossir, ton tee-shirt va rétrécir !"
... Idiot, n'est-ce pas, comme vous le savez, les moineaux ne portent pas de tee-shirt mais des robes de bure comme celles des moines !

"Pépère OK", 30 ans de vie commune avec une amoureuse des oiseaux.
Un perroquet, ça caquette, ça répète pour partir à la conquête d'une coquette savante, telle l'éthiologue Irène Pepperberg. Elle lui apprenait à nommer les objets. Le perroquet enregistrait tout, il aurait pu être commissaire-priseur tellement il connaissait de choses. Le soir, quand Irène sortait, il lui disait :
"Portez-vous bien, à demain, je vous aime."
Cet exotique oiseau savait parler aux dames, mais était-il blagueur dragueur pratiquant l'humour yogique ?
- Mais keskesekça l'humour yogique ?
- C'est de la plaisanterie qui s'adapte. Le fureteur moqueur pratique, par exemple, l'humour potache pour la potiche, le non-sens pour l'intellectuelle ou les calembours carambars pour la gourmande :
"Mr et Mme Enfant ont deux filles nées le jour de Noël, quels sont leurs prénoms ?
- Bon Dieu, d'habitude, je suis bon en devinette mais là, doux Jésus. je cale.
- En fait, la réponse se chante, la voici :
"Irène et Ludivine Enfant ... "
Savez-vous que ce perroquet qui par ses talents fait tourner les têtes et chavirer les cœurs, est aussi le seul oiseau qui peut regarder derrière lui sans tourner la tête et sans avoir mal au coeur ?
La sittelle en est toute retournée !




"Transport pas commun", comme un accord !
Parisiens, en ces temps incertains de grève des transports, rendez-vous station "Aubert" pour voyager en première classe avec la libellule.
"... Quand je joue de la guitare au bord de la rivière près de chez moi, il y a toujours une libellule qui se met en vol stationnaire à 20 centimètres de mon nez, comme pour m'écouter.
Puis, elle rejoint son groupe et c'est une autre qui approche, à une coudée de la surface de l'eau qui coule lentement ... Je me sens super bien dans ce coin là, elles doivent le ressentir.
Entendent-t-elles ma musique ?
En tout cas, elles me regardent avec leur vision à 360 degrés et j'ai vraiment l'impression d'un échange les yeux dans les yeux ... Je me demande si ce ne sont pas des elfes ?"
(Jean-Louis Aubert dans le magazine "Clés")
Il a raison Aubert au bord de l'extase, profitons (dans le sens positif du terme) de la nature.
Pour bien agir, il faut savoir sentir l'air, renifler, ressentir, écouter et goûter, flâner, glaner, se poser, s'émerveiller, méditer (se calmer) et "ruminer" (laisser mûrir les idées, les décisions et les désirs).
Il faut aussi savoir attendre et se voir atteindre, savoir prendre son temps et le perdre puisqu'à tous les coups, on gagne ... à perdre du temps.
Les temps morts, l'ennui nous rendent fort et plein de vie et d'envies !
Tiens ! écoutez donc ce drôle de zozo, l'oiseau-lyre lyrique !




"Oiseau-lyre musicothérapoète"
Imitons la nature. L'oiseau-lyre a plusieurs cordes (vocales) à sa lyre: non seulement il imite sans limite le chant des autres oiseaux mais en plus, il reproduit ce qu'il entend dans nos jardins, comme la tronçonneuse ou la tondeuse.
Tu crois qu'un voisin tond pendant qu'tu tonds profitant qu'tu fais du boucan et non, c'est le toucan imité par le perroquet, qui répète tout ce l'oiseau-lyre-tondeuse vocalise !


"Langue étrange erre"
SI LA SItelle torchepot aime avoir la tête en bas, ce n'est pas le cas du Pic noir, lui qui enroule sa langue autour de son cerveau pour ne pas avoir mal à la tête !
Ah ! si le yoga de la langue pouvait protéger contre les agressions de Miss Lucie Parkinson (dite "Lucie-haine" ou "Lucie-fer").
- Et pourquoi pas "Germaine" pendant que tu y es ?
- T'as raison, "Gère-mène" (qui gère ta vie et qui te mène par le bout du nez), c'est une bonne idée !
- Faut faire gaffe ! Elle fait sa mal-aimée et en fait, te "dit : j'erre" et te "mal-mène en bateau".
Après coups (et blessures), faut pas que tu t'étonnes d'avoir le mal d'amer !

Tiens, voici un joli colibri !


                                                                    Oiseaux.ch

"Exquis colibri yogi"
Le colibri ne marche pas mais c'est le seul oiseau qui vole en arrière !
Il n'a pas un appétit de moineau, ce petit oiseau. Au contraire, il mange comme quatre. En fait, il mange tous les jours la moitié de son poids. Si l'on compare à l'homme, c'est comme si nous mangions soixante fois notre poids !
On ne fait pas le poids.
Le colibri d'Anna, petit oiseau à tête rose (pour le mâle), charme en devenant acrobate, yogi. En l'air, il peut faire des piqués à 90 kilomètres/heure.
Cela représente 363 fois la longueur de son corps par seconde. En comparaison, les possibilités de l'homme sont ridicules, décidément, ça vole pas haut pour le "t'es rien" !
Si ça se trouve, c'est pour ça que l'humain ne respecte pas la nature, parce qu'il est complexe et complexé.

