Affichage des articles dont le libellé est Instruments de Musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Instruments de Musique. Afficher tous les articles

dimanche 1 janvier 2023

"Le chant des bauls"


Bien posé sur son fauteuil,
Le chat Citrouille,
pendant que je gribouille,
ne dort que d'un oeil !

Guignol "gogol" ou baul qui est-il ce ménestrel mystique ?
Les bauls sont de bons vivants élégants, de doux hindous à cheval sur leurs principes faisant régulièrement moults cavalcades artistiques. A les voir c'est l'évidence, ils mènent une vie intense et dense. Ils tournoient souvent en chantant l'ivresse et le drame de vivre !!
Situés entre l'Inde et le "Bangla dèche" (le pays des "prolé-terre"), les bauls du Bengale font fit des convenances. Les bauls se nomment "Paghol" (traduit par "fou"), ce mot fait penser à notre "gogol." La racine sanskrite de baul rajoute : "traversé par le vent" ou "emporté par le vent". Je rajoute : affecté, agité, possédé ... fou, "parkinsonné" !
La medecine traditionnelle  chinoise parle de "vent fort qui agite les branches de l'arbre". Indépendants,  ils chantent "ni maitre ni ordre" ou "Je n'obéis à rien".
Ils n'ont ni caste, ni édifices religieux. Pour eux, le temple est un obstacle sur le chemin qui mène au divin.
lls accordent une grande importance au corps, c'est le temple sacré qu'il faut respecter, nourir, purifier. 
"Oh! mon esprit si tu es fou,
Pourquoi mon esprit, bavardes-tu autant ?
Que suis-je, où-es-tu ?, je ne te comprends toujours pas."
Ces bardes en bandes sont en dehors, uniques en tunique, décalés, rebelles et rafraichissants. Comme le dit si bien Tagore :
"Celui qui chante va de la joie à la mélodie, celui qui entend, de la mélodie à la joie." 

L'enseignement se fonde sur le lien ésotérique entre les cinquantes lettres de l'alphabet et les cinquantes pétales des chakras. Voila la source des phonèmes qui constituent les mantras dans le corps !!

La musique des Bauls est folklorique dans ses instrumentations et ses compositions mais dans son intrerprétation lancinante, elle est universelle et originale (les paroles libératrices évoquent l'ivresse, l'extase, influences du chant soufi). Le chant des Bauls est structuré par ce système de chant uniquement soliste pendant le "couplet-verset nous à boire" et collectif avec le refrain (les instrumentistes et le public) !

Ils fabriquent eux-même leurs instruments et ils les vendent parfois au public après le concert ! 

Les Bauls peuvent aussi bien vivre à demeure à proximité d'un village, que parcourir les campagnes. Ils gagnent leur vie en chantant accompagnés de ces instruments :


Entrainés dès l'enfance à jouer de divers instruments et à chanter par coeur des dizaines de chants, ils sont respectés par les villageois pour la qualité de leurs "interinventions" !

L'Ektara :

C'est une petite caisse de résonance cylindrique en bois ou gourde, sur laquelle une peau de chèvre est fixée ; une corde est nouée à celle-ci et tendue grâce à deux languettes d'un bambou fendu fixées elles au bord de la caisse.



"Accorder sa vie comme sa guitare, 
c'est rendre la mélodie de sa vie encore plus jolie."

Yamasté  !!

mardi 17 mai 2022

"Le piano happe pousse"


Le piano happe pousse et toi tu t'étires !

Dans la catégorie des poids plume, moins encombrant que le piano à bouche (mélodica), je vous présente à nouveau le piano à pouce, un de mes instruments préférés !
Pratique et thérapeutique, il vient d'Afrique, au seizième siècle, des explorateurs portuguais l'ont apporté en France.
Il aurait des origines bantou :



Lexique chic :
Bantou : "petite musique" ou "peu de musique", à comprendre dans le sens puissance, c'est plutôt un instrument intimiste. Ce n'est donc pas une "petite musique d'ennui" mais plutôt une "petite musique de nuit" (comme celle de Mozart).
L'instrument est sacré, il a le pouvoir de communiquer avec les esprits.
Au Zimbabwé (d'où vient le mot "M'bira", il joue un rôle important pendant les différents rituels, les cérémonies de possession.
En plus de ses vertues thérapoètiques ...
... Il a tout pour lui, il est facile à apprendre, relaxant, pratique, économique, ergonomique, intuitif, bref on kiffe.
Tout comme dans l'espèce humaine, il en existe différents spécimens !
En Afrique, il change de nom et de mode (gamme) selon la culture. On l'accorde différemment selon les pays !!
En fonction de l'endroit, on utilise une autre lutherie (par exemple : une caisse de résonance en bois creux avec un vide ou alors une planche en bois massif), un nombre différent de lames (de 5 à 34), d'autres espèces de bois (bois exotique, Acajou, Acacia, Noyer).
Les bruits parasites (qui déplaisent tant aux oreilles des occidentaux, les obsédés du son clair), sont très prisés des africains !
Les clés, les lames, les dents sont la même chose dites autrement !
Selon qu'elles soient baguées ou pas le son de la kalimba s'en ressent.
Les rois de la récup', sont friands de calebasse, de rayons de vélo, de ressorts de canapé, capsules de bouteille, de siège de voiture, de balaine d'essuie-glace. 
Dans les concerts, on trouve aussi bien ce que je nomme des kalimbas "gnawas" (pour le côté transe) que des "wah-wah" (hendrixiens), des kalimbas brouhaha (ça bourdonne, ça grésille, ça fait le buzz, ça fuse, ça abuse).
Et parfois, par la grâce de l'effet "bzzz bzzzz" tout s'apaise !!
Vous êtes au bout du rouleau, cela vous stresse, pour récupérer, utilisez donc la Kalimba des "kabinets". 





La ruée vers l'ouest !
La "Sanza" (et sa formule en trio  du camerounais Francis Bebey et ses deux fils).
La "Zanzu", le "Sansu", la "Sansula", le "M'bira", le "M'bila", le "Likembé" ougandais du regretté Geofray Oryema, le "Likembé géant" d'antoine Moundanda).
Le "Lukumé" dit le "loukoumé délicieux" !

Afrique du Sud : la Kalimba et le Karimba, Karimbao. Et c'est pas tout un peu partout :
Le "Nyanga-nyanga", le "Nahre", le "Mélembé", le "Okeme".

Les pygmés du Congo, "Akas ou Bakas" sont plutôt attirés par les voix, le yodel, leurs polyphonies sont riches en éléments rythmiques !

Chaque village a son griot qui invente son modèle de piano à pouce pour mettre son lieu de vie en valeur !!
"Tous les hommes sont nés de la même sanza !!!
Francis Bebey 

La Kalimba musicothérapie encourage la créativité, développe la cohésion du groupe et amplifie la communication.

Le saviez-vous ?
Hopopop la Kalimba est popu et pop !
Au début de l'album "Space Oddity" (1969), une kalimba est jouée par David Bowie.

Finissons avec quelques applications !
Le joli son ambianceur de la Kalimba facilite la relaxation.

Allongé sur le dos :
La Kalimba est placée sur différentes parties du corps. Le kiné masseur cherche un endroit plus tendu à détendre, le patient se concentre sur les vibrations qui se promènent sur le thorax et l'abdomen.
Sur le ventre :
Même topo, juste placer le piano à pouce sur le dos du patient. Les vibrations massent la colonne vertébrale et les muscles associés.
Eviter d'inviter le "kiné Luchini" ki parle trop, kiné pas bon pour la détente.

Illustrations : Ce sont des mini-kalimbas pour commencer la pratique de l'instrument, cela peut être bien ou pas (on se sent un peu limité).
 
