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mercredi 2 octobre 2019

"Méditractions"


                                                                   (zen-Pixabay)       
                                                                

Beau Bach (prononcez Bar) !
Matin brumeux, j'écoute un agréable concerto "brande-bourre-joie", interprété par des grives perchées sur des branches branlantes de brande. Elles ont grave le groove, chantent de jolies mélodies et font bon usage du silence.
Il est de bonne heure, côté fleur, les "belles de nuit" ne vont pas tarder à s'ouvrir. Et moi, je ferme les yeux et ouvre mon esprit pour y voir plus clair. C'est le moment de méditer !

Flash-Bach (prononcé Bac) :
Réveil à l'aube, dans mon lit, tel le lézard encore un peu endormi, je stimule mes articulations.
Les étirements bienveillants vont bientôt me rendre bien vaillant.
"Apanasana", la posture des vents libère mon ventre, associée au "demi-pont", elle fait du bien à mon bassin, ma colonne et mes reins. Mon corps assoupi s'assouplit.

Levé du lit :
Je prend de la hauteur avec la posture de la montagne, je me "tire-bouchonne" dans la "Danse de Shiva", je "m'étire au flanc" en prenant celle du triangle et j'en pince pour la pince.
L'envie d'un bon petit déjeuner me gagne. Je le prépare, je n'oublie pas les baies de yogi (Goji et Canneberge : si tu es occis, prends des gojis, si dans l'effroi tu gamberges, des canneberges).
Dehors, il fait doux et moi je fais l'hindou sur la terrasse ... et l'idiot rigolo car ma caboche est cabossée, il faut dire que mon moral en a pris un sacré coup ces derniers temps (fatal hopital pour un bel homme à la belle âme qui ne l'a pas rendu). La pause méditation s'impose ! ...
Choses promises, choses dues, voici la suite des pensées de Christophe André.
La méditation soulage du temps qui passe et de l'angoisse de la mort :
"Plus on se sent relié à la nature, moins on a peur de la mort."
"L'habituation de la peur érode son pouvoir.
Faisant une retraite dans un monastère et un stage pour devenir plus sage, au petit matin, le maître des lieux pieux dit :
"Cette nuit, 50 000 humains sont morts pendant que nous dormions et nous, nous sommes vivants !
Quelle chance !"

"Il existe deux grandes certitudes :
Je vais mourir un jour !
et
Pour le moment, je suis vivant !!"
"Tout est étonnant, la présence de notre souffle par exemple !
Notre présence sur cette planète, pourquoi suis-je là, moi ?"
Savoir savourer !
La méditation comme source de ravissements contemplatifs !
Humain, afin de m'éviter, je roule sur les autoroutes de l'action, je me prend la tête et la remplit de soucis.
Bonhomme, afin de m'inventer, je prend les chemins contemplatifs pour méditer en pleine conscience sur les sentiers de la lenteur et de la flânerie poétique !
Dans la vie, il y a des actes vertueux qu'on a fait et qu'on a refait et puis il y en a d'autres d'aussi bonne qualité qu'on a fait et qu'on a "pas refait" ("parfait", c'est très bien aussi) !
Dans la méditation, il n'y a rien à faire mais tout à défaire.
"C'est par distraction qu'on entre pas au Paradis de notre vivant."
Bobin
"L'idée de Terre ne la rend pas ronde.
L'idée de chien n'aboit pas."
Spinoza





Les émotions négatives, "qu'enfer" ?
Ne pas les réprimer, les réprimander, ne pas faire le flic sinon gare au flip, au flop ...
Mais plutôt les regarder en face, les traverser (sans les regarder de travers), chevaucher le dragon, ramollir les émotions dures, court circuiter les mots, éviter la subjectivité, la surenchère, faire de la "climatisation émotionnelle" ...

Les émotions positives, qu'en faire ?
Les savourer, les mémoriser, en profiter, les graver en soi, les recevoir, les ranger dans une malle aux trésors, les recueillir, les accepter, les écouter, les amplifier, se fabriquer un "récepteur de bonnes ondes", faire une "liste d'orpailleur" (de pépites d'or) ...




Les émotions !
Ce sont des sources d'information mais aussi des sources de confusion.
Méditer c'est observer ses pensées et les regarder passer sans les suivre ...
Méditer, c'est se pencher sur ses pensées sans s'épancher sur ses penchants, c'est noter ce qui se passe en soi, c'est coucher les pensées par écrit, (cela les désamorce, le journal intime a un pouvoir guérisseur), c'est prendre le temps du calme, c'est cesser d'alimenter le feu des pensées, c'est leur lâcher la bride (les laisser passer comme on laisse passer les nuages, ne pas les empêcher de partir) ....
"Défilé de pensées nous empêche d'écouter de la musique."
" ... comme on baisse le son de la radio, ne pas éteindre le poste."
Parce que penser c'est bon, penser c'est créer, penser c'est choisir.



