mercredi 21 mars 2018
"Fascinants fascias"
"Foisonnants fascias" !
Dans la vie et dans l'organisme, y'a pas que les chakras dont il faut s'occuper, y'a aussi les fascias !
Le fascia, kès ke c ksa ?
- Quand tu achète une "chocolatine", la boulangère la met dans une "poche" (un sac en papier en gascon) et bien les fascias, pour tout ce qui compose le corps, c'est une poche !
- Moi, je n'en connais qu'une de poche, celle qui se trouve sous les yeux.
- Mais ... ça n'a rien à voir, c'est un peu comme le fascia, tu ne peux pas le voir car il est en toi. En fait, c'est une membrane fine et élastique qui enveloppe nos organes comme le film plastique qui emballe le sandwich.
Le fascia est présent partout dans notre corps. Il porte différents noms selon l'endroit du corps concerné.
- C'est comme le pain au chocolat parisien qui devient chocolatine dans le bordelais !
- "Cesse-là oui !" comme dirait Thierry Lhermitte.
Autour du cœur, il se nomme "péricarde", entourant le poumon, c'est "la plèvre", la boite crânienne et le cerveau sont recouverts par les "méninges". Il y a aussi celui de la respiration, le "diaphragme" en forme de parapluie ouvert, "tendons" et "ligaments" en sont.
Parmi tous les fascias, le "lombaire" est le plus grand.
Le fascia enveloppe aussi les muscles et il assiste ses contractions. S'il n'est pas stimulé, le fascia grossit, s'épaissit et fonctionne moins bien.
Ce tissus vivant est malléable, souple comme un yogi. Cette structure subtile sert de voie de circulation pour le système lymphatique.
Ces tissus conjonctifs relient comme une toile d'araignée toutes les structures du corps. Les tensions physiques ou psychiques abîment les fascias.
En réaction au stress, le fascia se crispe. Un petit changement dans le fascia peut créer une détresse assez importante.
Le stress, les excès, l'anxiété détériorent ces tissus, ce "deuxième squelette en gélatine" (composée de collagène et d'élastine), cela provoque un déséquilibre articulaire, le corps réagit et compense en créant un autre déséquilibre articulaire.
Fascia et yoga.
Dans le corps tout est lié : tu as mal au coude, mais en fait le problème se situe ailleurs, prenons comme exemple un bassin bancal.
Si tu n'arrive pas à lever le coude, c'est peut-être aussi à cause de mémoires corporelles qui te collent à la peau.
Cela peut venir d'un membre de ta famille qui t'a marqué !
Imaginons le en buveur bavard , le coude souvent levé, un peu paresseux.
Tu hérites de cette influence qui t'irrite et hopopop ! te voila avec un bassin de traviole et une vie d'agité hyperactif qui ne sait pas se poser, bref, qui n'est pas capable (mais qui se sent coupable) de lever le coude !!!!
Parfois certaines personnes restent perplexes face au diagnostique médical de spécialiste, peut-être que les maux non identifiés après examens médicaux, proviennent tout simplement de fascias déficients qui par la douleur ou la gêne font savoir qu'on ne les respecte pas ! Dans ce cas, si votre médecin vous dit que c'est psychologique, répondez au rigolo à blouse blanche :
"Et mon fascia angoissé, c'est du poulet ?"
- Le poulet a des fascias comme tout le monde.
Est-ce que le fascia épanoui a d'autres fonctions ?
- Oui, il accompagne le mouvement, il est le garant de la circulation du flux nerveux, agit sur le système immunitaire et sur les douleurs. Il maintient et sépare les organes qui sans eux dégringoleraient.
- C'est pour ça que quand tu as l'estomac dans les talons, ce n'est pas bon signe, cela signifie que ta faim est proche.
- Bon trêve de plaisanterie, revenons de plein pied à notre sujet.
Le fascia nous aide à tenir debout.
Il est très réceptif à la douleur, il a six fois plus de fibres nerveuses que les muscles.
On peut le qualifier d'organe sensoriel au même titre que les yeux, les oreilles, le nez .... A ce niveau, c'est l'organe le plus important et complexe du corps. Il est à la base de notre proprioception (perception du corps) et de notre coordination !
