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mardi 15 septembre 2020

"Tweeter : bhaut-parleur"

Du moine au moineau !
"Un moineau parle :
Je suis une mie de pain dans la barbe du Christ ...
... Un rouge-gorge parle :
Je suis une tâche de vin sur la chemise du christ,
un éclat de son rire au retour du printemps." ...
Christian Bobin "Le très bas"

L'autre jour, en plein dîner, une famille curieuse de la rue des pinsons observe un oiseau inconnu, drôlement coloré avec de surcroît un trait jaune très joli sur chaque aile !
Amusant, ce volatile flottant dans le cosmos, flirtant avec le tournesol en ayant l'air de nous dire : prenez-en de la graine.
Comme d'habitude en de pareilles circonstances, l'assemblée des ignares bavards pose son regard sur l'érudit ravi et demande : quel est donc cet oiseau si beau ?
En règle générale, il donne la réponse puis se lance dans un exposé savant mais là, pour une fois, il reste coi.
Il décide de mener son enquête ("comme ça nous mourrons moins bête, mais nous mourrons quand même", dit-il, en imitant la voix de François Morel).
Le voici, le voilà (non pas Morel mais le Chardonneret élégant) :




Dans la catégorie petite taille, j'ai découvert, un collègue "poids plume" (15 grammes) pour l'accenteur mouchet et le troglodyte mignon. Il s'agit du chardonneret élégant.
Il aime se poser sur les chardons, de là vient son nom. Il est gracieux et il ondule dans les airs !

Au niveau du chant, il se situe entre les deux espèces cités.
L'accenteur mouchet, dit le "traîne-buisson" a un chant proche du troglodyte mais sans les trilles avec ses phrases courtes, aigues, répétées rapido donnant l'impression qu'il conte. Le  mignon troglodyte, fait sortir de son syrinx des sons puissants forcément comprimés vu sa taille.
Par chez nous, le chardonneret est plutôt discret, il chante et donne à entendre d'exquis gazouillis fluides avec ses "didelitt" et ses "sticlitt".
Ceux de Tunisie sont réputés mais sont privés de liberté !
A cause du trafic d'oiseaux, des "bracos crados", cette espèce est en voie de disparition !

... "Et tous et toutes ainsi pépient et chantent et viennent connaître la vérité de leur chant auprès de François d'Assise, près de l'homme-arbre, de l'homme-fleur, de l'homme-vent, de l'homme-terre."

"Tweet à St Tropez" : titouit, tea-tweet, do it, do it ....
J'expose mon nouveau vélo à assistance électrique dans mon jardin, du coup, il sert aussi de perchoir aux oiseaux. Lorsque c'est l'heure de l'apéro (juste après celle de l'opéra), les mésanges se mélangent, dansent puis épuisées, se posent.
Le rouge-gorge trouve qu'elles abusent, qu'elles s'imposent alors il fait le ménage.
Le manège se désagrège et déménage soit vers la piscine (simple soucoupe volante qui "va à vole-eau") pour s'ébrouer, soit vers les mobiles de jardin ou vers les si volubiles cosmos pour tester son équilibre !
Et tout ça en tweetant, en chantant.
Les réseaux zozios sont simples et rigolos si l'on fait travailler ses petites cellules grises.
Avec des mots-valises, on peut voyager loin !
Par exemple, on peut imaginer un "colibrius", drôle d'oiseau jouant du "roucoulélé", cette fameuse petite guitare hawaïenne imitant le chant des tourterelles !




Basho, poète, peintre et moine bouddhiste a été le premier à transformer le renga (né de joutes verbales souvent triviales, grivoises, genre de "haï-cul") médiéval en poésie subtile (le haïku, prononcé "haïkou").
Le portrait est signé kinkoku !

Conseils et haïkus de Basho :
"Limite-toi à la poésie,
ne perd pas de temps en propos futiles.
Si la conversation s'égare, somnole pour économiser ta force créatrice."
Dans les "Bhaut-Parleurs", ça gazouille, ça fouille et ça farfouille, ça piaille du haïkaï en pagaille !! :
"Sous la pluie d'été
raccourcissent,
les pattes du héron !"
"Dans la lande,
je dirige mon cheval,
vers le chant des oiseaux."
"L'âme du saule pleureur
devient celle du rossignol 
dans son sommeil."

Look book shoot plouc ! 
Depuis peu, je découvre le réseau social Face-Book.
Dans ce "livre du visage", on pourrait penser que ça manque de sagesse, de réflexion, mais on trouve de tout, de l'intéressant comme du pitoyable !

Chose promise, chose due, voici la suite Face-book !
Revenons donc à mon commentaire sur une photo de mon ami Dominique Bertrand (imaginer un escalier étroit, en colimaçon, dont les marches sont colorées, on dirait de la moquette kitsch).

Non, le dessin qui suit n'illustre pas vraiment mon propos. Mais il est bien intéressant quand même, il est signé par M.C Escher, spécialiste de l'illusion d'optique !!





