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vendredi 21 octobre 2016

"Demain"


Etre ou ne pas être ... bien dans son assiette ?
Là est la question.
"Oui-miam J'aspire"

On est mal, on est mal foutu, "on est foutu, on mange trop ..." (chanson de Souchon) et on mange trop mal !
Tout cela est mal foutu, vive le bio, les "Amaps" (à ma portée), le bon sens (mon acupuncteur recommande de manger des plats complets comme le couscous) et le magicien dose !.
"... et qu'est ce qu'on f'ra quand on s'ra gros ?" (datée des années 70).
Et bien, on en aura gros sur le ventre ! et on courra à notre perte.
Nous serons tous des bibendum Michelin !

Au lieu de gonfler sans cesse, de se goinfrer sans frein, de se bâfrer sans fin, de bouffer comme un beauf bouffi, de s'étouffer comme un gougnafier et de s'étoffer tout fier de faire envie plutôt que pitié, de s'empiffrer comme un pignouf, de s'essouffler tel un "bouffon", il serait préférable de se rebiffer contre le système "néfaste food" et prendre le temps de réduire, choisir, simplifier, renifler, savourer, ressentir, goûter, mâcher  ...
et respirer la joie de vivre !


                                                   K.E Gerdès reprend G Arcimboldo

Pensées, donc !
"Avant, quand on se mettait à table, on se souhaitait 'bon appétit !'. Maintenant, on se dit plutôt 'bonne chance !'
Pierre Rabhi
Lorsque l'on a un but, notre monde mute.
Le passé est derrière, l'avenir est un mystère, le présent est un cadeau plaisant, celui qu'on préfère !
"Une journée, une vie.
Cette courte phrase zen en dit long : profitons du meilleur à fond !


Comme le présent prépare l'avenir, je vais vous parler de "Demain".
"Demain" (de Cyril Dion et Mélanie Laurent), est un excellent documentaire humaniste, écho logique de surprenantes et enthousiasmantes initiatives prises par des gens innovants et intéressants.
A une époque opaque où les humains se plantent ou se planquent dans leur bunker, certains planteurs au bon cœur ne se plantent pas.
Ils ne sont ni dans la plainte ni dans la planque. Non, ceux là préfèrent la plante dont ils comblent le manque dans nos villes en béton armé. Ce sont les proliférateurs désarmants "d'incroyables comestibles" !
Un jour, deux femmes de Calderdale (GB) ont eu l'idée de réunir des "mains vertes-esprit ouvert" dans une réunion "top aware". Ce groupe de jardiniers passionnés ayant pour but d'encourager les habitants à planter des graines de fruits et légumes dans certains endroits de la ville, et de s'en occuper en acceptant de le faire gratis et que les autres habitants en profitent.
Et c'est une réussite, tout l'monde s'y met, à semer. La ville retrouve des couleurs et des odeurs agréables. Les pancartes "Nourriture à partager" fleurissent un peu partout, même et surtout dans des endroits incongrus.
Par exemple, à l'entrée d'un commissariat, dans des bacs, on trouve de la "commi-sariette", du bon thym pour la bonté (bon pour le foie, organe de la colère pour la médecine chinoise), des baies pour la paix, des prunes ou des amandes pour les "pervenches" et de la salade (pratique pour les "poulets" ou "bœufs carottes" puisque c'est situé à proximité du "panier à salade") !
Ainsi aussi, assis dans le "pas nier", les casseurs de baies vitrées, voleurs de radis et d'oseille passeront plus facilement à table. Moins taiseux qu'ailleurs, ces branquignols balaises ramèneront plus volontiers leur fraise !
Peu à peu, à Calderdale, la verdure alimentaire gagne du terrain. De petites parcelles très localisées, on passe à des jardins "portagers" plus étendus, on crée des véritables routes potagères, tout cela finit par donner de surprenants paysages comestibles !!
Dans ces chemins de choix, sentiers de joie, on trouve : des arbres fruitiers, des baies pour tous (du sureau pour les oiseaux), des aromatiques, des légumes ...