"Plus le tumulte des pensées est fort, plus il faut s'ancrer."
Pour ne plus bavarder autant mentalement, évitons de "buvarder" (boire ses paroles et se faire un sang d'encre*) !
Allez pour finir, laissons la parole à Cioran :
"Quand je passe des jours à lire des livres sur le développement personnel, l'envie me prend de sortir dans la rue et de casser la figure au premier venu."
Crédits illustrations :
Dessins : l'indispensable Geluck.
Deux mots de "99 mot-en-dessin pour améliorer son orthographe" !
Le chien Droopy (iblagues.com)

* : Au 18 eme siècle, pour les médecins, l'humeur avait un lien direct avec le sang. Le mauvais sang noir comme l'encre était associé à la sensation d'inquiétude, d'angoisse !

Yamasté !

vendredi 20 septembre 2019

"Poisson sonneur"

- Médite donc au lieu de tourner en rond.
- Tiens, ça me fait penser ... à une histoire :
"C'est un poisson rouge nageant en rond, il fait :
10 fois, 100 fois ... 500 fois le tour du bocal !
Lorsqu'il s'arrête, un peu étourdi, le petit poisson est surpris et il se dit :
J'arrive pas à croire qu'on est déjà jeudi !!!"

C'était le farceur Maurice Biraud qui racontait ça !
- C'est une blague sur le temps qui passe, tant que le poisson tourne en rond, il ne sent pas passer le temps, son âge augmente au fur et à mesure.
- Pendant qu'il tourne, il se fait son cinéma et il passe à côté de sa vraie vie. Peut-être qu'au "lieu" (cabillaud) de tourner en rond comme un thon (ou un sot-mon), il aime-raie sonner l'heure. Il serait ainsi un "poissonneur" (des lilas rajouterait Gainsbourg) !
- Son temps est compté, il n'a plus qu'un jour à vivre puisque l'on est Jeudi et que le lendemain, c'est vendredi, le jour du poisson ... !





Dans le poste radio "France-inter", cet été, j'ai profité du talent bienfaisant de Christophe André. Je vous donne en vrac ces quelques phrases retenues approximativement (ce ne sont pas des"verbatims", c'est ce que j'ai mémorisé) :
"Tout comme on fait de la culture physique, il serait bon de muscler son moral, de pratiquer la culture psychique".
Christophe André
"Je me contente d'écouter le monde quand je n'y suis pas."
Bobin
"Sur le plan de l'esprit, la douleur est une chance. Sur le plan de l'esprit seulement."
Cioran

Yoga du cerveau :
Se rendre présent est un acte d'hygiène mental qui nous permet d'être "présenstable". Avant la séance de yoga, laissez donc votre mental agité sur le "porte-mentaux" situé à l'André ... euh ! ... à l'entrée du lieu yogique !



Pratiquons la méditation, soyons attentif et sans attente, frais et dispo, vrai et disponible :
"On peut fermer les yeux si l'on veut prendre conscience de tout ce qui se passe en ce moment.
Accueillons nos sensations corporelles, agréables ou inconfortables.
Faisons une place à tous les sons quels qu'ils soient !
Laissons passer les pensées sans s'accrocher, sans les retenir, sans les modifier.
Juste ressentir, laisser venir, laisser exister, se sentir exister et laisser filer ..."



- Faut-il avoir un but ?
- Non !
Car comme le souligne l'adage zen :
"Celui qui atteint son but, a raté tout le reste !" 
On vit déjà dans un monde de buts et de brutes !

Le conte est bon !
Deux moines zen se promènent. Arrivés devant un torrent, ils aperçoivent une jeune femme qui hésite à passer le gué, il y a du courant. Le plus âgé des deux moines fait monter sur ses épaules la jeune femme, la porte sur le dos.
Une fois rendu sur l'autre berge, Les moines vont vers le temple, la femme se dirige ailleurs. Le temps passe et pendant tout le trajet le jeune élève zen fulmine, enrage :
- Maître, vous avez fait quelque chose qui est contraire à nos principes, un moine ne doit pas toucher le corps d'une fille !
- Cela fait deux heures que je ne la porte plus sur mes épaules alors que toi, tu la porte encore en pensée !"
Change, échange et sourit, bouge, joue du bougie-woogie :
"La bougie ne perd rien de sa lumière en la communiquant à une autre bougie."
Proverbe japonais
"La lumière est dans l'obscurité, ne voyez pas avec une vision obscure."
koan zen
Méditer dans une caverne ou dans un pré, lire à ciel ouvert ou à pleines mains, tout est bon, tout est bien !
"Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C'est le livre le plus profond qui soit, et ce n'est même pas moi qui tourne les pages."
Bobin



Le temps passe et le poisson trépasse !
... C'est Vendredi, le poisson lumineux est mangé par un enfant pâlot qui n'aime pas l'eau. Plus terre à terre, il le remplace par un hamster. Le temps passe, le jeune homme sombre passe le bac sans l'avoir mais en faisant une "perle" comme celle-ci :
"Une année-lumière est l'énergie que dépense un humain en une année pour s'éclairer."
Remarquez que certains adultes sérieux ne font pas mieux :
"Une année-lumière est une distance considérable, particulièrement quand elle est bissextile."
Marc Escayrol



La suite dans la prochaine chronique, d'ici là, bon vent !
Caresses et bises à l'oeil, calme, luxe et volupté et tout ce que vous voudrez !!!
Illustration : le fidèle Geluck et frédéric Baylot ("Zem") !
Yamasté !