Rappel de mon commentaire "Face-book" :

Esprit d'escalier,
mot-quête colorée,
manque de répartie,
répliques en repli.
"Lazy"

Ou ?

Esprit d'ascenseur
envoie de toutes les couleurs.
Esprit vif et farceur,
rebondit le "Cole Porter" !
"Jazzy"

Certains ont le cerveau lent (qui ne fonctionne que les jours de grands vents), d'autres l'esprit vif toujours actif !




"L'homme sensible comme moi, tout entier à ce qu'on lui objecte, perd la tête et ne se retrouve qu'au bas de l'escalier."
Diderot
L'expression trouve son origine dans cette phrase de Diderot.
Dans une discussion, il ne répondait pas toujours du tac au tac.
Au niveau du tempo, il était à côté de la plaque (les vifs et malins malintentionnés avaient le temps de se moquer de lui).
Au fait, le chat qui vient vers nous, il monte ou il descend ?
Il prend l'ascenseur ou l'escalier ?



Du (Claude) Moine au ... moineau, gare à toi, v'là l'chat Yves Montand qui descend ...
Gare à vous les frimeurs flamboyants, "les chats sauvages", "les Josettes noires", les "Jaunis à l'idée" ... 
Voici un virelangue, à dire à toute berzingue tout en articulant bien, sans pause, répéter x fois ...
 "Suite sweet tweets tristes, twist guide dick, choc tactique tacotac chic, tchatche cha cha cha tchat chat" ...

Twist Yoga danse :
Rotation du bassin puis des jambes avec flexion des genoux et torsion du tronc (Jacques) !
Bref, faire comme si on s'essuyait les fesses (book) avec une serviette de bain tout en écrasant une cigarette avec le pied ou plus simplement tortiller du cul en se tordant la cheville ou twitter sur Tweeter !!
Bon vent et à la revoyure.
Yamasté !!!

jeudi 4 octobre 2018

"Vol au-dessus d'un nid de martinet"


"Casse-coucou, le martinet".
Tout foufou, c'est un oiseau agité, vif, rapide (c'est ainsi qu'on le nomme en anglais : Swift) qui bat tous les records de vitesse (avec des pointes à deux cent km à l'heure) et d'endurance (mille km par jour).
C'est un habitué du fast food (bec ouvert, il gobe les insectes très rapidement).
Face à ces excès, il lui faut de l'exercice, pas de problème : il vole presque tout le temps.
Il ne se pose pas ou peu, toujours en l'air, "Courte-pattes" ne se pose pas de question. S'il reste au raz des pâquerettes, il se sent bête car il a un mal de chien à décoller. souvent il s'envole à partir d'un endroit situé en hauteur en se laissant tomber.
Un martinet ne marche pas, son nom latin le confirme : Apus (sans pattes).




Apus époustouflant !!!
Donc toujours en vol, jamais au sol, c'est sa formule, en l'air, il sait tout faire :
Boire bec ouvert, en effleurant la surface d'un plan d'eau, s'accoupler, manger, se déplacer, s'orienter, faire l'acrobate avec ses potes et même dormir !
Lorsque Martin et Martine Martinet copulent, ça vole haut.
Ils vont jusqu'au septième ciel et là c'est bien plus fort que l'ordinaire orgasme, c'est l'extase et ça les fait planer bien au dessus des nuages !
Sans aucun doute, ils vivent vite, à fond et n'ont pas les pattes sur terre, sont ils heureux ? sont ils fous ? ...
... laissons planer ... le doute !




"Maître du vent et du sommeil" !
Le martinet dort en vol, bien haut (2000 m, voir 5000 m, à la limite de la stratosphère et donc de l'oxygène). Un hémisphère du cerveau dort et l'autre reste en veille (comme le dauphin qui ne dort que d'un oeil). D'autres animaux dorment peu : l'éléphant, la girafe, le cheval (deux heures par jour), mais ils dorment vraiment.
Ils ont la faculté de bloquer les articulations de leurs pattes. Celles-ci peuvent supporter des centaines de kilos sans fléchir et sans fatiguer les muscles.
Autre animal au repos original : la loutre de mer.
Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter et tient la patte d'une autre loutre (comme ça en groupe, elles se protègent des prédateurs et en outre, elles ne dérivent pas les unes des autres) !
Autre technique collective pour les suricates (les "sentinelles du désert"), ils s'entassent les uns sur les autres. La matriarche placée au sol et au centre est protégée. Ceux qui sont à l'extérieur, montent la garde !
La peur des prédateurs rend plus intelligent, il paraît que certains suricates peuvent lire Alphonse Allais sans traducteur.
Ils savent bien que "Par les bois du djinn où s'entassent de l'effroi" se lit :
"Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid" !





"Etymologique" !
Martinet pourrait venir de Martelet (petit marteau), sa silhouette en vol évoque un type de marteau. On retrouve cette idée dans un mot en patois qui le nomme "Martô". Ce toufou serait il marteau ?
Sinon en plus mignon, on trouve : "Rase-rivière", "Voilier du vent" ou "Passe-volant"!