Entretien des fascias :
Il faut mettre de l'huile (activités physiques), éviter les traumas, les émotions négatives, les gens toxiques et les mauvaises positions. Le fascia n'ayant plus assez de lubrifiant, se durcit.
Lorsque l'on ne bouge pas assez, on rouille et après on dérouille !
Ceux qui point ne se mouillent, finissent par avoir la trouille et après, bonjour l'embrouille, les fascias s'en mêlent et s'emmêlent les fils et les filaments. Ils nous donnent alors du fil à retordre, on devient lent et lourd comme une tortue tordue !
Prendre rendez-vous avec un fascia-thérapeute, un ostéopathe ou un acupuncteur (les fascias suivent la même ligne énergétique que les méridiens, cela se voit dans les échographies).
Pratiquer à volonté le yoga, c'est bon pour les fascias !
Et si vous avez des fascias angoissés, faites comme Geluck, voyez les choses autrement :
Voilà, bon vent, bons fascias !
Namasté !
mercredi 7 mars 2018
"Mémoire de yoga n°32"
Les mantras, suite.
... On doit noter que, sur les sujets particulièrement entraînés, on obtient les mêmes résultats par la représentation mentale : le son n'est pas effectif mais imaginaire.
Tout le processus s'enclenche sans vibration externe, mais se prolonge dans le milieu interne de la même façon : l'image mentale du son suffit à provoquer la position d'écoute, d'où l'ouverture thoracique, le retentissement de la respiration épanouie et le détachement progressif de la fonction mentale vers l'écoute, vers la réception extérieure des vibrations ambiantes.
Un cercle vertueux (car "vicieux" dans un sens positif) comme on aimerait en rencontrer plus souvent.
"Si vous jetez une pierre dans un lac aux eaux calmes, des rides se forment à la surface en décrivant un cercle. Le cercle s'étend plus ou moins largement suivant le poids de la pierre. De même les ondes émises par le son, suivant leur amplitude, produisent un effet plus ou moins important sur le corps physique et affectent les trois gunas (qualités) qui sont de nature sattvique (pur), rajasique (actif) ou tamasique (inerte). Lorsqu'on récite les mantras, toutes les activités de l'esprit, comme les pensées, les sentiments ... se concentrent sur un point unique. La disparition de l'activité de l'esprit est comparable à un lac aux eaux calmes et tranquilles, sans rides à la surface". Swami Vivekananda.
Le mantra nous transforme.
Il purifie l'individu grâce aux transformations profondes qu'il réalise en lui mais curieusement, il est lui-même purifié par la pratique et par l'adhésion profonde de l'être.
La répétition constante concentre son énergie phonique et rend le mantra de plus en plus puissant.
Les mantras créent ce qu'ils disent.
Le verbe peut rendre réel. C'est ce que l'on nomme verbe performatif (énoncé qui constitue simultanément l'acte auquel il se réfère).
Par exemple, dans "Je vous autorise à partir", le "je vous autorise" est l'autorisation même. Ainsi du mantra : il ne désigne pas, il n'exprime pas, il met en action et fait advenir.
Dans la mythologie hindoue, les Astras désignent des armes, celles dont les Dieux sont dotés : tels la massue de Yama, le disque de Vischnu.
Ces armes sont associées à des mantras et le plus souvent, ce sont eux qui en éveillent la force latente. Même de simples brins d'herbe, dynamisés par des formules mantriques, vont se transformer dans le Mahabharata en armes de jet, grâce auxquelles Rama va pouvoir tuer une corneille menaçante.
"Om nanas Shivaya" ! Tina Turner a un jour, dans sa vie de lionne chantante, pris un virage bien costaud.
La Turner d'avant a tourné la page, puis elle a tourné sa langue sept fois dans sa bouche et a entamé une nouvelle période de vie, plus paisible celle-là.
Le résultat s'entend, bien plaisant, dans ces chants sacrés.
Nina Hagen a un jour, dans sa vie de panthère en colère, rencontré la voix du yoga. Comme elle était très agitée et souvent énervée, elle a mis du temps à trouver l'apaisement !
