A lire en écoutant le CD ou en l'écoutant "religieusement" à part dans un bon fauteuil !
J'ai lu avec plaisir "Ma vie avec Mozart" d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Laissons l'auteur analyser quelques oeuvres de ce poli-son de génie :
"Ave verum corpus" (Salut à toi vrai corps") !
Et le "prix Noël de philosophie" est attribué à E.E Schmitt :
"Insistant, mélodieux, d'une douceur inexorable, tu me contraignais pourtant à un examen critique. Pourquoi fêtes-tu Noël ? me demandais-tu. Pourquoi dépenses-tu tant d'argent ? ... je compensais en cadeaux les intentions que je n'avais pas eues ... Au lieu de rayonner de générosité, je m'achetais une tranquillité d'âme."
"Concerto pour clarinette" :
Avec Mozart, c'est pas du pipeau, tout est vraiment clair et net !
L'adagio du concerto est bien beau et E.E Schmitt est lyrique :
"La clarinette, bercée par les cordes, murmurait une mélodie tendre qui exhalait, avec ses mouvements descendants, une sorte de tristesse sereine ... Le morceau continua ... Quoique douce, délicate, la clarinette refusait de fléchir, de céder à la déprime, elle remontait, elle chantait, elle s'épanouissait. Le chagrin se transfigurait, de ton sentiment tu faisais une oeuvre. La tristesse s'était muée en beauté."
Cette musique guérissante te transforme. Elle est faite pour soigner tes affects. Voici un bon médicalmant qui s'avale par les oreilles !
"Une petite musique d'ennuis" ... très intéressante, lumineuse !
"Comment pouvais tu écrire cette musique légère, aérienne, fluide, aisée, avec un corps qui gémissait, des gencives qui te faisaient souffrir ? ... épuisé par les voyages et l'excès d'activité, tu avais consacré des mois, voire des années, à lutter contre des infections, des problèmes digestifs, des difficultés rénales ... "
"La flûte en chantier"
"La flûte enchantée, c'est le pouvoir de la musique sur les esprits, un pouvoir salvateur, pacifiant, régénérant."
Tamino risque la mort, il est poursuivi par un monstre (un dragon serpent). Il tombe et s'évanouit.
Lorsqu'il se réveille, il se retrouve face à trois charmantes dames chantantes qui lui offrent une flûte magique afin d'avancer sans soucis dans la forêt obscure et profonde.
"Prince, accepte ce présent, notre Reine te l'envoie. Cette flûte enchantée te protégera, elle te soutiendra dans la détresse. Elle te donnera un grand pouvoir, celui de modifier les passions humaines : le mélancolique deviendra tout joyeux, le solitaire tombera amoureux. Cette simple flûte a plus de prix que l'or et les couronnes, car elle accroît la joie et le bonheur des hommes."
La musique de Mozart se joue avec les mains et avec l'humain !
Mozart gamin était sérieux comme un pape puis en vieillissant est devenu plus espiègle !
"Maintenant viens et joue de ta flûte, elle nous guidera sur la terrible route. Nous marchons par la magie de la musique sans peur à travers les ténèbres et la mort."
Laissons l'auteur conclure :
"Bienfait de t'écouter : la vie est toujours entourée par la mort mais n'en a plus le goût."
Voilà, lorsque l'on souffre de tout les maux et que dans notre tête c'est le bazar, c'est qu'il est grand temps d'aller écouter Mozart !!
Bonne écoute !
Je pense qu'on doit pouvoir trouver du Mozart dans un smartphone :
Après "Le son de Lançon" (message précédent), revenons sur Bach par le biais de citations !
Citer c'est excitant, surtout si c'est du Cioran :
"S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu."
Passe ton Bach d'abord, on verra ensuite !
Oui ben c'est tout vu, une fois que tu l'as en poche, il devient un de tes proches. Son monde est à toi, Cioran te le fait toucher du doigt :
"Si seulement Dieu avait fait notre monde aussi parfait que Bach a fait le sien divin."
"Avec Bach, la vie serait supportable, même dans un égout."
Les égouts et les douleurs, ça ne se dispute pas !
Tiens voilà Bobin qui ramène sa bobine :
"Vivre ainsi c'est ... le livre du clavier bien tempéré de Bach qui s'ouvre à l'envers et toutes les notes qui roulent comme des billes dans la chambre."
Que n'ai je ... l'avis de Kundéra ... ah ben tiens le voilà :
"Elle pense à l'époque de Bach où la musique ressemblait à une rose épanouie sur l'immense plaine neigeuse du silence."
"Motus Vivaldi : Vivaldi sait s'habiller. Réplique de Josette Bach à son mari J S Bach qui lui demandait s'il était beau dans son nouveau pourpoint." Desproges
Et pendant ce temps là, Chopin chopine du chef et donne des notes, un SI :
"Bach est un astronome qui découvre les meilleures étoiles. Beethoven se mesure à l'univers. Moi, je ne cherche qu'à exprimer l'âme et le cœur de l'homme."
"Sans Bach Dieu serait un type de troisième ordre." Cioran
Cioran est un atypique qui pique, pas de bar atin, pas de beaux bars au café Cioran.
On avale un aphorisme de Cioran comme on boit un alcool costaud : cul sec !
A peine bu, le concentré de la formule te monte à l'esprit !
Et là, soit tu bois bien et tout va bien, tu vois mieux, soit tu ne digères pas et ça te reste sur l'estomac.
C'est "aphorisme et péril", on peut trouver cela un peu fort de café mais délicieux ou affreux, triste et puéril !
Dans la rue, deux amis se croisent et discutent :
- En un mot, comment vas tu ? demande l'un.
- Bien, répond l'autre.
- Et en deux ?
- Pas bien !
En à peine vingt mots, Cioran nous enseigne, nous renseigne plus que les 700 pages de "L'être et le néant" de "Jean-Sol Partre" !
Pour finir, un dernier pour la route :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Bobin, Chopin, Desproges, Kundera, Vivaldi et Cioran : voilà, le compte est bon, six tons différents pour évoquer le talent de Bach, il faut au moins ça.
Virelangue (se répète rapidement plusieurs fois à la suite) : Citons ces si exquis six sons, esquissons ces si excitants et si tentants tons, est-ce qui sont tous ainsi aussi sciants ?
Sont aussi casés dans cette chronique six citations du roumain ruminant (parfois un peu vache, parfois en faisant un peu taureau), tout cela est réglé comme du papier à musique de JS Bach.
La musique, c'est de la mathématique.
Pour réformer l'éducation pensons à remplacer les maths par du Bach (associé au jeu d'échec cela devrait suffire pour "luther" contre l'échec scolaire tralalalalaire) !
Allez ou le vent vous mène et s'il vous malmène, pour gommer la gène et redevenir zen, revenez à Bach le phénomène !
Comme dit le peintre Robert Combas :
"Bo..e A..ée sans haine."
Les Beatles across their universe !
Après "LSD" la semaine dernière, revoilà les "Ska-Rabelais".
Nom de groupe :
"Beetle" signifie "Scarabée". C'est un "câlin d'oeil" aux "Crickets", le groupe de Buddy Holly que Lennon adorait. Comme il aimait faire des jeux de mots, il a inclus le mot "Beat" (rythme) dans beetles. Voilà l'origine de ce fameux mot "Beatles" !
A quelle heure Dîne Martin ?
Cela dépend de Paul (perfectionniste), de Georges (parfois hésitant, timide), de Ringo (trop cool) ou de John.
Lennon n'aimait pas sa voix, un jour il dit à Georges Martin ;
- Fais quelque chose pour ma voix ! met un truc dessus !
Recouvre là de ketchup ou n'importe quoi, change là !
"A day in the life" :
Pour l'enregistrement de ce titre, Lennon a demandé aux musiciens classique de venir jouer en habit de gala avec un faux-nez et de fausses lunettes.
Selon les instructions de John, au début de la chanson, les musiciens jouent simplement avec la note la plus grave de leur instrument.
Afin d'arriver à jouer avec une certaine légèreté, il vaut mieux commencer par prendre un ton grave !
"Hey Jude" :
La question que l'on se pose à l'écoute de cette chanson, c'est de savoir qui est Jude ?
En fait, c'est son premier fils "Julian" que John appelait "Jule".
En chantant cette chanson pendant une séance d'enregistrement, malencontreusement, Paul s'est trompé, le L s'est envolé et a laissé la place à un D. Pour ce même fils, Lennon a également composé une belle berceuse "Good night" (sur l'album blanc).
"Yesterday"
Un jour, à l'aube, Macca (Paul) est réveillé par une jolie mélodie. Pour ne pas l'oublier, il pose des mots absurdes dessus, comme "scrambled eggs, oh baby how I love yours legs."
Dire que ce tube planétaire, avec ses 3000 reprises, doit peut-être sa survie à des "œufs brouillés" !
"Lady Madonna" : Lady commandement ou Lady Maria ?
