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mardi 4 septembre 2018

"Ecole de musique mimimaliste"

Hopopop ! voici l'article d'un "flutin" joueur de pimpant pipeau papou, qui peut aussi se transformer en "luthin" (c'est dans ses cordes) et chanter "lamarseillaise" en tibétain.

Mais trêve de plaisanterie, quittons donc cet "Hubert-Lulutin" éméché (à force de boire ses paroles de troll), ce "Lama-Delon" (qui parle de lui comme s'il était un autre, un lama fâché qu'il ne vienne pas lui servir à boire) et évoquons plutôt la sagesse de certains guitaristes atypiques :
J.J Cale le guitariste tranquille par excellence, séduit avec ses solis concis et jolis, ils sont minis mais ils font un maximum d'effets ! juste quelques phrases instrumentales qui disent tant de choses en si peu de temps.
Dans la chanson "Magnolia", le cool Cale, lézard solitaire, panda sympa, nous incite à nous installer lentement dans la sieste et le hamac.


Un autre guitariste épatant, c'est Wes Montgomery, virtuose mais sans avoir l'air d'y toucher !
Sur scène, zen, jazzy, il était parfois assis, affalé sur sa chaise sans s'affoler, jouant à l'aise des mélodies suaves et souvent balaises tout en octaves avec un son juteux pulpeux (pulpe du pouce droit) et une virtuosité sans pareil ! Tout cela avec le sourire.
Affalé, félin, fallait le voir jouer ainsi, le dos voûté, la guitare mal posée, à l'oblique. Essayez donc de jouer comme ça sans tracas, vous m'en direz des nouvelles !
Comme quoi, qu'importe la façon pourvu qu'on ait l'adresse et l'ivresse !!


Ces deux musiciens atypiques et tranquilles avaient conservé leur côté animal, l'un, peinard comme un renard, l'autre, en chat nonchalant !

Sagesse sacrée des ouvertures !
Iégor Reznikov, chanteur musicien, en chantant les harmoniques s'est aperçu que les églises avaient été conçues en intégrant des principes d'acoustique particuliers.
Par exemple, pour évacuer les fréquences créatrices de résonances désagréables, on a créé des ouvertures spécifiques !

Dans les cavernes, les peintures rupestres sont situées là où l'on trouve le plus de résonances, celles-ci sonnent dans le grave là où sont peints des mammouths et sonnent dans l'aigu là où l'on a dessiné des oiseaux !
Les cavernes étaient sombres, on se guidait par le son !

Bali qui vibre ou ballot qui bulle ?
Cet été, à la plage, au lieu de cuire au soleil, profitez donc du sable pour vous accorder ... une pause et vérifiez la qualité sonore des gongs que vous fabriquez vous-même en écoutant un gamelan balinais.
Cela se pratique depuis des millénaires à Bali ou en Chine, on utilise du sable que l'on pose sur le gong puis on le frappe et là on observe les motifs graphiques engendrés par les vibrations.

La chanson "Magnolia" se trouve sur le premier album de jj Cale "Naturally".
Bonne écoute et bon vent !
Namasté !


mardi 1 mai 2018

"Higelin le baladin"

"Lorsque j'ouvre l'oreille, j'ouvre mon cœur, mon corps, mon esprit et mon âme."
Higelin, le sage !
Après l'extravagant qui voit grand et qui ne manque pas d'airs dans sa tête, voici l'oeuvrier découvreur et ouvreur de fenêtre :
"Ouvrir des fenêtres, écarter des carcans, c'est le plus beau rôle de l'artiste."
Fermez la porte et ouvrez vos esgourdes :
"J'écoutais du jazz dans ma chambre. Mes parents entraient et me disaient :
- Qu'est-ce que c'est que cette musique de nègre ?
Tu pourrais arrêter de faire du bruit !
Maintenant, sur scène, on entend les rappeurs dire au public :
- Faites du bruit !!!
Ce décalage, cela me fait tout drôle !"
"L'humour dédramatise et fait respirer mieux."
"L'humour et l'amour sont les armes des gens sans armes."
"La musique, c'est ce qui fait le lien, ce qui nous connecte avec les autres."
Avant de partir à l'étranger, apprenez donc la langue et la musique du pays visité et pendant le séjour, allez d'abord à la rencontre de "l'original Pierrot du coin dans son quotidien", puis dans un second temps, découvrez "la vieille pierre qui vous en bouche un coin".




Sur scène, Higelin était un orateur éloquent.
Ce trublion troubadour se lançait sans complexe dans de longs soliloques parsemés de digressions, d'embardées lyriques et de fulgurances poétiques !
Il avait du bagout de bon goût cet éclectique excentrique qui disposait d'une "solide dose intérieure de plaisir de vivre".
Sous influence jazzy fantaisie, sa musique entrainante et vivante se situait parfois entre Trenet et Vian,  C'était un expert en phrases et en phrasés jazz, sans emphase mais souvent bien en phase avec l'humain.
Il n'hésitait pas à parler de la vieillesse :
"J'aime bien ma vieillardise."
"Jusqu'à 50 ans, on est jeune et beau. Après, on est beau !"
Et de la mort :
"La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent."
Sa première chanson enregistrée a pour titre "Je suis mort, qui dit mieux ?"
Et après, au temps de l'enterrement, quelle ambiance installer ?
Cela dépend de l'esprit de chacun. Prenons deux chanteurs récemment disparus : le défunt défait Johnny Halliday et le défunt dauphin Jacques Higelin.
Le premier, tristounet, a eu des obsèques dans la "communion nationale", le second, joyeux luron, a été enterré dans la joie. Halliday est couché dans un cimetière tropical bien loin des siens, Higelin est assis à Paris, à l'aise au Père-Lachaise. De toute manière, comme le disait si bien Cocteau :
"Le vrai tombeau des morts, c'est le cœur des vivants."
Tiens ! un autre chat (lire "Higelin l'enchanteur") passe et pense aussi à ceux qui trépassent.




"On ferme les yeux des morts avec douceur. C'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."
"Epitaffe" :
Pour Cocteau, on n'est pas surpris du "Je reste avec vous." (après la citation du tombeau cœur).
Higelin la donne dans sa chanson "Pars" :
"Pars, surtout ne te retourne pas, pars, fais ce que tu dois faire sans moi, quoi qu'il arrive, je serai toujours là."
Dans son dernier CD "Higelin 75", une chanson "j'fume" dit :
"J'attends que le fossoyeur me creuse une tombe au Père Lachaise."



Voilà, Higelin est parti, "tombé au ciel", peut-être retrouvera t-il d'autres originaux atypiques : des artistes comme ...
Cocteau, Rimbaud, Crolla (son prof de guitare "Django"), Trenet ou Lennon (nés à neuf jours d'intervalle, ces deux natifs de la Balance se fichaient des convenances et cultivaient la fantaisie, le non-sens et l'élégance) ...

A l'entrée du Paradis des baladins plaisantins, j'imagine ces deux gamins, entartant à la manière du vengeur pâtissier Godin, les pompeux cornichons égarés en ce lieu sacré. Ils s'amuseraient à ne laisser entrer que les fous chantants, les "aéroplaneurs blindés", les zozos ésotériques du zoo zazou : trolls, djinns et tous les "Jackie Gelin" guérisseurs : "lutins, lucioles, feu-follets, elfes, faunes, farfadets" !

Crédit illustration : l'affiche "Higelin au Casino de Paris" est signée Razzia.
Les chats sont de Cocteau et Geluck.