Je ne sais pas de quand date la vidéo (à voir ci-dessous).
Apparemment, elle se situe à mi-chemin entre sa période "punky reggae", avec ses fameuses "vocalises orgasmiques" et aujourd'hui.
La Nina Hagen, excessive et sans gêne, est-elle devenue la "nonne troppo" Hagen plus saine et plus zen ?
Tina-Nina, les deux Miss Tic, à la voix "rauque n' roll", formeront-elles un duo chantant des reprises énergiques de "Om namah Shivaya" ou de 'Jaya Shiva shankara" ?
Tina a mis sa fougue et son âme dans le mantra de paix "Sarvesham" ?
Nina nous a concocté un mash-up à base de Shiva !
Alors Nina ou Tina ?
Que chacun fasse son choix !
Namasté !!
mardi 27 février 2018
"Mémoire de yoga n°31"
Suite du mémoire Yoga.
"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger); le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations de la pensée".
Mahesh
MANTRA-YOGA
Dès les temps védiques, une grande valeur était attribuée aux sons védiques. Les textes indiens nous parlent du Shabda.
Par Shabda, on peut entendre : vibration indifférenciée, milieu subtil d'où surgissent tous les phénomènes, et où finissent par se perdre tous les objets de la pensée. Chaque objet naîtrait d'un son, d'une vibration particulière.
Comme les chants liturgiques, les mantras (onomatopées ou symboles religieux) font partie de la gamme des sons rechargeant le cerveau.
Toutes les formules sacrées, chants, incantations ne seraient donc que des procédés de recharge, d'excitation pour une certaine mise en condition cérébrale.
Le cerveau se nourrit des sons, mais toutes les vibrations ne sont pas efficaces. Un fait très important vient se greffer sur le processus de transmission au cerveau, c'est l'influence de la vibration, suivant sa qualité, sur le fonctionnement du nerf pneumogastrique.
Nous savons que celui-ci est par excellence, le véhicule des messages viscéraux. Il est le chemin de toutes les angoisses, la caisse de résonance des sensations obscures. C'est le nerf du doute et du "mal au ventre".
Lorsque cet arbre de transmission interne se trouve nappé de charges positives, tout se passe comme si des opacités internes se trouvaient isolées, puis effacées, pour le plus grand soulagement de l'organisme. On doit remarquer la perfection de la réaction en chaîne :
bombardement de l'oreille par des messages positifs, recharge du cerveau, signaux d'apaisement du nerf pneumogastrique, relâchement des crispations internes, détente externe avec redressement du corps.
Cette transformation de la position, à son tour, joue favorablement, car elle détermine une meilleure position d'écoute : tête haute, thorax dégagé, et aussi meilleure transmission le long du pneumogastrique, un fonctionnement idéal de l'ensemble du para-sympathique (faisant partie du système neuro-végétatif qui a pour fonction d'activer les organes), d'où, à nouveau, une amélioration de la sensibilité d'écoute.
Celle-ci ira même jusqu'à pouvoir s'étendre complètement à toute la surface de la peau, comme l'ont prouvé des expériences cliniques et des relevés micro en main, en divers endroits du corps, chez les nada-yogis (yogis du son).
Om, suite Om !
L'âme est son !
Chanter des mantras nous aide à mieux vivre dans notre "demeure corporelle" et nous permet de faire plus facilement le lien "corps-esprit" ("maison-raison").
Le mantra nous ouvre le coeur comme s'ouvrent les fleurs au soleil.
Il dissout l'anxiété.
Il occupe l'esprit d'une bonne façon, il dépollue le mental et fait le ménage dans les méninges. Tout ce qui nous préoccupe, nous gêne et qui nous résiste, nous regimbe, il en fait son affaire : la gêne qui ne génère que de la peine, le mantra la transforme en joie, en foi en soi, en envie de vie saine et zen !
Ainsi, il calme l'esprit, augmente l'énergie et la concentration aussi. Pour les gens qui ont du mal à se concentrer, le chant des mantras peut être un outil efficace, une autre façon de méditer.