Ci-dessous : un village de Toscane, tableau entièrement réalisé avec de la nourriture (tout comme le tableau "Arcimboldo" de Gerdès) !




Et ici et maintenant, on se donne un coup de main ou on attend de voir ... "Demain" juste pour s'extasier, passer une bonne soirée au ciné et procrastiner ?
A Andernos, j'apprécie les trottoirs herbus et les fossés où poussent orties et menthes sauvages, j'adore les branches de figuiers qui dépassent des propriétés quand les figues sont mûres, j'aime les mûriers qui donnent de l'ombre l'été et dont les fruits tombent en juillet.
Mais, on ne rencontre pas sur son chemin d'espace pour les épices, d'endroits végétariens, de routes potagères.
Dans la nature environnante, d'autres mûres nous attendent mais aussi de fameux champignons.
Par contre, en ville, on trouve bien un peu partout des pancartes "A louer", mais pas de pancartes "Nourriture à partager" !
Andernos écolo n'a peut-être pas les bonnes pancartes, mais elle joue quand même la carte verte, elle  dispose d'un "potager partagé".
Un autre futur pour nos enfants grâce à la nourriture. Ils vivront solides et solidaires dans un monde où l'on sème !
Alors, on se dira : adieu odieux monde immonde où le "caca-rente" sème la mort "OGM" !!

Voilà, les bonnes choses ont une faim !
A bientôt ! si vous avez la dalle, allez donc à Calderdale !
Si ça fait un peu loin, achetez l'épatant DVD "Demain" !!
"Miamasté"

Ecoutez et goûtez moi ça. C'est de la musique végétale, un régal !!!




vendredi 4 septembre 2015

"Beau coup de bambou"


"Le bambou existe au-dessus et en dessous de son noeud."
koan zen

- Je suis fatiguée de la présence de tous ces bambous. Je ne peux plus les voir. M'enfin, après tout ce travail épuisant, ça avance,  me dit Miss Funny.
- Oui, tu tiens le bambou !







Et moi, le bambou, j'y tiens !
Je suis baba devant de beaux bambous mouillés par la pluie. J'aime les écouter lorsqu'ils sont chahutés par le vent. Mes sens sont alors chamboulés, tourneboulés par toutes ces ondulantes danses d'Eole et les manifestations festives de ces bambous là !
Mais aussi de ceux-ci qui sont sans souci, mais pas sans succès "anti-stress" auprès de mes sens en détresse qu'une ogresse agresse.
Quelle élégance dans ces caresses du vent sur les fines et vertes feuilles. La vision de ce sage massage m'enchante et met hors-jeu la méchante et dégueulasse ogresse, Miss Lucy si fière.
Oh ! qu'elle manque de classe cette Miss Parkinson. une droguée qui se dope à mes dépens avec ma dopa !!!
Résultat : la grosse fatigue, le "coup de bambou" !

"Plus grand est le bambou, plus bas il s'incline."
Proverbe philippin







Mais revenons au bambou et parlons donc des vertus de cette plante à tout faire !
Il s'évertue à nous faire un monde meilleur. C'est une ressource naturelle, renouvelable, inépuisable à forte croissance (on évite les déforestations).
Il nettoie tout, le bambou : la terre, l'air et l'eau, mais aussi le corps et l'esprit !
Il fixe bien plus de C.O.2 que les arbres et libère 30 % d'oxygène en plus. Il retient une grande partie du dioxyde de carbone parce que cela est essentiel à sa respiration. C'est le végétal le plus écolo de la planète.
Son système racinaire très dense (les rhizomes), restaure les sols appauvris. Les terres polluées, pourries, il leur redonne une santé et une nouvelle vie !
Il les débarrasse des métaux lourds. Il purifie les eaux polluées.
Pour sa culture, on n'utilise ni engrais ni produits chimiques (il préserve ainsi la nappe phréatique). Il est souple comme un yogi et fort comme l'acier, léger comme une yogini et résistant (on construit des ponts et des maisons en bambou). Il est tellement résistant qu'il a survécu aux bombes atomiques d'Hiroshima.