Namasté !




jeudi 1 juillet 2021

"Dentriste : La vie aime et chante."


Réfection réflexion !

Claude Serre l'aidant !

Lorsque j'étais môme, j'étais un gugusse costaud comme un Jean-claude Dusse "bronzé" (des années 80).
J'étais aussi un gosse à l'aise, balaise avec le vocabulaire, dévorant du "Raymot" Devos, OKdac avec Pierre Dac ("L'os à moelle") et avec Raymot Queneau, l'Oulipo, Agrippine de Claire Brétécher, le cas Mandrika (saloute à toi qui vient de passer de vie à trépas, "bretzel liquide" à Chourave et au Concombre masqué) ...


Ces gens là étaient des phraseurs farceurs, artistes au phrasé jazz mais jamais en emphase pour ramener sa fraise. Par la musique des mots, je découvrais l'extase et me sentais requinqué !



Tire la langue : mort de dent (mord dedans) !
Trente ans sans rendre visite à un dentiste, ça me pendait au nez, les caries en ont profité pour s'installer avec l'encouragement de Miss Parkinson (les parkinsonnés ont plus de problèmes de dents et d'ostéoporose que les autres, ils ont besoin de prendre de la vitamine D3 en complément).
Qu'en disent Boris Vian et Henri Salvador dans "Blouse du dentiste" :

"Woh maman,
J'ai les guibolles en fromage blanc,
Avant que j'ai pu faire ouf !
y'm fait déjà sauter trois dents.
En moins d'une plombe,
mes pauvres molaires,
sont retournées dans leur tombe ..."




Mon dentiste : peine de coeur et divorce à venir ! S'il se sent mal, ça sent mauvais !
J'espère qu'il fera mouche.
- "Quel manque de classe, ça s'casse ... comme ça sans prévenir !"
Surpris, il prend les gros moyens, va chercher un gourdin et avec son baratin entame le match :
- Tu Laura voulu, ce sera "oeil pour oeil, dents pourries dents".
Je serre les coudes mais pas les dents vu que j'ai la bouche grande ouverte et que le boxeur soigneur bientôt divorcé est déjà là sur place, sous la voûte palatine endroit du ring, digne dingue !!
- Y'a kèke chose ki cloche.
Le voilà qui frappe du droit, du gauche (tu le sens mon code civil si vilain pour le père quand à la garde des enfants).
Je l'entends marmonner :
- Fra pas long feu celle-là.
Diantre ! la voilà qui résiste, la bougresse ... manquait plus qu'ça. Elle ne manque pas d'air en me disant qu'elle étouffe.
Et comme elle est fêlée, elle aspire à tort, semble dire l'aspirateur dentaire qui se mêle de la conversation d'une manière "bruitale" !


- Voilà, c'est fini Mr Meynier.
Finalement, je m'en sors bien. Souvent, dans ma vie, j'ai eu du bol, protégé par "Mésange gardien" et son chant basé sur des riffs que j'kiffe (riff : court motif répétitif) !




Vibrants cous de Bauls bienveillants !
Pendant que les pôles fondent, les bauls frondent (''Ni maître, Ni ordre") et mettent le feu (agni, l'élément feu comme énergie de vie) partout où ils passent.
Tiens un virelangue vient me taquiner l'esprit (à répéter rapidement plusieurs  fois) :
"En t'aidant du dedans de tes dents, diras tu ces occidentales dentales ?"

Présentations faites par l'érudit ravi, j'ai nommé le musicothérapote Dominique Bertrand.
Feu vital, feu fêlé, fou follet, feu de Bengale !

"Les musiciens danseurs poètes Bauls du Bengale, pratiquant le tantrisme, ont développé un art poétique du double-sens, ou le texte peut-être entendu soit comme une évocation d'un événement, d'un paysage, (une poésie simple, crue, vive, souvent poignante), soit comme la description psycho-physique impliquant  la circulation des énergies corporelles. 

Mais ces deux dimensions sont en interaction  intime : si le sens des métaphores reste caché à l'auditeur non initié, pour l'initié le chant (ses mots, son rythme, son assonance, ses mises en boucle), ne se contente pas de décrire la connaissance secrète de l'ouverture des chakras.

Il l'invoque et la provoque, en guidant les souffles subtils de l'auditeur par l'agencement des métaphores, jusqu'à la transe extatique qui s'accomplit lorsque corps et verbe, porté par l'onde, ne font qu'un dans l'esprit."




Des kanjiras à peau de gros lézard, d'iguane.
Entrez dans la transe :

... ils tournoient en chantant l'ivresse et le drame de vivre. L'enseignement se fonde sur du lien ésotérique entre les 50 lettres de l'alphabet et les 50 pétales des chakras, inscrivant la source des phonèmes et donc des mantras) dans le corps.

Entraînés dès l'enfance à jouer de divers instruments et à chanter par coeur des dizaines de chants ,cultivant la grâce et attentifs à leur élégance (coiffure drapée, colliers, ils inspirèrent la mode hippie), ils sont respectés par les villageois pour leurs pouvoirs, ils sont pratiquants tantrique, sous l'influence de Shiva.

Tagore a salué leurs talents de poètes, la folie douce de leur spiritualité extatique est d'une audace folle !

Baul en bengali signifie fou, possédé par le vent. 

Pour les bauls le corps est une poterie d'argile. La connaissance du corps, c'est le feu qui transe forme l'argile dans lequel cuit le pot et l'eau c'est l'amour.

Par ici le paradis, les bauls cherchent à vivre, à soigner et à prendre plaisir.

Ce sont des chanteurs enchanteurs, danseurs excentriques sans trac un peu foutraques proposant à la foi chants débridés et poèmes sacrés, marcheurs vénérés, libertaires "ni maître ni ordre", ils sillonnent inlassablement les chemins du Bengale en compagnie d'instruments qui balisent le sentier enchanté : l'ektara (tenue par l'homme en blanc), la kanjira (voir plus haut) et la voix mènent au nirvana !

Crédits illustrations : Chat de Geluck, Mandrika ki et Serre vice compris !
Namasté !


mercredi 31 janvier 2018

"Yogidariste sommaire"


Mon école de musique pour tous :
Cela fait un moment qu'elle se dessine dans ma tête.
Comme je l'imagine, elle sourit d'un rien, comme je l'imagine, elle pourrait même être le OM que j'aime (pour l'instant, elle est dans le silence puisqu'elle est Samson).
C'est une autre voie (rock in chair, jazzy lazy, atypique) pour apprendre l'amusique chic !
- Qu'a t-elle de spécifique ton école de musique chic ?
- Chic mais pas "élitriste" puisqu'elle lit avec joie dans les états d'âme et d'homme. Elle n'est pas faite pour "l'escroc-magnon" accro au pognon qui préfère l'oseille aux oreilles.
Elle est gratis, elle égratigne les convenances pédagogiques, elle est gratifiante et guérissante, elle aiguise la curiosité et augmente le Q.I (et le "KI").
C'est comme ça que je la vois !
- Et elle s'adresse à qui ?
- A tous les "Andy Cap", les déglingués, les esquintés de la main et les déprimés, les complexés, les timides ...
Elle existe pour tous les mal-barrés de la guitare : ceux qui mettent la barre trop haut, ceux qui butent sur le "barré", ceux ont deux mains gauches et ceux qui sont mal à l'aise et pas assez balaises pour affronter les difficultés guitaristiques.
Elle se veut utile pour le "tremblotant", victime du "Marquis de zone", mafieux "vent pire" qui te souffle ta dopamine et de sa fille Miss R Parkinson, dopée à la dopa, "fool bazar" qui t'empêchent de jouer de la guitare !
Elle rend service à "l'hachematique" qui a facilement le souffle coupé et à toutes les personnes au souffle court pour qui "souffler n'est pas jouer" !
Les gens lents, les paresseux élégants et les nerveux anxieux apprécieront l'effet relaxant des différents instruments.
- Les instruments, dis nous, quels sont-ils ?
- Ce sont soit des instruments "en chanteur" (le corps sonore, le chant harmonique, les mantras) qui ne coûtent rien et sont faciles à transporter, soit des instruments simples qui respectent le cahier des charges ((un maximum d'effet pour un minimum d'effort) :
La Guimbarde (en laiton ou en bambou, posée sur les lèvres),
la Flûte harmonique,
le Mélodica,
le Piano à pouce (mini Kalimba),
l'Epinette des Vosges (jouée avec un "bootleneck"),
la Guitare sommaire (dans l'esprit de Boby) :