Écrite à deux mains, Paul commence. C'est un hommage à Marie. Ensuite John la transforme et en fait une ode aux femmes qui vivent deux vies (professionnelle et familiale) à la foi ... oups ! ... à la fois.
"Revolver" is not a gun !
C'est le titre d'un album avec le plein de hit, alors "it revolves" ("il tourne" sur le "tourne-disque"), cela nous amène au titre : "Revolver" !
"Happiness is a warm gun in your hand".
"Le bonheur est un flingue chaud dans ta main", c'est le titre d'un "madgazine pro-armes".
Lennon joue avec le feu et sa life, à vouloir dézinguer les dingues du flingue, on s'expose au danger (celui de rencontrer un jour un frustré déglingué, prêt à te dégommer). C'était tentant et transgressif, excitant et jouissif de transformer le gun en fun, le slogan tragique en "dick" parodique qui tire des coups d'amour et non de mort.
Le titre prend des dimensions amères, douze ans plus tard à New-York, à la sortie de l''hotel Dakota !
Mais comme dit la chanson "Ob la di, ob la da" :
"La vie continue" (en dialecte Yoruba) !
"While my guitar gently weeps" !
Harrison lit un livre de philo chinoise basé sur le thème du hasard. Il écrit une chanson sur ce sujet, il compose la mélodie puis pense à un solo de guitare qui sera improvisé au moment de l'enregistrement, restant ainsi fidèle à l'esprit du livre zen.
Mais le jour J, Harrison est désemparé, il ne trouve pas l'inspiration.
Eric Clapton, l'un de ses meilleurs potes, passe par hasard dans le studio "Abbey Road".
"Slow Hand" (surnom de Clapton) remplace son ami au pied levé. Il prend l'instrument et improvise si bien qu'il finit par faire "doucement sangloter sa guitare" !
Crédits dessin BD :
En haut : Gotlib
En bas : Solé
Les villes sont de grands orchestres en délire. A la batterie, cognent les entreprises de démolition et swinguent les chantiers. A la basse, les embouteillages brinqueballent avec des lenteurs retenues et des accélérations pétaradantes. Aux cuivres, hurlent les sirènes, les klaxons et les freins. Au piano, s'égrènent les mille raffuts du commerce et des affaires. Aux percussions, riffent les ateliers d'usine, grondent les turbines. Au saxophone-ténor, miaulent les réacteurs et rugissent les locomotives. Le téléphone est aux cymbales. Aux chants, s'emmêlent les voix démultipliées des "radio-télé-cinéma". La ville compose jour et nuit une symphonie fantastique illimitée. Elle égrène les gammes du pas et du pneu, le solfège de la sirène, les croches de la "schizophonie" (du grec schizo : fendre, séparer et phônè : voix, séparation d'un son original de sa transmission). Ecoutez-là. Elle craque dans la musak (l'ignoble sous-musique des supermarchés) et couine dans la matière plastique. Elle mord le bois, elle résonne dans l'aérateur. Elle crie avec moi. Murray Schafer est un musicien Canadien. Il a analysé et classé l'ensemble des bruits et des musiques urbaines. Il pense que chaque ville a son propre paysage sonore, il cherche à le définir et travaille à l'élaboration d'un "projet d'environnement sonore" par grande capitale.
En 1987, je me rendais souvent au Centre Beaubourg (Paris), afin de nourrir ce mémoire. Le coin musique était riche, je revenais à Aulnay, avec des cahiers de notes remplis d'anecdotes et de photocopies d'extraits de livres ivres de sons et d'extases ! Dans cette caverne d'un autre âge, j'étais ravi baba. Dans cette taverne moderne, j'étanchais ma soif de connaissances. Là, tout n'était que "luxe, calme et volupté" ! Ce livre de Schafer sortait du lot et de l'ordinaire. Ce compositeur écolo proposait de réinventer le monde, de réinviter la vie et de créer de véritables décors sonores. Un (livre) vert à la main, je dégustais le cocktail réjouissant de ce paysagiste "son-or"
- Et si l'on écoutait la pluie tomber ! - Laisse tomber ... - Dans le sens "laisse-aller" ? - Oh ! laisse béton ... Après tout, je m'en tape. - Et si on tapait sur le béton pour voir ce que cela donne, pour écouter comment cela sonne !- Tu peux aussi tapoter les gros tuyaux extérieurs. - Et ainsi jouer du "Tambour Beaubourg" !! - Alors, faudra frapper fort parce que tu auras de la concurrence. Sur le parvis du Centre, il y a souvent des concerts improvisés. Celui-là ne l'était pas :
Voilà quelques journées que j'ai vécues à ma façon.
Voici ce que j'ai pu glaner ici ou là, au jour le jour :
Dimanche 6 Novembre 2016 :
"Allah est grand, mais attache ton chameau à un piquet." Proverbe soufi
En lisant ce proverbe, on comprend bien pourquoi les hystériques de Daesh traitent les Soufis d"hérétiques.
Que dit cette parabole ?
Que c'est bien beau d'avoir une vision spirituelle du monde mais si c'est pour rester idiot, à quoi ça sert de regarder vers les étoiles si l'on ne voit même pas que nos lacets sont des fées ?
Les sages soufis nous soufflent : "Soyons simple", cela n'implique pas d'être simple d'esprit !
La confiance en soi (Allah) nous permet de ne pas être frustré et attacher le chameau nous aide à rester concret !
C'est trop facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. Pas d'bol pour les "pitbulls" exterminateurs, la parabole nous rappelle que le but de tout homme bon et bien vivant, c'est d'être totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit.
C'est savoir comment bien respirer et faire respirer sa vie.
Lorsque l'on a saisi cela, alors agir devient un mantra sans désir de résultat et la frustration n'existe plus.
Apprendre à ne rien attendre, juste à être tendre avec soi-même et avec l'autre !
Tiens, voilà une Canette de Solé ... euh ! ... de café qui passe par ici, j'en prendrais bien un petit ... kawa calva, caneton canari, canard cannelé ...
Lundi 7 : Le jeune homme a du feu dans les yeux, le vieux a de la lumière !
Une voix spirituelle s'est éteinte, celle de Leonard Cohen.
C'était une voix de poète, d'intimiste, une voix pudique, légèrement voilée, pas vraiment "rock n' roll", mais plutôt "rauque n' râle".
Jeune, il ne devait pas être vraiment zen.
Bouddhiste, à la voix grave et caverneuse, il aurait pu chanter avec les moines tibétains. Cette voix (pas vraiment hip-hop optimiste) parlait déjà de dégâts (ceci en 1993) :
"Nous sommes au milieu d'une catastrophe. Ce qu'il faut maintenant, c'est trouver l'attitude à adopter dans cette catastrophe. Tu n'es qu'un petit morceau de bois dans un torrent, une personne arrive, tu lui dit quoi ? Je suis de gauche ou de droite, es-tu pour ou contre l'avortement ? On en a rien à foutre quant tout est en train d'exploser !
Et Leonard Koan de rajouter :
"Chaque fois que j'atteins le fond du désespoir, je commence à sourire."
Et Cohen zen, qu'en pensait-il ?
"Il y a une faille dans toute chose, c'est par là que peut entrer la lumière."
Mare dit 8 : dans quel état sont les "States" ?
Milliardaire mouillé dans des affaires, trempé jusqu'au cou, Donald "fort en gueule" Trump éclabouse la précieuse oie Clinton à coups de "courriels privés" et de coups bas publics ("Ami plouc, tu vas pas voter pour cette sorcière, cette tordue qui tient pas la route.").
Les pauvres qui ont voté pour lui seront ses premières victimes.
Donald Duck, le canard barbare, se prend pour Connard le barbant (ex "Conan le barbare") et nous rassure quand il assure qu'il n'y a pas de réchauffement climatique.
La planète est en danger, c'est d'la faute au complot écolo, point barre, j'retourne dans ma mare.
Mercredi 9 : Animalerie !
Donald ricane comme un mâle dominant chez les Babouins.
Trump trompe énormément, c'est un Sagouin.
Au lieu de faire de l'anthropomorphisme facile, parlons plutôt des animaux que les humains terrorisent parfois sans le savoir.
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux.... si ce n'est pas possible, oeuvrez bien, ouvrez vos esgourdes! Pour les bêtes encagées, aménagez une cache dans la cage.
L'animal effarouché ou stressé par nos agissements brutaux ou nos mots idiots pourra trouver refuge dans son endroit protégé, a l'abri des regards.
Ainsi, seul dans le noir, le Ara kiri retrouvera ses couleurs et sa bonne humeur, le "Père OK" dira à l'envie que la vie est belle et que c'est tant mieux et le Mainate religieux retrouvera la foi et la voix.
Le Hamster redeviendra jovial et reprendra son job de coureur de fond en rond !
A une certaine époque, des députés frustrés et enragés avaient traité la Ministre de la Justice Christiane Taubira de tous les noms d'oiseaux possibles.
