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vendredi 15 novembre 2019

"Yoga : de l'esprit"

Quelques ré-flexions sur les postures, gestes et attitudes.



La main est en relation directe avec l'énergie : la paume est réceptrice et les doigts émetteurs. En rassemblant un doigt avec un autre, l'énergie qui leur correspond est installée dans telle ou telle partie du corps et du mental.

Jnana mudra : ouvert sur l'univers !
Ce geste crée un circuit subtil qui concentre le prana (l'énergie vitale) dans notre corps.
Index posé sur le Pouce :
Il relie l'humain à l'univers, les trois autres doigts sont tenus éloignés de l'orgueil (majeur), de l'attachement aux passions (annulaire) et de la puissance de l'illusion (auriculaire).
Le corps, le coeur et l'esprit sont tonifiés. C'est le mudra de la sagesse et de la connaissance.
"Jnana mudra" est un geste symbolique qui nous rend plus lucide !
On se connait, on se connecte !
Notre vie est entre nos mains, on se sent plus humain dans la main, plus solide et solidaire en pratiquant ce yoga des doigts !
On parle avec les mains, on stimule nos défenses "humainitaires" (celles des "doigts de l'homme") !
Les nadis (canaux d'énergie) sont plus nombreux à la surface des pieds et des mains. Aux cinq doigts correspondent cinq éléments :
Agni le feu est en relation avec le pouce,
Vayu l'air avec l'index,
Akasha l'éther avec le majeur,
Prithivi la terre avec l'annulaire,
Jala l'eau avec l'auriculaire.
Le feu (la pouce) s'associe avec l'air (l'index), cela forme un cercle qui concentre le prana.



Namasté : "je salue le soleil qui est en nous" !
L'atmanjali mudra est à la fois un geste de salutation, de déférence, de bienveillance et un "au revoir", un "bienvenu", un "merci".
Joindre les mains devant la poitrine (chakra du coeur) aide au recueillement et apporte de l'harmonie, de l'équilibre, du calme, de la paix (en nous et dans le monde). Ce mudra harmonise la coordination des hémisphères cérébraux.
Les deux mains sont jointes, cela boucle le circuit énergétique. Les hindous disent que l'énergie s'échappe par les mains.
Réunies, elles vont permettre la concentration spirituelle et énergétique !
Le geste Namasté dirigé vers le haut s'adresse aux Dieux, orienté vers les yeux, c'est pour le guru, le swami,  vers le coeur, ce geste s'adresse aux amis !

Gourou : du coeur à l'ouvrage.
Gou : l'ombre, rou : lumière !
Le doux gourou est celui qui vous fait passer de l'ombre à la lumière !
Le loup gourou c'est tout le contraire.
Avec lui, les séances guillotines, tranchantes,  à couper le souffle, vous coupent de la réalité et comme dit Geluck :
"L'intérêt de la guillotine, c'est que si le condamné est innocent, il devient automatiquement coupable ... coupable en deux !"



Se mettre en bonne posture :
La sauterelle.
Pour le yogi, la colonne vertébrale est l'axe de l'univers. C'est aussi une montagne sacrée.
Au sommet de notre colonne réside le paradis où sont assises toutes les divinités.
De nombreux problèmes de dos sont dus à un déséquilibre dans la musculature profonde de chaque coté de la colonne, cela finit par créer des problèmes d'asymétrie.
Cette posture renforce la "gouttière spinale" et redonne de la symétrie.
Les flexions arrières sont extraverties, elles libèrent les émotions.
Elles musclent le dos, elles sont là pour nous dissuader de courber l'échine.


C'est tordant !
Les torsions augmentent la force lombaire, libèrent de l'énergie dans la colonne, massent le ventre, nettoient les disques inter-vertébraux.
Les torsions allongent et relâchent les abdominaux, les dorsaux, les "obliques" et sollicitent les tissus qui entourent la colonne.
Cela entretient la mobilité et la souplesse du dos. Ces postures font du bien au système nerveux. La détente s'installe profondément !




"Pince et vous, vous ne dormez pas" !
Les pinces ont un effet calmant, elles tonifient le ventre, étirent la colonne vertébrale.
Le bas du ventre est le centre vital de l'être tout entier (corps, mental et âme).
Elles stimulent le foie, les reins, la rate, les intestins

"Allant vers ... la renversante posture à l'envers".
Elle allonge la vie, allège les jambes, revitalise l'organisme, retarde les méfaits du vieillissement.
Elle vidange les vaisseaux lymphatiques, calme le système nerveux et diminue la négativité mentale.


Crédits illustrations :
Les "mudras" viennent du net (Pinterest), le dessin "pince" de pigmentropie.fr, la photo "chandelle" de "facebook" et la sauterelle de "istockphoto".

Bon yoga !
Namasté !

samedi 13 août 2016

"Yoga de J.O ou Yoga en duo ?"



Posture et imposture du Bassin et d'ailleurs !
A l'heure où les magazizines font leur couv' sur le Bassin d'art cochon (ce qui irrite les "féminettes" d'aujourd'hui), il me semble que les féminettes (féministes midinettes) ne seraient pas agacées par un article sur les yogas à deux : le yogacrobate et le yogamoureux.

Alors allons-y, allons aux J.O de Rio (éclats ou Rio curry ?)
Sur cette photo, un plagiste a péché, chopé une scorpion.
Il se demande s'il n'en ferait pas son goûter puis change d'avis.




Et voici une autre imposture, un yoga vantard et vendeur (cela fait le bonheur de tous les journaux à emballer le poison) !




- J'ai le bas du dos sensible, pourrais tu me le masser avec ton pied, mon amour, cela serait divin.
- Pas de problème ! c'est parti, ça marche !
Sans hâte, j'peux même te faire la rate si tu le désires. Toi, peinardeau comme le renardeau, t'as juste qu'à te laisser faire !

Adieu le yoga hideux (trop travaillé, pas naturel) mais photogénique.
Bonjour au yoga à deux, en duo rigolo, comique qui fait avec génie la nique au "photogénique".
Laisses tes tics de côté, débarrasses toi de tes abdos "tablettes de chocolat" et de tes complexes divers et avariés, de tes réflexes conditionnés "rentabilité, volonté exacerbée et compétitivité" !

Pendant ce temps là, chez les babas, on fait la sieste sacrée !







Sésame, découvres-toi !
Après tous ces "yogas ça craint-chagrin", voilà enfin le "yoga sacré chakra".
Ça crée des liens et des nouvelles postures, ça fait du bien face à la vie dure.


Et pour clore cette série d'asanas (au plus haut des cieux), cette pose dure (un certain temps) est typique du yogamoureux, celui qui rend heureux, ce bienveillant qui vous rend plus vaillant et qui vous emmène jusqu'au septième ciel !
S'embrasser sans s'embarrasser des bras, dit Déborah, cela permet de passer de "Copacabana" à "Cobracabana"  et de finir en beauté !!!