mercredi 26 juillet 2017

"Présenterie"

"Mieux vaut être tête de souris que queue de lion."
Proverbe québecois

Lorsque les souris méditent, les sourires rappliquent !
Et pourtant, on peut faire méditer des souris de labo. C'est ce que des chercheurs ont découvert en stimulant leur cortex cingulaire antérieur (zone cérébrale impliquée dans le contrôle émotionnel) du cerveau d'une souris, à un rythme de huit pulsations par seconde.
C'est la fréquence de référence des personnes en méditation. Après avoir été ainsi stimulées, ces souris zen adoptent un comportement plus calme et moins anxieux.
Conclusion des chercheurs américains :
"Les souris semblent réagir à la méditation de la même façon que les êtres humains."
Youpee ... ! le cerveau souris a le coeur ravi, bravo pour les "Mickey Mahousse" !




"Amuse-bouche" et "lèche-vitrine" ou "chanson douce" et "lèche-frite" : on a le choix !
On vit un peu comme on a envie, on rit si le coeur nous en dit et on pleure si notre esprit est d'accord.
On peut même faire comme si. Par exemple, le fait de s'imaginer mangeant un gâteau génère un effet de récompense comparable à celui  ressenti lors de la consommation elle-même.
Pourquoi ?
Parce que ce sont les mêmes neurones qui sont impliqués dans l'imagination et l'exécution d'un acte.
Une découverte récente démontre que le système régulateur du plaisir et celui du déplaisir sont un seul et même système.
Si on prend un médicament anti-stress (genre médi ... tation), on prend aussi la possibilité d'avoir du plaisir !
Quand on inhibe sa sensibilité au stress par la prise de neuroleptiques, on se coupe de la possibilité d'avoir du plaisir !



Lorsqu'on ne croit pas aux pouvoirs du cerveau, que l'on est neurosceptique, que l'on a plus foi en soi, on finit par devenir un "adoblessant" qui tue le temps et lui-même à coût d'excitants qui sont autant de défis mortels et de dénis du réel.
Au lieu de vivre d'exquis temps, calmos, à l'aise dans ses cinq sens, il perd ses repères et sur son visage si lisse glissent et disparaissent les traces joyeuses des cinq sens en effervescence.
Il pensait vivre plus et plus vite "excès" le contraire.
Ainsi, le lecteur mp3 à fond, il se bousille les oreilles à coup de décibels. Le nez esquinté par trop de fumée jamaïcaine et de "coco" (coke colombienne), il ne peut plus se sentir ... bien dans sa peau, reste sur la touche ... "Face-book" avec ses mains agitées ne tenant pas de bouquin, mais un "agendarme" surbouqué.
Ses yeux ne voulant plus voir "couac" se soit de vivant, de vibrant, il broie du noir.
"L'adolassant" n'a plus d'espoir, ne croit plus à rien et n'a plus de goût de rien, ne voit pas plus loin que le bout de son blaze naze !!!
Bref, il ressemble à un mort-vivant (tiens Romero vient de mourir, annonce t'on dans le poste !).
Sa vie morne de trissotin est pour lui, d'un mortel ennui. "Arte" diffuse "La nuit des mort-vivants" de Romero, l'adoblessant "adulescent" (sans âge) va pouvoir singer les zombies et mourir de rire !




Balaises bises aux bonzes zen, aux affreux zozos et autres zazous zombies de Zanzibar !!!
Allez, bon vent ! soyons plaisant présent et choisissons d'être heureux !!
Yamasté !

vendredi 2 septembre 2016

"Colère stérile donne cholestérol"


Le silence (suite et fin).
Sur cette planète, je prends le temps de respirer sinon je me sens oppressé et cela m'exaspère.
J'aspire au rire et j'espère le meilleur.
J'inspire et j'expire l'air du temps,
Sur cette terre, je veux juste séjourner en paix avec ma force tranquille jusqu'à mon dernier souffle !




Quelle sonnerie ! C'est "insu-portable" !
Je n'ai pas de portable, je ne supporte pas que l'on me sonne ou que l'on me siffle et que je réponde illico presto, en aboyant comme un chien afin de faire savoir à tous que je suis quelqu'un (en fait, plutôt un chien chiant à sa mémère).
Que faire ? Fuir le fier à main prise que je méprise ? ou avoir prise sur ce qui me défrise ?
Allons d'un pas léger et joyeux à la rencontre de la philo-soufie, hindoue ou tibétaine.

Rendez-vous Satprem (à l'heure du thé indien) !
"Notre silence intérieur a un pouvoir.
Si, au lieu de répondre à la vibration qui nous vient, nous restons dans une immobilité intérieure absolue, nous verrons que cette immobilité peut dissoudre la vibration.
Nous pouvons prendre l'exemple simple de la colère, au lieu de nous mettre à vibrer intérieurement à l'unisson de celui qui parle, si nous savons rester immobile au-dedans, nous verrons la colère de l'autre se dissoudre peu à peu, comme une fumée...
Seulement, il ne s'agit pas d'avoir un masque impassible et de bouillonner en dedans, on ne triche pas avec les vibrations (la bête le sait bien), il ne s'agit pas de la soi-disante "maîtrise de soi", qui n'est qu'une maîtrise des apparences, mais de la vraie maîtrise, intérieure."

