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mercredi 17 mai 2023

"Sa marche"

Quant tu tombes bien bas,
parle tout bas.
Si ton esprit est toujours là,
fais ton yoga.
Si l'vent emporte Sylvain.
Alors, le bien c'est le rien. 


"J'étais tombé du rebord de la fenêtre. Il avait fallu huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J'étais tombé sur un tas d'os ... "la Grande Santé", elle menait au désastre, j'avais pris cinquante ans en huit mètres ! ... "On m'avait ramassé. J'étais revenu à la vie."

Clopin-clopant, colporteur éclopé, la clope au bec, il ne veut pas qu'on le fasse marcher pour des clopinettes, pour le rééduquer !

La noblesse d'une vie de flânerie : marche psyrituelle ou ballade spirituelle (Hermann Hesse, nouvelle écrite en  1915) ?

"J'avais croisé une chute d'eau cascadant dans les mousses, longé les eaux d'un lac vert et remonté les pentes. ... Et la lecture de Knulp sur les talus avait achevé de me démoraliser."

"Si je voulais marcher rêveusement, escorté de pensées bienveillantes, il me fallait une géographie d'allées forestières avec de temps en temps une auberge où des chopes de bière mousseraient sur des tables de bois."



"Le soir, je jetaii mon bivouac sous un  un arbre choisi, un chêne vert ou un pin. ils me tenaient ombrage, compagnie, parapluie, au cas où. Mes nuits sous la jupe des arbres étaient des nuits du soleil."

"Ma jouissance se nourrissait du retour de mes forces. Guérir tenait du processus végétal : la santé se distribuait dans l'organisme comme les fibres de la plante. Elle rampait, poussait. Mon soin était de la laisser se déployer en jouissant mezza voce de l'effort modéré de la marche."

Pour lui, la marche est une pêche à la ligne ... Une pensée avait mordu ! N'empêche; cela fait envie.

Quelle mouche le pique ? Il ne peut pas "sans pécher" de "poésiter" cet "hubert-lulu", poisson polisson en nage, qui enrage, qui râle, qui couine, curieux comme une fouine, fou furieux en marge et en sage .

"Le soir, je m'endormais et les images de la lanterne magique défilaient derrière mes paupières. Etais-ce là une vie réduite ? Oui mais réduite à sa plus simple expression. La plus belle, peut-être. Le défi était de faire durer cette douce tension."

Namasté !

Voilà, fin du périple, nous espérons que vous avez fait bon voyage; vous pouvez maintenant jouer ou jongler avec les pensées Tessonnières et ainsi passer de la "diagonale du vide" à la "diagonale de vie" !!

vendredi 28 avril 2023

"Pérégrinations de sylvain Tes sons"

La fin d'un monde abscon. Le guide du jour : Sylvain Tesson :

 "Usage de la fenêtre : Inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir."



"La diagonale du vide"

"Le silence, c'est le bruit que fait le temps en passant."

La période est critique, tranchante comme un Tesson de bouteille à l'amer !

Sur les chemins noirs de la France oubliée, voici les déboires d'un sauvage distingué, "Si le vin tes sons", interdit à toute boisson alcoolisée.

Le pote poète nous montre des vaches mal lunées, des rigoles toutes de traviole et des rochers abime-guiboles. Eh ! L'apprenti de la vie, abruti par l'ennui, tu peux numéroter tes abattis : randonnée en rang d'oignons n'est pas raison.

Deux hommes en conversation dans un cimetière : l'un décède, adieu la valise et l'autre cède et lâche-prise.

Le vivant ferme les yeux de celui qui vient de mourir et celui qui vient de mourir ouvre les yeux du vivant !


Toujours est-il que les péripéties de Sylvain Tesson m'interpellent. J'irais bien, comme lui, à la recherche d'un nouveau mode de vie, dans des contrées zarbies, dormir à la belle étoile, à ma guise mais il faudrait que je me déguise en héros (Miss Parkinson me préfère en parano) !
En tant que petit chamanimal, j'ai le pouvoir de repérer et de réparer les blessures de mon âme (mais le boulet Lucie-fer Parkinson, c'est du lourd !).
Partons à la rencontre de gens géniaux , tel Jean Giono.

"Quand on est malade rien ne chante plus fort que l'envie de guérir."

"Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger."

"La mort attrape d'abord ceux qui courent."



"L'homme est un enfant capricieux qui croit que la terre est sa chambre, les bètes ses jouets, les arbres ses hochets."

Sylvain Tesson

Après la parution du livre (mon prochain sujet), voici une adaptation "version cinéma" de Denis Imbert !

Les chemins noirs forment un ensemble de passages secrets à l'écart des routes et des circuits de randonnées balisées !

Tout juste sorti de son hopital (centre de rééducation), il décide de prendre en main son destin et de prendre son pied à parcourir les chemins de France.

La traversée comme réparation de son corps meurtri, voilà son mantra !

Le film buissonnier est intéressant, il donne à voir de la beauté : de charmants coins calmes, loin du vacarme citadin et il donne à voir sous un autre angle, des pistes, des sentiers, des chemins de traverse.  

L'acteur principal c'est "J'endure jardin", le plaisantin s'est bien investi dans ce rôle de voyageur observateur. Il se met au diapason des différentes ambiances pastorales. Il s'épuise dans les temps tendus des escalades puis puise de l'énergie bienvenue dans toutes ses escapades !

La solitude et le silence ça n'existe pas. Celui qui écrit n'est jamais seul, il vit et vibre avec ses personnages. Quand au silence, il suffit de méditer pour savoir que les sons de la nature sont toujours là, bien présents, de plus, nos propres sons nous rappellent à la réalité.  

A la croisée des chemins, on trouvera, la marche à suivre, la carte à la main !

L'as désastre trouve toujours son chemin la carte hygiène (IGN) à proximité.

Suite et fin au prochain numéro, à bientôt !!!

Namasté !

vendredi 16 avril 2021

"Delay lama"

Dalaï lama : "océan de sagesse" (terme d'origine mongol).
Delay : retard.

Le Dalaï lama est quelqu'un de bien.
C'est un être sage souvent en avance sur son temps mais qui peut être parfois misogyne et en "delay" (en retard sur les moeurs de l'époque, sur la place des femmes dans notre monde). Chez les bonzes hommes tibétains pourquoi n'y a t'il pas de "bonzesses" (gonzesses bonzes) ?
Ses citations font souvent mouche mais certaines sont louches.

Concernant sa réincarnation :

"Si c'est une femme, il faudrait qu'elle ait un visage très très séduisant. Il faudrait qu'elle soit très séduisante parce que sinon, elle serait inutile."





Delay baba et les dix voleurs d'énergie.
Les cambrioleurs gourmands nous chopent et nous vident, ils nous chipent et nous échappent !
Alors on porte-plumes dans le bureau des plaintes où on porte plinthe dans le salon ?

Le premier de ces dix voleurs, c'est la plainte. Eloignez-vous des personnes plaintives toxiques.
Si je porte plainte, c'est lourd de conséquences !
J'en ai  plein le dos et je me plante.

- Le toxique te parasite !
Tu ressasses le stress des paranos en détresse. Tous ces détritus psychiques qui nous harassent, il faut qu'on s'en débarrasse. Ne nous laissons pas "empoubellé" !
Et rappelons nous que l'enfer ce n'est pas forcément les autres mais que cela peut venir de nous-même.
"Si votre esprit n'est pas ouvert,
garder la bouche fermée."
Einstein
Faire son bilan de vie ! Régler ses dettes à temps.
Compta ... rebours, la vie passe, puis un jour on trépasse, on remet le conteur à zéro !
"Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends."
Nelson Mandela






Tenir ses promesses ne doit être une prouesse.
Les promesses en suspension : être une personne de parole, sinon c'est pas drôle.
La procrastination est à proscrire. Evitez les promesses pour faire plaisir.