Alors yoga J.O-K.O qui rend gaga et accro de la photo qui rend beau (à Rio ou sur toutes les plages de sable chaud) ou yoga chocolat qui rend silencieux et béat sur tous les tapis de yoga ?
Fais ton choix ami yogi.

Crédits photos : les photos yogacrobatiques et le baiser yogique viennent de chez "Instagram".
Les deux "yogis à la campagne" sont issues de :
sésame-yoga.overblog.com

Allez au mieux, hâlez en paix !!!
Adichats


vendredi 2 mai 2014

"As'taureau logique"


"Si un problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter.
S'il n'a pas de solution, s'inquiéter ne sert à rien."
Proverbe

"L'émoi de Mai" :
"Nous arrivons dans une période d'équilibre. Mais l'immobilité n'est qu'apparente. L'équilibre est difficile si on veut le maintenir, s'y on veut s'y fixer. En revanche, s'il chevauche le mouvement de la vie, il reste souple et s'adapte continuellement ..."
Bien vu, ça me va ! "Quelle connerie la guerre, Barbara !" pourrait rajouter Barbara Litzer (auteure du livre "Les saisons du yoga") en citant Prévert. On a donc le choix de vivre, soit une période guerrière ("à vos rangs, fixe !"), soit une "paix-riode" équestre (à cheval sur ses principes de bon vivant paisible : "luth, calme et volupté").

"Se libérer de la peur. Peur de tomber, de manquer, de perdre, de mourir. Peur du changement. Existerait-il, en nous aussi, un point d'équilibre qui nous permettrait, comme des funambules, de danser sur le fil de notre vie, entre être et avoir, veille et sommeil, permanence et impermanence ? Le yoga nous aide à le trouver. Tout ce que nous découvrons et éprouvons sur nos tapis se laisse transposer dans notre vie. Le yoga nous aide, peu à peu, à distinguer nos priorités, à nourrir nos besoins."

                                                Krishnamurti, un "taureau" mais pas "trop" !


"As'taureau" :
Faire bouger un taureau est difficile, car plus vous le secouez, plus il transforme l'énergie que vous lui donnez pour s'ancrer fort. C'est comme un arbre qui renforcerait ses racines à mesure qu'on le secoue.
C'est cette même qualité d'inertie qui lui permet d'apaiser troubles et tourments.
Ce sont les deux côtés de "l'âme aide aïe !" : l'inertie ou la pacification.

Ah ! Mais je vois notre joyeux guide astro (Jacques Bertrand) qui nous fait de grands signes. Laissons le nous en dire plus :
"Le taureau n'est pas homme à se jeter tête baissée dans le changement. Il assimile doucement. Le taureau laisse le sentiment de l'urgence s'installer lentement en lui, ensuite il s'ébranle. Lorsqu'il s'est ébranlé, il est difficile de l'arrêter. Il faut patienter jusqu'à ce que la nécessité de s'arrêter s'impose entièrement à lui. Même alors, il ne parvient pas toujours à s'arrêter. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est à cause du poids et de l'élan. C'est mathématique. Ainsi vont les choses de la vie et du zodiaque.
Le taureau est irréversible. On a vu des taureaux se tuer au travail.
Mais on aurait tort de prendre le taureau pour un perfectionniste. Le taureau n'est pas homme à fignoler. Le taureau dégrossit sans arrêt. Le taureau s'ennuie le dimanche.
Le taureau vit sous l'influence de vénus. Charmant, élégant, artiste enchanteur (très bon, voix sensuelle), mais parfois :
Le taureau écume. De rage ou de plaisir. Son secret réside dans son cou - le cou de taureau -, c'est un oral."

Le yoga du mois : Posture de l'Aigle (Garudâsana).
C'est une posture d'équilibre où côté membre, ça s'entortille, s'enroule, se croise et s'enchevêtre.



Cette asana recentre et stabilise. Au début, elle peut nous déstabiliser et nous en faire voir. Avec un peu de pratique, elle nous fait voir la vie avec une certaine hauteur. Elle nous apporte force et belle assurance. Outre la puissance, Garudâsana nous transmet d'autres qualités de l'aigle, tels sa vision perçante et son calme. Barbara Litzer précise :
"Le ciel est son domaine. Sentinelle perchée sur un surplomb, ailes repliées, sur terre rien ne lui échappe. Le monde lui appartient."


Chers hôtes (californiens et autres), l'auteur de ces lignes vous tire sa révérence et vous laisse sur cette dernière référence :
"Entre deux solutions, opte toujours pour la plus généreuse."
Krishnamurti
En zozotant, mais sans hésiter, the zozo yogi vous dit tout de go : bonne semaine zen et heureuse !!!

          

vendredi 4 avril 2014

"L'heureux nouveau"


"Nul ne peut être sauvé ou guéri que par ses propres efforts.
Le seul remède c'est la foi.
Quiconque utilise d'une manière créatrice l'esprit qui est en lui est un artiste.
Faire de sa vie une oeuvre d'art, voilà le but."
Henri Miller

Miller met en plein dans le mille ! Soyons créactifs !
Ah ! J'en vois un qui s'agite, c'est un bon vivant, gourmand de plats nets, l'étonnant Jacques Bertrand nous fait signe ... astrologique. Du coup, voici le bélier qui nous rend visite la tête haute mais :
"Le bélier baisse la tête. Le bélier baisse souvent la tête. On ne sait jamais exactement s'il est en train de penser où s'il a déjà commencé à charger. Il prend de bons départs mais c'est un finisseur médiocre qu'on voit rarement dans la dernière ligne droite : il aime tellement les départs qu'il est probablement reparti dans une autre direction."
Ah ! Ben, ça commence bien ! Diantre ! On ne sait pas comment cela va finir, d'autant que c'est un battant qui vit sous l'influence de la planète rouge, celle qui fait qu'on bouge et nous fait dire "en avant Mars" :
"Les béliers ont de réelles dispositions pour le sport et les armes. Quand ces dispositions ne sont pas contrariées, le bélier, de martien devient martial."



 Donc, le natif du bélier est bien armé pour vivre dans le monde moderne avec sa loi de la jungle qui nous déglingue la planète. Sauf s'il est contrarié, chose qu'il ne supporte pas et qui se traduit par un nouveau départ sur un coup de tête. Etant têtu, il n'est pas prêt d'en finir avec ces contrariétés qui le rendent malheureux. Contrariant, s'il est poète et qu'il se nomme Stéphane Mallarmé, il dira :
"La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres."
On comprend facilement que cet homme là était vraiment "mal armé" pour la vie. M'enfin, ce que j'en dis ... Si ça se trouve, il n'était même pas bélier.
"Mais non, c'était un poissons, le 18 mars ce n'est pas le 20", me dit mon ami Medhi.
"Fuir là-bas ! Fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres,
d'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
"Brise marine" de Mal  armé dont j'suis fan, rajoute l'ami érudit qui apprécie les poètes maudits.
Bon, j'ai compris, à moi de citer. Là, j'en suis certain, c'est un poète bélier. Voici de "La beauté", un vers de Baudelaire :
"Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris".
On voit bien la diff'errance entre un poète poissons et un autre bélier.