Côté phytothérapie :
C'est un reminéralisant, il ralentit le vieillissement. Il protège les articulations, on l'utilise en cas de rhumatisme et d'arthrose. Il régénère et redonne de l'énergie.
Ainsi, il nous rend résistant, souple, léger et costaud comme lui !
De plus, dans le bambou, tout est bon : de la pousse à la tige !

On fabrique toutes sortes d'objets, des habits et même de beaux et bons instruments de musique (petites percussions, flûtes, bâton de pluie, clarinettes et saxos ...) et pour rappel : des ponts, des maisons et même des échafaudages légers pour gratte-ciel.
On le trouve partout je vous dit, dans les contes chinois, grivois, le phallus se nomme parfois :
"Bambou frémissant" !!!

Seul reproche, il est invasif, il s'étale. Ce n'est pas parce qu'il sera l'un des futurs sauveurs de la planète, qu'il a le droit de faire le bambou voyou, celui qui donne des "coups de bambou" à Miss Funny !






Crédit illustration :
Vous vous dites "C'est Shi Bo" ! et vous avez raison, c'est bien lui. Si vous voulez en savoir plus sur ce peintre au style "Bambou gracieux", allez donc fureter du côté de ce blog :

http://sereniteart.blogspot.fr/
"Les vertus du bambou :
La droiture, l'élévation d'esprit, le dépassement de soi et la perpétuelle jeunesse.
De plus, l'intérieur des tiges est creux. Il évoque donc la modestie."
Shi Bo

Voilà, le bambou et moi réunis, c'est l'harmonie de la modestie avec le mot d'esprit !
Chers amis modestes et géniaux, je vous dit :
Bon vent !



vendredi 29 août 2014

Les "Gens Pierre"


"Nos yeux et tous nos sens ne sont que des messagers d'erreurs et des courriers de mensonges.
Ils nous abusent plus qu'ils ne nous instruisent."
Anatole France

C'est la fin des vacances, il est temps de répondre au courrier et d'envoyer quelques bafouilles.
Voici un "mezze" littéraire, sur le thème de Pierre et autres (n'oublions pas que c'est un mezze, un fourre-tout, un bazar bizarre).

Mais tout d'abord, retour sur le message précédant, voici ma réponse à la devinette posée dans le dernier message, que voyez-vous dans cette miniature de Florence Tassan :


Moi j'y vois un gnome, un "luthin" (un lutin joueur de luth) qui se balade. Sinon, c'est une maison (au fond) proche d'un bois. J'aime bien ce jeu, que je pratique souvent (la simple nappe d'une table, décorée de trèfles et de coccinelles m'inspire, j'en ai déjà vu défiler, au gré des jours, des dizaines de visages bien différents les uns des autres).


Cette chanson pop psychédélique, cette comptine de troubadour moderne est comme un bonbon acidulé, un vrai psychédélice ! Les parents devraient prendre le temps de réfléchir au prénom qu'ils vont donner à leur enfant. Ainsi Syd (Barrett), le génial créateur de cette chanson (et du groupe rock "Pink Floyd"), ayant abusé de l'acid (le L.S.D), s'est littéralement grillé le cerveau à l'âge de vingt ans et a vécu en autiste le reste de sa courte vie (il meurt à 60 ans). Les chansons de Syd Barrett, le mal barré, sont toujours écoutées (par des gens "génération jean genie" ou des jeunes en "djinn" génial, autrement dit : Bowie ou Dionysos).
"Par les bois du Djinn, où s'entasse de l'effroi." Peut aussi se lire :
"Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid." Alphonse Allais
"Dur-rouillé"
Répondons donc, maintenant, au dernier commentaire de Pascale (message "Cocasse pie qui jacasse") :
Effectivement, le dessinateur Philippe Druillet a vécu dans une famille fasciste et il en a beaucoup souffert. Il y a quelques mois, dans l'émission télé de Busnel, "La Grande Librairie", il nous avait montré sa colère et en même temps son humour. Avoir des parents fachos c'est fâcheux et comme ils avaient plutôt tendance à y aller Franco, ça laisse de traces. Tiens, rien que d'y penser, ça fait de l'effroi dans le dos. On peut dire qu'il aura dérouillé Druillet !
Est-ce pour échapper à cela qu'il a développé tant de talent ?
Sûrement, la main sûre, il a su transformer la morsure (mort sûre), les traces en grâce, en bandes dessinées destinées à lui permettre de se débarrasser de lourd fardeau familial.
On comprend mieux pourquoi  son dessin est comme on le connaît. Par exemple, un de ses personnages de prédilection, Lone Sloane, vivant dans d'autres univers, a les yeux rouges de colère :


