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dimanche 2 juillet 2017

"Coucou, coin-coin, Q.I-Q.I"

Avec le mimologisme, on donne la parole aux oiseaux. Ils ont enfin leur mot à dire. J'aime à connaître l'avis des volatils.

Il pleut, il pleut "Bergère honnête" !
Allons enfants de la batterie !!
Le pic-vert mâle tape contre le tronc d'arbre pour se nourrir ou alors il tambourine en rythme, afin d'aiguiser son bec pour une danseuse ailée intéressée par un prise de bécots et plus si affinités !
Lorsqu'il ne fait pas le batteur bateleur, il chante comme un cheval. Cela ressemble un peu à un hennissement dans le registre aigu. Voilà pourquoi, face à ce rire chevalin saccadé, les bretons ont donné au pic-vert le nom de "jument des bois" !
Ailleurs, on lui fait dire : "i piu, i piu, i piu" (il pleut ...).



Bergeronnette : enquête sur l'inquiète coquette qui hoquète de la queue.
Cette mignonnette, vive, active, en ballade sur la plage, me donne envie de siffloter "l'amusette" de Bach. Elle hoche la queue souvent et ces mouvements incessants font penser à ceux d'un battoir de lavandière.
Elle aime l'eau alors on dit d'elle que c'est :
"celle qui fait gicler l'eau, celle qui éclabousse".

Elle prend sa douche dans une flaque. Flic flac floc, tellement bien dans la flotte qu'elle sifflote parfois "l'air des lavandières" (dans "Carmen" de Bizet) !
M'enfin, souvent, elle le chante dans sa tête. Alors que mézigue le Meynierstrel, les pieds dans l'eau du lavoir d'Eau-d'ange, j'ai osé souffler dans ma flûte en bambou (faite par mes mains), cet air "en trainant" un peu dans le tempo.
Ça ressemblait à du "Carmen caramel" ou du "Carmen au carmel" !!!
Cela devant un public de gens surpris mais plutôt contents. Quelques autochtones ont même tapé des mains lorsque j'ai joué,vif comme un bergeronnet pressé, la "Bugade" ("Lessive", air du folk gascon).
Je me souviens (fin du siècle dernier) que des moustiques toqués m'asticotaient et qu'à la fin du "peste-claque", j'étais complètement ... lessivé !!!
"Piqué au vif", sans pouvoir me défendre, je me suis dit "in petto" :
"Je me suis fait avoir au lavoir !"

Dans la cambrousse, on retrouve l'espiègle "bergère honnête" mangeuse d'insecte, près du troupeau (buffet à volonté, repas de roi) dont elle paraît être la gardienne, la bergère !




Et pendant ce temps là, dans mon terrain boisé, le merle ramène sa fraise (et mange mes fraises), fait de superbes phrases. Il siffle les belles !
Le pinson apprécie notre mobile perchoir et quand il ouvre son bec, produit une mélodie qui monte et descend d'une échelle.
Les geais jouent à "kash-kash", les pies aussi mais sans la touche "les geais errent" de ces ailés-gants congénères. Même en jouant cash, elles sont moins classe !
A la ville et au chant, la grive musicienne se pose ... des questions métaphysiques :
"Qui suis-je ?, Où vais-je ?" qu'elle répète d'une manière chic.
Lorsqu'elle ne s'imite pas, elle se limite à commenter le match. C'est souvent payant et plaisant !
Quand au Tino Rossignol, on ne le comprend pas toujours, des fois, même, on ne sait pas vraiment où il veut en venir :
"Tiouou x4, Spe tioii tokoua, Tio,x4, Kououtio x4, Tskouo x4, Tsi x7, Kouorror, tiou tskouoapipits kouisi ... Dlo x8, Kouio trrrrrrritzi" !!!
C'est l'ornithologiste Bechstein qui a traduit le Rossignol avec une suite d'onomatopées épatantes.

La grive :
- Qui suis-je, qui suis-je ?
Le  rossignol :
- Tétoi, tétoi, Tsé tsé koua téso comuun mouououche "Tsé-tsé" !

Et pendant ce temps là, dans les forêts d'Australie, le Cacatoès noir fait des prouesses avec sa batterie, pour épater les gonzesses Cacatoès. Ses arguments percutants sont autant de promesses de bons moments à venir, passés à caqueter coquin en remuant en cadence le croupion élégant !
Si en plus de jouer de la batterie, le mâle malin siffle le "J'aime les filles" de Dutronc, les groupies au plumage noir vont défiler en ombre chez le lumineux batteur.

"Batterituel" :
Ce grand perroquet peureux fabrique ses baguettes à partir de branches. Il les agrippe avec ses pattes griffues et tape en cadence sur un tronc. La frappe est régulière et tenue (mais pas ténue ou alors c'est un code amoureux, genre "T'es nue ?"). Chaque cacatoès a son style :
Le rocker crâneur est vif. S'il est fan des "Stones", il tape sur des rochers (et parfois sur des rockers qui sont pas d'sa bande de bardes en blueson noir).
Le rocoeur crooner, lent et rockmantique, de la vitesse, il s'en tape.
Le "fentaisiste", amateur de tambour à fente, cultive l'art des sons surprenants !




"Splashhh, tom tom sssiiii", sur cette bath batterie et ces tambours à fente, je vous laisse ... trouver votre bon tempo et votre juste vibration !
N.B : l'info sur le Cacatoès vient de la revue "Science advances" !

Yamasté !



lundi 26 juin 2017

"Prénoms d'oiseaux"

Sur ma terrasse, ma tasse de thé vert à la main, j'étais là et un peu las du temps qui passe, hélas, à vitesse express lorsqu'un coquin d'oiseau rouquin est venu à ma rescousse. Il avait l'oeil rempli de malice, de toute évidence ce narquois venait me narguer !
Ce taquin copain du pote âgé racleur sarcleur qui n'hésite pas à se poser sur le manche d'une bêche est le plus familier des oiseaux de nos jardins. Ce "mignon at jardiner" ("ami des jardiniers" en breton), c'est le rouge-gorge.
Il apprécie les vers mais aussi les poètes, surtout Khalil Gibran :
"Le génie n'est que le chant du rouge-gorge à l'aube d'un printemps insolent."
Il bat des ailes lorsqu'on lui cite du Claudel :
"On croit que tout est fini mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter."
Et c'est en riant qu'il réagit à l'écoute de Cioran, même si ... :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Rouge-gorge s'y connaît en mélancolique, son joli chant est touchant. Vu sa petite taille, le son qui sort de son syrinx est forcément "compressé" alors que lui est plutôt intelligent tranquille comme Baptiste.
A ce propos, certains n'ont pas hésité à le baptiser :
"Noire-gorge était proche du christ quand il portait sa croix sur son dos et sa couronne en épines sur sa tête.
Pour le soulager, il lui a retiré de douloureuses épines et comme le sang coulait, il s'en est mis plein le plastron. Et c'est depuis ce temps là qu'on le nomme rouge-gorge ..."
- Oui mais sa gorge est orange, alors y'a comme un hiatus ? constate un visiteur sceptique.
Je lui répond hélico-texto et illico-presto :
- Peut-être qu'un jour, sentant que quelqu'un poserait cette question, l'oiseau vif d'esprit a pris les devants et a coloré son thorax avec un max de soufre. Le mélange a donné de l'orange !!!