Il a beau côtoyer la stratosphère et vivre toujours en l'air, il se nourrit d'insectes gavés de pesticides. Peu à peu, le Martinet empoisonné, pas net disparaît de la planète.

Bon, le vent se lève, je vais me coucher, c'est l'heure de la sieste.
Pour la posture de lit, je n'ai que l'embarras du choix : couché sur le dos dans un lit à eau ou en yogi parano en posture de flamant rose qui fait la posture de l'arbre (debout sur une jambe, ne dormant que d'un oeil) ... ou au lieu de faire les choses à moitié, choisir la sieste crapuleuse et faire des choses avec ma moitié comme la "bète à deux dos" (la "bète à dodo" me souffle une suricate souriante) !

Crédit dessins :
Merci à "La Hulotte" géniale revue écologique, crée en 1972 par un passionné de nature Pierre Déom.

Voilà, pour mieux comprendre la nature, chantez Déom ("des OM", traduit par Suricate) !
Namasté !!

jeudi 20 septembre 2018

"Folie polie"


Tout va de traviole dans ce monde fou ... de babioles, de fariboles et de dols.
Dans nos sociétés "super si fiel", tout va à vau l'eau. Dans la maison, on perd la raison. Du robinet, coule une eau polluée aux pesticides et dehors tous les égouts sont dans la nature, on se nourrit de particules fines.
Tout cela participe à la croissance ... des perturbateurs endocriniens, ça craint !
On se tire une balle dans le pied et après on s'étonne que ça ne marche pas, bientôt les plus fous d'entre nous, nous ferons marcher au pas.

"Chut ! méchant psy pschiiiit !" contre "Chante psy chic".
Avant, dans les asiles, certains médecins démunis faisaient percer un trou dans le crâne de leur patient fou afin que le mal puisse s'échapper de la boite crânienne.
Cette violence se retrouve dans les mots utilisés pour nommer les fous : "frappés", "cognés", "cinglés", "déséquilibrés", "détraqués", "sonnés", "fêlés", "désaxés", "déglingués" !

Heureusement, "le fou, c'est toujours l'autre !" comme dit, avec un air malin, Boris Cyrulnik.




"Il n'y a plus de crétins depuis qu'on a rajouté de l'iode dans l'eau du robinet."
Cyrulnik
Et aussi depuis que l'on consomme du sel de table !
Avant cette découverte, le mot "crétin" était un terme médical. Le crétin soufrait de crétinisme (ensemble de troubles psychiques et physiques provoqués par une insuffisance thyroïdienne non soignée).

Bon, prenons un peu de hauteur !
Parlons donc des oiseaux.

Vol au dessus d'un nid de yogi qui lit.
Posons nous sur notre tapis volant de yoga et allons voir ce que nous disent les volatiles dans les textes sacrés, par exemple dans la "Taittiriya Upanishad" :
"Taittiriya veut dire colombe, tourterelle. Les oiseaux sont souvent présents dans les textes indiens. Leurs voyages symbolisent l'âme migrante, la réincarnation (l'oie, le cygne Hamsa est le véhicule de Brahma)."
Françoise Blévot



Modes et travaux !
Les yogis aspirent à vivre dans un "corps de joie", ceci afin de pouvoir méditer sans gêne (sans douleur, en douceur) et respirer la vie, le bonheur !
Ils espèrent ainsi pouvoir transformer leur respiration consciente en battements d'ailes destinés à les délivrer de ce qui est pesant.
Pour trouver cette fluidité, cette légèreté, il vaut mieux se débarrasser de nos "justokors" (qui empêchent toute circulation de l'énergie vitale), de nos blindages psychiques (égocentrisme, orgueil, complexes ... ), de nos drapés folkloriques (qui nous mettent non pas en valeur mais plutôt dans de beaux draps), tel le "sari golpa" (uniforme pour faire comme si on était "hindou" alors que l'on est "un dur").
Il vaut mieux se mettre à nu et faire comme l'oiseau en chantant du Fugain :
"Fais comme l'oiseau, ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau, et jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut !"
Et c'est ce que l'on verra la prochaine fois avec un article sur le "Martinet, acrobate aérien".
D'ici là, restons sage avec nos corps de joie, sans corset.
Bon vent !
Namasté !

vendredi 1 juillet 2016

"Coluche l'épais qui tranche et Colombe la paix toute blanche"

"Je voudrais rassurer les peuples qui meurent de faim dans le monde : ici, on mange pour vous."
Coluche

Au jardin, activons nos radars immobiles grâce aux chants d'oiseaux.
- En écoutant les moineaux ?
- Que nenni ami, ils sont loin d'être virtuoses, ces piafs qui ne font que des notes courtes et répétées, les fameux "piou piou piou ..." !
Par contre, ça c'est bon pour créer un fond sonore.
- J'ai remarqué que certains oiseaux, notamment les moineaux, restent sur la route jusqu'au dernier moment, s'envolant pratiquement lorsque la voiture va les réduire en bouillie.
- Ami perspicace, tu as raison. Alors, soit on a affaire à des moines ô zen, soit à des "moineaux technos" qui disposent d'un radar intégré.
- Moi qui suit l'euro de foot, je me sens comme l'oiseau Deschamps, celui des guignols, "qu'aussi bien au niveau téquenique qu'au niveau taquetique, je dirais qu'ils soient zen ou technos, ce sont les mêmes !"