Il n'y a plus de saisons, "lahiho lahiho" (yodel de Jacques Dutronc), sauf pour le yoga qui en toute saison prospère et comme l'écrit si bien Barbara Litzer :
"Le printemps est au rendez-vous, avec sa luxuriance qui est comme une ode à la Création. En ce mois d'avril, nous fêtons le printemps avec la salutation au soleil, une guirlande de postures toniques qui s'enchaînent en souplesse au rythme du souffle. Prosternation à la fois grave et joyeuse, la salutation au soleil nous relie à notre dimension sacrée en nous faisant prendre conscience de notre double appartenance au ciel et à la terre. Elle nous place ainsi dans notre dimension verticale, intemporelle, celle de l'être, qui, si nous y prêtons attention, constamment éclaire notre faire, dans notre dimension horizontale, temporelle."

- Yo, j'kiffe grave le groove du yoga 3D ! J'trouve qu'y'a d'l'ID mais laisse-pression "éclaire notre faire" c'est trop fort ... pour moi. Vous êtes sûrement charmante madame "Lit des heures", perso j'aurai écris : allume nos actions. Mais bon, on va pas en faire toute une montagne !, me touite Mehdi Tadonf, du 9.3(D).

"La séance de yoga commence en douceur et en intensité avec la posture du mois, la montagne."



"Il suffit de peu de choses parfois pour glisser imperceptiblement d'une position à une posture. C'est le cas de nos positions les plus habituelles : assis, couché, ou debout, comme pour la montagne (tadâsana). Une intention, réponse à un appel du corps ou de l'être, suivie d'un alignement, d'un ajustement, d'un ancrage, d'une orientation, d'une ouverture : vous y êtes. Laissez-vous faire."
"La montagne nous communique sa force, son rayonnement, sa générosité. Immuable témoin du monde, cette posture nous prépare à agir à partir de notre lieu de stabilité."

Pour les Marie mariées fort marries (voir désespérées) qui ne doivent pas tout le temps se marrer : le yoga du "cot cot" quotidien (spécial maman-poules).
Vous avez des montagnes de vaisselle à laver, la posture de la montagne va vous aider à apprivoiser le lavage de vaisselle.
Écartez d'abord les pieds à la largeur des hanches. Le poids du corps est également réparti sur les orteils et les talons. Repoussez lentement le sol avec vos pieds, vous vous sentez grandir. Votre corps se redresse de bas en haut comme une fleur qui s'élance vers le ciel. La lenteur vous donne le temps de sentir comment chaque partie du corps se place dans l'axe vertical. Pour faire la vaisselle penchez vous en avant en vous pliant à partir des hanches, puis plongez les mains dans l'eau en restant conscient de votre posture et de votre souffle. La posture vous enseigne comment cultiver la patience et la présence face à cette corvée (transformée en corps vrai) : le lavage de vaisselle.



Elections muni-si-pâles pour l'ancien (41 années d'exercice) maire, les temps changent (comme dirait Bob), on n'entendra plus ses "slogans de velours" : "Ma vie c'est ma ville" ou le fameux "Je suis content que vous soyez content" qui venait conclure le "Vous êtes content ?".
Dans ma commune, si le maire sortant n'est pas content, l'heureux nouveau rose azalée ! (le renouveau Rosazza l'est !).




Nous avons l'honneur de vous présenter un des élus de nos yeux et de notre cœur, l'azalée rose située à quelques pas de la maison où rêvent les arbres (notre demeure). Une pensée santé pour Liliane qui nous l'a offerte, il y a bientôt vingt ans.
"Sakura " en japonais signifie : cerisiers en fleurs, mais vous qui savez, comment dit-on azalée en fleurs ?
"Sayonara" !
さようなら。

vendredi 21 mars 2014

"A quoi ... Yoga : à votre service"


"Finalement le Yoga, ça sert à quoi ?" :
C'est la question que se pose l'épatante revue "Infos Yoga".
Réponse du sage érudit Krisnamurti :
"A quoi sert une fleur sur le bord du chemin ?"



A la brute épaisse (entendue sur une radio...) qui répond avec élégance :
"Moi, mon yoga, c'est de faire de la muscu. En fait, le Yoga, ça sert à rien, c'est du yoga de mes fesses !"
On peut répondre qu'on reste sur l'amuse-cul (mais ce n'est pas le propos), ou bien (lu dans la revue) :
"Je m'occupe de mes fesses et de mon âme ! ... tout en même temps, c'est génial !".
Bernadette de Gasquet


On peut aussi choisir la réponse de l'homme à fable :
En Inde, un groupe d'aveugles curieux s'approche d'un éléphant en Savasana (posture du cadavre). L'un d'eux saisit une patte et dit : "C'est la colonne". Un autre touche la queue et dit : "Pas du tout c'est un balai". "Ah non, c'est un boyau", rajoute un troisième. "Et moi, je vous dit que c'est un éventail", rétorque son voisin palpant une oreille. "Vous faites tous fausse route, vous voyez bien que c'est une muraille !", affirme le dernier à donner son avis.
En fait, chacun voit midi à sa porte.
Finalement, le yoga c'est quoi ?
Si chacun a sa propre définition, on n'est pas prêt de s'entendre. A lui seul, le mot yoga pèse plus lourd que l'éléphant de l'histoire.
Lorsque la sensation donne son sens à la séance et que le yoga est vécu comme un art de vie, alors il nous sert à ressentir la joie d'être vivant et vibrant. C'est le yoga de la joie !
Enchanter nos vies en chantant sans Trenet et s'entraîner à enchaîner ses airs entraînants :
"Yoga d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles, yoga d'la joie ..."
Ha : le soleil et tha : la lune. Allez Charles, fais nous une chanson avec ça :
"Le soleil a rendez-vous avec la lune ..."

"Charles attend".
Après le yoga élégant "joyeux élan", voici le yoga Sagan "Bonjour tristesse" et vitesse.
Le yoga, ça sert à prendre le temps de ne pas aller trop vite. Ceci afin d'éviter les cous tordus, les casse-cous, les rabat-joie du yoga, les fakirs casse-pieds, les casse-tête casse-tirelire, les spécimens de "tue-cœur" qui te font suer, les énergumènes énervants qui te font faire des bonds (pour devenir bon ?) et les arsouilles du flow qui ne s'arrêtent jamais entre les postures.

On peut aussi être ravi par ceci :
En réponse à une question de son fils de quatre ans "maman, qu'est-ce que c'est le yoga ?" Nathalie Anthony répond :
"Le yoga, c'est laisser se développer un grand soleil en soi".
C'est tout à fait ça, c'est ce que je dis à mes élèves :
- Imaginez, visualisez un soleil au niveau du plexus justement nommé "solaire". Sentez sa force, son énergie, sa chaleur, son dynamisme et laissez tout cela se diffuser en vous. Amenez ce soleil partout en vous !
"Le soleil a rendez-vous avec la lune ... ".
Utilisons la lumière du soleil "Ha" pour mieux voir en nous  et l'intuition de la lune "Tha" pour, par exemple, compenser la lumière faiblarde d'un soleil diminué (projeter sur son écran mental un soleil resplendissant).
Le Ha et Tha sont réunis par le Yoga (le lien), donc le yoga sert à se réaliser en se "joie-gnant".