Imaginons le son du bol chantant tibétain ...
"Comme les nuages d'été qui se forment dans le ciel, y demeurent un moment, se dissolvent dans l'espace, les pensées éphémères s'élèvent en nous, demeurent puis s'évanouissent dans la dimension vide de l'esprit....
Quand un rayon de soleil traverse un morceau de cristal, il provoque l'apparition de lumières irisées, brillantes, claires et néanmoins sans substance. De même, les pensées ..."
D. Rinpotché



"N'oubliez pas le guide."
Untel est guindé, parce qu'il se croit téléguidé.
Tel autre est blindé et se sent tout déglingué !
Le guide qui vient est ouvert et accueillant, c'est un poète débonnaire et souriant.
Il nous donne du bon air et du bonheur qui vient d'orient et d'antan (13° siècle), je suis ravi, voici l'ami soufi Rumi !

"L'être humain est un lieu d'accueil,
Chaque matin, un nouvel arrivant ...
Chaque hôte, quel qu'il soit,
Traite-le avec respect.
Peut-être te préparera-t-il
A de nouveaux ravissements ?
Les noires pensées, la honte, la malveillance,
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive, quel qu'il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l'au-delà."



Eckhart Tolle, écrivain allemand ("Le pouvoir du moment présent"), observateur de penseur, constate que :
"Lorsque quelqu'un va chez le médecin et lui dit qu'il entend des voix, celui-ci l'enverra fort probablement consulter un psychiatre.
Le fait est que, de façon très similaire, presque tout le monde entend en permanence une ou deux voix dans sa tête ..."
On rencontre dans la rue ou des fous qui parlent tout seul à voix haute, avec leur propre logique.
Nous autres, les gens dits normaux, nous faisons bien pareil mais dans le silence.
Et en plus, on en "rage-joute", on commente, on compare, on juge, on aime, on déteste, on spécule, on se plaint. Bref, on se fait son "cinémot" (merci Nougaro), son film mental qui passe en panoramique fatal sur son écran frontal.

Trop dans le passé et sans avenir, il se lance,
le tueur de temps présent.
La peur du silence chevillée au corps,
il sort son "silencieux" et discrètement
tue le temps et se donne la mort.
Il était temps.
Le voilà enfin sorti de son silence !




Réfléchissez à tout ceci et sans souci "soyez présent à votre vie" (dixit Christophe André) !
Bon vent !!


vendredi 26 août 2016

"Qui s'y lance ?"


"Le silence est le remède à tous les maux."
Le Talmud




Assis en lotus bouche cousue, je commence toujours ma séance de yoga par un temps de silence, de présence à soi-même.
Il faut bien calmer cet incessant bavardage mental, sans piper mot, je cherche à réduire net et avec tact, le flot de cette pipelette de l'intellect !
- Voilà donc une belle posture d'esprit, mais la posture physique n'est-elle pas trop ...
- Difficile ?
- Oui !
- Je suis bien d'accord, le lotus est réservé aux gens doués pour cette posture ou aux hyper-laxes du genou. Par contre, pour Mr Dugenou qui est sensible justement à cet endroit, mieux vaut choisir une posture simple et facile à tenir. Mais de toute manière, comme dit si bien Barbara Litzer :

"La posture méditative n'est pas une posture du corps physique, mais une posture intérieure, qui découle d'un choix, le choix de rester relié à la source. Cette posture n'exclut rien, ni mouvement, ni action, ni même pensée ou parole.
La fonction du cerveau étant de produire les pensées, il est donc inutile de chercher à les supprimer, il s'agit simplement de les laisser passer, à l'arrière-plan de notre présence à l'instant.
Habituellement, les pensées occupent le premier plan, d'une manière plutôt despotique, sollicitant constamment notre attention, et elles masquent le silence de même que les nuages, le brouillard ou la couche de pollution masquent le ciel.
La posture méditative inverse simplement la perspective."





"Ménage tes méninges"
Après avoir fait le ménage dans ses méninges, on peut aussi le faire au niveau de ce que l'on possède (et qui nous possède). Délestons nous, trions, vidons !!!
C'est maintenant ou jamais (main tenant c'que j'aimais, laisse à désirer, alors je le donne). On ne peut pas être et avoir l'été, comme dit le fameux proverbe kirghize !
- Tu crois pas que c'est plutôt un fumeux proverbe kirigol !!
L'été, on se ménage et on fait le ménage dans sa maison. Voyons ce qu'en dit Barbara L., qui nous enchante avec son espèce de "cantate de la contente" qui chante le contact et la vacante :
"L'été peut être l'occasion de simplifier sa vie, de se débarrasser du superflu, aussi bien au niveau de nos possessions que de nos croyances ou des contraintes que nous nous imposons. C'est l'art de la simplicité volontaire.
Choix délibéré de retour à l''essentiel - à une vie à la fois pleine et vacante, une vie qui a du sens, en cohérence avec la nature, une vie de relation et de partages féconds -, la simplicité volontaire repose sur le contentement. C'est aussi faire le choix de vivre en pleine conscience.
Avec le contentement, cultivons encore l'authenticité, l'ouverture, la sincérité, et la confiance qui rime avec abondance ! Car la peur du manque est trop souvent liée à la méfiance, à la petitesse et au mensonge.
"Désire tout ce que tu as et tu auras tout ce que tu désires", nous conseille cette parole de sagesse. Voilà la vraie richesse, car elle nous comble définitivement."





