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lundi 18 juillet 2022

"Le paysagiste sonore Vangelis est mort"'

Un ange passe,
un Vangelis trépasse !
L'herbe pousse
Une demoiselle se trémousse !

Mezze mezzo
Lorsque l'on vit avec Miss Parki.
On a tendance à vivre dans les gris, on voit la vie en morose et on broie du noir.
On a bien des raisons d'être inquiet. Mais si tu nourris un blog qui blague, qui t'offre une garantie anti-bug, anti toc anti toxique, anti bling bling, tu sens l'inquiétude te quitter.





 Lu dans l'excelent Charlie-Hebdo : 
Le mouvement anti-avortement plus agressif que jamais.
"Look Lucky Luke :
Un américain de huit ans joue avec l'arme de son père et tue un bébé de un an.
Il risque désormais la peine de mort pour avortement tardif !"
"Femmes libérées"
Conformément à la constitution américaine, une fillette de dix ans s'est vu refuser un avortement après un viol. Conformément à la constitution américaine, elle a le droit d'acheter un flingue pour le faire elle-même dans neuf mois."


 
"Bufallo Bill" :
"Des policiers américains tuent de soixantes balles un homme noir désarmé.
L'Amérique n'est plus ce qu'elle était :
Pour Martin Luther King, une seule balle avait suffi !"
"Thalassa :
Selon l'Unesco, la ville de Marseille sera touchée par un tsunami d'ici trente ans.
Les marseillais ont enfin une date pour le ramassage de leurs poubelles."



Nasr Eddin peste contre la pandémie :

"La peste était en route pour Bagdad quand elle rencontre Nasr Eddin qui lui demande où elle va ? Elle lui répond :
- A Bagdad pour tuer 10 000 personnes. Plus tard, elle croise de nouveau Nasr Eddin. Trés en colère, ce dernier lui dit :
- Tu m'as menti.
Tu as dit que tu tuerai 10 000 personnes et tu en as tué 100 000.
- Je n'ai pas menti. J'en ai tué 10 000, les autres sont mortes de peur !"



Sont DCD cette année de forts bons mélodistes grecs : Papadiamondis (Eddie Mitchell) et Papathanasiou (Vangelis) !!!

Etre à part, pas parano, plutôt Papageno (dans "La flûte enchantée" de Mozart). Se poser ... des réponses, proposer des idées, exposer un point de vue, explorer la sagesse. S'opposer avec la "relaxe attitude", appuyer doucement sur la détente et laisser venir à soi la musique planante (mais pas que) de Vangelis !!!

Mon CD préféré : "China" (et sa pochette visible ci-dessus) !

Voici une courte liste (en vrac) de mes préférences :

"Hell and heaven".
"La petite fille de la mer".
"Le singe bleu"
"To the unknown man"
"Alpha"
"Pulstar"
"Chung kuo"
"Tao of love"
"Chariot de feu"
"Hymne"
"Blade runner" (main theme)
"Antartica"
"Missing"
"L'enfant"
"1942"


Crédit "illustre-action" :
On voyage dans le temps avec du "Reiser" ("voyageur" en allemand) des années 70 !!!

Allez où le vent vous mène !
"Yamasté"

jeudi 5 mai 2022

"Guitare à lunettes"

Histoire d'y voir un peu plus "Claire" (FB).

Un jour de 1986, j'ai passé un bon moment ... à discuter avec le guitariste classique éclectique et chic, l'excellent Roland Dyens. Curieux précieux, farceur à l'humour ravageur, polyglotte célébrant la langue rigolote (calembours pas trop lourds, jeux de mots d'aimants, mot-valise qui ne se fait pas la malle, qui ne cultive pas le mal, qui fait kiffer et voyager). 

- Faudrait que vous composiez une musique de danse hein Dyens (danse indienne tss !).
- Peut-être l'ai-je déjà fait, avec le morceau qui se nOMme "Libra sonatine India".
- Ah ! oui, c'est vrai !!
Pourriez-vous me signer ce 33 tours consacré à Villa-lobos, je me régale à chaque écoute de ces préludes. Ils sont irresistibles.
Il m'écrit et signe !
Je reprend mon vinyle et je lis : tout à fait d'accord !



"C'est ma nature, mes amis savent très bien que pour moi, les mots et les notes sont importants. L'humour a toujours fait partie de ma vie, les jeux de mots aussi.
Mon père en faisait, j'ai été à bonne école là dessus, mes enfants en font aussi. J'aime créer des situations décalées et surréalistes."
Amarcord ((patoi rital : je me souviens) du temps où j'étais prof de guitare à plein temps. En ce temps là, à la question : Quel est votre guitariste préféré ?
Je citais souvent Roland Dyens !

Dans sa musique, il ne racontait pas de FA daise, les notes "Sols d'Ièze" où le "RE glisse", faisaient autant de titre de morceaux. Pendant ce temps là, de mon côté, j'écrivais des phrases avec des notes ! RE MI FA SOL LA SI DO RE (Rémi face au lassi doré, le lassi est une boisson indienne) !!!

Un SI, je quittais mon DO MI SI LA DO RE, (domicile adoré), pour aller voir des concerts déconcertants, avec mes élèves les plus disponibles et motivés !


Les lunettes bizarres vues sur la guitare de l'artiste jouaient un rôle. Dyens m'expliquait qu'il avait trouvé ce stratagème pour déstresser ses élèves les plus émotifs et afin de surprendre les spectateurs en début de concert. C'était une autre façon de voir les choses.
L'hilarité générale rendait de suite l'endroit chaleureux et bienveillant.
Il a bien fait d'en profiter, de rigoler, il est mort d'une tumeur au cerveau à l'âge de 61 ans.

Voilà comme on brise la glace avec classe ; les invités artistes approuvaient que ce soit les brésiliens Villa-lobos, Baden Powell, les époques du baroque au rock, passant de Black à Bach, les classiques Rodrigo, Sor, les jazzmen Monk, Dizzy Gillespie (son arrangement de "A night in Tunisia", clin d'oeil à son origine tunisienne ?), le gitan Django (en Romanie, Django signifie : "Je m'éveille !" après avoir plané, l'esthète dans les nuages), les chansons françaises et sa belle reprise de "Syracuse"...

Ecoutez voir l'histoire, voici le Mulla Nasr Eddin ! Continuons le voyage. Larguons les amarres et blagons y'en a marre !!

"Nasr Eddin est invité par le sultan Tamerlan. Ce soir là, le sultan demande à Nasreddin :
- As-tu des visions ?
- Pardi pardieu, j'en suis comblé à chaque instant, répont-il.
Eh bien, repris Tamerlan :
- Dis moi ce que tu es en train de voir et si tu ne vois rien alors je te ferais couper la tête sur le champ !
- Je vois des ailes de feux battre les cieux, je vois à la place du soleil, un trône de diamants porté par quatres lions d'or, je vois des ruisseaux de lait coulant intarissable des nues. Je vois ...
Quelles extraordinaires visions !!
Oh ! si riche derviche, comment fais-tu pour franchir l'apparence des choses, quels efforts à faire pour arriver à un tel point de sagesse !
- Il n'y a aucun effort à faire, la peur suffit ! Rétorque NasrEddin."

Bon vent ! bonne santé !!!