Allez, bon vent, caresses et bises à l'oeil  !
Yamasté !!

vendredi 20 avril 2018

"Higelin l'enchanteur"


Décès de Jacques Higelin.
"Alertez les bébés", Higelin l'enchanteur est mort.
- Natif de la Balance, n'y avait il pas deux Higelin ?
- Pour sûr l'Arthur, l'un était provocateur, rocker moqueur et l'autre, nonchalant, poète prenant son temps ("Poil dans la main").
"La mort est le berceau de la vie."
1 D CD ... 2 Jacques Higel'1 (BBH 75) :




"Chaud chaud bizness show" !
Il avait plusieurs cordes à son art. Il s'amusait de tout et jouait avec son corps longiligne, souple, d'échalas, de chat déjà là dès le départ en fanfare de sa vie professionnelle (cascades, contorsions, expressions corporelles).
Non seulement il avait la souplesse d'un félin, mais en plus, il avait un chat dans la gorge qu'il n'hésitait pas à montrer en chantant à gorge déployée !
Bateleur batteur, équilibriste libre comme l'air, libertaire libre-penseur, un peu perché décalé ("tombé du ciel", "tête en l'air"), il excellait dans l'art de la scène.
Lorsque le chatoyant chat miaulait, éructait, criait ou chantonnait, susurrait, ronronnait sans gêne, on pouvait assister à un concert extatique et élastique (parfois, selon certains, ce temps scénique si unique pouvait s'étirer jusqu'à l'aube).
"Arrêtez de dire des conneries, faites-les !"
Je ne peux rien dire sur ses concerts fleuves et nocturnes puisque la seule fois où j'ai pu le voir, c'est au printemps 1975, lors d'un "concert Fnac" pour une durée de moins d'une heure en fin d'aprem.
Mes potes et moi découvrions l'olibrius félin Higelin en pantalon panthère, accompagné de Louis Bertignac (futur membre du groupe "Téléphone") à la guitare et des deux autres "B" (Bennaroch et Boissezon, batteur et bassiste, coauteurs de l'alboum "BBH 75").
"Boum !" quand le rocker fait "Boum", notre chœur d'ados en rando parisienne fait "Boum boum". D'emblée, sans Trénet, ce fou chantant traverse l'Atlantique et se laisse porter par l'énergie du blues répétitif de John Lee Hooker ("Boom boom") !
L'enchanteur nous ballade de "Paris-New-York" à "New-York-Paris", mais cela ne va pas assez vite pour elle alors "Mona Lisa klaxonne", c'est "l'Boxon", ousque tous les paumés vont ... faire de "l'Oesophage boogie, cardiac blues" ?
"Ma devise : la vie est dure, il manquerait plus qu'elle soit molle."



Dansons ... pantalon panthère, le félin en colère, virevolte, saute, bondit puis rebondit en cadence. Il est en même temps sauteur et cascadeur et nous sommes là tout près et prêts à voir le chat hanté  déjanté s'étaler sur son public conquis. Mais le chanteur chahuteur ne se veut ni casse-cou ni casse-pied, même si :
"Ceux qui ont peur de la mort, ont souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin."
L'animal qui s'anime bien, est il un tombeur, un sauteur, un "trampolineur" ou bien un spécialiste du dérapage contrôlé ?
Hop popop ! on reste "hoptimistes" et sans s'angoisser, on prend notre pied !
L'heure du chat amène de la chaleur, progressivement les artistes chauffent la salle en créant une ambiance punk rock (voix rauque d'Higelin, son crade des guitares).
Mais le "balance" assure et rassure, ça sature sans que ça tire sur les nerfs, c'est fort sans abîmer les tympans et au final, l'épatant rockeur d'Artie Shaw te réchauffe le coeur (Artie Shaw était un clarinettiste et chef d'orchestre de jazz swing, Higelin, mâcheur de "swing-gum", à cette époque joue rock et met la gomme).
Et puis le tempo ralentit, c'est le temps de fumer la clope qu'on a coincée sur le haut du manche de guitare, Higelin en profite pour déclarer sa flamme (de briquet) et sa flemme (slow blues) :
"Je suis amoureux d'une cigarette, toute la sainte journée, elle me colle au bec. Elle a la rondeur d'un sein qu'on suce ou qu'on tête ... Et Suzy, va donc me chercher un paquet de gris ... " !
A chaque chanson, le fantastique fantaisiste, fantasque et foutraque, vise juste ("Est ce que ma guitare est un fusil ?"), fait mouche ("Une mouche sur ma bouche") et nous, pardi, on reste bouche bée, c'est par ici le paradis à Paris !
Après ça, il ne nous reste plus qu'à acheter le "paradisque", ça tombe bien, on est à la Fnac Montparnasse. Chacun paye sa galette de vinyle contant des histoires de vies nulles et on repart dans nos pénates, à Aulnay, ville de banlieue (93) aux perdants magnifiques si bien décris par le grand frère Jacques !!!
En 75, Aulnay était une ville communiste, le jour printanier et piétonnier du premier mai, on manifestait en disant haut et fort "des sous, pas des sous-marins". Ensuite, après l'effort, était offert un concert de "Catherine Ribeiro plus Alpes", j'y étais et j'ai adoré !!
A l'aise dans mon 93, j'imaginais le groupe "BBH 93" composé de bob Bigny bébert Ballanger
(maire d'Aulnay) et jackie Higelin !

Et puis, il y a Higelautre ...
A suivre, d'ici là, portez vous bien.
Namasté !

Citations : Higelin.

Et le temps passe comme il sait si bien faire, en 2012 les Higelin refont le trajet aller-retour "Paris-New-York" à leur façon. Tiens, revoilà la Tour Montparnasse (dans les paroles et dans ma mémoire), il en a du en user des godasses avec ses "semelles de vent", cet as du cocasse et des chansons classes qui décrassent l'esprit et débarrassent la tête du stress ambiant !




samedi 16 décembre 2017

"Jojo et Jeand'O"

"Actu-dualité" : Jean d'Ormesson et Johnny Halyday.
Ces deux personnalités meurent à deux jours d'intervalle, l'une d'un infarctus à un âge avancé (92 ans), et l'autre, d'un cancer du poumon à 74 ans (si l'on "allume le feu" trop souvent pour une cigarette, on n'fait pas long feu sur cette planète).
Cet homme libre, "né dans la rue" est devenu prisonnier de la nicotine contenue dans les "clous de cercueil" (c'est le bon mot de l'acteur Humphrey Bogart pour dire cigarette).

"Flash-black is black" : voyons voyou !
Johnnydole au cinoche joue l'affreux jojo, le braqueur branquignole, le pioupiou yéyé, la comédie fastoche et chante le blues comme qui rigole ou tel un boxeur excédé hurlant en "à râler" (Davidson) :
"Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?".
Un jour où sur scène Johnny veut en faire un max (un jour de routine), à l'épique époque des concerts "Mad Max", alors qu'il se cache dans un poing géant censé devoir s'ouvrir pour surprendre le public, la main mécanique ne s'ouvre pas.
Cela dure vingt minutes, Jojo étouffe et souffre !
A un moment, un spectateur lui dit :
"Eh ! Johnny, tu dors à poing fermé !"




"Ah ! l'idée" ... étonnante de Jean d'Ormesson !
Jean D'Oralité, caméléon romanesque, termine son dernier livre la veille de sa mort. Le titre du prochain bouquin à paraître : "Et moi, je vis toujours."
Johnny, camé-léon romantique, dit à sa façon : "J'endors mes sons" (et cette foi, je me mets vraiment à la méditation) !
Ah ! ces "gémots", ils restent polissons jusqu'à leur dernier souffle.



Autre poing commun, ils sont tous les deux "boxeur bosseur".
Chacun apprécie la bonne sueur : Jean-Do en a sué pour écrire ses livres, remettant sans cesse le métier sur l'ouvrage, réécrivant avec rage cet outrage : le mot qui n'est pas juste !
C'est son combat quotidien, je l'imagine bien : chaque jour son surnom l'apostrophe et il met un point ... d'honneur à répondre à cette question existentielle  : comment vais-je écrire Jeand'O aujourd'hui ?
Chez Pivot ("Apostrophe"), il y a longtemps, il a répondu au fameux questionnaire de Proust :
- Quel est votre mot préféré ?
- Le mot Juste.
- Le mot que vous détestez le plus ?
- Le mot d'Ordre !



Quand à "Jean-phi", pas besoin de conférence en amphi, il suffisait de le voir en concert mouiller la chemise et exprimer ce qu'est le blues ! SOL MI SIREMISOL ...

"Polis tics et tactiques"
Jean-do l'intello rigolo était l'espiègle épatant du petit écran !
Dans les débats, il était plutôt mulot mahousse que rat mollo, courtois jamais pris de court, du genre : "je souris dès qu'il s'agit de poli-mickey" !
Politiquement, il étaient peu adroits mais bien à droite. Jeand'O, directeur du Figaro était maladroit dans son camps, la droite ripoublicaine, prenant parfois des positions peu catholiques.
Jojo bourgeois, faisait toujours le bon soi ... euh ! choix soutenant les ringards aigris, rois de l'arnaque Giscard, Sarkozy et Chirac !
Il râlait contre les impôts au lieu d'être fier d'en payer. Pour un gars "né dans la rue", frauder et s'exiler,comme un affreux mafieux, c'était plutôt malvenu.

Tiens, Zep via Titeuf, rend hommage à "Jauni, l'idole des jeunes à plume jaune" !


Jojo était une bête de scène, un "félin pour l'autre" (le public), un enfant de la balle, le rebelle s'est fait la belle.
Il  va nous manquer ce "vieux motard que j'aimais ... bien".
C'était "une force qui va" comme disait Victor Hugo !
Allez go go Jojo go,
Go go Jeand'O go ! (à dire vite en mâchant du swing-gum).
Voilà, c'en est fini pour l'indestructible colosse rock et pour l'immortel académicien, dernier point commun : point final !