Om shanti, gentil om, belle d'âme oiselle, que la paix soit avec vous !
Namasté !!
"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger); le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations de la pensée".
Mahesh
MANTRA-YOGA
Dès les temps védiques, une grande valeur était attribuée aux sons védiques. Les textes indiens nous parlent du Shabda.
Par Shabda, on peut entendre : vibration indifférenciée, milieu subtil d'où surgissent tous les phénomènes, et où finissent par se perdre tous les objets de la pensée. Chaque objet naîtrait d'un son, d'une vibration particulière.
Comme les chants liturgiques, les mantras (onomatopées ou symboles religieux) font partie de la gamme des sons rechargeant le cerveau.
Toutes les formules sacrées, chants, incantations ne seraient donc que des procédés de recharge, d'excitation pour une certaine mise en condition cérébrale.
Le cerveau se nourrit des sons, mais toutes les vibrations ne sont pas efficaces. Un fait très important vient se greffer sur le processus de transmission au cerveau, c'est l'influence de la vibration, suivant sa qualité, sur le fonctionnement du nerf pneumogastrique.
Nous savons que celui-ci est par excellence, le véhicule des messages viscéraux. Il est le chemin de toutes les angoisses, la caisse de résonance des sensations obscures. C'est le nerf du doute et du "mal au ventre".
Lorsque cet arbre de transmission interne se trouve nappé de charges positives, tout se passe comme si des opacités internes se trouvaient isolées, puis effacées, pour le plus grand soulagement de l'organisme. On doit remarquer la perfection de la réaction en chaîne :
bombardement de l'oreille par des messages positifs, recharge du cerveau, signaux d'apaisement du nerf pneumogastrique, relâchement des crispations internes, détente externe avec redressement du corps.
Cette transformation de la position, à son tour, joue favorablement, car elle détermine une meilleure position d'écoute : tête haute, thorax dégagé, et aussi meilleure transmission le long du pneumogastrique, un fonctionnement idéal de l'ensemble du para-sympathique (faisant partie du système neuro-végétatif qui a pour fonction d'activer les organes), d'où, à nouveau, une amélioration de la sensibilité d'écoute.
Celle-ci ira même jusqu'à pouvoir s'étendre complètement à toute la surface de la peau, comme l'ont prouvé des expériences cliniques et des relevés micro en main, en divers endroits du corps, chez les nada-yogis (yogis du son).
Om, suite Om !
L'âme est son !
Chanter des mantras nous aide à mieux vivre dans notre "demeure corporelle" et nous permet de faire plus facilement le lien "corps-esprit" ("maison-raison").
Le mantra nous ouvre le coeur comme s'ouvrent les fleurs au soleil.
Il dissout l'anxiété.
Il occupe l'esprit d'une bonne façon, il dépollue le mental et fait le ménage dans les méninges. Tout ce qui nous préoccupe, nous gêne et qui nous résiste, nous regimbe, il en fait son affaire : la gêne qui ne génère que de la peine, le mantra la transforme en joie, en foi en soi, en envie de vie saine et zen !
Ainsi, il calme l'esprit, augmente l'énergie et la concentration aussi. Pour les gens qui ont du mal à se concentrer, le chant des mantras peut être un outil efficace, une autre façon de méditer.
Om shanti, gentil om, belle d'âme oiselle, que la paix soit avec vous !
Namasté !!
mardi 13 février 2018
"L'école d'amusique" n°2
Depuis mon ordi lunaire s'élabore un projet peu ordinaire !
Sur mon clavier d'ordinacoeur, j'invente une école "dame musique" atypique pour faire connaître des instruments insolites. Cette âme musique est thérapeutique, elle peut ensoleiller la vie de tous les gens malchanceux à santé chancelante et redonner confiance aux gens complexés qui ne croient pas en eux (elle aide à passer d'une pensée négative "je chante faux" à une positive "faut que je chante").
"Small is biotiful" : mini mimi !
Petit est beau et naturel.
Partir du principe que nous ne somme ni gaga ni "Paganini" !
Nous nous situons entre les deux, plutôt "nini" : ni vieux morose, ni virtuose !!