Et en plus, il sait même faire du vélo !!




Les croyants bien fiers en rajoutent, ils entendent ce mimologisme lorsque l'oiseau divin chante :
"Christ, Christ,  Christ, resurrexit".
Bien vu et bien entendu, ce "surexcite le triste" donne une bonne idée de l'ambiance mélancolique du chant de l'oiseau.
De plus, le rouge-gorge commence bien souvent en chantant trois notes répétées !
Lorsqu'il vocalise, l'oiseau ne lésine pas, il donne à entendre.
Il n'hésite pas à se jeter à l'eau (bénite ?). Son chant est mouillé comme une cascade.
Des cascades, il n'hésite pas à en faire, ce virtuose romantique sait prendre des risques. A chaque fois qu'il se mouille, on le bénit !




A le voir en photo, si mignon, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.
Il est si proche de nous !
Le jour n'est pas levé qu'il assure ses premières notes près des maisons, comme s'il disait :
"Bon jour, vous reste t-il des miettes ?"
Mais avec les autres oiseaux, il devient hargneux, sa musique change de ton et se transforme en "hard rock". "Antisocial", soupe au lait, teigneux, "dégagiste", en mauvais "Bonvoisin" (Bernie), il "mélanchonise " !
L'adorable volatile versatile, petite boule cool se transforme en boule de nerf dès que l'on touche à son territoire. Là, l'irascible ne rate pas sa cible.
Lorsqu'il se sent menacé, il hoche la tête de haut en bas,
Je préfère ce "Peter"quand il part en trille, je ne l'apprécie pas ce "Tomi" qui part en vrille, je ne le crois pas ce saint "Thomas" !
Mais laissons là ce chiant méchant et savourons plutôt son côté "Petit Jean" l'artiste.
Des bioacousticiens ont décelé dans ses concerts, 250 thèmes différents et un répertoire de 1300 motifs!


                                           Mieux vaut prise de bécots que prise de bec !

Vu à la téloche un concert de V.I Can I ? (Vie ail cane ail, vieilles ... canailles) !
Pour faire leur nid, Mitchell Hallyday Dutronc !

Un jour, le rouge-gorge Jacadit a fait son nid dans un arrosoir abandonné. Découvert, il le quitte en chantant en duo avec son pote, le merle rocker Touteddy :
- Ce n'est qu'un arrosoir mes frères.
- Un arrosoir abandonné, rajoute l'Al luette Johnnyàlidée
- Allumez le feu, imite Touteddy.
- Il est fêtard cet Eddy, commente Jeuny.
Sur ce, sursaut de Jacadit, un extincteur à la main :
- Il est tard, il extincteur, Paris s'éveille ...
... au son du rouge-gorge !

P.S : Dans certains pays, le rouge-gorge prend un nom de prénom. 7 1 SI qu'en :
Suède : Tomi, en Allemagne : Thomas, en Norvège : Peter, en Angleterre : Robin, en Bretagne : "Petit-Jean", remplacent Rouge-gorge.

Voilà, pour conclure en beauté, voici une photo de Christophe Salin.



Bon vent !
Yamasté !!

vendredi 3 juin 2016

"L'oiseau des lyres"



" ... Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend ..." Prévert "Oiseau-lyre"

"Moineau gras commun ..."
Pour se nourrir, les moineaux des villes choisissent la facilité. A trop becqueter nos restes bien trop gras et beaucoup trop sucrés, ils deviennent moins robustes. Leur population est en déclin !
A trop nous imiter, ils finiront par déprimer et raconter des blagues stupides ... :
"Un moineau végétarien dit à son pote qui s'empâte :
- Fais gaffe, à force de grossir, ton tee-shirt va rétrécir !"
... Idiot, n'est-ce pas, comme vous le savez, les moineaux ne portent pas de tee-shirt mais des robes de bure comme celles des moines !

"Pépère OK", 30 ans de vie commune avec une amoureuse des oiseaux.
Un perroquet, ça caquette, ça répète pour partir à la conquête d'une coquette savante, telle l'éthiologue Irène Pepperberg. Elle lui apprenait à nommer les objets. Le perroquet enregistrait tout, il aurait pu être commissaire-priseur tellement il connaissait de choses. Le soir, quand Irène sortait, il lui disait :
"Portez-vous bien, à demain, je vous aime."
Cet exotique oiseau savait parler aux dames, mais était-il blagueur dragueur pratiquant l'humour yogique ?
- Mais keskesekça l'humour yogique ?
- C'est de la plaisanterie qui s'adapte. Le fureteur moqueur pratique, par exemple, l'humour potache pour la potiche, le non-sens pour l'intellectuelle ou les calembours carambars pour la gourmande :
"Mr et Mme Enfant ont deux filles nées le jour de Noël, quels sont leurs prénoms ?
- Bon Dieu, d'habitude, je suis bon en devinette mais là, doux Jésus. je cale.
- En fait, la réponse se chante, la voici :
"Irène et Ludivine Enfant ... "
Savez-vous que ce perroquet qui par ses talents fait tourner les têtes et chavirer les cœurs, est aussi le seul oiseau qui peut regarder derrière lui sans tourner la tête et sans avoir mal au coeur ?
La sittelle en est toute retournée !




"Transport pas commun", comme un accord !
Parisiens, en ces temps incertains de grève des transports, rendez-vous station "Aubert" pour voyager en première classe avec la libellule.
"... Quand je joue de la guitare au bord de la rivière près de chez moi, il y a toujours une libellule qui se met en vol stationnaire à 20 centimètres de mon nez, comme pour m'écouter.
Puis, elle rejoint son groupe et c'est une autre qui approche, à une coudée de la surface de l'eau qui coule lentement ... Je me sens super bien dans ce coin là, elles doivent le ressentir.
Entendent-t-elles ma musique ?
En tout cas, elles me regardent avec leur vision à 360 degrés et j'ai vraiment l'impression d'un échange les yeux dans les yeux ... Je me demande si ce ne sont pas des elfes ?"
(Jean-Louis Aubert dans le magazine "Clés")
Il a raison Aubert au bord de l'extase, profitons (dans le sens positif du terme) de la nature.
Pour bien agir, il faut savoir sentir l'air, renifler, ressentir, écouter et goûter, flâner, glaner, se poser, s'émerveiller, méditer (se calmer) et "ruminer" (laisser mûrir les idées, les décisions et les désirs).
Il faut aussi savoir attendre et se voir atteindre, savoir prendre son temps et le perdre puisqu'à tous les coups, on gagne ... à perdre du temps.
Les temps morts, l'ennui nous rendent fort et plein de vie et d'envies !
Tiens ! écoutez donc ce drôle de zozo, l'oiseau-lyre lyrique !




