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lundi 17 janvier 2022

"Yogi hilare"

Le rire est un massage profond qui libère les chakras.
Pour le prof de yoga, la joie et la posture (Apanasana : qui libère des vents) permettent de mieux "pète-rire" "l'âme à tiers".
Tels les moines de Taizé ou le burlesque et muet "Buster qui étonne", il est aisé chez certains taiseux de faire rire sans forcément utiliser les techniques du yoga du rire !

- Non mais laisse moi rigoler, le yoga du rire c'est d'la roupie de sansonnet, tu vois le côté ridicule et forcé des gestuelles saccadées et t'entends des voyelles hachées ou simplement chantées avec un un H devant : HA HA HA HI HI HI !!!
Et tu trouves ça drôle, ce jeu consistant à mettre en scène Léo et Léa ?
- Tu veux dire les O et les A en jonglant avec des séries de "O O A A A" ou de "A A A O O" ?
En ce qui concerne le H, sûrement qu'ils en ont besoin pour se fendre la gueule !

Voici une comique drôle, Lison Daniel, elle officie sur France-inter et ce jour là (il y a un mois environ) elle parlait de Yoga. En sachant que c'est de l'humour, voyons si elle connait son sujet.
"Inspirez, levez les bras au ciel.
Expirez les paumes des mains devant le coeur en Namasté et on descend Adho mukha svanasana' downward facing dog.
Les côtes flottantes se  rapprochent du centre, le nombril se pose le long de la colonne, le bras gauche vient attraper la cheville droite et si votre corps le permet Claude, on se retrouve en Viparta Virabhadasana 3, la posture du guerrier victorieux, qui vous permet de calmer les fluctuations du mental.
C'est très beau ce que vous proposez Léa, mais rappelez-vous que le yoga n'est pas une compétition ... Inspirez par la narine gauche pingala pour l'énergie solaire puis étirez votre dos vers l'arrière afin d'arriver dans un beau Chakrasana ou arc inversé aussi appelée la posture Du pont Moretti ...
Je termine cette séance sur ce jeu de mot plutôt bas de gamme pour obtenir de votre part un léger sourire extérieur, qui je l'espère rayonnera à l'intérieur pour le reste de la journée et sera la promesse d'une vibration de bienveillance et de douceur qui ricochera sur les autres et dans le monde  pour que peut-être  à l'autre bout de la terre, sur les hauts plateau du Paraguay un autre être de lumière reçoive votre chaleur et distille la bonté autour de lui." ...
Namasté !!!"





Dis rapidement, à toute berzingue comme une dingue sans prendre le temps de respirer !
"Expirez les paumes des mains devant le coeur en namasté". Là, techniquement ce n'est pas possible car en posture de Namasté les mains sont jointes.
"On descend Adho mukha svanasana"
- Le Chien tête en bas (Adho mukha svanasana), descendu par Lison ("Om miss idée", ça elle n'en manque pas, MDR).
- Oui mais si tu es abattu, comment tu fais la posture ?
- Mais cher ami, c'est du second degré.
Tiens je relève une inversion de nom des circuits énergétiques.
- Oui, cela doit venir du réchauffement climatique, avec une réaction du Gulfstream qui pourrait tourner à l'envers : le canal prânique de la narine droite porte le nom de Pingala, côté gauche, il se nomme Ida !
Ces deux Nadis (canaux d'énergie subtile) sont complémentaires (Pingala solaire accélère et Ida lunaire débonnaire freine).

Cela vous fait marée :
Comme c'est étrange, quand nous respirons nous le faisons de manière alternée, on parle de cycle nasal.
On respire d'un côté (entre une heure trente et trois heures) puis c'est au tour de l'autre.
Et au moment de la transition de l'une et de l'autre on observe une courte période d'égalité (on respire avec ces deux narines). Souvent nous préférons une narine. En fait cela ressemble beaucoup aux cycles des marées.

Tous les gros égos grossiers devraient savoir cela :
"L'égo cherche à diviser, à séparer, à punir.
L'esprit cherche à unifier, à réparer, à gai-rire."

Caricatures de Morchoisne, saurez-vous retrouver celle de Devos ?
Les jeunes le connaissent-ils ?




Trouvé ça sur "FacePlouc" :

"Il y a un an, on pouvait manger assis deux bouts à six, mais on avait pas le droit de manger un bout assis à Sète. Cette fois-ci, on a le droit de manger un bout assis à Sète, à huit ou à neuf mais on ne peut pas manger debout à Troyes."

Est-ce que ça marche aussi avec un boudin pris par les deux bouts ?
Et à partir de Caen ?