Premier instrument primitif pour les peaux sensibles : la guitare.
Cela fait un moment que ça me démange alors je gratte un petit peu ma guitare sommaire.
Elle est faite pour donner un coup de main aux "handicapés" peu hardis. A tous les "Andy cap" peu heureux, aux doigts engourdis, endoloris, raides ou tremblotants, elle dit : n'hésitez pas à transformer une guitare usée, ancienne en guitare rusée et zen !
Imaginons une vieille gratte sèche abîmée par des petites mains de bambins (après vingt ans d'éveil musical) : les frettes sont défaites, les cordes oxydées sont excédées, des gamins excités ont laissés des traces sur la caisse, ici et là, et puis encore LA (un RE MI au SOL me SIdéRE, FAce à LADORE qu'il "grattait" à sa FAçon : en ôtant le vernis, il me donnait du fil à retordre ce REMI FASOL LASI DORE*).
Bref cette guitare rouillée a bien dérouillée. Troublée lorsque vous tremblez, elle n'ose plus rouler des mécaniques, alors redonnons lui du son et du sens.
En si en plus de toutes ces misères, vous n'avez plus l'sou, que dans votre tête, tout est sans dessus-dessous et que pour vos oreilles, c'est pareil, alors évitez de chanter :
"Quand t'on a plus le sou, plus l'sou, plus l'sou, on n'a plus l'sou, plus l'sou, plus l'sou ... rire !!"
"Celui qui ne désire point souffrir, se doit de s'ouvrir !"
L'accord ouvert !
Votre vieille guitare a une extinction de voix et peine à se faire entendre, il est temps de changer l'accord standard (mi si sol ré la mi) par un accord ouvert (ré la sol ré la ré, par exemple).
Celui-ci, sans ampli, transformera la voix riquiqui d'une souris en puissante voix d'Opéra !
Les cordes à vide, les harmoniques naturelles, la "slide guitar" et les "open tuning" sont les outils de la guitare zen (guitare sans-gène).Vous en saurez davantage dans de futurs articles.
J'écrirai aussi sur les versions faciles des partitions simplifiées pour jeune débutant et sur l'esprit zen du musicien imparfait qui cite volontiers André Maurois :
* en tendant l'oreille, cela donne : Rémi face au lacis doré !
Dessins : Geluck
A bon entendeur, salut !
Namasté !!
Sur mon clavier d'ordinacoeur, j'invente une école "dame musique" atypique pour faire connaître des instruments insolites. Cette âme musique est thérapeutique, elle peut ensoleiller la vie de tous les gens malchanceux à santé chancelante et redonner confiance aux gens complexés qui ne croient pas en eux (elle aide à passer d'une pensée négative "je chante faux" à une positive "faut que je chante").
"Small is biotiful" : mini mimi !
Petit est beau et naturel.
Partir du principe que nous ne somme ni gaga ni "Paganini" !
Nous nous situons entre les deux, plutôt "nini" : ni vieux morose, ni virtuose !!
Premier instrument primitif pour les peaux sensibles : la guitare.
Cela fait un moment que ça me démange alors je gratte un petit peu ma guitare sommaire.
Elle est faite pour donner un coup de main aux "handicapés" peu hardis. A tous les "Andy cap" peu heureux, aux doigts engourdis, endoloris, raides ou tremblotants, elle dit : n'hésitez pas à transformer une guitare usée, ancienne en guitare rusée et zen !
Imaginons une vieille gratte sèche abîmée par des petites mains de bambins (après vingt ans d'éveil musical) : les frettes sont défaites, les cordes oxydées sont excédées, des gamins excités ont laissés des traces sur la caisse, ici et là, et puis encore LA (un RE MI au SOL me SIdéRE, FAce à LADORE qu'il "grattait" à sa FAçon : en ôtant le vernis, il me donnait du fil à retordre ce REMI FASOL LASI DORE*).
Bref cette guitare rouillée a bien dérouillée. Troublée lorsque vous tremblez, elle n'ose plus rouler des mécaniques, alors redonnons lui du son et du sens.