Allez à l'eau et léger à L.A en harley et sages zazous zozos zélés lisez zen !
(A dire vite et à répéter).
Namasté !!!

lundi 26 juin 2017

"Prénoms d'oiseaux"

Sur ma terrasse, ma tasse de thé vert à la main, j'étais là et un peu las du temps qui passe, hélas, à vitesse express lorsqu'un coquin d'oiseau rouquin est venu à ma rescousse. Il avait l'oeil rempli de malice, de toute évidence ce narquois venait me narguer !
Ce taquin copain du pote âgé racleur sarcleur qui n'hésite pas à se poser sur le manche d'une bêche est le plus familier des oiseaux de nos jardins. Ce "mignon at jardiner" ("ami des jardiniers" en breton), c'est le rouge-gorge.
Il apprécie les vers mais aussi les poètes, surtout Khalil Gibran :
"Le génie n'est que le chant du rouge-gorge à l'aube d'un printemps insolent."
Il bat des ailes lorsqu'on lui cite du Claudel :
"On croit que tout est fini mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter."
Et c'est en riant qu'il réagit à l'écoute de Cioran, même si ... :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Rouge-gorge s'y connaît en mélancolique, son joli chant est touchant. Vu sa petite taille, le son qui sort de son syrinx est forcément "compressé" alors que lui est plutôt intelligent tranquille comme Baptiste.
A ce propos, certains n'ont pas hésité à le baptiser :
"Noire-gorge était proche du christ quand il portait sa croix sur son dos et sa couronne en épines sur sa tête.
Pour le soulager, il lui a retiré de douloureuses épines et comme le sang coulait, il s'en est mis plein le plastron. Et c'est depuis ce temps là qu'on le nomme rouge-gorge ..."
- Oui mais sa gorge est orange, alors y'a comme un hiatus ? constate un visiteur sceptique.
Je lui répond hélico-texto et illico-presto :
- Peut-être qu'un jour, sentant que quelqu'un poserait cette question, l'oiseau vif d'esprit a pris les devants et a coloré son thorax avec un max de soufre. Le mélange a donné de l'orange !!!

Et en plus, il sait même faire du vélo !!




Les croyants bien fiers en rajoutent, ils entendent ce mimologisme lorsque l'oiseau divin chante :
"Christ, Christ,  Christ, resurrexit".
Bien vu et bien entendu, ce "surexcite le triste" donne une bonne idée de l'ambiance mélancolique du chant de l'oiseau.
De plus, le rouge-gorge commence bien souvent en chantant trois notes répétées !
Lorsqu'il vocalise, l'oiseau ne lésine pas, il donne à entendre.
Il n'hésite pas à se jeter à l'eau (bénite ?). Son chant est mouillé comme une cascade.
Des cascades, il n'hésite pas à en faire, ce virtuose romantique sait prendre des risques. A chaque fois qu'il se mouille, on le bénit !




A le voir en photo, si mignon, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.
Il est si proche de nous !
Le jour n'est pas levé qu'il assure ses premières notes près des maisons, comme s'il disait :
"Bon jour, vous reste t-il des miettes ?"
Mais avec les autres oiseaux, il devient hargneux, sa musique change de ton et se transforme en "hard rock". "Antisocial", soupe au lait, teigneux, "dégagiste", en mauvais "Bonvoisin" (Bernie), il "mélanchonise " !
L'adorable volatile versatile, petite boule cool se transforme en boule de nerf dès que l'on touche à son territoire. Là, l'irascible ne rate pas sa cible.
Lorsqu'il se sent menacé, il hoche la tête de haut en bas,
Je préfère ce "Peter"quand il part en trille, je ne l'apprécie pas ce "Tomi" qui part en vrille, je ne le crois pas ce saint "Thomas" !
Mais laissons là ce chiant méchant et savourons plutôt son côté "Petit Jean" l'artiste.
Des bioacousticiens ont décelé dans ses concerts, 250 thèmes différents et un répertoire de 1300 motifs!


                                           Mieux vaut prise de bécots que prise de bec !

Vu à la téloche un concert de V.I Can I ? (Vie ail cane ail, vieilles ... canailles) !
Pour faire leur nid, Mitchell Hallyday Dutronc !

Un jour, le rouge-gorge Jacadit a fait son nid dans un arrosoir abandonné. Découvert, il le quitte en chantant en duo avec son pote, le merle rocker Touteddy :
- Ce n'est qu'un arrosoir mes frères.
- Un arrosoir abandonné, rajoute l'Al luette Johnnyàlidée
- Allumez le feu, imite Touteddy.
- Il est fêtard cet Eddy, commente Jeuny.
Sur ce, sursaut de Jacadit, un extincteur à la main :
- Il est tard, il extincteur, Paris s'éveille ...
... au son du rouge-gorge !

P.S : Dans certains pays, le rouge-gorge prend un nom de prénom. 7 1 SI qu'en :
Suède : Tomi, en Allemagne : Thomas, en Norvège : Peter, en Angleterre : Robin, en Bretagne : "Petit-Jean", remplacent Rouge-gorge.

Voilà, pour conclure en beauté, voici une photo de Christophe Salin.



Bon vent !
Yamasté !!

dimanche 18 juin 2017

"Les Ska-Rabelais"

Les Beatles across their universe !
Après "LSD" la semaine dernière, revoilà les "Ska-Rabelais".
Nom de groupe :
"Beetle" signifie "Scarabée". C'est un "câlin d'oeil" aux "Crickets", le groupe de Buddy Holly que Lennon adorait. Comme il aimait faire des jeux de mots, il a inclus le mot "Beat" (rythme) dans beetles. Voilà l'origine de ce fameux mot "Beatles" !

A quelle heure Dîne Martin ?
Cela dépend de Paul (perfectionniste), de Georges (parfois hésitant, timide), de Ringo (trop cool) ou de John.
Lennon n'aimait pas sa voix, un jour il dit à Georges Martin ;
- Fais quelque chose pour ma voix ! met un truc dessus !
Recouvre là de ketchup ou n'importe quoi, change là !


"A day in the life" :
Pour l'enregistrement de ce titre, Lennon a demandé aux musiciens classique de venir jouer en habit de gala avec un faux-nez et de fausses lunettes.
Selon les instructions de John, au début de la chanson, les musiciens jouent simplement avec la note la plus grave de leur instrument.
Afin d'arriver à jouer avec une certaine légèreté, il vaut mieux commencer par prendre un ton grave !

"Hey Jude" :
La question que l'on se pose à l'écoute de cette chanson, c'est de savoir qui est Jude ?
En fait, c'est son premier fils "Julian" que John appelait "Jule".
En chantant cette chanson pendant une séance d'enregistrement, malencontreusement, Paul s'est trompé, le L s'est envolé et a laissé la place à un D. Pour ce même fils, Lennon a également composé une belle berceuse "Good night" (sur l'album blanc).

"Yesterday"
Un jour, à l'aube, Macca (Paul) est réveillé par une jolie mélodie. Pour ne pas l'oublier, il pose des mots absurdes dessus, comme "scrambled eggs, oh baby how I love yours legs."
Dire que ce tube planétaire, avec ses 3000 reprises, doit peut-être sa survie à des "œufs brouillés" !

"Lady Madonna" : Lady commandement ou Lady Maria ?
Écrite à deux mains, Paul commence. C'est un hommage à Marie. Ensuite John la transforme et en fait une ode aux femmes qui vivent deux vies (professionnelle et familiale) à la foi ... oups ! ... à la fois.




"Revolver" is not a gun !
C'est le titre d'un album avec le plein de hit, alors "it revolves" ("il tourne" sur le "tourne-disque"), cela nous amène au titre : "Revolver" !

"Happiness is a warm gun in your hand".
"Le bonheur est un flingue chaud dans ta main", c'est le titre d'un "madgazine pro-armes".
Lennon joue avec le feu et sa life, à vouloir dézinguer les dingues du flingue, on s'expose au danger (celui de rencontrer un jour un frustré déglingué, prêt à te dégommer). C'était tentant et transgressif, excitant et jouissif de transformer le gun en fun, le slogan tragique en "dick" parodique qui tire des coups d'amour et non de mort.
Le titre prend des dimensions amères, douze ans plus tard à New-York, à la sortie de l''hotel Dakota !


Mais comme dit la chanson "Ob la di, ob la da" :
"La vie continue" (en dialecte Yoruba) !