"Oiseau-lyre musicothérapoète"
Imitons la nature. L'oiseau-lyre a plusieurs cordes (vocales) à sa lyre: non seulement il imite sans limite le chant des autres oiseaux mais en plus, il reproduit ce qu'il entend dans nos jardins, comme la tronçonneuse ou la tondeuse.
Tu crois qu'un voisin tond pendant qu'tu tonds profitant qu'tu fais du boucan et non, c'est le toucan imité par le perroquet, qui répète tout ce l'oiseau-lyre-tondeuse vocalise !


"Langue étrange erre"
SI LA SItelle torchepot aime avoir la tête en bas, ce n'est pas le cas du Pic noir, lui qui enroule sa langue autour de son cerveau pour ne pas avoir mal à la tête !
Ah ! si le yoga de la langue pouvait protéger contre les agressions de Miss Lucie Parkinson (dite "Lucie-haine" ou "Lucie-fer").
- Et pourquoi pas "Germaine" pendant que tu y es ?
- T'as raison, "Gère-mène" (qui gère ta vie et qui te mène par le bout du nez), c'est une bonne idée !
- Faut faire gaffe ! Elle fait sa mal-aimée et en fait, te "dit : j'erre" et te "mal-mène en bateau".
Après coups (et blessures), faut pas que tu t'étonnes d'avoir le mal d'amer !

Tiens, voici un joli colibri !


                                                                    Oiseaux.ch

"Exquis colibri yogi"
Le colibri ne marche pas mais c'est le seul oiseau qui vole en arrière !
Il n'a pas un appétit de moineau, ce petit oiseau. Au contraire, il mange comme quatre. En fait, il mange tous les jours la moitié de son poids. Si l'on compare à l'homme, c'est comme si nous mangions soixante fois notre poids !
On ne fait pas le poids.
Le colibri d'Anna, petit oiseau à tête rose (pour le mâle), charme en devenant acrobate, yogi. En l'air, il peut faire des piqués à 90 kilomètres/heure.
Cela représente 363 fois la longueur de son corps par seconde. En comparaison, les possibilités de l'homme sont ridicules, décidément, ça vole pas haut pour le "t'es rien" !
Si ça se trouve, c'est pour ça que l'humain ne respecte pas la nature, parce qu'il est complexe et complexé.

"Small is biotiful", le colibri libre qui fait sa part.
"Boisson ou poison ?"
Le caféier, le théier et le cacaoyer produisent la caféine, la théine et la théobromine, autant de poisons pour éloigner les insectes.
Pour les oiseaux, ce sont des poisons mortels. Pour les humains, pas de danger, sauf si notre consommation est excessive, sinon c'est bon pour lutter contre Lucie-haine !


Voilà,  à bientôt !
Adichats !
Le chant des pinsons connaît des variations régionales. Le pinson gascon chante "moinsse" et le parisien "moins".
J'ai toujours envie de dire : "à vos souhaits" ! lorsque j'entends un gars gascon gai comme un pinson éternuer "Adichats" !
Voilà, je voulais juste mettre l'accent sur ça.
L'accent ne fait pas le bonheur mais il y contribue !

Allez, pour conclure et pour rire, revoici cet oiseau rare qui se transforme dans cette improvisation en "oiseau-délire" !!!




vendredi 27 mai 2016

"Piaf piou pouffe"



"Devant mes yeux ébahis,
en un vol acrobatique,
le moineau chope un moustique."


Cette semaine, j'écris sur la vie des oiseaux. Comment commencer ?
- Regarde, me dit Miss Funny d'un ton joyeux.
J'optempère et je vois, dans le jardin, un moineau qui virevolte et chope un moustique, le genre de loustic qui "pique ta femme sans payer l'adultère" (comme le chante si bien Zao, chanteur congolais tellement joyeux qu'en l'écoutant, on ne fait que de se gondoler).
Comment c'est ... possible une telle synchronicité : je pense à toi en tant qu'hurluberlu et tu passes devant moi en looping !
Comment sais-tu, toi l'oiseau, que je suis à la recherche d'infos insolites à ton propos.




"Déjeuner en paix"
Passé neuf heures, je veux juste déjeuner en paix sans radio, sans nouvelles, le nez dans le mug de café et la tartine beurrée à la main. Et te voilà, maitre moine nô qui me met le pied à l'étrier pour aller "triller" avec les oiseaux le bon grain (de voix) de l'ivraie.
- C'est à livrer avant que chacun voit midi à sa porte !
- Que chacun voit maudit à sa porte, me dit Mado. toujours aussi optimiste.
C'est le bazar, je me sens bizarre et perché comme un oiseau !
- M'enfin, Firmin, tu n'penses pas que c'est un coup de Miss Parkinson, l'indésirable qui veux te faire vivre la vie en morose.
Ainsi, elle cherche à t'éloigner de la réalité, à faire en sorte que tu perdes pied.
- Tu as raison, Gaston, cette gothique égotique n'apprécie que le noir (c'est pour ça qu'elle veut me faire voir la vie en noir).
Elle change couleur en douleur (ou "doux leurre"). Elle n'aime ni les blagues, ni la nature, alors tu parles Charles comme elle s'intéresse aux blagues de la nature.
Quand aux chants d'oiseaux, ce ne sont pour elle que raffut de tous les diables, boucan d'enfer et bruit qui pourrit la vie !
- Pour sûr l'Arthur, revenons donc à "les cent ciels", parlons donc des as de la voltige, des "Caruso" du chant d'oiseau et des cas rusés et malins qui se rendent la vie meilleure grâce à moults trucs, astuces et combines !




"Déjeuner huppé"
Ecoutez, vous vous ferez votre idée, vous avez une maladie grave, changez là en "mâle a dit ... tu tou t'ouie tut oui ..."
Dans mon jardin, savez-vous koikinya ?
Y'a une grive musicienne, c'est un oiseau un peu costaud et en même temps finaud. Elle a du coffre et offre à nos oreilles ravies, un chant plein d'entrain.
Au début de son récital, elle se chauffe le syrinx, elle y va mollo et trémolos. Et déjà, elle trône tel le sphinx parmi les virtuoses.
Lorsqu'elle est chaude comme la braise, elle ramène franchement sa fraise et balaise, ose tout. Elle ne craint rien, même pas le ridicule (que je compare à de l'humour).
Parfois, on dirait l'effervescence qui règne dans une messe "gospel" ! ou alors on l'imagine fort bien en supporter de foot "déchênée", on perçoit des coups de sifflets, des "appeaux-dissements" : "Titi ! Titi ! Tululululu" !
Quelle santé, quelle énergie !
C'est un oiseau qui aimante et alimente ta joie de vivre (il te donne la patate et la banane).


                                                         Photo de Claude Ruchet

"Troglodyte trop mignon !"
Et puis y'a l'oiseau "tout p'tit tou pt'i" (l'un des plus petits), le troglodyte mignon (une petite boule avec la queue dressée en l'air) qui chante avec une puissance incroyable pour sa taille.
Son syrinx fait une tête d'épingle et ça s'entend à des centaines de mètres.
Maestro-glodyte, ton chant fûté et fluté (sopranino), plus aigu que les autres est bien intéressant..