"Small is biotiful", le colibri libre qui fait sa part.
"Boisson ou poison ?"
Le caféier, le théier et le cacaoyer produisent la caféine, la théine et la théobromine, autant de poisons pour éloigner les insectes.
Pour les oiseaux, ce sont des poisons mortels. Pour les humains, pas de danger, sauf si notre consommation est excessive, sinon c'est bon pour lutter contre Lucie-haine !


Voilà,  à bientôt !
Adichats !
Le chant des pinsons connaît des variations régionales. Le pinson gascon chante "moinsse" et le parisien "moins".
J'ai toujours envie de dire : "à vos souhaits" ! lorsque j'entends un gars gascon gai comme un pinson éternuer "Adichats" !
Voilà, je voulais juste mettre l'accent sur ça.
L'accent ne fait pas le bonheur mais il y contribue !

Allez, pour conclure et pour rire, revoici cet oiseau rare qui se transforme dans cette improvisation en "oiseau-délire" !!!




vendredi 27 mai 2016

"Piaf piou pouffe"



"Devant mes yeux ébahis,
en un vol acrobatique,
le moineau chope un moustique."


Cette semaine, j'écris sur la vie des oiseaux. Comment commencer ?
- Regarde, me dit Miss Funny d'un ton joyeux.
J'optempère et je vois, dans le jardin, un moineau qui virevolte et chope un moustique, le genre de loustic qui "pique ta femme sans payer l'adultère" (comme le chante si bien Zao, chanteur congolais tellement joyeux qu'en l'écoutant, on ne fait que de se gondoler).
Comment c'est ... possible une telle synchronicité : je pense à toi en tant qu'hurluberlu et tu passes devant moi en looping !
Comment sais-tu, toi l'oiseau, que je suis à la recherche d'infos insolites à ton propos.




"Déjeuner en paix"
Passé neuf heures, je veux juste déjeuner en paix sans radio, sans nouvelles, le nez dans le mug de café et la tartine beurrée à la main. Et te voilà, maitre moine nô qui me met le pied à l'étrier pour aller "triller" avec les oiseaux le bon grain (de voix) de l'ivraie.
- C'est à livrer avant que chacun voit midi à sa porte !
- Que chacun voit maudit à sa porte, me dit Mado. toujours aussi optimiste.
C'est le bazar, je me sens bizarre et perché comme un oiseau !
- M'enfin, Firmin, tu n'penses pas que c'est un coup de Miss Parkinson, l'indésirable qui veux te faire vivre la vie en morose.
Ainsi, elle cherche à t'éloigner de la réalité, à faire en sorte que tu perdes pied.
- Tu as raison, Gaston, cette gothique égotique n'apprécie que le noir (c'est pour ça qu'elle veut me faire voir la vie en noir).
Elle change couleur en douleur (ou "doux leurre"). Elle n'aime ni les blagues, ni la nature, alors tu parles Charles comme elle s'intéresse aux blagues de la nature.
Quand aux chants d'oiseaux, ce ne sont pour elle que raffut de tous les diables, boucan d'enfer et bruit qui pourrit la vie !
- Pour sûr l'Arthur, revenons donc à "les cent ciels", parlons donc des as de la voltige, des "Caruso" du chant d'oiseau et des cas rusés et malins qui se rendent la vie meilleure grâce à moults trucs, astuces et combines !




"Déjeuner huppé"
Ecoutez, vous vous ferez votre idée, vous avez une maladie grave, changez là en "mâle a dit ... tu tou t'ouie tut oui ..."
Dans mon jardin, savez-vous koikinya ?
Y'a une grive musicienne, c'est un oiseau un peu costaud et en même temps finaud. Elle a du coffre et offre à nos oreilles ravies, un chant plein d'entrain.
Au début de son récital, elle se chauffe le syrinx, elle y va mollo et trémolos. Et déjà, elle trône tel le sphinx parmi les virtuoses.
Lorsqu'elle est chaude comme la braise, elle ramène franchement sa fraise et balaise, ose tout. Elle ne craint rien, même pas le ridicule (que je compare à de l'humour).
Parfois, on dirait l'effervescence qui règne dans une messe "gospel" ! ou alors on l'imagine fort bien en supporter de foot "déchênée", on perçoit des coups de sifflets, des "appeaux-dissements" : "Titi ! Titi ! Tululululu" !
Quelle santé, quelle énergie !
C'est un oiseau qui aimante et alimente ta joie de vivre (il te donne la patate et la banane).


                                                         Photo de Claude Ruchet

"Troglodyte trop mignon !"
Et puis y'a l'oiseau "tout p'tit tou pt'i" (l'un des plus petits), le troglodyte mignon (une petite boule avec la queue dressée en l'air) qui chante avec une puissance incroyable pour sa taille.
Son syrinx fait une tête d'épingle et ça s'entend à des centaines de mètres.
Maestro-glodyte, ton chant fûté et fluté (sopranino), plus aigu que les autres est bien intéressant..