La suite au prochain message !
Namasté !!

mercredi 2 août 2017

"Vie simple : guimbarder dans les prés"


"Chaque élève joue de son instrument, ce n'est pas la peine d'aller contre. Le délicat, c'est de bien connaître nos musiciens et de trouver l'harmonie. Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie.
Et si vous avez hérité du petit triangle qui ne sait faire que ting-ting, ou de la guimbarde qui ne fait que bloing-bloing, le tout est qu'ils le fassent au bon moment, le mieux possible, qu'ils deviennent un excellent triangle, une irréprochable guimbarde et qu'ils soient fiers de la qualité que leur contribution confère à l'ensemble."
Daniel Pennac

- Sinon, autant chanter du Dylan !
- Oui, mais quelle chanson choisir ?
- Sans aucun doute, je chante "Bloing in the wind".
- Bien entendu !
A part ça, la guimbarde est vraiment l'instrument simple et pratique par excellence.
- Bien vu Lulu !
- Merci Lully !
En son temps, elle était utilisée par les laquais ou les gens de "basse condition". C'est pour ça qu'on la nommait "Trompe-laquais" !
A noter qu'à l'époque, on l'appelait aussi :
Trompe, gronde ou rebube ...
- Au milieu du 20 ème siècle, certains zazous zouant du jazz avec un kazoo se retrouvaient parfois avec des babas du bebop jouant du rebube !
- Et au 19°, de véritables orchestres de guimbardes (avec une vingtaine de joueurs) se sont créées, ils étaient très populaires et jouaient en plein air !
- Cela revient, c'est tendance en ce moment la guimbarde, c'est comme ce retour à la pop des années 60, les jeunes d'aujourd'hui apprécient.
Il existe sûrement un ensemble de passionnés reprenant les tubes de cette époque.
- Et il jouerait quoi ce groupe ?
- Tu ne devines pas ?
- Peut-être "Rebube bebop a lula" ?
- C'est "thé de Ceylan", mais encore ?
- Ah ! bon sang de bois, je ne trouve pas !
- C'est pas grave, je vais te souffler la réponse (dit avec un câlin d'oeil à l'appui).
- Ah ! bon sang, mais c'est bien sûr, C'est "Blowing in the wind" ... oops ... "Bloing in the wind".




J'ai acheté, il y a quelques temps, des guimbardes en bambous venant d'Indonésie (via le site "Guimbardes.fr"), elles sont étonnantes et épatantes.
Elles sont originales et originaires de Bali, Java ou des Philippines et portent de jolis noms : Genggong, Angkuoch, Kubing et Karinding.
Je suis en train de les apprivoiser et de faire de bonnes provisions de vibrations. Ça dérange Miss Parkinson et moi, cela m'arrange !
J'ai la guimbarde qui me démange, alors je la gratte un petit peu ... en sort un son étrange qui me ravit et me change, je m'en nourris et je revis !!

Décès de Jeanne Moreau, intelligente, cette "troublionne" tourbillonnante disait d'elle :
"Je suis frivole et mystique !"
... et de la vie :
"L'âge ne vous protège pas des dangers de l'amour. Mais l'amour, dans une certaine mesure, vous protège des dangers de l'âge."
"Ce qui est important, c'est cette lumière intérieure qui est en nous."
"J'aime mes amis terrestres en tant que compagnons vers l'éternité."
Dans le film de Truffaut "Jules et Jim",  elle aurait pu citer Sacha Guitry :
"L'amour à deux, ça dure le temps de compter jusqu'à trois."

Bon vent, good wind !!!
Yamasté !

dimanche 14 mai 2017

"God only nose"

Météo qui ne me laisse pas de glace, c'est la période des "saints  dégueulasses". "Pancrasse" et ses acolytes me font faire n'importe quoi mais ce n'est pas déplaisant.
Par exemple, pour déplaire à Miss Parki qui me voudrait confiné dans ma maison, je fais les cent pas sympas dans mon terrain boisé, véritable poumon de la rue des pinsons. Où alors, je joue avec mon nez et le fait siffler.

Paradoxe :
Miss Parkinson, on ne peut pas la sentir et pourtant, on ne sent qu'elle. Laissant un peu partout des séquelles, elle sème sa zone et c'est le bordel !
Bref, on l'a dans le nez et en même temps, on peut lui rire au nez, lui faire boire la tasse à cette Miss à la masse !
En passant par le nez, en utilisant un état d'esprit différent, on peut limiter la casse et la crasse. Il faut juste accepter de jouer avec son nouveau-nez intérieur, avec ce nourri-son musicothérapote qui nous épate.

Voici le sifflet nasal :


                                                           Atelier Eo - J.P Minchin

On le trouve en Indonésie, les chasseurs l'utilisent pour appeler les singes hurleurs.
Au Brésil, si tu veux voir le Ara, tu  poses ton appeau sous le nez et "Ara-cadabra", le voilà.

- Mais, ton appeau de nez, ça doit pas être donné, est-ce que ça coûte l'appeau des fesses ?
- Non, juste quelques euros pour faire beaucoup d'heureux !
- Et est-ce que ça marche avec un verre dans le nez ?
- Ça dépend du verre. S'il est en cristal, cela donnera une jolie sonorité planante.
- Et si le verre est à moitié vide ?
- Il sonnera moins bien !
- Et s'il est à moitié plein ?
- Et bien, tu ne l'aura pas sifflé en vain !
Je suis sûr que tu connais la différence entre un pessimiste et un optimiste.
- Oui, l'optimiste est celui qui a un verre à demi plein dans le nez et ...
- Que nenni ami, tu veux faire le mariole mais tu ne contes que fariboles. Allez, ne reste donc pas si discret, faudra t'il que je te tire les "verres du nez" ?
- Bon voilà !
Le pessimiste dit :
- C'est la cata, tout va "à vélo". Cela ne peux pas aller pire.
- ah ! mais si ! dit l'optimiste.

"Nobody nose".
- Et ta flûte à chant-pagne qui parle du nez aux oiseaux, comment ça marche ?
- La flûte à nez, kèskecé et comment ça fonctionne ?
Voici, voilà.
Pour parler avec les oiseaux, on souffle par les naseaux dans l'appeau.
Le souffle nasal se brise sur le biseau. Une partie de ce souffle va vers la bouche ouverte et offre ainsi le volume d'air nécessaire aux lèvres pour moduler des sons imitant chants d'oiseaux, cris d'animaux .... La bouche sert de caisse de résonance, sa cavité devient un ocarina à volume variable !

Dans cette époque épique opaque où prospèrent cyniques cinoques persifleurs, osons donc être poètes siffleurs, potes des fleurs et des oiseaux chanteurs de toutes les couleurs. Les chanteurs d'oiseaux oublient les douleurs de leur vie.
Ainsi, on laisse le bon temps rouler, la vie est belle et c'est tant mieux !

