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mercredi 7 mars 2018

"Mémoire de yoga n°32"


Les mantras, suite.

... On doit noter que, sur les sujets particulièrement entraînés, on obtient les mêmes résultats par la représentation mentale : le son n'est pas effectif mais imaginaire.
Tout le processus s'enclenche sans vibration externe, mais se prolonge dans le milieu interne de la même façon : l'image mentale du son suffit à provoquer la position d'écoute, d'où l'ouverture thoracique, le retentissement de la respiration épanouie et le détachement progressif de la fonction mentale vers l'écoute, vers la réception extérieure des vibrations ambiantes.
Un cercle vertueux (car "vicieux" dans un sens positif) comme on aimerait en rencontrer plus souvent.
"Si vous jetez une pierre dans un lac aux eaux calmes, des rides se forment à la surface en décrivant un cercle. Le cercle s'étend plus ou moins largement suivant le poids de la pierre. De même les ondes émises par le son, suivant leur amplitude, produisent un effet plus ou moins important sur le corps physique et affectent les trois gunas (qualités) qui sont de nature sattvique (pur), rajasique (actif) ou tamasique (inerte). Lorsqu'on récite les mantras, toutes les activités de l'esprit, comme les pensées, les sentiments ... se concentrent sur un point unique. La disparition de l'activité de l'esprit est comparable à un lac aux eaux calmes et tranquilles, sans rides à la surface". Swami Vivekananda.

Le mantra nous transforme.
Il purifie l'individu grâce aux transformations profondes qu'il réalise en lui mais curieusement, il est lui-même purifié par la pratique et par l'adhésion profonde de l'être.
La répétition constante concentre son énergie phonique et rend le mantra de plus en plus puissant.
Les mantras créent ce qu'ils disent.
Le verbe peut rendre réel. C'est ce que l'on nomme verbe performatif (énoncé qui constitue simultanément l'acte auquel il se réfère).
Par exemple, dans "Je vous autorise à partir", le "je vous autorise" est l'autorisation même. Ainsi du mantra : il ne désigne pas, il n'exprime pas, il met en action et fait advenir.
Dans la mythologie hindoue, les Astras désignent des armes, celles dont les Dieux sont dotés : tels la massue de Yama, le disque de Vischnu.
Ces armes sont associées à des mantras et le plus souvent, ce sont eux qui en éveillent la force latente. Même de simples brins d'herbe, dynamisés par des formules mantriques, vont se transformer dans le Mahabharata en armes de jet, grâce auxquelles Rama va pouvoir tuer une corneille menaçante.




"Om nanas Shivaya" ! Tina Turner a un jour, dans sa vie de lionne chantante, pris un virage bien  costaud.
La Turner d'avant a tourné la page, puis elle a tourné sa langue sept fois dans sa bouche et a entamé une nouvelle période de vie, plus paisible celle-là.
Le résultat s'entend, bien plaisant, dans ces chants sacrés.

Nina Hagen a un jour, dans sa vie de panthère en colère, rencontré la voix du yoga. Comme elle était très agitée et souvent énervée, elle a mis du temps à trouver l'apaisement !
Je ne sais pas de quand date la vidéo (à voir ci-dessous).
Apparemment, elle se situe à mi-chemin entre sa période "punky reggae", avec ses fameuses "vocalises orgasmiques" et aujourd'hui.
La Nina Hagen, excessive et sans gêne, est-elle devenue la "nonne troppo" Hagen plus saine et plus zen ?

Tina-Nina, les deux Miss Tic, à la voix "rauque n' roll", formeront-elles un duo chantant des reprises énergiques de "Om namah Shivaya" ou de 'Jaya Shiva shankara" ?

Tina a mis sa fougue et son âme dans le mantra de paix "Sarvesham" ?
Nina  nous a concocté un mash-up à base de Shiva !
Alors Nina ou Tina ?
Que chacun fasse son choix !
Namasté !!



mardi 27 février 2018

"Mémoire de yoga n°31"

Suite du mémoire Yoga.