Que tous ces oiseaux de malheur au mépris ravageur regagnent leurs pénates et se cachent dans leur niche de riche !
"Nul n'affirme son humanité au mépris des autres." C Taubira
Jeudi 10 : L'avis des bêtes (suite) !
Côté singes, on trouve de sages singes qui font le pas de côté et qui ont une vision pacifique du monde (Bonobos à libido décontractée, Sapajous joueurs au bon choeur ...).
Doux Sapajous :
Rien ne peut saper le moral des Sapajous puisqu'ils sont solidaires. Ils se regroupent lorsqu'il y a danger. Par exemple face à un serpent menaçant, ils gesticulent, hurlent et font un tel raffut que l'intrus quitte rapidement toute cette bande "d'hubert-lulu".
Le groupe se nourrit de fruits et se partage les bons plans baies, les câlins et les poux.
Malgré leur organisation sociale très développée, leur vivacité d'esprit et leur habilité, c'est une espèce en voie d'extinction.
On les nomme aussi Capucin moine ou Sajou (avec un rien, avec tout).
Les Capucins sont les singes d'Amérique les plus intelligents. Dans certains pays, ils sont dressés pour aider les personnes handicapées !
Vendredi 11 : Pas kaput, ça capote, pas KO le capo (on) râle !
Dire que pendant la guerre de 14, un soldat anglais n'a pas osé tirer sur le caporal Hitler, parce que ce dernier était de dos.
"Ça me dit (12)" de vous proposer cette vidéo de Cohen avec de beaux morceaux de Nature (avant l'ère "Gaz de schiste Trump") dedans, la chanson se nomme "Anthem" ("On s'aime", "On sème" ou plus sérieusement "Chant","Motet").
Etre ou ne pas être ... bien dans son assiette ? Là est la question. "Oui-miam J'aspire"
On est mal, on est mal foutu, "on est foutu, on mange trop ..." (chanson de Souchon) et on mange trop mal !
Tout cela est mal foutu, vive le bio, les "Amaps" (à ma portée), le bon sens (mon acupuncteur recommande de manger des plats complets comme le couscous) et le magicien dose !.
"... et qu'est ce qu'on f'ra quand on s'ra gros ?" (datée des années 70).
Et bien, on en aura gros sur le ventre ! et on courra à notre perte.
Nous serons tous des bibendum Michelin !
Au lieu de gonfler sans cesse, de se goinfrer sans frein, de se bâfrer sans fin, de bouffer comme un beauf bouffi, de s'étouffer comme un gougnafier et de s'étoffer tout fier de faire envie plutôt que pitié, de s'empiffrer comme un pignouf, de s'essouffler tel un "bouffon", il serait préférable de se rebiffer contre le système "néfaste food" et prendre le temps de réduire, choisir, simplifier, renifler, savourer, ressentir, goûter, mâcher ...
et respirer la joie de vivre !
K.E Gerdès reprend G Arcimboldo
Pensées, donc !
"Avant, quand on se mettait à table, on se souhaitait 'bon appétit !'. Maintenant, on se dit plutôt 'bonne chance !'
Pierre Rabhi
Lorsque l'on a un but, notre monde mute.
Le passé est derrière, l'avenir est un mystère, le présent est un cadeau plaisant, celui qu'on préfère !
"Une journée, une vie.
Cette courte phrase zen en dit long : profitons du meilleur à fond !
Comme le présent prépare l'avenir, je vais vous parler de "Demain".
"Demain" (de Cyril Dion et Mélanie Laurent), est un excellent documentaire humaniste, écho logique de surprenantes et enthousiasmantes initiatives prises par des gens innovants et intéressants.
A une époque opaque où les humains se plantent ou se planquent dans leur bunker, certains planteurs au bon cœur ne se plantent pas.
Ils ne sont ni dans la plainte ni dans la planque. Non, ceux là préfèrent la plante dont ils comblent le manque dans nos villes en béton armé. Ce sont les proliférateurs désarmants "d'incroyables comestibles" !
Un jour, deux femmes de Calderdale (GB) ont eu l'idée de réunir des "mains vertes-esprit ouvert" dans une réunion "top aware". Ce groupe de jardiniers passionnés ayant pour but d'encourager les habitants à planter des graines de fruits et légumes dans certains endroits de la ville, et de s'en occuper en acceptant de le faire gratis et que les autres habitants en profitent.
Et c'est une réussite, tout l'monde s'y met, à semer. La ville retrouve des couleurs et des odeurs agréables. Les pancartes "Nourriture à partager" fleurissent un peu partout, même et surtout dans des endroits incongrus.
Par exemple, à l'entrée d'un commissariat, dans des bacs, on trouve de la "commi-sariette", du bon thym pour la bonté (bon pour le foie, organe de la colère pour la médecine chinoise), des baies pour la paix, des prunes ou des amandes pour les "pervenches" et de la salade (pratique pour les "poulets" ou "bœufs carottes" puisque c'est situé à proximité du "panier à salade") !
Ainsi aussi, assis dans le "pas nier", les casseurs de baies vitrées, voleurs de radis et d'oseille passeront plus facilement à table. Moins taiseux qu'ailleurs, ces branquignols balaises ramèneront plus volontiers leur fraise !
Peu à peu, à Calderdale, la verdure alimentaire gagne du terrain. De petites parcelles très localisées, on passe à des jardins "portagers" plus étendus, on crée des véritables routes potagères, tout cela finit par donner de surprenants paysages comestibles !!
Dans ces chemins de choix, sentiers de joie, on trouve : des arbres fruitiers, des baies pour tous (du sureau pour les oiseaux), des aromatiques, des légumes ...
Ci-dessous : un village de Toscane, tableau entièrement réalisé avec de la nourriture (tout comme le tableau "Arcimboldo" de Gerdès) !
Et ici et maintenant, on se donne un coup de main ou on attend de voir ... "Demain" juste pour s'extasier, passer une bonne soirée au ciné et procrastiner ?
A Andernos, j'apprécie les trottoirs herbus et les fossés où poussent orties et menthes sauvages, j'adore les branches de figuiers qui dépassent des propriétés quand les figues sont mûres, j'aime les mûriers qui donnent de l'ombre l'été et dont les fruits tombent en juillet.
Mais, on ne rencontre pas sur son chemin d'espace pour les épices, d'endroits végétariens, de routes potagères.
Dans la nature environnante, d'autres mûres nous attendent mais aussi de fameux champignons.
Par contre, en ville, on trouve bien un peu partout des pancartes "A louer", mais pas de pancartes "Nourriture à partager" !
Andernos écolo n'a peut-être pas les bonnes pancartes, mais elle joue quand même la carte verte, elle dispose d'un "potager partagé".
Un autre futur pour nos enfants grâce à la nourriture. Ils vivront solides et solidaires dans un monde où l'on sème !
Alors, on se dira : adieu odieux monde immonde où le "caca-rente" sème la mort "OGM" !!
Voilà, les bonnes choses ont une faim !
A bientôt ! si vous avez la dalle, allez donc à Calderdale !
Si ça fait un peu loin, achetez l'épatant DVD "Demain" !!
"Miamasté"
Ecoutez et goûtez moi ça. C'est de la musique végétale, un régal !!!
Ce jour-là, assis sur l'herbette, j'avais sûrement l'air bête (au sens animal) en faisant mes vocalises d'harmoniques sur les sons gutturaux "ging gang gong", puisqu'un rouge-gorge s'est posé juste en face de moi et m'a fixé droit dans les yeux.
Ayant trouvé le son et la sensation que je cherchais, j'ai arrêté de chanter et me suis installé dans le silence. C'est alors que l'oiseau a pris le relais. Je l'enchantais avec mon son de guimbarde métallique et lui me répondait avec son chant si caractéristique de petit oiseau (compressé) et de rouge-gorge ( métallique et mélancolique) !
Pendant un moment j'ai répondu à ses phrases en imitant son chant (dans lequel, il faisait des pauses silence). Pour conclure notre impro en duo, il a cité Victor Hugo :
"La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste."
M'enfin, c'est ce que j'ai pigé !
Claude Serre
CD à l'envie ... de garder.
Je fais le ménage dans ma collec de CD, j'en ai trop et un peu partout, alors je fais le tri et ça valdingue vite dans le carton "bon débarras". Enfin, ça c'est au début, après, le "pas d'écart, surtout restons inflexible" se transforme en "pas d'accord, soyons souple" ...
Tiens v'là les polyphonies corses, c'est gnan-gnan et pleurnichard. Trop content de m'en débarrasser, je le jette. Puis, je jette un oeil :
- Ah ! mais c'est le disque "Les nouvelles polyphonies corses", produit par Hector Zazou (celui qui n'a jamais tort et qui s'en fout). C'est un arrangeur de talent, il transforme tout en or, en orchestrations lumineuses ou en miniatures précieuses.