Venons-en aux Pierre et autres gens bien.
Un que j'aimais bien, c'était Pierre Vassiliu. Le voilà décédé, c'était un artiste décidé à vivre décalé, disparu des médias depuis un moment, sûrement par ce côté libertaire et puis ensuite par cette relation à la con qu'il entretenait, lui aussi, avec Miss Parkinson. J'avais apprécié son passage au Casino Miami d'Andernos. En concert estival, avec les grillons qui donnaient l'impression de répondre en écho à sa chanson "Les grillons" dont le refrain disait :
"Ah ! mais non, ah ! mais non, c'est pas les grillons".
Il avait l'air à la scène comme dans la vie, débonnaire et rigolard, avec l'air de ne pas s'en faire, de ne pas s'enfermer, tranquille et un peu à part. Il nous faisait décoller avec ses refrains entêtants et épatants. Certains duraient longtemps, comme ces choristes qui chantaient ad libido et ad libidum :
"Je cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d'heure".
Les phrases répétées, comme un mantra, pendant un bon temps, finissent par créer une certaine ivresse. "Like a Rolling stone", dirait Bob Dylan.
Les "Pierre" qui roulent saoulés tables, prouvent qu'ils ne boivent pas que de l'eau minérale.
Autre ex-pression :
"Pierre qui roule n'amasse pas mousse" (de bière, bien entendu).
Et comme on dit dans les chansons rock :
"Let's the good time roll !" (Laissons le bon temps rouler !)



Le bon temps qui roule.
C'est ce qui est arrivé l'autre lundi, retrouvaille avec Pierre (fils de Flo). On passe deux heures à jouer avec mes instruments de musique. Il est bien ...  comme sa mère, il voit petit avec un regard panoramique et un cœur grand comme ça. Il a été séduit par un instrument mini, le "Piano à pouce" élaboré comme à l'africaine (à la débrouille, à la récupe), par un lutin luthier vif et inventif (Jean-Philippe Minchin). Voici un de ses modèles avec une caisse de résonance de marque "Pilchard" :


"Saint-Exupierry et Jean-Pierrot lunaire".
Un autre débrouillard, c'est un collègue de bourreau ((lui aussi frappé par la si lassante Lucy Parkinson), Jean-Pierre F., ingénieur-chercheur qui a un jour trouvé la bonne idée : construire lui-même un avion. Cela lui a pris cinq ans pour concrétiser l'idée et depuis ce temps, l'avion vole, se pose et regarde la vie de son concepteur qui vole haut, qui vole bas, qui parfois vole en éclats parce qu'il se retrouve seul comme un avion sans aile, comme un genre de "gens pierre" collé au sol. Alors voilà, pour ne pas trop subir cette pesanteur, il bricole la réalité et bidouille les vieux postes télé ou radio pour qu'ils fonctionnent à nouveau.