"While my guitar gently weeps" !
Harrison lit un livre de philo chinoise basé sur le thème du hasard. Il écrit une chanson sur ce sujet, il compose la mélodie puis pense à un solo de guitare qui sera improvisé au moment de l'enregistrement, restant ainsi fidèle à l'esprit du livre zen.
Mais le jour J, Harrison est désemparé, il ne trouve pas l'inspiration.
Eric Clapton, l'un de ses meilleurs potes, passe par hasard dans le studio "Abbey Road".
"Slow Hand" (surnom de Clapton) remplace son ami au pied levé. Il prend l'instrument et improvise si bien qu'il finit par faire "doucement sangloter sa guitare" !

Crédits dessin BD :
En haut : Gotlib
En bas : Solé

Yamasté !

mardi 13 juin 2017

"Lucy, LSD ID 2 CD AHT"


Pour vivre mieux, je cultive l'éloge de la fuite heureuse et du pas de côté joyeux. Se déplacer un peu pour mieux se voir, s'en aller pour revenir à soi ! Voilà mon "slow-gan" du moment.
Il ne s'agit pas ici de déni, de fuite malheureuse, de voyage vers un ailleurs meilleur, de drogue dure possessive. Mais au contraire de me retrouver, d'être présent, à l'écoute du vivant vivifiant et vibrant et de tout ce qui peut me soulager, pour un temps, du poids de cette Miss Lucy Parkinson.  Cette pesanteur, je l'efface par mes phrases "farces", mes notes d'amusique qui sèment ... en moi l'harmonie, mes douches psychiques, physiques, yogiques et mes ballades dans les bois où se mêlent  chants d'oiseaux et voix.
Toutes ces échappées belles s'emmêlent et éclaircissent le ciel de ma vie simple et naturelle !

Les années passent, les anecdotes demeurent ...
Certaines trépassent, d'autres meurent d'envie de se faire connaître !
De quoi vais-je vous parler au jouir d'hui ?
Et bien, puisque l'on fête les cinquante ans de la sortie de l'alboum halucyné des biteulses, j'ai nommé "Sert-joint pépère inde lennonly ...", voici de doctes anecdotes :

Commençons avec ce fameux "Sergent Pepper", il a peut-être formé ce club afin de venir en aide aux durs de la feuille et aux angoissés de la page blanche. Il aurait pu aussi s'appeler "Sergent Paper", vu les nombreuses références au papier :
Une affiche de cirque pour "Mr Kite", des articles du Daily Mail dans "A day in the life" et le dessin enfantin spécial "L.S.D".


Après le "C'est rageant Pépère", penchons-nous sur la chanson "Lucy SD".
L'énigmatique "Lucy in the Sky with Diamonds" est devenue claire comme de l'eau de rock, lorsqu'un jour, un journaliste malin a écrit :
"Euréka ! bon sang mais c'est bien sûr ! Lennon, dans sa chanson a voulu nous parler de ce qui le faisait kiffer à l'époque, cet acide qui ouvre les "portes de la perception" : le L.S.D. Tout concorde : dans l'album, plusieurs chansons parlent de drogue, l'ambiance est plutôt "trip pop psychédélique" et surtout ces trois lettres dans le titre très "langage des oiseaux" ...

Du coup, des "cuckoo" bètes à sous de la BBC ont censuré la chanson LSD, pour des raisons genre "apologie des drogues dures" ...
Et comme d'habitude dans des affaires semblables, cette mise au silence a fait beaucoup de bruit, les nazes de la cradio, ont fait le "buzz" et la promo. La BBC s'est ABC et les ventes du LP ("33 tours" hier, du CD aujourd'hui) contenant "LSD" se sont envolé encore plus haut dans le ciel !

Partons en studio avec Paul et John. Dans la nuit du 01.03.1967, Première prise ... de "LSD" !
Lennon dit à Georges Martin, le producteur arrangeur :
"Fais-moi la voix du Dalai Lama !"
Voix-là ce qui explique ce chant extatique, cet écho de cathédrale. Pendant que Paul enregistre une belle ligne de basse mélodieuse, John fait entendre des cris de plaaaaisir et de drôles d'écrits, tels :
"Imagine toi sur un bateau sur une rivière avec des mandarines et des yeux de marmelade ..."




On y côtoie aussi des :
"Chaises à bascule qui mangent des gâteaux à la guimauve ..."

Et ouis titi, John glisse avec délice dans Alice de Lewiss titi scaroll !
Revenons au pitre titre, d'après Lennon le titre pitre vient d'un dessin de son fils Julian, alors âgé de 4 ans qui lui dit :
"C'est ma copine Lucy, dans le ciel, avec des diamants."
Dessin de destin, dessin de décès, sa copine Lucy a vécu 47 ans (morte d'une maladie de la peau) !

Et pendant ce temps promotionnel de CD éternel, le sympathique astronaute Thomas Pesquet revient de l'espace. Sans s'apesantir, il a fuit et fait un pas de côté, vivant avec cinq autres professionnels pendant six mois en flottant dans une station spatiale.
Que ne ferait on pas pour prendre un peu de distance (400 kms), pour changer d'espace et de literie (verticale, pour s'endormir on se raconte des histoires à dormir debout ou l'on chante "LSD"), pour une remise en forme (deux heures et demi de vélo et muscu) pour découvrir que notre planète est bien ronde et bien jolie même si ...., pour jouer au savant happy en apesanteur (cinq heures par jour) !
Il est devenu écolo en admirant la terre par son hublot. De là-haut, il a vu Hulot en vacance puis au boulot. Revenu sur terre il a voté, une voix de l'espace a dit "a volé", c'était celle de John Lane-on cathedral au son "Lucydéral" !!!

Le saviez-vous ?
A Liverpool, le panneau "Penny lane" était si souvent volé que la mairie a décidé de le peindre sur un mur !
La chanson de Lennon "Across the universe" a été diffusée dans l'espace, par la NASA en 2002 !
Les découvreurs du squelette de Lucy l'ont nommé ainsi parce qu'ils écoutaient souvent la chanson "Lucy in the sky with diamonds" !!!
L'acteur Cary Grant a réussi à mieux vivre avec ses angoisses tenaces grâce à une thérapie "LSD" alors en vogue dans les "sixteese" en Californie !

Crédit BD : Deux planches de l'épatant Jean Solé (lues en 1974 dans "Pilote").

Yamasté !

samedi 4 février 2017

"L'heureux bon"


Après le frimas de janvier, voici que s'annonce le mimosa de février. Pendant que je taquine la muse, des oiseaux taquins s'amusent. Mes oreilles surprises s'ouvrent et prisent ce concert exotique et déconcertant.
Ambiance tropicale, je reconnais le chant du rouge-gorge mais les autres sons étranges (genre sifflements de fusée d'artifice) ne me sont pas familiers. Ce sont eux qui créent le climat d'Amazonie, ces volatiles fêtards n'explosent pas mais ils "font la bombe" !
Leurs chants sont simples et faciles à reproduire, je "m'éclate" avec eux. Je profite de leur présence pour siffler à qui mieux mieux, pour souffler un peu et ainsi me soulager du poids de ma colocataire boursouflée et persifleuse, Miss Parkinson.


Le rebond.
- Maladire : comment dire, comment rebondir pour faire face à Miss Parkinson ?
- Tu veux un coup de main ? me demande le colibri.
- Non t'inquiète, j'ai pratiqué le hand-ball quand j'étais "drôle" (vers les dix ans, en tant que défenseur, je me défendais pas mal). Dans mon équipe d'Aulnay, on allait droit au but et on savait saisir la balle au bond !
Rapport à la Parkinson, c'est idem, y'a plus qu'à faire "ça comme" et ainsi devenir "l'heureux bon" lui-même !
- Ecrire et rire afin de défendre ton but, face au mal à dire, devenir un homme bon et rebond et en tant qu'écri-main blogger blagueur jouer ton rôle de passeur.
Passe à ton voisin et trouve ta place.
- Ami colibri, ton concept d'écriture "main-balle" m'emballe.
- Contre les maux injustes, faut savoir trouver les mots justes.
- Pour une vie plus belle, saisir la belle au bond et laisser le bon temps rouler "like a rolling stone".
Choisis ton camps camarade, soit tu es dans le déni, la mascarade "sérieux, c'est rien", soit tu fais le pas de côté et c'est rigolard, tu regardes la vie en face.
- Et "en farce"