Pub :


"Quelle différence entre un pigeon ?"
- C'est que le pigeon n'est pas toujours celui que l'on crôa !
- Ah bon, c'est un corbeau !
- Non plutôt une tourte ...
- Aux légumes.
- Meuh non m'enfin ! Une tourterelle, c'est un peu comme une colombe.
- Une colombe de Colombie, une colombine à combines ou une belle tourterelle ou ... une tourte au "kapikachu" !!!
- Je vois que tu lis mon blog (message récent sur "le Pois Mascate", dit aussi "Kapikachu").
L'époque est morne et elle le paraît moins lorsque l'on prend du Pokémon, me disait récemment Lucas Pikachu, un ami incas qui le boit comme café de petit-déjeuner ("K-pikachu" en Colombien devient "Nescafé"). Si ça se trouve, la pub café avec le tube de musique cumbia "La colegiale", c'était une réclame pour le pois Mascate !
Savez-vous que les petits oiseaux du jardin sont plus détendus en présence de colombes ou de pigeons ? Rrrrrrelaxologues, ces rouleurs de "R" jouent un rôle de gardiens pacificateurs. La colombe n'est-elle pas symbole de la paix ?




"Quelle différence entre un pigeon ?"
Je suis ravi de ce koan zen (devinette absurde qui rend sage) extrait d'un sketch de Coluche ("Qui perd perd") :
Dans le jardin aux oiseaux règne une ambiance orageuse ... et voilà que se pose un pigeon. Quel changement d'ambiance, quelle différence ! ... entre un pigeon et les différends s'envolent !
Comme le temps passe, Coluche est mort depuis six lustres (un lustre : cinq ans). Avant de mourir, il s'illustre dans une bataille contre la misère et crée les "Restos du coeur" en se "dix ans" que ne durerait pas des lustres et bien si, six déjà.
C'est sinistre, pitoyable, colères et galères sont toujours là à se demander si ça va pas encore durer cent sept ans (107 ans dans l'expression sus-nommée, c'est le temps passé à construire la cathédrale "Notre-Dame" de Paris).
La vie est belle, le monde pourri, vivant sur cette planète pas nette, chanterons nous pendant 107 ans "Notre Drame de par ici"?
Est-ce le destin de l'homme ?


C'est l'histoire d'un mec qui aimait bien jouer à "Easy rider", avec sa "motobylette". A un tournant de sa vie, il a rencontré bien plus gros que lui et puis ...

"Passe passe le temps ..."
Musicien-magicien,
à chacun son passe-temps,
à chacun son tour ...
de passe-passe.
A chacun son jour ...
trépasse un terrien.
"... il n'y en a plus pour très longtemps"
Moustaki Meyniérisé !

Bon, revenons au passereau.
Le moineau est-il irascible ou simplement pragmatique ?
Toujours est-il que l'hiver, il se met en boule !!
Le printemps déboule, le "gros sur le ventre" en profite pour s'ébrouer dans la poussière et comme ça, il se débarrasse de sa graisse (et de sa colère ?).
Certains oiseaux fourmillent d'idées pour se laver et se sentir plus "les geais" (légers). Tel le geai qui provoque les fourmis afin qu'elles se défendent en lui projetant plein d'acide formique. Ainsi disparaissent les parasites présents sur son plumage.


Allez, je vous dis à bientôt !
Caresses et bises à l'œil !!


vendredi 24 juin 2016

"Journal in time"


Les sons de la semaine écoulée.

Samedi 18 : Ça me dit rien.
Telle l'eau fraîche, laissons couler les sons cools et ... observons les silences !




Dimanche 19 : Paroles pas drôles contre musiques chics.
Dimanche matin mutin, je ne chanterai pas de grégorien au-jouir-d'hui. Mes réflexions sur les abus de la religion me l'interdisent :
Pour l'église, la parole contrôlée est la seule musique qu'elle s'autorise. Dans les temps incertains, les période de doute, les "responsables" du Vatican se mettaient d'accord pour que le chant grégorien soit interdit. Pensant par là que la musique a le pouvoir diabolique de détourner l'agneau humain du message divin ! Bien vu l'aveugle !
La musique non contrôlée et jouissive doit être bien terrifiante et le son d'ange heureux, pour qu'on les interdisent !
La musique vivante et vibrante qui rend heureux et joyeux n'est pas compatible avec le port de la peur et le souffle rance de la souffrance.
Pourtant, l'Église a besoin de musique pour tous les rituels sacrés. Les mythologies parlent de la musique comme étant le lien, la messagère entre le ciel et la terre (tout comme les oiseaux qui sont justement de bons musiciens).