Un autre genre de J.P, le "gens prière" ... de ne pas déranger (enfin, c'est ce que j'espère pour lui pour qui la vie a été si dure), mort il y a déjà longtemps, à 42 ans seulement. Ce J.P là vit toujours dans ma tête. Son image est présente, mais surtout, je le fais revivre en réutilisant ses mots, ses expressions. Il avait des difficultés psychologiques, des raideurs corporelles. Parfois, on lui confiait une tâche et ayant mal évalué l'affaire, il disait :
- Il faut réfléchir ... avant d'agir !
ou :
- C'est l'inversement !
C'était sa "petite musique" à lui, il m'arrive de temps à autre, de reprendre ses airs là, alors je vois son sourire se dessiner et ses yeux plein de malice s'ouvrir. On ne dira jamais assez le pouvoir des mots et des sons.



Le seul moyen de faire "réapparaître" un disparu, ce n'est pas de faire semblant de vivre avec lui. C'est plutôt de lui donner de la joie, de réutiliser le meilleur de lui-même, suivre son génie et faire vibrer son langage chouette, sa "musi-quête".
Donc pas de chagrins, pas de tristesses, pas d'attachements excessifs (le "je ne peux pas vivre sans toi" ... c'est la seconde mort assurée du défunt). T'imagines la tronche de l'âme du mort aimé, si tu n'as que tristesse à lui donner, elle va trouver cela d'un ennui ... mortel !!!

Un bon lien, celui de J.P Minchin, on y trouve de drôles de machins sonores, allant du "piano du prolo" (bien plus accessible que le "piano du pauvre"-l'accordéon-) à la "Seljeflöte" (flûte harmonique) :
http://jp.minchin.pagesperso-orange.fr/

Voilà, voilà, n'hésitez pas à "deviner" et à "titrer" ces minis tableaux, véritables cartes à jouer avec l'imaginaire.
Ami qui voit cela "flouté" :
Salute !
Ami qui ne voit que du beau ;
Ciao !

vendredi 22 août 2014

"Flo sophie"


"Small is beautiful"
"Less is more"

Il tombe des hallebardes, ça va barder. Les cieux sont agités, voici l'orage. Ça tombe à flot, ça tombe bien ... Je vais vous parler du flow et de la philo d' Flo.
Flo, c'est Florence Tassan. Tiens, il a cessé de Flo T. C'est sûrement l'effet relaxant d'un de ses tableaux riquiquis qui a beaucoup plu. Le calme est revenu. Goûter au plaisir de la pluie qui tombe doucement, ça détend (lire le message "Yogi parapluie"). Vous voyez le tableau ?


Non, c'est normal, il est vraiment tout petit et ses effets sont doubles (il excite le regard puis il se, et nous transforme, nous relaxe). Mais revenons à l'auteur de ces oeuvres mimimalistes. Flo est petite par la taille et grande par le talent. Elle est effacée et haute en couleurs.
Avec ses miniatures créatures que l'on dévore du regard, ses mignardises mignonnettes que l'on mange des yeux, on peut dire qu'elle a mis dans le mille. Cela nourrit le cerveau et met la vision en appétit !
Pour réaliser ces enjouées cartes de jeu pour les yeux, il s'en passe des choses étonnantes et épatantes. En effet, pour que ça travaille ... "l'âme à tiers", il faut d'abord que cela :

Se repère, se récupère, se glane, se découpe, se gouache, s'installe, s'étale, se presse, se répande, se réponde, se mélange, s'harmonise, se dynamise, se rencontre, s'imagine, s'envisage, s'apprivoise, s'improvise, "s'lâche-prise" ... alors, surprise ...

Tout ce processus finit par aboutir à ce qu'une image se crée en secret, puis cette nouvelle apparition en secrète d'autres (si l'on sait bien regarder). Résultat final : un vrai régal qui ensoleille l'esprit et colore la vie ...



