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dimanche 2 juillet 2017

"Coucou, coin-coin, Q.I-Q.I"

Avec le mimologisme, on donne la parole aux oiseaux. Ils ont enfin leur mot à dire. J'aime à connaître l'avis des volatils.

Il pleut, il pleut "Bergère honnête" !
Allons enfants de la batterie !!
Le pic-vert mâle tape contre le tronc d'arbre pour se nourrir ou alors il tambourine en rythme, afin d'aiguiser son bec pour une danseuse ailée intéressée par un prise de bécots et plus si affinités !
Lorsqu'il ne fait pas le batteur bateleur, il chante comme un cheval. Cela ressemble un peu à un hennissement dans le registre aigu. Voilà pourquoi, face à ce rire chevalin saccadé, les bretons ont donné au pic-vert le nom de "jument des bois" !
Ailleurs, on lui fait dire : "i piu, i piu, i piu" (il pleut ...).



Bergeronnette : enquête sur l'inquiète coquette qui hoquète de la queue.
Cette mignonnette, vive, active, en ballade sur la plage, me donne envie de siffloter "l'amusette" de Bach. Elle hoche la queue souvent et ces mouvements incessants font penser à ceux d'un battoir de lavandière.
Elle aime l'eau alors on dit d'elle que c'est :
"celle qui fait gicler l'eau, celle qui éclabousse".

Elle prend sa douche dans une flaque. Flic flac floc, tellement bien dans la flotte qu'elle sifflote parfois "l'air des lavandières" (dans "Carmen" de Bizet) !
M'enfin, souvent, elle le chante dans sa tête. Alors que mézigue le Meynierstrel, les pieds dans l'eau du lavoir d'Eau-d'ange, j'ai osé souffler dans ma flûte en bambou (faite par mes mains), cet air "en trainant" un peu dans le tempo.
Ça ressemblait à du "Carmen caramel" ou du "Carmen au carmel" !!!
Cela devant un public de gens surpris mais plutôt contents. Quelques autochtones ont même tapé des mains lorsque j'ai joué,vif comme un bergeronnet pressé, la "Bugade" ("Lessive", air du folk gascon).
Je me souviens (fin du siècle dernier) que des moustiques toqués m'asticotaient et qu'à la fin du "peste-claque", j'étais complètement ... lessivé !!!
"Piqué au vif", sans pouvoir me défendre, je me suis dit "in petto" :
"Je me suis fait avoir au lavoir !"

Dans la cambrousse, on retrouve l'espiègle "bergère honnête" mangeuse d'insecte, près du troupeau (buffet à volonté, repas de roi) dont elle paraît être la gardienne, la bergère !




Et pendant ce temps là, dans mon terrain boisé, le merle ramène sa fraise (et mange mes fraises), fait de superbes phrases. Il siffle les belles !
Le pinson apprécie notre mobile perchoir et quand il ouvre son bec, produit une mélodie qui monte et descend d'une échelle.
Les geais jouent à "kash-kash", les pies aussi mais sans la touche "les geais errent" de ces ailés-gants congénères. Même en jouant cash, elles sont moins classe !
A la ville et au chant, la grive musicienne se pose ... des questions métaphysiques :
"Qui suis-je ?, Où vais-je ?" qu'elle répète d'une manière chic.
Lorsqu'elle ne s'imite pas, elle se limite à commenter le match. C'est souvent payant et plaisant !
Quand au Tino Rossignol, on ne le comprend pas toujours, des fois, même, on ne sait pas vraiment où il veut en venir :
"Tiouou x4, Spe tioii tokoua, Tio,x4, Kououtio x4, Tskouo x4, Tsi x7, Kouorror, tiou tskouoapipits kouisi ... Dlo x8, Kouio trrrrrrritzi" !!!
C'est l'ornithologiste Bechstein qui a traduit le Rossignol avec une suite d'onomatopées épatantes.

La grive :
- Qui suis-je, qui suis-je ?
Le  rossignol :
- Tétoi, tétoi, Tsé tsé koua téso comuun mouououche "Tsé-tsé" !

Et pendant ce temps là, dans les forêts d'Australie, le Cacatoès noir fait des prouesses avec sa batterie, pour épater les gonzesses Cacatoès. Ses arguments percutants sont autant de promesses de bons moments à venir, passés à caqueter coquin en remuant en cadence le croupion élégant !
Si en plus de jouer de la batterie, le mâle malin siffle le "J'aime les filles" de Dutronc, les groupies au plumage noir vont défiler en ombre chez le lumineux batteur.

"Batterituel" :
Ce grand perroquet peureux fabrique ses baguettes à partir de branches. Il les agrippe avec ses pattes griffues et tape en cadence sur un tronc. La frappe est régulière et tenue (mais pas ténue ou alors c'est un code amoureux, genre "T'es nue ?"). Chaque cacatoès a son style :
Le rocker crâneur est vif. S'il est fan des "Stones", il tape sur des rochers (et parfois sur des rockers qui sont pas d'sa bande de bardes en blueson noir).
Le rocoeur crooner, lent et rockmantique, de la vitesse, il s'en tape.
Le "fentaisiste", amateur de tambour à fente, cultive l'art des sons surprenants !




"Splashhh, tom tom sssiiii", sur cette bath batterie et ces tambours à fente, je vous laisse ... trouver votre bon tempo et votre juste vibration !
N.B : l'info sur le Cacatoès vient de la revue "Science advances" !