Yamasté !!

samedi 12 mars 2022

"Nasr Eddin dine de Poutine*"

"Ceux qui n'apprennent rien des faits désagréables de leur vie, forcent la conscience cosmique à les reproduire autant de fois que nécessaire, pour apprendre ce qu'enseigne le drame de ce qui est arrivé. Ce que tu nies te soumet, ce que tu acceptes te transforme."
Carl Gustav Jung
Le monde allant vers, le monde à l'envers !!!

 Lorsque tu t'aperçois que tu commences à marcher sur la tête, c'est qu'il est grand temps de te raconter des histoires de Nasr Eddin.


"Partout c'est la merde en fait", chantait Kent avec son groupe "Starshooter" (fin des années 70)
C'est vraiment un cas cas très spécial : voici un rêve de l'incroyable Nasreddin.

 "Nasr Eddin aborde l'imam dans la rue :
- Yasid, j'ai fait un rêve cette nuit, un rêve très édifiant : Nous nous tenions debout  face à face, toi tu étais enduit entièrement de miel et moi d'excréments.
-  Tu vois, Hodja, ce sont de tes péchers qu'Allah ou un de ses anges te couvrait tandis que moi ... Attends, attends ! l'interrompt le mollah, ce n'est pas fini.
Il se trouve qu'on se léchait l'un l'autre avec un grand plaisir !"



Cela me rappelle la fameuse affaire du "Voilà Le Viala qui va à vau-l'eau" !
"Astérix et péril" s'oppose au maire de .... Saint-denis, Jean-polix (trop poli pour être au net). Il trouve que la gestion de l'hygiène indigène laisse à désirer, et qu'on trouve chez les autochtones un peu trop de tout à l'égo dans le tout-à-l'égoût.
La station est mal conçue et réservée à quelques habitants seulement (les autochtones) !
On sait bien que tous les égouts sont dans la nature, c'est pour cette raison que s'impose une station d'épuration digne de ce nom, qui ne rajoute pas de polluants chimiques, de bruits intempestifs, d'odeurs nauséabondes, de surcoûts (entretiens, moteur à obsolescence programmée).
"L'As des astérix" (nouveaux venus dont certains habitent là depuis une vingtaine d'amnées) dénonce les risques financiers pour cette petite communautée de communes !





Le maire Jean-Polix surnommé "jean-polochon" (parce qu'il s'endort un peu trop sur ses lauriers) traîne des pieds.
Les Astérix encouragent l'installation de filtres naturels, tel le bambou, le roseau pour une alternative dépurative, purifiante qui transformera la merde dans les yeux en miel pour la qualité de vie !

Mais revenons donc au despote Poutine en plein délire dans la folie des grandeurs !
Otan suspend ton vol et tes avions car le robot slave nous menace de "Tchernobyl", de bombe nucléaire, de guerre chimique.
Il est fort probable qu'il entre en Europe avant les ukrainiens, il est fort possible qu'il soit bien embarassé par ces ukrainiens réfractaires lorsqu'il aura à sa botte un pays en colère qui boite.
Ce gouinfre gonflé, bouffeur d'etats, aux pensées nauséabondes, jusqu'oû ira t-il ?


Avec cette guerre routine Poutine qui patine en Ukraine permet à l'occident de répondre par une riposte financière (lire l'article précédent).
En fait, les russes vivent en Russie le soir et se retrouvent le lendemain matin en URSS* !

* :  "U.R.S.S"
Union Ratatinée des Saucissons secs.
Plaisanteries que l'on s'échangait entre potes à Aulnay sous bois du haut de nos 10 ans !
A cet âge on fait feu de tout bois, on joue sur les noms et ça donne des impros autour de Mr Kipèttro vitchi et Mme Kasstagueulenski !
Fauskifo, laissera-t-on le mot d'la fin à Poutine ?
"Tank y'a de la vie, y'a de l'espoir" ricane Poutine cynique et cinoque ! Je préfère quand même le laisser (le mot de la faim) au Mulla (maitre d'école coranique).
"Nasr Eddin a inventé, sur la place du marché, un commerce d'un genre nouveau. Il achète à un éléveur de poules de grandes quantités d'oeufs à quatre aktchés la douzaine puis il les revend pour trois à son propre étal.
Rapidement la nouvelle se répand et des chalands nombreux se pressent autour de lui pour profiter de l'aubaine ! Nasr Eddin , je vois que tu as une belle clientèle mais ne t'est-il pas venu à l'idée que tu es en train de te ruiner ? - Se ruiner fait partie des risques marchands, lui répond le Hodja. En revanche, ce qui est de l'essence même du commerce, c'est que les gens aient autant de plaisr à acheter que j'ai de plaisir à vendre."

Dédicace et câlin d'oeil pour L M !

 Yamasté !

*Titre de l'article : la poutine est un plat québecois (frites mélangées à du fromage cheddar en grains, nappées d'une sauce tomates, oignons, maïs, blé) !
A voir sur "marmiton.org"
Tandis que le Poutine est un plat qui se mange froid, glacé, mangé sur le "kidnappé" ukrainien pour avoir la frite dans ce monde qui s'effrite !
A noter que le blé vient des grandes terres d'Ukraine ! 

dimanche 31 octobre 2021

"Nasr Eddin : n°?, drôle de numéro"

Mortel Nasr Eddin ! Ses blagues actualisées "Hallowen" :
- Allo ?
- Oui ne ... quittez pas, ici trouille !
La sémantique nous montre la voie. Il existe deux grandes familles dans le monde des humains :
Les trouillards "ici trouille" et le "pote est marrant" (délicieux potimarron). Réchauffement climatique, "dérèglement de contes à OK corail"
Imagine un "Où est-ce terne ?", les "complotristes" si trouillards font face aux "petits marrants" si goûteux, on espère que le premier qui dégainera trouvera la paix, la gaité et non la haine, la peine.
 
La redoutée heure d'été, c'est fini pour cette année !
Voici l'heure du thé !
Les histoires "orient-thé" de Nasreddin sont de sacrées gourmandises sucrées.
"Il était une fois, une noix dans sa coquille posée sur un chemin.
Nasreddin passant par là, remarque l'oléagineux pas géné.
Il prend une grosse pierre et la lance contre la noix.
Celle-ci roule sous la pierre et se niche dans un coin.
C'est étrange, se dit Nasreddin, tout le monde a peur de la mort, même cette noix."
 
"L'âme hors" nous inquiète, nous angoisse, nous déprime, plus nous cherchons à l'ignorer, à l'oublier, à l'éloigner et plus nous en devenons "pris au nié", esclaves.

Toute peur exagérée de la mort est révélatrice de la peur de la vie elle même : peur des changements, refus de communication, de liens et d'échanges !!!



L'angoisse porte poisse, on devient mort de peur, l'âme-hors dans l'âme (à contrecoeur, le coeur gros, à grand regret, contre son gré, tristement ...).

Expression :
"La mort dans l'âme."
Au 17ème siècle, le terme mort signifiait souvent le partage d'un tourment et pas forcément la fin de vie. L'expression date du 19ème, la mort symbolise la personne et l'âme la peine.

