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jeudi 5 août 2021

"Un pass"

Info : à partir du 21.07, pour manger au resto, pour voir un film au ciné, aller au spectacle, faire du sport en groupe, il faut avoir un pass sanitaire offert à tous vacciné. Si tu n'es pas vacciné, tu n'en a pas, dans ce cas là, tu restes chez toi ! 

"Passe par toux", impasse de la liberté !
Passe-partout, détour de passe-pass !
A quand une chanson "balance ton passporc" ?
Sur le "contoir" en zinc (avec le cuivre et le magnésium ces oligo-éléments renforcent nos défenses immunitaires), de vieilles brèves de comptoir font leur office, elles renforcent nos défenses humanitaires. M'enfin ... !

"Il est con comme un iceberg, trois fois plus con que ce que l'on voit."

"Les vieux, c'est pas la peine qu'ils vivent au ralenti si c'est pour finir aux urgences."

Pour sortir de l'impasse, de la laisse pour chien (laisse moi tranquille), de l'anti-liesse (sans gentillesse), le laisser-passer (laisse à penser), la passe (c'est bien con, c'est combien ?). Les ko-boys jouent avec les cobayes qui entrés dans l'ARN trouvent qu'on en fait un peu taureau !
En Chine, le menaçant variant Delta plane au dessus de la tête des hyper vaccinés (là bas, on y a été franco, c'est à tour de bras qu'on a vacciné). Passons par ici, passons par là, tout le monde est dans le même état !
l'ARN flirte avec l'ADN, gare aux effets secondaires, aux incidences génétiques. Ne joue t-on pas à l'apprenti sorcier ?
Le pass sanitaire profite du marché de la peur qui joue avec nos nerfs !
Marcher dans la peur cela ne porte pas bonheur, même du pied gauche :

"- C'est dingue, l'avion, c'est lourd comme un bateau et ça vole !
- ça doit être moins lourd qu'un bateau, puisque lui, le bateau, y vole pas."

"Il est tellement vieux, tellement fatigué.
- Il va mourir ?
- On ne sait même pas s'il va y arriver !"
 




Info ou intox ?
- Pourquoi l'an passé, on nous faisait chaque jour le bilan des morts du covid et qu'aujourd'hui d'après le gouvernement du garnement Macron, y'en a plus, des trépassés ?
- T'as raison Gaston. Les variants ont pris le relais. Au début de cette "haine-ième" vague, aucun chiffre sur la mortalité du moment, comme ça le peuple est divisé.
- Pour sûr l'Arthur, diviser pour mieux araignée, pour tisser sa toile et ainsi faire son ciné, pour mettre les voiles et quitter ce monde halluciné.
- Et pourquoi n'y a t-il pas de reportages sur les soins naturels (homéopathie, naturopathie) ...?
Si tu ne parles pas de ta molécule, comment veux tu que je te l'inocule ?
La Chloridrine si chère au coeur du Docteur Raoult, et l'Ivermectine, cela peut-il être suffisant ou simplement servir de complément ?
- Et tous ces vaccins découverts à la va vite, à la va comme j'te pousse !
- Miss Parkinson ricane et profite.
Après avoir découvert des astuces chimiques pour contrer partiellement les effets indésirables de cette goulue camée à la dopamine, les gouvernements réduisent les budgets pour la recherche !

"les vaccins réduisent les chances d'attraper le virus", dit le journaliste télé. Donc d'après lui, choper le virus, c'est une chance !
Dans ce système économique, le vaccin chargé de poisons divers et avariés, rapporte des bénéfices.
Perte de libertés, nous sommes "cons cernés" consternés mais aussi des cons sots mateurs.

Crédit illustration :
L'excellente Coco de Charlie hebdo.

A Bordeaux, si vous allez voir un film au cinéma "Utopia", on ne vous demande pas le pass. On reconnait bien là, le caractère de l'épatant cinéma que j'apprécie toujours autant !

Bon vent !
Yamastè

jeudi 16 avril 2020

"Virus circus"


Paradoxe : c'est le Printemps et on hiberne !
Le virus prend son temps et on nous berne !

Deuxième semaine "Reste chez toi, écris et lis tes ratures" !
A la radio, certains journalistes ont une baisse de moral, on peut entendre :
"Les périodes se suicident ... oops ... se succèdent !"

Confinement :
On ne sort plus que pour faire ses courses !