Yamasté !



lundi 26 juin 2017

"Prénoms d'oiseaux"

Sur ma terrasse, ma tasse de thé vert à la main, j'étais là et un peu las du temps qui passe, hélas, à vitesse express lorsqu'un coquin d'oiseau rouquin est venu à ma rescousse. Il avait l'oeil rempli de malice, de toute évidence ce narquois venait me narguer !
Ce taquin copain du pote âgé racleur sarcleur qui n'hésite pas à se poser sur le manche d'une bêche est le plus familier des oiseaux de nos jardins. Ce "mignon at jardiner" ("ami des jardiniers" en breton), c'est le rouge-gorge.
Il apprécie les vers mais aussi les poètes, surtout Khalil Gibran :
"Le génie n'est que le chant du rouge-gorge à l'aube d'un printemps insolent."
Il bat des ailes lorsqu'on lui cite du Claudel :
"On croit que tout est fini mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter."
Et c'est en riant qu'il réagit à l'écoute de Cioran, même si ... :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Rouge-gorge s'y connaît en mélancolique, son joli chant est touchant. Vu sa petite taille, le son qui sort de son syrinx est forcément "compressé" alors que lui est plutôt intelligent tranquille comme Baptiste.
A ce propos, certains n'ont pas hésité à le baptiser :
"Noire-gorge était proche du christ quand il portait sa croix sur son dos et sa couronne en épines sur sa tête.
Pour le soulager, il lui a retiré de douloureuses épines et comme le sang coulait, il s'en est mis plein le plastron. Et c'est depuis ce temps là qu'on le nomme rouge-gorge ..."
- Oui mais sa gorge est orange, alors y'a comme un hiatus ? constate un visiteur sceptique.
Je lui répond hélico-texto et illico-presto :
- Peut-être qu'un jour, sentant que quelqu'un poserait cette question, l'oiseau vif d'esprit a pris les devants et a coloré son thorax avec un max de soufre. Le mélange a donné de l'orange !!!

Et en plus, il sait même faire du vélo !!




Les croyants bien fiers en rajoutent, ils entendent ce mimologisme lorsque l'oiseau divin chante :
"Christ, Christ,  Christ, resurrexit".
Bien vu et bien entendu, ce "surexcite le triste" donne une bonne idée de l'ambiance mélancolique du chant de l'oiseau.
De plus, le rouge-gorge commence bien souvent en chantant trois notes répétées !
Lorsqu'il vocalise, l'oiseau ne lésine pas, il donne à entendre.
Il n'hésite pas à se jeter à l'eau (bénite ?). Son chant est mouillé comme une cascade.
Des cascades, il n'hésite pas à en faire, ce virtuose romantique sait prendre des risques. A chaque fois qu'il se mouille, on le bénit !




A le voir en photo, si mignon, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.
Il est si proche de nous !
Le jour n'est pas levé qu'il assure ses premières notes près des maisons, comme s'il disait :
"Bon jour, vous reste t-il des miettes ?"
Mais avec les autres oiseaux, il devient hargneux, sa musique change de ton et se transforme en "hard rock". "Antisocial", soupe au lait, teigneux, "dégagiste", en mauvais "Bonvoisin" (Bernie), il "mélanchonise " !
L'adorable volatile versatile, petite boule cool se transforme en boule de nerf dès que l'on touche à son territoire. Là, l'irascible ne rate pas sa cible.
Lorsqu'il se sent menacé, il hoche la tête de haut en bas,
Je préfère ce "Peter"quand il part en trille, je ne l'apprécie pas ce "Tomi" qui part en vrille, je ne le crois pas ce saint "Thomas" !
Mais laissons là ce chiant méchant et savourons plutôt son côté "Petit Jean" l'artiste.
Des bioacousticiens ont décelé dans ses concerts, 250 thèmes différents et un répertoire de 1300 motifs!


                                           Mieux vaut prise de bécots que prise de bec !

Vu à la téloche un concert de V.I Can I ? (Vie ail cane ail, vieilles ... canailles) !
Pour faire leur nid, Mitchell Hallyday Dutronc !

Un jour, le rouge-gorge Jacadit a fait son nid dans un arrosoir abandonné. Découvert, il le quitte en chantant en duo avec son pote, le merle rocker Touteddy :
- Ce n'est qu'un arrosoir mes frères.
- Un arrosoir abandonné, rajoute l'Al luette Johnnyàlidée
- Allumez le feu, imite Touteddy.
- Il est fêtard cet Eddy, commente Jeuny.
Sur ce, sursaut de Jacadit, un extincteur à la main :
- Il est tard, il extincteur, Paris s'éveille ...
... au son du rouge-gorge !

P.S : Dans certains pays, le rouge-gorge prend un nom de prénom. 7 1 SI qu'en :
Suède : Tomi, en Allemagne : Thomas, en Norvège : Peter, en Angleterre : Robin, en Bretagne : "Petit-Jean", remplacent Rouge-gorge.

Voilà, pour conclure en beauté, voici une photo de Christophe Salin.



Bon vent !
Yamasté !!

dimanche 14 mai 2017

"God only nose"

Météo qui ne me laisse pas de glace, c'est la période des "saints  dégueulasses". "Pancrasse" et ses acolytes me font faire n'importe quoi mais ce n'est pas déplaisant.
Par exemple, pour déplaire à Miss Parki qui me voudrait confiné dans ma maison, je fais les cent pas sympas dans mon terrain boisé, véritable poumon de la rue des pinsons. Où alors, je joue avec mon nez et le fait siffler.

Paradoxe :
Miss Parkinson, on ne peut pas la sentir et pourtant, on ne sent qu'elle. Laissant un peu partout des séquelles, elle sème sa zone et c'est le bordel !
Bref, on l'a dans le nez et en même temps, on peut lui rire au nez, lui faire boire la tasse à cette Miss à la masse !
En passant par le nez, en utilisant un état d'esprit différent, on peut limiter la casse et la crasse. Il faut juste accepter de jouer avec son nouveau-nez intérieur, avec ce nourri-son musicothérapote qui nous épate.

Voici le sifflet nasal :


                                                           Atelier Eo - J.P Minchin

On le trouve en Indonésie, les chasseurs l'utilisent pour appeler les singes hurleurs.
Au Brésil, si tu veux voir le Ara, tu  poses ton appeau sous le nez et "Ara-cadabra", le voilà.