Eliminer les tâches négatives, faire ce que l'on aime !
Autant que faire se peut, il nous faut déléguer !
      
Reposez vous ou agissez !
Une sieste pour aller mieux, une opportunité à saisir pour aller plus loin.

Desordonnés : rangez, jetez et organisez !
"Chaque chose à sa place et chaque place a sa chose."

Pardonner !
"Pardonne aux autres, non parce qu'il méritent ton pardon mais parce que, toi, tu mérites la paix."
Christophe André
Accepter :
"Accepter, ce n'est pas de la résignation. Rien ne fait perdre plus d'énergie que de résister et de combattre une situation que vous ne pouvez pas changer."
DL
Je suis maintenant prêt à accepter toute la joie et la prospérité que la vie m'offre.

Prenez soin de vous :

Je prends soin de mon corps pour faire le plein de vitalité.
Je suis bon avec mon corps et mon corps est bon avec moi.
Il nous faut dédier une partie de notre temps à notre corps.

Se confronter au réel, aux difficultés !
On vit dans un monde d'anges heureux (mais pas que... ) !
"Affronter les situations toxiques que vous tolérez. C'est la manière la plus saine de faire face aux problèmes."




"Om mani padme hum." (Que le joyau soit dans le lotus) !!

Namasté !!!

mardi 31 décembre 2019

"Triste-riant Bobin"

"Les livres agissent même quand ils sont fermés."
"Christian Bobin !"
Invité télé de la Grande Librairie, il nous a fait du bien Bobin. Et une fois l'émission terminée, on n'avait plus qu'une envie, c'était de la revoir !
- "Tous à vos cassettes, n'oubliez pas de remBobiner !"

Rajoutes-en dans la joute.
L'un des passe-temps préféré de l'écrivain consiste à associer deux choses contraires, tout ce qui rend la conversation joyeuse et batailleuse le ravit.
"Le noir donne de la lumière."
C'est le roi de la formule jubilatoire et libératrice :
"Je préfère mettre l'accent sur les grâces de la vie."
Synchronicité !
Intéressant de rapprocher ce dernier livre de Bobin sur son ami Pierre Soulages "Pierre," avec son intrigante virgule et le calvaire de Pierre (un être cher), suivi par sa famille.
Nous sommes tous les jours en émoi, à suivre les délires d'un macabre feuilleton dont le titre pourrait être "Pierre." (point final : "il ne passera pas l'année", dit le docteur). Cet aphorisme de Bobin nous parle :
"Les gens qui savent ne sont pas toujours les gens qui sauvent !"


"Les gens hyper-sensibles sont en train de s'effacer."

Ses livres nous aident "à réenflammer nos vies" !
L'auteur cherche à t'étonner et écrit en tâtonnant :
"J'écris avec une main d'aveugle, à tâtons."
Pourquoi écrit-il ?
"En écrivant, j'essaye de respirer, j'essaye d'être vivant !"
"Écrire pour être moins malheureux !"
"Le livre est un petit monastère qui nous relie."
"Écrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir."


"Les médecins sont comme les adultes quand ils parlent aux enfants, ils vous parlent pour que vous n'entendiez pas, ce qui fait que vous entendez trop."
"La joie va toujours avec la frayeur, les livres vont toujours avec le deuil."
La parade des paradoxes !
"A quoi reconnaît-on les gens fatigués ?
A ce qu'ils font des choses sans arrêt.
... c'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent."

Des gens qui le fatiguent, ce sont les experts, les spécialistes ("je n'aime pas la cuisine des cuisiniers, la poésie des poètes ...").
"La protection, ça protège tellement que ça protège même de la vie."
Un regard à part : ça marche !
"Quand je veux voir le bout du monde, je regarde le bout de mes souliers."
L'amour c'est bien mais c'est un peu fatigant, mieux vaut préférer l'amitié :
"L'amitié apaise l'amour."



"Distrayant beau bain" : bambin flanqué de son innocence, va se flaquer afin de prendre un bon bain de jouvence !
"... La joie dont je parle ici ressemble au sautillement, bref, suspendu, d'une enfant dans des flaques d'eau. Passagère, elle nous traverse le cœur par intermittence.
Pourtant, étrangement, elle est plus nous que tout autre chose. L'enfant qui sautille convertit la petite malédiction de la pluie en jubilation, en jeu.
Cette joie transforme toute malédiction en gaieté. C'est quelque chose vers lequel nous pouvons tendre, un soleil à venir." 



Au lieu de devenir flasques à Villeneuve d'Ascq, de prendre des claques à Bergerac,
laissez donc le bon temps rouler, ensoleillez vos vies, évitez de crier, créez !
Et écrivez.
Ne sombrez pas dans l'obscurité ou alors allumez votre petite lanterne en relisant Bobin  :
"Le noir donne de la lumière."



Voici des vitraux de l'abbatiale Sainte-Foy (à Conques). Du Soulages cool orange qui point ne dérange et qui traverse les âges. Je préfère son style "brou de noix" à ses ambiances "brut de noir" !
Soulages est accro au noir (comme Klein se droguait au bleu).
Soulages voit tout en noir et a cent ans tandis que Yves Klein qui voyait tout en bleu est mort jeune (34 ans). Si ça se trouve Soulages se soulage dans la peinture et ainsi, il n'a pas d'idées noires !
Peut-être qu'Yves Klein a pris trop de marrons dans la tronche (vous voyez le tableau) et que son corps rempli de bleus n'en croyait pas ses yeux d'avoir aussi tous ces bleus à l'âme. Toutes ces pensées "mort-rose" ont dû usé le coeur grenadine d'un "Yveux calins" en manque d'amour (qui meurt l'année de son mariage). M'enfin, j'raconte tout ça sans connaître la vie et l'avis de ces deux peintres monochromes. Revenons donc à nos moutons ... ou plutôt à ...

Un peu de légèreté dans ces moments pesants :


Samedi 28.12 début d'après-midi. La scène ne manque pas de piquants :
Tiens, dans le jardin, un hérisson passe ... puis repasse, se pose et se met à nous parler :
"Je venais juste vous dire bonjour mais ... j'ai une mauvaise nouvelle, d'ici peu Pierre. partira !"
Samedi 28.12, début de soirée (19 heures) Pierre. déjà un pied dans la tombe, succombe.

P.S : le livre "Pierre." se ferme. Je viens de terminer l'article et Pierre s'en va !

Et je recite Bobin :
"Les livres agissent même quand ils sont fermés."
Qu'ils se nomment "Pierre," ou "Pierre."
Rappelons que Pierre, Soulages est centenaire (il est né le 24.12.1919).
Par contre, Pierre. soulagé n'avait que 47 ans.