"Couplet complet"
A une époque "pokémôme", opaque épique, énorme et morne, ces paroles font du bien. Je vide mon sac puis j'écoute le ressac qui cite du Balzac :
"Quoi de plus complet que le silence ?"

"Heureux frein"
Et ma tante Marthe, alerte et bavarde (90 ans, enfin "an'nez" comme on dit à Boirelac en Lozère), qui se sert du silence comme réponse quand on l'asticote :
"Moi, quand on me cherche, je réponds pas !
C'est comme ça ! c'est ma philosophie."

Suit un beau silence souriant et éloquent qui lui va comme un gant.

"Décuplé"
Dans le silence, le bruit est plus intense. N'est-ce pas Amélie ?
"Le silence est plus tapageur que tout."
Amélie Nothomb

"Et le diable hautain ronge son refrain" :
"Le silence irrite le diable."
Proverbe bulgare





Crédits déco :
Côté photos, le premier cliché garde le silence sur son auteur.
Le piano qui lévite vient du film "Le silence avant Bach".
Le penseur ne l'évite pas cette scène du baiser au parc du Luxembourg (Paris).
C'est Maltete, le photographe poète et rigolard qui a pris la photo !
Côté dessin : c'est bien entendu Geluck, à qui je laisse le mot de la fin.
"Un type qui veut observer une minute de silence, doit le dire avant, sinon on croit qu'il se tait."

Allez, caresses et bises à l'oeil !!!

vendredi 19 août 2016

"Ki silence ..."


"Le mot empêche le silence de parler."
Eugène Ionesco

Ne rien faire ... d'autre que du silence !
Dans notre jardin de bon matin, je fais quelques pas pieds nus pour sentir la rosée. Puis assis silencieux, je bois mon café et j'observe la si charmante rose à mains vertes avec un tuyau.
C'est l'heure de l'arroser, le jardin fleuri.
Il fait déjà chaud et je souris, non pas de la voir se dépatouiller habilement avec un tuyau rebelle et bien emberlificoté mais ...
- De quoi ? demande le lesteur (ooops ! le lapsus), le lecteur impatient.
- De la blague.
- Laquelle ?
- Celle de "la rose heure à rosée" !
- Pourquoi ?
- Parce que :
"La rose est sans pourquoi."
Angélus Silesius
Mettez vous à l'aise, prenez une chaise !




L'été coule comme un long fleuve tranquille.
L'été dit stop ! Le soleil est au top, l'astre de la lumière est ton pote (si tu n'en abuses pas, sinon gare aux effets pervers du despote qui tape et veut ta peau).
La nature semble nous dire de prendre le temps de s'arrêter.
Alors enivrant (on s'agite en vain) toutes, écoutilles ouvertes, on écoute août !
Et puis aussi l'épatante prof de yoga Barbara Litzler :
"Août, c'est le dimanche des mois de l'année, le mois du rien, le mois de la vacance.
Tout un mois pour contempler, se laisser vivre, ne rien faire, quel repos !"
... Le but du yoga est de nous conduire à la méditation. Nous y sommes."

Ne rien faire !
L'art du rien nous vient d'orient.
L'air de rien, savourons ce si précieux silence intérieur !
Ne rien faire, c'est se désengager des actions et des distractions pour ne rien fuir.
Ne rien faire, c'est à dire rester éveillé.
On est en pleine activité sensorielle : on voit tout, on écoute tout, on ressent tout !!!
"Certes, il s'agit de ne rien faire, mais à fond."
André Comte Sponville
"On ne peut pas faire du yoga,
parce qu'il n'y a rien à faire,
mais il faut le faire tout de même."
Léo le chat ("Info yoga")
Laissons "l'heureux relaxologue" compétant et épatant, Christophe André, nous en dire un peu plus :
"Dans la théorie du réseau par défaut, lorsque nous ne faisons rien, le cerveau s'active sur des zones qui concernent l'empathie, l'introspection et la contemplation.
... Tout ce qu'il y a à faire, c'est de rien faire.
 Arrêter d'agir, de vouloir, d'espérer ou d'attendre. Juste être présent !
Rester sur le mode "être", pas sur le mode "faire". Ressentir plutôt que réfléchir."
Après l'avis du psy, voici celui du sociologue David Le Breton (lu dans "Télérama-tel est Krishna") sur le silence.