- Mais, ton appeau de nez, ça doit pas être donné, est-ce que ça coûte l'appeau des fesses ?
- Non, juste quelques euros pour faire beaucoup d'heureux !
- Et est-ce que ça marche avec un verre dans le nez ?
- Ça dépend du verre. S'il est en cristal, cela donnera une jolie sonorité planante.
- Et si le verre est à moitié vide ?
- Il sonnera moins bien !
- Et s'il est à moitié plein ?
- Et bien, tu ne l'aura pas sifflé en vain !
Je suis sûr que tu connais la différence entre un pessimiste et un optimiste.
- Oui, l'optimiste est celui qui a un verre à demi plein dans le nez et ...
- Que nenni ami, tu veux faire le mariole mais tu ne contes que fariboles. Allez, ne reste donc pas si discret, faudra t'il que je te tire les "verres du nez" ?
- Bon voilà !
Le pessimiste dit :
- C'est la cata, tout va "à vélo". Cela ne peux pas aller pire.
- ah ! mais si ! dit l'optimiste.

"Nobody nose".
- Et ta flûte à chant-pagne qui parle du nez aux oiseaux, comment ça marche ?
- La flûte à nez, kèskecé et comment ça fonctionne ?
Voici, voilà.
Pour parler avec les oiseaux, on souffle par les naseaux dans l'appeau.
Le souffle nasal se brise sur le biseau. Une partie de ce souffle va vers la bouche ouverte et offre ainsi le volume d'air nécessaire aux lèvres pour moduler des sons imitant chants d'oiseaux, cris d'animaux .... La bouche sert de caisse de résonance, sa cavité devient un ocarina à volume variable !

Dans cette époque épique opaque où prospèrent cyniques cinoques persifleurs, osons donc être poètes siffleurs, potes des fleurs et des oiseaux chanteurs de toutes les couleurs. Les chanteurs d'oiseaux oublient les douleurs de leur vie.
Ainsi, on laisse le bon temps rouler, la vie est belle et c'est tant mieux !

Allez, bon vent !
Namasté !

On peut aussi surfer sur l'onde sifflotante et enchanter une bien bonne : "God only knows" (de Brian Wilson des "Beach boys").



vendredi 24 juin 2016

"Journal in time"


Les sons de la semaine écoulée.

Samedi 18 : Ça me dit rien.
Telle l'eau fraîche, laissons couler les sons cools et ... observons les silences !




Dimanche 19 : Paroles pas drôles contre musiques chics.
Dimanche matin mutin, je ne chanterai pas de grégorien au-jouir-d'hui. Mes réflexions sur les abus de la religion me l'interdisent :
Pour l'église, la parole contrôlée est la seule musique qu'elle s'autorise. Dans les temps incertains, les période de doute, les "responsables" du Vatican se mettaient d'accord pour que le chant grégorien soit interdit. Pensant par là que la musique a le pouvoir diabolique de détourner l'agneau humain du message divin ! Bien vu l'aveugle !
La musique non contrôlée et jouissive doit être bien terrifiante et le son d'ange heureux, pour qu'on les interdisent !
La musique vivante et vibrante qui rend heureux et joyeux n'est pas compatible avec le port de la peur et le souffle rance de la souffrance.
Pourtant, l'Église a besoin de musique pour tous les rituels sacrés. Les mythologies parlent de la musique comme étant le lien, la messagère entre le ciel et la terre (tout comme les oiseaux qui sont justement de bons musiciens).

"Il faut rendre aux hommes une signification spirituelle, faire pleucoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien."
Saint-Exupéry

Lundi 20 : Mettre la gomme et faire ses gammes pour la fête de deux mains !
Ou écouter peinard Steven Halpern faire les siennes et nous réveiller les chakras en douceur.




Mardi 21 : "Jour de fête" !
Et si la fête de la Musique c'était tous les jours de l'année sauf le 21 Juin ?
On pourrait en profiter pour regarder et écouter ce que disent les oiseaux.
Pendant que le monde va à vau-l'eau, les martinets volent haut et dorment en volant (quelques secondes leur suffisent). Ils sont capables de voler six mois d'affilé sans se poser ... de question métaphysique !
Est-ce grâce aux sons suraigus qu'ils produisent ?
Ses sons, les utilisent-ils pour se recharger le cerveau ?
Et les supersoniques volant que sont les faucons pèlerins, que ressentent-ils lorsqu'ils volent en piqué à 400 kms/heure, n'ont-ils pas les yeux qui piquent ou qui pleurent ?
Ces énergumènes dégringolent comme qui rigole sans jamais se casser le bec !




Mercredi 22 : Grosse chaleur !
Pas un temps à mettre un "Bip-Bip" (avec le Coyotte, personnages de dessin animé) dehors. Bip-Bip est inspiré d'un oiseau qui se nomme le "Geocoucou" (du Geai au Coucou, on pense à une blague et pourtant, c'est du sérieux).
Chaleur qui rend étourdi comme l'est la linotte. Elle doit son nom au fait qu'elle bâtit son nid n'importe où, sans se soucier de le planquer. Les prédateurs en profitent et tuent la nichée. C'est de cette étourderie que vient la moquerie contenue dans l'expression :
"Avoir une tête de Linotte" !!
Y avait-il des pipelettes tête de Linotte au cours de Yoga de ce soir ?
Voyons les voyouttes :
Cathy a oublié sa toux et ça l'a fait rire, Rêveline a oublié de vérifier si elle avait toujours ses dents de sagesse, Funny a oublié de ne pas s'endormir et Mado a oublié de venir !


                                                                     Geocoucou


Jeudi 23 : "Acte-dualité".
De bon matin, une pie pimpante se poste au pied d'la baie vitrée. La pieuse pilleuse épie, piaille, braille, dit sa pépie et parle de ses conditions de vie :
- Y'a plus d'eau dans la piscine à oiseaux !
Et en plus, j'ai grand soif !!
Et c'est pas tout, derechef, les petites mésanges me dérangent !!!