En si en plus de toutes ces misères, vous n'avez plus l'sou, que dans votre tête, tout est sans dessus-dessous et que pour vos oreilles, c'est pareil, alors évitez de chanter :
"Quand t'on a plus le sou, plus l'sou, plus l'sou, on n'a plus l'sou, plus l'sou, plus l'sou ... rire !!"
"Celui qui ne désire point souffrir, se doit de s'ouvrir !"
L'accord ouvert !
Votre vieille guitare a une extinction de voix et peine à se faire entendre, il est temps de changer l'accord standard (mi si sol ré la mi) par un accord ouvert (ré la sol ré la ré, par exemple).
Celui-ci, sans ampli, transformera la voix riquiqui d'une souris en puissante voix d'Opéra !
Les cordes à vide, les harmoniques naturelles, la "slide guitar" et les "open tuning" sont les outils de la guitare zen (guitare sans-gène).Vous en saurez davantage dans de futurs articles.
J'écrirai aussi sur les versions faciles des partitions simplifiées pour jeune débutant et sur l'esprit zen du musicien imparfait qui cite volontiers André Maurois :
"Le perfectionniste ne cherche pas des solutions aux problèmes mais plutôt des problèmes aux solutions."
* en tendant l'oreille, cela donne : Rémi face au lacis doré !
Dessins : Geluck
A bon entendeur, salut !
Namasté !!
mercredi 31 janvier 2018
"Yogidariste sommaire"
Mon école de musique pour tous :
Cela fait un moment qu'elle se dessine dans ma tête.
Comme je l'imagine, elle sourit d'un rien, comme je l'imagine, elle pourrait même être le OM que j'aime (pour l'instant, elle est dans le silence puisqu'elle est Samson).
C'est une autre voie (rock in chair, jazzy lazy, atypique) pour apprendre l'amusique chic !
- Qu'a t-elle de spécifique ton école de musique chic ?
- Chic mais pas "élitriste" puisqu'elle lit avec joie dans les états d'âme et d'homme. Elle n'est pas faite pour "l'escroc-magnon" accro au pognon qui préfère l'oseille aux oreilles.
Elle est gratis, elle égratigne les convenances pédagogiques, elle est gratifiante et guérissante, elle aiguise la curiosité et augmente le Q.I (et le "KI").
C'est comme ça que je la vois !
- Et elle s'adresse à qui ?
- A tous les "Andy Cap", les déglingués, les esquintés de la main et les déprimés, les complexés, les timides ...
Elle existe pour tous les mal-barrés de la guitare : ceux qui mettent la barre trop haut, ceux qui butent sur le "barré", ceux ont deux mains gauches et ceux qui sont mal à l'aise et pas assez balaises pour affronter les difficultés guitaristiques.
Elle se veut utile pour le "tremblotant", victime du "Marquis de zone", mafieux "vent pire" qui te souffle ta dopamine et de sa fille Miss R Parkinson, dopée à la dopa, "fool bazar" qui t'empêchent de jouer de la guitare !
Elle rend service à "l'hachematique" qui a facilement le souffle coupé et à toutes les personnes au souffle court pour qui "souffler n'est pas jouer" !
Les gens lents, les paresseux élégants et les nerveux anxieux apprécieront l'effet relaxant des différents instruments.
- Les instruments, dis nous, quels sont-ils ?
- Ce sont soit des instruments "en chanteur" (le corps sonore, le chant harmonique, les mantras) qui ne coûtent rien et sont faciles à transporter, soit des instruments simples qui respectent le cahier des charges ((un maximum d'effet pour un minimum d'effort) :
La Guimbarde (en laiton ou en bambou, posée sur les lèvres),
la Flûte harmonique,
le Mélodica,
le Piano à pouce (mini Kalimba),
l'Epinette des Vosges (jouée avec un "bootleneck"),
la Guitare sommaire (dans l'esprit de Boby) :
La suite au prochain message !
Namasté !!
lundi 22 janvier 2018
"Cinéma : La vie, là"
"Bientôt, c'est tout de suite ... ou trop tard."
Guédiguian ("La ville est tranquille").
Le Rex (le cinéma d'Andernos) programme "La villa" de Robert Guédiguian ...