Et qu'en pense le chat Léo de la revue qui pose la question ?
"Le Yoga, ça sert à ronronner."
Bien vu le chat, je rajouterai ceci :
... Mais pas à tourner en rond. J'aime envisager la séance comme un film passionnant (le corps en action). Pour voir les séquences posturales, il faut être bien présent (ne pas louper une seconde de ce film lent et "a-le-temps") et arrêter de se faire son cinéma mental, son "cinémaux" qui a la fâcheuse tendance à prendre toute la place.
Ensuite, soit on est présent et c'est plaisant, soit on est absent et c'est sans sens.
Comme disait Alain Resnais quand il tournait :
"Soit c'est vivant, soit c'est mort !"

Le yoga ça sert d'os ... à ronger. L'os, c'est celui de la sagesse, ça sert à se connaître, se rencontrer, à s'unifier.



Le yoga ça sert ... un peu le ventre cette tenue. Ah ! Zut !, mais c'est mon costume de bureau que je porte pour faire la séance. Saperlipopette ! Où ai-je la tête ?
Le yoga, ça sert à relier le corps à l'esprit.
Afin de me glisser dans la peau d'un non-pratiquant, j'ai vécu l'expérience de ne pas faire de yoga pendant un mois. Duraille, je déraille et je dérouille !!! Du coup, avec ce temps de vie de patachon, pas folichon, Miss Parkinson se réveille et se refait une santé au détriment de la mienne. Je termine l'article et cet épisode d'abstinence yogique. Tapie dans l'ombre, passant son temps à m'épier, Miss P n'aime pas lorsque je pratique le yoga de la joie sur mon tapis joli.

Aimés élèves, que disent-ils ?
"En accord avec mon corps, dans le lâcher-prise, le yoga corrige les mauvaises postures, m'apprend à bien respirer et m'apporte une certaine sérénuité (sommeil de meilleure qualité). Le yoga sert à acquérir une certaine philosophie de vie quotidienne."

Et Miss Funny ?

"Le yoga c'est le lien : le lien avec soi-même et son intériorité, le lien avec les autres, et le lien avec l'univers, tout cela nous permettant de vivre une vie plus consciente et plus harmonieuse."

Les photos si drôles, si délicatement décalées viennent de ce livre rare :


Sur ce, je retourne sur mon impatient tapis qui n'en peut plus de m'attendre, pour vérifier que le yoga est bien utile. J'y retourne pour voir comment ça tourne et pour constater que soit je suis en vie, soit je suis mort. Je laisse Trénet répondre à Resnais :
"Boum, quand notre coeur fait boum !"
Allez, salut et à bientôt !

vendredi 7 mars 2014

"Les eaux de Mars"

"Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde ... "
Boby Lapointe

Le temps hésite, le vent, lui, n'hésite pas. Il est "vén'air", il souffle sa colère à cent kilomèt'râleur. La pluie l'appuie, en accord avec lui, elle l'encou-rage. Le soleil apparaît de temps en temps, juste assez  pour me laisser placer ma phrase de "sire constance" :
"Encore une belle journée !"
L'air est tout mouillé, on respire de l'eau ! Malgré le mauvais temps qui persiste, j'ai mon moral inoxydable qui résiste. Il fait un temps à noyer les grenouilles, mais je n'ai pas la trouille que mon corps se rouille ou qu'il dérouille. C'est l'effet YogaBlog, c'est le lieu du lien qui met le moral à réseau et le mot râle à zéro !
Il fait un temps de mierda et en plus disparaît Paco de Lucia. "Flammes and co" éteintes par excès de pluie de l'âme. Lorsque l'on prend les choses de la vie trop à coeur, cela met le "corps à zone"*sensible en danger. Ce guitariste impressionnant meurt à 66 ans d'une crise cardiaque.
Je ne suis pas fana de cette musique, mais j'aime écouter ceux que j'appelle "mes deux exceptions" : ce Paco qui mettait le paquet et le flameux Camaron qui mettait le feu au flamenco. Ces dieux flammes n'cocos là ont fait un bout de route ensemble puis chacun a suivi, l'un son che-mains,  l'autre sa voie cassée.
J'ai souvent écouté "Entre dos aguas" de Paco de Lucia.
S'il rencontre Moustaki au paradis, "entre deux eaux", il pourra toujours goûter aux "eaux de mars" (chanson de A.C Jobim,  adaptée avec talent par l'air-mythe grec).



Et Barbara Litzler, à sa manière ("Les saisons du yoga") prend l'air du temps :
"Mars, avec ses giboulées et ses primevères, nous fait une valse-hésitation : un pas en avant vers le printemps, deux pas en arrière, retour à l'hiver. Mais la lumière a changé et annonce les beaux jours.
... Ce mois va tester notre toute nouvelle souplesse : après février, comment vivons nous le réveil de la nature, le yoyo de la météo ?"
Et si on parlait astro, c'est simple, je vous fait un signe double, celui du Poissons (dans l'imagerie traditionnelle, il prend la forme de deux poissons tête-bêche). Suivons le guide Bertrand (chapitre "Noyade du Poissons") :
" ... Il a le sens de l'orientation et de l'équilibre. Il faut le voir se maintenir entre deux eaux, à l'aide de ses petites nageoires. Ou de ses sentiments. (Les sentiments du Poissons ressemblent à s'y méprendre à de petites nageoires)."
Donc pour le Poissons, ça va quand ça varie et ... :
"Sait-il seulement où il veut aller ? Oui. Il veut aller dans plusieurs directions à la fois."
Ben, pour ma part, je préfère aller me balader avec un astrologue non natif du Poissons. Mars tout droit, chacun sa voie :
"La vie est un chemin dont le but est de nous amener à développer, au fur et à mesure que nous le foulons, le meilleur de nous même, à déployer nos capacités latentes."
Samuel Djian-Gutemberg
Ça c'est une chose sûre, ça marche ! Mais, comment fait le Poissons ?
"Il met des chaussures. Comme il a les pieds très sensibles ... On conseille au Poissons ... une pointure au dessus. Le Poissons se reconnaît alors à ses chaussures souples et un peu trop grandes."
Bon, si le Poissons nage dans ses bottes, comment sait-il qu'il est sur le bon chemin ?
"Le Poissons a de l'intuition mais il ne s'en rend pas toujours compte. C'est qu'il en a trop : il baigne dans son intuition."
Cela donne du sens à cette belle anecdote fin de vie du Poissons Cavanna : Il avait dit que pour son dernier repas, il mangerait une saucisse-frites avec bière et c'est ce qui s'est passé. A l'hôpital, il a réclamé ce menu final. Si c'est pas de l'intuition ça. Passer de repas au trépas comme ça, cela vous donne la frite avant la mise en bière, y'a pas de sushi, ça marche !
Tiens, un sourire de Cavanna, c'est du soleil pour ma journée !
Dehors, une accalmie, on est "entre dos aguas". En Espagne, un spectateur bien placé (à part l'enceinte du retour-son) a filmé De Lucia :



Yoga : quelle posture pour le mois de Mars ?