Là, c'est plutôt le retrait, la douceur qui ont le vent en poupe poop bi doo ! Et ça change tout vraiment. Le chant polyphonique corse traditionnel est souvent trop triste et fort en gueule alors il finit par irriter !
Pour les polyphonies corses, les "nouvelles" sont apaisantes, les autres peu plaisantes (dommage tout ce gâchis de jolies mélodies) ou complaisantes.
Je suis d'accord avec mon pote Steve Waring. Dans une pizzeria de Pantin, nous devisions musique quand il me dit :
- De toute façon, les musiques traditionnelles sont faites pour être bousculées !
- Toujours la parole vive, Steve, t'as raison : tradition tête de con, non de nom !
Tiens, cela me rappelle une amie d'origine corse. Elle vit l'été sur l'île de beauté. A cause du climat marin, il y a toujours des bricoles à faire ou des travaux à faire faire.
Quand elle s'adresse à une entreprise locale, si elle dit qu'elle se nomme "Panini", tout va bien (presque tout le village porte le nom de Panini, c'est le mot de passe-portout ... oops ! ... passe-partout qui t'ouvre toutes les portes) !
Par contre si c'est son mari qui se présente :
- Bonjour, je suis Patriste Rieur ...
Le bricoleur "sas corse" te ferme la porte au nez :
- Ah ben ! si j'avais su, je lui aurais dit mes vrais noms et "patricules," c'est-à-dire :
Monsieur Patrick Rillette, mari de Madame Akie Panini.
A ce moment là, l'entrepreneur ouvre sa porte en disant, avec un sourire aux lèvres :
- Alors vos enfants, ils s'appellent donc "Panini Rillette", entrez donc Monsieur Pastriste, vous prendrez bien un pastis ?
Mais revenons à nos microsillons !
Zazou dans le "mettre où ?"
Hector Zazou, "touche à tout", est un électron libre de l'électronique. Dans toutes les musiques, il est à l'aise.
C'est un arrangeur doué pour la synthèse et un joueur de synthétiseur zen.
Cet iconoclaste classe est un véritable mugicien d'oz osant des mélanges inattendus, voir incongrus (genre musique de chambre électronique accompagné de rock déjanté et de chant de chamane inuit).
Ce mixeur farceur en fait un max (pour un musicien minimaliste fan d'Erik Satie, ça fait drôle).
Ce collectionneur "connexionneur". était (il est mort à 60 ans en 2008) épatant !
Céder à l'envie d'un CD corsé et d'un café corse !
"Les nouvelles polyphonies corses" ont été crées en 1989 par deux chanteuses portant des prénoms qui vocalisent bien ensemble :Patrizia Poli et Patrizia Phonie ... ooops.... Gattaceca !
Ce premier CD éponyme est sorti en 1991 et il a ravi les oreilles et les orteils du chorégraphe atypique "Filou" (Philippe) Decouflé qui en a utllisé un titre pour l'ouverture des J.O de 1992 !
Des "polies phonies" insulaires Zazou a conservé ce qui lui plaisait et jeté tout le reste. Ensuite, il a construit un écrin autour de ce noyau.
Alors, c'est vrai, parfois il noie les chants corses dans des flots de synthétiseurs ou de trempette ... ooops ! ... trompette éthérée, étirée par Jon Hassell, mais c'est pour notre plus grand plaisir.
Par la grâce des arrangements subtils de ce joyeux drille, le joyau brille !!!
Sons du matin, sons du soir, c'est toujours la même histoire qui se raconte, dit le malin ...
En fait, pas vraiment, le CD du matin n'est pas le même que celui du soir, l'ambiance a changé, l'énergie n'est plus la même.
"Mes disques de chevet".
Cela fait un moment que je veux vous présenter mes CD préférés.
Mais comment faire, dans ma tête ça tourne en rond ?
Et comme enfer, ça se pose là !
Comment commencer ?
Quel CD choisir ?
Je n'ai que l'embarras du choix, à moins que ce ne soit que le choix de l'embarras (merci Coluche pour ton aide) !
Chez le Yann Meynierstrel, on trouve le joyeux "luthin", friand de musiques vitaminées, aventureuses et icelui troubadour qui laisse choir la malice énergétique au profit de douceurs savoureuses et décontractées !
Il y a aussi en moi l'ambitieux perfectionniste tatillon comme un couillon et l'ambianceur j'm'enfoutiste qui suit son intuition.
Le premier va choisir un seul CD et en analysera tous les titres. Le second choisira plusieurs œuvres et en tirera la "substantifique moelle".
Le fantaisiste dit à l'autre :
"Ménage tes méninges" !
Et l'intello lui répond :
"Arrête de faire le singe" !
"Ça balance !"
Lorsque j'ai un problème de choix, j'observe ma vie. Il se trouve que depuis un certain temps, il y a quelque chose qui me démange : il faut que je range et que je vide. En ce moment, cela concerne les CD. Avec les K7 et les MD, cela concerne environ mille documents de ma "Meynierdiathèque".
Dans mon salon,on trouve deux piles :
La "pile-poil" et la pile pâle, d'un côté les CD de chevet (achevés, à sauver) et les CD inachevés, à jeter (à donner plutôt). Ce matin, en farfouillant dans la pile au poil, j'ai trouvé celui qui m'arrange, autrement dit le disque d'un arrangeur. Il se nomme Gil Evans.
Il compose et fait en sorte que ça pulse, qu'ça swingue en douceur. Avec sa large palette musicale et son "pinson" (pinceau à sons), il nous en fait voir de toutes les couleurs sonores. Il jongle avec les rythmes et cultive toute une collection de timbres.
Il joue de l'orchestre comme on joue d'un instrument.
A l'écoute de "Out of the cool", on entend le désert et des airs à faire "ouïr", on voyage avec classe. on admire des paysages sonores en se disant jusqu'ouïrons nous ?
"Gil avance"
Dès le premier titre ("La Nevada"), l'affaire est dans le sac ... de voyage pour ce disque sans âge (sorti en 1960). Le regretté journaliste J.F Bizot en parle si bien ... visua-lisez et vous verrez :
"Ah, La Nevada ! ce piano qui clignote au bout de l'autoroute, dans la brume de chaleur violette de ce désert interminable. Arrive la guitare qui claque un accord flamenco. Puis les cuivres qui lâchent un riff suave. Et le batteur qui se met à fourrager par en dessous. Roule, roule limousine. Une tribu de trombones ronchonnent dans le moteur. Une trompette s'envole face au soleil rougi par les brouillards de Las Vegas. Voilà ce que me fait La Nevada.".
La trompette, c'est celle de Miles Davis (Gil Evans a été son arrangeur attitré). Dans ce CD, Evans nous montre ses immenses qualités de compositeur-arrangeur, à ranger, donc, sur l'étagère des CD pas DCD !
Lorsqu'il joue avec le chat Miles Davis, il sourit, ces deux "félins pour l'autre" sont complices et complémentaires. Lorsqu'ils se réunissent et que Gil Evans met en valeur les ambiances chatoyantes et impressionnistes de Miles Davis, je suis tout ouïe et tout réjoui et Miles smiles (à écouter et à goûter : "Sketches of Spain" et "Porgy and Bess"),
Pendant qu'on n'y est, n'hésitons pas à mettre à côté d'autres CD qui valent le coup :
En 1974, il traduit Hendrix en jazz et cela donne l'origénial "The Gil Evans Orchestra plays the music of Jimi Hendrix".
Un album était prévu avec l'homme-guitare mais il n'a jamais vu le jour, puisqu'Hendrix a pris des risques et en est mort (overdose du virtuose en septembre 1970).
Bonne écoute et bons voyages !!!
P.S :
Alors Mr Youtube, on se trompe sur un titre de chanson, la première chanson est bien de Hendrix mais ce n'est pas "Angel". Connue pour son intro, c'est "The burning of the midnight lamp" !!!
Les années passent et les musiciens caméléons trépassent. Le second "Dorian Gray" rock (funk, glam, pop, soul)l s'est rangé des voitures et adieu Berthe ! Au niveau de la musique c'est une perte.
Prince, ce pote spot pop s'est éteint chez lui. Comme pour le décès de Jackson, il serait mort d'overdose "médicamentueuse".
Ah ! mais non, disent d'autres voix plus ou moins claires. Pour les journaux en papier toilettes ou à emballer le poison, il serait mort du sida.
Pour d'autres, il serait mort de fatigue, se tuant à la tâche, sous "mort-fine" et sans dormir pendant 154 heures et 3 minutes-papillon, il n'aurait ainsi pas vu arriver la faucheuse !
A lire tous ces délires, du haut du paradis et de son mètre 58, Roger Nelson (Prince) doit être plutôt mort de rire !
L'autre "toujours jeune" décédé cette année, c'est bien sûr David Bowie, le "Thin white duke".