- T'sais quoi ?
- Non, mais raconte donc.
- Et bien j'ai lu "Salto, A.V.C ... comment rebondir ?" de Didier Faure.
C'est un livre témoignage où l'auteur, au fil des pages (dans la première partie), se répare,  passant de l'état de "témoin que rien" à celui de "je vis mieux".
- "Faure s'aimant" !
- Juste ce qu'il faut et pas plus, il sème aussi, se met à nu, s'émancipe :
"Au fond de leur lit, cela gamberge dans leur tête. Un petit popotin sexy dans le couloir ... la courbure  d'un sein dans l'échancrure de la blouse de l'infirmière ... , le moulin à fantasmes est parti."
A la "Pitié-Sal'pitre-y-erre", t'es en zonzon, alors pas zouzou avec ton zizi !
Alors c'est logique que la "mâline" libido mouline.
Il a bien raison de revendiquer le droit au plaisir pour tous les handicapés.
Il se fâche contre les fâcheux puritains qui interdisent les sains soins délivrés par des assistantes sexuelles professionnelles.
- Dans son livre "tourne-pages", il nous relate, depuis son "Faure intérieur", son expérience en milieu "corps-céral", pas toujours très hospitalier.
A cette époque épique, dans sa vie, ça souinnngue, ça s'coue, ça squouate, ça scat, ça gratte et ça s'gâte : cerise sur le scato, lorsque son sphincter le lâche, l'auteur se trouve "Faure minable" alors qu'il décrit simplement un humain dont le corps parle sans retenue : kèskecèchiant ichi !
Petit à petit, après avoir vécu moults épreuves, il prend du recul et se surprend à se trouver "Faure-midable". Sa pulsion de vie reprend le dessus, le petit chien battu, courbatu, s'agite, s'excite, sort de sa niche et cite Nietszche :
"Ce qui ne me tue pas, me rend plus Faure."

Et le temps est passé comme il passe tout l'temps ...
La roue de la Faure-thune a tourné. il a gagné un beau petit cadeau "Lot-tôt" au bon goût de Framboise.
Framboise Lot-tôt est le rayon de soleil de Didier ... j'image-djinn Didier faisant le portrait crayonné de sa compagne "lionne qui papillonne". A cette exquise esquisse de "L'otarie de bon coeur", pourrait se glisser les dédicaces suivantes :
"A mon crayon de soleil"
"A celle qui ensoleille ma vie et me donne bonne mine !"

Il y a plein d'autres sujets traités dans son livre, alors achetez-le donc pour en savoir davantage.
Désolé Mr Didier, pour tous ces calembours un peu faciles sur votre nom, idem pour toi Framboise, mille excuses pour ces fantaisies dont j'abuse. J'ai du lire trop de San Antonio et écouter trop de Boby Lapointe et de Devos quand j'étais minot, gamin, drôle (patois charentais) !

Allez, un petit "Fromet" pour terminer la semaine sans haine.




Voilà, bon vent.
Caresses et bises à l'oeil !
Yamasté !!

samedi 31 décembre 2016

"Chais et rasades"


Originaires du Moyen-Orient, j'aime cette bande de "ouf" : Riad Sattouf, Ibrahim Maalouf et Amin Maalouf.

Côté BD :
Avec Riad Sattouf, je pouffe et arrivé à la fin du tome 3 de "l'Arabe du futur", je piaffe d'impatience dans l'attente de la suite de ses aventures en "Arabie Sattoufique" !
Avec Sattouf, de rire, on s'étouffe.


Côté CD ("Kalthoum")
Avec Ibrahim Maalouf, on entre dans un souk caïrote à la recherche de la "Blue Note" bonne comme du loukOum !
Dans l'esprit d'Oum Kalthoum, l'esthète libano-français nous emmène avec ses complices jazzy et sa trompette arabisante spéciale "Caire de ton" dans la musique étonnante du "Quart de ton". Avec malice, il joue de succulents "mielismes", savoureuses arabesques, goûteux ornements si typiques de cette musique orientale.
On pourra trouver cela un peu léger, si on compare avec la si chic mosaïque lyrique, orchestrée, des disques de la diva égyptienne. Maalouf plus aérien, plus épuré, mise plus sur l'esprit "Kalthoum". Il préfère être que suivre à la lettre, comme un petit toutoum !
Doté d'une imagination fertile, il nous fait voyager sur le Nil. D'abord, avec ses oreilles et son "imagina-sons", il reluque puis "relouque" de véritables "loukoums sonores traditionnels". Puis, à bord de sa felouque loufoque, il traduit en jazz "Alf Leila Wa Leila" ("les Mille et Une nuits").
Il se laisse porter par le vent du désert et on se laisse emporter par sa trompette "ça vente" du désir.
On resterait des heures à sentir son sens de vent, à profiter de son doux zéphir.
On apprécie comme un bon vent ... euh ! ... un bon vin, le curieux son de sa trompette à "Quatre pistons". Dans mon salon orient-thé, il souffle un vent de liberté !
"Mille et une nuits" passent, on prend de la bouteille, on se croirait chez "chais et rasades" !
On est bien, on est loin, on est bien loin de tout le tintouin quotidien, du barouf ambiant produit par des pignoufs dont l'esbroufe est la chnouf !



La divine diva, peut-on l'appeler par son petit nom ?
"L'Astre d'Orient", "la Sixième Pyramide", "la Cantatrice du Peuple", "la Dame".
"J'ai souvent fantasmé ma présence aux concerts parisiens de l'Olympia en 1967, sa seule apparition publique hors du monde oriental. Elle était alors, une quasi-inconnue dans notre pays, ... sauf de la population originaire d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient ...
Ces nuits là, elle n'aurait chanté que deux ou trois chansons ... pendant cinq heures ... jusqu'à trois heures du matin ... le public envoûté."
Jean-Philippe Allard
Côté ID avec Amin Maalouf :
"Le coeur se nourrit de patience autant que de désirs."
"Les médias reflètent ce que disent les gens et les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ?"

Voilà, je mets les voiles, là. Bon vent et à l'année prochaine !
Certains trouveront que la musique d'Oum Kalthoum est souvent mélancolique, ils n'ont pas tort. Voilà pourquoi je vous propose de voir en action, cet olibrius "radieux phonique", Frédéric Fromet qui traite l'actualité à sa façon, c'est à dire avec des chansons.
C'est rien que du "bienfait" et ça fait un bien FOU !!
C'est tout bon, décalé et un peu ... OUF !!!



Yamasté !





samedi 26 novembre 2016

"Blake out !"


Mon ciné d'Andernos.
"Le Rex" est un cinoche dont le programmateur, en dehors des inévitables films "jeu-vidéo pour ados", a de bons "Rexflexes" dans sa sélection de films.
Ainsi, ce mois-ci, Miss Funny et moi, avons vu trois films de choix :
Un film conte, un film content (malgré les contentieux familiaux) et un film "comptes anxieux" !
Trois films qui comptent avec des personnages qui ne s'en laissent pas conter.
Films d'ambiances, j'imagine Kafka, Dickens et E.A Poe qui se rencontrent.
Ils se racontent des histoires éprouvantables où se croisent des gens mal dans leur Poe, à cause de "zombies du formulaire" qui leur font vivre du Kafka au quotidien dans un système économique violent où règne le "caca-rente" (donnant raison à Dickeynes) !
Les trois films nominés ... nommés sont :
"Miss Peregrine" de Tim Burton (lire article du 4.11.16), "Moi, Daniel Blake" de Ken Loach et "Ma vie de Courgette" de Claude Barras (message à venir).



"Moi, Daniel Blake" de Ken Loach.
C'est un film fait pour le modeste Rex, pas vraiment à la mode, pas fait pour les mangeurs de cornflakes.
C'est un film humaniste, sensible. Sans être larmoyant, il est néanmoins à voir avec une boite de kleenex à portée de main. Simplement, il est préventif, il tire la sonnette de la larme !
Daniel Blake, menuisier de soixante ans, est victime d'un malaise cardiaque. Il ne peut plus travailler mais pour l'administration, il doit rechercher un emploi.
Ce menuisier diminué va subir de plein fouet la logique perverse d'un système économique libéral décomplexé.
Blake va avoir de nombreuses prises de bec avec l'administration qui débloque complètement. Ce prolétaire réfractaire va mal vivre cette crise où se succèdent méprises, mépris, misères et galères !
L'ouvrier indigné mais pas résigné râle et bataille contre ce monde libéral en faillite où tout va à vau l'eau (ah ! on est loin d'une société écolo où tout le monde va à vélo).
Le pôle emploi britannique est sans pitié, rendu fou par sa chasse aux "assistés".
Ce broyeur administratif est insidieux et sournois (les "professionnels de la santé" sont invisibles). Son personnel est sous pression et sous menace, ce qui se traduit par des attitudes mécaniques, robotiques, déshumanisées ou embarrassées (pour les plus sympathiques).
Perdu dans ce médiocre temple de la mauvaise foi, dans ce zoo dément où règne la loi de la jungle, Daniel Blake est bouleversifié, frighorrifié, déboussolisolé.
Si l'Angleterre s'américanise, l'anglais s'américamouise !
Cette société barbare ,brute de décoffrage, sans partage ne peut aboutir qu'à coincer et abrutir l'homme dans des voies sans issues, des cercles de vicieux très visqueux, des engrenages sabotage-sabordage, des dérapages outrage-rage.
La misère est rarement bonne conseillère !
Ken Loach, rouge vif, ne lâche pas l'affaire, il touche juste dans sa façon de réaliser. Avec ce film poignant, "haut-parleur", il donne voix à tous ceux que l'on n'entend pas.
"Un autre monde est possible et nécessaire."
Ken Loach
Vague à l'homme :
Ses films ne cessent pas de semer et lancer des petits cailloux qui font beaucoup de vagues !