"C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort."
Epicure
"La peur dévore l'âme."
Fassbinder
"Derrière la peur, l'âme agit."
Marie Guiboin


"Nasreddin est absorbé par des pensées philosophiques.
Sa femme Khadija lui demande à quoi il pense !
- Je réfléchis sur cette phrase :
Faut-il se fier aux apparences ?
Quelque fois, un homme parait mort alors qu'il est bien vivant et certains semblent vivants alors qu'ils sont morts.
Comment distinguer un mort d'un vivant ?"
- C'est très simple, dit Khadija, quand un homme est mort, il a les pieds et les mains glacés !" 
Le Mulla s'en va dans la forêt avec son âne, pour couper du bois de chauffage.
Soudain, il a la sensation d'avoir très froid aux pieds et aux mains.
"Je suis mort, se dit-il" !
Il arrête son travail et s'allonge sous un arbre.
Un loup affamé, passant dans le coin, s'approche de l'âne attaché, l'assomme et se met à le dévorer avec une voracité insatiable.
Nasreddin, effrayé, chuchote : ce loup a de la chance que je sois mort.
Si j'étais vivant, il n'aurait pas agi ainsi avec mon âne !" 
"La vie nous console de mourir et la mort de vivre."
Théodore Jouffroy



Cas d'étude : Khadija !
"Un mort, c'est quelqu'un qui a les pieds et les mains glacés !"

C'est un homme qui gît mais n'agit plus, alors forcément son corps se refroidit !
Il ne se sert plus de ses mains (symbole de l'action, du travail), il ne marche plus, il ne change et n'échange plus, ne désire plus. Peu à peu, il oublie que dans le temps, il n'avait pas froid aux yeux !
Le loup de la mort dévore l'âne (l'âme) parce que le maître de l'animal ne vit plus. Tout est une question de regards.
Le vivant n'est pas celui qu'on croit !!
Les morts vivants, cadavres ambulants, zombis mous sont insensés sans sentiments, inconscients chiants.

Moins on vit et plus la mort est puissante.
Moins on déguste la vie et plus la mort s'en nourrit.
"La mort est un ennemi supérieur en ombres."
André Ruellan
Crédits dessins :
Les indispensables Geluck et Sempé ! 

Yamasté !

jeudi 30 mai 2019

"Eva Ruchpaul mamie yogini"


Suite de l'article "Yoga Bikram a t-il une âme ?"



"Mangez du ciel !"
Eva Ruchpaul, mamie yogini de 91 ans et son Hatha-yoga bien tempéré.
Avec son yoga à sa sauce douce, elle a passé sa vie à donner sa pitance à ceux qui cherchent la patience sur un tapis !
Cela fait du bien de retrouver son humour :
Un jour, une élève lunaire, s'est évadée sur le tapis volant et n'est pas redescendue tout de suite, en langage Ruchpaulien : "elle s'est envoyée en l'air" !
Elle avait de la fuite dans les idées !
Ce drôle d'oiseau de un mètre quarante six a son franc-parler et son vocabulaire qui ne manque pas d'air. Ainsi "Mangez du ciel" signifie :
"Respirez !"




Être original comme tout le monde.
Elle dénonce les lubies mystico-gymniques et nous conseille de bien "faire yogattention" (comme dirait l'auteur de cette chronique).
Elle cite volontiers Avicène :
"La vie ne compte pas dans sa longueur mais dans sa largeur."



Fred Vargas (vue récemment à la télé sur France 5 "la grande librairie").
Sur l'écran, elle est à cran, pour notre sacrée planète ça craint.
Vargas nous montre nos failles, bafouille. Elle boit trop ses paroles et nous saoule à trop vouloir parler toute seule mais ...
J'aime son écriture, ses polars, son inspecteur Adamsberg, ses propos écolos et sa lucidité.
Ruchpaul la cite quand elle évoque l'état d'esprit du moment, cette époque opaque de flottement, de "cerveau lent" planant dans le fourbis, fouillis, tourbillon de la vie :
"... tête creuse, vide se remplit de n'importe quoi (si possible du pire). C'est ce que tout le monde préfère, le pire ... on s'ennuie tellement."



Eva Ruchpaul vit avec une polio (paralysée d'un côté pendant une partie de sa vie) grave depuis l'âge de dix-huit mois. Elle a maintenant 91 ans.
"Comment habiter un endroit désert ?
Une partie de mon corps ne vivait plus."
Elle arrive à marcher à douze ans. Elle fait sa rééducation elle même !
"Le yoga ne guérit rien, ne remplace rien. C'est bien mieux que cela. Il fait supporter."
"On se bouffe la vie avec le culte de l'effort permanent."
On se domine, on s'étrille, on se punit d'exister. On doit mériter .... pour coâ, pour porter sa croix ?
Et si on se faisait du bien !
Le yoga est un doux, il ne roule pas des mécaniques. En pratique, on s'étire, on "Gandhi". L'air ou le R qui manque à Gandhi se retrouve grâce au pranayama ("la maîtrise du souffle") c'est comme cela qu'on "grandhi" tranquillement !
Avec Ruchpaul, les élèves sont priés de faire une séance par semaine, pas plus, ceci afin de protéger la rareté !
On ne se rend pas toujours compte de la chance que l'on a. On en veut encore et en corps mais finalement, on picore à tort ou on dévore à mort, alors on va dans le décor ou on fait dans le hard-sport décoré de la lésion d'horreur (z'avez vu comme je suis tatoué, musclé, piercé en des endroits hard-core) afin de flatter notre égo gore bodybuildé.
Ruchpaul donne envie d'avoir des égards pour notre corps !
"Faites chaque chose comme si c'était la première et la dernière fois de votre vie."
Oyez gens censés, si vous avez "l'oeil oeillère" ou les "portugaises ensablées", cherchez juste un prof de yoga qui saura vous mettre nez à nez avec votre personnalité, qui saura faire en sorte que vous vous "sentiez" bien et qu'au niveau sagesse vous touchiez votre bille.
- Goûtez moi cette posture, vous m'en direz des nouvelles ! 
- Miam miam ! La vie est belle et c'est tant mieux !


"La vieillesse rend plus intelligent.
L'âge invite à comprendre mieux et davantage."
"Mettre le spirituel au dessus du matériel est une pure invention occidentale.
Je pars toujours de mon corps.
Je lui demande ce dont il a besoin, envie, ce que je peux faire pour qu'il aille mieux." 



Un corps "mi-mi" : quand l'esprit prend corps, le corps "s'esprit-me". En jouant "gagnant-gagnant", plutôt que "geignant-gênant", il ouvre l'esprit, découvre de nouvelles perspectives et augmente son appétit de vie.
Dans ma pratique yogique, je me mets au service de mon corps comme pour le remercier d'être si bien à mon service.
"Tu n'auras pas souvent la chance de naître dans un corps d'homme. Es-tu bien sûr d'avoir fait ton possible pour t'en réjouir ?"
Poème indien
L'intelligence rend beau, la bêtise rend moche.
Être curieux rend heureux, être furieux rend malheureux.

Télé pris .... telle est vision !




"L'équilibre n'existe pas. Nous sommes seulement des équilibristes."
Mulla Nasreddin, le sage un peu fou, le fou qui rend sage, est sur la même "ruchpaul-hilarité" :
"C'est la fête au village d'Akshéhir, là où vit Mulla Nasreddin. Sur la place du village, une corde a été tendu entre deux arbres. Sur la corde tendue, on peut voir le mulla aussi tendu que la corde. Malgré cela, il reste en équilibre sur son fil, il va allègrement d'un arbre à l'autre. Puis il descend et retrouve la terre ferme. Interloqué, intrigué, un de ses amis vient le trouver et lui demande comment il fait pour rester en équilibre si longtemps sur le fil (Nasreddin n'est guère sportif,  en plus, il est gros et peureux) ! - J'ai pu conserver l'équilibre, simplement parce j'avais aussi peur de tomber à droite qu'à gauche, explique le mulla (maître d'école coranique) !!!"