Crédit dessin : Geluck.
Bonne lecture, bon vent !
Yamasté !

mardi 1 mai 2018

"Higelin le baladin"

"Lorsque j'ouvre l'oreille, j'ouvre mon cœur, mon corps, mon esprit et mon âme."
Higelin, le sage !
Après l'extravagant qui voit grand et qui ne manque pas d'airs dans sa tête, voici l'oeuvrier découvreur et ouvreur de fenêtre :
"Ouvrir des fenêtres, écarter des carcans, c'est le plus beau rôle de l'artiste."
Fermez la porte et ouvrez vos esgourdes :
"J'écoutais du jazz dans ma chambre. Mes parents entraient et me disaient :
- Qu'est-ce que c'est que cette musique de nègre ?
Tu pourrais arrêter de faire du bruit !
Maintenant, sur scène, on entend les rappeurs dire au public :
- Faites du bruit !!!
Ce décalage, cela me fait tout drôle !"
"L'humour dédramatise et fait respirer mieux."
"L'humour et l'amour sont les armes des gens sans armes."
"La musique, c'est ce qui fait le lien, ce qui nous connecte avec les autres."
Avant de partir à l'étranger, apprenez donc la langue et la musique du pays visité et pendant le séjour, allez d'abord à la rencontre de "l'original Pierrot du coin dans son quotidien", puis dans un second temps, découvrez "la vieille pierre qui vous en bouche un coin".




Sur scène, Higelin était un orateur éloquent.
Ce trublion troubadour se lançait sans complexe dans de longs soliloques parsemés de digressions, d'embardées lyriques et de fulgurances poétiques !
Il avait du bagout de bon goût cet éclectique excentrique qui disposait d'une "solide dose intérieure de plaisir de vivre".
Sous influence jazzy fantaisie, sa musique entrainante et vivante se situait parfois entre Trenet et Vian,  C'était un expert en phrases et en phrasés jazz, sans emphase mais souvent bien en phase avec l'humain.
Il n'hésitait pas à parler de la vieillesse :
"J'aime bien ma vieillardise."
"Jusqu'à 50 ans, on est jeune et beau. Après, on est beau !"
Et de la mort :
"La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent."
Sa première chanson enregistrée a pour titre "Je suis mort, qui dit mieux ?"
Et après, au temps de l'enterrement, quelle ambiance installer ?
Cela dépend de l'esprit de chacun. Prenons deux chanteurs récemment disparus : le défunt défait Johnny Halliday et le défunt dauphin Jacques Higelin.
Le premier, tristounet, a eu des obsèques dans la "communion nationale", le second, joyeux luron, a été enterré dans la joie. Halliday est couché dans un cimetière tropical bien loin des siens, Higelin est assis à Paris, à l'aise au Père-Lachaise. De toute manière, comme le disait si bien Cocteau :
"Le vrai tombeau des morts, c'est le cœur des vivants."
Tiens ! un autre chat (lire "Higelin l'enchanteur") passe et pense aussi à ceux qui trépassent.




"On ferme les yeux des morts avec douceur. C'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."
"Epitaffe" :
Pour Cocteau, on n'est pas surpris du "Je reste avec vous." (après la citation du tombeau cœur).
Higelin la donne dans sa chanson "Pars" :
"Pars, surtout ne te retourne pas, pars, fais ce que tu dois faire sans moi, quoi qu'il arrive, je serai toujours là."
Dans son dernier CD "Higelin 75", une chanson "j'fume" dit :
"J'attends que le fossoyeur me creuse une tombe au Père Lachaise."



Voilà, Higelin est parti, "tombé au ciel", peut-être retrouvera t-il d'autres originaux atypiques : des artistes comme ...
Cocteau, Rimbaud, Crolla (son prof de guitare "Django"), Trenet ou Lennon (nés à neuf jours d'intervalle, ces deux natifs de la Balance se fichaient des convenances et cultivaient la fantaisie, le non-sens et l'élégance) ...

A l'entrée du Paradis des baladins plaisantins, j'imagine ces deux gamins, entartant à la manière du vengeur pâtissier Godin, les pompeux cornichons égarés en ce lieu sacré. Ils s'amuseraient à ne laisser entrer que les fous chantants, les "aéroplaneurs blindés", les zozos ésotériques du zoo zazou : trolls, djinns et tous les "Jackie Gelin" guérisseurs : "lutins, lucioles, feu-follets, elfes, faunes, farfadets" !

Crédit illustration : l'affiche "Higelin au Casino de Paris" est signée Razzia.
Les chats sont de Cocteau et Geluck.

Allez, bon vent, caresses et bises à l'oeil  !
Yamasté !!

samedi 25 novembre 2017

"Post-it positif"


"Affirmactif" : suite des affirmations positives.
Voici de nouvelles phrases motivantes :

"Je prend soin de mon corps pour faire le plein de vitalité."
Si je me sens vide, livide et si je me plains que ma vie manque de sens et d'chance alors ... je fais le plein des sens, avec du carburant "yoga musicothérapie mon gars, tu t'amuses et t'es ravi".
Je taquine la muse et m'amuse à faire tout le toutim anti-frime, le ramdam anti-drame et le tintouin tsoin-soin  qu'il faut pour être juste, simple, clair, calme, à l'aise et balaise !!!




Que la fête des sens commence, que ma vie pétille, vibre, rigole et jubile !!!
Pour éviter la panne ou la peine des sens, c'est juste une question de bon sens, il suffit de se remettre sur la voie de la joie, et alors, comme disait Depardieu (dans "Les valseuses" de Bertrand Blier)  :
"On vivra à la fraîche ... tranquille ... décontracté du gland".
Détendu de l'abricot fendu, on ira heureux, on rira et on aura la fesse joyeuse !
Il s'en tire bien celui qui sait bien se sentir ... à l'aise, par contre, celui qui "ne peut pas se sentir", prend le risque de "se sentir mal" !
L'esthète au beau regard sachant s'en mettre plein les mirettes ou s'extasier devant un tableau de Monet, une architecture de Gaudi, un dessin de Moebius, un coucher de soleil d'Andernos, un corps vénusien, est un homme bienheureux qui cultive le goût et l'envie de vivre.
On peut aussi se nettoyer les oreilles et la tête avec des musiques méditatives, minimalistes, répétitives ou simplement "kiffont kiffer" !
Sans oublier la nourriture, qui permet au gourmet déprimé, de reprendre goût à la vie et encore un peu de cet excellent risotto qui rend plus costaud !

L'humain ne changera le monde que par la culture souriante et l'agriculture "résonante" (en harmonie avec la nature), certainement pas par "l'aigri-culture" (qui assombrit nos vies) !



"Je libère mon esprit."
J'en profite pour me  décoincer, me débarrasser de la pesanteur sociale : carcan des cancans, boucan concon du dégoûtant "quand dira-t'on" et du rikiki "kicécelui-là ?"
Face au trissotin "souffrir pour ne pas s'ouvrir", proposons-nous plutôt de sourire au "s'ouvrir pour ne pas souffrir".

Voici encore quelques phrases généreuses (et pas gênées d'être heureuses) :

"La vie est un jeu amusant et je désire y participer."

"L'univers pourvoit toujours à mes besoins."

"Je sais me détendre et laisser aller."

"J'aime faire ce qui me permet de me sentir bien."

"Je sais accepter toute la joie et la prospérité que la vie m"offre."

"J'accepte mes sentiments, comme faisant partie de moi-même."

Voilà, que vous soyez Mickey Mahousse ou Niqué Mouise, fichez-vous la paix et souriez-vous !
Namasté !