"Môme moineau"
Le moineau, lui, c'est son nom qui chante lorsqu'on le change. "La môme Piaf " était le surnom d'une célèbre chanteuse ?
Piaf viendrait de "Piou", mot imitant le chant du moineau. Ce mot aurait été déformé par le temps.
Plus haut dans cette chronique, j'ai tapé le mot "moine nô". Et voilà que je découvre, via "Wikipedia", l'origine du mot moineau.
Ce dernier viendrait de ses ressemblances avec le moine : plumage marron comme la robe de bure des religieux et la calotte grise en relation avec la tonsure monacale !


Le chant des oiseaux, ça se prend, ça s'apprend. A partir du moment où "ça se connaît" (l'oreille et le chant s'entendent bien), ça se reconnait facilement.
Collectons et colportons les chants d'oiseaux !
A bon entendeur, salut !



vendredi 17 juillet 2015

"Partitions à part" n°2


"Il y a deux sortes de chefs d'orchestre : ceux qui ont la partition dans la tête et ceux qui ont la tête dans la partition."
Arturo Paganini

Partition : scions-nous sciemment la branche sur laquelle nous sommes assis ?
La Grèce , pays d'où vient le principe de démocratie, fera t-elle toujours partie de l'Europe dans les temps incertains à venir ?
L'Europe et la Grèce joueront-elle leur partition à part, en solo ?
Qu'en dit Gérard Biard de "Charlie hebdo" ?
Par rapport à la dette grecque, l'Allemagne et le F.M.I tiennent tête, font front et chantent en chœur leur refus.
"... un refus encore plus ferme, souligné trois fois au marqueur rouge. Pas question de s'éloigner des fondamentaux de l'orthodoxie libérale, qui dit que le marché dérégulé est grand et que la Finance est son prophète. Essayer d'autres recettes ne coûterait pourtant pas grand-chose. En tout cas, beaucoup moins que ce que nous a coûté jusqu'ici la poursuite effrénée d'un modèle économique qui va de crise en crise et dont le prix humain - et politique - ne cesse de croître."

Partitions à part :
Un qui avait des partitions d'oiseaux dans la tête, c'était Olivier Messiaen. Il connaissait leurs chants par cœur et il a vécu avec une femme qui avait un nom d'oiseau.
Yvonne Loriod l'accompagnait au boulot, en studio, en duo de pianos, en ballade "oiseaux", en alter-écho, avec micro et magnéto.
Lui, en forêt, ne pouvait pas résister à l'appel de la nature, à la belle compagnie de son amie jolie ... la grive musicienne.
Il avait toujours sur lui, un stylo, un carnet pour prendre notes, écrire une partition et ainsi décrire le chant du pinson à la perfection.
Il m'a donné le goût de ces ballades "un carnet" (sauf qu'au lieu d'un carnet à spirale, j'utilise ma mémoire).
Voici d'exquises petites esquisses de chant d'oiseau (le rouge-gorge, le merle noir, la grive musicienne, l'alouette) :




"La vie profonde compose une partition."
Michel Serres

"From a bird" de John Williams.
Sait-on qu'en dehors d'être l'un des maîtres de la musique de film ("Star Wars", "Indiana Jones" .... ), Williams est un guitariste classique de renom ?
Et de surcroît, il compose ou arrange (humm ! écoutez donc son arrangement de "Sakura") pour la guitare.
Il est tellement prolifique qu''on ne sait jamais si un CD sorti récemment est bien sa dernière création.
Ces quatre œuvres "From a bird" sont simples, mélodieuses, vives, vivantes et vivifiantes. Elles nous rapprochent un peu plus des oiseaux.
Visitez donc son site, Williams vous propose de télécharger ces pièces et d'en écouter des extraits. Voici le lien :

http://www.johnwilliamsguitarnotes.com/music/download-free-sheet-music.html


"Les vies humaines sont composées comme une partition musicale."
Milan Kundera

"Le rappel des oiseaux" de Rameau.
On reste dans la famille des cordes pinson ... euh ! pincées (le Piano, lui, est "à cordes frappées"). Rameau, musicien de roi, musicien adroit aussi bien dans les opéras que dans ses pièces pour clavecin. Les oiseaux l'inspirent (dans une autre composition, "La poule", si on écoute bien le clavecin, il caquète, enquête, répète, gratte et picore), il ne manque pas d'airs.
Dans ce monde chaotique, si l'on rajoute de la critique qui flingue, on s'intoxique, on devient dingue, l'ambiance est au "ça reste pire".
Par contre, si l'on ajoute de la critique qui propose de la vie plutôt que de la violence, ou de l'écoute de musique carrée, mandingue, voir carrément dingue, l'ambiance sera au "ça respire" !
Voilà pourquoi, de temps en temps, il faut assister au "Rappel des oiseaux" !







J'arrive en fin de liste de composition aviaire. Marc Escaryol, moqueur, évoque le style complexe du romantique Liszt. Je suis d'accord, parfois dans la musique de Liszt, cela manque de silence, tout comme la citation d'Escaryol manque de respiration, de temps de pause.
"Liszt : Compositeur ayant écrit des œuvres pour piano tellement difficiles à exécuter que certaines de ses partitions sont interdites aux moins de 18 ans."




"Le monde autour de moi se dissout, laissant ça et là des îlots de temps. Le monde est un cancer qui se dévore lui-même ... Je songe que lorsque le grand silence descendra sur tout et partout, la musique enfin triomphera. Quand dans la matrice du temps, tout ce sera à nouveau résorbé, le chaos régnera à nouveau, et le chaos, c'est la partition sur laquelle s'inscrit la réalité."
Henri Miller ("Tropique du cancer")


De la fenêtre, je vois Miss Funny, la mine réjouie, en train de peindre un panneau. L'air épanouie, elle se retourne et me dit :
"Avec cette musique, on se sent pousser des ailes, on peint comme qui rigole !"
A l'écoute des "Sauvages" de Rameau, on oublie ses soucis, le monde pourri et on se rappelle que la vie est belle.
Rameau colore la vie, avec lui, on remplace un monde fermé "Bolloré" par un univers ouvert et coloré !!!

Dans un autre article, je vous ai montré une vidéo sur la "Poule" de Rameau, en voici une variante plus "Metal-hic" !!




A bientôt !


vendredi 10 juillet 2015

"Mime au logis ... mésange passe"


"On reconnaît un oiseau en écoutant son chant,
on reconnaît un homme en écoutant ce qu'il dit."
Proverbe chinois

Editho piaf :
L'accro-pôle (financier) s'envole, les aigris pestent !
Les grecs endettés jusqu'au cou, disent "non" à l'Europe des démocrates hypocrites qui leur envoie, non pas des bouées, mais des boulets de secours afin qu'ils ne se noient point.
"Vous avez intérêt à rembourser" et à "ne pas rebrousser chemin", exigent les lourds et balourds prêteurs sangsues mais pas censés. Si les pays de l'Europe ne sont qu'intérêts particuliers qui décollent, les grecs, eux, sont atterrés.
Mais même altérés, ils ont soif d'idéal, rêvent de trêve, d'envol et de légèreté. Bref ! Ils ont le cœur lourd, la pépie pressante et cherchent à se "déshaltérer" !
C'est l'été, mais il fait froid dans le fond de nos cœurs, chantent-ils.
Ça caille, il n'y aura pas de toutristes cette année pour aller voir "l'acropôle nord" !
Pourquoi aller se peler d'effroi dans un pays en crise de foi en l'Europe ? se demande le quidam.
La Grèce refroidie, l'Europe fait sa caille !