P.S : Vous souffrez "déprim'air (vicié) de la Droite" ?
Offrez vous du Fromet (Frédéric), je vous Fromet une belle partie de rigolade !
C'est un véritable médicalmant, à prendre tous les Vendredi sur France-inter (à 17 h 55) !!!
A bientôt, bande de rigolos !
Yamasté !




vendredi 29 juillet 2016

"La rubrique Aubrac"

"Tout ce qui a trait à la vache m'émeut."
Vincent Roca

"Tous ceux qui me traitent de vache m'aiment, meuh !"




Ah ! la vache, quelle est donc la "pèlerine" qui remporte l'étape du tour de France des "Chemins de Compostelle" ?
Ne serait-ce pas la vache "broute en train", la rigolarde qui s'fait des "marge-rides de joie", celle qui pratique l'humour vache ?




Après six heures de route, nous voilà arrivés à Tiracols près d'Aumont-Aubrac (Lozère), nous nous retrouvons bien au frais dans le gîte en granit de notre amie Annie. La bâtisse, tranquille comme Baptiste, date de 1746.
On y vit dans un autre "espace-temps" (murs de un mètre d'épaisseur, en granit, sol du même acabit en pente avec des bosses et des creux, petites ouvertures pour se calfeutrer, se protéger des rigueurs de l'hiver).

Portraits de gens qui m'ont parfois agacé mais que j'aime quand même.
Annie a bon coeur mais il bat trop fort car elle vit trop vite.
Avis d'ami d'Annie :
Si tu le peux, vis au rythme de la nature, ne va pas plus vite que ta musique. Cultive le tact et le tactile (kiné et réflexologie plantaire). Prend ton pied et celui des autres. Bref, laisse le bon temps rouler.
En Gascogne, on joue au loto. Des soirées sont organisées afin de gagner un lot (suffit d'avoir le bon numéro, on dit alors "la quine est bonne"). Avec Annie qui sourit et vibre en harmonie, on y gagne ...la quine ... la kiné bonne !!!
Amie Annie à gîte et agitée, vite décontenancée, n'est pas toujours diplomate. Elle est parfois maladroite. Ainsi, alors qu'elle connaît mes soucis de santé, voilà comme elle m'accueille :
- Kès ke t'as fait ? (sous-entendu : oukta été traîner pour t'akokiné avec cette Miss Parkinson ?)
Kès ki t'es arrivé ?
- Oh rien de spécial, juste une maladie grave !
Là, Annie Amie reste interloquée. Je rajoute :
- Notre destin n'est pas toujours un festin.

Il vaut mieux parler des choses graves avec légèreté et des choses légères avec gravité.




"Âme amère ..."
Jeannine Beignet cultive une passion pour les vaches. Dans son vocabulaire, ce mot revient souvent. Quand on lui fait une vacherie, cela la mine et l'abîme.
Ce coup vachard, elle le rumine puis elle mène son combat et se démène comme un beau diable pour écrabouiller cette bouse qui abuse, cette ordure qu'elle endure, ce fumier qui la fait chier.
Elle devrait pourtant savoir que marcher dans la bouse, ça ne porte pas forcément bonheur, mais ça donne plutôt le blues et une odeur ! Telle la walkyrie des vaches qui rient jaune, d'un rien, elle fait tout un tintouin, de rage, elle en fait tout un fromage !
Elle ne s'élève guère ainsi à rester ainsi au ras des pâquerettes, niveau plancher des vaches.
Même pas besoin d'un coup en vache pour qu'elle se fâche et qu'elle rabâche.
Toujours à la tâche, attachée à ces maux fâcheux, les vacheries sans nom, elle les mâche et les remâche sans relâche.
Je connais bien ce processus malsain qu'est le ressassement, je l'ai moi-même pratiqué quand j'étais "petit" (étroit d'esprit), plus jeune et puis le yoga est passé par là et la maladie grave aussi.
De battre le fer je ne suis plus fier, c'est pourquoi en bon "aquoiboniste", je préfère faire vivre  mon adage de sage stoïcien :
"Pourquoi le faire ... le fer ... l'enfer si on peut léviter ?"
Et pourquoi léviter ?
Pour prendre un peu de hauteur, comme ici à Tiracols (on décolle à mille mètres d'altitude !) et me rapprocher des cieux en ne faisant rien ... d'autre que respirer et méditer !

Ça c'est de la "faute aux" ...
A trop manger de viande, on finit par en avoir gros sur le ventre. En plus, ce n'est point commode pour léviter :



"Qui vole un boeuf est vachement musclé."
Chaval
"Cow-bye" : gardien de vaches à l'essai.
"Cow-bye-bye" : essai raté.
"Cow-bye baille" : et c'est ennuyeux en plus !

"Feu vert" sur les écolos : pourquoi tant de haine ?
Un autre genre de canardeur : le mécano dépanneur qui ne fait pas de cadeau aux écolos et qui verbalement, roule des mécaniques.
Le voici, le voilà au Viala, le "cow-boy rock n' roll", le "chaos boy cabossé" (faut voir comme) souvent drôle, le Gene Vincent "bip bop allo là" qui se met en 4(X4) et même KO pour que vous soyez OK, l'Elvis platiné qui vous regarde l'essieu dans l'essieu, j'ai nommé Cenvin Donchar.
A celui qui ne peut pas voir les défenseurs de la nature en peinture (verte), on a envie de lui dire :
"Arrête Donchar Ben-Hur !"
"Arrête ton char Ben-Hur (version "Québec", un char est une voiture chez nos lointains cousins) !"
La critique des faux écolos, des écolos paranos, démagos ou craignos, est fastoche.
Trop aisé aussi de railler les vrais écolos dont l'écho devrait tout naturellement résonner dans ces douces montagnes.
La pensée verte nous donne le "LA" (alors que les autres politiciens ne donnent que du "SI", autant de promesses non tenues et autant de peurs entretenues). Le "LA", c'est celui du diapason et de la direction, on s'accorde avec la nature pour aller "vert" ... pour aller mieux, pour aller par "LA".

"Ce n'est pas la vache qui beugle le plus qui a le plus de lait."
Proverbe gaélique

A tous les beugleurs bigleux à belle gueule, le blogueur blagueur propose de chanter tous en choeur (avec J.Y Lacombe) ;




Pourquoi dans ce pays paisible comme une vache, les gens sont-ils si agités, si stressés (le cabinet de kiné se porte bien), si durs, si anxieux ?
Dans les discussions, on n'entend parler que de drames, de dangers, de pensées négatives, d'esprits perdus ou perdants.
Pourquoi y a t'il tant de "loosers" en Lozère ?
Pourquoi tous ces résidents qui respirent le bon air ne respirent-ils pas le bonheur ?

La semaine prochaine, d'autres portraits, plus calmes ceux-là.
Allez, bon vent, respirez la vie à pleins poumons, caresses et bises à l'oeil !

Crédits photos anciennes : viennent du site "Les vieilles photos insolites". Elles m'ont été envoyées par mon ami Jean-Pierre; il y a quelque temps déjà. Il reste vivant dans ma tête.
Être en vie, c'est merveilleux !!!

Ci-dessous : l'épatant F'Murrr ("Le génie des Alpages") !




vendredi 22 avril 2016

"L'hurluberlu et le turlututube"


Diantre ! quelles doctes anecdotes, dites-donc !
Le vent marin et malin d'Andernos me souffle quelques croustillantes incongruités musicales.
J'en profite pour faire le malin et ici ou là, porté par le vent, je mets mon grain de sel iodé ou mon grain de folie yodlé !

"Rumble aux pommes goûteuses ou pourries (par les ahuris)".
En vrai, on reste "quoi ?", on ne sait pas quoi dire, on reste sans voix !