- Ardha Matsyendrasana, c'est une torsion.
"La torsion nous dégage de notre gangue ... Paradoxalement, bien que la posture soit très nouée, elle nous donne un intense sentiment de liberté, grâce au haut du corps qui en émerge, comme l'esprit triomphant de la matière. Le centre du plexus solaire est dégagé. Il nous ouvre à la créativité et nous donne le courage de quitter nos vieilles habitudes."
Vous savez bien, ce genre de routine qui vous pépérise, ces espèces de manies de mamy qui vous mémérisent, ces habitudes rudes (où l'on se donne bien du mal ... à se faire du mal) qui vous vampirisent. Alors qu'on aspire à avoir prise sur notre vie, à sentir une légère brise qui nous inspire. Dehors, les primevères du jardin sont bien mises en valeur par l'éclairage solaire. Elles sont toutes pimpantes et charmantes ! On dirait que ça sent le printemps !

Pour pratiquer cette posture (en version plus facile) :
S'installer en position assise, les jambes réunies et allongées,
Plier la jambe droite, faire passer le pied droit à l'extérieur de la jambe gauche.
Placer la main droite derrière le bassin et le bras gauche à l'extérieur de la jambe pliée.
Inspirer en étirant au maximum la colonne vertébrale/
Expirer en tournant le haut du corps vers la droite.
Rester en rétention poumons vides, puis revenir lentement.
Accueillir les sensations, écouter des réactions de notre corps.
Faire de même de l'autre côté.
Voici une autre vision de la posture version "Yoga : Anatomie et mouvements", l'indispensable livre de Leslie Kaminoff.


*Autrement dit "corazon" (coeur en espagnol). Je sais bien qu'il y a un accent sur le deuxième "o", mais mon clavier n'a pas appris l'espagnol (moi non plus, mais que ne ferait-on pas afin de ne pas perdre son unique et éloquente commentatrice).
L'important ne serait-il pas d' ..."llevar el corazon en la mano" (avoir le coeur sur la main), de la poser sur le pied gauche (ça porte bonheur) et ainsi prendre son pied ?
Sur cette belle posture, je vous laisse ... méditer. Bonne semaine !




vendredi 14 février 2014

"Posture : chant d'aile."

"Dehors il pleut, ici il ne pleut pas;
Dehors il fait froid, ici il n'y a pas une miette de vent ;
... Dehors il n'y a même pas la lune, ici il y a ma chandelle."
Victor Hugo ("Les Misérables")



Chant de l'heure :
Dans l'obscurité relative, j'observe la flamme dansante et parfois frétillante de la bougie. Je joue à souffler légèrement sur la danseuse chaleureuse. Elle se penche et mange un peu de cire. Elle joue le je, elle s'épanche dans la langue des oiseaux. Le je en vaut la chandelle, elle s'enflamme, met le feu à l'âme. Je lui envoie un baiser de vent avec un petit message dedans. Elle s'incline, crépite, périclite car un courant d'air passe par la porte malencontreusement entrouverte. Je ferme la porte de l'atelier et ouvre les portes de la perception. Une petite musique de nuit trottine dans ma tête, ce n'est ni du Mozart, ni les Doors ("Light is fire"), c'est une comptine nocturne qui évoque la lune.
En langue avicole décodée, voici une version ésotérique de "Au clair de la lune" :

"Au clerc de la lune (fait référence au messager de l'ombre, le clerc était habillé d'une soutane noire, proche de la nuit),
mon ami pie-héraut (la source d'inspiration)
prête mots ta plume (le mot est aérien comme les oiseaux)
pour écrire un mot.

Mâche chant d'aile et mots heurtent (langue des oiseaux)
jeu n'est plus de feu (en ancien français, defeü signifiait misérable. Il faut donc lire : je, n'est plus misérable)
ouvre mots à ta porte (accepter les mots comme ils sont)
pour l'âme, hourde d'yeux (si l'on veut être initié, il faut ouvrir les yeux)."

Dehors, il pleut bien fort, il tombe des cordes et moi je tombe de fatigue. Je rêvasse, je papillonne puis tombant des nues et dénué de bougie (elle a fondu), je chute en douceur des nuages gris de pluie. Je reviens de plein pied botté dans la réalité. Il pleut vous dis-je et pas qu'un peu. Il fait un temps à noyer les grenouilles.

Minute-papillon !
Passant du coq à l'âne, je vais direct au Verseau. Comme chaque mois, je vous fais un signe astrologique.



"Tel un papillon émergeant de sa chrysalide,
Tu t'élèves et prends ton envol vers les cieux, libre de toute contrainte.
... Tu es seul et en même temps multiple car ton regard englobe
Tout ce que la terre porte ..."
"Le voyage de Ritavan" (Samuel Djian-Gutemberg, astrologue humaniste).

Consultons le livre de Jacques Bertrand ("Tristesse de la Balance") :
" ... c'est le milieu de l'hiver. On s'étonne du fait que l'hiver continue après Noël.
Le Verseau verse un peu de neige, puis de l'eau pour la faire fondre. L'eau gèle. Le Verseau verse un peu d'antigel. Sa passion pour l'équilibre finit par le conduire à l'inondation. On ne sait plus où on en est. Les Poissons commencent à se sentir à l'aise."
Eh ! Le verse-eau, ça suffat comme ci, faut savoir dire stop. Les bretons donnent le ton et te traitent de tous les noms. Ça suffit comme ça, espèce de tête à flaque, semble dire mon terrain détrempé.
Cet intell'eau est complexifiant mais faut pacifier :
"Le Verseau est un signe compliqué en quête de simplification."
Et quelle image donne-t'il de lui ?
"Le Verseau ne paie pas de mine. Il est de nature chétive.
... On le voit sur les photos, à un âge avancé, répandre le contenu de deux fioles, carafes ou amphores."
Tant d'eau nous rend tendu. Le versatile à tort et à travers se paie de notre fiole, nous laisse en carafe et se s'amphore.
"A-t-il trop bu ? Annonce-t-il le déluge ? Il rétablit l'équilibre ... Il répand équitablement la vie et la mort dans l'univers."

Dehors, il continue de tomber des hallebardes, des cordes, toute une bimbeloterie de choses. Carabistouille, billevesée ! Je crois avoir la berlue, ma voisine à piscine a aussi un petit lac dans son jardin. Quand au mien, il contient désormais des flaques comac.
- Et qu'en pense le yogi parapluie ?