"Môme moineau"
Le moineau, lui, c'est son nom qui chante lorsqu'on le change. "La môme Piaf " était le surnom d'une célèbre chanteuse ?
Piaf viendrait de "Piou", mot imitant le chant du moineau. Ce mot aurait été déformé par le temps.
Plus haut dans cette chronique, j'ai tapé le mot "moine nô". Et voilà que je découvre, via "Wikipedia", l'origine du mot moineau.
Ce dernier viendrait de ses ressemblances avec le moine : plumage marron comme la robe de bure des religieux et la calotte grise en relation avec la tonsure monacale !


Le chant des oiseaux, ça se prend, ça s'apprend. A partir du moment où "ça se connaît" (l'oreille et le chant s'entendent bien), ça se reconnait facilement.
Collectons et colportons les chants d'oiseaux !
A bon entendeur, salut !



vendredi 22 avril 2016

"L'hurluberlu et le turlututube"


Diantre ! quelles doctes anecdotes, dites-donc !
Le vent marin et malin d'Andernos me souffle quelques croustillantes incongruités musicales.
J'en profite pour faire le malin et ici ou là, porté par le vent, je mets mon grain de sel iodé ou mon grain de folie yodlé !

"Rumble aux pommes goûteuses ou pourries (par les ahuris)".
En vrai, on reste "quoi ?", on ne sait pas quoi dire, on reste sans voix !

"Rumble" est un tube rock de 1958, interdit à la radio sous la pression d'idiots qui considèrent que ce titre mène à la violence. J'ai cherché dans les paroles ce qui pouvait choquer, je n'ai rien trouvé. Forcément, il n'y en a pas, c'est un instrumental !!!
On se dit que ce n'est pas Wray, mais si c'est lui, le si simple et efficace Link Wray :






"Tube dollars : pas tubulaire mais presque" !
Tube : à l'origine, le terme vient du cylindre rotatif sur lequel les chansons populaires de l'époque étaient enregistrées, à l'aide d'un phonographe.
Dans le sens de succès, le mot aurait été lancé par Boris Vian au milieu des années 50. A l'époque, les gens de la profession utilisaient le mot "saucisson".
Ne le trouvant pas élégant, Vian décide de faire la promo du mot "tube" qui désigne une chanson à succès dont les paroles sont aussi creuses qu'un ... tube !
Ce terme se trouve dans la chanson "En avant la zizique".
Vingt ans plus tard, le talentueux chanteur arrangeur J.C Vannier va plus loin avec l'excellent "Turlututube" (dans la chanson "Papa fait nous un tube") !

"UB for tea" and "D'ailleurs Straits" : alloc rock !
En Angleterre, à la fin des "seventies", certains groupes se créaient en espérant sortir de la mouise. C'est le cas de "UB 40", des musiciens pointant au chômage décident de former un groupe portant le nom du formulaire à remplir pour toucher les allocs.
Le formulaire leur a servi de porte-bonheur et les a nourris de "food for thought" (tube langoureux et chatoyant, avec une guitare qui miaule toujours au bon moment dans ce reggae nonchalant).
Quand à "Dire Straits", tout est dit dans le nom du groupe que l'on peut traduire par "complètement fauchés". Heureusement pour eux un tube les a sauvé de la misère et depuis les "Sultans of swing" ont vendus 120 millions de C.D !




Virtuoses excentriques !
Sur scène, ces deux énergumènes pratiquaient la gym avec instrument,
Paganini en compagnie de son violon violent et Hendrix avec sa guitare star, jouaient tous les deux les mains dans le dos sans ralentir le tempo.
"Gymi" Hendrix jouait de la "strat" (fender stratocaster) avec ses dents et "touistait" avec sa guitare à hauteur de genoux.
Paganini jouait du "strad" (stradivarius) en se lançant des défis, genre :
"Tiens on est mardi aujourd'hui, soyons donc hardi ! et si je jouais  en étant suspendu la tête en bas, peut-être que ça me remettrait les idées en place !"
Ou,bien :
"Miroir, je ne veux plus te voir, je préfère me marrer plutôt que de me mirer, jouons donc les yeux bandés !"

Après les excessifs "démon-strat-tifs" (ou "des monstres stradifs"), voici les pros de l'impro en état de grande fatigue où comment rendre une proche "burnoute" créative.

Richie ravi au Paradis (Heaven) !
Festival de Woodstock, été 1969, alors que son concert se termine, les organisateurs demandent à Richie Heavens de continuer à chanter. Après trois heures de scène, fatigué mais motivé, il se lance dans une longue impro ("Freedom") et fera un tabac.
Cela restera comme l'un des tubes du Festival.

24.01.75 : "Köln concert" de Keith "J'arrête" !
Après une interminable tournée, Keith Jarrett, exténué, décide d'annuler ce concert prévu à Cologne. Son agent insiste, Jarrett fait preuve de bonne volonté.
Il se rend à Cologne et là il se met en rogne quand il joue sur un piano qui n'est pas celui qu'il avait demandé. Ce piano déglingué ne lui convient pas. Les touches les plus graves et les plus aiguës ne le satisfont pas.
"Puisqu'il en est ainsi, je laisserai ces touches là de côté et je concentrerai mon jeu sur les touches du milieu !", a t-il dû se dire.
Ainsi fut fait, tout le concert est une longue et formidable improvisation pleine de vie, de lyrisme et de joie physique (grognements, petits cris extatiques et soupirs).
Je considère le C.D de ce concert comme son chef-d'oeuvre, c'est un moment de grâce poétique et thérapeutique. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque c'est l'un des C.D les plus vendus dans le monde.