Notre monde est-il à bout de souffle ?
Est-ce la fin du monde ou bien la fin d'un monde ?
Toujours est-il que l'on a encore faim ... de vie !
Caisse caddie la caissière de supermarché croquée par la dessinatrice de Charlie-hebdo Coco :




Livre raison à domicile !
Dans les médias sympas, on entend parler de culture, de livres qui délivrent, le livre comme médecin de l'âme qui a le pouvoir de transformer l'ivre de maux (en livre de mots).
La nature se venge à coup de virus et nous dit : "Restez chez vous, ne sortez plus" !
Résultat : l'air est plus pur, on assiste au retour des oiseaux, le monde est plus beau et le silence est éloquent !
Il va en falloir des virus pour dépolluer la planète !
Sans sortir pour s'en sortir : "Solid'hilarité" !

Il y a les confinés qui ont de l'esprit et les cons finis qui ont l'esprit confiné.
Dans certaines résidences, des fachos paranos exigent que des résidents soignants partent vivre ailleurs et par ici, des gens honnêtes applaudissent ces mêmes aidants (à 20 heures pétantes et percutantes) !
Il n'y aura pas de pénurie de nourriture ... euh de pourriture, des frustrés vont alimenter les tensions en envoyant de fausses infos !
De l'époque opaque et morose sortira t-il des métamorphoses ?




"Aigri-culture à grimace" ou "aguerri-culture grand bien nous fasse" !!
Goûtons à cet art du présent plaisant, goûtons cette faculté de se sentir vivant, bref savourons-nous.
Savoir voir, profiter de notre quotidien qui souvent est bien, beau et bon.
Notre malheur c'est que nous vivons trop pour l'apparence, pour l'extérieur, les sources de souffrance sont supposées être à l'extérieur de nous-même et les sources de joie aussi
On fait ainsi aussi pour les choses matérielles : exemple l'achat compulsif, frustré dans la vie, on achète pour se consoler.
On ferait mieux de consolider notre monde intérieur, de développer nos ressources personnelles. Grâce au virus, nous pouvons peut-être réharmoniser nos vies, profitons-en, ça ne durera pas.
Christophe André parle de l'accoutumance aux choses positives au point qu'on les oublie souvent complètement :
"Prendre une douche chaude, quel bonheur ... Mais il faut que la chaudière tombe en panne pour s'en rendre-compte !
La crise en cours aura certainement cette vertu."
Lire délivre :
"J'ai dans ma bibliothèque plus de livres que je ne pourrais en lire avant ma mort.
J'aime leur proximité, j'aime les savoir là, comme si je bénéficiais de tous leur univers par osmose.
J'aime les extraire de leur étagère et les parcourir comme si j'avais une brève conversation avec l'auteur croisé par hasard dans la rue.

Il parait que, dans ces temps de confinement, certains couples vivant ensemble 24 heures sur 24, ne peuvent plus se voir en peinture, c'est la déconfiture, les violences conjugales augmentent !
J'aime parcourir les livres de Gourio comme si j'avais une brève de comptoir à échanger avec l'auteur croisé par hasard dans un bistrot ouvert le temps de dire celle-ci :
"Ma femme peut pas me quitter, suis jamais là !"



crédit dessin : les "Charlie" Coco, Schwartz et Riss plus le shadok Rouxel.





Portez-vous bien, prenez soin de vous !
Yamasté !

vendredi 10 octobre 2014

"Brèves dingues de zinc"


"Un peu de vin est un antidote contre la mort et en grandes quantités, il est le poison de la vie."
Proverbe perse

Vu au ciné "Le Rex" d"Andernos, le dernier film de Jean-Michel Ribes d'après les fameuses "Brèves de comptoir" (recueillies par le salutaire Gourio).


Ce film est un formidable document poétique où l'on voit défiler toute une chouette brochette d'acteurs (trices), jouant les toqués et les paltoquets du troquet. Le bistro, c'est le lieu du théâtre farfelu, on y vient pour faire l'idiot ou le malin. C'est l'endroit renversant où l'on peut trouver du gag dadaïste qui rend gaga.
"Je ne sais pas pourquoi ils ont décidé que les réveils feraient 'tic-tac', il doit bien y avoir une raison."
"L'avenir, je préférais celui d'avant."
Après le tic-tac du bon sens et du temps qui passe mal, voilà la tactique du bon sang.
"- A la prise de sang, ils m'ont dit que j'étais rhésus positif. Ca veut dire quoi ?
- Ca veut dire que tu bois des bouteilles à moitié pleines. Les négatifs boivent des bouteilles à moitié vides."
Du film, les gens sérieux, fadasses tristasses, ne verront, hélas, que le cimetière situé en face du troquet. Les gens sérien, zombies assombris ou hautains trissotins à la mine renfrognée attendront impatiemment la fin du film, afin de tuer le temps qui passe définitivement trop lentement.
Les joyeux drilles, les gai-lurons, les pierrot lunaires, eux, seront morts de rire.