Dessin des chats et des Shadoks : Geluck et Rouxel !



samedi 11 novembre 2017

"Présentez larmes"




L'homme peu présent n'est guère plaisant !
"Guerre il y a" dans notre tête, l'homme, guerrier  luttant contre lui-même, se noie dans ses contradictions. Empoté et emporté dans sa guérilla intérieure, il ne se donne guère de moyens pour devenir un jour un être aguerri gai, rieur guérisseur !
Au lieu de se poser pour s'apaiser, il préfère prendre des poses et s'opposer. L'homme pressé stressé consomme trop, se drogue à l'opium du populo, au "tripalium" (boulot) et à l'argent qui rend dingo.
Tout cela lui donne du tracas, amène de la confusion. Parfois, il s'en mord les doigts. Ce mordant à remords sait bien qu'un jour, il faudra payer l'addiction à l'addition (toujours plus).
Résultat des courses : il perd ses repères puis désespère !!!
Les pensées négatives lui prennent la tête, tapent l'incruste. L'homme vachard et le revanchard fulminent et ruminent. Tout le monde se fait chier et partout, c'est la merde en fait !
Au niveau perso, les sujets de mécontentement ne manquent pas, chacun est son propre bourreau et possède (ou est possédé par) ses vilains démons intérieurs.




Et si ce onze Novembre ci, on décidait de se foutre la paix. On arrête de ressasser ses soucis, de martyriser son corps, on réfléchit et ... c'est pas triste !
Notre corps devient un ami, qu'il soit djeun ou ieuv, il nous séduit !
Les rides sont des lignes de vie, des preuves d'expériences qui dessinent pour le présent des signes "d'espaix-rence", véritables lignes de chance.
Exorcisons nos diables bruyants qui font un raffut d'enfer.
Calmons le "je", méditons, si le silence ne vient pas alors ne projetons que des pensées positives. Cultivons l'optimisme de combat, thérapeutique (optisoin), pratiquons "l'échappée belge".
"Le français est un belge en colère et le belge est un français apaisé."
Michel Serre



Alleye, une fois, il est déjà houit heures, il est temps de se mettre à l'heure, de faire le point, bref "de se mettre à neuf !".
Voici quelques affirmations positives :
"Le courage s'accroît dans l'action, la peur dans l'immobilisme."
"Ce que je veux faire, c'est en le faisant que je le découvrirai."
"Ce que je fais, est le reflet de ce que je suis."
"Je joins l'acte à la parole."
"Il n'y a rien à craindre."
"Je libère mon esprit."

A la revoyure, amis de la parlure et de l'écriture !
Yamasté !

Crédit "déco" :
Photo de Yann Arttus-Bertrand, dessins de Geluck !

mardi 31 octobre 2017

"Pour aller mieux, pour râler moins !"





"Pour aller mieux"

Mieux vaut avoir un bon esprit qu'un bonnet d'âne.
Mieux vaut avoir un beau nez rouge (pour faire le clown) qu'un bonnet noir (reflet de nos idées noires).

Méditer : simplicité, clé pour ouvrir notre boite à pharmacie bio interne !
Ecrire : à la recherche de la justesse, du rythme et de la musique des mots.
Choisir : on a toujours le choix, celui de la joie jolie ou celui du moi roi pourri.
Pratiquons l'auto- dérision et l'auto-décision (le fameux "DIY", "Do it yourself" hippie), soyons impies (avoir foi en soi ne plait guère à l'église) et impitoyables avec les pensées destructrices.

Avec le changement d'heure, on voit la nuit tomber plus tôt, je pense à cette saine scène :
Il fait nuit, l'homme a deux tas devant lui, un tas d'ordure et un tas d'or pur.
Avec sa lampe, il est clair avec lui-même et il choisit de se nourrir du tas qui rend brillant et clairvoyant où alors il éclaire le tas vulgaire, se pourrit la vie et doucement éteint sa petite bougie intérieure !

"Où est donc passée cette clé de malheur ? se maudit Nasreddin. Il fait nuit, fatigué, il a laissé tomber sa clé de maison sur son paillasson, mais il est parti plus loin dans la rue !
Un voisin curieux qui suit l'affaire, lui demande ce qu'il fait là, si loin de sa maison et Nasreddin lui répond :
- Plutôt que de m'épuiser à chercher dans l'obscurité, je préfère aller là où il y a de la lumière !!"




Alors (ah ! l'or) pour être un calé de clé qui permet au corps de se soigner lui-m'aime, voici quelques pensées paisibles pour nous protéger des raclées que l'on se donne. Ces pensées soignées sont signées Jacques Salomé.
"J'ai fait un immense pas le jour où j'ai compris que j'étais seul à entretenir mes souffrances."
Porte ouverte rapporte ... apporte du bon, porte fermée s'emporte, sort de ses gonds !
"Certains attendent que le bonheur vienne frapper à leur porte !
Moi, je laisse la porte ouverte !"
Quelle épique époque opaque qui manque d'éthique esthétique et d'acoustique sympathique :
"Prenez le temps de rire, c'est la musique de l'âme."



Allez, fichez vous la paix pour aller mieux et pour râler moins, écoutez la mémé de Salomé :
"On n'est pas responsable de la tête que l'on a, mais on est responsable de la gueule que l'on fait !" 

Bon vent !
Yamasté !!

Photo du haut : Yann Arthus-Bertrand

mardi 19 septembre 2017

"Hopopop pas de Hip-hop"


"Démon et merveille"
Nous sommes tous des animaux humains, on a tous en nous quelque chose qui nous cause du soucis ou qui nous ravit.
Quel conseil donner aux gens cloués au lit (telle madame Conta du dernier billet, qui ne pouvait pas poser le pied au sol) afin de les aider à passer du tempérament "maux Sade" (qui consiste à ruminer des pensées négatives douloureuses) au tempérament joyeux (du genre "malgré tout, je laisse le bon temps rouler") ?
L'agité immobilisé, s'il veut danser le hip hop, adieu Berthe ! l'affaire est pliée.
Vu sa situation, hopopop ! il serait judicieux pour lui de se visualiser en danseur hip-hop.

Ce temps de réparation de tibia cassé, c'est le moment idéal pour pratiquer :

"La visualisation créatrice réparatrice" :
Pour un os cassé, imaginer que notre corps produit davantage de calcium et qu'il se consolide plus rapidement que prévu. Sur notre écran frontal, nous projeter notre film vital réparateur.
Sentir l'os qui se reconstruit, le voir cOStaud, bien en forme et ferme.
Cela occupe et en plus, ça nous fait une belle jambe et un os arrangé.

"La visualisation divertissante" :
On se voit en balade dans les bois et ça marche !
Un sentier où l'on se sent bien et voilà la santé qui revient !!



"La méditation de pleine conscience" :
Ne pas cogiter sur l'os hélas cassé mais plutôt inviter le silence et le calme en soi.
Prendre son temps, être auto-bienveillant !
Dans sa tête, se donner un coup de main afin d'éviter de se casser les pieds !

"La respiration alter-nez" dite "Nadi Sodhana" :
Se nettoyer les canaux d'énergie et se sentir mieux ! Un homme à bout de souffle, avec des soucis sourit quand ses "nadis" sont ravis. C'est déjà ça !

"Nada yoga" (yoga du son) :
Son-soin sans tintouin fait du bien, tsoin-tsoin !!

"L'accu-pressure" :
Faire le point pour recharger ses accus !
Celui qui se masse certains points d'acupuncture, évite de se retrouver à la ramasse et paye moins chère la fracture.

"Le yoga de l'esprit" : 
L'arrêt du cinoche émotionnel si moche, si mioche, si infantile, si débile, libère ... du temps pour se "nourrir de rire".
Ne pas hésiter à voir ou revoir des films admirables et incontournables :
Les meilleures comédies de Lubitsch, Wilder, Edwards, Hawks, Allen, Lewis, Marx brothers, Chaplin, Keaton, Lloyd, Laurel et Hardy, Risi, Scola, Comencini, Monicelli, Etaix, Tati, Mocky, Guitry, Linder, Prévert ... et des Monty Python !