Ainsi renaissent sens via Florence. Lorsque je me concentre sur l'une de ces vignettes vivantes et vivifiantes, je me vois parfois comme me promenant dans un paysage de Tosc'yann. Des souvenirs florentins me reviennent : dégustant "una gelato" sur le Ponte Vecchio ou ravi dans les galeries où s'expose le talent de Da Vinci.
Ces miniatures "florentines" créées par une Florence en partie d'origine piémontaise ne gâchent pas la gouache. Cela ne lui coûte pas les yeux de la tête, les matériaux utilisés sont récupérés et transformés en objets ailés-gants qui permettent aux ailes de l'imaginaire de se déployer tout azimuts !
De prime abord, on croit que c'est flou, alors que c'est Flo. De la même manière, on croit que c'est fou, alors que c'est Sophie (sagesse). C'est la Flo-Sophie de la transe-formation !
Florence, ton art bonnard qui balance, c'est Byzance !!!
"Bizes" à la chatman vendéenne.



J'ai égrainé quelques idées sur le procédé de mise en œuvre. Cela vient en grande parti de mon ressenti, de mon imagination. Miss Funny est plus sérieuse. Elle a posé des questions à la fameuse et chat-l'heureuse créatrice (qu'elle connaît bien), et voici le résultat de ses investigations :
Mettre en couleurs : inspiration, spontanéité. Travailler le relief, les effets. Laisser "en dormance" : repos, séchage et distanciation. Sélectionner : les nuances, le détail insolite. Découper : précision et méticulosité. Pour finir : mise sous "cadre", forme définitive.


Devinette :
Je vais mettre votre imagination à contribution. Dites moi ce que vous voyez, visualisez lorsque vous observez ces deux miniatures (la première sera agrandie la semaine prochaine). Si cela vous dit, osez, José, Joséphine, Josette et tous les autres, n'hésitez pas, commentez !!!
Amis chats, "chat" (tchat), tchatche, "Adichats", à bientôt !

vendredi 15 août 2014

La "Vieille Pie" de Monet


Devinette :
Pourquoi la pie est-elle plus bavarde que le kangourou ?
Parce que le kangourou a sa langue dans sa poche.

Il fait beau à nouveau, les nuages se sont ébaluchés. Le roi soleil est resplendissant, disent ses sujets (ceux qui parlent si aisément de la pluie - Quel temps pourri ! - et du beau temps - Quel temps charmant ! -). Pour ma part, dans ma tête, j'essaye de faire en sorte que dix minutes de soleil s'étalent sur toute une journée. Ainsi, que le ciel soit bleu ou gris, je reste benèze (serein, détendu).
Suite du "post happy", je continue à tarabooster mon thème aviaire, revoici la pie.

V.I.Pie : la pie, c'est quelqu'un !
Parmi tous ces "messagers des dieux" qui planent dans l'azur, la pie est l'un des plus intelligent. Avec ses étonnantes capacités d'apprentissage, de mémorisation, d'adaptation et une conscience de soi (dans le fameux test du miroir : en face d'icelui, de nombreux animaux génés voient une menace et font des grimaces pour le faire fuir, alors que la pie, benèze, est consciente de se voir), elle est proche de l'homme.
Elle fait preuve d'empathie. Par exemple, elle peut organiser vos obsèques. Plus besoin de croque-mort, de curé (puisque la pie fait le moine), de météo favorable (elle fait la pie et le beau temps, c'est comme vous volez), la pie s'occupe de tout. Et tout est possible, puisqu'une personne, un jour, a vu des pies déposer des brins d'herbes tout autour d'un cadavre humain (et même sur son corps) et rester là, l'entourant, comme au garde-à-vous.
Alors les pompes funèbres pourront toujours ironiser, dire qu'une des pies jouait la sonnerie aux morts à la trompette, qu'une autre avait inscrit "rest in peace" avec des brins d'herbes et que le cadavre garni d'herbe était un ex-fumeur de joint (d'herbe donc), "adieu berthe !" quand à leur avenir.
Finis les profits "malin-tentionnés", macabres, ces vautours gothiques pourront mettre la clé du paradis sous la porte condamnée. Des pies punks chanteront le "No future" des Sex Pistols, et leur feront un enterrement de première qui leur coûtera bonbon (des bonbecs "La Pie qui chante" bien sûr !, ou plutôt qui déchante).