2016 ne porte pas bonheur aux "sapeurs-bons pieds" (danseurs élégants n'hésitant pas à mouiller la chemise pour mettre le feu, certains s'éteignent sur place), puisque Papa Wemba vient de mourir sur scène.
Concert de louanges pour le kid Prince, le white Duke et le Roi des ambianceurs africains.
Tristes titres pour ces spécialistes de la sape, ces papillons tatillons de la pop et papa pas assez vieux pour être pépé de la rumba zaïroise (comme Franco, Rochereau, Prince Nico, tiens encore un faux prince mais un véritable guitariste de talent).
Prince aussi était un bon guitariste, influencé par Hendrix, sous-estimé par la critique et par lui-même (aurait pu mieux faire mais comme il pouvait être talentueux dans tout ce qui touche à la musique, il a assurément trop délaissé "Lucille", nom donné par B.B King à sa guitare, au profit de "Camille", un de ses nombreux surnom).
M'enfin, après l'heure (leurre ?) de la gloire et du style voici l'éternité de l'aut'côté du miroir et la stèle "C fini" pour ces ex-esthètes athlètes de la scène.
A la radio, le neurologue Pierre Lemarquis nous confirme le pouvoir thérapeutique de la musique :
"Jouer de la musique est un acte thérapeutique et régénérateur, qui nous fait renaître à chaque fois. Sans elle, la vie serait une erreur, disait Nietszche."
Un singe enivré (Gabin chagrin) et un sage en hiver (gamin malin) !
C'est le grand retour de Renaud qui vient de se débarrasser de l'harassant "Renard" son double trouble, son acolyte alcoolique, son avatar anisé.
Une campagne de promo promet : "Renaud renaît". Dans la revue de BD "Fluide glacial", le toujours bon Vuillemin (natif de 58 fait partie de ceux qui auront ou ont déjà 58 ans cette année, par exemple Prince ... euh non, né le 7 juin ... ou moi-même, Jackson aurait pu être du lot, mais il a lâché l'affaire il y a déjà quelque temps !) dessine un bureau d'agence de pub avec l'affiche musicothérapeutique fameuse avec sa formule "Renaud renaît", un type regarde l'affiche et dit :
- Mais qui est ce René ?
Ma réponse : C'est peut être son nouvel avatar, celui qui remplace l'usé anisé vantard, anar arnaque qui broie du noir et boit du jaune.
On l'imagine aquaboniste faisant l'équilibriste, éméché pas méchant, dans les rues d'une jolie ville de Provence en chantant, éructant une chanson de circonstance :
"C'est dans l'Vaucluse que j'écluse ma suze, d'avance je m'excuse et j'accuse la société ... euh non ... le coups, ma coupe est pleine, j'suis en peine et en pleine déconfitures aux cochons ;; euh ch'ais plus c'que j'maudis et ce que j'dis, tin tin tin !"
Avec René, l'écolo rigolo remplace l'alcoolo Renard au triste regard en quête de sens.
Renaud vit une véritable René-sens. Il revient à"Charlie", il revit. L'aigri vain qu'il était devenu redevient écrivain ou écriveur de chanson.
"Anecdocteur" ; anecdote qui soigne et qui rend sage.
Dans la série "y'a pas que dans l'rock qu'on porte du noir, dans le classique aussi", voici :
"Sans bis sans-gêne, sans buzz et sans bise, le génie sans-zen et sans prose se brise."
La première sera la dernière pour Bizet.
Lorsque Bizet termine de composer son opéra "Carmen", il est tout heureux. On prépare l'Opéra pour le présenter au public.
Lors de la première, surpris par l'œuvre, le public réagit par un silence glacial puis s'en va.
Quelques jours plus tard, lui aussi s'en va et quitte ce monde immonde et idiot !
Aujourd'hui, Carmen est l'opéra le plus joué au monde !!
Voilà, comme disent les Shadoks (qui ont 48 ans aujourd'hui) :
Diantre ! quelles doctes anecdotes, dites-donc !
Le vent marin et malin d'Andernos me souffle quelques croustillantes incongruités musicales.
J'en profite pour faire le malin et ici ou là, porté par le vent, je mets mon grain de sel iodé ou mon grain de folie yodlé !
"Rumble aux pommes goûteuses ou pourries (par les ahuris)".
En vrai, on reste "quoi ?", on ne sait pas quoi dire, on reste sans voix !
"Rumble" est un tube rock de 1958, interdit à la radio sous la pression d'idiots qui considèrent que ce titre mène à la violence. J'ai cherché dans les paroles ce qui pouvait choquer, je n'ai rien trouvé. Forcément, il n'y en a pas, c'est un instrumental !!!
On se dit que ce n'est pas Wray, mais si c'est lui, le si simple et efficace Link Wray :
"Tube dollars : pas tubulaire mais presque" !
Tube : à l'origine, le terme vient du cylindre rotatif sur lequel les chansons populaires de l'époque étaient enregistrées, à l'aide d'un phonographe.
Dans le sens de succès, le mot aurait été lancé par Boris Vian au milieu des années 50. A l'époque, les gens de la profession utilisaient le mot "saucisson".
Ne le trouvant pas élégant, Vian décide de faire la promo du mot "tube" qui désigne une chanson à succès dont les paroles sont aussi creuses qu'un ... tube !
Ce terme se trouve dans la chanson "En avant la zizique".
Vingt ans plus tard, le talentueux chanteur arrangeur J.C Vannier va plus loin avec l'excellent "Turlututube" (dans la chanson "Papa fait nous un tube") !
"UB for tea" and "D'ailleurs Straits" : alloc rock !
En Angleterre, à la fin des "seventies", certains groupes se créaient en espérant sortir de la mouise. C'est le cas de "UB 40", des musiciens pointant au chômage décident de former un groupe portant le nom du formulaire à remplir pour toucher les allocs.
Le formulaire leur a servi de porte-bonheur et les a nourris de "food for thought" (tube langoureux et chatoyant, avec une guitare qui miaule toujours au bon moment dans ce reggae nonchalant).
Quand à "Dire Straits", tout est dit dans le nom du groupe que l'on peut traduire par "complètement fauchés". Heureusement pour eux un tube les a sauvé de la misère et depuis les "Sultans of swing" ont vendus 120 millions de C.D !
Virtuoses excentriques !
Sur scène, ces deux énergumènes pratiquaient la gym avec instrument,
Paganini en compagnie de son violon violent et Hendrix avec sa guitare star, jouaient tous les deux les mains dans le dos sans ralentir le tempo.
"Gymi" Hendrix jouait de la "strat" (fender stratocaster) avec ses dents et "touistait" avec sa guitare à hauteur de genoux.
Paganini jouait du "strad" (stradivarius) en se lançant des défis, genre :
"Tiens on est mardi aujourd'hui, soyons donc hardi ! et si je jouais en étant suspendu la tête en bas, peut-être que ça me remettrait les idées en place !"
Ou,bien :
"Miroir, je ne veux plus te voir, je préfère me marrer plutôt que de me mirer, jouons donc les yeux bandés !"
Après les excessifs "démon-strat-tifs" (ou "des monstres stradifs"), voici les pros de l'impro en état de grande fatigue où comment rendre une proche "burnoute" créative.
Richie ravi au Paradis (Heaven) !
Festival de Woodstock, été 1969, alors que son concert se termine, les organisateurs demandent à Richie Heavens de continuer à chanter. Après trois heures de scène, fatigué mais motivé, il se lance dans une longue impro ("Freedom") et fera un tabac.
Cela restera comme l'un des tubes du Festival.
24.01.75 : "Köln concert" de Keith "J'arrête" !
Après une interminable tournée, Keith Jarrett, exténué, décide d'annuler ce concert prévu à Cologne. Son agent insiste, Jarrett fait preuve de bonne volonté.
Il se rend à Cologne et là il se met en rogne quand il joue sur un piano qui n'est pas celui qu'il avait demandé. Ce piano déglingué ne lui convient pas. Les touches les plus graves et les plus aiguës ne le satisfont pas.
"Puisqu'il en est ainsi, je laisserai ces touches là de côté et je concentrerai mon jeu sur les touches du milieu !", a t-il dû se dire.
Ainsi fut fait, tout le concert est une longue et formidable improvisation pleine de vie, de lyrisme et de joie physique (grognements, petits cris extatiques et soupirs).
Je considère le C.D de ce concert comme son chef-d'oeuvre, c'est un moment de grâce poétique et thérapeutique. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque c'est l'un des C.D les plus vendus dans le monde.
Contraintes craintes ou bienfaisantes ?
Lorsque nous sommes contrariés, créons donc un "contrat riant" avec nous-même.
Puis d'un ton léger, d'une humeur primesautière et vagabonde, prenons des chemins de traverse (idéal quand tout va de traviolle) sinueux et buissonniers.
Ainsi, nous découvrirons des endroits renversants, surprenants où tout ira comme qui rigole. On s'en paiera une bonne transe et on rira de cette transformation qui s'installera en douceur dans nos coeurs de rockeurs !!!