Lire des auteurs qui nous donnent de la hauteur, qui nous délivrent (de nos démons déments).
On peut se nourrir l'esprit avec Ralph Waldo Emerson, goûtez moi ça :
"Le savoir-vivre, c'est la façon heureuse de faire les choses."
"La seule façon d'avoir un ami c'est d'en être un."
"Rire souvent et beaucoup, gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants, savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu. C'est cela avoir réussi sa vie."
"Vivre satisfait avec peu de moyens, rechercher l'élégance plutôt que le luxe,et le raffinement plutôt que la mode,, être digne et non pas respectable, être fortuné et non pas riche, écouter les oiseaux et les étoiles, les enfants et les sages avec sincérité, en résumé laisser le spirituel caché en nous transparaître dans nos actes quotidiens."




P.S : J'ai vu sur Arte, un docu bien intéressant sur "l'hypnose thérapeutique". Une expérience est venue illustrer mes propos : on a disposé devant un cobaye coiffé d'un chapeau à électrodes, une feuille de papier remplie de carrés noirs et blancs.
Pendant une séance d'hypnose, on lui indique que les carrés sont colorés. Le cobaye confirme en précisant que tel carré est vert, tel autre jaune. Des images de son activité cérébrale nous donne à voir de jolies tâches dans les deux aires de la vision colorée. "Il faut le croire pour le voir", nous dit ainsi notre cerveau.
Alors avec l'auto-hypnose, on peut voir la vie en rose !
Ainsi ami aigri, voilà de quoi coloriser ta vie !!
Avec l'auto-suggestion, tout devient bon !!!

Bon vent, bon pas, "madame Conta l'envers des jours meilleurs" (madame Conte allant vers des jours ... où tout remarchera) !

Yamasté !

vendredi 2 septembre 2016

"Colère stérile donne cholestérol"


Le silence (suite et fin).
Sur cette planète, je prends le temps de respirer sinon je me sens oppressé et cela m'exaspère.
J'aspire au rire et j'espère le meilleur.
J'inspire et j'expire l'air du temps,
Sur cette terre, je veux juste séjourner en paix avec ma force tranquille jusqu'à mon dernier souffle !




Quelle sonnerie ! C'est "insu-portable" !
Je n'ai pas de portable, je ne supporte pas que l'on me sonne ou que l'on me siffle et que je réponde illico presto, en aboyant comme un chien afin de faire savoir à tous que je suis quelqu'un (en fait, plutôt un chien chiant à sa mémère).
Que faire ? Fuir le fier à main prise que je méprise ? ou avoir prise sur ce qui me défrise ?
Allons d'un pas léger et joyeux à la rencontre de la philo-soufie, hindoue ou tibétaine.

Rendez-vous Satprem (à l'heure du thé indien) !
"Notre silence intérieur a un pouvoir.
Si, au lieu de répondre à la vibration qui nous vient, nous restons dans une immobilité intérieure absolue, nous verrons que cette immobilité peut dissoudre la vibration.
Nous pouvons prendre l'exemple simple de la colère, au lieu de nous mettre à vibrer intérieurement à l'unisson de celui qui parle, si nous savons rester immobile au-dedans, nous verrons la colère de l'autre se dissoudre peu à peu, comme une fumée...
Seulement, il ne s'agit pas d'avoir un masque impassible et de bouillonner en dedans, on ne triche pas avec les vibrations (la bête le sait bien), il ne s'agit pas de la soi-disante "maîtrise de soi", qui n'est qu'une maîtrise des apparences, mais de la vraie maîtrise, intérieure."

Imaginons le son du bol chantant tibétain ...
"Comme les nuages d'été qui se forment dans le ciel, y demeurent un moment, se dissolvent dans l'espace, les pensées éphémères s'élèvent en nous, demeurent puis s'évanouissent dans la dimension vide de l'esprit....
Quand un rayon de soleil traverse un morceau de cristal, il provoque l'apparition de lumières irisées, brillantes, claires et néanmoins sans substance. De même, les pensées ..."
D. Rinpotché



"N'oubliez pas le guide."
Untel est guindé, parce qu'il se croit téléguidé.
Tel autre est blindé et se sent tout déglingué !
Le guide qui vient est ouvert et accueillant, c'est un poète débonnaire et souriant.
Il nous donne du bon air et du bonheur qui vient d'orient et d'antan (13° siècle), je suis ravi, voici l'ami soufi Rumi !

"L'être humain est un lieu d'accueil,
Chaque matin, un nouvel arrivant ...
Chaque hôte, quel qu'il soit,
Traite-le avec respect.
Peut-être te préparera-t-il
A de nouveaux ravissements ?
Les noires pensées, la honte, la malveillance,
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive, quel qu'il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l'au-delà."



Eckhart Tolle, écrivain allemand ("Le pouvoir du moment présent"), observateur de penseur, constate que :
"Lorsque quelqu'un va chez le médecin et lui dit qu'il entend des voix, celui-ci l'enverra fort probablement consulter un psychiatre.
Le fait est que, de façon très similaire, presque tout le monde entend en permanence une ou deux voix dans sa tête ..."
On rencontre dans la rue ou des fous qui parlent tout seul à voix haute, avec leur propre logique.
Nous autres, les gens dits normaux, nous faisons bien pareil mais dans le silence.
Et en plus, on en "rage-joute", on commente, on compare, on juge, on aime, on déteste, on spécule, on se plaint. Bref, on se fait son "cinémot" (merci Nougaro), son film mental qui passe en panoramique fatal sur son écran frontal.

Trop dans le passé et sans avenir, il se lance,
le tueur de temps présent.
La peur du silence chevillée au corps,
il sort son "silencieux" et discrètement
tue le temps et se donne la mort.
Il était temps.
Le voilà enfin sorti de son silence !




Réfléchissez à tout ceci et sans souci "soyez présent à votre vie" (dixit Christophe André) !
Bon vent !!


vendredi 20 mai 2016

"Conte anxieux"




"Ne racontes pas ta vie".
Conteur pro, j'aimais bien dire cette formulette en préambule de mes fabulettes ;
"Si je marche sur une branche, ça fait -CRIC- !
Si je marche sur une autre branche, ça fait ? ... le public répondait :
- "CRIC" !
- Ah bin non ! que j'disais, si c'est une autre branche, ça fait un autre son. Donc, voyez vous voyous, si la branche est plus sèche, rien ne nous empêche de dire que ça fait ... ?
- "CRAC" !
- Et bien voilà ! Et cric et crac ! et l'histoire sort de son sac.
Voilà, c'était ma période "Je vis de mon sac ... à malices" où les contes choisis racontaient mon histoire. Cela m'a fait mûrir, m'ouvrir au monde. Le chant harmonique et le grégorien m'avaient ouvert la voix.
J'étais prêt à tracer ma route deux "SI" deux "LA" contant (quel bonheur !) et à suivre mon chemin enchanteur !
Et le temps passe, dans les arbres psycho-généalogiques, les histoires s'étoffent et certaines s'étouffent. C'est pour ça qu'il vaut mieux jouer, non pas avec le feu, mais plutôt avec le "je" (se moquer de  soi).
Afin de ne pas jouer au jeu malsain de s'étouffer ou de se bouffer. mieux vaut s'esclaffer et pouffer de rire !




"De l'amer" à boire et à déboires dans mon arbre psy-écho-généalogique !
Et CRAC, je donne mon avis et je m'efforce de régler son compte au côté obscur de la force qui prend tant de place dans la vie de ma mère. Bref, je me retrouve en médiateur dans une problématique familiale.