Manif à Paris contre la "Loi Travail", trajet en forme de stade, aller-retour "Bastille-République" : Entre le gouvernement et les syndicats, ça tourne en rond.
Cela ne peut pas tourner rond entre un syndicat borné, nombriliste qui pourrait scander (non pas, "C'est un scandale", comme aurait dit Georges Marchais dans les années 70) mais plutôt "Laissez ... jetez" (les CGT) et un gouvernement de gauche qui joue à droite (cela ne peut qu'abrutir ... qu'aboutir à une pensée gauche et mal à droite).




Vendredi 24 : Moment historique et mouvement hystérique !
Résultat d'un référendum initié par David Cameron : les britanniques sortent de l'Europe.
"Brexit is fantastic" dixit l'amer-ricain Trump.
L'amère Marine Le Pen jubile.
Le Brexit ça excite les extrémistes, c'est pas bon signe.

Le "Leave" l'emporte avec 52 %.
Paul Mac Cartney composera t'il la musique du prochain James Bond (nom emprunté à un ornithologue de renom) :
"Leave and let die" (clin d'oeil au "Live and let die" de 1973) ?

Bye,bye !





vendredi 3 juin 2016

"L'oiseau des lyres"



" ... Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend ..." Prévert "Oiseau-lyre"

"Moineau gras commun ..."
Pour se nourrir, les moineaux des villes choisissent la facilité. A trop becqueter nos restes bien trop gras et beaucoup trop sucrés, ils deviennent moins robustes. Leur population est en déclin !
A trop nous imiter, ils finiront par déprimer et raconter des blagues stupides ... :
"Un moineau végétarien dit à son pote qui s'empâte :
- Fais gaffe, à force de grossir, ton tee-shirt va rétrécir !"
... Idiot, n'est-ce pas, comme vous le savez, les moineaux ne portent pas de tee-shirt mais des robes de bure comme celles des moines !

"Pépère OK", 30 ans de vie commune avec une amoureuse des oiseaux.
Un perroquet, ça caquette, ça répète pour partir à la conquête d'une coquette savante, telle l'éthiologue Irène Pepperberg. Elle lui apprenait à nommer les objets. Le perroquet enregistrait tout, il aurait pu être commissaire-priseur tellement il connaissait de choses. Le soir, quand Irène sortait, il lui disait :
"Portez-vous bien, à demain, je vous aime."
Cet exotique oiseau savait parler aux dames, mais était-il blagueur dragueur pratiquant l'humour yogique ?
- Mais keskesekça l'humour yogique ?
- C'est de la plaisanterie qui s'adapte. Le fureteur moqueur pratique, par exemple, l'humour potache pour la potiche, le non-sens pour l'intellectuelle ou les calembours carambars pour la gourmande :
"Mr et Mme Enfant ont deux filles nées le jour de Noël, quels sont leurs prénoms ?
- Bon Dieu, d'habitude, je suis bon en devinette mais là, doux Jésus. je cale.
- En fait, la réponse se chante, la voici :
"Irène et Ludivine Enfant ... "
Savez-vous que ce perroquet qui par ses talents fait tourner les têtes et chavirer les cœurs, est aussi le seul oiseau qui peut regarder derrière lui sans tourner la tête et sans avoir mal au coeur ?
La sittelle en est toute retournée !




"Transport pas commun", comme un accord !
Parisiens, en ces temps incertains de grève des transports, rendez-vous station "Aubert" pour voyager en première classe avec la libellule.
"... Quand je joue de la guitare au bord de la rivière près de chez moi, il y a toujours une libellule qui se met en vol stationnaire à 20 centimètres de mon nez, comme pour m'écouter.
Puis, elle rejoint son groupe et c'est une autre qui approche, à une coudée de la surface de l'eau qui coule lentement ... Je me sens super bien dans ce coin là, elles doivent le ressentir.
Entendent-t-elles ma musique ?
En tout cas, elles me regardent avec leur vision à 360 degrés et j'ai vraiment l'impression d'un échange les yeux dans les yeux ... Je me demande si ce ne sont pas des elfes ?"
(Jean-Louis Aubert dans le magazine "Clés")
Il a raison Aubert au bord de l'extase, profitons (dans le sens positif du terme) de la nature.
Pour bien agir, il faut savoir sentir l'air, renifler, ressentir, écouter et goûter, flâner, glaner, se poser, s'émerveiller, méditer (se calmer) et "ruminer" (laisser mûrir les idées, les décisions et les désirs).
Il faut aussi savoir attendre et se voir atteindre, savoir prendre son temps et le perdre puisqu'à tous les coups, on gagne ... à perdre du temps.
Les temps morts, l'ennui nous rendent fort et plein de vie et d'envies !
Tiens ! écoutez donc ce drôle de zozo, l'oiseau-lyre lyrique !




"Oiseau-lyre musicothérapoète"
Imitons la nature. L'oiseau-lyre a plusieurs cordes (vocales) à sa lyre: non seulement il imite sans limite le chant des autres oiseaux mais en plus, il reproduit ce qu'il entend dans nos jardins, comme la tronçonneuse ou la tondeuse.
Tu crois qu'un voisin tond pendant qu'tu tonds profitant qu'tu fais du boucan et non, c'est le toucan imité par le perroquet, qui répète tout ce l'oiseau-lyre-tondeuse vocalise !


"Langue étrange erre"
SI LA SItelle torchepot aime avoir la tête en bas, ce n'est pas le cas du Pic noir, lui qui enroule sa langue autour de son cerveau pour ne pas avoir mal à la tête !
Ah ! si le yoga de la langue pouvait protéger contre les agressions de Miss Lucie Parkinson (dite "Lucie-haine" ou "Lucie-fer").
- Et pourquoi pas "Germaine" pendant que tu y es ?
- T'as raison, "Gère-mène" (qui gère ta vie et qui te mène par le bout du nez), c'est une bonne idée !
- Faut faire gaffe ! Elle fait sa mal-aimée et en fait, te "dit : j'erre" et te "mal-mène en bateau".
Après coups (et blessures), faut pas que tu t'étonnes d'avoir le mal d'amer !

Tiens, voici un joli colibri !