Allez, bon vent !
Namasté !

On peut aussi surfer sur l'onde sifflotante et enchanter une bien bonne : "God only knows" (de Brian Wilson des "Beach boys").



samedi 11 mars 2017

"Kalimba baba et haïku coucou"

Kalimba baba.
Aïe, aïe, kalimba !

Je viens de recevoir la "boite à musique exotique" que j'avais commandé. Ce petit "piano à pouce", originaire d'Afrique du Sud et fabriqué en Allemagne (par Hokema) porte le nom de "mini-kalimba B9".


C'est une petite merveille, du miel pour les oreilles !
Selon la façon de jouer et l'accordage, elle peut aussi réjouir les orteils. Elle devient alors une boite à rythmes, à riffs de haute qualité (du riff hifi). Mais sa qualité première c'est la "douce heure" que tu vis en sa compagnie sans avoir vu le temps passer.
Avec elle, fini les insomnies. Elle stimule l'imagination, elle te fait rêver, c'est une invitation au voyage intérieur et aux ballades exotiques (en plus, elle est pratique, elle peut se placer dans une poche de veste) extatiques mais pas statiques, donc FASILA transe-porter.


Le griot d'ici, délirant pour faire le buzz de bouse, s'assagit en sa compagnie !
Elle n'est pas du genre baratineuse à te raconter des histoires à dormir debout où l'on finit par se casser la margoulette.
Ses sons font sens, ses notes dénotent un état d'esprit bienveillant et bien étudié. Après avoir bien fait danser tes doigts, lorsque tu reposes l'instrument, tu te sens bien vaillant et bien calmé !

Voilà ses effets primaires (pas d'effets secondaires) :
"Somnifère" naturel qui te remet le mental en place, qui calme le "je" et libère tes endorphines.
Ami petit enfant, laisse toi bercer par la kalimbaba bébé B9, doudou qui t'aide tout doux à faire ton dodo !!

"Vitamine" en LA mineur : tu te sens laminé, fatigué, vite amène la B9, bois les sons de la  kalimba    et te voilà remis à 9. Ta "gamme-boy" dans les mains, "baille-bye" l'ennui, les soucis et le manque d'énergie !!!

Doux sons d'encens !
La gamme "penta-tonique" de LA mineur en neuf lames (donc avec neuf notes) :
LA DO MI FA LA LA SI DO MI. Cette gamme de 5 (penta) en LA mineur flirte avec le mode japonais "Hirajoshi" et aussi du côté de l'Ethiopie. Le mode pentatonique est idéal pour les gens sans pratique musicale, tu peux faire toutes les combinaisons possibles de notes, ce sera toujours en harmonie et ça sonnera toujours juste.
Alors, n'hésitez pas, laissez-aller votre imagination débridée, laissez libre-cours à votre intuition. Réveillez votre sens artistique et faites du 9 avec 7 gamme de 5 !
LAMI DOMI FASILA LA (KALIMBA) !
C'est une bonne idée de présent plaisant, cerise sur le cadeau, la caisse de résonance est en cerisier américain. Posée dans une calebasse, sur un parquet ou un tambour, elle donne à entendre des sons purs, doux et puissants !

Haïkus coucou !
Toujours dans le genre "Small is beautiful", voici quelques haîkus épatants :


Yamasté !

vendredi 11 décembre 2015

"Kalimba contre Kalashnikov"







Kalimbaba cool !
Ce "piano à pouce", instrument enchanteur, enfanteur de sons cocons et coquins, semeur de notes pouponnes (sa sonorité évoquant la "boite à musique" nous ramène à notre petite enfance) qui sonnent et résonnent dans toutes les zones de notre corps. Il suffit de le poser sur les genoux pour sentir que les vibrations se baladent en nous par conduction osseuse.
C'est un noceur anti-noirceur, un anti-douleur qui met de la couleur dans nos vies. Il happe tout ce qui nous pèse. Il nous met à l'aise !

En Afrique, c'est le portable porteur du griot, il allège sa charge et son cœur (pas besoin de batterie, il apaise, c'est un véritable "peace-maker") !
Le griot va de village en village raconter des histoires sans âge. Pendant le trajet, ses pieds font bien des pas et en même temps, ses mains jouent de la Sanza ou du M'bira, de la Karimba, de la Kalimba (selon le pays concerné : Cameroun, Sénégal, Kenya ou Afrique du Sud).
Et c'est comme ça, que sous "l'arbre à palabres", ce facteur phraseur vient donner des nouvelles de villages voisins ou plus lointains.
Et c'est sous le Baobab, que ce musicien conteur réveille les imaginations avec des contes qui ont traversés les siècles et ont permis aux hommes de dépasser leurs peurs !
"Là où la pensée a peur, la musique pense."
Pascal Quignard
Dans mes années "Éveil musical", être griot, c'était un peu ça mon boulot (sauf pour la fonction de facteur). Lorsque les marmots me voyaient entrer dans l'école, je les entendais dire :
- Y'a Yann qui vient avec sa "game-boy" à la main !
Je me souviens que parfois je réussissais à éveiller l'intérêt des "marre-mots" pour le langage et les jeux de mots. Par contre, souvent je réveillais les "marmot-tes" par le jeu avec les instruments. Avec les "mot-mes", on passait de bons "môments" à inventer de véritables paysages sonores.
Les jours de chahut au bahut, de bazar bavard, de tohu-bohu, de charivari, les Kalimbas étaient toujours bien efficaces pour réguler les ambiances agitées.
Quand t'es dans le désert et que tu te demande à quoi tu sers, sort ta Kalimba de poche et cherche des notes qui sèment (même dans le "désert de Capdevielle") des graines dopées de paix !!!
Bon à savoir : si l'on joue trop fort, sans sourdine, y'a du monde qui se radine. La preuve, cette photo de Yann Arthus-Bertrand :




L'avis des "Bantous" ("Les humains" en kongo).
Pour les "Bantous" chaque lame de la Kalimba représente une phase de la création du monde.
Saïdou Abatcha, conteur d’origine camerounaise, nous parle des pouvoirs du "Piano à pouce" :
« Il est dit dans la mythologie bantoue que Dieu créa les minéraux, les végétaux, et les animaux, en jouant de la sanza et que tous les êtres vivants cohabitaient dans une harmonie parfaite. Puis, un beau jour lorsqu’il joua, son instrument s’étant malheureusement désaccordé, jaillit alors une fausse note qui donna naissance à l’homme. L’homme se multiplia et perpétua alors la disharmonie qui était à son origine. Peut-être, semble t-il, avons nous à remettre de l’harmonie dans ce monde tourmenté et la kalimba peut nous y aider !… »

Sanza-Kalimba même combat : rendre l'homme meilleur, plus juste, mieux accordé, bref, plus "Bantou" !
"Quand l'homme pense, Dieu rit !"
"L'homme est un animal grotesque."
L'homme, fausse note mal notée par le prof Lacan.


Kalimbaba yoga des doigts mais pas que ...
Avec son accordage (dit "pentatonique") qui donne la pêche , même si la pente est tonique, elle parait douce. Sur les chemins africains cahotiques et "cacao" qui cabossent les voitures, cocasse le griot rit haut et fort. Pour lui, ça marche, ça roule, ça va de soi !
Kalimbaba est là, qui lui donne sérénité et joie !