Contraintes craintes ou bienfaisantes ?
Lorsque nous sommes contrariés, créons donc un "contrat riant" avec nous-même.
Puis d'un ton léger, d'une humeur primesautière et vagabonde, prenons des chemins de traverse (idéal quand tout va de traviolle) sinueux et buissonniers.
Ainsi, nous découvrirons des endroits renversants, surprenants où tout ira comme qui rigole. On s'en paiera une bonne transe et on rira de cette transformation qui s'installera en douceur dans nos coeurs de rockeurs !!!
Dégrisons nos âmes grises aigries en crise, essuyons la suie de nos âmes et nos idées noires !
Changeons nous, échangeons nous nos astuces afin que vive le troc de trucs authentiques que chics, et changeons-nous les idées !!!
Allez, à la revoyure !


vendredi 18 septembre 2015

"Fée mouche"


"La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé."
Pierre Dac

Miss Funny (dans une ancienne vie) :




Miss Funny ne peut pas s'endormir s'il y a une mouche dans la chambre. Si c'est le cas, elle prend sa tapette et danse la polka (ce qui surprend l'insecte). Enfin, la "zapette pour bète qui slapète" à la main, elle extermine l'inopportune !
- Ah, ces mouches ! C'est une vraie plaie.
Assez, je dis assez, je n'en peux plus. Plus j'en tue, plus y'en a !!
Après avoir pris la mouche, elle se calme puis clame :
- Je n'vais pas chez elles, qu'elles viennent pas chez moi.
Qui m'sort par les trous de nez, je me mouche, comme dirait Molière.
- T'es sûr de ta citation ?
- T'as raison le drôle, je m'emporte et après, je cite de traviole :
"Qui se sent morveux, se mouche".




"Tue-mouches" d'élite, irascible mais précise et sans peur comme un sniper qui vise sa cible, elle n'a pas de limites. Au top de la tape, elle tue d'tout :
Elle tutoie les mites puis les réduit en poussières,
Les mouches et les moustiques sont mortellement amochées par la "tapette à mouche-tic" !
Quand aux moucherons, ils vont vivre leurs dernières heures dans le ventre de l'aspirateur. Alors, la ménagère dira :
"Pif, Paf, Pouf, Tchak ! l'affaire est dans le sac !!
La tactique est impeccable, la technique est imparable et tout ça, dans la légèreté, sans avoir recours à des baffes ou à des bourre-pif de ouf !
A l'heure du dîner, la "tue-mouches too much" speakera in English :
"Flies on peas,
is not good for food."





C'est vrai que la pratique du yoga rend plus mince. Certains, même, peuvent devenir de véritables "poids mouche".

- Et le yogi qui lie, qui lit, ça n'le chatouille pas quelque part au niveau du vécu (comme on disait à l'époque de la "rêve-évolution hippie") ?
- Effectivement, le yogi pacifiste, épicurien et stoïque, peut être parfois gèné aux entournures. Dans ces moments là, des pensées passent et lui murmurent des phrases tonitruantes :
Mais Miss Funny, c'est pas bientôt fini tout ce bruit pour rien ?
Tu "prends la mouche" si souvent, "quelle mouche te pique" ?
"Faut pas faire d'une mouche un éléphant" !
Je vois bien que tu ne "fais pas la mouche du coche" (s'agiter sans résultat), quoi que (tu t'agites pour rien, les insectes sont trop nombreux).
"Ça tombe comme des mouches" !
Ton côté "fine mouche", "fait mouche" !
Effet moche sur les rideaux. J'avoue que pour moi qui "ne ferai pas de mal à une mouche", la seule utilisation possible de la tapette zapette, ça serait pour zapper Miss Parkinson.
Cette ogresse dévoreuse de dopamine, est tellement prude, que le plaisir des yeux coquin "parkinsonné" ne devrait négliger, l'a fait s'éclipser pendant un temps.





Le saviez-vous ?
Jusqu'au 17° siècle, le mot "mouche" englobe différents insectes :
  • La mouche à miel : l'abeille.
  • La mouche cornée : le scarabée.
  • La mouche à chien : la tique.
  • La mouche à bœufs : le taon.
  • La mouche à feu : la luciole.
Et puis ...
"Il y a un proverbe chinois qui dit :
Quand on est une mouche, on a souvent des amis dans le besoin."
Geluck





Lorsqu'elles sont poursuivies par un prédateur, les mouches changent rapidement leur trajectoire et font une figure géométrique bien précise (un genre de looping).
Et bien, des chercheurs ont découvert que les aviateurs en guerre font cette même acrobatie quand ils sont sous la menace d'un ennemi.
- Oui, ben les mouches peuvent faire autant de loopings qu'elles veulent, moi, je les "looperai" pas !
"Si l'on considère le rapport poids-décibel, le rendement sonore d'une mouche est supérieur à celui d'un avion."
Frederic Brown
On croit toujours que la mouche c'est louche. Alors qu'elle est utile :
Elle participe à la pollinisation des fleurs.
Elle transforme les déchets en humus.
Elle fait disparaître les charognes et les ordures.
Dans la chaîne alimentaire,  s'il y a moins de mouches, il y aura moins d'oiseaux et moins de poissons, qui sont friands de mouches.
Elle est utilisée pour des recherches en génétique.