                                                                    Oiseaux.ch

"Exquis colibri yogi"
Le colibri ne marche pas mais c'est le seul oiseau qui vole en arrière !
Il n'a pas un appétit de moineau, ce petit oiseau. Au contraire, il mange comme quatre. En fait, il mange tous les jours la moitié de son poids. Si l'on compare à l'homme, c'est comme si nous mangions soixante fois notre poids !
On ne fait pas le poids.
Le colibri d'Anna, petit oiseau à tête rose (pour le mâle), charme en devenant acrobate, yogi. En l'air, il peut faire des piqués à 90 kilomètres/heure.
Cela représente 363 fois la longueur de son corps par seconde. En comparaison, les possibilités de l'homme sont ridicules, décidément, ça vole pas haut pour le "t'es rien" !
Si ça se trouve, c'est pour ça que l'humain ne respecte pas la nature, parce qu'il est complexe et complexé.

"Small is biotiful", le colibri libre qui fait sa part.
"Boisson ou poison ?"
Le caféier, le théier et le cacaoyer produisent la caféine, la théine et la théobromine, autant de poisons pour éloigner les insectes.
Pour les oiseaux, ce sont des poisons mortels. Pour les humains, pas de danger, sauf si notre consommation est excessive, sinon c'est bon pour lutter contre Lucie-haine !


Voilà,  à bientôt !
Adichats !
Le chant des pinsons connaît des variations régionales. Le pinson gascon chante "moinsse" et le parisien "moins".
J'ai toujours envie de dire : "à vos souhaits" ! lorsque j'entends un gars gascon gai comme un pinson éternuer "Adichats" !
Voilà, je voulais juste mettre l'accent sur ça.
L'accent ne fait pas le bonheur mais il y contribue !

Allez, pour conclure et pour rire, revoici cet oiseau rare qui se transforme dans cette improvisation en "oiseau-délire" !!!




vendredi 27 mai 2016

"Piaf piou pouffe"



"Devant mes yeux ébahis,
en un vol acrobatique,
le moineau chope un moustique."


Cette semaine, j'écris sur la vie des oiseaux. Comment commencer ?
- Regarde, me dit Miss Funny d'un ton joyeux.
J'optempère et je vois, dans le jardin, un moineau qui virevolte et chope un moustique, le genre de loustic qui "pique ta femme sans payer l'adultère" (comme le chante si bien Zao, chanteur congolais tellement joyeux qu'en l'écoutant, on ne fait que de se gondoler).
Comment c'est ... possible une telle synchronicité : je pense à toi en tant qu'hurluberlu et tu passes devant moi en looping !
Comment sais-tu, toi l'oiseau, que je suis à la recherche d'infos insolites à ton propos.




"Déjeuner en paix"
Passé neuf heures, je veux juste déjeuner en paix sans radio, sans nouvelles, le nez dans le mug de café et la tartine beurrée à la main. Et te voilà, maitre moine nô qui me met le pied à l'étrier pour aller "triller" avec les oiseaux le bon grain (de voix) de l'ivraie.
- C'est à livrer avant que chacun voit midi à sa porte !
- Que chacun voit maudit à sa porte, me dit Mado. toujours aussi optimiste.
C'est le bazar, je me sens bizarre et perché comme un oiseau !
- M'enfin, Firmin, tu n'penses pas que c'est un coup de Miss Parkinson, l'indésirable qui veux te faire vivre la vie en morose.
Ainsi, elle cherche à t'éloigner de la réalité, à faire en sorte que tu perdes pied.
- Tu as raison, Gaston, cette gothique égotique n'apprécie que le noir (c'est pour ça qu'elle veut me faire voir la vie en noir).
Elle change couleur en douleur (ou "doux leurre"). Elle n'aime ni les blagues, ni la nature, alors tu parles Charles comme elle s'intéresse aux blagues de la nature.
Quand aux chants d'oiseaux, ce ne sont pour elle que raffut de tous les diables, boucan d'enfer et bruit qui pourrit la vie !
- Pour sûr l'Arthur, revenons donc à "les cent ciels", parlons donc des as de la voltige, des "Caruso" du chant d'oiseau et des cas rusés et malins qui se rendent la vie meilleure grâce à moults trucs, astuces et combines !




"Déjeuner huppé"
Ecoutez, vous vous ferez votre idée, vous avez une maladie grave, changez là en "mâle a dit ... tu tou t'ouie tut oui ..."
Dans mon jardin, savez-vous koikinya ?
Y'a une grive musicienne, c'est un oiseau un peu costaud et en même temps finaud. Elle a du coffre et offre à nos oreilles ravies, un chant plein d'entrain.
Au début de son récital, elle se chauffe le syrinx, elle y va mollo et trémolos. Et déjà, elle trône tel le sphinx parmi les virtuoses.
Lorsqu'elle est chaude comme la braise, elle ramène franchement sa fraise et balaise, ose tout. Elle ne craint rien, même pas le ridicule (que je compare à de l'humour).
Parfois, on dirait l'effervescence qui règne dans une messe "gospel" ! ou alors on l'imagine fort bien en supporter de foot "déchênée", on perçoit des coups de sifflets, des "appeaux-dissements" : "Titi ! Titi ! Tululululu" !
Quelle santé, quelle énergie !
C'est un oiseau qui aimante et alimente ta joie de vivre (il te donne la patate et la banane).


                                                         Photo de Claude Ruchet

"Troglodyte trop mignon !"
Et puis y'a l'oiseau "tout p'tit tou pt'i" (l'un des plus petits), le troglodyte mignon (une petite boule avec la queue dressée en l'air) qui chante avec une puissance incroyable pour sa taille.
Son syrinx fait une tête d'épingle et ça s'entend à des centaines de mètres.
Maestro-glodyte, ton chant fûté et fluté (sopranino), plus aigu que les autres est bien intéressant..


"Môme moineau"
Le moineau, lui, c'est son nom qui chante lorsqu'on le change. "La môme Piaf " était le surnom d'une célèbre chanteuse ?
Piaf viendrait de "Piou", mot imitant le chant du moineau. Ce mot aurait été déformé par le temps.
Plus haut dans cette chronique, j'ai tapé le mot "moine nô". Et voilà que je découvre, via "Wikipedia", l'origine du mot moineau.
Ce dernier viendrait de ses ressemblances avec le moine : plumage marron comme la robe de bure des religieux et la calotte grise en relation avec la tonsure monacale !