Vous cherchez un idée pour un beau cadeau de noël, estampillé "yoga (des pouces*) et musicothérapie", le voici le voilà :






* ou "Yoga des pousses" : à pratiquer avec les enfants.
Prendre la posture de l'Arbre (en équilibre sur une jambe), laissez au pied le temps de s'enraciner (de la plante, sentir pousser des radicelles, non pas des radis au sel et pas plus au Sahel, puis des racines qui vont en profondeur chercher l'énergie de la terre), sortir de  sa poche, la petite kalimba si puissante qui chante et enchante. Faites de l'amusique et restez en équi-libre comme l'air que vous jouez (de préférence plutôt relaxant et au tempo lent).


Chi (énergie vitale, se prononce KI) contre K.O (énergétique : la COP, énervé-tics ; le "F. Haine") ?
Ce dimanche 13 (heureusement, ce n'est pas un vendredi) Décembre 2015 :
Le régional vote anti-toqué du "K.O".
Et au quotidien :
Le K-die "youkaïdi bio" (lire article précédent) et le son K-limba Ké si beau !!!


"Art-dit", joyeux lurons, ne lâchez pas "l'affaire" (la Kalimba que vous avez en mains).
"Adichats" !
- Kès Kil a dit ?
- Il a dit ; "Chats", ça doit être du Bantou !
- Si ça se trouve, ça veut dire "Au revoir" !


vendredi 11 septembre 2015

"L'amande de Line"


"La mandoline jase dans le tréfonds de la brise ..."
Verlaine

La cuisine cousine de la musique :
Si l'on recherche l'harmonie, chanter comme une casserole, ce n'est pas bon, même pour le rock 'n roll.
Jouer de la batterie de cuisine, si l'on est maladroit, cela peut casser les oreilles ou la voix de l'auditeur râleur.
Par contre, jouer de la "carotte-clarinette", il parait que ça rend aimable !





Dans la région du "Champagne", lors d'une soirée mondaine et moderne, la coutume locale permet de siffler une bouteille d'un breuvage pétillant épatant puis de jouer de la flûte remplie juste c'qui faut pour produire une note de la gamme lorsque l'on tapote le verre de cristal.
Celui qui brise sa flûte voit le domestique lui apporter la note ... à payer.
Si vous ne pouvez pas régler, vous avez un gage, vous devez râper ... des oignons sans pleurer, avec une "mandoline de cuisine" de piètre qualité, tout en rappant sur du Verlaine !
C'est là qu'vous vous dites que boire du champagne à la russe (en jetant son verre vide), c'est pas cher payé et que si l'on est cultivé, c'est d'un bon "rappeur qualité-prix" !!
Par contre, si la flûte cristalline sonne comme personne, avec grâce et SI LA RE au rendez-vous, vous avez gagné le droit de jouer de la mandoline ... musicale.
C'est un instrument complet, rythmique, la mandoline fait que la tête dodeline et que les pieds trépignent d'impatience pour aller danser la tarentelle. Il est aussi mélodique et induit une ambiance romantique.




La cuisine et l'art des mets :
Imaginons Line, une méménagère en cuisine avec une mandoline toute neuve à la main. Elle ne ménage pas ses efforts pour découper une carotte en lamelles. Elle a l'impression de "pisser dans un violon", apparemment la mandoline l'embarrasse :
- Maintenant, tout est comme ça, pourquoi faire simple ... Faut sortir de Saint-Cyr et c'est de pire en pire, maugrée t-elle.
Elle s'échine dans sa cuisine et s'escrime avec sa mandoline pendant un moment !
Puis la sagesse de l'âge prend le dessus et elle lâche l'affaire (c'était en promo) et la mandoline. Une phrase de Decourchamps, lui revient en mémoire et la fait sourire :
"Il pinçait de la mandoline en se pinçant la bouche et en jouant des prunelles."
Madame rêve :
- Puisque je gratte pour rien, autant gratter "l'amande de Line", se dit-elle.
Alors, elle chatouille sa gratte en imaginant qu'un expert dans l'art de manier la mandoline, lui donne l'astuce et le savoir-faire.
L'amant de Line ne joue pas en sourdine, surtout lorsqu'il fait chanter sa mandoline, petite mais puissante, sous le balconnet de sa dulcinée. La sérénade, même si elle fait dans la dentelle, se doit de faire bonne et forte impression.
Ce séducteur musicien émérite aime les "Rita Mitsouko" (surtout la chanson "Mandolino City").




Note à benêt :
- Peux-tu nous expliquer ton jeu de mot : "l'amande de Line" ?
- Oui, volontiers ! Dans les pays du Sud de l'Europe et au Maghreb, l'amande, c'est un petit nom mignon pour parler du sexe de la femme. On trouve aussi : la datte, l'abricot fendu et la figue !
- Et le mot mandoline, d'où vient-il ?
- Son nom vient de l'italien "Mandolino", qui veut dire "petite amande". Sa caisse de résonance est en forme d'amande !

"Le timbre de la mandoline, tant grêle qu'il soit, a quelque chose de piquant et d'original."
Berlioz

Mozart, Beethoven, Verdi et Vivaldi ont composé pour l'instrument.
Comme j'adore les "Concertos pour mandolines" de Vivaldi, je vous propose d'écouter, de goûter ceci, du miel pour les oreilles !




Ciao !
A bientôt !


vendredi 26 juin 2015

Instrumentarium : "Tambours battants"


"Si tu vois un tambour battre rapidement,
sache qu'il va s'arrêter."
Proverbe marocain

Beaux parleurs : les "Talking drums".
Revenons au Tama (lire le message précédent).
Ses peaux sont accordées et tendues par un laçage de cordes. Le son peut ainsi être harmonisé finement, à tel point que l'on dit du tambour, qu'il parle.
Placé sous l'aisselle, il est frappé avec une baguette recourbée. La pression sur les cordes va provoquer des sons complexes proches de certaines langues africaines.
Polyglotte, il peut s'exprimer dans différentes langues !




Le langage tambouriné du tambour à fente.
Ce tambour favorise la communication entre les villages. Il diffuse des messages au loin. Son jeu respecte des règles précises.
Ordre, syntaxe, rythme, intensité et silence permettent de bien déchiffrer le message.
Si le message est d'ordre sexuel, l'envoi du désir en "heureux commandé", se fait dans la joie et l'annégresse ... euh ! l'allégresse (désolé pour la "coquinne" coquille ... hum ! coquine ... décidément).
Ce tambour à fente n'évoque pas que le plaisir "défendu", outre son aspect jovial, il a surtout un rôle social. Il organise la vie des gens, il fait partie des rituels.
Il existe un répertoire de signes tambourinés.
Par exemple, revenons à nos deux amoureux joyeux.
L'homme est parti faire les courses dans le lac du coin. Son cabas en bandoulière et son Tama sous le bras, il tape d'une manière hésitante, d'abord trois coups, puis cinq.
Au village sa dulcinée comprend illico le texto envoyé par son Roméo :
"Devine d'où j't'appelle ?" (désolé, je m'trompe d'époque).
"J'prends du crabe ou du poisson ?"
Elle répond en tapant cinq coups sur son tambour à fente.

Décodons donc :
Au lac de "Ouah! y'a du goût", supermarché local, le crabe égale trois coups et le poisson, cinq. La manière de taper indique le questionnement. Sachant cela, saurez vous me dire ce que ce couple mangera ce jour là ?
Au Cameroun, certains tambours à fente sont dotés d'une bouche avec sur chaque lèvre, un coin épais et un autre mince et au milieu un "entre-deux". Cela permet de disposer d'une sonorité et d'un vocabulaire plus riche. La version moderne du "Slit-drum" (voir la vidéo du début de chapitre), en a repris le principe.
A une époque, il existait, dit-on, un ministère des P.T.T qui était responsable des "Phrases Tam Tam".
Alors, le tambour à fente, serait-il l'ancêtre du portable ?