Mimologie ...
On fait dire à la caille pour imiter son chant (enfin plutôt son cri) :
"Paye tes dettes, paye tes dettes !"

A propos d'oseille, notons que son nom complet, "la caille des blés", peut à l'oreille, passer facilement de "déblaie" (du balais) à "du blé".
Le vent qui souffle là-bas est froid, encore heureux qu'il ne pleuve pas. Le pic vert n'annoncera pas la pluie qui rend morose :
"Ipiu, ipiu", "ipieu", (il pleut) !!!




Mimologisme : pour mieux reconnaître le chant des oiseaux, on les fait parler.
Ici, c'est canicule, on est moins enclins à se bouger les fesses, on peut prendre ... du recul !
Dans les fesses-tivals, les artistes peuvent raconter des blagues de cul culottées et déculottées ou alors, faire du mimologisme, tel celui des tourterelles :
Le mâle :
"Veux-tu qu j'te trrrrrrrrrrousses ?"
La femelle :
"Trrrrrousse, trrrrousse !"

Plutôt que de voir noir, voir grivois, ou alors choisir la voie romantique et se prendre pour le merle noir qui séduit la femelle, non seulement par son chant flûté, mais aussi par ses mots :
"Oh la la que tu es jolie !"

Si l'on entend la huppe fasciée qui chante son "Oupoupoup" et qui rajoute à la fin "bidou" tout en remuant du popotin, c'est qu'on a affaire à une huppe fessier qui se nomme Marilyn !!!
Si elle est plus petite, qu'elle est tête en l'air et qu'elle "gazouille", c'est que c'est une linotte.
Si elle porte des lunettes, on a alors affaire à une linotte myope !
C'est justement ce que se dit le coucou qui veut en faire son affaire et qui du coup, coucoule et annonce :
"Coucou ... veut ti ... rer un ... beau coup !!!"




Heureusement qu'il ne vit pas avec la mésange charbonnière qui passe son temps à chanter ses courtes phrases rythmiques :
"T'étais où ?", "t'étais où ?" !!
Ou bien :
"Où es-tu ?", "Où es-tu ?" !!

Aparté particulier : au moment où je termine de taper cette dernière phrase, j'entends le son amplifié d'un oiseau que je connais. J'en reconnais la sonorité, mais là, c'est plus son cri de danger qu'elle émet. Serait-ce la ... ?
Je sors de mon cagibis-ordi qui donne sur l'atelier "Yoga et Musique" et je vois, posée sur le haut de la fenêtre ouverte, à moins d'un mètre de moi, une ... mésange charbonnière.
Oui, exactement celle qui fait :
"Qui es-tu ?", "Qui es-tu ?".

On s'observe pendant un long et bon moment !
Pour être bien sûr que je ne rêve pas, je demande à Miss Funny de monter voir l'étonnant duo. Elle confirme que mes yeux voient bien clair. Pinsons-nous, nous ne rêvons pas. C'est extra !
Bel exemple de synchronicité !





La grive musicienne et philosophe, se chante des questions métaphysiques (qu'elle a tendance à répéter) :
"Qui suis-je ?", "qui suis-je ?"
"Où vais-je ?", "Où vais-je ?"

La nuit porte conseil, "dicton". Voyons ce que dit la chouette dans ce langage populaire imagé :
"J'couche dehooooors" !!!

Bon, d'accord, comme on fait son nid, on se couche !




Le Rouge-gorge :
Celui là, il a mauvais caractère. Avec les autres oiseaux, il est souvent agressif. Pourtant son chant est tendre, mélancolique et mélodieux. Il dit :
"Tout, tout, tout doucement."

Une légende dit qu'à la mort du Christ, deux oiseaux s'approchent de son corps. La fauvette retire une épine de son front. Le sang perle, le rouge-gorge l'essuie de sa poitrine. Depuis, le rouge-gorge a toujours sa tâche divine ...

Quelle aubaine ! Nous vivons dans une forêt urbaine, rue des Pinsons.
Les Pinsons, j'en entends de temps en temps. Il paraît qu'ils disent :
"Sème, sème, sème,
tu gagneras bien ta petite vie !"

La voilà, la sagesse antique (et pas en toc) :
Que tout le monde sème !!!




Voilà, je n'ai écrit que des choses vraies aujourd'hui. Parfois, dans certains articles, je laisse aller mon imagination.
Mais là, pas de fiction, tout existe : les mimologismes et l'aparté mésange (cela m'apprendra à mettre des points de suspension à tout bout de "chant") !

L'exquis "Qui est-tu ?"
Ah ! Ce "Qui es-tu ?" résonne en moi avec tant de quiétude !!!
Ah ! Mésange sans gêne et sereine, reviens quand tu veux dans mon atelier zen !

Je m'aperçois après relecture, qu'en tapant le mimologisme de la mésange, je me suis trompé. Sur mon carnet de notes, j'avais écrit tout petit, façon "pattes de mouche" (encore un coup de Miss P) "Qui es tu?" et j'ai tapé "Où es-tu ?" sur le blog. Ah ! comme dit Jodo :
"L'inconscient sait tout."
Ça n'en est que plus beau !

A bientôt !


vendredi 3 juillet 2015

"Animaleries sonores"


"Ce sont les animaux qui ont fait connaître
la musique aux hommes."
Démocrite

- C'est bien de commencer ton article par un penseur grec. A un moment de crise financière où les pauvres grecs pansent leurs plaies par manque d'esprit solidaire et surtout à cause de l'appétit gargantuesque de ceux qui ne pensent qu'à l'argent.
- Voilà pourquoi je cite Démocrite.

L'art est appelé araignée.
Prenons un couple d'arachnide, le mâle, Gaspard Régnier, se prend dans la toile de sa femme Laura Régnier. C'est la tuile, car s'il ne réagit pas rapidement, son amante va le dévorer vite fait. Mais, voilà que Gaspard deviens artiste, il tape de la patte sur la toile, d'une manière régulière, cela fait comme une pulsation musicale. En fait, il envoie un message à sa compagne :
"Coucou c'est moi, je rentre du boulot."
Cela calme la dame.
Ensuite Gaspard cherche à la séduire, alors il joue de la harpe avec la toile et elle lui répond en jouant à son tour sur les fils les plus courts.
Et pourquoi tout cela me direz-vous ?
Parce que les araignées sont tellement mirots, qu'elles utilisent les sons comme lorgnons. Les fils les plus courts donnent des sons plus aigus, cela indique l'endroit ou se trouve la femelle. C'est un code entre araignées.