Ça balance par ici !
Hatha yoga bien tempéré : yoga du juste milieu !
"Le yoga m'a appris à me réjouir. Au contraire des exercices de lubrification articulo-musculaires qui ne font que produire des vieillards grincheux !!!"
Et pour finir, la plus belle "des finitions" ... du ...
"Yoga :
Le plus beau voyage qu'un humain puisse faire et qui les contient tous. Du tour de la chambre à la navigation intersidérale."


Crédit dessins : toutes les illustrations viennent du site "méditationfrance.com".
Les citations sont d'Eva Ruchpaul.

Allez, à la revoyure !
Caresses et bises à l'oeil.
Portez (ou supportez) vous bien !!
Yananda !!!

mardi 31 octobre 2017

"Pour aller mieux, pour râler moins !"





"Pour aller mieux"

Mieux vaut avoir un bon esprit qu'un bonnet d'âne.
Mieux vaut avoir un beau nez rouge (pour faire le clown) qu'un bonnet noir (reflet de nos idées noires).

Méditer : simplicité, clé pour ouvrir notre boite à pharmacie bio interne !
Ecrire : à la recherche de la justesse, du rythme et de la musique des mots.
Choisir : on a toujours le choix, celui de la joie jolie ou celui du moi roi pourri.
Pratiquons l'auto- dérision et l'auto-décision (le fameux "DIY", "Do it yourself" hippie), soyons impies (avoir foi en soi ne plait guère à l'église) et impitoyables avec les pensées destructrices.

Avec le changement d'heure, on voit la nuit tomber plus tôt, je pense à cette saine scène :
Il fait nuit, l'homme a deux tas devant lui, un tas d'ordure et un tas d'or pur.
Avec sa lampe, il est clair avec lui-même et il choisit de se nourrir du tas qui rend brillant et clairvoyant où alors il éclaire le tas vulgaire, se pourrit la vie et doucement éteint sa petite bougie intérieure !

"Où est donc passée cette clé de malheur ? se maudit Nasreddin. Il fait nuit, fatigué, il a laissé tomber sa clé de maison sur son paillasson, mais il est parti plus loin dans la rue !
Un voisin curieux qui suit l'affaire, lui demande ce qu'il fait là, si loin de sa maison et Nasreddin lui répond :
- Plutôt que de m'épuiser à chercher dans l'obscurité, je préfère aller là où il y a de la lumière !!"




Alors (ah ! l'or) pour être un calé de clé qui permet au corps de se soigner lui-m'aime, voici quelques pensées paisibles pour nous protéger des raclées que l'on se donne. Ces pensées soignées sont signées Jacques Salomé.
"J'ai fait un immense pas le jour où j'ai compris que j'étais seul à entretenir mes souffrances."
Porte ouverte rapporte ... apporte du bon, porte fermée s'emporte, sort de ses gonds !
"Certains attendent que le bonheur vienne frapper à leur porte !
Moi, je laisse la porte ouverte !"
Quelle épique époque opaque qui manque d'éthique esthétique et d'acoustique sympathique :
"Prenez le temps de rire, c'est la musique de l'âme."



Allez, fichez vous la paix pour aller mieux et pour râler moins, écoutez la mémé de Salomé :
"On n'est pas responsable de la tête que l'on a, mais on est responsable de la gueule que l'on fait !" 

Bon vent !
Yamasté !!

Photo du haut : Yann Arthus-Bertrand

vendredi 18 mars 2016

"Le conte est bon : Nasr Eddin" n° 6



"L'Ahimsa (la Non-violence) n'est pas compatible avec la crainte."
Gandhi

Voici une autre façon de présenter l'histoire du grammairien (message du 11.03.16). Cela vient de "Nasreddin et Samira" (Patrice Lesourd et Céka).



"Une méprise de mains prises" :
"Mulla Nasreddin partait pour un voyage lointain, aussi s'était-il muni d'un cimeterre et d'une lance.
En  chemin,  un bandit armé d'un simple bâton se jeta sur lui et le Mulla se retrouva tout nu.
Quand il parvint à la ville, il raconta sa mésaventure à ses amis qui lui demandèrent comment il se faisait que muni d'un cimeterre et d'une lance, il n'ait pu avoir raison d'un voleur armé d'un simple bâton.
- Le problème, expliqua Nasreddin, est justement que j'avais les deux mains prises : l'une pour le cimeterre et l'autre pour la lance. Comment vouliez vous que je m'en sorte ?"

"Le sale air de la peur te fait payer cher l'addiction" :
La peur, ça r'met la raison en question, ça r'mue le ciboulot, alors pour l'effacer, il faut calmer le jeu, réfléchir et s'armer de ... patience !
N'fais ni le buzz parano, ni la bise à l'angoisse, ça t'fous la poisse, après t'es à cran et ça craint !
Arrête ton char et sors-en, n'dégaine pas ta rengaine de haine et sème tes graines de voix, de joie, d'amour et d'humour :
Aimons nous et animons nous les uns les autres !!
Pratiquons un genre de "Yoga du cerveau", ne restons pas fixés, figés sur une seule et même posture intellectuelle, n'hésitons pas à en changer et à choisir une posture délicate à prendre, qui nous en fait voir (mais qui permet de mieux "se voir", d'en savoir davantage sur nous-même).
Et le cœur vaillant, posons-nous la question adéquate :
A quoi bon s'armer d'un savoir inutile ?



"Quand il y a le silence des mots, se réveille bien souvent la violence des maux."
Jacques Salomé ("T'es toi quand tu parles").

Où tu vas, tu es !
Si tu vas à la guerre, là où tu vas, tuer tu haïs ...
Tu es dans ce que tu fais !

"Un jour, Mulla Nasredin alla chercher du bois dans la forêt. Il mit les fagots sur son dos et enfourcha son âne et prit le chemin de sa demeure. Les gens qui le croisèrent en route, rirent de lui :
- Pourquoi portes-tu les fagots sur ton dos au lieu de les charger sur ton âne ?
- Hommes de peu de foi, non seulement cette pauvre bête me supporte mais en plus vous voudriez que je la charge d'un poids supplémentaire ?
C'est pour ne pas l'alourdir que je porte les fagots sur mon dos !"




Comme souvent, le sage Nasreddin fait l'idiot et se faisant, dans ce conte d'antan, il décrit si bien notre monde moderne !
Dans cet univers serré et étouffant, au lieu de prendre des airs, nous ferions mieux de faire respirer notre vie, de nous faire plus petit, d'avoir (et de faire) moins de besoins.
De là, viendra la vraie légèreté !
Et qu'en dit notre joyeux joyau l'heureux Jodo ?
"... Si l'âne symbolise le corps, le bois un problème et Mulla l'intellect, on pourrait dire qu'il existe des personnes qui croient se débarrasser du poids d'un problème en le comprenant, c'est à dire en l'intellectualisant.
- J'ai tout compris, disent-elles mais, en fait, elles n'ont rien réalisé.
Elles portent toujours le problème .... elles n'ont rien solutionné."