"Il faut rendre aux hommes une signification spirituelle, faire pleucoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien."
Saint-Exupéry

Lundi 20 : Mettre la gomme et faire ses gammes pour la fête de deux mains !
Ou écouter peinard Steven Halpern faire les siennes et nous réveiller les chakras en douceur.




Mardi 21 : "Jour de fête" !
Et si la fête de la Musique c'était tous les jours de l'année sauf le 21 Juin ?
On pourrait en profiter pour regarder et écouter ce que disent les oiseaux.
Pendant que le monde va à vau-l'eau, les martinets volent haut et dorment en volant (quelques secondes leur suffisent). Ils sont capables de voler six mois d'affilé sans se poser ... de question métaphysique !
Est-ce grâce aux sons suraigus qu'ils produisent ?
Ses sons, les utilisent-ils pour se recharger le cerveau ?
Et les supersoniques volant que sont les faucons pèlerins, que ressentent-ils lorsqu'ils volent en piqué à 400 kms/heure, n'ont-ils pas les yeux qui piquent ou qui pleurent ?
Ces énergumènes dégringolent comme qui rigole sans jamais se casser le bec !




Mercredi 22 : Grosse chaleur !
Pas un temps à mettre un "Bip-Bip" (avec le Coyotte, personnages de dessin animé) dehors. Bip-Bip est inspiré d'un oiseau qui se nomme le "Geocoucou" (du Geai au Coucou, on pense à une blague et pourtant, c'est du sérieux).
Chaleur qui rend étourdi comme l'est la linotte. Elle doit son nom au fait qu'elle bâtit son nid n'importe où, sans se soucier de le planquer. Les prédateurs en profitent et tuent la nichée. C'est de cette étourderie que vient la moquerie contenue dans l'expression :
"Avoir une tête de Linotte" !!
Y avait-il des pipelettes tête de Linotte au cours de Yoga de ce soir ?
Voyons les voyouttes :
Cathy a oublié sa toux et ça l'a fait rire, Rêveline a oublié de vérifier si elle avait toujours ses dents de sagesse, Funny a oublié de ne pas s'endormir et Mado a oublié de venir !


                                                                     Geocoucou


Jeudi 23 : "Acte-dualité".
De bon matin, une pie pimpante se poste au pied d'la baie vitrée. La pieuse pilleuse épie, piaille, braille, dit sa pépie et parle de ses conditions de vie :
- Y'a plus d'eau dans la piscine à oiseaux !
Et en plus, j'ai grand soif !!
Et c'est pas tout, derechef, les petites mésanges me dérangent !!!

Manif à Paris contre la "Loi Travail", trajet en forme de stade, aller-retour "Bastille-République" : Entre le gouvernement et les syndicats, ça tourne en rond.
Cela ne peut pas tourner rond entre un syndicat borné, nombriliste qui pourrait scander (non pas, "C'est un scandale", comme aurait dit Georges Marchais dans les années 70) mais plutôt "Laissez ... jetez" (les CGT) et un gouvernement de gauche qui joue à droite (cela ne peut qu'abrutir ... qu'aboutir à une pensée gauche et mal à droite).




Vendredi 24 : Moment historique et mouvement hystérique !
Résultat d'un référendum initié par David Cameron : les britanniques sortent de l'Europe.
"Brexit is fantastic" dixit l'amer-ricain Trump.
L'amère Marine Le Pen jubile.
Le Brexit ça excite les extrémistes, c'est pas bon signe.

Le "Leave" l'emporte avec 52 %.
Paul Mac Cartney composera t'il la musique du prochain James Bond (nom emprunté à un ornithologue de renom) :
"Leave and let die" (clin d'oeil au "Live and let die" de 1973) ?

Bye,bye !





vendredi 29 janvier 2016

"Etonnant Oenanthe, non ?"


"C'est le contraire du vélo, la bicyclette. Une silhouette profilée mauve fluo dévale à 70 kms/heure, c'est du vélo.
Deux lycéennes côte à côte, traversent un pont à Bruges, c'est de la bicyclette."
Philippe Delerm



- Quoi de neuf, docteur musicien ?
- Rien de passionnant, d'ailleurs, certaines personnes jazzées connues en profitent pour murir ... d'ennui !
- C'est ennuyeux ... vous avez omis le "o" de mourir. Oh ! le Boulez, quel Galabrute !!!
- C'est un lapsus, cela veut peut-être dire que l'ennui fait mûrir !
- Vous avez raison, ne dicton pas que "l'ennui porte-conseil" !
- "Cesse là oui", tout comme on dit que "la nuit porte-jarretelles" !
- Le temps passe, il est à l'orage, ça va mal Tournier, je me Delpech de vous dire que vos propos n'ont ni sens, ni décence.
- Je clos ce dialogue, je ne veux pas entamer avec vous un "des bas". Après, ça n'en finit pas, vous devenez trop "collants" !
Et en plus, on perd aussi Ettore Scola.