Dégrisons nos âmes grises aigries en crise, essuyons la suie de nos âmes et nos idées noires !
Changeons nous, échangeons nous nos astuces afin que vive le troc de trucs authentiques que chics, et changeons-nous les idées !!!
Allez, à la revoyure !
"C'est le fait de vivre qui m'intéresse, pas le résultat." David Bowie
CD - DC :
David Bowie est mort dimanche dernier, il venait d'avoir 69 ans et son dernier CD est sorti le jour de son anniversaire.
Compile de chansons qui "restent en tête".
Réduire les 25 CD de Bowie en un seul, cela oblige à oublier des chansons que l'on aurait bien mis dans cette compile vinyle "Eat parade" à écouter sur son "mange-disque". Je me suis fixé une limite : pas plus de douze chansons qui m'interpellent quelque part au niveau du vécu.
Commençons par trois scènes de "Science-friction" : Space oddity 1969.
"Space de joyaux lunaire", c'est une fort jolie chanson sur la solitude et la différence. Quand on la chante, elle ne nous laisse pas indifférent (sa mélodie reste collée à notre mémoire) et on se sent moins seul. C'est un dialogue sans fin entre la tour de contrôle et l'émouvant Major Tom qui décide de rester sur la lune.
"Life on Mars" 1972.
"Anka de déprime", écoutez ce titre avec ses surprises harmoniques (à certains moments apparaît un accord inattendu, ça surprend joliment l'oreille), sa belle mélodie de couplet et son lyrique refrain (ça se mange sans faim).
Au départ, on demande à Bowie d'adapter en anglais le tube de Claude François "Comme d'habitude". Il en fait une adaptation si personnelle qu'elle est refusée par les initiateurs du projet qui lui préfèrent le "My way" de paul Anka.
Alors Bowie reprend sa chanson et la transforme en cette si jolie parodie : "Life on Mars" !!!
"Ziggy Stardust" 1972.
Ziggy pop, Bowie est camé-léon, les "on dit", il s'en fout "comme de la carotte"(tout comme l'an quarante" qu'il met facilement en carotène, pas étonnant qu'après ça, ses cheveux soient parfois orange).
Ziggy est un zigomar qui en a marre du star-system. Il en dénonce les tares : surchauffe de l'égo nigaud, "si j't'aime" manipulateur qui endoctrine, gourouise et hystérise à tout-va !!!
Heureusement, Ziggy est là et il "play guitar" (Ah ! la guitare de Mick Ronson !)
Il n'y a que le changement qui ne change pas. "Changes" 1971.
Bowie et le temps qui passe interpellent les rockers : "Faites attention, bientôt, vous allez devenir plus vieux !"
"Changes" nous charme avec le dynamique "ch-ch-ch-changes". C'est un hommage au bégaiement de Roger Daltrey (chanteur des "Who") dans la chanson "My generation".
Riff effet, riff hifi. "Rebel, rebel" 1974.
Avec son riff inoubliable : RE MI RE DO dièze SI SI ...
- Qui sonne comme du Mick Ronson.
- Mais c'est du Bowie, d'ailleurs, il joue toutes les guitares de l'album "Diamond dogs".
Avec sa pochette de Guy Peelaerts qui étonne !
Rebel, rebelle, une chanson sur l'ambiguïté sexuelle, écrite dans sa période "Glam rock" par cet "androjean genie" (en référence à la chanson "Jean genie", jeu de mot de Bowie pour sa révérence à Jean Genet).
Aime Fame et aime flemme ! "Fame" 1976.
Et sa fameuse rencontre en studio avec John Lennon.
La version instrumentale passe et à un endroit de l'enregistrement, Lennon se met à chanter : "aime" "aime" ... Réaction de Bowie :
- Voilà, j'ajoute un "F" et je tiens le refrain, le thème et le titre de la chanson !
"Big King Elvis", ex beau oui comme Bowie "Thin Duke" ! "Golden years" 1976
Le "mince duc blanc" qui envoie des flèches d'amour dans les yeux des amants, passe du vibrato grave au murmure, alternant avec une voix de fausset. Côté musique, on nous sert guitare funk et groove léger.
Cette pièce montée, Bowie l'a composée pour Elvis mais les managers du King n'en ont pas voulu !
Des mots dés ... à coudre. "Fashion" 1979.
Incommodé par le manque de créativité des filous des "défis laids" de mode, il se moque des fumeux créatifs. Cela sur une base de funky reggae qui assure, lorsque soudain Robert Fripp brise l'ambiance avec sa guitare aux lignes mélodiques onduleuses et frondeuses !
"L'écho ainsi danse" ! "Let's dance" 1983.
Choisi pour son insouciance, son innocence et sa guitare rythmique funky d'enfer !
Question choix de musicien, Bowie sait s'entourer d'artistes de qualité (Toni Visconti, Nile Rodgers, Brian Eno pour la production).
Un jour, il se trouve dans un bar lorsqu'il voit entrer Niles Rodgers. Ils ne se connaissent pas mais ils se reconnaissent. Puis autour d'un verre, ils sympathisent. Bowie l'invite en studio, il montre au guitariste de "Chic" les quatre accords un peu pâlots d'une chanson en construction et Rodgers les placent "higher"* et leur redonnent des couleurs !!!
Plus dans les aigus et légèrement transformé, une rythmique qui fait danser les pieds, le morceau décolle, s'envole, c'est divin, "céleste dance" !!!
De la poudre aux yeux bridés. "China girl" 1983.
Écrite avec Iggy Pop, à l'époque en plein dans la chnouf (en 77). La chanson est reprise (en 83) par Bowie et retravaillée avec Nile Rodgers (l'intro guillerette et chinoise est de son invention).
- Le titre ferait référence à l'argot "China white" qui signifie cocaïne.
- Donc "China girl" pourrait être une coquine cocaïne" !
Après la coquine, l'héroine ! "Heroes" 1978.
"You can be heroes, just for one day".
L'amour est plus fort que les murs et la mort.
C'est l'une de mes préférées. Cette séduisante mélodie est dopée aux "Frippertronics" : guitare électrique, magnétos et pédales d'effets font des boucles hypnotiques, nappées d'écho et des arabesques insidieuses de toute beauté (lorsque les arabesques sont moches, on les dit "ainsi hideuses").
Deux amoureux s'embrassent près du mur de Berlin. En 1978, ce sont deux héros qui défient les fusils en s'aimant des petites graines de paix !
- Y peuvent toujours espérer. S'ils croient qu'un jour le mur tombera, y s'mettent le doigt dans l'oeil.
Des cendres et mon thé ! "Ashes to ashes" 1980.
Ballade sereine, hymne romantique qui annoncent aux sons envoûtants des synthés, le retour du Major Tom.
"I heard a rumour from Ground Control Oh no ! don't say it's true. We know Major Tom's a junkie !"
Voilà la boucle est bouclée, Major Tom ouvre et termine ma compile.
David Bowie ne voulait pas de cérémonie mortuaire avec tout le gratin. Il ne voulait personne, juste qu'on disperse ses "ashes", ses cendres. Cela a été respecté. Pour l'occasion, même la Tour de Contrôle est restée silencieuse !
"Ne rien faire, c'est être présent à tout." Christophe André
L'autre jour, assis sur mon zafu (coussin zen), en mon "phare intérieur", je m'ai dit ...
- Corrigeons, cornichon, on ne dit pas "je m'ai dit" mais plutôt : "je médite".
- Bon, je reprend ma phrase :
... En mon "fort intérieur", je mot-dit ...
- Mais bon sang ! cela ne s'écrit pas ainsi, mais plutôt ; "je maudit". Tiens, ami "dourak-cuire", j'anticipe la suite : je maudit-sillonne ..." en chantant "Allons enfants de la patrie ..."
- Tu as tort correcteur, je préfère le plus simple et plus juste "je m'écoute" et le moins sanglant "Allons enfants de la batterie .... !"
Mais au fait, que signifie "dourak"?
- C'est du russe, cela se traduit par abruti, hihihi !!!
L'état nous encourage à chanter la Marseillaise, cela ne m'enchante guère. Je préfère écouter la version de Django et Grappelli. Et si l'on me laisse le choix, je chanterai plutôt "l'Ode à la joie" de Ludwig Van Beethoven ou "Imagine" de John Lennon !
J'ai soif d'idéal mais je reste réfractaire à "qu'un sang impur abreuve nos sillons".
L'époque est déjà assez cinglante, sanglante pour ne pas en rajouter. Les cinglés sanglés qui s'explosent ne sont pas sensibles à nos symboles (le gouvernement propose de placer en façade de maison des drapeaux bleu, blanc, rouge).
A mon humble niveau, je ne peux que continuer à suivre mon petit chemin de traverse, à me balader sur mon sentier de paix intérieure en chantant du chant harmonique mongol (un bonus de tonus), des chants grégoriens (qui m'apaisent, m'allègent de tout ce qui me pèse, vive le "Sanctus anti-Brutus) et des mantras joyeux (qui me rendent plus plaisant et plus présent).