"Quel est votre secret pour avoir du succès ? demande t-on à Salvatore Dali. Il répond :
"Offrir du bon miel à la bonne mouche au bon moment et au bon endroit."




Et hop ! Esope :
"Une mouche tombe dans une marmite de viande. Sur le point de mourir, noyée dans la sauce, elle se dit :
Eh bien, maintenant que j'ai bien mangé, bien bu et pris un bon bain, que m'importe de mourir ?"
On supporte plus facilement la mort, quand on n'y attache pas de tristes pensées.
Fable n°239
"Dans le lait des rêves, il tombe toujours une mouche."
Ramon Gomez de la Serna

Crédit illustration :
L'imaginatif photographe suédois Magnus Muhr a l'esprit "Funny".
J'apprécie son style simple et efficace. C'est drôle et ça tape dans le mille, je rigole, elle dégringole. Et vlan ! une torgniole pour Miss Parkinson, K.O au sol (c'est une austère rabat-joie, j'vous dit) !

Note à benêt : "Om sweet Ohm".
J'ai eu des amis bouddhistes excentriques qui se débarrassaient de ces "muscidés" agaçants avec une lanterne électrique. A chaque électrocution, comme dans la tradition, ils chantaient le mantra de compassion :
"Ohm mani padme hum" !

Délicate dédicace à tous les "ohm-muscidés" !!!
Ecoutez donc l'histoire de "Mireille" une merveille de Dick Annegarn.
Namasté et bonne santé à tous (sauf aux mouches tsé tsé), tsoin tsoin !!







vendredi 10 juillet 2015

"Mime au logis ... mésange passe"


"On reconnaît un oiseau en écoutant son chant,
on reconnaît un homme en écoutant ce qu'il dit."
Proverbe chinois

Editho piaf :
L'accro-pôle (financier) s'envole, les aigris pestent !
Les grecs endettés jusqu'au cou, disent "non" à l'Europe des démocrates hypocrites qui leur envoie, non pas des bouées, mais des boulets de secours afin qu'ils ne se noient point.
"Vous avez intérêt à rembourser" et à "ne pas rebrousser chemin", exigent les lourds et balourds prêteurs sangsues mais pas censés. Si les pays de l'Europe ne sont qu'intérêts particuliers qui décollent, les grecs, eux, sont atterrés.
Mais même altérés, ils ont soif d'idéal, rêvent de trêve, d'envol et de légèreté. Bref ! Ils ont le cœur lourd, la pépie pressante et cherchent à se "déshaltérer" !
C'est l'été, mais il fait froid dans le fond de nos cœurs, chantent-ils.
Ça caille, il n'y aura pas de toutristes cette année pour aller voir "l'acropôle nord" !
Pourquoi aller se peler d'effroi dans un pays en crise de foi en l'Europe ? se demande le quidam.
La Grèce refroidie, l'Europe fait sa caille !

Mimologie ...
On fait dire à la caille pour imiter son chant (enfin plutôt son cri) :
"Paye tes dettes, paye tes dettes !"

A propos d'oseille, notons que son nom complet, "la caille des blés", peut à l'oreille, passer facilement de "déblaie" (du balais) à "du blé".
Le vent qui souffle là-bas est froid, encore heureux qu'il ne pleuve pas. Le pic vert n'annoncera pas la pluie qui rend morose :
"Ipiu, ipiu", "ipieu", (il pleut) !!!




Mimologisme : pour mieux reconnaître le chant des oiseaux, on les fait parler.
Ici, c'est canicule, on est moins enclins à se bouger les fesses, on peut prendre ... du recul !
Dans les fesses-tivals, les artistes peuvent raconter des blagues de cul culottées et déculottées ou alors, faire du mimologisme, tel celui des tourterelles :
Le mâle :
"Veux-tu qu j'te trrrrrrrrrrousses ?"
La femelle :
"Trrrrrousse, trrrrousse !"

Plutôt que de voir noir, voir grivois, ou alors choisir la voie romantique et se prendre pour le merle noir qui séduit la femelle, non seulement par son chant flûté, mais aussi par ses mots :
"Oh la la que tu es jolie !"

Si l'on entend la huppe fasciée qui chante son "Oupoupoup" et qui rajoute à la fin "bidou" tout en remuant du popotin, c'est qu'on a affaire à une huppe fessier qui se nomme Marilyn !!!
Si elle est plus petite, qu'elle est tête en l'air et qu'elle "gazouille", c'est que c'est une linotte.
Si elle porte des lunettes, on a alors affaire à une linotte myope !
C'est justement ce que se dit le coucou qui veut en faire son affaire et qui du coup, coucoule et annonce :
"Coucou ... veut ti ... rer un ... beau coup !!!"