"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger); le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations de la pensée".
Mahesh

MANTRA-YOGA

Dès les temps védiques, une grande valeur était attribuée aux sons védiques. Les textes indiens nous parlent du Shabda.
Par Shabda, on peut entendre : vibration indifférenciée, milieu subtil d'où surgissent tous les phénomènes, et où finissent par se perdre tous les objets de la pensée. Chaque objet naîtrait d'un son, d'une vibration particulière.
Comme les chants liturgiques, les mantras (onomatopées ou symboles religieux) font partie de la gamme des sons rechargeant le cerveau.
Toutes les formules sacrées, chants, incantations ne seraient donc que des procédés de recharge, d'excitation pour une certaine mise en condition cérébrale.
Le cerveau se nourrit des sons, mais toutes les vibrations ne sont pas efficaces. Un fait très important vient se greffer sur le processus de transmission au cerveau, c'est l'influence de la vibration, suivant sa qualité, sur le fonctionnement du nerf pneumogastrique.
Nous savons que celui-ci est par excellence, le véhicule des messages viscéraux. Il est le chemin de toutes les angoisses, la caisse de résonance des sensations obscures. C'est le nerf du doute et du "mal au ventre".


Lorsque cet arbre de transmission interne se trouve nappé de charges positives, tout se passe comme si des opacités internes se trouvaient isolées, puis effacées, pour le plus grand soulagement de l'organisme. On doit remarquer la perfection de la réaction en chaîne :
bombardement de l'oreille par des messages positifs, recharge du cerveau, signaux d'apaisement du nerf pneumogastrique, relâchement des crispations internes, détente externe avec redressement du corps.
Cette transformation de la position, à son tour, joue favorablement, car elle détermine une meilleure position d'écoute : tête haute, thorax dégagé, et aussi meilleure transmission le long du pneumogastrique, un fonctionnement idéal de l'ensemble du para-sympathique (faisant partie du système neuro-végétatif qui a pour fonction d'activer les organes), d'où, à nouveau, une amélioration de la sensibilité d'écoute.
Celle-ci ira même jusqu'à pouvoir s'étendre complètement à toute la surface de la peau, comme l'ont prouvé des expériences cliniques et des relevés micro en main, en divers endroits du corps, chez les nada-yogis (yogis du son).





Om, suite Om !

L'âme est son !
Chanter des mantras nous aide à mieux vivre dans notre "demeure corporelle" et nous permet de faire plus facilement le lien "corps-esprit" ("maison-raison").
Le mantra nous ouvre le coeur comme s'ouvrent les fleurs au soleil.

Il dissout l'anxiété.
Il occupe l'esprit d'une bonne façon, il dépollue le mental et fait le ménage dans les méninges. Tout ce qui nous préoccupe, nous gêne et qui nous résiste, nous regimbe, il en fait son affaire : la gêne qui ne génère que de la peine, le mantra la transforme en joie, en foi en soi, en envie de vie saine et zen !
Ainsi, il calme l'esprit, augmente l'énergie et la concentration aussi. Pour les gens qui ont du mal à se concentrer, le chant des mantras peut être un outil efficace, une autre façon de méditer.
Om shanti, gentil om, belle d'âme oiselle, que la paix soit avec vous !

Namasté !!

vendredi 23 janvier 2015

"Posture de Yoga (n°4) : Hanuman"


"Celui qui te désire, dit le vent,
au fond de ton coeur se trouve."
Ibn'Arabi

Mantra, maître ambianceur, celui de la vidéo est bon pour le coeur. C'est à écouter d'une oreille en lisant ce message souriant (on ne va pas se laisser abattre par ceux qui tout fous ont tout faux, par des suicidaires qui n'ont que mépris pour la vie). Normalement, à la fin de la lecture de cette chronique, vous devriez connaître ce mantra par coeur !



Quelle posture choisir pour, malgré tout, bien commencer l'année ? Pour mieux faire face à notre désarroi ?
La déprime nous guette, ne la laissons pas devenir la reine de ce désarroi.
Tout dépend de comment on se sent et dans quelle ambiance on vit : "coeur fermé", plutôt le genre "bunker' ou "coeur ouvert", plutôt le type "bon coeur" ?
Si l'on se sent décoeuragé, désarmé, écoeuré, en ce début damné, mieux vaut rester couché. Mais comme on ne peut pas décemment vivre couché, ni même à genoux (le bon sens nous pousse à vivre debout), alors on vote "bon coeur" et on laisse parler notre côté rock-coeur. Si l'on est désenchanté, on peut aussi laisser chanter le merle mot-coeur qui est en nous (histoire de sourire et de s'ouvrir un peu). Alors la vie sera plus belle et ça sera tant mieux.

Si l'on a du coeur à l'ouvrage et qu'à plusieurs l'on chante de tout son choeur, alors la posture de yoga qui ouvre le mieux les vannes de l'organe cardiaque et nous fait chaud au "batteur romantique", au "métronome organique", c'est assurément celle d'Hanuman (et) celle du héros !