Collons donc à notre sujet : avoir de la suite dans les idées noires ou colorées.
Afin de ne pas pédaler dans la semoule et ainsi faire du sur-place avec un vélo qui trace, pédalons donc en rétropédalage avec une bicyclette pour nous rendre au lycée.
En traversant le pont de Bruges, on ira retrouver le dessinateur Franquin.
Deux idées noires valent une planche ! aurait pu dire cet humoriste qui appréciait les calembours :
"Il vaut mieux être cantonnier plutôt que quand on n'y est plus !"
Je reviens sur le dessin traquet motteux du dernier message et je vous rajoute la page complète :




Épatant, non  ? - dirait Desproges - , je craque aussi pour cette phrase de Gracq :
"J'écris mes livres pour savoir ce qu'il y a dedans."
Julien Gracq
"Santé voix"!
Ah ! ça rigole bien dans les labos. Des chercheurs ont fait des expériences démontrant que l'on écoute sa voix pour sentir comment on se sent (en joie, en amour, mélancolique, déprimé ...).
Des tests ont prouvés que l'écoute de notre voix modifiée peut influencer nos émotions.
Notre humeur, est influencée par le son de notre voix. La voix électroniquement traitée en direct d'une personne et entendue par celle-ci, modifie son humeur.
A choisir, mieux vaut modifier soi-même sa propre voix (je le fais volontiers quand je veux dire une petite connerie) que se laisser modifier la voix par un logiciel !





Allez, après les matheux au taquet, voici les traquets motteux !
Le Traquet motteux a pour nom savant "Oenanthe oenanthe".
Il vole au ras du sol, au ras des pâquerettes ce passereau qui voyage du Groënland à l'Afrique équatorial. C'est le "poids lourd" léger du transport aérien. Il pèse 25 grammes tout mouillé, c'est à dire l'équiva-lent (et qui va vite) de deux cuillères à soupe de sel !
Il parcourt 30 000 kms par an, soit un aller-retour "Alaska- Kenya" (Ah ! le lascar, quelle niaque !). Sur un an, cela l'occupe pendant cinq mois, le reste du temps, il fornique sans effort (il a une forme olympique) ou il hiberne ferme (tout de même, ça fatigue à la longue de s'envoyer en l'air).
Si l'on compare avec les pros du vol collectif, on s'aperçoit qu'il double la belle performance des oies (qui font quand même 15000 kms).
Notons que les deux migrations ne sont pas égales en durée.
Pour aller hiberner, il met trois mois pour se rendre en Afrique alors que pour aller flirter et se frotter à la belle dame oiselle en Alaska, cela lui prend 55 jours (est-ce une question de vents contrariants ou de motivation ?).
Étonnant "Oenanthe oenanthe" celui qui vient du Canada, s'il veut se rendre en Afrique, il lui faut traverser 3500 kms d'Océan Atlantique.
Là, il lui faut mettre la gomme, mettre le turbo, pas le temps de tirer au flan, flâner, baguenauder, rêvasser.

L'astuce "Yoga" :
Lorsque vous pratiquez le "demi-pont", imaginez que votre bassin si lourd au sol devient léger comme un Traquet quand il est levé.
Transformation "ét'oenanthe", non ?

Voilà, voilà, bises du Bassin d'Arcachon.
Sur la Dune du Pyla, le bassin se leva et s'envola ...trit trit, moun counte es finit !!!






vendredi 3 juillet 2015

"Animaleries sonores"


"Ce sont les animaux qui ont fait connaître
la musique aux hommes."
Démocrite

- C'est bien de commencer ton article par un penseur grec. A un moment de crise financière où les pauvres grecs pansent leurs plaies par manque d'esprit solidaire et surtout à cause de l'appétit gargantuesque de ceux qui ne pensent qu'à l'argent.
- Voilà pourquoi je cite Démocrite.

L'art est appelé araignée.
Prenons un couple d'arachnide, le mâle, Gaspard Régnier, se prend dans la toile de sa femme Laura Régnier. C'est la tuile, car s'il ne réagit pas rapidement, son amante va le dévorer vite fait. Mais, voilà que Gaspard deviens artiste, il tape de la patte sur la toile, d'une manière régulière, cela fait comme une pulsation musicale. En fait, il envoie un message à sa compagne :
"Coucou c'est moi, je rentre du boulot."
Cela calme la dame.
Ensuite Gaspard cherche à la séduire, alors il joue de la harpe avec la toile et elle lui répond en jouant à son tour sur les fils les plus courts.
Et pourquoi tout cela me direz-vous ?
Parce que les araignées sont tellement mirots, qu'elles utilisent les sons comme lorgnons. Les fils les plus courts donnent des sons plus aigus, cela indique l'endroit ou se trouve la femelle. C'est un code entre araignées.




Utilisant ce même principe "plus court égale plus aigu et plus grave, plus long", le termite entré dans une vieille poutre, croque dans le bois, écoute, si le son est grave, c'est que la poutre est longue. Alors l'insecte appelle les copains pour le festin !