Heureusement qu'il ne vit pas avec la mésange charbonnière qui passe son temps à chanter ses courtes phrases rythmiques :
"T'étais où ?", "t'étais où ?" !!
Ou bien :
"Où es-tu ?", "Où es-tu ?" !!

Aparté particulier : au moment où je termine de taper cette dernière phrase, j'entends le son amplifié d'un oiseau que je connais. J'en reconnais la sonorité, mais là, c'est plus son cri de danger qu'elle émet. Serait-ce la ... ?
Je sors de mon cagibis-ordi qui donne sur l'atelier "Yoga et Musique" et je vois, posée sur le haut de la fenêtre ouverte, à moins d'un mètre de moi, une ... mésange charbonnière.
Oui, exactement celle qui fait :
"Qui es-tu ?", "Qui es-tu ?".

On s'observe pendant un long et bon moment !
Pour être bien sûr que je ne rêve pas, je demande à Miss Funny de monter voir l'étonnant duo. Elle confirme que mes yeux voient bien clair. Pinsons-nous, nous ne rêvons pas. C'est extra !
Bel exemple de synchronicité !





La grive musicienne et philosophe, se chante des questions métaphysiques (qu'elle a tendance à répéter) :
"Qui suis-je ?", "qui suis-je ?"
"Où vais-je ?", "Où vais-je ?"

La nuit porte conseil, "dicton". Voyons ce que dit la chouette dans ce langage populaire imagé :
"J'couche dehooooors" !!!

Bon, d'accord, comme on fait son nid, on se couche !




Le Rouge-gorge :
Celui là, il a mauvais caractère. Avec les autres oiseaux, il est souvent agressif. Pourtant son chant est tendre, mélancolique et mélodieux. Il dit :
"Tout, tout, tout doucement."

Une légende dit qu'à la mort du Christ, deux oiseaux s'approchent de son corps. La fauvette retire une épine de son front. Le sang perle, le rouge-gorge l'essuie de sa poitrine. Depuis, le rouge-gorge a toujours sa tâche divine ...

Quelle aubaine ! Nous vivons dans une forêt urbaine, rue des Pinsons.
Les Pinsons, j'en entends de temps en temps. Il paraît qu'ils disent :
"Sème, sème, sème,
tu gagneras bien ta petite vie !"

La voilà, la sagesse antique (et pas en toc) :
Que tout le monde sème !!!




Voilà, je n'ai écrit que des choses vraies aujourd'hui. Parfois, dans certains articles, je laisse aller mon imagination.
Mais là, pas de fiction, tout existe : les mimologismes et l'aparté mésange (cela m'apprendra à mettre des points de suspension à tout bout de "chant") !

L'exquis "Qui est-tu ?"
Ah ! Ce "Qui es-tu ?" résonne en moi avec tant de quiétude !!!
Ah ! Mésange sans gêne et sereine, reviens quand tu veux dans mon atelier zen !

Je m'aperçois après relecture, qu'en tapant le mimologisme de la mésange, je me suis trompé. Sur mon carnet de notes, j'avais écrit tout petit, façon "pattes de mouche" (encore un coup de Miss P) "Qui es tu?" et j'ai tapé "Où es-tu ?" sur le blog. Ah ! comme dit Jodo :
"L'inconscient sait tout."
Ça n'en est que plus beau !

A bientôt !


vendredi 29 mai 2015

"Cool dans nos veines"


"Le yoga est l'arrêt, la cessation de l'activité incessante du mental."
Patanjali
Le plaisant présent :
- La vie jaillit de l'avis de Patanjali, sans le yoga, ma vie ne serait "pas tant jolie".
- Épatant, sauf l'emploi du mot tant (mieux vaut dire : "pas si jolie") qui n'est pas plaisant et le temps qui n'est présent qu'en première partie de phrase.Tant pis, Mr le yogi, je suis au regret de vous dire que vous n'êtes présent qu'à mi-temps, que vous faites les choses de l'avis à moitié, alors que vous vous présentez comme un être entier. Vous êtes un polisson ! 
- Vous me plaisantez comme un farceur ...
Mais n'y a pas que le côté farce en moi, y'a aussi mon aspect pâle qui tombe pile-poil quand il sert à effacer les excès du farceur fonceur. Par ailleurs, mon côté comique corrige ma tendance mélancolique.
Bref, lorsque ce duo mélancomique, "policé" et "polisson", est réuni, je suis ravi et mon écriture devient fluide, tout "cool" de source. Alors, je me réjouis et je rejoins mes "oulipotes" qui m'épatent (les déments jongleurs de mots ou de notes des papous papys, papillonnants dans la célèbre émission de radio radieuse "Les papous dans la tête", Jean-Claude Vannier, David Mc Neil, Dick Annegarn, Jacques A Bertrand, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat ... ) !
Mais ne nous voilons pas la fesse. Il s'agit de faire face à la tristesse, de prendre place et d'en faire pour affirmer sa présence sur terre et l'affiner avec délicatesse. Que l'on soit "terre à terre atterré" ou "lunaire l'air perché", de toute façon ...
"De deux choses lune, l'autre, c'est le soleil." (Prévert) :
Qu'en dit le candide ?
"Lorsque le sage montre la lune,
l'imbécile montre le doigt !"
Et l'excentrique Erik ?