Le silence a à voir avec le savoir.
"Voyez les amants qui se regardent longuement, les yeux dans les yeux, en se nourrissant du visage de l'autre.
Ils n'ont nul besoin de la parole.
Le silence a à voir avec une transcendance dans la vie quotidienne, liée à l'émerveillement devant le monde."
Et voici pour finir en beauté, Arthur Rimbaud (celui qui rend beau les mots, "Rainbow" qui colore les voyelles) qui rejoint le propos de l'intro !
"Par les soirs bleus d'été, j'irai par les sentiers.
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme."
"Sensation"
Voici, c'est fini pour aujourd'hui et comme dit Christophe André le psy :
"Pensez-y et restez présent à votre vie."




Crédits photos :
"La Chaise" vient du blog de "Nuage 62".
Le "Baiser Blottot" (le triporteur sert-il au tripoteur amoureux à transporter au septième ciel sa bien-aimée ?) et le "Baiser du Pont-neuf" sont de Doisneau (1950) ! Prévert disait de lui :
"C'est toujours à l'imparfait de l'objectif qu'il conjugue le verbe photographier."

Dans le titre "Ki silence", le ki est l'une des façons de prononcer le mot chinois "chi" (énergie vitale).
Donc "l'énergie du silence" profite à "qui s'y lance" !!!


vendredi 5 août 2016

"Rubrique Aubrac zen"

"Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
mais l'amour infini me montera dans l'âme."
Rimbaud

"Haute extase à tous les étages."
A tire d'ailes, à Tiracols,
Telle l'hirondelle, je m'envole !






"Petite transe de vie".
Libre comme l'air, je sors de la demeure frigidaire de Tiracols avec la chair de poule, je vais faire le lézard qui "s'ensoleille", une guimbarde à la main pour rester en éveil !.
Et voilà la vie ici bas, prendre de la hauteur, ça change les idées du Meynierstrel stressé pour cause de décès d'ami. L'instrument en bouche, je joue en boucle un air mongol.
Aspirer-souffler, je suis inspiré par un rythme de jazz orienté oriental à la Dave Brubeck (le fameux "Blue rondo à la turc", avec son rythme complexe qu'il a découvert un jour dans  une rue d'Istanboul, en observant un musicien stanbouliote qui lui a dit que ce rythme était typique de son pays), ça swing, ça vient tout seul, ça va comme qui rigole à Tiracols.
Je me sens joyeux et léger comme un "employé du jazz et de l'éclecticité" !
Content de moi, je me vois tel un étonnant cavalier qui partirait pour la Mongolie en "mongol fier" (sans hélium). Légèrement ivre à cause de l'hyper-oxygénation (effet de l'aspiré-soufflé associé au tempo vif et jazzy d'un cheval mongol au galop), je respire le bonheur et le bon air. Je suis en transe et en transpiration !
En transformation aussi, mes idées noires (qui font que par désespoir, on aspire le pire) laissent place à des réflexions éclairées et colorées (du genre de celles où l'on respire l'espoir) !
Tiens, une mouche optimiste qui chasse les idées noires, la déprime, elle s'en tape le coquillard !




Après avoir vu et entendu la vache, voici venir la mouche mal-aimée et malmenée pendant les apéros sans répit et sans repos pour les oreilles des taiseux de Taizé (monastère), des petits phraseurs farceurs qui subissent soit le bla bla des buzzeurs (nombrilistes qui font leur promo à tout bout de "chant"), soit le bzzz bzzz un peu naze des bises bizarres de mouches à bouse et à bazar qui abusent de "marie-brizard" !
"D'une bouche close, il n'entre point de mouche."
Proverbe arabe
Certains l'ouvrent trop, ceux-là vont facilement "prendre la mouche" !




"L'heureux pas de côté"
Lors d'un repas bruyant ma soeur me dit :
- Moi, quand il y a autant de bruit, je n'entends plus rien, je ne comprends pas ce que les gens disent. Et toi, ça te fais pareil ?
J'ai parfois "l'esprit d'escalier", j'ai répondu des banalités.
Mais voilà ce que j'aurais aimé lui répondre :
"Ce n'est pas grave. Cela peut même se révéler être intéressant. Il suffit d'écouter le son en oubliant le sens !
 Et là, si tu tends bien l'oreille, tu entendras dans ton brouhaha, un concert déconcertant d'échos d'humains, la mélodie joyeuse du groupe, une symphonie pas finie et pas toujours en harmonie mais qui nourrit tes oreilles affûtées !
Comme dit si bien Christophe André :
"Ecoutons le cliquetis des couverts, le tintement des verres. Cela n'empêche pas de participer, mais comme un peintre :
D'abord, il est dans l'action, il peint.
Ensuite, il observe la situation, il prend du recul et il contemple !"
Pendant le repas, savourons la situation, quelle chance d'être là !
Vivant, vibrant, on a tout, on a besoin de rien.
Savourer dans le recul, nourrir ce bonheur là !
Alors, au lieu de ne pas voir la vie en peinture, on la peint (de garennes) !
Si l'on se plaint, on se plante et après faudra pas venir s'étonner que le bonheur nous pose un lapin !

De même, ne manquons pas de manger en pleine conscience.
L'épicurien profite du goût, de la saveur, le sage dose la quantité juste !
Pratiquer la "gym-mastique", bien mâcher, c'est la cerise sur le yogateau !!!