Et là où il y a la vie, je me rends.
Continuant son chemin de traverse, Robert l'épatant avance en rêvant à un autre monde, atterré par ce manque d'intérêt face à ceux qui sans toi "sans terre".
Ce film est une merveille, il contient des trouvailles en pagaille.
Dans ce monde qui part à vau l'eau, un Robinson Stévenin en pêcheur empêchant sa vie de tourner en rond est un drôle d'oiseau marin malin qui déclame du Claudel pour se rendre la vie plus belle !
Sur sa terrasse ensoleillée, un vieil homme se dit "tant pis" puis subit une attaque, il se retrouve ... ensommeillé !
"Les vieux, faudrait les tuer dès la naissance.", dit Guédiguian dans un autre film ("Marius et Jeannette"). Il pourrait aussi raconter cette blague de Rufus :
"A 20 ans, j'avais un pote qui ne regardait que les femmes de 25 ans, normal.Réflexion de "Jo Darroussin" un peu "remeynier" :
A 25 ans, que des femmes de 25, ça tombait bien !
A 30, que des 25, ça passait !
A 40, 50 et 60 que des 25 ans d'âge ! c'est exagéré, surtout quand on sait que les moyens physiques de l'homme de 60 ans sont six fois moins puissants."
- Un homme au bord du précipice, s'apprête à sauter dans le vide. Il réfléchit et se dit "et si j'me racontais des blagues" !
Un dessinateur belge vient à la rescousse et il reprend goût à la vie.
Geluck lui rappelle qu'il est au bout du rouleau !
Revenons au film si précieux, si riche et réalisé avec peu de moyens (peu d'acteurs, de la vieille péloche d'un film de 1985 "kilosa" est réutilisée, la calanque Méjean ou le train de la ligne bleue ont un certain cachet mais n'en demande pas). La caméra prend son temps, Guédiguian observe et tel un cinéaste minimaliste japonais (Ozu) ose le "vase clos du théâtre à ciel ouvert".
Le film est dépouillé, l'image est somptueuse !
Il fait face à la noirceur du monde et l'efface par la lumineuse beauté de la nature.
Le Ken Loach marseillais dénonce ce monde immonde désaxé par des financiers égoïstes et cyniques. Sans trêve, il rêve d'un monde basé sur des rapports humains main dans la main sur le cœur !
Film sur le temps qui passe et qui pousse à devenir sage.
Lorsque j'étais jeune, j'étais comme tout le monde, c'est à dire que j'étais vieux. Je suis d'accord avec l'écrivain Charles Juliet quand il dit :
"Quand on est jeune, on est vieux et lorsque l'on est vieux, on est jeune. Jeune, on commence à travailler sur nous et il nous faut toute une vie pour simplifier, éclaircir notre esprit."Quand on est jeune, rien n'est simple et tout est compliqué, c'est pour çà qu'il est bien difficile d'être parent. Le jeune compliqué, embrumé ne distingue pas vraiment quel est le sens de la vie.
Souvent, on a l'impression de mouliner, on gaspille son énergie à vouloir impressionner et on se bat contre des moulins à vent, on est dans le vent et dans la vantardise !
C'est pour cela que chez les "en-vieux", le jeunisme est une catastrophe. Le vieux chnoque se voit jeune alors qu'il n'est qu'un ancien d'une autre époque (où c'était mieux avant).
Soyons nous-même !
Namasté !!
jeudi 11 janvier 2018
"Mémoire de Yoga n°30"
La musique de l'Inde (suite).
... La pensée indienne reconnaît en chaque note une énergie cosmique qui lui est propre. Pendant l'Alap, le musicien s'exerce à prendre conscience des notes du mode (Mode = Raga : humeur, couleur, passion).
Au bout d'un moment, l'échelle du mode devient une image mentale : c'est la perception du raga. A cet instant, les intervalles prennent une extrême précision, une signification émotionnelle définie. Il devient presque impossible au musicien de détonner, de jouer ou chanter une note qui ne fasse pas partie du mode. Ses auditeurs sont également saisis par le sentiment du raga.