"Rumble" est un tube rock de 1958, interdit à la radio sous la pression d'idiots qui considèrent que ce titre mène à la violence. J'ai cherché dans les paroles ce qui pouvait choquer, je n'ai rien trouvé. Forcément, il n'y en a pas, c'est un instrumental !!!
On se dit que ce n'est pas Wray, mais si c'est lui, le si simple et efficace Link Wray :






"Tube dollars : pas tubulaire mais presque" !
Tube : à l'origine, le terme vient du cylindre rotatif sur lequel les chansons populaires de l'époque étaient enregistrées, à l'aide d'un phonographe.
Dans le sens de succès, le mot aurait été lancé par Boris Vian au milieu des années 50. A l'époque, les gens de la profession utilisaient le mot "saucisson".
Ne le trouvant pas élégant, Vian décide de faire la promo du mot "tube" qui désigne une chanson à succès dont les paroles sont aussi creuses qu'un ... tube !
Ce terme se trouve dans la chanson "En avant la zizique".
Vingt ans plus tard, le talentueux chanteur arrangeur J.C Vannier va plus loin avec l'excellent "Turlututube" (dans la chanson "Papa fait nous un tube") !

"UB for tea" and "D'ailleurs Straits" : alloc rock !
En Angleterre, à la fin des "seventies", certains groupes se créaient en espérant sortir de la mouise. C'est le cas de "UB 40", des musiciens pointant au chômage décident de former un groupe portant le nom du formulaire à remplir pour toucher les allocs.
Le formulaire leur a servi de porte-bonheur et les a nourris de "food for thought" (tube langoureux et chatoyant, avec une guitare qui miaule toujours au bon moment dans ce reggae nonchalant).
Quand à "Dire Straits", tout est dit dans le nom du groupe que l'on peut traduire par "complètement fauchés". Heureusement pour eux un tube les a sauvé de la misère et depuis les "Sultans of swing" ont vendus 120 millions de C.D !




Virtuoses excentriques !
Sur scène, ces deux énergumènes pratiquaient la gym avec instrument,
Paganini en compagnie de son violon violent et Hendrix avec sa guitare star, jouaient tous les deux les mains dans le dos sans ralentir le tempo.
"Gymi" Hendrix jouait de la "strat" (fender stratocaster) avec ses dents et "touistait" avec sa guitare à hauteur de genoux.
Paganini jouait du "strad" (stradivarius) en se lançant des défis, genre :
"Tiens on est mardi aujourd'hui, soyons donc hardi ! et si je jouais  en étant suspendu la tête en bas, peut-être que ça me remettrait les idées en place !"
Ou,bien :
"Miroir, je ne veux plus te voir, je préfère me marrer plutôt que de me mirer, jouons donc les yeux bandés !"

Après les excessifs "démon-strat-tifs" (ou "des monstres stradifs"), voici les pros de l'impro en état de grande fatigue où comment rendre une proche "burnoute" créative.

Richie ravi au Paradis (Heaven) !
Festival de Woodstock, été 1969, alors que son concert se termine, les organisateurs demandent à Richie Heavens de continuer à chanter. Après trois heures de scène, fatigué mais motivé, il se lance dans une longue impro ("Freedom") et fera un tabac.
Cela restera comme l'un des tubes du Festival.

24.01.75 : "Köln concert" de Keith "J'arrête" !
Après une interminable tournée, Keith Jarrett, exténué, décide d'annuler ce concert prévu à Cologne. Son agent insiste, Jarrett fait preuve de bonne volonté.
Il se rend à Cologne et là il se met en rogne quand il joue sur un piano qui n'est pas celui qu'il avait demandé. Ce piano déglingué ne lui convient pas. Les touches les plus graves et les plus aiguës ne le satisfont pas.
"Puisqu'il en est ainsi, je laisserai ces touches là de côté et je concentrerai mon jeu sur les touches du milieu !", a t-il dû se dire.
Ainsi fut fait, tout le concert est une longue et formidable improvisation pleine de vie, de lyrisme et de joie physique (grognements, petits cris extatiques et soupirs).
Je considère le C.D de ce concert comme son chef-d'oeuvre, c'est un moment de grâce poétique et thérapeutique. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque c'est l'un des C.D les plus vendus dans le monde.




Contraintes craintes ou bienfaisantes ?
Lorsque nous sommes contrariés, créons donc un "contrat riant" avec nous-même.
Puis d'un ton léger, d'une humeur primesautière et vagabonde, prenons des chemins de traverse (idéal quand tout va de traviolle) sinueux et buissonniers.
Ainsi, nous découvrirons des endroits renversants, surprenants où tout ira comme qui rigole. On s'en paiera une bonne transe et on rira de cette transformation qui s'installera en douceur dans nos coeurs de rockeurs !!!
Dégrisons nos âmes grises aigries en crise, essuyons la suie de nos âmes et nos idées noires !
Changeons nous, échangeons nous nos astuces afin que vive le troc de trucs authentiques que chics, et changeons-nous les idées !!!
Allez, à la revoyure !


vendredi 25 mars 2016

"Suivez le yogide J.C Rufin"


"... en partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l'ai trouvé."
J.C Rufin

Le monde du yoga ressemble au monde en général.
Parmi les profs de yoga, on a les faiseurs de fric aux belles phrases chics et les faiseurs de gens mieux dans leur peau.
Il y a les agités qui t'attirent avec leurs apparences, leurs appeaux et qui te racontent du pipeau !
Il y a les tranquilles sans oripeaux, qui jouent de la musique planante pendant la relaxation, des apaisants plaisants qui te posent et te reposent !
Et puis il y a Rufin qui nous plaisante les premiers, les appelant "yogistes". Joli mot que j'adopte illico presto, ainsi, pour moi, il y aura maintenant les yogistes tristes et les yogis ravis !!!




"Trois Om et un Rufin" : de quoi être "hébébété" face à cette "puérile-culture" !
" ... la porte de l'église s'ouvrit brutalement. Les moines ne cillèrent pas et continuèrent de chanter. Mais pour nous, pèlerins, dont la foi était mal armée et l'extase fragile, cette interruption coupa l'élan spirituel.
Une personne entra, puis deux, puis quatre et jusqu'à une vingtaine ... Des flashes éclataient dans l'obscurité. Les intrus s'interpellaient d'une voix supposément basse mais qui suffisait à couvrir les douces sonorités du chant grégorien.
Sans nulle vergogne, les visiteurs se répandirent en signes de croix et génuflexions maladroites et s'assirent dans les travées. Le bruit des pages de psautier tournées en désordre prolongea cette agitation. Les plus habitués conseillaient aux autres des numéros et tendaient de reprendre l'antienne d'une voix fausse.
Après cinq minutes de ce manège, et à l'appel d'un mystérieux signal, les visiteurs se levèrent et partirent tous ensemble, non sans avoir pris encore quelques photos et fait grincer vingt fois la porte.
Les vêpres se terminèrent dans une ambiance que cette interruption avait dévastée.
Quand nous nous retrouvâmes dehors sous le porche avec les autres pèlerins, les conversations portèrent sur les malotrus qui avaient débarqué."


                                                                   "Tintin au Tibet"
                                         

Après tout ce "Tintin-marre", Finfin aux types bêtes déclare son courroux.
Gregorio le moine leur parle de ces touristes à risques, de ces barbares barbants :
"Que viennent-ils faire ici ?
- Une retraite.
- Mais en quoi consiste-t-elle ?
- Ils pratiquent le yoga.
Nous remarquâmes que, en effet, au dos des tee-shirts blancs que portaient les stagiaires, était inscrit 'Yoga group' !"
Repas  "bour'joie" pour les "yogistes" repus et pâtée triste des moines pour les "Jacquets" (marcheur de "Saint Jacques") rompus à la vie simple !
Les  pèlerins ont l'estomac dans les talons abîmés,  c'est pas l'pied. Pendant qu'leur ventre gargouille, celui des yogistes retraités retraitant est aux anges !




Sam arche et Sam pèze !
Sur le chemin de Saint Jacques, on rencontre ceux qui n'ont rien ... à perdre et ceux qui ont tout ... ce qu'il faut (et même plus).
Le yogi ravi Sam Arche, l'esthète de MUL (Marche Ultra Légère) voyage avec ses semelles de vent.
Le yogiste triste Sam Pèze, flashe, tweete, t'évite, mâche et marche avec son pesant sac'ado et ses gros "God'illots" (de chez "Shiva bien" la marque chébran du moment).
Le poids de ton barda représente ta peur de manquer.
Il y a ceux, libres comme l'air, pour qui, malgré tout, ça marche et les autres, les voyageurs organisés "un car serrés", pas libres de leurs mouvements, ces papys "yogis photographies" qui, très fiers, font la posture du trépied mais pas plus que trois pas.