Ma chandelle est forte !
Si ma chandelle est mouillée, rouillée, il faut réagir, d'autant que :
"Si nous prenons une image du cerveau et du système nerveux et que nous la retournons, nous sommes frappés de voir la ressemblance avec une graine en train de germer ... Ce constat va nous éclairer sur la posture de la chandelle (Sarvangasana) ... la tête est enroulée, comme la graine qui germe ; nos centres cérébraux, nos organes des sens sont en terre. Dans la chandelle, on n'a pas encore de point de vue, on sort par les pieds ! On se trouve en prise directe avec l'expérience à travers la posture, d'instant en instant, sous peine de retomber ... La chandelle nous reconnecte avec notre élan de vie originel."



"La chandelle nous interpelle dans notre humilité ... et en même temps, dans notre force vitale ... Elle nous apprend à vaincre la peur de perdre nos repères. C'est une posture d'adaptabilité."
Conseil-consigne :
C'est une posture royale, elle a droit à quelques égards. Elle demande à ce qu'on la prépare. Il nous faut donc allonger et assouplir le dos, libérer les épaules et les cervicales (à noter que les "servicales" qui ont trop servies ou qui sont trop rouillées empêchent la pratique de cette posture, elles font voir la vie en arthrose).
Une fois la posture prise, bien rentrer le menton (afin d'étirer la nuque) et relâcher les jambes. Les jambes lourdes redeviennent légères, les lourdeurs d'estomac s'estompent, puisque comme l'écrit Barbara Litzler :
"Avec chaque expiration, la posture se vide, le poids du corps coule dans le sol. Plantes de pieds très vivantes, l'inspiration se fait par les pieds, pour capter la lumière. Toute la posture est attirée vers le haut, comme la flamme d'une bougie."
Lorsque l'on revient de "Sarvangasana", prendre le temps d'accueillir et d'apprécier toutes les sensations corporelles. Alors, goûter simplement au plaisir de se sentir léger comme une plume d'aile d'oiseau ou un battement d'aile de papillon !!!



Les citations sur la posture de la Chandelle viennent du livre "Les saisons du Yoga" de Barbara Litzler.
A bientôt !



vendredi 15 novembre 2013

Shri Mahesh

"La Posture de Yoga est partout et en tout. Chaque geste est le reflet de l'intérieur."
Mon maître de Yoga.
Il a été l'un de ceux qui ont bousculé ma vie, à une époque où j'en avais envie. C'était dans l'air de mon temps, j'avais à l'époque un grand désir de m'envoler vers d'autres cieux. Alors évidement, puisque j'étais prêt, je l'ai rencontré ce drôle d'oiseau qu'on nomme gourou. Il allait me prendre sous son aile, ce gourou sherpa et m'aider à déployer les miennes. J'étais blindé, guindé et dégingandé. Il m'a guidé, déguindé sans me dézinguer moralement. Et moi, à toute berzingue, sans louvoyer, j'ai envoyé au diable vauvert tout ce lourd bastringue de dingue (notre "bagage familial" dont on hérite et dont certains aspects nous irritent) qui m'empêchait de bien piloter ma vie. Mais qui était Shri Mahesh, cet esthète de l'art du Yoga, à la parole savante influencée par Vayu (Dieu du Vent), dont je vante les mérites ?


"Chacun a sa voie et suit son chemin. Personne ne peut apporter le bonheur, on ne peut le trouver qu'en soi-même. Mon but n'est pas d'imposer à l'autre une voie, mais de donner des idées pour que la personne cherche par ses propres moyens."
Me voilà rassuré, pas de "gourou pie de sansonnet" qui te manipule, qui pousse la séduisante ésotérique sansonnette sans en avoir (de sens honnête). Moi le libertaire réfractaire, l'anarchiste pacifiste, je vais pouvoir chanter en coeur, en choeur et en corps, les "sens au net" sur un mode hindou. Mais le temps passe, je vous résume sa vie.
Né en 1924, Mahalinguappa Ghatradyal (Shri Mahesh), orphelin, est élevé dans un monastère de la région du Karnataka, dans lequel il apprend et pratique le Yoga dès l'âge de cinq ans. En 1942, il arrive en France, il est accueilli par Boris et Françoise Dolto. Sportif primé, il court le marathon en compagnie de Zatopek et Mimoun. Il étudie la médecine et travaille en hôpital (rééducation de personnes blessées et d'enfants handicapés). 1959 : il crée le Centre pour les Rapports Culturels Franco Indien, qui organise des expositions, des spectacles de musique et danse de l'Inde et des voyages. En 1969, il crée la Fédération Française de Hatha-Yoga et en 1981 : l'École Internationale Du Yoga Traditionnel*. Que faire pour aider le peuple indien à moins souffrir ? L'empathie, c'est bien mais le concret, c'est mieux. Alors, il participe activement à l'élaboration de son projet qui se matérialise par la construction d'un hôpital (à Halligudi, son village natal) dans une des régions les plus sèches et pauvres de l'Inde : le Karnataka.



Shri Mahesh s'est éteint en août 2007, ses cendres sont au Père-Lachaise.
Il a été l'un de mes repères. Il avait le même âge que mon père. Il ne le montrait pas souvent mais cet homme au regard d'aigle pouvait être espiègle, coquin. Quand nos regards se croisaient, je sentais qu'il approuvait ma malice. Il avait le front dégarni, mais il était parfois de Mahesh avec moi. Dans ces moments là, il devenait l'un de mes "pairs spirituels".


"Le point de départ et le point d'arrivée d'une posture, c'est le nombril."
"Son-Yoga" :
C'est un Yoga postural avec discipline de souffle ("Pranayama"). Les Postures se suivent et se rassemblent en famille (série d'asanas allongées sur le dos, par exemple), à bon escient. Elles s'inscrivent dans une progression douce et lente. Les postures se complètent et sont complices entres elles. Ce Yoga se soucie de l'anatomie et de la physiologie (le maître n'oublie pas son serment d'Hippocrate, yogi thérapeute avant l'heure). Cela explique le choix précis des postures (une posture délicate est préparée en amont), ceci dans la liberté de l'instant et de l'instinct. On s'applique à vivre la non-violence, tactique et tact actent pour ce pacte avec soi-même à la recherche du bien-être.
La séance basée sur la  concentration, le rythme collectif axé sur un même souffle, la suspension de la respiration dans l'immobilité, invitent à l'écoute de soi. On s'ouvre, on se découvre et on oeuvre pour s'accorder. Tel un musicien à l'écoute de son corps instrument, on accorde son mental agité. On se donne du temps, du tempo, du tempérament, et c'est bon pour les artères (pour ma part, cela me soigne et me libère de l'emprise de ma locataire, Miss Parkinson et son affreux caractère).
"Dans les Asanas, identifier le corps à une fleur : baisser un bras, une jambe, comme un pétale de fleur qui tombe au sol, sans bruit, délicatement."
Voilà, l'âme Mahesh E.I.D.Y.T* (la messe est dite, à dire avec le S qui CHuinte), faut que j'aille faire ma séance de Yoga, sinon je vais me faire enguirlander par l'heureux père spirituel. Régalade d'autant plus grande que je vais tester la natte Ardelaine, tapis de Yoga en laine, que l'on vient de m'offrir pour mon anniversaire.
Namasté !