Le chant des oiseaux, ça se prend, ça s'apprend. A partir du moment où "ça se connaît" (l'oreille et le chant s'entendent bien), ça se reconnait facilement.
Collectons et colportons les chants d'oiseaux !
A bon entendeur, salut !



vendredi 8 août 2014

"Cocasse pie qui jacasse"


"La pie niche haut,
L'oie niche bas,
Où niche l'hibou ?
L'hibou niche ni haut ni bas."
Virelangue ou Tourne-oreilles.




Le temps est clément, "il ne fait pas trop chaud", chantent les passeraux. La porte-fenêtre de la chambre, donnant sur le jardin, est ouverte. Ma pensée est au diapason, je cherche la divine inspiration. A fin d'harmonisation, une mélopée grégorienne me réclame quelques ponctuations d'accords sonnants comme des cloches. Mon esprit tintinnabule ! Je suis comme un Tintin habile sonore, un prof de musique "Tourne-sol" ou un "Rossini tourne-do"*, j'essaie diverses formules, à la recherche de notes "potes" qui s'associent sans soucis en entrant avec entrain en synergie.
Mazette ! Il faut que résonne musette.
Passe une pie qui se pose et me cause, me jacte, mais hélas ça m'agace. A un moment, j'arpège un accord et lorsqu'il finit, la pie prend acte puis jacasse.
Cela dure un temps, jusqu'au moment ou je comprend qu'en fait , elle me donne son avis. La critique est sans nuance : si c'est le bon son, elle fait un bond en secouant ses ailes (produisant un joli son de saut discret et délicat). Si ce n'est pas le cas et que ça n'est pas ça, alors elle fait son "kakaka" nerveux,  me jacasse les oreilles, semblant me dire que ça casse pas des briques !!!
Assurément, elle fait beaucoup de bruit pour grégorien. Comme ce chant mystique lui plait, elle participe afin de le rendre encore plus chic, authentique, gracieux et classieux. Bref, elle m'offre son écoute pour que mon chant soit plus près des cieux, des dieux, plus précieux ou moins odieux !
Et là, je reste coi. Moi qui était prêt à dire de ce corvidé :

"La pie ne fait pas le moine".
"La pie ne fait pas dans la religion".
"La pie est impie, impitoyable".

Quel animal improbable ... incroyable, "mon ami pie erre haut" et pas nunuche y niche. Sacré "pie héros".


Moi qui ne l'avais pas en odeur de sainteté, je tire un trait sur mes préjugés. Je me branche sur le concret, le ressenti-centré autant que faire se peut et pour ne pas terminer en Disc-Jockey déjanté et disjoncté, je change mon fusible d'épaule et finis par dire de la pie :

"Certes, elle est sérieuse comme un pape, que l'on aimerait plus pop, mais peut-être est-elle une réincarnation d'un ancien pape ? N'y a t'il pas eu de "pape pie" (papy, en effet, ce sont souvent des personnes âgées que l'on choisit) ?"

Le dernier des papes pie s'appelait Pie douze. Bon, il n'était ni simple, ni sympa, ni drôle. Cela se voyait, il sentait la déprime à plein nez (peut-être depuis le début des damnées années 40, à cause des nazis ou du naze Mussolini ?), on aurait pu le surnommer "Pie blues, le surmené qui sermonnait". Mais ne tirons pas sur une ambulance bénie qui va comme le monde, c'est à dire de mal en pie.
Désolé, l'amie pie, ma pop pie douce, tu n'es pas concernée, tu m'as fait changer d'avis. Je sais maintenant qu' on peut rencontrer différents genres de "musicothéra-pies". Tu es bien plus complexe que l'on ne "croâ", dirait le corbeau. On te croâ pilleuse et tu te révèles pieuse.
Mais assez "pape au thé", voici donc un virelangue à ma façon, ami lecteur prend une bonne inspiration et muscle ta langue en répétant rapidement et à voix haute ceci :

"En empathie, Pape pie t'épie, t'es pie pieuse. Pilleuse de pépites et de pacotille, tu te tapes la tournée des popotes et t'épates tes potes quand tu papotes. C'est ton côté pie-pelette ! Pendant ce temps, pour ma part, je tapote un pétillant post positif  plein de P et dopé d'opéra concert avec piano à queue de pie."


Bon sang de bois ! Tout cela m'a donné la "paix-pie". Geai grand soif. Comme dirait Dracula :
"J'irai bien boire un cou !"
En plus, il est l'heure de l'apéro. Je vais regarder Claudio Abbado diriger "La pie voleuse" de Rossini. Siffler l'apéro en écoutant l'opéra, quel régal !





* Ce n'est pas pour rien que Rossini tournait le dos à certains restos :
"A l'issue d'un repas très frugal, il s'entend dire par son hôte :
- Maître, j'espère que vous nous ferez bientôt l'honneur de dîner à nouveau avec nous ?
- Mais bien sûr, tout de suite si vous voulez ... "

Je dis à bientôt à tous, aux "Pie-erre-haut" lunaires et à tous les autres, en espérant que ma copie vous ait suffisamment nourrie, que mon met sage et ma copine la pie aient été assez "co-pieux". De toute manière, la suite à la prochaine chronique.
A "Ventre-dit", adichats !!!



vendredi 14 février 2014

"Posture : chant d'aile."