"Restes ou rends"
A Sens (Yonne), à la fin d'un bon repas au restaurant, parfois et même si l'on a bien mangé, on a l'inconscient qui vous dérange et l'envie de dire à l'autre ses quatre vérités qui vous démange. Et là, sort tout ce qui vous reste sur l'estomac, tout ce que vous n'avez pas digéré ou ce que vous n'arrivez pas à dire, à diriger.
Au moment de l'addiction (l'émotionnel est exacerbé, accro à l'autre, on ne raisonne pas juste), de la diction (non ajustée, elle aussi), les maudits non-dits, les mal-dits maladifs se payent au prix fort. On règle ses comptes !

"On ne voulant pas lui faire de la peine,
je lui ai fait beaucoup de mal."
J Salomé

"Dérèglement de contes à k.o choral" ("western bourgui-gnon").
- Ce resto est décidément hors de prix, allons prendre un café dans un petit troquet, y'en a un tout proche, dit l'amère sortant dans la rue, en compagnie de sa fille et de son gendre.
Et les voilà assis dans un bistrot rétro au nom prédestiné : "Au jus de boxe" !
Ils se sont installés face à un "jus de boxe" qui passe de vieux tubes genre "Les coups" (oui ça fait mal !) de Johnny, "Boxing Joe" chanté par Yves Montand, le "Toulouse" (où même les mémés aiment la castagne) de Nougaro.
L'endroit reçoit peu de lumière naturelle, ça sent le vieux, dehors le soleil donne et le juke-box boxeur fait entendre : "Sombres héros de l'amer" de "Noir désir". D'élégants gants de boxe sont posés sur leur table !
Les deux bosseuses boxeuses sont prêtes à en découdre. Elvis Donchar, le gendre qui a le don pour réparer les "chars" (au Québec, le mot char signifie : voiture) sort sa boite à outils. La joute verbale commence :
- Ah mais putain ... c'est pas possible d'être si con ! dit l'amère Jeanine Passereau.
- Mais comment tu m'parles ! lui répond sa fille Laure Merlette puis elle rajoute :
C'que tu m'racontes, c'est qu'du pipeau !
Elvis "platiné" Donchar sort de sa boite de Pandore un pipeau avec lequel il imite le pimpant "pin-pon" des pompiers.
- Arrête Donchar "Ben-hur" ! ricane Jeanine. Puis elle se tourne et dit :
Ma fille, je suis déçue par ton attitude, t'es bien une Merlette ! Tu es méchante !
- Mais chante ... donc pas toujours ta même rengaine de haine "mêm'air" ...

Laissons là notre infernal trio tuer le temps à triller haut et à se traiter de tous les noms d'oiseaux !





"Qui point ne s'aime, sème sa zone."
ou :
"Qui s'aime, sème merveilles !"
Choisis ton chant, camarade.

Sur ce, je vous laisse là avec cette proposition métaphysique, ce choix cornélien.
Caresses et bises à l'oeil !
A bientôt !


vendredi 16 octobre 2015

"Musicotherhappy"


"Au fond, les glaçons, c'est de l'eau qui a appris à nager."
Le Chat de Geluck

"Chemin de traverse"
J'ai un penchant pour les stratégies obliques. Elles débloquent bien les situations problématiques.
Dans le domaine de l'esthétique, je tique devant la ligne droite que je trouve toc et moche. Ce vilain trait si régulier n'a rien à voir avec la si gracieuse courbe.
Dans la vie, j'aime prendre du recul, avoir un regard décalé et faire un pas de côté (en écoutant les "Danses de travers" d'Erik Satie).


                                                              Dessin de Jean Solé


"Yogitariste"
Lorsque l'on joue de la guitare, on a beau avoir du doigté, cela ne suffit pas toujours. Alors, quand on se trouve "hand ...icapé", salut Berthe ! on passe la main et on ne va pas plus loin !
L'autre jour, je me suis retrouvé face à une difficulté technique. Le morceau sur lequel je bossais, était récalcitrant. A un certain endroit, il me résistait.
C'était juste ce passage qui me posait problème. Le reste de la composition était fastoche, le genre de partoche qui coule sous les doigts.
D'un côté l'évidence où la vie danse, de l'autre un "pas sage", un féroce qui me pose un os, qui donne du fil ou de la corde à retordre à mes doigts parfois tordus-tendus.
J'étais à un doigt d'abandonner. Mais mon petit doigt m'a montré la voie à suivre et j'ai retrouvé la joie de vivre.
Trop proche d'une autre corde (personne n'est parfait), il l'effleure et une harmonique se fait entendre. Elle surprend mes oreilles parce que c'est une note dissonante par rapport aux autres.
Mais même si ce n'est pas la note réfractaire, ce n'est pas grave puisque cette surprise m'a donné l'idée de chercher la bonne note "harmonique", juste et bien placée sur le manche, remplaçant avantageusement la note injouable.
Et bien sachez, amis lecteurs, que cette note mystérieuse et astucieuse, je l'ai trouvée !
Le résultat est éloquent : la musique fait plus d'effet avec moins d'effort à fournir.
Je rafle la mise, je m'économise et ça dynamise mon jeu.
Cette synergie secrète bonne mine et dopamine.

"Les anges, quand ils sont devant Dieu, chantent du Bach.... Lorsqu'ils sont entre eux, ils chantent du Mozart."
Christian Bobin





"Musico-t'es-ravi"
Cette astuce guitaristique me rappelle les "stratégies obliques", ce jeu de cartes-pensées crées par le brillant Brian Eno, dans les années "seventies" après avoir quitté "Roxy music" (le groupe du non moins brillant Brian Ferry).
Ce jeu contient une centaine de dilemmes qui en valent la peine. Et je dirais même plus : qui avalent la peine. L'idée est de pouvoir utiliser ces phrases comme des clés, des moyens de débloquer des situations figées.
Le principe du jeu est simple, on tire une carte et là, on découvre parfois une phrase simple, claire et parfois une phrase absurde, incompréhensible mais que notre inconscient comprend, lui, puisqu'il nous l'a choisie. Il parait qu'il ne laisse jamais rien ... au hasard !
Ces cartes à déjouer les dilemmes sont pragmatiques, énigmatiques, voir mystiques.
Si tu sens que de ton chemin de vie tu t'écartes, suis donc les conseils donnés par les cartes !
La pensée latérale permet de contourner les obstacles !
En panne d'inspiration, bloqué dans un projet, elle peut nous aider à trouver un souffle nouveau et nous faire percevoir de nouvelles perspectives.



"Pensée penchée"
Tiens, dans le jardin, je vois Miss Funny en pleine action les mains dans la terre. Elle ne peine pas, ailée, légère, elle est dans ses pensées !
Il parait que si vous regardez fixement une pensée, elle lit dans les vôtres.






"Pensée perchée" :
"Parfois, même les nuages ne croient plus en Dieu."
C Bobin

P.S (Pensées stratégiques) :
L'aquarelle "escalier" est de Peter Schmidt, co-créateur du jeu de cartes dont voici quelques pensées libératrices :

  • "Reconnais tes erreurs comme des intentions cachées."
  • "Arrête-toi un moment."
  • "Accentue les défauts."
  • "Continue."
  • "Accepte les conseils."
  • "Fais quelque chose d'ennuyeux."
  • "Sois extravagant."
  • "Sort, ferme la porte."
  • "Courage !"
  • "Imagine une chenille en mouvement."
  • "Questionne ton corps."
  • "Respire plus profondément."
  • "Met la tête en bas."
  • "Que ferait ton meilleur ami ?"
  • "Utilise moins de notes."