"Comment taire ?" :
- Alors, c'est koa, l'eidyt avec un Astérix ?
Edith de Nantes
- Ben, ça doit être le genre "Cité plus haut, retrouvez l'astérisque".
Edith donc (Ecole Internationale Du Yoga ...)

vendredi 16 août 2013

Chaise musicale : au "Perd la chaise."


Il fait beau, c'est l'été ! A Andernos, les touristes sont joyeux Ils sont à la fête et elle bat son plein. Ailleurs, c'est la larme, noyades à répétition, des "tout risques" coulent et des "tout tristes" se noient dans leur chagrin.
Et si j'en profitais pour parler des artistes qui m'ont plus, émus et qui ont disparu, qui ne sont plus là mais toujours bien présents en moi. Malheureusement, et même si je limite la liste à l'année entamée, Saint Pierre n'a pas eu le temps de s'ennuyer. Alors dans votre mémoire, trouvez des repères et asseyez vous bien sur une chaise (non je n'ai pas dit de prendre place au Père-Lachaise). En effet, coté coeur ou cancer, ça déchante en choeur et de concert : Bernadette Laffont , Ray Manzarek (clavieriste des Doors, entre autre), Bob Brozman (lire article "Ukulélé"), Alvin Lee (guitariste rapide, conscient du temps qui passe, leader du groupe "Ten years after"), les dessinateurs poètes Comès et Fred, le chanteur écorché vif  D.Darc, le metteur en scène fantaisiste Jérome Savary, J.J Cale le rebelle cool et du même acabit : Moustaki. Moins posé, Artus De Penguern.
Et j'en oublie, je continue ma déchirante sélection (le blog oblige à la concision). Alors voilà, faites vos jeux, pariez sur mes trois choix finauds. Vous qui me connaissez, vous savez que je vais vous parler d' ... Artus, Jay jay,et Fred.
Puisqu'il vaut mieux être assis qu'être rassis ou raciste, parallèlement, je vais vous faire l'éloge de la chaise. Chaises inanimées avez-vous une âme ?




- "Tu parles Charles, où avez-vous vu que les chaises étaient inanimées ? Quand à l'âme, elle est plutôt farceuse. Si l'on n'y prend garde (et de la façon dont la chaise opère), on peut vite se retrouver au "Père-Lachaise", semble nous dire l'irrésistible réalisateur de films d'animation et de courts métrages Morman (Ooops ! petit dérapage freudien et franglais, sorry)  Norman McLaren, dont j'adore la quasi-totalité de l'oeuvre.

"Le type qui a le coeur sur la main et le cul entre deux chaises ne peut que finir à l'hôpital."
Pierre Perret

Artus de Penguern :
Comédien, réalisateur et chronicoeur de talent et de ma génération (1957), ce vif d'esprit et de corps ne restait pas en place sur sa chaise "France-Inter". Pendant ses interventions, il n'arrêtait pas de bouger dans tout les sens, il chaiseticulait. Et moi, la tartine beurrée à la main, je me régalais de ses emballements et je me payais une bonne tranche de rigolade ! Je riais à gorge déployée, à tomber de ma chaise. C'était le top du pote qui t'épate et puis un jour stop ! Le silence et l'absence, ma chaise Nikéa ne risquera plus de se démonter, m'évitant ainsi de tomber à la renverse, de me casser la margoulette. Le chut ! éloignant la chute.
Dans le document qui suit, l'artiste mime (bien vivant, lui) James Thierrée fait parler son corps. Là encore, je suis mort de rire. Il a le même débit qu'Artus mais l'astuce du lascar, c'est qu'il ne dit pas un mot (malgré sa chaise récalcitrante et réfractaire, avouez qu'il y aurait de quoi maugréer, de quoi devenir groniaud*). Il est hyper doué, ça vient de famille puisqu'il est petit-fils d'un certain Charles Chaplin.





James Thierrée fait son Yoga avec une chaise introvertie et caractérielle. Et c'est à tomber de rire ! C'est lui qui pratique et c'est moi qui profite de ce Yoga rigolard. A nous deux, on vit pleinement ce Yoga d'expressions courantes. A le voir, on n'hésite pas à : "Se tenir les côtes", "Se tordre", "Se taper le cul par terre", "Rouler par terre de rire", "Être secoué de rire".
En prenant la posture yogique "Utkatasana" (la chaise) ou en saisissant une chaise (encore faut-il qu'elle soit apprivoisée), on peut aussi "Se taper les cuisses de rire" (vous connaissez, vous, les"cuisses de rire" ? les cuisses de grenouilles sorties de la cuisse de Jupiter, ça oui, mais les ...). Il faut savoir que cette expression n'est pas à prendre au figuré. Il s'agit de s'imaginer en position assise, là "Se taper les cuisses" un bon moment. Puis s'apercevoir qu'à force cela décuple le rire. Cette posture expressive évoque un rieur plié en deux qui rit avec entrain. Avec ce même entrain, rendons nous en pensée au Québec. Là aussi, les expressions populaires, tabernac (prononcé tabarnak) !, travaillent le corps accord, surtout si c'est "En pas pour rire" (vraiment, à l'extrême). Parce que là-bas, si on "s'entend à rire" (avoir le sens de l'humour), on va "Avoir la gueule fendue jusqu'aux oreilles de rire" et "Être bleu ou noir de rire" (rire aux éclats).
Thierrée doit se dire que plutôt de mourire, mieux vaut continuer de rire encore et en corps !
"Si les genoux se pliaient dans l'autre sens, à quoi ressembleraient les chaises?"
 Roland Magdane
Bon, c'est pas tout ça, mais c'est l'heure du Yoga. Tiens et si je pratiquais "Utkatasana' ?
En plus, je sais que Miss Parkinson ne l'aime pas. Par contre, en ce qui me concerne, cette "Chaise yogique" me met à l'aise et me tonifie :  elle renforce mon dos, mes abdos, mes chevilles, mes fessiers et mes cuisses (quadriceps).
"Utkatasana" signifie : posture puissante. Elle développe notre force intérieure. Les trois personnuages évoqués augmentent notre potentiel (même si l'un d'eux est désormais désarmé et "pote en ciel") rieur. Au fait, la posture consiste à s'asseoir sur une chaise invisible qui a une âme tranquille. En voici un croquis anatomique explicite :



Crédit croquis musclé : "Yoga, Anatomie et mouvements" de Leslie Kaminoff.
*Groniaud :  mot inventé par le cinéaste Pascal Thomas, c'est une belle façon de dire grognon.

Voilà voilà, comme aurait pu dire Artus : "Je dis halte à ... cette chronique !" et "Salut bande de nazes, à la semaine prochaine !".
Salut l'artiste ! Viens quand tu veux, je te laisse une place dans ma mémoire.

                                                                  "Ça marche !!!"