"Dehors il pleut, ici il ne pleut pas;
Dehors il fait froid, ici il n'y a pas une miette de vent ;
... Dehors il n'y a même pas la lune, ici il y a ma chandelle."
Victor Hugo ("Les Misérables")



Chant de l'heure :
Dans l'obscurité relative, j'observe la flamme dansante et parfois frétillante de la bougie. Je joue à souffler légèrement sur la danseuse chaleureuse. Elle se penche et mange un peu de cire. Elle joue le je, elle s'épanche dans la langue des oiseaux. Le je en vaut la chandelle, elle s'enflamme, met le feu à l'âme. Je lui envoie un baiser de vent avec un petit message dedans. Elle s'incline, crépite, périclite car un courant d'air passe par la porte malencontreusement entrouverte. Je ferme la porte de l'atelier et ouvre les portes de la perception. Une petite musique de nuit trottine dans ma tête, ce n'est ni du Mozart, ni les Doors ("Light is fire"), c'est une comptine nocturne qui évoque la lune.
En langue avicole décodée, voici une version ésotérique de "Au clair de la lune" :

"Au clerc de la lune (fait référence au messager de l'ombre, le clerc était habillé d'une soutane noire, proche de la nuit),
mon ami pie-héraut (la source d'inspiration)
prête mots ta plume (le mot est aérien comme les oiseaux)
pour écrire un mot.

Mâche chant d'aile et mots heurtent (langue des oiseaux)
jeu n'est plus de feu (en ancien français, defeü signifiait misérable. Il faut donc lire : je, n'est plus misérable)
ouvre mots à ta porte (accepter les mots comme ils sont)
pour l'âme, hourde d'yeux (si l'on veut être initié, il faut ouvrir les yeux)."

Dehors, il pleut bien fort, il tombe des cordes et moi je tombe de fatigue. Je rêvasse, je papillonne puis tombant des nues et dénué de bougie (elle a fondu), je chute en douceur des nuages gris de pluie. Je reviens de plein pied botté dans la réalité. Il pleut vous dis-je et pas qu'un peu. Il fait un temps à noyer les grenouilles.

Minute-papillon !
Passant du coq à l'âne, je vais direct au Verseau. Comme chaque mois, je vous fais un signe astrologique.



"Tel un papillon émergeant de sa chrysalide,
Tu t'élèves et prends ton envol vers les cieux, libre de toute contrainte.
... Tu es seul et en même temps multiple car ton regard englobe
Tout ce que la terre porte ..."
"Le voyage de Ritavan" (Samuel Djian-Gutemberg, astrologue humaniste).

Consultons le livre de Jacques Bertrand ("Tristesse de la Balance") :
" ... c'est le milieu de l'hiver. On s'étonne du fait que l'hiver continue après Noël.
Le Verseau verse un peu de neige, puis de l'eau pour la faire fondre. L'eau gèle. Le Verseau verse un peu d'antigel. Sa passion pour l'équilibre finit par le conduire à l'inondation. On ne sait plus où on en est. Les Poissons commencent à se sentir à l'aise."
Eh ! Le verse-eau, ça suffat comme ci, faut savoir dire stop. Les bretons donnent le ton et te traitent de tous les noms. Ça suffit comme ça, espèce de tête à flaque, semble dire mon terrain détrempé.
Cet intell'eau est complexifiant mais faut pacifier :
"Le Verseau est un signe compliqué en quête de simplification."
Et quelle image donne-t'il de lui ?
"Le Verseau ne paie pas de mine. Il est de nature chétive.
... On le voit sur les photos, à un âge avancé, répandre le contenu de deux fioles, carafes ou amphores."
Tant d'eau nous rend tendu. Le versatile à tort et à travers se paie de notre fiole, nous laisse en carafe et se s'amphore.
"A-t-il trop bu ? Annonce-t-il le déluge ? Il rétablit l'équilibre ... Il répand équitablement la vie et la mort dans l'univers."

Dehors, il continue de tomber des hallebardes, des cordes, toute une bimbeloterie de choses. Carabistouille, billevesée ! Je crois avoir la berlue, ma voisine à piscine a aussi un petit lac dans son jardin. Quand au mien, il contient désormais des flaques comac.
- Et qu'en pense le yogi parapluie ?

Ma chandelle est forte !
Si ma chandelle est mouillée, rouillée, il faut réagir, d'autant que :
"Si nous prenons une image du cerveau et du système nerveux et que nous la retournons, nous sommes frappés de voir la ressemblance avec une graine en train de germer ... Ce constat va nous éclairer sur la posture de la chandelle (Sarvangasana) ... la tête est enroulée, comme la graine qui germe ; nos centres cérébraux, nos organes des sens sont en terre. Dans la chandelle, on n'a pas encore de point de vue, on sort par les pieds ! On se trouve en prise directe avec l'expérience à travers la posture, d'instant en instant, sous peine de retomber ... La chandelle nous reconnecte avec notre élan de vie originel."



"La chandelle nous interpelle dans notre humilité ... et en même temps, dans notre force vitale ... Elle nous apprend à vaincre la peur de perdre nos repères. C'est une posture d'adaptabilité."
Conseil-consigne :
C'est une posture royale, elle a droit à quelques égards. Elle demande à ce qu'on la prépare. Il nous faut donc allonger et assouplir le dos, libérer les épaules et les cervicales (à noter que les "servicales" qui ont trop servies ou qui sont trop rouillées empêchent la pratique de cette posture, elles font voir la vie en arthrose).
Une fois la posture prise, bien rentrer le menton (afin d'étirer la nuque) et relâcher les jambes. Les jambes lourdes redeviennent légères, les lourdeurs d'estomac s'estompent, puisque comme l'écrit Barbara Litzler :
"Avec chaque expiration, la posture se vide, le poids du corps coule dans le sol. Plantes de pieds très vivantes, l'inspiration se fait par les pieds, pour capter la lumière. Toute la posture est attirée vers le haut, comme la flamme d'une bougie."
Lorsque l'on revient de "Sarvangasana", prendre le temps d'accueillir et d'apprécier toutes les sensations corporelles. Alors, goûter simplement au plaisir de se sentir léger comme une plume d'aile d'oiseau ou un battement d'aile de papillon !!!



Les citations sur la posture de la Chandelle viennent du livre "Les saisons du Yoga" de Barbara Litzler.
A bientôt !



vendredi 7 février 2014

Oiseaux 2 Bonheur

"Si la parole que tu vas dire n'est pas plus belle que le silence, ne la dis pas."
Attâr


Faisant suite au "met sage" précédant, en voici  la "Gêne-Aise".