Voilà quelques pistes pouvant nous aider face à des difficultés ou tout simplement pour être plus créatif.
A bientôt !



vendredi 9 octobre 2015

"Reiki libre"


"Deux prisonniers, l'un voit les barreaux de la cellule et l'autre, les étoiles."
Verlaine

- Il y avait un blocage énergétique vers l'aine. Pfuit ! je l'ai supprimé, me dit Muriel, ma reikilibriste.
Résultat :
Je vois mieux les étoiles et même si je marche toujours sur la lune avec mes semelles de vent (parfois agité), je marche mieux.
L'aine-ergie revenue, s'envole ma paresse et moi, le voûté céleste, parfois si leste et parfois si maladroit, je sens que je me redresse.
Me tenant plus droit, je peux plus facilement contempler le "Rimbaud à sept couleurs", l'arc qui décore le ciel !
Une pensée me traverse l'esprit :
Je me sens bien et bon vivant. Je ne ne suis pas Mallarmé pour l'avis ("La chair est triste et j'ai lu tous les livres."), d'ailleurs je ne suis pas mal du tout ! Merci ki ?
- Merci Reiki.

Le Reiki, caisse cassée ?
- Rei : c'est l'esprit, l'âme, l'univers.
- Ki : c'est l'énergie vitale.
Le Reiki est une mise en contact de votre propre force vitale avec l'énergie universelle.
Ceci, dans le but d'éveiller un processus de guérison.

Le praticien canalise l'énergie universelle et la transmet en apposant ses mains sur différentes parties du corps du patient.
Certains pratiquent sans poser les mains, ce sont des virtuoses qui en imposent et qui nous font gagner haut la main le combat contre le malin, celui qui nous agite comme un pantin !
Prenons donc exemple sur le "Chat soufi (comme ça)" :



- Je vous ai retiré des blocages provenant de colères liées à votre grand-mère maternelle. L'énergie du foie va mieux circuler, me précise Muriel.
En moi, que d'émois ! cette mémé révoltée continue à montrer sa haine, cela âme-haine des tempêtes dans mon crâne. Cette grand-mère amère venait d'Ukraine. Elle cultivait la haine des russkoffs. Chacun sème ses graines, soit de discorde, soit de joie. Chacun suit sa route ou sa déroute, son chemin, main dans la main ou main fermée dans ta tronche.
"Celui qui ne sait pas se fâcher, est un sot.
Celui qui ne veut pas se fâcher, est un sage."
Proverbe zen
"Contrainte-dication" : espèce de koan léger (comme un thé peu infusé) et néanmoins profond, donc à médi-thé :
"Rechercher la liberté et vous deviendrez l'esclave de vos désirs.
Rechercher la discipline et vous trouverez la liberté."




- Oh ! toi, tu as les oreilles qui fonctionnent mal, y'a des choses que tu ne veux pas entendre, par conséquent, l'énergie ne circule pas !
- Bas les pattes, et tu verras comme je t'entends !
- Oui, mais chez toi, c'est "tend-tend", trop de tensions altèrent l'audition. Comme tu tend-tends trop, tu satures et tu finis par ne plus t'entendre avec toi-même. Cela abime le foie, ce qui entraine un manque de confiance en soi.
- Mais heureusement que le yoga joie ou l'exquis reiki existent !
"Rester en colère, c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un, c'est vous qui vous brûlez."
Bouddha
"Point de vue ... panoramique" :
"Ta vision ne deviendra claire que quand tu regarderas dans ton coeur.
Celui qui regarde à l'extérieur, rêve.
Celui qui regarde à l'intérieur, s'éveille."
Jung


"Le maître est à l'intérieur. A l'extérieur, se trouvent seulement les ombres et les reflets."
Osho
"L'oeil nous révèle la beauté extérieure.
L'oreille nous révèle la beauté intérieure."
Montelle
La vie est comme une toile vide. Elle devient ce que l'on peint dessus. On peut peindre la misère ou peindre la joie. Dans le premier choix, peindre, c'est se plaindre et dans le second, c'est faire le plein de vie !
Allez, on termine avec Patanjali, le yogi à l'âme jolie :
"La meilleure école, c'est la vie.
Le meilleur maître, c'est l'expérience.
Le meilleur livre, c'est la nature.
Le meilleur temple, c'est le coeur.
Le meilleur ami, c'est la vérité."
Pas de soin sans son, pas de reiki sans fond sonore relaxant, je propose à tous les reikistes tristes (au langage "abs-con"), les reikirikous (petits mais puissants et rigolos) ou les reikilibristes (ki te rendent libre comme l'air), de passer, pendant leurs séances, du Steven Halpern (les reikitaros apprécieront).
Bien, bien, à bientôt !







Note à benêt :
Le chat pacha est de Geluck, les minets écoliers zen sortent du livre "Vrai Zen pour chats" de christian Gaudin.
Kitaro, musicien japonais qui compose parfois de belles musiques planantes (y'a des Kitaro et débats).



vendredi 15 mai 2015

"Chacun porte son bonheur en soi."*


"Quand la pauvreté entre par la porte, l'amour s'en va par la fenêtre."
Proverbe français

Le retour de Tanguy au nid familial !
- L'autre jour, dans le salon de l'appart', je me suis pris les pieds dans le tapis et j'ai mis à jour toutes les poussières que j'avais cachées là. Je me suis tout de suite dit :
"Cette fois, mon gars, ton compte est bon, tu es (à) découvert". Et en effet, la réaction de Laverdurette ne s'est pas fait attendre.
Elle m'a prié de prendre la porte !
- La façon de présenter les choses est intéressante, dit Miss Funny.
- Cela me rappelle "La porte", le sketch de Devos, dis-je.
"Il me dit :
- Prenez la porte ... Qu'est-ce que vous faites ?
Je lui dit :
- Je la prends mais avec son chambranle ! (parce que sans chambranle, une porte ne peut ni s'ouvrir, ni se fermer, je vous le signale) ...
Bref, je prend la porte avec son chambranle et je sors dans la rue."



- Et comment tu l'as pris ? s'inquiète Miss Funny.
- Calmement, je ne me suis pas démonté, je ne suis pas sorti de mes gonds. Sans me retourner, j'ai pris la porte ... sous le bras !
Tel un chien obstiné, je continue à ronger mon Devos (et à l'arranger à ma façon).
- Laisse-moi imaginer la suite. Sur le palier, tu croises le voisin zinzin de bruit et semeur de zizanie la nuit et tu lui dit :
"La nuit porte-conseil" et moi, je vous livre cette porte à la sensible oreille. Et bientôt, je f'rai pareil avec un porte-mentaux en métal (à moins que ce ne soit un porte-mental en métaux), cela vous sera utile pour y ranger votre esprit agité.
Parce que moi, la dernière fois que je vous ai signalé vos excès sonores, j'ai pris une veste juste parce que j'en avais pardessus la tête de vos "fêtes du bruit" !
Le voisin acquiesce. Il prend la porte et elle lui va bien !
Il me dit :
- C'est une "prête à porter" ... C'est ce que je porte le mieux.
Mais ce n'est pour autant, cher voisin du dessous, que je vais la garder. J'aurais l'air gond avec deux portes d'entrée ! C'est vrai que je la porte bien, mais elle fait "doublon" et j'suis plutôt "dur brun" !
Le comique Gad Elmaleh (spécialiste en "porte-fenêtre") rajouterait :
- "Doux blond" et "dur brun", c'est un peu tiré par les cheveux, n'est pas Devos qui veut !
"C'est n'importe quoi, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres !"
- Bon, je prends ta porte, mais en contrepartie, donne moi donc un autographe.
- Je le met où ?
- Sur le chèque.
- Je mets : "au porteur, avec toute ma sympathie !"
- Tu le remplis bien vite ce chèque, ne serait ce pas un chèque en bois ?
- Tu bois trop, ami fêtard, chêne ne suis pas celui que vous croyez, vous me prenez pour un gland !
"La porte la mieux fermée est celle qu'on peut laisser ouverte."
Proverbe chinois