La transformation !
Voilà ce que Jodo a réveillé en moi, l'art de faire feu de tout bois. Tout est signe, signal à déchiffrer.
Et tout cela se transforme et nous met en forme.
Comme disait si bien le "pisscanaliste" (qui parfois, ne se sentait plus pisser et dont certains jeux de mots étaient à se pisser de rire) Jacques Lacan :
"Tout est un signifiant."
Terrien, t'es rien !
Humeur, humus, humain, humilité, humidité, sont tous de la même famille !
Si on l'a à la bonne, humeur devient humour.
On compose avec la vie, on s'amuse avec sa muse et quand la fête est finie, on se décompose. De l'humus naît l'humain qui en redonne à son tour, cela donne du sens à sa vie !
S'il sait rester humble, l'homme élégant demeure réceptif, intuitif et conscient.
Son temps s'écoule cool. Cela coule de source !
Cela n'est réservé qu'à l'homme simple, peinardeau comme un renardeau, curieux mais pas furieux, cultivant la sobriété heureuse, avec de l'appétit pour autrui (humain dans la main, univers l'uni) !
Ce gugusse-humus n'hésite pas à ressembler à Nasreddin lisant une sourate claire et nette comme une clarinette bien jouée :
"Celui qui tue un homme, c'est comme s'il avait tué toute l'humanité,
s'il sauve un homme, c'est comme s'il avait sauvé toute l'humanité !"
Sourate Al Maide 32
Allez, bande de guignols, de branquignols, de oufs et de pignoufs, ne portez plus vos problèmes et vous verrez, vous vous porterez mieux !!!
"Salam Alekoum" !



vendredi 11 mars 2016

"Mollah* Nasr Eddin" n°5


"Il faut être l'homme de la pluie et l'enfant du beau temps."
René Char
Il pleut, ça me plaît.
Les flaques forment de petits lacs.
Le rideau d'eau danse le rigaudon
Et dessine des cercles bien ronds.
L'âme ensoleillée vaque,
Laisse le bon temps rouler.

Passe-heure :
Passent, passent les heures, il n'y en a plus pour très longtemps.
Voilà qu'Umberto Eco meurt à nouveau. Ou peut-être n'est ce que son écho ?
Le hasard fait bien les choses et l'écho ainsi danse !
Voyez plutôt :
Pour cet article, je cherche un conte. Je saisis à l'aveugle dans ma bibliothèque un recueil et je décide que le premier conte qui viendra à moi sera le bon.
J'ouvre le livre et je tombe sur une histoire initiatique de Nasr Eddin qui s'intitule "Le grammairien" !
Je le tiens mon lien avec le dernier message (Eco l'homme des livres, le sémiologue, lecteur de signes, l'érudit farceur et l'aérien grammairien).
"Eco me dit" le proverbe :
"Qui aime bien, charrie bien."
- Pourquoi n'as tu pas cité le fameux :
"Qui aime bien, châtie bien." ?
- C'est mon esprit pacifiste qui s'exprime. Mon côté poète aurait dit :
"Qui aime bien, Char lit bien."
- Bien vu, et comme c'est la semaine de la poésie, évoquer René Char est bienvenu. Par contre, le jeu de mot qui suit, ne s'accorde "guerre" avec ton aspect pacifiste : le char libyen ... "faux pas" s'y fier !
- Ah ! mince !




"Grammaire sommaire".

"Mulla Nasreddin est un passeur. Un jour, l'homme qu'il transporte dans sa barque est un grammairien. En cours de route, ce dernier lui demande :
- Connaissez-vous la grammaire ?
- Non, pas du tout, répond le mulla sans hésitation.
- Eh bien, permettez moi de vous dire que vous avez perdu la moitié de votre vie, réplique avec dédain le savant.
Un peu plus tard, le vent se met à souffler et la barque est engloutie par les flots. juste avant de  sombrer, le mulla demande à son passager :
- Savez vous nager ?
- Non ! répond ce dernier, terrifié.
- Eh bien, permettez moi de vous dire que vous avez perdu toute votre vie !"

S'il ne veut pas avoir l'air idiot, l'érudit avisé doit accorder sa vision du monde à la vie. Son savoir n'aura de saveur que s'il vise le concret. La question à se poser est la suivante :
Mon savoir peut-il s'appliquer à la réalité ?
Le grammairien plongé dans ses kilos de "réa-littré" peut facilement se noyer dans un verre d'eau ou dans ses contradictions !!!
Il y a le savoir utile ancré dans la réalité (savoir-miroir qui permet aux gens de se voir) et le savoir futile et dérisoire (savoir-rasoir qui nous coupe du monde). Ce dernier, inutile et illusoire, il faut le virer, s'en débarrasser.
Un véritable passeur ne jongle pas avec un savoir passe-partout (qui ne mène à rien et n'amène rien de concret) et ne joue pas à cache-cache avec la vie.
Consultons donc  notre "dico Jodo" :
"... A quoi servent les théories sur la sexualité, l'amour, le bien, la prière,  etc ... si je ne les applique pas ?
C'est comme se cacher derrière ce savoir pour ne rien faire."

L'inconscient sait tout !
C'est tout un monde, en lien avec les rêves, les contes ...
Le conte fait rêver et voyager. Tenez, pas plus tard qu'un peu plus haut dans cet article, j'ai fait un lapsus écrit ("scriptae ?), tapant "grand-mère" au lieu de grammaire.
Et dans le même temps, j'imaginais que je me rendais en Ukraine dans une petite pirogue et que je me nourrissais de pirojkis exquis comme seule ma grammaire savait faire.

A savoir : Pirojki, mot polonais qui signifie "pirogue" !
On trouve aussi le mot "Pierogi" !




Pass'heure, je vois une lueur passer dans les yeux du passeur, Baudelaire de rien, il est "l'heure de s'enivrer." :




Et de se dire :
"Eau revoir", Bye baille !", "Bon vent" ...;

P.S : Juste un mot pour le titre "Mollah" Nasr Eddin, c'est un clin d'oeil à la fameuse librairie de Bordeaux et sans le "H" final, c'est la fonction de ce génial sage fou.
Le Molla iranien devient Mulla en Turquie, c'est le maître d'école coranique !



vendredi 2 octobre 2015

Les contes de Jodo


"Les contes nous parlent de notre vie."
Jodorowsky

Revoilà le mulla Nasreddin, le fou qui rend sage (ou le sage qui rend fou ?) :
"Mulla Nasreddin a de sérieux problèmes d'argent, il décide de vendre la maison familiale. Pris à la gorge par des créanciers qui n'en peuvent plus de patienter, il accepte de vendre son bien à un prix dérisoire mais avec une condition :
- Laquelle ? demande l'acheteur sans scrupule.
- Vous voyez ce clou sur le mur, mon père l'a planté là, il y a bien longtemps,, c'est le seul souvenir qu'il me reste de lui !
Je vous vends la maison mais je reste propriétaire de ce clou et bien sûr, je garde le droit de pendre ce qui me plaira.
L'acheteur se dit que ce n'est pas un clou qui va l'empêcher de faire une affaire immobilière. Il accepte la clause du clou.
Le lendemain, le Mulla lui rend visite et demande à voir son clou.
- Pas de problème, répond le nouveau propriétaire. Nasreddin entre, se recueille devant son clou et repart.
Quelques jours plus tard, il revient avec une photo encadrée de son père et l'accroche sur le clou.
La fois suivante, il arrive avec un manteau qui appartenait à son père :
- Je vais le pendre sur mon clou, dit-il à l'acquéreur agacé.
Et un jour, le Mulla se présente devant sa porte en traînant une carcasse de vache.
Le proprio stupéfait lui demande :
- Mais que venez vous faire ici avec cette carcasse bovine ?
- Bien, je viens la pendre à mon clou, pardi !
Ce qu'il fait devant le regard médusé du propriétaire qui se sent impuissant. Les jours passent, la carcasse dégage une odeur désagréable qui devient, quelques jours plus tard, tellement insupportable que l'acquéreur finit par quitter cette maudite maison. C'est ainsi que le Mulla a récupéré sa demeure."