L'appel du tambour !
Les tambours ont des pouvoirs mais chacun a le sien propre. Si certains sont gais (le Tama, le Tambour à fente permettent de se fendre la tronche), d'autres font peur. Il faut lire et relire l'étonnant livre de Mickey Hart "Voyage dans la magie des rythmes" :
"Prenez les gongs. Un bon gong a d'extraordinaires pouvoirs synesthétiques. Frappez-en un assez fort, et il rugira comme un grand chat. Certains de mes gongs ont des tigres en eux. Et vous pouvez être mort de peur, la première fois qu'un tel son vous atteint. Mais ils ont aussi des moines en eux. Mes gongs m'emmènent dans un forêt plein d'animaux, avec des étangs brillants, et des moines encapuchonnés."

                                                                 "Attribut de Shiva", Musée Asiatica"
"Le Damaru est un tambour rituel tibétain en forme de sablier. Techniquement, c'est un tambour à battant, c'est-à-dire qu'en en joue pas avec une main, ni avec une baguette, mais qu'on le secoue. Deux cordes à nœud viennent fouetter les deux membranes, dans un sens puis dans l'autre, produisant un son à mi-chemin entre le bourdonnement et un battement. Les Damarus les plus caractéristiques du genre sont faits avec des crânes humains. ... C'est un tambour qui a un très très grand pouvoir. Le pouvoir de réveiller les morts.

C'est bien simple, moi quand je me promène tout seul la nuit dans Andernos city, si un gang de voyous armés vient me chercher des noises ou des "noisettes" (s'ils sont peu nombreux et seulement armés de couteaux), je les toise et leur tiens tête, je sors de ma poche mon damaru et aussitôt je vois mes zygotos costauds effrayés déguerpir illico presto. C'est à ce moment là que je dit haut et fort ma célèbre phrase :
"Ah ! Vous faites moins les malins, plus personne ne crâne maintenant (... fermement mon damaru sacré dans la main) !!!"

J'ai rédigé et tapé cet article "tambour battant" en écoutant "Les Tambours du Bronx", "Les tambours du Burundi" et la B.O de "Djabote", l'épatant docu sur Doudou N'Diaye Rose !
Allez parler aux tambours aimés, allez tambouriner et tambour rimer !!!
A la prochaine, pour de nouvelles "savantures".





vendredi 19 juin 2015

Instrumentarium (n°3) : "Les Tambours parleurs"


"La cloche sonne,
le son quitte la cloche,
fraîcheur."
Buson



Le Tama : Le tambour qui parle ... wolof, mandingue, yoruba ...
C'est un tambour qui parle d'amour avec humour.
Il a sa place dans un instrumentarium thérapeutique. Non pas parce qu'il soulage de la constipation (c'est le tambour "d'aisselle", unique en son genre), mais l'action sur la tension et la pression des cordes va nous détendre sans coup férir et nous faire sortir de la dépression en nous faisant rire !
Dans le "Tama-sutra", il est dit qu'il peut arriver à faire sourire la bouche d'en bas des femmes.
Au Nigéria, il prend le nom de "Dumdum" ("celui qui fait danser les "doudounes").

Michel et le tambour qui parle ...
Il existe d'autres tambours qui parlent, laissons la musicothérapeute Edith Lecourt, nous parler de sa rencontre avec Michel (enfant de neuf ans très inhibé et souffrant d'énurésie) :
"... Au cours du premier rendez-vous, Michel parle peu ... Je comprend qu'il n'est pas spécialement attiré par la musique. Nous écoutons ensemble quelques morceaux, il réagit un peu à une musique de rythme africain.
A ma demande, il fait un dessin et il choisit de se dessiner (mais seul le haut du corps apparaît, ce qui donne l'impression qu'il est comme coupé en deux).
A la séance suivante, je l'invite à explorer les instruments de musique. Michel montre là son inhibition. Il prend très peu d'initiatives, semble tout attendre de moi, reste dans une attitude très dépendante.




A la troisième séance, je lui propose un dialogue sonore sur un grand tambour, une conga (voir ci-dessus) ... Nous sommes assis, l'un en face de l'autre, avec la conga entre nous. Je lui dit que nous pourrions essayer de se parler avec les sons du tambour. Michel, d'abord hésitant, se prend au jeu.
Il devient même bavard !
Il hausse le volume sonore et se lance dans un grand dialogue, avec des passages très assurés.
A la fin de cette improvisation (qui a duré une quinzaine de minutes), je lui demande ce que l'on s'est dit.
Je suis alors surprise de la rapidité et de l'assurance de sa réponse : Michel reproduit ainsi tout un dialogue, ses questions, mes réponses, et le tout avec une assurance inaccoutumée ...
"Je t'ai dit :
- Tais-toi, arrêtes de faire du bruit, va donc faire tes devoirs, enlève tes chaussures, tu n'as pas fait ton lit, tu pourrais quand même répondre, range tes affaires, pourquoi as-tu fait ça ? ...
Et tu m'as répondu :
- Je comprends."



Cela me rappelle le jeune Aurélien (enfant psychotique du même âge), en séance "Musicothérapie" dans mon YAM (YogAtelierMusical). Lui aussi, réagissait et se transformait.
C'était le roi du refus, du "refus-jeu", se planquant derrière son systématique "T'arrêtes-toi !" lorsque je lui proposais un nouveau jeu sonore.
Mais quand je l'invitais à jouer du tambour amérindien "Pow-wow" (voir photo), il n'était plus le même, il se transformait en "Aurélien l'indien" !
Il devenait alors un intarissable chanteur. Ensuite, lorsque nous discutions sur le ressenti du moment passé avec le tambour, il se révélait être un inépuisable bavard.
Pour finir, on remerciait le "Pow-wow qui fait parler tous les esprits" (qu'ils soient simples, complexes, petits, grands, égarés ou éthérés) !



                                                                                     Dessin : Erwan Le Gal
                                             


Retour sur le Tama.
Tout comme le "Pow-wow" à peaux d'veau, le Tama a deux peaux, l'une est frappée, l'autre est là pour la résonance. Autre ressemblance : ils disposent de lacets. Cela fait de ces instruments-médecin, des objets dont on ne peut plus se passer.
Ils font rire ou danser, comment voulez-vous qu'on s'en lasse, de ces tambours puissants et irrésistibles qui donnent envie de s'enlacer ?

Sous le baobab et sous les étoiles ...
Le Tama : le tambour à paroles, un tambour qui parle parce qu'il accompagne les paroles de celui qui raconte des histoires.
Léger, pratique, ce rigolo bavard va comme un gant au griot buvard élégant !
Le Tama porte et rapporte les nouvelles parmi les hommes.
Ce sablier à double peau et à lacet, permet aux gens de ne pas s'oublier, de ne pas se perdre d'ouïe.
Les Tamas témoins parlent, passent le témoin, se répondent, dialoguent. Ils ont une bouche et deux oreilles. Ils ponctuent, accentuent, mettent l'accent, font sonner ce dont parlent les hommes !
Ils content le temps qui passe ...
Que ça soit le Pow-wow ou le Tama, ils ont beaucoup contés pour moi (contes africains : "La parole", "Le cœur du baobab" ou amérindiens : "Siyotanka" ).



"Croquant un kaki,
la cloche résonne,
Hôryûji."
Shiki
Allez je vous dit "Hôryûji" !!
- Mais ça veut rien dire, hôryûji, c'est le nom du fameux temple d'une ville japonaise (Nara) connue par ses nombreux temples bouddhistes.
Par contre, tu peux dire "Sayonara", "Au revoir" ou faire parler le tambour en wolof (Sénégal) :
"Ba suba ak jam" !