Veerasana posture du héros ou du guerrier : portrait anatomique (illustration empruntée à l'indispensable livre de Leslie Kaminoff).
Voilà le conseil "posture" que nous donne Litzler Barbara, la spécialiste du yoga du mois (bien loin de tous ces "yoga du moi" qu'on peut trouver ici ou là, avec parfois le fumeux duo toxique : gourou-pie de sans sonnet et groupie sans sonnette). Quelle belle idée que celle de vivre son yoga au fil des mois ! Laissons-la parler du temps présent tant plaisant :
"L'année nouvelle apporte avec elle un dynamisme revigorant ... Depuis le solstice d'hiver, la lumière revient, et avec elle, une autre énergie. Notre séance de yoga, nous fait franchir le pas avec une posture debout, celle du héros. Cette posture habituellement exigeante est abordée en douceur, de façon évolutive, grâce à la lenteur sensorielle."
- Elle nous conseille la posture du héros et toi celle d'Hanuman, où est la cohérence et que choisir ?
- Les deux mon géné-râle, pour la cohérence, pratiquons donc la posture du héros Hanuman. Les deux sont si proches :



Shri Mahesh en "Hanuman" prêt à s'envoler pour sauver Rama. Notre maître yogi y arrivera t'il ?
Je ne raconterai pas la suite. Je ne vendrai pas l'âme-Mahesh !

Les bons contes font les bons swamis (sages érudits hindous) :

Le Ramayana est l'une des deux grandes épopées pop indiennes (l'autre, c'est le Mahabharata). Elle nous relate les aventures de Rama, l'avatar du dieu Vishnou.
Hanuman, le dieu singe, est le fils du dieu du vent Vayu. Il est fort comme un roc et il peut voler comme un oiseau. Du coup, il peut aussi voler au secours des gens en danger, comme nous allons le voir. Laissons Shri Mahesh éclairer notre propos :
" ... Au cours de la bataille qui se déroula dans l'île de Lanka, Rama fut grièvement blessé. Seule une plante particulière de l'Himalaya pouvait le sauver. Hanuman partit à sa recherche. Pour gagner du temps, il détacha et souleva une montagne où croissait l'herbe et d'un saut prodigieux, il la rapporta à bout de bras jusqu'à Lanka.
Rama guéri, la bataille contre Ravana put reprendre. Rama en sortit vainqueur ..."



Bienfaits de cette posture.

Elle renforce le coeur et rend puissant le pratiquant. Se sentant maître de lui, confiant, il remporte haut la main le combat contre ses tendances négatives.
Cette victoire rend le yogi serein, animal. Il devient "Hanuman", un vrai dieu singe avec des reins d'acier et une formidable force d'airain (qui ne se fatiguent plus pour un rien !).
Cela libère son coeur de ses peurs, lui qui parfois dans la vie s'en fait une montagne, voilà que maintenant il la soulève.
L'ayant foi en soi, ne se soumet plus au dictact émotionnel, et atteint des sommets de bravoure. L'égo négatif se dissout, s'ouvre enfin pour lui les chemins de l'amour.
Le chakra du coeur savoure son triomphe.
Finis les rencarts avec les rancoeurs, les angoisses porte-poisse, les peurs, les pleurs et les peines de coeur, qui font que certains cœurs tristes tombent en panne.
Sans compter qu'en plus, le pratiquant joyeux dispose maintenant de quoi se taper sur les cuisses (les quadriceps survitaminés encaissent ses rires tonitruants), quand à son dos, à ses pectoraux et ses abdos, c'est du costaud.
On peut aussi "faire l'Hanuman pour avoir du son" puisque chanter sans effort, à la gloire de la force d'Hanuman, c'est bon pour la santé !
D'ailleurs MC Yogi l'a bien compris :




Voilà, on finit là !
Ami yogi "Hanuman", Namasté !
Yogini musulmane, Salam !


vendredi 20 juin 2014

"Les 24 heures du Mantra"


"Le prélude de la nuit s'ouvre sur la musique du soleil couchant, hymne solennel aux ineffables ténèbres. Cette montagne n'est-elle pas une fleur, avec ses collines de pétales qui boivent du soleil ?"
Rabindranath Tagore

Qui dit mieux ? et que dire après ça. Juste que j'adore Tagore, les préludes ludiques, les chouettes crépuscules annonçant des nocturnes qui hululent. J'aime aussi j'ouïr de la nuit, de son silence relatif et savourer du "chocolat nuisette" (fin, délicacao bio, ce délice charmant se mange sans fin, de nuit avec des noisettes).

"Flash-Bac Musique" sur la semaine écoulée : que des preuves ... de "luth ... ilité" de la musique dans notre quotidien !