Il fût un temps où fûté et osé, j'allais chanter dans les églises. J'faisais ma loi dans l'église Saint-Eloi chantant ma foi et ma joie en moi ! ...
La suite, la semaine prochaine, d'ici là, n'hésitez pas à lire le bouquin de Rufin et à marcher sans fin en chantant le chant des pèlerins !
Bon vent à tous que vous soyez "Jacquet le sainplet", "Jack'pote le friqué" ou "Jacquouille la fripouille" !





vendredi 11 septembre 2015

"L'amande de Line"


"La mandoline jase dans le tréfonds de la brise ..."
Verlaine

La cuisine cousine de la musique :
Si l'on recherche l'harmonie, chanter comme une casserole, ce n'est pas bon, même pour le rock 'n roll.
Jouer de la batterie de cuisine, si l'on est maladroit, cela peut casser les oreilles ou la voix de l'auditeur râleur.
Par contre, jouer de la "carotte-clarinette", il parait que ça rend aimable !





Dans la région du "Champagne", lors d'une soirée mondaine et moderne, la coutume locale permet de siffler une bouteille d'un breuvage pétillant épatant puis de jouer de la flûte remplie juste c'qui faut pour produire une note de la gamme lorsque l'on tapote le verre de cristal.
Celui qui brise sa flûte voit le domestique lui apporter la note ... à payer.
Si vous ne pouvez pas régler, vous avez un gage, vous devez râper ... des oignons sans pleurer, avec une "mandoline de cuisine" de piètre qualité, tout en rappant sur du Verlaine !
C'est là qu'vous vous dites que boire du champagne à la russe (en jetant son verre vide), c'est pas cher payé et que si l'on est cultivé, c'est d'un bon "rappeur qualité-prix" !!
Par contre, si la flûte cristalline sonne comme personne, avec grâce et SI LA RE au rendez-vous, vous avez gagné le droit de jouer de la mandoline ... musicale.
C'est un instrument complet, rythmique, la mandoline fait que la tête dodeline et que les pieds trépignent d'impatience pour aller danser la tarentelle. Il est aussi mélodique et induit une ambiance romantique.




La cuisine et l'art des mets :
Imaginons Line, une méménagère en cuisine avec une mandoline toute neuve à la main. Elle ne ménage pas ses efforts pour découper une carotte en lamelles. Elle a l'impression de "pisser dans un violon", apparemment la mandoline l'embarrasse :
- Maintenant, tout est comme ça, pourquoi faire simple ... Faut sortir de Saint-Cyr et c'est de pire en pire, maugrée t-elle.
Elle s'échine dans sa cuisine et s'escrime avec sa mandoline pendant un moment !
Puis la sagesse de l'âge prend le dessus et elle lâche l'affaire (c'était en promo) et la mandoline. Une phrase de Decourchamps, lui revient en mémoire et la fait sourire :
"Il pinçait de la mandoline en se pinçant la bouche et en jouant des prunelles."
Madame rêve :
- Puisque je gratte pour rien, autant gratter "l'amande de Line", se dit-elle.
Alors, elle chatouille sa gratte en imaginant qu'un expert dans l'art de manier la mandoline, lui donne l'astuce et le savoir-faire.
L'amant de Line ne joue pas en sourdine, surtout lorsqu'il fait chanter sa mandoline, petite mais puissante, sous le balconnet de sa dulcinée. La sérénade, même si elle fait dans la dentelle, se doit de faire bonne et forte impression.
Ce séducteur musicien émérite aime les "Rita Mitsouko" (surtout la chanson "Mandolino City").




Note à benêt :
- Peux-tu nous expliquer ton jeu de mot : "l'amande de Line" ?
- Oui, volontiers ! Dans les pays du Sud de l'Europe et au Maghreb, l'amande, c'est un petit nom mignon pour parler du sexe de la femme. On trouve aussi : la datte, l'abricot fendu et la figue !
- Et le mot mandoline, d'où vient-il ?
- Son nom vient de l'italien "Mandolino", qui veut dire "petite amande". Sa caisse de résonance est en forme d'amande !

"Le timbre de la mandoline, tant grêle qu'il soit, a quelque chose de piquant et d'original."
Berlioz

Mozart, Beethoven, Verdi et Vivaldi ont composé pour l'instrument.
Comme j'adore les "Concertos pour mandolines" de Vivaldi, je vous propose d'écouter, de goûter ceci, du miel pour les oreilles !




Ciao !
A bientôt !


vendredi 12 juin 2015

"Prothèse Zen"

"Le coup claque comme un col du fémur dans une salle de bain de général en retraite."
Frédéric Dard



Après "La grande vague" d'Hokusaï", le grand "vague à l'âme" ... erre !
Ce blog, étant un peu mon journal intime pour tous, je vais vous parler de ma mère.
A 85 balais, elle va déménager. Elle se démène et ne se ménage guère. Ces derniers temps, on l'entendait dire qu'elle était épuisée, vidée.
On lui disait :
- Te fatigues pas, vas au plus simple. Ne t'acharnes pas, laisse tomber, laisse béton, te casses pas.
Elle n'a pas dû suivre nos conseils, puisque dimanche matin, jour de son vide-maison, elle s'est pris les pieds dans un carton.
Elle a trébuché, s'est cassée la margoulette et le col du fémur, dur dur !
- Saperlipopette, c'est vraiment trop bête ! a-t-elle dû se dire.
Immobilisée sur le sol en tomette, le visage rouge tomate, elle sent que c'est le jour de sa fête. Dans sa tête, ça s'agite, ça cogite.
Défaite, elle trouve malgré tout, le moyen de se dire et d'en rire :
"Je chavire le jour où je vire des objets pour une journée vide-maison. Quel charivari !
En attendant, je dérouille et  crise sur le gâteau, vivant seule, personne ne peut venir à ma rescousse. La vie ne me fait pas de cadeau, rivée au sol, K.O couchée, comment vais-je faire pour me relever ?
Si ça se trouve, je vais rester sur le carreau.
Heureusement, sur mon transistor d'époque, j'entends la chanson d'Arno, dédicacée par mon fils. Alors, "Stop ou encore" ?"




Au chevaleresque voisin qui a sauvé ma mère, je dis un grand "mère-ci" !

Ce n'est pas toujours bon d'être trop à cheval sur ses principes, surtout pour le natif naïf du Sagittaire à terre.
Avec l'âge, il lui serait bénéfique de chanter un autre air que celui de s'agiter. Il s'agit plutôt de se calmer, de réduire ses activités, d'arrêter de cavaler à droite, à gauche, bref de devenir sage !
"Le cheval doit être sur la hanche, c'est à dire hausser les épaules et baisser la hanche en marchant."
Buffon
"Potin pipeul"
Et ami Sagittaire, tape toi sur les cuisses de Jupiter, en sachant que la starlette de la variète anglo-saxonne, j'ai nommé la "Mother monster" (son surnom), la fumeuse Lady gaga, souffre depuis deux ans d'inflammations à la hanche et qu'elle soulage ses douleurs par la pratique du "sauna à infra-rouge" !
Avec tout le bizness du buzz qu'elle organise, on sait maintenant, qu'en plus d'avoir le feu au cul (et l'effroi au Q.I), elle a aussi le feu à la hanche !

Bon, plutôt que de donner de la place à l'appât rance gaga, je reprendrai bien un peu de Bouddha.
"Si vous rencontrez un Bouddha sur la route, tuez-le !"
Lin Tsi



"L'esprit du vide"
Lin Tsi n'avait pas sa langue dans sa poche, mais ce moine zen du IXème siècle savait aussi se taire.
Mais que veut il dire dans sa phrase si radicale ?
Pour lui, il n'y a pas de vérités, rien n'est sacré.
Être zen, c'est être indépendant.
Il ne faut pas être attaché aux enseignants, aux idées, aux mots.
Il ne faut pas croire quelqu'un sur parole.
Il nous dit :
- La vie est comme un laboratoire, expérimentez. Quand on vous parle d'une bonne formule, ne l'acceptez pas automatiquement, testez la dans votre vie. Si cela marche, utilisez là. Sinon, jetez là et tuez le Bouddha !
Ce bouddha là, de pacotille, est une contrefaçon qui rend con, un produit toxique, un rusé virus !
"Gnomes tondus", adeptes, ne vous attachez pas à mes paroles.
Soyez votre propre maître !
"Nains rasés", adeptes, il n'y a pas de travail, pas d'effort, dans la loi du Bouddha. Le tout est de se tenir dans l'ordinaire et sans affaires.
"L'homme authentique est sans encombrements."
Se dépouiller de ce qui nous encombre, de ce qui ne nous sert à rien, se vider du superflu. Se vider en soi et à l'extérieur de soi.Tout cela c'est méditer !

Allez, portez vous bien, bon vent !
Soyez légers comme une douce brise et calme comme une mer d'huile.
Caresses et bises à l'oeil !