Après la photo du kodo, ce tambour qui annonce la fin du zazen (méditation), on termine en :
Zazou zen, zouave zoulou faisant joujou sans gêne avec la zizique "juju" !!!




Rythmé et décontracté, c'est le roi de l'amusique juju (prononcez joujou) : King Sunny Ade.  
                                                                                                                                             



vendredi 21 novembre 2014

Instrumentarium (n°2) : La Guimbarde.




"La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles."
Gustave Flaubert

Alors, pour parler aux étoiles, l'homme a inventé la guimbarde !
Cet instrument curieux se retrouve sur tous les continents et dans toutes les traditions européennes. La guimbarde est originaire d'extrême-orient (ce qui en fait un instrument extrêmement drôle, très-or riant).
Ce drôle d'instrument est lié au pouvoir chamanique (Sibérie), au divertissement collectif (Bali), à l'amour (Chine).
C'est l'un des instruments les plus anciens du monde.
Il peut faire danser mais la "guimbarde" est (a été ?) aussi une danse de provence (guimar : sauter et wimon : s'élever).
Cet idiophone qui nous rend moins bête, nous permettrait-il de nous élever spirituellement ?
Faut-il le mériter ?
Pourtant, il est simple et plat, à le voir on se dit que cela doit s'utiliser sans coup férir (sans difficulté).
En effet, c'est simple comme bonjour, encore faut-il prendre le temps de se mettre soi-même au diapason et si l'on s'énerve, mieux vaut alors aller prendre l'air. Il faut être en sympathie avec lui, l'aborder comme un ami.
Pour ma part, je n'apprécie guère la guimbarde classique que l'on trouve dans les magasins de musique. Pour avoir un son correct, il faut placer l'objet entre les dents et ça, je ne supporte pas (en plus, je crains pour mes dents, déjà que-note j'ai une dent contre).


Mais revenons à la langue, à l'étymologie (oublions la traumatologie de la languette).
Dans le langage courant, la guimbarde peut être :
Un vieux tacot k.o, une mauvaise guitare, un rabot nabot ou un groupe de musique traditionnelle wallonne "Lu Gaw" (La Guimbarde).
La guimbarde se dit en anglais jaw's harp (harpe à mâchoire). Dans le langage populaire, cette appellation subit souvent une déformation : on l'appelle à tort jew's harp, ce qui signifie harpe des Juifs.
Pas besoin de mordre la guimbarde avec le modèle vietnamien "Dan Moî", puisque, comme son nom l'indique, on la pose entre les lèvres (moî signifie lèvre). C'est ma guimbarde !
Elle me fascine par son emploi si facile et par sa sonorité très riche en harmoniques !


En remontant le temps, on découvre que la guimbarde était la dame de coeur, c'est à dire la carte la plus importante d'un jeu de carte nommé "la mariée".
Gabriel Yacoub (l'un des créateurs du groupe "Malicorne") va plus loin dans son livre passionnant
"Les instruments de musique populaire et leurs anecdotes". 
"Dans différentes traditions, la guimbarde est liée aux rapports amoureux. Certains organologues lui attribuent même une symbolique sexuelle. C'est ainsi qu'au Viêt-Nam, les jeunes gens accompagnent leur déclaration du jeu de la guimbarde."


"C'est aussi le cas dans un pays de civilisation toute différente : l'Autriche puritaine du XIXe siècle, où l'on utilisait la guimbarde pour exécuter des sérénades sous les balcons des belles Viennoises.
Les autorités interdirent cet usage, prétextant qu'il mettait en danger la vertu des jeunes filles."

Cet instrument est essentiellement d'utilisation populaire ; il faut attendre le XVIIIe siècle pour que le compositeur allemand Johan Alberchtsberger (1736-1809) consacre un concertino à la guimbarde en 1769.
Au XIXe siècle, les orchestres de guimbarde étaient très prisés. Ils étaient constitués d'un nombre de musiciens pouvant aller jusqu'à vingt et jouaient en plein air.




Définis-sons ce mystérieux objet musical.
Il est en laiton ou en bambou. Le cadre en fer se nomme la lyre et il dispose de deux branches entre lesquelles une languette vibre quand on la touche avec le bout d'un doigt (le pouce ou l'index).
La lame vibrante fonctionne exactement comme les cordes vocales. On peut parler avec une guimbarde sans se servir de ses cordes vocales.
Les personnes vivant sans larynx peuvent l'utiliser pour s'exprimer. On entend alors une parole synthétique qui ressemble à un vocoder mécanique (le vocoder, c'est ce clavier qui produit la drôle de voix de robot dont use et parfois abuse le célèbre duo electro "Daft Punk").
En soufflant ou en aspirant plus ou moins fort, on change, module la puissance sonore. Donc c'est tout bon pour nos poumons.
A écouter :
"Guimbardes du Monde" du jovial Tran Quang Haï (Playa sound, 1997) et de l'incontournable John Wright : "La Guimbarde" (Chant du Monde, 1971).

Allez, bien l'bonjour chez vous, portez vous bien.
Adoptez et domptez une guimbarde sauvage, vous ne le regretterez pas !
Haïku :

"Le barde qui gambade,
dans l'herbe mouillée,
chante la guimbarde."
Y.M

vendredi 14 novembre 2014

"Coude coeur, kdo top ki dope"


"Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps."
"Al fonce"Allais



Jour d'anniversaire, je lève le coude et je me laisse-aller à un inventaire de mes coups de coeur. Enfin, juste quelques-uns, je flâne à loisir dans l'univers de mes petits plaisirs (je met de côté les plus évidents comme le yoga, ce blog ... ).
Clownesque commun nouveau nez, jeu "mes merveilles".

"L'oh ! à la bouche".
Le "chant harmonique" ou "chant diphonique", dit aussi "charme à monique" (lire le message "Bois ta musique" du 17.10.2014), est doublement charmant.
Le chant diphonique, avec sa voix flûtée et fruitée, futée et affûtée, associée à un bourdon "cornemuse",  masse tout l'organisme, avec sa promesse d'extase par les vibrations sonores qui par conduction osseuse, se diffusent partout en nous. Le squelette rit et les muscles aussi.
Ce chant devrait être côté en bourse, il est épatant, précieux et évolutif : il m'est chair et c'est une valeur en os.
Il me donne du coffre, me rend plus fort et me donne de l'assurance, il est tout bénéf  pour mes poumons.
Il ne manque pas d'intérêt si tu sais bien placer ta voix.
Si tu t'investis bien, non seulement tu deviens plus riche intérieurement, mais en plus, tu doubles ton capital santé.



"L'eau à la bouche".
Charme et harmonie se retrouvent aussi dans les deux formes de sourires féminins :
L'horizontal (la "bouche d'en haut") qui fait plaisir aux yeux et rend l'esprit joyeux.
Celui là, que l'on soit homme ou femme, il nous donne la banane !!!

Le vertical (la "bouche d'en bas", "l'origine du monde", le "jardin parfumé", le "puits à nectars", la "fontaine de jouvence", la "figue" ou "l'abricot fendu") qui fait ... kiffer !!!
"Monsieur Dard" (le"bambou frémissant","l'impétueux petit bâton", "la tige de jade", "l'herbe qui pousse dans la main") est ravi quand la vie ("Madame Vase-doux") lui sourit.

Le sourire aux lèvres et le coeur sur la main rapprochent les humains.