Utilisant ce même principe "plus court égale plus aigu et plus grave, plus long", le termite entré dans une vieille poutre, croque dans le bois, écoute, si le son est grave, c'est que la poutre est longue. Alors l'insecte appelle les copains pour le festin !




Les oiseaux : nos profs d'amusique !
Ils nous ont ravis, puis convaincus, c'est peut-être pour ça qu'on leur a choisi de jolis verbes pour leur chant. Écoutez plutôt :
Un Aigle passe et "trompette".
Un canard faisant trempette, l'entend. Il se dit que ça fait belles lurettes qu'on aurait dû changer le verbe chantant du rapace.
Il verrait bien : l'aigle bugle.
Lui, il nasille. Avec ses "coin-coin", il est loin-loin d'avoir un son clair et net de clarinette !
Son cri laisse coi, il part dans les coins sans acoustique, du coup il ne provoque pas d'écho ! Et personne ne peut dire pourquoi !!!
L'aigle volant plus haut qu'elle, l'alouette se désole et "grisole", puis s'isole, s'en va à tire-d'aile et "tire-lire". Sinon, trouvant cette dure lutte injuste, elle "turlutte" juste !
Cela met en rogne la cigogne qui craque et puis "craquette".
La pie "jacasse". Elle trouve l'oiseau à spatules, ridicule et bétasse.
La bécasse, quand elle ne passe pas à l'as (à cause de la chasse dégueulasse, hélas), "croule".
La tourterelle rieuse trouve ça ridicoule et la colombe "roucoule".
Le coucou, lui, trouve ça cool et "coucoule". Il caracole en tête des oiseaux volages et qui se haussent du col.
Les nuits de pleine lune, ça pullule de chouette-hulottes qui "hululent" !
Pendant ce temps là, ailleurs, le hibou "houboule", mais jamais ne titube lorsqu'il "tutube" la nuit tombée !
Le rossignol, assigné à jouer son rôle d'enchanteur lyrique, "chante", "trille", part en vrille et "gringotte". Après plusieurs heures de concert, il grignote.
Il casse la graine, prend un ver et peut repartir ... pour un nouveau concert !

Et pendant ce temps là, le chat guette. Il capte les sons avec ses oreilles "radar" (chaque oreille dispose de 32 muscles). Pour l'homme, c'est la langue qui est la plus musclée. Voilà pourquoi il existe tant de malentendus entre les humains.

Lorsque les anglais découvrent  l'Australie et les kangourous, ils entendent les indigènes vivant avec ces drôles d'animaux sauteurs. En leur compagnie, ils emploient les mots " kan, gu, ru". Les britanniques se disent que cela doit être le nom de la bête. C'est bien bète parce qu'en dialecte indigène, cela signifie :
"Je ne comprends pas."




L'huître a un cerveau plus petit que ses yeux. Je comprends enfin pourquoi je n'aime pas les huîtres. La vie est belle, le monde pourri. J'ai comme l'impression qu'on vit dans un monde d'huîtres à l'esprit riquiqui. L'homme-huître préfère en mettre plein la vue plutôt que d'utiliser son cerveau !

Je saute du coq (qui chante) à l'âne (qui braie), l'Europe prend t-elle les grecs pour des kangourous ?
Si c'est le cas, dans cette situation explosive, qui sautera ?
Les banques branques, les branquignols aux belles bagnoles ou bien le S.D.F qui se réfugie dans la gnôle ?



Tiens, le merle vient se poser sur mon épaule gauche et me parle d'Epicure qui nous invite à faire comme les animaux et les enfants :
Chercher le plaisir et fuir tout ce qui peut nous nuire !

Si notre monde immonde faisait un "SI", sûrement que le merle moqueur nous donnerait le "LA" afin que l'on sage-juste et que l'on soit juste !
Tiens, le rossignol vient se poser sur mon épaule droite et m'enchante avec ses jolies notes qui vont clore cet article avec ce message inachevé :

REMI FASOL LASI DORE et au SOL SIRE de son DOMISILADORE ...
(Rémi face au lacis doré et au sol ciré de son domicile adoré ...)

P.S : Merci à André Manouchian pour son excellente émission musicale (sur France-inter, le matin de dix à onze heures), à Jean-Pierre F pour ses documents parfois insolites et à Jean Solé pour ses "Animaleries" !

Allez, soyez animal musical, vous verrez la vie sera moins dure.
A la revoyure !



vendredi 12 décembre 2014

Mémoire de Yoga 5

LE SOUFFLE

Après tout ce travail manuel, soufflons un peu.

Homère agité par le souffle nouveau d'Eole :
Eole était le Dieu de tous les vents qui soufflent sur terre et sur mer. Il fit cadeau du vent à Ulysse et à tous ses compagnons, histoire de leur assurer un bon retour au pays. Ce ne fut pas la faute du Dieu si l'équipage du roi d'Ithaque ouvrit les outres gonflées d'Eole sans regarder l'étiquette, ni le mode d'emploi, ni le contenu. Vous connaissez la suite : les vents qui se déchaînent, qui s'abattent sur les vaisseaux, les vagues qui engloutissent les compagnons d'Ulysse.

On raconte qu'Eole, pour se consoler, fabriqua avec de la glaise, qu'il fit cuire au soleil de son île, un tout petit instrument, une sorte de petite flûte ovoïde, avec une dizaine de trous, puis il se mit à souffler dedans et cela donna ceci : DO RE LA SOL ! (il devait avoir faim).

- Pas mal, se dit Eole, mais il ne cessait de penser à qui était arrivé à Ulysse et ses compagnons.
Alors, il fit venir devant lui tous les vents, sans aucune exception, petits et grands, forts et faibles, vents du nord, du sud, brises caressantes, redoutable tramontane. Lorsque tous les vents eurent fini de s'aligner et de se tenir au garde-à-vous devant lui, Eole leur annonça qu'il avait décidé de tous les placer sous l'autorité du plus faible, du plus insignifiant de leur groupe.

- Votre chef, dit Eole, sera désormais le souffle de l'homme.

Vexé, le vent du nord, le plus fort et le plus redoutable parmi tous les vents, osa demander la raison de cette décision divine.

- C'est simple, continua Eole, le souffle de l'homme est, parmi vous, le seul capable de glisser par l'ouverture d'un roseau et de lui traverser le cœur sans le briser et sans lui faire le moindre mal.

- Flûte alors, se dit le vent du nord.

Depuis cette époque très lointaine, tous les vents vexés, pour ne pas dire enragés par la décision d'Eole, ont essayé de glisser à leur tour par l'ouverture du roseau et de traverser son cœur sans le briser, mais seul le souffle de l'homme a réussi cet exploit.

Ainsi, des milliers et des milliers d'hommes à travers le monde ont utilisé et utilisent toujours leur souffle pour faire vibrer le cœur du roseau.