Voilà, je cite de mémoire et à ma manière. Ce conte éloquent, nous dit de rester vigilant afin d'éviter que personne ne vienne planter son clou, son culot dans notre vie.
Accepter un clou, aussi petit soit-il, c'est prendre le risque de tout perdre !
Dans ce monde sans âme mais pas sans armes, il est toujours possible de rencontrer un dégueulasse qui se décarcasse pour te mettre en rogne, à cause d'une charogne dont il t'embarrasse.
Parfois même, il (ou elle) t'embrasse et c'est le baiser qui tue.
Il existe des couples pros de l'embrouille qui se débrouillent pour se faire des coups vaches, ou s'envoyer des mots tordus. Les "mots dits" tout de go ou par texto "SMS" (Sado Maso Système) blessent et laissent des traces.
Après ces séances de violence, les éclopés vont clopin clopant.
Si en plus, ils ont des problèmes d'addiction à la clope, alors là, leur affaire pas nette, c'est pas des clopinettes, n'est-ce pas Jodo ?

"Je ne suis pas contre les fumeurs mais cela me fait de la peine de les voir fumer. Chaque cigarette est un clou. Chaque expérience, chaque chose que nous acceptons et qui ne nous correspondent pas, reviennent à laisser entrer le cadavre de la vache chez soi."

Cela me fait penser à "Bogie" (Humphrey Bogart), grand acteur et grand fumeur qui donnait aux cigarettes le doux nom évocateur de :
"Clous de cercueil" !

"Savez-vous planter les clous ?"
Savoir dire "Non", c'est dire son nom, s'affirmer.
Savoir dire "Des clous ... tu peux toujours courir", c'est éviter de souffrir en courant à sa perte.
Avoir du "savoir-flair", sentir que l'on est en train de se planter ...

Le clou du spectre-claque :
N'enfonçons pas le clou. Bien au contraire, contraindre ce contrariant et abject objet, ce métal fatal qui sent la peau de vache. Retirons-le et flanquons-le dans le bac "récupération des métaux" !

... Avoir du savoir-faire et le faire savoir. Créons notre blog et rendons le plaisant et élégant. Semons des "bologs" nourris avec amour, humour, un peu de savoir et beaucoup de saveurs !!!

A bon entendeurs, salut !

P.S : Les "Contes de Jodo" existent en vidéo, sous forme de courts films d'animation, en "ombres chinoises" et commentés par Jodo. C'est un régal pour les yeux et pour l'esprit. Un in-conte-tournable dans votre dévédéthèque, drôle et profond, on ne s'en lasse pas, à voir et à revoir !!!
Ci-dessus, un aper-sous, non, ci-dessous, un aperçu ... le conte est bon !

Les Contes De Jodo Le Secret De La Richesse Mai 1998 Canal - vidéo dailymotion






vendredi 24 avril 2015

"Mémoire de yoga n°10"


LA VOIX

Tendez l'oreille à ce chapitre nouveau, la voix mérite qu'on lui prête une oreille attentive. On ne parle pas assez de la voix, aussi voi(x)-là la voix.

A la naissance, le petit d'homme a toutes les capacités techniques et psychologiques pour émettre des sons couvrant de 4 à 5 octaves, bien que le larynx ne se mette en place, pour le garçon comme pour la fille, qu'au moment de la puberté. Sorti de la densité de l'eau, de la chaleur du liquide amniotique, il va se saisir des muscles de la phonation pour se faire entendre. La mère va favoriser cette expression, utilisant elle aussi sa voix "du corps".

La boucle de communication s'établit alors, et s'installe, durant une période qui va conduire l'enfant jusqu'au stade pré-verbal. Dans le même temps, le développement psycho-moteur va le conduire vers la position verticale, avec toutes les hésitations corporelles liées au déséquilibre. Au plan du langage, les premiers mots apparaissent et c'est alors que le seuil de tolérance auditif des parents va diminuer. Car, dès lors que l'enfant acquiert la position verticale, qu'il manipule les mots du langage pré-verbal, les attitudes des parents vont aller à l'encontre de la poursuite de ces perceptions. Ainsi, le prix à payer pour notre évolution, et notre maturation, est de nous entendre dire : "Maintenant que tu marches, ne traînes plus par terre", "Maintenant que tu parles, ne cries plus".

"Sois vertical et ne cries plus" : voilà comment des 5 octaves prometteuses, on régresse à une octave (registre d'un homme moyen non entraîné au chant).
Une octave correspond à une gamme complète :
Do  - Ré - Mi - Fa - Sol - La - Si - Do

Et c'est alors que la voix, qui a été le lien entre l'organique et l'organisation, entre le corps biologique et le corps de la langue, voici donc que la voix est investie de cette fonction qui devient unique, faisant de l'enfant un "être de langage" linéaire, une "tête" quantitative, au détriment du corps biologique, de la "voix du corps".
Le cri, la voix du jeu, l'interpellation sonore puissante ne sera plus autorisée que dans la cour de récréation, de re-création, ou de régression.
Adulte, nous aurons encore cette perception inconsciente que sensation et mouvement sont réciproquement liés, et qu'ils constituent l'articulation intérieure du dynamisme vital : le souffle, le cri, le geste, sont des mouvements anarchiques répondant aux sollicitations du monde.
Ainsi, comme le dit "Grotowsky" : "Libérer sa voix, ce n'est pas travailler avec l'appareil vocal au sens où il faudrait fixer son attention sur le travail vocal, au contraire, il faut travailler comme si le corps chantait, comme si le corps parlait.
Notre voix devient alors notre "carte de visite". Créant un espace sonore repérable, reconnaissable, elle va permettre à l'autre de nous situer, de nous re-connaître. Elle nous dévoilera également, selon qu'elle laissera transparaître nos émotions, nos inhibitions, nos craintes. La boule dans la gorge, la voix qui se veut douce afin de nous séduire plus facilement, ou la voix tonitruante qui occupera l'espace de communication, sans laisser à l'autre une place sonore ...

Nous voilà encore dans notre voix ... Celle que l'on utilise pour se faire entendre et comprendre de notre environnement. En sortir, dépasser les limites, voir au delà d'elle, comment nous sommes "faits" vocalement, retrouver des voix dites "archaïques", retrouver la sensation qui nous fait prendre conscience que c'est notre corps qui porte cette voix, et qu'à être mal dans son corps, on est forcément "mal dans sa voix", trouver d'autre timbres, d'autres sonorités, d'autres émotions, découvrir ce qui est, ou a été caché, retrouver son identité ... Voilà quelques pistes de travail.

Notre voix est faite de vibrations reçues dans notre tête et notre corps. C'est pour cela que le magnétophone, le plus sophistiqué soit-il, ne rend jamais ce que nous entendons habituellement au travers de notre propres résonateurs.