Que l'on conte fleurette avec un langage fleuri où que l'on parle la langue des oiseaux, tout cela c'est de la faute aux mythes grecs.
Un jour, lors d'une promenade, Tirésias voit deux serpents s'accouplant. De peur, il tue la femelle d'un coup de bâton. Aussitôt, Tirésias se transforme en femme. Sept années plus tard, ce satané Tirésias revient au même endroit et revoit un couple de serpent enlacé et occupé à se reproduire. Pour redevenir homme, il tue le mâle.
Passe le temps, un jour, les Dieux débattent sur les ébats amoureux. On se pose la question suivante :
"Qui de l'homme ou la femme éprouve le plus de plaisir pendant le coït ?"
Chacun défend son sexe. Comme il a connu les deux sexes, Tirésias est consulté. Il répond que le plaisir féminin est neuf fois plus intense que le plaisir masculin.
Héra, la femme de Zeus, trouvant qu'il sexagère, le rend aveugle. Zeus, compréhensif, compense le châtiment et accorde à Tirésias le don de comprendre le langage des oiseaux."

Pour les romains, l'oiseau est le messager des Dieux. Dans certains endroits, sur le sol, un carré magique était peint pour comprendre les intentions divines. Ces "auspices" (de "aves spicere" : observer les oiseaux) étaient des lieux ou l'on prenait également en compte le cris des oiseaux pour décoder les messages célestes.



Quittons les "Antiquités" car voici venu le temps du "Lexique chic" :

Dans le Tarot de Marseille, on trouve de nombreuses cartes à jouer sur les mots, tels :
  • "La maison Dieu " (l'âme est son Dieu).
  • "L'ermite" (l'air mythe).
  • "Le bateleur" (le bas te leurre)
  • "Tempérance" (temps errance) ...
Le mot Tarot peut devenir phonétiquement "taraud", dont le verbe tarauder signifie creuser ou tourmenter, obséder. Le Tarot serait alors l'art de creuser en nous pour trouver du sens. La maxime :
"Le Tarot contient de vingt-deux lames ses leçons", peut se lire-entendre ainsi :
"Le Tarot qu'on tient, devin de lame, c'est le son."

                                                                                          Dessin de Chaval

L'habit fait le moine, voici ce que l'on pourrait appeler la langue de l'oiseau grive-oie.
Il existe une confrérie religieuse à la foi chaste et décontractée qui a pour nom : les cénobites ... tranquilles !
La pie ne fait pas le moineau.

Cette langue a été utilisée pendant la seconde guerre mondiale par la résistance. A l'écoute de la BBC, on pouvait entendre ce genre de message codé :
"Les noix sont sèches". Cela voulait dire qu'on allait faire exploser une bombe dans la gare de "Noisy-le-sec".

                                                                                       Dessin de Marol

Prenons le prénom François, en L.D.O cela donne "Franc avec soi".
D'après Etienne Perrot (un continuateur de Carl Jung,), rêver du prénom Pierre, c'est faire rêve-errance à la Pierre Philosophale.

Faisons un peu de philo de bistro (à trois saouls) sur cette histoire de Pierre et de son ami philosophe Al et essayons-nous à cette fameuse langue : imaginons quatre protagonistes, les deux potes déjà cités plus un duo familial Agathe et Pascale (prénoms choisis pour le besoin du récit, toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite).

Après avoir abusé d'apéro, l'esprit de Pierre "vague-abonde". Il se met à chanter dans un charabia d'oiseau franglais :
- I've got the blues, because she's gone away. Non, c'est trop british, je recommence.
"Agathe the blues, Pascale est partie".
"Agathe est partie aussi, I've got the blues", vocalise Pierre philosophe à Al, un vieux pote.
"Elle est partie chez Pascale, sa mère. Je sais ce que je vais faire".
"Résident de Lille, d'abord, je vais voir la belle mer du Nord !" Que l'on traduit en langoiseau :
Résident de l'ile, d'abord, je vais voir la belle-mère dune or ! Ce qui permet à Pierre de conclure :
"Pascale-Or j'aurai deux jolies pierres précieuses dans mon champs de vision : Agathe et Or."
Voilà comment transformer une situation plombée (blues en MI mineur) en dorée (fin de chanson sur les notes LA DO RE).



Bon, c'est un peu capilotracté mais ce sont mes débuts en alchimie chantée, soyez indulgent !
Et si dans la vie, on outil-lisait la langue des oiseaux pour se transe-former, "semer en tas, mord, faut oser" (cette fin de phrase est à relire allegretto, plus vite).
Rêver est en correspondance avec la musique de l'alchimie, dans laquelle la cuisson (cuit son) s'accompagne de musiques : le feu qui crépite, l'eau qu'on chauffe chante et le métal porté au rouge siffle.

Voilà une langue positive et heureuse ("le gai savoir") qui chante et qui enchante les oreilles dégourdies.

Images :

D'abord, une illustration de "La conférence des oiseaux" du poète persan Attâr. Ce conte est une parabole de la quête initiatique où certains initiés connaissent le sens profond et caché des mots.
Ensuite, un dessin de Chaval, un dessinateur qui n'y allait pas avec le dos de l'écuyère. Ce drôle d'oiseau avait choisi comme nom d'artiste Cheval (en hommage au fameux facteur). Malencontreusement une coquille l'a changé, et comme le facteur aurait pu dire :
"On n'est pas à une lettre près."
Mr Le Louarn a conservé ce patronyme.
Enfin, un de mes mariolles préféré, J.C Marol, le poète drôle et profond.
Bref, quand n'a pas le moral, regarde Marol. Lorsque tu as une fièvre chevaline, prend un remède de Chaval !!! Tiens, cela me rappelle un de ses dessins où l'on voit un boucher qui sert sa cliente et lui demande :
"C'est pour offrir ?"

Voilà, à bientôt, caresses et bises à l'oeil !