"Écoute le roseau, sa plainte nous parle de séparation : depuis que l'on m'a coupé de la jonchée, mon souffle fait gémir les hommes."  Rûmi

Si le souffle qui chemine tout le long d'un roseau ne laisse pas de traces sur le cœur de l'instrument, il en laisse, et peut-être très profonde, sur celui de l'homme qui voit dans tout instrument à vent un prolongement de son propre corps, une imitation de sa propre voix, une tentative pour mieux concrétiser tout ce que cette voix veut et peut matérialiser : une plainte, une expression, un cri de joie ou une pensée secrète.
"Lorsque je joue du shenaï, j'ai l'impression de creuser un trou profond dans mon âme et d'en extraire avec chaque note, chaque modulation, une partie de sa substance divine".
Pour le musicien Indien, Daya Shankar, le souffle est la force qui lui permet de descendre au fond de lui-même.

La voix et le vent : des liens intimes relient l'un à l'autre. Pour les Musulmans, le roseau transmet le souffle divin. Toute musique sortant de pareils instruments prend un caractère sacré.
Les japonais considèrent le Shakuhachi (flûte traditionnelle à huit trous) comme un intermédiaire entre les forces matérielles et immatérielles.




Voilà, c'était notre épisode "retrouvaille avec notre mémoire de yoga" : "Le yogi : un homme musical" (écrit entre 1986 et 1988). A l'époque, internet n'existait pas, c'était fou (gogol), on vivait carrément sans Google.
Par exemple, avant, pour trouver d'exquises citations sur la flûte, c'était pas fastoche !
Maintenant, on consulte l'ordi et on se dit : "bonne pioche, cette pensée est loin d'être moche". On se sent comme un mioche qui se dit : "c'est dans la poche !".
"Le serin : trois notes de flûte dans un écrin de plumes."
Félix Leclerc
Plutôt que de s'étouffer dans des relations humaines dissonantes, mieux vaut suivre les conseils de Molière :
"Mettez, pour un jour, vos flûtes mieux d'accord."
On peut boire une flûte de champagne à la santé de Verlaine :
"Oh ! la nuance seule, fiance le rêve au rêve et la flûte au cor."
Ou bien se régaler de cette phrase de Georges Duhamel :
"Mais fluide comme un filet d'eau pure, un chant de flûte ruisselant dans l'ombre."
Ou de l'exquise excitation que procure cette citation de l'excellent Tagore :
"Ma vanité de poète meurt de honte à ta vue. O Maître-Poète ! je me suis assis à tes pieds. Que seulement je fisse de ma vie une chose simple et droite, pareille à une flûte de roseau que tu puisse emplir de musique." ("L'offrande lyrique")
Voici venir "l'appeau-théose" finale réalisée par un virtuose pas banal.
Pour l'illustration sonore de cet article, je vous présente un talentueux trouvère moderne que j'ai connu du temps où je vivais à Aulnay-sous-bois (93). Il m'a étonné et enthousiasmé plus d'une fois. Cela faisait un bail que je ne l'avais pas vu, je le connaissais expert en "piano à pouce", je le retrouve en joueur de flûte nasale. Aux âmes bien nez ...


... rien d'impossible, merci Axel Lecourt !
La semaine prochaine, on continue à voyager ... dans le temps et dans des sphères "ça vente". Eole le grec laissera sa place à Vayu l'hindou qui nous mènera au dieu-singe Hanuman. D'ici là, songez à être singe ... euh ! sage et prenez donc le temps ... de souffler.
Allez, bon vent à tous !!!




Pas trop fort quand même ....
- Mais qu'est-ce que c'est qu'ce cirque ?
- C'est celui de Fred (le dessinateur B.D du "Petit cirque").



vendredi 31 janvier 2014

"Chantecler", Héron.

"Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux du malheur de voler au dessus de votre tête.
Mais vous pouvez les empêcher de faire leur nid dans vos cheveux."
Proverbe Chinois

Qui suis-je ?
Un drôle d'oiseau ! Un Chevalier gambette, pas bête, au grand Q.I- Q.I. Un volatile avec des chevilles qui gonflent, mais ce n'est pas grave puisque ce sont des chevilles oeuvrières. Elles me permettent d'avoir l'esprit chevillé au corps. Faut juste gérer la manne œuvre, bref bien se conduire et avoir l'œil aiguisé de l'aigle. Je suis l'homme à la tête d'oiseau. J'ai un appétit de moineau mais je ne pense qu'à becqueter. Petit appétit, je fais mon nid. Du coup, je suis léger comme une plume ! Ma tête de palombe, elle, est plombée par les métaux lourds (Miss Parkinson pèse son poids). Geai du plomb dans l'aile. Il me faut devenir alchimiste, sortir de mes peurs, de mes désordres et transformer le plomb en or-dre, en aplomb.
J'apprécie la cuit-cuisine zen. Je me fais du sushi et puis j'en ris. Cantonais ainsi, méditer est une sacrée "prie-au-riz-thé".



Mon destin ne m'a pas rendu la vie facile, j'y ai laissé des plumes.
La maladie grave veut me clouer le bec et me coller au lit (au "plumard"). Allez hop ! Je sors mon plum'art. Je prends ma plume pour éc'rire des mots contre les maux.
Étourdit sans sonnette, tête de li-note qui médite et qui piaffe d'impatience, je reste serin malgré tout. Je vole de mes propres ailes, ceci par la grâce du Yoga, de "l'amuse écho thérapie". Sourire pour ne pas subir la "souris grise" (lire le message du 27.12.13 sur la visualisation) et miser sur le rire pour éviter la misère du pire.
Se rendre à la vie dense et se rendre la vie plus facile, plus légère.
Maîtriser son égo et amplifier son écho, cultiver la chance et "l'écho ainsi danse" ... de joie !
Cultiver l'écho-logie de l'esprit. Avec tout le cinoche qu'on se fait, autant réaliser des films longs et bons plutôt que des courts mais trash  !



J'aime imiter le chant élégant du merle, de la grive, et je parle la langue des oiseaux.
- Mais les oiseaux n'ont pas de langue ! me dit un de mes jeunes lecteurs.
Alors, la Langue des Oiseaux, késako ? Et qu'est-ce qu'en disent Wikipédia, et votre humble serviteur ?

C'est un langage codé, une poésie hermétique (Hermès, Dieu patron des phénomènes cachés). Ce savoir secret (ça voir se crée) donne un autre sens par le jeu des sonorités.
Pour "Forever (fort rêveur) Jung" et Jacques Lacan, c'est un codage inconscient qui permet d'amplifier le sens des mots et des idées. La langue des oiseaux a une dimension aérienne, car elle consiste à faire décoller le son, à l'entendre plutôt que de le lire.
Les cris remplacent l'écrit.
Les cris, ce sont bien entendu ceux des oiseaux, donc des mots chantés. Mots chantant sans faille, maux changeant de taille (réduction).
Dans ce langage dense danse le double sens. Le son résonne et raisonne. Il s'envole, donc, ami terrien, lève la tête, ne le prend pas au pied de la lettre. Ne dit-on pas :
"Les écrits restent, les paroles s'envolent."
Et aussi :
"Lorsque le sage montre la lune,
l'imbécile regarde le doigt."
Ce langage va où se cache le sens profond. De nos jours, certains calembours sont des restes populaires de cette langue. Par exemple, le mot maladie :
"C'est le mal qui dit."
Les expressions de bonne heure (Bonheur) et de mauvaise heure (Malheur) amènent à dire que la bénédiction c'est la bonne diction !
Langue codée, poésie fermée, disais-je en début de chat-pitre, en voici un exemple (niveau débutant) :
"Vois si un met sage se crée, dit sans les mots."
Décodons :
"Voici un message secret disant les maux."