Jean-Marie Gourio n'est pas un taiseux de Taizé (le monastère) mais parfois, il leur ressemble un peu, aux moines (sauf que pour Gourio, le spirituel est plutôt "spiritueux").
C'est un genre de missionnaire païen qui boit les lumineuses paroles des fidèles au "contoir" et puis qui va coucher sur le papier, les pépites avinées inventées par d'excentriques pitres enivrés. Le vin bu, la timidité vaincue, place aux abus de langage, c'est la ruée vers l'oralité débridée. Et alors Queneau ou Pérec ne sont pas loin :
"J'inventationne des mots, sinon je m'ennuie quand je parlude."
Parfois, c'est à tomber (au sens dé-figuré, j'veux dire), asstap' (au top des expressions jeunes des années 60, rajouter mentalement "er le cul par terre") :
"Le langage du corps c'est quand tu tombes, ça veut dire que t'as glissé. C'est facile à parler."
Du coup :
"Des fois, je me demande vraiment ce que je fais par terre."
C'est plus du langage, mais plutôt du tangage !


Allez, un kir royal et on se croit le roi de la chaise au porteur !!!

Un petit conseil santé :
"Quand tu te laves les dents, il faut aussi frotter la langue, c'est là que les bactéries, elles discutent."
Un petit conseil diététique :
"Les sucres lents, ça fait grossir vite."



Les gens des troquets, croquignolets (trop guignolet-kirsch) à croquer, Jean-Marie Gourio les écoute, comment procède t'il ?
"Alors voilà, j'ai écouté en buvant et j'ai bu en écoutant, à l'affût au bout du comptoir. Tout est là, vous y êtes, un coude sur le zinc, un verre à la main et l'attention ballotée comme un glaçon dans un verre d'anis aux premiers jours de l'été ..."
En vin, la messe est dite. Alors vient le moment où la presse édite. Nous sommes en 1985, le Professeur Choron publie dans "Hara-Kiri" les brèves de bistrot collectées par le discret Gourio qui applique au pied de la lettre, ce second proverbe perse :
"Tu as une langue et deux oreilles : dis un mot pour en écouter deux.

"In bistrot veritas"
Ces haïkus popus, ces dingues aphorismes du zinc, sont une mine, une manne, un véritable trésor de trouvailles travaillées, taillées par des orfèvres de brèves, des bois-sans-soif qui décoiffent, des taquins au taquet, toquets du troquet, des "sois-phare" illuminés.
Gourio, par la grâce de son "boulot-goulot", nous fait entendre cette parole embrhumée (les protagonistes ont un verre dans le nez) par l'alcool, avec ses raisonnements hasardeux qui aboutissent au non-sens (et qui abrutissent l'hémisphère gauche du cerveau avec sa rationalité triomphante, du coup, cela stimule le "cerveau droit", résultat : l'imagination est aux commandes) et ses raccourcis simplistes qui en disent long sur l'auteur de la vanne (ouverte).
Tout ce monde taquine le verset (nous à boire), le vers poétique, le verbe et le verre, comme qui rigole. La vie est belle et c'est tant mieux !!!

Une dernière pour la route, dédiée à la tapette anti-bzzz de Miss Funny :
"En trépanant un moustique, on arrive à lui enlever l'envie de piquer."
Allez, comme on dit dans les landes gasconnes : Adichats ! (Au-revoir).
Dans la série "quand y'en a plus, yann a encore" (les brèves, c'est comme les cacahuètes biologiques, quand on y met le nez ... ) :
"Les bergers landais sont moins cons que les autres, ils mettent des échasses pour pas marcher sur la merde des moutons."
Crédit photos : Doisneau ("Bistro cloisonné-Paris 1950", "Jeux de société, rue lacepède1954", "Les bouchers mélomanes-La Villette").