Le 13 Novembre dernier, nous n'étions pas très à l'aise face aux barbares balaises. Aujourd'hui, dans les bars, on entend de faux durs dire :
- Faut leur mettre une branlée à toutes ces crapules et en plus, faut les humilier !
Ah ! t'inquiètes pas qu'en ce moment, tu les entend pas, ils se tiennent à carreau. Font moins les malins depuis que l'armée est dans les rues.
- T'as raison, Bébert, qu'on les extermine, qu'on en termine avec toute cette vermine. Allez Delphine redonne moi un verre de fine, dit Conan le bar-bar.
- J'suis d'accord avec vous, on n'est pas des mous du g'nou nous, qu'on les pende haut et court tous ces métèques, mais avant qu'on les pende par les pieds pendant un bon moment, rage-joute la serveuse nerveuse.
Bon, ça c'est de la mauvaise brève de comptoir, des zozos crâneurs jouent les z'héros sauveurs. Ce sont des paroles même pas drôles de zigomars assoiffés... de vendange et de vengeance.
Revenons à la réalité, les terroristes ne demandent que ça : que les esprits beaujolpif, donneurs de baffes et de bourre-pif, s'arment et sèment la zizanie un verre anisé dans le nez.
Je connais la question, je vis à mon corps défendant avec une terroriste qui a bu et qui abuse (Miss Parkinson). Afin qu'elle ne me déstabilise pas trop, je lui donne ce qu'elle n'aime pas :
- Le yoga, bonjour les dégâts, dit celle qui ne porte pas la douceur dans son cœur.
Mais pas n'importe lequel, il lui faut, pour la gêner, du yoga pacifiste.
Parce qu'elle est un peu sorcière (c'est son côté "Baba yoga"), elle apprécie les "baba-speed" et les yogis fakirs (tu leur parles de plaisir, ils te répondent : "des clous, tu peux toujours courir"). Miss Parkinson : ses désirs font désordre !
Le yoga est un art de vie. Il se pratique avec humour, amour, douceur, lenteur, aisance, cohérence, "bons sens", non-violence, présence, innocence ("innocent" signifie : celui qui ne nuit pas) ...
Comme aurait pu dire Lafontaine (de jouvence) : "Simplicité et ancrage valent mieux que force ni que rage."
"Opération réussie, patient décédé."
Gare : simplicité n'est pas raisonnement simpliste (genre celui de Bébert Brutal ou celui du Front National).
A part ça, la vie est belle et c'est tant mieux.
" Le simple vit comme il respire ... Simple comme l'air, libre comme l'air. Il ne se prend ni au sérieux ni au tragique. Il suit son bonhomme de chemin, le coeur léger, l'âme en paix, sans but, sans nostalgie, sans impatience. Le monde est son royaume, qui lui suffit. Le présent est son éternité, qui le comble ..." André Comte-Sponville
"Deux prisonniers, l'un voit les barreaux de la cellule et l'autre, les étoiles." Verlaine
- Il y avait un blocage énergétique vers l'aine. Pfuit ! je l'ai supprimé, me dit Muriel, ma reikilibriste.
Résultat :
Je vois mieux les étoiles et même si je marche toujours sur la lune avec mes semelles de vent (parfois agité), je marche mieux.
L'aine-ergie revenue, s'envole ma paresse et moi, le voûté céleste, parfois si leste et parfois si maladroit, je sens que je me redresse.
Me tenant plus droit, je peux plus facilement contempler le "Rimbaud à sept couleurs", l'arc qui décore le ciel !
Une pensée me traverse l'esprit :
Je me sens bien et bon vivant. Je ne ne suis pas Mallarmé pour l'avis ("La chair est triste et j'ai lu tous les livres."), d'ailleurs je ne suis pas mal du tout ! Merci ki ?
- Merci Reiki.
Le Reiki, caisse cassée ?
- Rei : c'est l'esprit, l'âme, l'univers.
- Ki : c'est l'énergie vitale.
Le Reiki est une mise en contact de votre propre force vitale avec l'énergie universelle.
Ceci, dans le but d'éveiller un processus de guérison.
Le praticien canalise l'énergie universelle et la transmet en apposant ses mains sur différentes parties du corps du patient.
Certains pratiquent sans poser les mains, ce sont des virtuoses qui en imposent et qui nous font gagner haut la main le combat contre le malin, celui qui nous agite comme un pantin !
Prenons donc exemple sur le "Chat soufi (comme ça)" :
- Je vous ai retiré des blocages provenant de colères liées à votre grand-mère maternelle. L'énergie du foie va mieux circuler, me précise Muriel.
En moi, que d'émois ! cette mémé révoltée continue à montrer sa haine, cela âme-haine des tempêtes dans mon crâne. Cette grand-mère amère venait d'Ukraine. Elle cultivait la haine des russkoffs. Chacun sème ses graines, soit de discorde, soit de joie. Chacun suit sa route ou sa déroute, son chemin, main dans la main ou main fermée dans ta tronche.
"Celui qui ne sait pas se fâcher, est un sot. Celui qui ne veut pas se fâcher, est un sage." Proverbe zen
"Contrainte-dication" : espèce de koan léger (comme un thé peu infusé) et néanmoins profond, donc à médi-thé :
"Rechercher la liberté et vous deviendrez l'esclave de vos désirs. Rechercher la discipline et vous trouverez la liberté."
- Oh ! toi, tu as les oreilles qui fonctionnent mal, y'a des choses que tu ne veux pas entendre, par conséquent, l'énergie ne circule pas !
- Bas les pattes, et tu verras comme je t'entends !
- Oui, mais chez toi, c'est "tend-tend", trop de tensions altèrent l'audition. Comme tu tend-tends trop, tu satures et tu finis par ne plus t'entendre avec toi-même. Cela abime le foie, ce qui entraine un manque de confiance en soi.
- Mais heureusement que le yoga joie ou l'exquis reiki existent !
"Rester en colère, c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un, c'est vous qui vous brûlez." Bouddha
"Point de vue ... panoramique" :
"Ta vision ne deviendra claire que quand tu regarderas dans ton coeur. Celui qui regarde à l'extérieur, rêve. Celui qui regarde à l'intérieur, s'éveille." Jung
"Le maître est à l'intérieur. A l'extérieur, se trouvent seulement les ombres et les reflets." Osho
"L'oeil nous révèle la beauté extérieure. L'oreille nous révèle la beauté intérieure." Montelle
La vie est comme une toile vide. Elle devient ce que l'on peint dessus. On peut peindre la misère ou peindre la joie. Dans le premier choix, peindre, c'est se plaindre et dans le second, c'est faire le plein de vie !
Allez, on termine avec Patanjali, le yogi à l'âme jolie :
"La meilleure école, c'est la vie. Le meilleur maître, c'est l'expérience. Le meilleur livre, c'est la nature. Le meilleur temple, c'est le coeur. Le meilleur ami, c'est la vérité."
Pas de soin sans son, pas de reiki sans fond sonore relaxant, je propose à tous les reikistes tristes (au langage "abs-con"), les reikirikous (petits mais puissants et rigolos) ou les reikilibristes (ki te rendent libre comme l'air), de passer, pendant leurs séances, du Steven Halpern (les reikitaros apprécieront).
Bien, bien, à bientôt !
Note à benêt :
Le chat pacha est de Geluck, les minets écoliers zen sortent du livre "Vrai Zen pour chats" de christian Gaudin.
Kitaro, musicien japonais qui compose parfois de belles musiques planantes (y'a des Kitaro et débats).
"Je suis venu au monde très jeune dans un monde très vieux." Erik Satie
Retour aux temps anciens : La mise à pied.
Dans ce monde de vieux anxieux et envieux, on ne laisse pas de place aux jeunes, on ne les laisse pas exprimer leur énergie créatrice. Côté boulot, ils sont pliables (flexibilité oblige) et corps-véables à loisir. Mentalité coloniale, on presse le citron puis on le jette. Mais parfois, le citron pressé, oppressé, stressé, on s'en débarrasse avec une procédure crasse. Ainsi après l'avoir plié, puis pillé, on utilise la technique de "la mise à pied".
Au XVe siècle, c'était une punition infligée à un cavalier ayant commis une faute. On lui retirait son cheval pendant un certain temps et il allait nettoyer les écuries. Ainsi humilié, il se retrouvait au niveau de la "piétaille".
Réactions corporelles en chaîne pour le "misapié" !
Après la mise en doute (prise de tête), le jeune perd pied, ses chevilles "oeuvrières" ne sont plus à pied d'œuvre car elles sont à genoux.
Il en a plein le dos. Son dos se plaint.
A cause de ce "cou" tordu de "l'ami zapié", Il se nique la nuque.