Les oiseaux : nos profs d'amusique !
Ils nous ont ravis, puis convaincus, c'est peut-être pour ça qu'on leur a choisi de jolis verbes pour leur chant. Écoutez plutôt :
Un Aigle passe et "trompette".
Un canard faisant trempette, l'entend. Il se dit que ça fait belles lurettes qu'on aurait dû changer le verbe chantant du rapace.
Il verrait bien : l'aigle bugle.
Lui, il nasille. Avec ses "coin-coin", il est loin-loin d'avoir un son clair et net de clarinette !
Son cri laisse coi, il part dans les coins sans acoustique, du coup il ne provoque pas d'écho ! Et personne ne peut dire pourquoi !!!
L'aigle volant plus haut qu'elle, l'alouette se désole et "grisole", puis s'isole, s'en va à tire-d'aile et "tire-lire". Sinon, trouvant cette dure lutte injuste, elle "turlutte" juste !
Cela met en rogne la cigogne qui craque et puis "craquette".
La pie "jacasse". Elle trouve l'oiseau à spatules, ridicule et bétasse.
La bécasse, quand elle ne passe pas à l'as (à cause de la chasse dégueulasse, hélas), "croule".
La tourterelle rieuse trouve ça ridicoule et la colombe "roucoule".
Le coucou, lui, trouve ça cool et "coucoule". Il caracole en tête des oiseaux volages et qui se haussent du col.
Les nuits de pleine lune, ça pullule de chouette-hulottes qui "hululent" !
Pendant ce temps là, ailleurs, le hibou "houboule", mais jamais ne titube lorsqu'il "tutube" la nuit tombée !
Le rossignol, assigné à jouer son rôle d'enchanteur lyrique, "chante", "trille", part en vrille et "gringotte". Après plusieurs heures de concert, il grignote.
Il casse la graine, prend un ver et peut repartir ... pour un nouveau concert !

Et pendant ce temps là, le chat guette. Il capte les sons avec ses oreilles "radar" (chaque oreille dispose de 32 muscles). Pour l'homme, c'est la langue qui est la plus musclée. Voilà pourquoi il existe tant de malentendus entre les humains.

Lorsque les anglais découvrent  l'Australie et les kangourous, ils entendent les indigènes vivant avec ces drôles d'animaux sauteurs. En leur compagnie, ils emploient les mots " kan, gu, ru". Les britanniques se disent que cela doit être le nom de la bête. C'est bien bète parce qu'en dialecte indigène, cela signifie :
"Je ne comprends pas."




L'huître a un cerveau plus petit que ses yeux. Je comprends enfin pourquoi je n'aime pas les huîtres. La vie est belle, le monde pourri. J'ai comme l'impression qu'on vit dans un monde d'huîtres à l'esprit riquiqui. L'homme-huître préfère en mettre plein la vue plutôt que d'utiliser son cerveau !

Je saute du coq (qui chante) à l'âne (qui braie), l'Europe prend t-elle les grecs pour des kangourous ?
Si c'est le cas, dans cette situation explosive, qui sautera ?
Les banques branques, les branquignols aux belles bagnoles ou bien le S.D.F qui se réfugie dans la gnôle ?



Tiens, le merle vient se poser sur mon épaule gauche et me parle d'Epicure qui nous invite à faire comme les animaux et les enfants :
Chercher le plaisir et fuir tout ce qui peut nous nuire !

Si notre monde immonde faisait un "SI", sûrement que le merle moqueur nous donnerait le "LA" afin que l'on sage-juste et que l'on soit juste !
Tiens, le rossignol vient se poser sur mon épaule droite et m'enchante avec ses jolies notes qui vont clore cet article avec ce message inachevé :

REMI FASOL LASI DORE et au SOL SIRE de son DOMISILADORE ...
(Rémi face au lacis doré et au sol ciré de son domicile adoré ...)

P.S : Merci à André Manouchian pour son excellente émission musicale (sur France-inter, le matin de dix à onze heures), à Jean-Pierre F pour ses documents parfois insolites et à Jean Solé pour ses "Animaleries" !

Allez, soyez animal musical, vous verrez la vie sera moins dure.
A la revoyure !



vendredi 15 août 2014

La "Vieille Pie" de Monet


Devinette :
Pourquoi la pie est-elle plus bavarde que le kangourou ?
Parce que le kangourou a sa langue dans sa poche.

Il fait beau à nouveau, les nuages se sont ébaluchés. Le roi soleil est resplendissant, disent ses sujets (ceux qui parlent si aisément de la pluie - Quel temps pourri ! - et du beau temps - Quel temps charmant ! -). Pour ma part, dans ma tête, j'essaye de faire en sorte que dix minutes de soleil s'étalent sur toute une journée. Ainsi, que le ciel soit bleu ou gris, je reste benèze (serein, détendu).
Suite du "post happy", je continue à tarabooster mon thème aviaire, revoici la pie.