Samedi-Dimanche : "Les 24 heures ..."
En ces temps de crise des ressources énergétiques, tout ce pétrole gaspillé aux "24 heures du Mans" est une aberration. Cela, juste pour que des adulescents lassants puissent faire "vroum-vroum" dans leurs caisses qui roulent à vitesse T.G.V. Mais lorsque le "vroum- vroum" devient "boum-badaboum", gare à la casse de la caisse et du casse-cou.
Cette année, c'est la marque Audi qui a remporté la course.
Alors je me suis dit en mon "Ford" intérieur :
"Et si on remplaçait cette course effrénée frénétique par une autre façon de voir la vie, une version plus corse et freiner "helvétique" ("petite vitesse et grand lentement"). Il suffirait d'organiser des rituels réunissant des gens assis en lotus, chantant des "mantras" et des chants sacrés hindous.
Ce n'est plus l'Audi mat qui gagnerait mais l'audition.
Mélodie à la bouche met l'Audi à la casse !

                                                    Claude Serres "Les notes sourdes"

Faisons disparaître tous ces bruits disgracieux de bolides qui nous cassent les oreilles. Remplaçons les "Vroum" par des "Om" et inventons ... "les 24 heures du Mantra" !
Caisse qu'un mantra ?
Qu'en dit l'érudit ?
"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger) ;  le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations  de la pensée."
Sri Mahesh



Le mantra est une formule magique, sacrée et sacrément efficace, c'est une phrase qui nous remet en phase avec nous-même. Le mantra est à répéter plus ou moins longtemps (cela explique le titre du message).
On le chante en Inde, mais aussi au Tibet, la preuve avec cette vidéo où se mêlent mantra, yantras et mandalas (dessins colorés).

L'un dit, l'autre aussi !
"La musique, c'est du bruit qui pense."
Victor Hugo
"Sans la musique, la vie serait une erreur."
Nietzsche
"Sans Bach, Dieu ne serait qu'un type de troisième ordre."
Cioran
- J'en ai ma claque d'applaudir à toutes ces exquises citations, dit l'un.
- Moi aussi, j'en ai mardi l'autre. Passons sous silence mardi et allons directement au jour suivant :

Mercredi : Arrêt à Rio de Janeiro.
Il n'y a pas que la coupe du monde de foutebol dans la vie. Alors, éloignons nous des stades et allons plutôt du côté des plages. Là, imaginons nous en train de pratiquer la posture du Cobracabana. A proximité, des musiciens yogis jouent une chanson de Jobim ("The girl from Ipanema"). Comme on disait à une époque, "c'est le pied en acier suédois" ...  qui marque le but : "Gooooooooooooooooooooooooooooal !!!"



"Je dis" : passons du bac à sable au bac à lauréat.
Il existe un bac musique. En ce moment, certains lycéens bossent sur "Tutu" de Miles Davis. C'est l'un de mes musiciens préférés, je peux écouter ses disques vissé au fauteuil pendant un bon moment. Et pour Miles point ne Davis !
Les passeurs de ce bac ont de la chance, ils se font "Tutu" (prononcer "Toutou") et sont tout ouïe toute la sainte journée. Le titre de ce morceau de Marcus Miller composé pour Miles, fait référence au Prix Nobel de la Paix, le Révérand Desmond Tutu. En ce qui concerne les lycéens croyant (bien faire) et fidèles au jazzman, au moment voulu par la destinée, Dieu saura les reconnaître puisqu'il parait que "Dieu reconnaîtra les chiens". Au bout de 18 ans de paradis, la classe "tutu" passera le "Bach Jean-Sébastien".



Vendredi : brève de médecin n° 2.
Au cabinet de son homéopathe :
- Et surtout docteur, pour mes douleurs, n'oubliez pas de me prescrire de "l'armonica", dit Monica la patiente musicienne.
- Bien entendu, comme ça, quand vous avez mal, prenez des granules de cette plante montagnarde. Mettez les en bouche et vous constaterez qu'en même temps que l'armonica a fait disparaître vos maux, il a supprimé deux lettres (m o) de son nom. Maintenant il s'appelle arnica !

Monica, musicothérapoète intuitive, pour faire face à la douleur qui la chagrine (elle sent couler ses larmes Monica), utilise fort à propos cette plante qui supprime plaintes et douleurs et qui devient alors "l'arme-Monica" anti-souffrance. Décidément, l'inconscient sait tout.



Faites de l'amusique ! C'est bon pour la santé. A bientôt.