Lorsque l'on ne peut plus prendre en main son destin, c'est pas le pied. Rien ne marche. Les bras nous en tombent :
"Pas de bras, pas de chocolat". Estomaqué, tout cela reste sur l'estomac.
On ne digère pas cette mise à pied que l'on trouve fort cavalière !
Si cette antique pratique déstabilise (le jeune ne sait plus sur quel pied danser), l'entreprise, elle, sait très bien où elle va pour avoir de la main d'œuvre bon marché. Au bout d'un an, un beau coup de balai et hop ! un nouveau citron à presser.
Un salarié neuf coûte moins cher qu'un vieux !
Pour éviter d'en venir aux mains.
Le jour de l'entretien de "débauche", si vous avez mis les débouchés doubles pour trouver un nouveau boulot, vous pouvez vous présenter en clown et vous lâcher. C'est comme ça qu'on se retrouve en rigolo à oilpé dans un bureau parmi des gens en costume ou tailleur à dire :
- Salut les p'tits amis, comme on m'a convoqué pour un entretien de débauche, je suis venu nu. Et maintenant que je suis en votre compagnie, je vais vous chanter une chanson des Charlots ; "Merci patron !"
Si par contre, vous n'avez pas d'autres boulots en vue, c'est une autre histoire. Sans plan B, vous êtes plombé. Vous tombez du XXIe au XVIIIIe siècle !!
Au XVIIIIe siècle :
La mise à pied prend le sens qu'on lui donne aujourd'hui. C'est le début de l'ère industrielle. On voit grand mais on pense tout petit. Les interdits sont à la hausse, le capitalisme s'installe et s'étale. Les gens friqués créent des société fliquées.
Flic-fric amènent fric-frac et trafic !
Ode à la fraude, rôde la maraude.
La société se fige, se fixe, se fiche et s'en fiche !
Prenons l'exemple de la musique, avant et depuis l'ère industrielle.
Avant :
En musique classique, on improvise volontiers, on organise des joutes musicales sur un air ou un thème donné. Bach ou Beethoven étaient, parait-il, d'excellents improvisateurs.
L'opéra était populaire et peu cher. A l'intérieur, l'ambiance était chaude, ça tapait des mains pour montrer sa joie.
A partir du XVIIIIe, ça ne sent plus le peuple, ça s'embourgeoise, le parfum remplace le foin. A l'opéra, il est interdit d'applaudir pendant toute la durée du concert. Du coup, on se retient de tousser ou d'éternuer.
Idem pour les impros, il faut respecter scrupuleusement la partition.
"Il faut bien que vieillesse se passe." Camus
L'humain est tombé bien bas !
Hélas et élastique, à force d'être flexible, l'homme est devenu flasque et sans cible. Il n'a plus le réflexe de viser juste (et encore moins celui d'improviser) ou d'avoir une certaine vision personnelle du monde. Il a une vision incertaine de l'avenir.
Sommes-nous encore vivant, en corps vibrant ?
Une voix jeune pour répondre à ma question :
- Moi, j'dit oui, mais seulement lorsque le portable dans la poche sonne en mode vibreur !
- Et tu connais d'autres modes ?
- Oui, le phrygien.
- C'est celui du flamenco coco. T'en connais d'autres ?
- Oui, le dorien.
- Je te remercie.
- Oh ! dorien !!
Bonnes impros avec les notes et les mots !
A bientôt !
"Ce sont les animaux qui ont fait connaître la musique aux hommes." Démocrite
- C'est bien de commencer ton article par un penseur grec. A un moment de crise financière où les pauvres grecs pansent leurs plaies par manque d'esprit solidaire et surtout à cause de l'appétit gargantuesque de ceux qui ne pensent qu'à l'argent.
- Voilà pourquoi je cite Démocrite.
L'art est appelé araignée.
Prenons un couple d'arachnide, le mâle, Gaspard Régnier, se prend dans la toile de sa femme Laura Régnier. C'est la tuile, car s'il ne réagit pas rapidement, son amante va le dévorer vite fait. Mais, voilà que Gaspard deviens artiste, il tape de la patte sur la toile, d'une manière régulière, cela fait comme une pulsation musicale. En fait, il envoie un message à sa compagne :
"Coucou c'est moi, je rentre du boulot."
Cela calme la dame.
Ensuite Gaspard cherche à la séduire, alors il joue de la harpe avec la toile et elle lui répond en jouant à son tour sur les fils les plus courts.
Et pourquoi tout cela me direz-vous ?
Parce que les araignées sont tellement mirots, qu'elles utilisent les sons comme lorgnons. Les fils les plus courts donnent des sons plus aigus, cela indique l'endroit ou se trouve la femelle. C'est un code entre araignées.
Utilisant ce même principe "plus court égale plus aigu et plus grave, plus long", le termite entré dans une vieille poutre, croque dans le bois, écoute, si le son est grave, c'est que la poutre est longue. Alors l'insecte appelle les copains pour le festin !
Les oiseaux : nos profs d'amusique !
Ils nous ont ravis, puis convaincus, c'est peut-être pour ça qu'on leur a choisi de jolis verbes pour leur chant. Écoutez plutôt :
Un Aigle passe et "trompette".
Un canard faisant trempette, l'entend. Il se dit que ça fait belles lurettes qu'on aurait dû changer le verbe chantant du rapace.
Il verrait bien : l'aigle bugle.
Lui, il nasille. Avec ses "coin-coin", il est loin-loin d'avoir un son clair et net de clarinette !
Son cri laisse coi, il part dans les coins sans acoustique, du coup il ne provoque pas d'écho ! Et personne ne peut dire pourquoi !!!
L'aigle volant plus haut qu'elle, l'alouette se désole et "grisole", puis s'isole, s'en va à tire-d'aile et "tire-lire". Sinon, trouvant cette dure lutte injuste, elle "turlutte" juste !
Cela met en rogne la cigogne qui craque et puis "craquette".
La pie "jacasse". Elle trouve l'oiseau à spatules, ridicule et bétasse.
La bécasse, quand elle ne passe pas à l'as (à cause de la chasse dégueulasse, hélas), "croule".
La tourterelle rieuse trouve ça ridicoule et la colombe "roucoule".
Le coucou, lui, trouve ça cool et "coucoule". Il caracole en tête des oiseaux volages et qui se haussent du col.
Les nuits de pleine lune, ça pullule de chouette-hulottes qui "hululent" !
Pendant ce temps là, ailleurs, le hibou "houboule", mais jamais ne titube lorsqu'il "tutube" la nuit tombée !
Le rossignol, assigné à jouer son rôle d'enchanteur lyrique, "chante", "trille", part en vrille et "gringotte". Après plusieurs heures de concert, il grignote.
Il casse la graine, prend un ver et peut repartir ... pour un nouveau concert !
Et pendant ce temps là, le chat guette. Il capte les sons avec ses oreilles "radar" (chaque oreille dispose de 32 muscles). Pour l'homme, c'est la langue qui est la plus musclée. Voilà pourquoi il existe tant de malentendus entre les humains.
Lorsque les anglais découvrent l'Australie et les kangourous, ils entendent les indigènes vivant avec ces drôles d'animaux sauteurs. En leur compagnie, ils emploient les mots " kan, gu, ru". Les britanniques se disent que cela doit être le nom de la bête. C'est bien bète parce qu'en dialecte indigène, cela signifie :
"Je ne comprends pas."
L'huître a un cerveau plus petit que ses yeux. Je comprends enfin pourquoi je n'aime pas les huîtres. La vie est belle, le monde pourri. J'ai comme l'impression qu'on vit dans un monde d'huîtres à l'esprit riquiqui. L'homme-huître préfère en mettre plein la vue plutôt que d'utiliser son cerveau !
Je saute du coq (qui chante) à l'âne (qui braie), l'Europe prend t-elle les grecs pour des kangourous ?
Si c'est le cas, dans cette situation explosive, qui sautera ?
Les banques branques, les branquignols aux belles bagnoles ou bien le S.D.F qui se réfugie dans la gnôle ?
Tiens, le merle vient se poser sur mon épaule gauche et me parle d'Epicure qui nous invite à faire comme les animaux et les enfants : Chercher le plaisir et fuir tout ce qui peut nous nuire !
Si notre monde immonde faisait un "SI", sûrement que le merle moqueur nous donnerait le "LA" afin que l'on sage-juste et que l'on soit juste !
Tiens, le rossignol vient se poser sur mon épaule droite et m'enchante avec ses jolies notes qui vont clore cet article avec ce message inachevé :
REMI FASOL LASI DORE et au SOL SIRE de son DOMISILADORE ...
(Rémi face au lacis doré et au sol ciré de son domicile adoré ...)
P.S : Merci à André Manouchian pour son excellente émission musicale (sur France-inter, le matin de dix à onze heures), à Jean-Pierre F pour ses documents parfois insolites et à Jean Solé pour ses "Animaleries" !
Allez, soyez animal musical, vous verrez la vie sera moins dure.
A la revoyure !