"L'art des mets" : on va déguster !
Après le choc extatique, voilà venir le chocolat chic (qu'mon pépé appelait "chiclat").
C'est une véritable épreuve initiatique pour travailler sur la patience.
En effet, comment ne pas se taper une religieuse en un éclair (achetés chez l'excellent "Lazzaro" à Andernos) ?
Comment ne pas finir à la petite cuillère, le pot de régalade "chocolade" - le "nutella" bio Jean Hervé - que l'on vient tout juste d'entamer (et d'acheter à la biocoop locale) ?
Pour finir en beauté avec ces coude-cœur cacaotés, comment ne pas abuser de la mousse au chocolat quand elle est bien faite comme (celle de) Miss Funny ?
Et comment ne pas succomber au succulent miel bio produit par les abeilles d'Andernos ? Offert par l'amie yogini katie qui mériterai de recevoir le prix nobelge de la gourmandise.



"Sur la grosse cloche,
un papillon dort,
profondément."
Haïku de Buson
Après s'être tapé la cloche, s'amuser avec ces instruments de musique qui résonnent et dont la rencontre te rend plus intelligent (seulement si tu n'as pas peur d'avoir l'air cloche) :
Le gong chinois, le bol chantant népalais, la cloche tubulaire "kutu-wapa", le carillon balinais, la kalimba africaine, les cymbalettes tibétaines "tin-chak", le petit gong thaï en forme de nuage du bonheur, la guimbarde vietnamienne "dan moî" ...



Voilà, vive les petits plaisirs gratuits (ou presque) !
Osons avoir le sourire banane soukouss, le sourire grivois ma housse (de couette), le sourire deux voix mahousses, le sourire face à la mousse, the smiley mouth and the smooth mouse ...
Cette dernière partie de phrase (en anglais) et le titre de cet article peuvent faire office de virelangues, à dire vite et à répéter sans pause, donc !

Crédit dessins : Geluck et son chat, pour le soyeux et joyeux sommeil au paradis, c'est James.



"Plaisants-Souvenirs" : remis en mémoire (par cet extrait de ma thèse "Le yogi : un om musical").

"Ououououou ......... Eueueueueu .......... Iiiiiiiiiii .....
Lèvres en avant, langue tortillée en arrière, assis en lotus bouche décousue, je mugis en grimaçant des sons bizarres. Centre Mandapa, un dimanche matin (le 14 Novembre 1988), nous sommes une douzaine à chanter ainsi, j'assiste à un stage d'initiation au chant diphonique, Tran Quang Haï joue (à merveille) le rôle de maître enchanteur.
Ououououou ...... Eueueueu....... Iiiiiiiii ...... D'un seul coup d'un seul, le son magique et ancestral est sorti de ma bouche."

Dire qu'il m'a initié au baiser harmonique et que ce jour là, je jouais le rôle que tient Bach yen dans la vidéo. "Dorénavrant", je m'appellerai "Bach Yann" quand je jouerai de la musique du Vietnam !!!


Un de mes cadeaux d'anniversaire, un incontournable de la B.D d'humour, le talentueux Riad Sattouf dont le nom seul déjà me fait rire. J'imagine ceci :
"Il la vit nue, le buisson taillé en forme de coeur. Cela le mit en joie, il ria d'sa touffe."
Ce roman dessiné se nomme "L'arabe du futur" (Une jeunesse au Moyen-Orient), je sens que je vais me régaler !

"- On goûte ? se renseigne ma belle amie.
- sans aucun doute, il est grand temps et j'ai grande faim, lui dis-je en regardant l'heure. Dans la cuisine, ma dulcinée (qui n'a point lu ma missive blogueuse) me montre ceci :



"La vita e bella", n'est-ce pas ?
"Allais", faites comme Alphonse restez des calés et l'oreille en coin, je vous salue bien !


vendredi 17 octobre 2014

"Bois ta musique"


"... Chant harmonique : une note fondamentale comme une pierre qui tombe dans l'eau, provoquant une réaction : des cercles concentriques (harmoniques)."
Extrait de mon mémoire de yoga

Autrement dit (même mémoire) :

"Le Chant harmonique :
On utilise le terme "chant harmonique" (ou chant diphonique) pour définir un chant réalisé par une seule personne produisant simultanément un bourdon continu et un autre son plus aigu, constitué par une série de partielles ou harmoniques, ressemblant au son de la flûte ou de la guimbarde."

A l'orée des années 90, j'organisais des réunions "Top-aware" (mais là, rien à vendre, tout apprendre) avec des potes ouverts au chant harmonique, dans mon "YogAtelierMusical" (c'était le lieu où tel un déc'ouvreur, j'ouvrais la voix, cela se passait à Aulnay-sous-bois). Mon alter-écho Régis disait souvent avant de commencer la séance enchantée :
"Allez, on va faire du charme à Monique" !!!
L'expression m'est restée, je continue à faire du "charme à Monique".


La muse écho thérapie.
Pour la séduire, il suffit juste de jouer un solo de sitar ou de chanter dans un monastère un chant grégorien. Là, dans ces ambiances sonores, Monique jubile.
Quand à la Miss Parkinson, elle est gênée par toutes ces bonnes vibrations (le chant harmonique effectue un véritable massage de l'intérieur du corps). Elle trouve ça agaçant, puis soporifique, alors au bout d'un  moment, elle s'endort. Tant mieux, pour moi, je suis ravi, je revis, c'est tout bon !

Bon, le Chant Harmonique, comment ça marche ?
D'abord, il serait judicieux de s'échauffer la voix, alors ce virelangue de mon invention tombe à pic. Il va réveiller la langue. Entraînez-vous, sans traîner, à le répéter plusieurs fois de suite (sans pause) à haute voix :

"Je m'excuse mais je veux et j'exige le génial zozo zinzin et zélé zélateur Zygel pour d'exquises explications zen"
.
Mon slogan : "Exigeons Zygel plus souvent", pas seulement chaque année au mois d'août, quand il n'y a personne pour regarder l'émission !
Cette boite à magique a des vertus pédagogiques et thérapeutiques, France 2, faites-nous ce plaisir, programmez-là au moins une fois par mois.
Allez, maintenant direction "La Boite à Musique", qui semble si insolite dans nos "étranges lucarnes".



Zygelixir jean-françoif (et sa vidéo qui décoiffe, placée à la fin de ce chapitre) :
Après ce début assez spatial, rendons-nous au bar, plutôt spécial, de l'émission.
Goûtez, écoutez ce véritable instrument rare (réalisé d'après les plans de Boris Vian), un genre de piano aqueux, dit aussi "piano d'roi de bar" qui n'est pas barbant pour un saoul.
Pas question de faire du play-back, on y joue des "cocktails chorales" de Bach (se prononce "Bar", en allemand).
Rassurez-vous, pas de "flash-Bach" dans mon propos, nous ne sommes pas revenu dans le message précédant sur les brèves de comptoir, je ne vous raconte pas de bobards (beaux bars) pour vous en faire boire de toutes les couleurs.
Comme aurait pu dire un improbable duo de chanteur "Bourvil-Vian" :

"L'alcool, non, mais l'eau férue ingénieuse ... oui !!"

L'ingénieux, dans cette histoire de piano bar, c'est son inventeur, "Bison ravi" (anagramme). Bon sang, mais c'est bien sûr, si je traduis, le bison ravi c'est Boris Vian !
- Oh ! ben moi, "Bison bourré", j'avais pas trouvé. Ça m'a fait prendre un coup de vieux, dis donc !
- T'inquiètes pas :
"Il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck"
disait Jean Yanne.


Voilà voilà, nous arrivons à la fin de ce voyage sidérant et sidéral. Pour ce cocktail d'ondes harmoniques colorées, je remercie Sir David et sa soeur Monique, le pote, épatant pataphysicien Boris et les étonnants pianistes, buveurs bavards, Jean-fransoif et son alcoolyte Jean-reprendrai bien un autre prélude !


Crédit photos : le spectre sonore des harmoniques ("sygyt.com").
A bientôt, ciao !