- Vous évoquiez plus haut l'Oulipo, là, vous faites plutôt dans "l'Oulipopotin" !!!
- Vous trouvez cela un peu cul-cul, Mr le puritain ?
- Vous avez raison, je suis un peu trop plan-plan.

Cool dans mes veines
faut-il qu'il m'en souvienne,
ce sang-froid rouge karma,
qui me donne tant de joie !
"Appeau linéaire"

La joie, le plaisir se conjuguent au présent. La présence conduit au calme de l'esprit, au silence intérieur. Elle joue un rôle de trublion face aux fâcheux tourbillons du mental dont elle annonce la fin. Il n'y a que le silence de la présence qui vaille contre ce véritable moulinet de pensées et d'images qui nous assaille.
Face à ce maelström psychique qui ne nous fait pas de cadeau, seul la présence peut calmer le "je". C'est un cadeau que l'on s'offre pour éviter de souffrir de ce mouvement incessant indécent.
Lorsque l'on se sent présent, on se sent ... plus riche.
Mais comme bien souvent, nous sommes absents, alors on se sent plutôt pris en sandwich entre une espèce d'épaisse couche de regret, de nonostalgie à ronger, peu ragoûtante et une couche de craintes pour le futur ou de plaintes qui murmurent. Ces couches qui nous rendent cruche, ces paroles fariboles qu'on se dit dans un débit inépuisable nous malmènent et nous amènent tout droit dans le mur.
Le silence, c'est l'arrêt de ce vacarme épuisant !
N'hésitez pas à lire et relire Hermann Hesse (surtout "Siddartha" ou "Le loup des steppes" dont on a extrait cette citation) :



Etymologie :
Le mot présent vient du latin "Praesens" qui signifie "maître de soi", "puissant". Donc, l'homme présent est celui qui peut maîtriser sa vie et l'absent, celui qui ne peut que la martyriser.

Le geste juste est fluide, liquide :
Celui qui maîtrise son art (son lard, son arc, son archet, selon qu'il soit charcutier, archer yogi ou violoniste), point ne se méprise. Il a le geste sûr, précis, efficace, souple. Cela coule de source, sans effort, sans lutte épuisante contre soi et contre les autres.
Finie la morâle, mouise qui nous épuise, terminée la crise intérieure qui nous mine et nous mène à la crise de pleurs.
On mise sur l'harmonie et la sérénité de notre vie mentale, qui de bruyante est devenue brillante. On a prise sur le fatal vagagabondage mental sans âge, on se joue "le temps des cerises" sur un mini violon avec des gants de boxe comme Coluche et ça c'est vraiment la cerise sur le cadeau !!!




Voilà pourquoi mes élèves m'entendent répéter inlassablement :
Synchronisez le geste avec le souffle ...
Revenez dans un mouvement lent, huilé, fluide et régulier ...
Quittez la posture, mais pas la séance ...
Asseyez vous en tailleur et en douceur ...
Restez à l'écoute, éveillés (en relaxation) ...

Le yoga vu comme une danse lente avec des poses dont on dispose et des "pauses toujours tu m'intéresse" pour éviter le bavardage mental, cela vaut la peine de se sentir ... cool dans nos veines.




Et comme dit "Tich the teacher" :
"La conscience est comme le soleil.
Quand elle brille sur les choses,
elles sont transformées."
Tich Nath Hanh
Et le si lyrique H.D Thoreau que dicte t'il ?
"Tu dois vivre dans le présent, te lancer au devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant."
Allez, comme disent les gens surfeurs d'ici :
Bon vent, bonzes potes*, évitez les vagues à lame et les brouillards à couper au couteau, allez hardis adichats !!!

*bonzes potes : bon "spot", un spot c'est un bon coin pour surfer.


vendredi 30 août 2013

"Le fond de l'air est Fred."


Suite et fin de cette série "dommage !", hommage à  l'homme d'images : Fred.
Pour vous mettre dans l'ambiance de ce créateur à l'imagination fertile, je vous livre cette intro intrigante, cet exercice de style "sûr et à liste" (de titres de ses albums).

Le fond de l'air est frais, chouette !!! Au train où vont les choses, le petit cirque "Philémon tant haut" d' un conteur électrique qui raconte les aventures du Manu-Manu portant à mains lues, l'histoire du Corbak aux baskets lisant le journal de Jules Renard qui tient à peu près ce langage : "Eh ! Maître Corbeau que vous me semblez beau" ... et le temps passe comme il sait si bien faire oubliant le Renard buvant l'eau de La Fontaine. Et ce temps haletant estompe ces estampes étranges qui dérangent. Le fond de l'air est frais, laio laio ! (Jacques Dutronc lui a demandé des paroles pour cette chanson), il n'y a plus de saisons, laio laio !