   

vendredi 29 mars 2013

Les bienfaits de la Salutation au Soleil

Les effets de Surya Namaskar :


Pour les parkinsonnés : 
"S'ils y rentrent K.O, ils en sortent O.K" (comme aurait pu le chanter le musicien congolais Franco).
Pour moi, c'est une façon de m'accorder (tel un instrument de musique). En corps heureux ...que je sois prof de yoga. Le hatha-yoga est ma parade au paradoxe déprimant ( de prime abord puisque tout se transforme ): le prof du mouvement juste se retrouve juste en partielle paralysie (l'Akinésie ). Mais par la grâce du yoga, je peux plus facilement accepter cet état défait et de fait m'arranger avec; mobilisé par la salvatrice suite yogique, je redeviens plus mobile.

Pour tous :
C'est une excellente et chaleureuse mise en route. Sachant que ça chauffe, mieux vaut en limiter la pratique lors de période de canicule (a contrario de janeiro, s'en servir comme radieux-teur quand il fait froid).

Elle agit sur l'ensemble du corps. Douze douces séquences, chacune fait travailler une partie différente du dos. Comme pour toutes les postures, l'exécution n'est pas mécanique ( on n'est pas des yogis-fakirs, des rouleurs de mec-clanique). Il faut y ajouter présence, ressenti et observation.

 La Salutation ensoleillée assouplit et tonifie "L'Arbre de Vie" (la Colonne Vertébrale). Les mouvements sont coordonnés avec la respiration : Inspiration-Extension, Expiration-Flexion. Pour le dos, l'alternuance de ce flux flexible procure Luxe,Calme et Volupté. Le corps ré-accordé est ravi-goré !!!

  • Elle augmente la force, la coordination, la concentration et l'enracinement. Elle régule le foie et ravive la joie. Elle régale l'esprit et améliore le rythme cardiaque (les gens vieux font des envieux, ils ont la gniak, et s'transforment en personnes jazzées).
  • Elle permet la maîtrise du souffle, l'oxygénation du sang; masse les organes, favorise le transit et le sommeil.
  • Elle élimine les toxines, le stress et l'anxiété. 
  • Elle répand équitablement l'énergie dans le corps, cela évite d'en avoir trop dans la tête. Le plexus solaire s'ouvre et ...
On s'incline devant le soleil levant (Nam : s'incliner).

Le "Nam" de Namaskar, celui-là même. On salue le soleil qui se lève : c'est donc un rituel matinal, l'idéal pour partir du bon pied, bon oeil, Bonnard-bonheur (tout çà pour dire que je prends mon pied à voir une toile du fameux peintre). Vous voyez le tableau ? Non, alors le voilà :

                  Pierre Bonnard - "Nu à contre-jour" ou "L'eau de Cologne" (1908)

La Salutation ô sommeil :
Pour des raisons de difficultés d'endormissement, j'aime à pratiquer le soir tard ou la nuit ce que je nomme "la Salutation au Sommeil" (c'est la même que l'autre,mais "piu lento"). Et alors pendant que je m'assouplit sans cesse, sensass! je m'assoupit. Puis, tombant de fatigue, je saute dans mon plume et Chut! dans les bras de Morphée.

A méditer en écoutant le groupe YES (chanson "Nous sommes du Soleil").


Ou tout simplement, en faisant une pause vidéo.
Bon sur ce, je publie et je sors me promener. Dehors, le Soleil a fait son Yoga, ça se sent, il brille de mille feux. Il est cinq heures, pars hisse et veille (tiens, un holorime : Paris s'éveille; Je rédigerai un article sur les bizarreries du Français, un d'ces quatre). A Andernos-les bains, il n'y a pas que le soleil couchant qui soit touchant !!!
Allez, un p'tit dernier pour la route, celui-là est de "Vis que tort, Hue!Go!" :

Ah là, mêle, ancolie.
A l'âme, élans, colis
A la mélancolie.                                                                         

vendredi 1 mars 2013

Yoga : Ce qu'il faut éviter de faire, suite.

                                                                     
On peut venir élégant mais pas avec des gants.

Yoga : Evitons 2...
Vous allez me dire :
- Mais si on ne peut pas venir à la séance sans nos emplettes, nos gourmettes, nos trompinettes, nos tourniquettes pour la vinaigrette ( le chanter comme un air d'opérette à la manière de "Bison ravi"*) et le dunlopillo (pour faire dodo)...ça sert à quoi de venir au Yoga ?
Et bien, je vous renvoie la question.Vous qui savez, n'hésitez pas à me répondre. Bon! Continuons l'inventaire.
Pas besoin de lunettes, ni pour voir clair en soi, ni pour la séance-séquence de yoga. On débranche sa télévision intérieure, on arrête son cinoche moche dans sa caboche et on vit, on suit sa séance sans en perdre une miette. On fait comme si on regardait un film passionnant au suspense haletant. Il est aussi intéressant de "voir-sentir", suivre le plan-séquence d'un mouvement du corps qui vous amène à une posture. Tout aussi bénéfique : projeter une image joyeuse sur son écran frontal.
Alors les lunettes, on s'assoit dessus. Euh! Non ...Trop tard.

A éviter : en posture, le mouvement de tête vif et brutal "gare au torticolis", le regard hagard où l'on s'égare en direction du miroir fatal. Tout cela, juste pour se voir ou pour savoir (si l'on est le plus beau dégât ou la poubelle pour aller danser, tralala ...).

 "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux".
                         Saint-Exupéry

Une chose sûre: on ne garde pas ses chaussures. Pour les chaussettes, ça se discute : si on est frileux, mieux vaut les garder. Juste savoir qu'il existe de nombreuses terminaisons nerveuses sous la plante du pied. Donc, pour lui, être nu, c'est tout bon. M'enfin! l'important c'est d'être à l'aise ...pour prendre son pied, nu ou enchaussetté.
Extrait du livre épatant et hilarant : "Qui a dit que le Yoga ne servait à rien?" de Jean.

Cultiver l'art de vie (le yoga), être pile à l'endroit où on se sent bien. La simplicité est de mise, vive Pierre Rabhi !, cet écolo à l'esprit yoga, qui prône la sobriété heureuse. La simplicité au service de la joie. On a juste besoin de soi. On vient avec son corps, son esprit, son souffle et c'est déjà beaucoup !
-C'est ça, et pendant que vous y êtes, on peut aussi pratiquer nu !!!
-Why not ? (de musique)

 "Vos vêtements vous cachent une grande partie de votre beauté et ne cachent surtout pas la laideur. Et bien que vous cherchiez dans les vêtements que vous portez la liberté de la vie privée, vous pourriez y trouver un harnais et une chaîne."
                Khalil Gibran
*Devinette fa-si-la trouver : "Bison ravi", qui se dissimule derrière ce pseudo-si-do-ré-mi-fa-sol (les notes pour le début de chanson dont vous pouvez aussi me donner le titre : "Autrefois pour faire sa cour...")?

Note à bonnet : Pour ceux qui viennent de s'acheter une guitare, jouer "Cmaj7(l'accord de Do...facile à jouer) pour commencer et "Eb" (Mi bémol) sur cour.