Et enfin, les pies seront bien vues dans nos contrées contrariantes.
Autrefois, dans la Rome antique, on immolait les pies à la gloire de Bacchus, pour que le vin aidant, les langues se délient et que les secrets s'échappent.
D'après une légende grecque, les Piérides étaient neuf jeunes filles de Thrace qui voulaient affronter les neuf muses. Vaincues à un concours de chant, elles sont transformées en pies. Dans cette histoire racontée par Ovide, on peut deviner de l'envie et de la jalousie.
Dans notre folklore, la présence de la pie bavarde agace ou est de mauvaise augure.
Par contre ailleurs, le regard porté est différent. Ainsi, pour les indiens Sioux, la pie connaît tout.
En Asie, la pie est le symbole de la joie. En Chine, trente pies sur les branches d'un prunier chargées de deux fruits, vous assurent du bonheur pour le mois. Le message est clair :
"Puissent les choses heureuses vous arriver chaque jour du mois".
D'un côté, la pie c'est l'envie. De l'autre, c'est la vie !
"La pie culture" cultive la joie et le miel de la vie !!!



Avec "Hercule Pie erre haut", le fameux détective aux petites cellules grises qui s'activent, partons en quête de lumière. Comme dans un pol'art, le flic pie épie, bavarde et enquête pour faire la lumière sur un tableau hivernal de Monet. L'ice-cream était-il parfait (ou mystère, eskimo "eskilment", choc au lac glacé) ?
N'allons pas trop vite, le temps travaille pour nous ("Time is Monet").
Dans le tableau, la pie annonce la couleur : association du noir (l'ombre) et du blanc (la lumière). C'est un jeu de lumière dans une ombre portée au tableau.
Au niveau sensation, on est à la fois (et au froid, Monet travaillait sur place, à l'endroit du motif), en plein jour (blanc) et dans la nuit noire (paysage triste). Monet, impressionniste avant l'heure, est plus perceptif que descriptif. Natif du scorpion (un 14 Novembre, tiens tiens comme un certain Yann Monet .. euh ! Claude Meynier), ceci explique cela ! avec ce signe d'eau, on est plutôt dans l'intuitif, dans la sensation que dans le sensationnel.
Dans cette symphonie de blanc que le soleil de février fait briller, la pie est une tâche noire qui se détache du tableau. Cette tâche détachée, benèze, apporte une présence contrastée qui décontracte par rapport au ciel gris menaçant.
Le blanc et le noir, comme le yin et le yang en harmonie, s'associent sans soucis. Je constate que le contraste vaut bien mieux que le con triste (de journaliste du figaro qui, à l'époque, a osé traiter Monet de dégénéré).
Le tableau de Monet :

La  frêle note d'une pie posée sur un portail comme sur une portée musicale !



Deuxième vidéo pour ce si joli prélude de Debussy, choisie plus pour l'image du tableau (que l'on peut regarder en mode "plein écran") que pour son interprétation si rapide de ces "pas" si lent ("pas si lent" à dû comprendre le pianiste, non nommé). Sur la première vidéo, l'excellent Michelangeli ravit nos oreilles, tellement "éblouies" que l'on en ferme les yeux. C'est bon, c'est "inouïe" et c'est tant mieux !





Comme en terre :
"Jeu, soussigné Yannick Jaulin, conteur vendéen, déclare prêter ces mots poitevins au sieur Yann Meynier, écrivain malin".
Je suis serein et détendu, benèze. Dans ma tête, les soucis font leur baluchon, ils s'ébaluchent. Seul mon message me travaille, me tarabuste et me "booste".
Vacanciers passant par la "Gâtine", arrêtez-vous au "Nombril du monde" pour écouter-voir les contes de Jaulin (l'un de mes conteurs préférés). Cela se passe à "Pougne-Hérisson".

Adichats (gascon : au revoir), à bientôt !