Après le Chat de Geluck, le "raisonateur", voilà :
Nasreddin, le fou qui vous rend sage (ou bien le contraire), un ajout épicé qui donne encore plus de goût et de couleurs à ce mémoire. Voici donc une histoire que je placerais bien volontiers juste après le sentencieux (chantencieux) "Sois vertical, ne cries pas !
"Du haut du minaret, Mulla Nasreddin lance l'appel à la prière. Puis, il se précipite hors de la mosquée, en courant à toutes jambes.- Où vas tu Mulla ? lui crie un fidèle.- C'est l'appel le plus puissant que j'ai jamais lancé, hurle Nasreddin. Je m'en vais aussi loin que possible pour voir jusqu'où on peut l'entendre."
Je me souviens avoir raconté cette blague initiatique sans réaction du public. Un silence total, glacial, me faisait de l'effroi dans l'dos !
Heureusement, j'ai été sauvé par un coup de gong (j'avais tout prévu). C'était la première d'une conterie musicale consacrée à Nasreddin. Sans mon coup de gong, je crois bien  que je serai resté sans voix !!!

"Haltère-écho" !
Cette autre histoire du Mulla illustre ce constat : notre voix nous paraît étrange, étrangère, modifiée lorsqu'on l'entend enregistrée par un magnétophone. La conduction du son par les os "haltère" l'écho de l'égo, ce qui donne du tonus et du poids à la voix. Avec notre écoute placée sur la conduction aérienne du son, notre organe vocal nous paraît plus muselé que musclé.
Alors après, faut pas s'étonner si Nasreddin en fait des tonnes :
"Nasreddin chante sous sa douche et découvre le charme de sa voix. Cela lui donne l'envie de remplacer le muezzin.
Il se rend au minaret et se met à chanter.
Les fidèles sont agacés.
Rapidement, il constate que son chant est vraiment désagréable à entendre et pense qu'on aurait dû installer une douche dans le minaret. Mais voilà, le monde est mal fait !"





La suite, la semaine prochaine, d'ici là : "bon chant, bon vent !"


vendredi 6 février 2015

"Blagues et Nasreddin" n°2


"Désunis, nous courrons à la catastrophe.
Unis, nous y parviendrons."
Cioran

"Salam slam"
C'est l'histoire d'un mec qui ne sait plus où est La Mecque ?
Si ça se trouve, il confond avec Jérusalem.
D'où le dilemme, quelle est la ville qui l'aime ?
Il se rend dans une bibliothèque,
repère le Charlie hebdo historique
et se dit : le problème,
c'est le jugement de l'hystérique.
Il n'y a que basse flemme à traiter cela de blasphème.
Mais où est donc passé l'esprit soufi qui sème ...
tant de belles pensées pacifiques ?
Il observe les gens présents et se demande quand même
s'il faut laisser croître, d'un côté, ces "cannibales lecteurs"
qui lisent avec des oeillères, à Thora et à travers,
et d'un autre côté, ces tueurs
qui lisent à l'envers
et font semblant de se tenir au coran, tralalère.

Le type slame sur lisse lame d'un couteau qui coupe et qui divise.
Il slalome entre "Shalom" et "Salam Aleikoum" !!
Cela donne un slam assez cool :
Que la paix soit avec toi.

Blague juive, vive l'auto-dérision :
"C'est l'histoire d'un juif qui rencontre un autre arabe."



Comme disait Coluche "il y a trop d'étrangers dans le monde".
Pourtant, si l'étranger nous fascine, il nous façonne aussi !
Heureusement que Nasreddin Hodja, ce sage "fou à lier", est là pour faire le lien entre les religions et pour les relier à la terre, au concret, à la réalité.

Je convoque mon "inter-prêtre" (qui fait le lien entre les religieux et traduit le sens caché et profond des choses, avec un ton goguenard) Alexandro Jodorowsky et aussi, donc, Nasreddin, qui parfois peut faire, comme dirait le poète expert Shakespeare, "Beaucoup de bruit pour rien".

"En descendant de la terrasse de sa maison, où il vient de faire la sieste, Nasreddin rate une marche d'escalier et roule jusqu'en bas.
- Que se passe t-il ? lui crie sa femme qui, de la cuisine, a entendu le bruit de sa chute.
- Rien d'important, répond Nasreddin en se relevant tant bien que mal. C'est mon manteau qui est tombé dans l'escalier.
- Ton manteau ? ! ... Mais ce bruit !
- Le bruit, c'est parce que j'étais dedans !"
On ne connaît pas le visage de notre fameux personnage, mais apparemment, par ce déni, il nous montre que son non est personne. En tout cas, si d'allure, il se trouvait être charmant et comédien né, alors, ce serait un vrai tombeur.

Mulla gaffeur ("Mulla gaufre" me souffle le Capitaine Haddock), si tu te racontes des histoires abracadabrantesques, fais gaffe car plus dure sera la chute !
Alors comme ça, Nasreddin ne tombe pas, ça doit être sa doublure de manteau qui fait la cascade et la dégringolade à sa place.
C'est ainsi, Mulla se dissocie avec une partie de lui-même.
Par exemple avec un manteau doublé de fourrure qui se gondole à chaque foi que lui-même éclate de rire, lorsqu'il se raconte ses blagues.
Par empathie, même s'il s'emberlitricote un chant d'ail et se prend une veste, le cher habit en fourrure peut devenir un manteau de fou-rire !!
Il se peut que le Mulla se fasse un peu ani-mal, à nier ainsi son animalité (symbolisée par le manteau de fourrure).
Il lui serait souhaitable de laisser son mental sur le "porte-mentaux" avant toute descente inopportune.
Si le manteau élémentaire est l'acteur, alors  Nasreddin est le spectateur de lui-même.
Mot-teur, action, ciné-mot, coupez !

Laissons un pratiquant du déni de même acabit, s'exprimer :

"- J'ai fait une mauvaise action, une action destructive, mais je ne m'en sens pas responsable. J'étais entraîné, "Djihad Joe", j'ai été entraîné, c'était plus fort que moi, youkaïdi al kaïda !"

D'autres variantes sont possibles signées Jodo et titrées par moi-même :

"Être excrèment psy rituel."
"Je fais mes besoins mais cela ne me correspond pas. Je suis un être extrêmement spirituel, jamais je ne pourrais faire pareille chose. C'est une partie de moi qui le fait."

"Abstinuance ! Gare au gourou !!"
"... Comme ce gourou, à New-York, qui a mis enceinte quatre de ses disciples en même temps, alors qu'il prêchait l'abstinence."
Lui, il ne risque pas de faire tomber son manteau à sa place. Né en 1946, dans le journal "Vaillant"
c'était un personnage inspiré de Nasreddin, mais plus orienté dans l'action, se moquant du vizir avec des facéties plus réalistes.


Vu à la télé : un documentaire bien intéressant sur le journal "Pif Gadget". J'ai redécouvert plusieurs personnages de B.D que je kiffais dans Pif.
Avec Rahan et Docteur Justice, y'avait du coup de massue mastoc et de la planchette japonaise balaise, ça faisait Pif Paf.
Avec Gai Luron et le concombre masqué, on pouffait de rire.
Mais je dois dire que la série "Nasdine Hodja", et bien je l'avais laissée un peu tomber, Plouf !, dans le lac de l'oubli, juste de vagues (vaguelettes) souvenirs.
Et pourtant c'était bien ... C'était bien un Nasreddin Hodja plus sérieux, on lui avait simplement ôté le "red" de son nom (ce qui tout de même un comble pour un hebdo communiste !).