La porte : rapport à l'autre !
Au niveau symbolique, la porte est chargée. Elle en dit long sur les humains, dont elle est un peu la porte-parole.
D'après Pascal Dibie ("Ethnologie de la porte"), l'idée que l'on se fait de la porte, permet de comprendre bien des choses sur l'esprit humain.
Chez certains peuples d'Afrique (notamment les Dogons), la porte d'entrée s'ouvre vers l'extérieur.
Il y a l'idée que la porte sert d'ouverture, il n'y a pas l'idée de fermeture, de s'enfermer sur soi.
Alors que chez nous, on l'ouvre vers l'intérieur, avec l'idée de se barricader, de se protéger.
"Ainsi, on peut presque opposer une société d'ouverture, intéressée par l'autre, xénophile, en Afrique, par exemple et une société xénophobe, comme en Occident, où l'on ne veut pas que l'étranger pénètre chez nous."
En occident, la porte est une barrière, une séparation.
En Asie, c'est une limite symbolique.
On ne peut pas imaginer des portes en papier dans nos contrées.
En Chine, selon les principes du Feng-Shui, la porte ne doit pas regarder la montagne, deux forces qui s'opposent, s'annulent, ce n'est pas bon pour le ki (l'énergie vitale). Pour les sages chinois, l''occidental est trop dans le mental. Pour eux, nous ressemblons à des porte-mentaux. Mais tout n'est pas perdu pour le visage pâle, s'il en rigole !
"Le rire est l'une des portes magiques qui s'ouvre sur le paradis."
Proverbe chinois
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée :
"Le destin n'ouvre point une porte sans en fermer une autre."
Victor Hugo ("L'homme qui rit")



In veritas, "l'occis-dent" est mal barré, hélas ! :
"Si un cochon te dit un mensonge à quatre heures du matin, le porc te ment tôt.
Le Chat de Geluck s'esclaffe !"
Si tu es déconfit et confus, lis donc Confucius :
"Celui qui se lève le matin pour chercher la sagesse, la trouve assise à sa porte."
Voici venu le temps de se quitter, "porte et vous" bien et à la semaine prochaine !

* Le titre est une citation de Gombrowitz

vendredi 1 mai 2015

"Mémoire de yoga n°11"


La Voix, suite du mémoire.

L'émission d'un beau son requiert, au départ, l'équilibre entre la tête et le cou.
Des expressions courantes du type "se rompre le cou", "un casse-cou", "se tordre le cou", "avoir la bride sur le cou", indiquent clairement la fragilité de cette porte étroite car le cou est un intermédiaire entre la fonction cérébrale et corporelle ; en clair, c'est un passage qui peut s'ouvrir ou se fermer (si l'on est "pas sage"), car la tête et le corps peuvent être frères ennemis.
"Avoir la gorge nouée" montre que le larynx est un lieu privilégié de somatisation : les émotions, les appréhensions de toutes sortes s'y manifestent.
"Gorge serrée guillotine les sons.Langue lourde leur coupe les jarrets." Malcolm de Chazal
Travailler sur la voix, c'est parfois faire du yoga. Ainsi, apprendre à tirer la lange (Posture du Lion), geste interdit depuis l'enfance, débouche sur un assouplissement du larynx.
"Les lèvres sont le potier des sons. Comme des doigts appuyés sur l'argile, les lèvres moulent les sons que leur transmettent les cordes vocales à vitesse variante, autour du pivot flexible de la langue." Malcolm de Chazal
La bouche est, de toute manière, une zone tabou du corps, on la ferme plus qu'on ne l'ouvre. Même le parler ne se compose que de mouvements qui ne restent jamais complètement ouverts.
A l'ouverture, sont liés beaucoup de problèmes plus ou moins résolus : tout se passe comme si l'ouverture de la bouche signifiait l'ouverture d'un Soi plus intime, un don de son corps, une exhibition aussi.
Travailler sa voix, c'est donc chercher son identité enfouie, totale ; c'est aussi décider de parfaire la relation que l'on établit avec les autres, par extension.
"Au disciple qui se plaignait :
- J'aimerais tellement chanter ! Je sais que je suis capable de le faire, mais je n'ose pas. Je ne possède pas la technique du chant ! Je n'y connais rien en musique ! Que puis-je faire ? Le maître répondit :
- Les oiseaux ne connaissent rien à la musique, ne savent ni lire une partition, ni battre la mesure, mais leur chant est des plus voluptueux !"
Travailler sa voix, changer sa voix, c'est apprendre à sculpter son corps, à le modeler, à le rendre conscient, à ouvrir une grande fenêtre sur la joie de vivre.
En Inde, le Nada-Yoga (Yoga sonore), au Japon, le Koto-Tama (de même nature), utilisent la vocalisation des voyelles et des consonnes assemblées dans un ordre propre à la langue de leur tradition. Le but est toujours à l'unification du corps et de l'esprit.
En Chine, les vieillards s'exercent à rire longuement dès le lever du soleil. Les Indiens peau rouge, les chamans sibériens, les eskimos, les aborigènes utilisent toutes sortes de techniques vocales pour obtenir la guérison.
Reste que la vérification des pouvoirs thérapeutiques de la voix, de l'invocation, de l'évocation ne peut se faire intellectuellement. Elle passe entièrement par l'expérience vécue. La voix est au corps ce que la sève est à l'arbre. Elle circule et vibre dans toues les ramifications.
"Sigmund Freud s'appelait en réalité Sigismund, prénom juif ; pour Freud, être juif était douloureux. Il a changé Sigismund pour Sigmund. La traduction de Sigmund est quelque chose comme "bouche puissante, bouche victorieuse". Freud est mort d'un cancer de la bouche, la bouche a perdu. Certaines solutions consistent à se masquer, elles ne sont pas bonnes. On ne se fait pas face directement. Freud avait un désir de ne pas arriver au centre de lui-même qui était très fort. Il cherchait un centre autre que le centre intérieur. Il a beaucoup souffert de son cancer de la bouche et il s'appelait "bouche victorieuse". C'était un nom inventé, qu'il avait changé lui-même".
Alejandro Jodorowsky



"Tout bruit écouté longtemps, devient une voix."
Victor Hugo
"En vérité, c'est par la voix, c'est par le son,
c'est par un style, qu'on devient animal,
et sûrement à force de sobriété."
Félix Guattari
"Il faut que la voix des hommes sans voix, empêche les puissants de dormir."
Abbé Pierre
"Une lettre est une âme, elle est le fidèle écho de la voix qui vous parle."
Balzac
"Si vous avez une voix douce et une main caressante, vous conduirez un éléphant avec un fil."
Saadi



Après la poésie si légère du soufi Saadi, voici celle plus ... terre à terre de Claude Serre. C'est du lourd, mais je trouve que ce genre de gag "farces et attrapes" est vraiment "astap" (à se taper le cul par terre) !
Cultivez vos voix (intérieure, sonore, animale, enfantine), développez votre éléphant élégant (pratiquez la posture du dieu à tête d'éléphant Ganesha) plutôt que votre éléphant parfumé (gros égo).
Bonne semaine et "bons vents" !
Bon, allez, encore un sage soufi et c'est tout pour aujourd'hui !