Des personnes plus ou moins zen mais belles à la pelle ! 
Alex, le roi du réflexe et le prince du virage en épingle à cheveux, l'esthète qui manie aussi, dans la vie, l'art de la réflexion, de la flexibilité et de la conversation.

Miss Funny, venue comme chaque jour avec sa bienveillance, son intelligence et son charme inaltérable !

Ma soeur L., précieuse (comme "l'or en ce" ... pays), avec ses exigences créant "des tensions" (prisons) qui lui disent de changer, de se poser et de s'apaiser plutôt que de s'opposer et de s'imposer un style de vie qui la martyrise.



Bon, je sépare la mère et la fille, parce que sinon, ça va être la crise (de nerfs ou de rire) !
"Câlin d'oeil dédicacé" à :

Ma nièce Chélidoine, avec ses envies d'Australie, de faire des bonds avec les kangourous, de connaitre la transe en vibrant comme un didjeridu, de découvrir le monde intense des aborigènes.

Framboise L. pour sa douceur, son savoir et sa splendide grange yogique où l'on a semé des graines de voix en prenant des postures de yoga. Celle de la Montagne était au rendez-vous, on a eu du Po et on en a encore !
"PO-aime" :
"Les oiseaux ont disparu dans le ciel,
le dernier nuage s'est évanoui.
Nous sommes assis ensemble,
la montagne et moi, jusqu'à ce que,
seule la montagne demeure !"
Li Po
Assis en posture stable comme une montagne, nous voilà puissant, solide.
Les tempêtes peuvent bien passer comme le temps passe, à toute berzingue, en nous rien ne se déglingue, rien ne se casse !
Sans se presser, en sachant se "meynier" quant il le faut, sans jamais avoir à se dire "faut que j'me magne", la force de la montagne nous gagne !
Nous sommes la montagne !!!

Namasté !

Crédits Photos :
L'étonnant Magnus Muhr, si ça se trouve, ce récupérateur de mouches mortes ne peut pas voir les mouches en photo. Allez, une dernière, les J.O de Rio (éclats), c'est aussi ça "La vie des mouches" !!!





vendredi 11 avril 2014

"Yoga : ça marche !"

"Dans la vie, il n'y a pas de solution,
il n'y a que des forces en marche :
il faut les créer et les solutions suivent."
Antoine de Saint-Exupéry

Ça marche, la marche afghane.
Sa marche, la marche à Yann ! C'est le pied !
Je ne mâche pas mes mots et je ne rumine pas de pensées négatives. Au contraire, je digère mes maux, me libère de mes toxines et l'estomac dans les talons, je marche avec douceur. Je respire le bonheur, je me nourris de l'énergie de la terre et du prana de l'air. Miss Parkinson, atterrée, altérée, estomaquée sonne le tocsin "t"es trop sain, j'peux rien faire" et lâche l'affaire.
Tout cela grâce aux nomades afghans, on dit d'eux qu'ils ont des semelles de vent et qu'accélérant le pas, ça les rend poètes. On dit aussi et surtout qu'ils sont capables de parcourir à pied soixante kilomètres par jour sans fatigue et comme qui rigole. J'allais écrire : les doigts dans le nez, mais cela ne serait pas vraiment l'expression qui convient. Puisqu'en nez fait, l'astuce afghane, c'est de marcher en respirant profondément et rythmiquement, sans parler et sans penser (ça respire la vie dense : moins tu réfléchis, moins tu penses et moins tu te dépenses). Lorsque l'on cogite, ressasse, rumine, fulmine, on dépense une énergie considérable. En marchant de cette façon, on pratique la méditation en mouvement. C'est la formule idéale pour tous les agités du bocal, les bancals, les claudiquants, les titubants, les déséquilibrés, les empotés aux deux pieds gauches qui n'ont le pied ni marin ni malin, les parkinsonnés qui ne savent pas sur quel pied danser. Et puis, bien sûr tous les autres !

C'est en observant les caravaniers afghans, dont l'endurance restait un mystère, qu'un jour Edouard G Stiegler remarque que ces nomades respiraient et calaient leurs pas sur leur souffle de manière singulière. Il décrit et analyse cette façon de marcher dans ce livre :



Comment ça marche ?
Afin de ne plus s'agiter autant, bref de s'assagir, il s'agit de pratiquer cette marche rythmée par le souffle où le nombre d'inspirations, de pauses et d'expirations est accordé au nombre de pas exécutés.
Par exemple : on fera à la suite en marchant :
  • 3 pas en inspirant.
  • 1 pas en faisant une pause.
  • 3 pas en expirant.
  • 1 pas en rétention de souffle.
C'est de la musique, à chacun son tempo,, c'est la rythmique idéale pour terrain plat.