V.I.Pie : la pie, c'est quelqu'un !
Parmi tous ces "messagers des dieux" qui planent dans l'azur, la pie est l'un des plus intelligent. Avec ses étonnantes capacités d'apprentissage, de mémorisation, d'adaptation et une conscience de soi (dans le fameux test du miroir : en face d'icelui, de nombreux animaux génés voient une menace et font des grimaces pour le faire fuir, alors que la pie, benèze, est consciente de se voir), elle est proche de l'homme.
Elle fait preuve d'empathie. Par exemple, elle peut organiser vos obsèques. Plus besoin de croque-mort, de curé (puisque la pie fait le moine), de météo favorable (elle fait la pie et le beau temps, c'est comme vous volez), la pie s'occupe de tout. Et tout est possible, puisqu'une personne, un jour, a vu des pies déposer des brins d'herbes tout autour d'un cadavre humain (et même sur son corps) et rester là, l'entourant, comme au garde-à-vous.
Alors les pompes funèbres pourront toujours ironiser, dire qu'une des pies jouait la sonnerie aux morts à la trompette, qu'une autre avait inscrit "rest in peace" avec des brins d'herbes et que le cadavre garni d'herbe était un ex-fumeur de joint (d'herbe donc), "adieu berthe !" quand à leur avenir.
Finis les profits "malin-tentionnés", macabres, ces vautours gothiques pourront mettre la clé du paradis sous la porte condamnée. Des pies punks chanteront le "No future" des Sex Pistols, et leur feront un enterrement de première qui leur coûtera bonbon (des bonbecs "La Pie qui chante" bien sûr !, ou plutôt qui déchante).




Et enfin, les pies seront bien vues dans nos contrées contrariantes.
Autrefois, dans la Rome antique, on immolait les pies à la gloire de Bacchus, pour que le vin aidant, les langues se délient et que les secrets s'échappent.
D'après une légende grecque, les Piérides étaient neuf jeunes filles de Thrace qui voulaient affronter les neuf muses. Vaincues à un concours de chant, elles sont transformées en pies. Dans cette histoire racontée par Ovide, on peut deviner de l'envie et de la jalousie.
Dans notre folklore, la présence de la pie bavarde agace ou est de mauvaise augure.
Par contre ailleurs, le regard porté est différent. Ainsi, pour les indiens Sioux, la pie connaît tout.
En Asie, la pie est le symbole de la joie. En Chine, trente pies sur les branches d'un prunier chargées de deux fruits, vous assurent du bonheur pour le mois. Le message est clair :
"Puissent les choses heureuses vous arriver chaque jour du mois".
D'un côté, la pie c'est l'envie. De l'autre, c'est la vie !
"La pie culture" cultive la joie et le miel de la vie !!!



Avec "Hercule Pie erre haut", le fameux détective aux petites cellules grises qui s'activent, partons en quête de lumière. Comme dans un pol'art, le flic pie épie, bavarde et enquête pour faire la lumière sur un tableau hivernal de Monet. L'ice-cream était-il parfait (ou mystère, eskimo "eskilment", choc au lac glacé) ?
N'allons pas trop vite, le temps travaille pour nous ("Time is Monet").
Dans le tableau, la pie annonce la couleur : association du noir (l'ombre) et du blanc (la lumière). C'est un jeu de lumière dans une ombre portée au tableau.
Au niveau sensation, on est à la fois (et au froid, Monet travaillait sur place, à l'endroit du motif), en plein jour (blanc) et dans la nuit noire (paysage triste). Monet, impressionniste avant l'heure, est plus perceptif que descriptif. Natif du scorpion (un 14 Novembre, tiens tiens comme un certain Yann Monet .. euh ! Claude Meynier), ceci explique cela ! avec ce signe d'eau, on est plutôt dans l'intuitif, dans la sensation que dans le sensationnel.
Dans cette symphonie de blanc que le soleil de février fait briller, la pie est une tâche noire qui se détache du tableau. Cette tâche détachée, benèze, apporte une présence contrastée qui décontracte par rapport au ciel gris menaçant.
Le blanc et le noir, comme le yin et le yang en harmonie, s'associent sans soucis. Je constate que le contraste vaut bien mieux que le con triste (de journaliste du figaro qui, à l'époque, a osé traiter Monet de dégénéré).
Le tableau de Monet :

La  frêle note d'une pie posée sur un portail comme sur une portée musicale !



Deuxième vidéo pour ce si joli prélude de Debussy, choisie plus pour l'image du tableau (que l'on peut regarder en mode "plein écran") que pour son interprétation si rapide de ces "pas" si lent ("pas si lent" à dû comprendre le pianiste, non nommé). Sur la première vidéo, l'excellent Michelangeli ravit nos oreilles, tellement "éblouies" que l'on en ferme les yeux. C'est bon, c'est "inouïe" et c'est tant mieux !





Comme en terre :
"Jeu, soussigné Yannick Jaulin, conteur vendéen, déclare prêter ces mots poitevins au sieur Yann Meynier, écrivain malin".
Je suis serein et détendu, benèze. Dans ma tête, les soucis font leur baluchon, ils s'ébaluchent. Seul mon message me travaille, me tarabuste et me "booste".
Vacanciers passant par la "Gâtine", arrêtez-vous au "Nombril du monde" pour écouter-voir les contes de Jaulin (l'un de mes conteurs préférés). Cela se passe à "Pougne-Hérisson".

Adichats (gascon : au revoir), à bientôt !