Selon des règles de composition précises, le musicien commence alors à errer sur l'échelle du mode, l'entourant d'arabesques, de motifs mélodiques, mais sans jamais écarter sa concentration mentale de l'échelle du mode. C'est pourquoi toute mélodie fixe est impossible, car elle crée une diversion dans la concentration sur le mode, qui nuit à la précision et au sens des intervalles.
La technique d'improvisation dans le raga a pour effet de recentrer l'individu. La qualité de la méditation musicale du musicien se révèle dans la manière de développer son improvisation et d'amener ainsi son auditoire à travers un dédale d'images sonores à une évidence du sens général, dans lequel chacun se meut au fond de lui-même comme dans un monde connu et portant sans cesse renouvelé.
L'improvisation, source créatrice, devient alors le vecteur spirituel nécessaire à toute découverte et connaissance de soi-même.
Chaque raga est associé à une heure du jour ou de la nuit à laquelle son chant est approprié, et quelques-uns correspondent à des saisons particulières ou provoquent des effets magiques précis.
C'est justement à cause de cet élément de magie et de l'association des ragas avec le rituel rythmique des jours et des saisons, que la netteté des lignes n'en doit pas être voilée par la modulation; ce que l'on exprime en disant que "chanter hors du raga", c'est rompre les membres des anges musicaux.
On raconte une légende caractéristique sur le prophète Narada, alors qu'il apprenait encore la musique. Il croyait y être passé maître, mais la Toute-sagesse, Vischnou, pour abaisser son orgueil, lui découvrit dans le monde des Dieux un vaste édifice où gisaient des hommes et des femmes pleurant leurs bras et leurs jambes brisés.
C'était les ragas et les raginis, et il dirent qu'un certain Sage du nom de Narada, musicien ignorant et exécutant maladroit, les avaient chantés de travers, aussi leurs traits étaient-ils déformés et leurs membres mutilés, et tant qu'ils ne seraient pas chantés comme il faut, il n'y avait point de guérison pour eux.
Alors, Narada s'humilia et, s'agenouillant devant Vischnou, implora la grâce d'apprendre l'art de la musique de façon plus parfaite et, avec le temps, il devint le grand prêtre musicien des Dieux.
Aux modes sont souvent associés des poèmes, cela donne ceci :
"Lalita, jeune et belle, porte un collier de 7 sortes de fleurs. Ses yeux sont allongés comme les pétales du lotus. Vêtue encore comme pour un rendez-vous d'amour, elle soupire à l'aurore, vaincue par le destin."
"Lalita" (mode des premières heures du jour).
Ci dessus : Raga Lalita.
A partir du quinzième siècle, des artistes ont illustré ces poèmes par des séries de peintures intitulées "Ragamala" ("guirlande de raga"), représentant les différents ragas et leurs aspects.
Eh oui Louis, joue et jouie des jolies joies du jeu de l'ouie !
En fait, c'est toujours la même chanson, le même refrain, l'identique rengaine et le similaire raga qui reviennent : trouver le geste juste !
Devenir simple, souple, sincère, avoir un but de joueur de luth et rechercher l'harmonie, rassembler des notes qui s'aiment, qui s'entendent bien, éviter de réunir des notes qui sèment la discorde (et pas seulement chez les joueurs de luth à dix cordes).
Raga santé :
Y'a des ragas pour tout, pour les tracas, les bobos des babas gagas, les actes cra-cra des baba-yaga (ogresses dévoreuses d'enfants), les défis des profs de yoga dont la dopa est bouffée par une baba-yoga rabat-joie ...
P.S : ces derniers temps, j'ai publié moins souvent (trois fois par mois au lieu de quatre), c'est de la faute à ma fainéantise. Je ne joue pas assez de raga "Madhuvanti", le raga ayurvédique qui convient à un gars comme moi.
Namasté et bonne santé pour toute l'année !
Tiens, voilà Madhuvanti, mon médoc anti-parkinson qui m'sonne :
- Il est 18 heures, c'est le moment de jouer mon raga.
- J'y vais de ce pas, paisible, bien déterminé à ne pas me chercher des poux mais plutôt motivé à trouver la paix !
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