Apparemment le journal Pif (ex "Vaillant" d'après-guerre) reprendrait du service. Il n'y a que le Docteur Justice (créateur de vocation genre "Médecins sans frontières") qui puisse sauver le monde.
On lui souhaite bien du courage !

Allez, portez vous bien et restez "Vaillant" (sinon, Rahan, c'est bien aussi, quoique parfois, il n'hésite pas à s'inspirer de Nasdine lorsqu'il utilise l'unique technique de sortie de puits, mais comme c'est le même scénariste qui signe les histoires des deux héros cocos, y'a pas d'lézard !).






vendredi 30 mai 2014

"Blagues et Nasreddin" n°1


"Placez votre main sur un poêle une minute et cela vous semble durer une heure.
Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et cela vous semble durer une minute.
C'est cela la relativité."
 Albert Einstein





"Âne agram" :
C'est bête mais c'est un "signifiant", aurait dit le philosophe Jacques Lacan. Cela a un sens, avec les mêmes lettres, on a deux mots différents (quoi que ... à la réflexion, peut-être pas vraiment) : "la vérité" et "relativité".

Dans son "Cabaret mystique", Jodorowsky, comme dans une séance de yoga, nous reliait tous avec le chant calmant et énergétisant du "Om". Puis, il faisait son travail de joyeux décodeur spirituel. Le lieu anodin devenait à nos dieux (inté-rieurs), anoblie, "L'école des mines" se transformait en école des mines réjouies. Séduisant avec son accent chilien (Ah ! son "C'est incroyable !", ou  "Quelle mervei-yeux !" ... un régal), le vocalchimiste nous aidait à voir autrement. Il n'hésitait pas à transformer une blague grossière en histoire initiatique gorgée de sens, sucrée sacrée, succulente, ceci pour nous en faire découvrir la "substantifique moelle" si chère à Rabelais. Si l'on est à l'écoute, le présent est un cadeau élégant et géant, sinon c'est un "cadeau" crado et gênant, voici deux petites plaisanteries sur ce sujet (présenteries devrais-je dire) "comment t'es" signées Jodo :

"La locataire d'un grand immeuble d'une ville nouvelle va à la clinique, rendre visite à la gardienne qui vient d'accoucher.
- Mais, s'étonne la locataire, si vous me permettez une question indiscrète, vous êtes célibataire, je crois ?
- En effet, répond cette dernière.
- Et quel est l'heureux papa de ce charmant bambin ?
- Ça, dit la gardienne, je n'en sais rien. Vous savez, j'ai autre chose à faire, quand je nettoie mes escaliers, que de me retourner à chaque fois !"
Cette blague me rappelle une histoire de Mulla Nasrudin, le héros de  très belles histoires initiatiques soufies.
"Mulla Nasrudin, assis à l'ombre, regarde le chemin, tandis que sa femme, assise, le dos tourné, regarde de l'autre côté. Tout à coup, elle dit à son mari :
- Que c'est beau ! C'est plein d'oiseaux et les nuages sont merveilleux. C'est vraiment splendide !
- Je ne vois rien !... De mon côté, il n'y a ni nuages ni oiseaux."
Mulla Nasrudin ne fait pas le moindre effort pour regarder du côté de sa femme. Il ne voit que son monde et c'est tout. De même, cette gardienne ne prête aucune attention à ce qui lui arrive par derrière. Cela ne fait pas partie de son monde et, de ce fait, cela ne lui appartient pas.



Je remercie Jodorowsky pour ces récits et je dis bravo à Jodo pour ses propos.
La question posée est celle de notre réalité, vit-on en costume, en "pose-ture" tailleur "Chanel" ou habitué au naturel charnel, incarcéré dans sa prison mentale ou bien incarné ?
Dans mes séances yogiques, je reviens en corps et toujours au concret, à la matière, à l'espace. Ainsi on sculpte le souffle, on s'abandonne sur le tapis, on profite du sol, on écoute le son de son souffle. On écoute tout ce que notre corps nous dit, nous fait sentir (autant les sensations désagréables - on ne se "sent" bien que quand on a mal - notre tendance "naturelle", que les sensations agréables). On ne part pas dans toutes les directions, mais on reste conscient de notre espace (on y prend place), d'ailleurs on ne part pas, on reste là, ici et maintenant !
- "Vous quittez la posture mais pas la séance."
Nous sentons la présence du sol, de la rue, des autres. Nous sommes tous unis vers l'uni (et non pas luni, c'est à dire : tous dans la lune). Nous vivons une époque opaque où certains artristes chantent leur nombril et écrivent avec leurs pieds. On ne s'occupe que de son petit univers rétréci, on n'est ni consterné ni concerné par ce qui se passe autour. Cependant ne faisant plus appel à notre intellichance, on en subit les conséquences.



Revenons à la première histoire, que dit Jodo :
"Quel est le bébé dont tu es porteur ? D'une façon ou d'une autre tu vas te retrouver avec un enfant dans le ventre, parce que tu ne perçois pas toute la réalité, que tu ne te retournes pas, que tu ne vois pas ce que l'autre voit et ce que l'humanité voit. Tu ne vois rien."
On ne peut vivre dans un monde dont on dirait : cela ne me regarde pas, je ne vois pas ce que j'ai à faire avec ça !
L'homme est las hélas! l'homme est là depuis des lustres. Auparavant, il n'y était pas, c'était l'âge d'or des dinosaures. Et puis un jour, un gros cailloux s'est écrasé sur la terre. Le choc a été si fort qu'il a fini par faire disparaître les dinosaures, par contre des petits singes tout fluets (proches du chimpanzé) ont survécu. Après moults transformations, ils sont devenus hommes plus ou moins malins, du genre à dire que l'homme descend du singe qui descend de l'arbre, qui lui-même descend à la station "Bois de vingt chênes - bois du vin" (vous voyez le genre ... de "rigoulot".
Boire du bon vin c'est le humer, l'aimer, le goûter, le sentir en bouche, voir le verre rempli qui rougit de tant d'égard et là on déguste, on en voit de toutes les couleurs. C'est la fête des papilles et des pupilles, on se sent papillon et bien loin des dinosaures.



Où se place t'on ?
"Sentez l'espace qui se trouve derrière vous ... !"
Quelle est notre réalité ? Calée, notre réalité quotidienne nous conduit-elle sur une voix de "gare-rage" ? Si c'est le cas, il y a un problème de déroute et de routine.
Alors contre la "déroutine", inventons et réinventons quotidiennement notre réalité !!!
La déroutine qui altère notre réalité, c'est bien souvent une question de relativité, n'est-ce pas Albert ?

Bon c'est pas tout ça mais on m'attend là-bas, il me faut "aller sur un plus grand", comme on dit en Belgique. Je vais chez mon amie Catherine. Dotée de bons vins à boire et d'un bon caviste à proximité ("Au grès des vins"), on va se régaler et rigoler avec les histoires de la concierge occupée et du mulla contrariant. Histoires qui racontent nos déboires et qui redonnent de l'espoir aux narcisses qui noircissent leur monde sans jamais en avoir marre, sans jamais être hilares.
Bon vin, bon vent ! Cultivons l'intellichance et ...




Cette fois-ci, comme vous êtes devenus de vrais sages relatifs, vous méritez  bien la vidéo de Daft Punk avec du vrai Nile Rodgers (le guitariste si Chic) dedans et pas une parodie (lire et voir le message du.16 mai 2014).
Crédit B.D : Fabien Ser.