Si ça monte, inspirer 3 pas, expirer 3 pas. Si c'est encore plus raide ou si vous commencer à peiner : 2 à l'inspiration, idem pour l'expiration.
On maitrise le souffle (pranayama), on contrôle le pas synchronisé avec la respiration profonde, on empèche le bavardage mental, voici donc un genre de yoga, c'est le yoga de la Marche !
Pour que ça marche, il faut vraiment être présent.
"Rien ne sert de courir après ton avenir.
Pas à pas dans l'instant présent,
tu pourras cheminer beaucoup et longtemps."
Jason Lapointe
A noter que toutes les respirations sont nasales et profondes. Si le nez est ouvert, la bouche est fermée, durant tout le processus compter mentalement.
D'après Daniel Zanin tout cela n'est pas anodin, au contraire c'est merveilleux !
En nez fée, voici les avantages anti-âge de cette pratique anti-tic authentique :
  • Oxygénation intense, grâce au temps de pause poumons pleins (cela profite aux globules rouges et à toutes les cellules du corps).
  • Stimulation de la circulation artérielle et veineuse (au diable la varice, on se dépense sans s'la ra-conter, on a de la veine !).
  • Stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires (en couronne autour du coeur, l'organe serein se sent le roi de la quiétude, loin d'une crise due à une artère bouchée).
  • Stimulation du métabolisme de base (les graisses fondent et font de nous des êtres moins "encombrés", plus légers, on prend moins de viande et on devient légertarien).
  • Apaisement cardiaque, repos du coeur, grâce au temps de pause poumons vides.
Bref, ravi on revit, on se revitalise, on réalise, on se relie, on se relit le corps (y'avait des fautes de vie d'patachon), on se régénère, on se réactualise. Cette méditation en marche nous fait ce présent : être là, ici et maintenant.
Être présent, c'est être plaisant !
Après avoir fait le plein de vie et d'énergie dans cette fête des pas, vous allez pouvoir danser maintenant sur de la musique traditionnelle afghane (et expérimenter de nouveaux pas, rythmes).



La suite, la semaine prochaine, d'ici là, bonnes promenades cadencées et si vous ne pensez qu'à danser et faire les "maliens", je vous laisse avec mon groupe de "blues touareg" préféré : Tinariwen.
Belle semaine, bon vent (et bonnes semelles de vent) !!!






vendredi 12 avril 2013

Conférence sur la méditation.

                         

Conférence sur la méditation de pleine conscience, par Yvan Wemaëre.

Cette conférence a eu lieu dans le resto de l'Etoile, à Andernos-les bains (gironde). Cela  m'a rappelé l'époque où je donnais moi-même des conférences ou des conteries musicales dans des restaurants de la région (végétarien, dans l'ex excellent et donc regretté "Orient-Thé"- merci Etienne -, ou au classique et chic "Hotel Oyana", situé tout près de la Dune du Pyla).
Revenons donc au sujet du jour. Où il est question du jouir, voici la fameuse Ôde d'Horace (65 ans avant J.C) : - Carpe Diem (Cueille le jour)

"....N'interroge pas les Calculs Babyloniens.
Il vaut mieux se soumettre à tout ce qui peut arriver.
Filtre tes jours.
Jouissons d'aujourd'hui sans croire au lendemain.."

Mais voilà que la référence de cette conférence sort de l'ombre pour éclairer notre petite lanterne :
"Méditer en pleine conscience, c'est être pleinement présent dans l'instant".
- Jon Kabat-Zinn
                                                                   

Méditer ainsi, c'est être témoin (t'es moins aussi, moins agité, moins distrait...réduire le parasitage mental pour arriver à un "presque rien", attention je ne parle pas de témoin que rien). L'observateur reste neutre et silencieux, examine sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ou à rejeter la sensation désagréable.
Sans se stresser (vient du latin "Stringere" : presser), et sans se tresser des lauriers, Yvan Wemaêre, laîc stoïque, en véritable tribun et sage romain, continue à se ballader dans le temps :
"Il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier".
- Marc Aurèle (125 après J.C)

On sourit, mais je remarque que l'Aurèle est hardi. Pour ma part, j'aurais rajouté :
-Il faut vivre comme si on avait l'éternité devant nous.
-"Oui mais l'éternité, c'est long, surtout vers la fin", rétorque le paltoquet et pâle toqué (mais indispensable) Woody Allen.
Pour notre plus grand bonheur, voici venir le balaise Blaise (l'a toujours Raison) Pascal :
"Tout le malheur des hommes, vient de ne pas savoir demeurer tranquille dans sa chambre".
Mais assez cité, je vous sent excité à l'idée de connaître les effets de cette méditation. Les voici :
  • Apprend à penser et à réagir différemment.
  • Permet d'être meilleur avec soi et avec les autres.
  • Pacifier son esprit, poser son attention, amènent à se transformer soi-même.
  • c'est une arme antivieillissement, donc bonne pour réduire (le si positif effet moins du témoin méditant) les effets toxiques de Miss Parkinson.
  • Ralentit l'activité du coeur, chantent en choeur la sérénité et la compassion.
  • Modifie l'activité électrique du cerveau. Sa longueur d'onde change : elle passe de 33 hertz à 16 (seulement si l'on pratique régulièrement, avec une certaine ... ascèse).
  • Cela apporte plus de concentration, moins de stress, une meilleure santé et un cerveau remodelé.
- Serveur, vous m'apporterez un cerveau remodelé, j'en ai bien besoin.
- Ça marche!
                                                            


Crédit Photos : equilibre-personnel.com
de-la-chenille-au-papillon.over-blog.fr