Fait d'été :
Sans code, portes "Hermès éthique" (dans le huppé seizième arrondissement de Paris) restent closes. Un soir d'été, rue Lesueur, j'ai eu des sueurs froides et des mots avec un digicode borné.




Commentaires :
- Bon jour, Blue Béret !
Ta "lis tes ratures" est loin d'être trash (mauvais goût provocateur).
Médite, piaffe. Bravo ! Tout en assumant tes contrats dictions, tu sais faire entendre ta voix. Tu as voix au chat-pitre !
Lone Silone

- Merci Lone.
La messe "édith". Le piaf pouffe !

Voilà, voilà ! Je vous kiffe et vous quitte sur du Victor Hugo :
"L'âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage."


vendredi 14 juin 2013

"Signé Rossini Rossignol"


"Le Rossignol,
 dans le bosquet des jeunes bambous,
chante son vieil âge."
Bashô
Rossini Rossignol, l'opérâleur, est un drôle de mariole qui siffle des airs dopéra pour :
  • Séduire les Rossignolettes afin de leur faire oublier de râler contre leur statut de ménagère (qui c'est qui fait le nid, la vaisselle et les courses ? tu parles d'un idéal !).
  • Se doper en dopamine de façon à avoir bonne mine quand viendra le temps des cerises et des bises, c'est à dire le temps charmant des amours.
Rossinignol, à ne pas confondre avec Tino Rossignol qui a de la voix, mais qui chante n'importe quoi. C'est là où ça se corse : entre les "Petit Papa Noël" et "O Catarinetta bella" (!! tchic à tchic ...aïe, aïe, aîe !!!"*), les dam'oiselles s'en vont à tire-d'aile au loin afin de ne plus subir les outrages d'un autre âge, produit par un Rossiguignol.
Autre énergumène énervant, Rossignoble , celui-ci chante comme une casserole. Il chante juste pour les bécasserolles, les cagoles....Bon sang de bois ! qu'il m'irrite, il mérite une torniole.
Mais revenons à ce rossignol qui cajole, qui enjolive, qui séduit, qui enchante comme qui rigole. Rossini  dirait qu'avec lui:

-"Il n'est jamais trop tard pour Rigoletto !"

C'est un bon ... et bien vivant. Quand il chante, cool, il ne recule devant aucune roucoulade, roulade, ou aucun gloussement, glissando, crescendo flûté, effet spatial. C'est un spécial et un spartiate : il chante pendant des heures sans bouger, du crépuscule jusqu'à l'aube (mais le visiteur de mon jardin, lui, chante aussi le jour. Doit être dopé à donf, c'est pas possible autrement). Du coup, il n'a pas le temps de sortir en boite de nuit, lui le chanteur nocturne, le chanteur de jazz jamais naze. Ce concertiste insoliste, épatant et régalant, se produit tous les ans, du 15.04 au 15.06 (enfin, une telle précision, ce n'est valable que pour les Métrossignols de bureau tatillons). Après cette période, il se reproduit, mais autrement.
Retour sur Rigoletto, si ça se trouve, quand ses trilles partent en vrille, c'est parce que ce drôle d'oiseau chante en pensant à cette épitaphe pour Beethoven :

"Après avoir composé toute ma vie, maintenant je me décompose."

Où alors, c'est peut-être parce qu'il médite sur ce délicieux aphorisme de Cioran :

"Dans un monde sans mélancolie, les Rossignols se mettraient à roter."

- Déjà qu'on poiraute pas mal dans notre métier de crooner pas crâneur, dit Rossini R.
Pas crâneur c'est peu de le dire ! En effet, malgré son chant qui est si beau, Rossini Rossignol reste simple, voire effacé. Il loge dans les haies, camouflé, il passe inaperçu.
"Vivons heureux, vivons caché", semble être sa devise. Ses plumes n'ont pas les couleurs que procure sa musique, l'éclat de sa voix. Il est discret, ce qui surprend par rapport à l'intensité de son chant.


                                                         "Nightingale at Cowpen Bewley" (vidéo de Paul Hindess)                              

Bavard, éloquent loquace, difficile à reproduire ce chant de reproduction. J'aime le chant des oiseaux. Je passe du temps à les imiter, à dialoguer avec eux (mes préférés : le merle et la grive musicienne). Mais là, quand je compare mon imitation avec l'origénial, y'a pas photo !
Larges tessitures du chant, nombreuses phrases vives et différentes, trilles acrobatiques parfois métalliques mais jamais mécaniques laissent limitateur souvent pantois, sans voix (surtout lorsqu'il croit entendre cent voix à la fois). En plus, c'est fou comme il est timbré cet oiseau qui n'a de cesse que d'envoyer de superbes lettres d'amour (avec un peu d'humour dedans) à sa dulcinée à venir. Qui tarde à répondre, il me semble, pourtant la puissance et le rythme de son chant sont incomparables.

Écouter les oiseaux, me fait du bien. Cela stimule mon cerveau et donc mon imagination :
Le saviez-vous ?

  • "L'heureux-signol", il parait que si tu en Chopin, il peut te siffler tous les "Nocturnes" du compositeur.
  • Il existe une espèce de Rossignol qui discute Philo avec le Merle. On l'appelle le Rossignol Philo-Merle. Il en existe une autre qui se dispute avec tous les autres. Son nom : le Rossignol Fouille-Merde. Celui que tout le monde connaît, se nomme le Rossignol Philomèle, il est tellement occupé à enchanter qu'on est pas prêt de le traiter un jour de fou-le-bazar !

Haïkus :

"Au coeur de la nuit,
le Rossignol enchanteur,
ivre de sureau."
Yann Meynier

"Pour chanter,
le Rossignol
n'ouvre qu'un petit bec."
Yosa
Une "Cantatrice"(Chauve qui peut, peu dirait Eugène Ionesco), aurait mieux fait de n'ouvrir qu'un "petit bec"(couac le simple fait qu'elle ouvre son grand bec, donne un résultat qu'on peut trouver soit navrant, soit marrant !) :


                                                                                 Florence Forster Jenkins                 
                                                                               Vidéo de HappyApostate


Chat-virant, non !!!
*!!! en anglais, les points d'exclamation se disent "tchic, tchic, tchic".
- Oui mais Tino Rossi ne chantait pas en anglais, que je sache, dit le Rossignol Fool Bazar.
- Il aurait dû !!!
- En plus, ce n'est pas lui qui chante "! à ! aîe, aîe, aîe", mais Luis Mariano.
- C'est pas chic Fool Bazar de me casser mes effets.

So "tchic,tchic,tchic" Miss Forster Jenkins, is'not it ?