Fred prenait l'imaginaire au sérieux et il pointait l'absurde des choses sérieuses. On trouve de tout dans son univers naïf et grinçant, à l'humour neznuphare rhinoféroce et pataphysique clownezsque de nouveau nez. Dans les cases de ses bandes dessinées, il pouvait par exemple caser :



Fariboles et Phare-hibou, règle à calculs pour faire rire les polytechniciens à roulettes ( pour les ceusses qui sont à roulotte, y'a "Le petit cirque"), des coinceurs de bulles qui déambulent, tintinnabulent et déboulent, maboules dans le monde des bulles (dont le nom savant est : "phylactères"), défi lactaire délicieux (poètes rêveurs, la tête dans la voie lactée,"bullent" dans leur coin à champignon).
Tout cela débouchant sur de nouvelles perspectives (avec des lignes de fuite et de la fuite dans les idées), qui nous laissent souvent pantois et parfois perplexe même si l'on est perspicace. Fred a sûrement été influencé par le maître en illusions d'optique : M.C Escher. Baladons-nous donc un instant dans ses escaliers qui n'en finissent pas de comment c'est ... Au delà du dedans :




D'autres influences élégantes évidentes : Lewis Caroll ("Alice au pays des merveilles"), Edgar Allan Poe (et ses nouvelles fantastiques), Windsor Mc Kay ("Little Nemo"), Frantz Kafka ("Le Château" ou "Le Procès").
Les B.D de Fred, c'est bon comme un bâton de réglisse, ça glisse avec grâce au pays d'Alice et ses psychédélices !!! Cet inventeur pas vantard, ce poète bousculeur de logique, improvisait ses histoires comme un musicien de jazz. L'air de rien, partait d'un presque rien et arrivait à tout. Cet esthète de l'art, possédait à fond celui du collage, du bricolage, du décalage et du décollage. Il aimait les décors larges, barges, en marge.
Il menait le bateau ivrogne sur les lettres de l'Océan Atlantique, sous un ciel à deux lunes, pour nous faire rencontrer : le Manu Manu, Félicien, Philémon, Anatole, le Corbak aux baskets, le Hérisson grognon, les Pianos sauvages et les Fontaines à guimauve ...  Je vous dit, c't'homme là, a Lewis (Caroll) dans la peau. De Philémon, il disait en 1965 :
"Je cherchais le moyen d'expédier Philémon sur une île ... Et voilà que j'ai la révélation dans mon bain. Euréka ! Où va t'on quand on se laisse aspirer par le petit tourbillon de la baignoire qui se vide ? J'avais enfin le début de mon histoire."



Oui, c'est ça. Mon oeil !!! Fred me raconte des histoires incroyables. Le poète, c'est celui qui a un regard différent par rapport aux choses. Prenez du recul, quittez votre chaise, faites quelques pas en arrière ... encore un peu plus ... voilà, c'est ça ! Regardez à nouveau cette image ... Et bien à une certaine distance, on peut voir cette photo autrement. Ce n'est plus le trou du lavabo avec de la mousse autour, mais c'est un oeil qu'on devine.
Fred, quand il ouvre l'œil, c'est comme cil ouvrait une fenêtre sur la vie dense (c'est ainsi qu'il fait naître l'évidence). Pour éviter de se disperser, pour rester concentré, il avait un truc :

"J'ai ma planche à dessin devant la fenêtre. La fenêtre, je ne l'ouvre jamais, de peur que mon histoire s'envole. Si je l'ouvre, je vais voir mon histoire partir dehors. Et pis quoi encore !!!"

Les "étranges lucarnes" (TV5 Monde) s'ouvrent parfois pour laisser s'introduire dans les foyers, une lumière produite par un esprit éclairé, brillant de l'or issu d'un monde intérieur particulièrement riche. L'homme à la mine d'or, c'est Fred, le filon, c'est Philémon. Les pépites, ce sont les seize albums de Bonne Destinée ! Voici neuf minutes de Bonheur bon art.


En 1954 : Rencontre avec Cavanna qui publie son premier dessin dans son journal "Zéro" (tout frais, tout nouveau). En 1960, il est co-fondateur du journal génial "Hara-Kiri" avec Cavanna et Professeur Choron. Plus tard, Goscinny l'engage dans "Pilote". Philémon s'y épanouit dès 1965. Pour ma part, depuis 1970, je me réjouis à la lecture des aventures de cet ado au pull rayé trop court qui parcourt des mondes parallèles et qui se fait la (vie) belle. Son père s'est fait la belle, "l'âme hors" a réglé son sort à ce rebelle qui s'est en corps évadé ! Hummm ! Tes belles bacchantes câlinquantes, me manquent déjà.



Faites comme Philémon, essayez de sortir de vos limites. Regardez tout Escher, la vie nous coûte et le fond de l'air effaré, alors lisez tout Fred en mangeant un bon chocolat noir et bio, bien assis dans un fauteuil. Faute oeil fatigué à rétine routine, votre regard hagard et à oeillères vous brouillait la vue sur la vie.Voilà, avec votre nouveau regard, une voix nouvelle se fait en-tendre. Vos cellules qui se faisaient du souci, se font maintenant du Souchon  :
"La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie."
Voilà, voici, tout ça, c'est "YogaMusicoThérapie", où tout comme (où tu gommes, effaces les effets indésirables de la présence de Miss Parkinson ou de tout autre démon intérieur). La vie coûteuse devient plus goûteuse, si l'on privilégie les gestes gratuits.
Caresses et bises à l'oeil !