Portez-vous bien,
Bon vent !!
Yamasté !

vendredi 6 mars 2015

Mémoire de Yoga n°9


Mémoire de Yoga écrit entre 1986 et 1988 :

"Les colères du sage restent au bord du nez.
Elles se risquent parfois à aller jusqu'aux ailes du nez.
De là, elles prennent un nouveau départ et s'envolent vers des horizons plus cléments". Y.M.

L'importance du verbe "sentir" dans notre langue française est remarquable : le mot "sentir" s'applique aux sentiments, autant qu'aux sensations viscérales. "Je me sens bien" : les centres cérébraux correspondant au sens olfactif ont des répercussions viscérales et influencent le comportement et le psychisme.
Le verbe "sentir" est lié à l'intuition :
"je sens que cela va mal tourner". Untel a du "nez", du "flair", tel autre a "quelqu'un dans le nez", il "ne peut pas le sentir".
Quant au souffle, le bon sens populaire n'en manque pas :
- Vous êtes "à bout de souffle". Prenez donc "le temps de souffler".
- Mais c'est que j'ai le "souffle court".
- Que nenni, ami, si votre grand-mère vous voyait courir sans cesse, elle en aurait le "souffle coupé" et vous supplierait de "reprendre haleine".
- Quoi, de reprendre une petite verveine ?
- En plus, vous n'êtes pas dans l'écoute, voyez-vous, à vous agiter ainsi dans tous les sens, vous les perdrez tous. Êtes-vous si pressé d'arriver à votre "dernier souffle" ?
Décidez donc de prendre "le temps de souffler" et réservez dans votre journée un petit temps de yoga. Cette décision prise, vous verrez tous ceux qui vous aiment "pousser un soupir de soulagement".

La respiration correcte devrait être le premier article de notre Constitution Privée (et non pas de sens), premier article des Droits de l'Homme.
Gouverné par le système nerveux autonome, le souffle peut être soumis à l'intervention de notre volonté, dépendante du système nerveux central, c'est à dire du cerveau.
Il est possible de sentir que l'on respire avec tout son corps et pas seulement avec ses poumons. Lorsque cette sensation est éprouvée dans chacune de nos fibres, un bien-être profond nous envahit. La prise de conscience d'une respiration élargie est le secret d'une maîtrise potentielle sur nos organes. C'est donc un facteur important d'entretien de notre santé.

Le souffle a pour principal effet d'apaiser le flux des pensées et de stabiliser le mental, ce mental aussi difficile à dominer que le vent :

"En vérité, agité est le mental, Seigneur Krishna, je le tiens pour aussi difficile à dominer que le vent".
Bhagavad-Gita.








"Ujjayi" : La respiration du dormeur.
Je la pratique et la considère comme une prière précieuse. Jade-or, jade-air à cette "respiration adhé-rente", puisque c'est l'une des traductions possible du mot Ujjayi.
On peut aussi la définir autrement, "Jaya" signifiant "Victoire", Ujjayi est une technique qui nous mène à la conquête de nous-même !
Pour l'expression vocale, c'est du pain béni. C'est un exercice qui se révèle être parmi l'un des plus importants pour la voix.
Comme le signale Shri Mahesh ;
"Dans l'inde ancienne, les rishis avait une connaissance parfaite du son et de son pouvoir. Ujjayi produit des vibrations qui ont un effet subtil sur le corps et l'esprit."
Cette respiration victorieuse, elle ressemble à quoi ?
C'est une technique sonore qui consiste à freiner l'air ...
A l'inspiration :
Le laisser frotter avec légèreté sur le fond de la cavité buccale, cela provoque un très léger bruit qui ressemble à un chuintement.
A l'expiration :
Le laisser frotter léger sur la glotte, à l'écoute, cela ressemble à du chuchotement !
C'est du subtil, de la soie, du si léger que seul le pratiquant le perçoit, mais pas son voisin.
Le son soyeux et joyeux de Ujjayi, c'est un peu celui qu'on entend quand on pose une oreille sur un coquillage. Il semble nous dire :
"Sois heureux", "kiffe, kiffe" !!
A ne pas confondre (en larmes) avec le son triste et misérabiliste que l'on produit lorsque l'on est énervé : "snif, snif" !!
Bon, on a le choix entre le son-souffle de la joie "kiffé" du bien et l'autre celui de la colère "sniffé" comme de la chnouf, qui rend "ouf" (fou).
En plus, le souffle doux dure alors que le souffle dur est court.
La respiration Ujjayi, étirée, allonge la durée de la vie. La respiration stressée fatigue le coeur et la raccourcit.

Ujjayi est à pratiquer aussi souvent que possible (surtout à l'expiration), assis dans un fauteuil ou dans la pratique des postures. Il calme, permet de prendre de la distance, du recul et ainsi de mieux contrôler nos émotions et notre mental.
Cela, simplement en respirant par un trou virtuel situé dans la gorge.
Il suffit d'imaginer que l'air circule dans ce trou anti-trouble !

Et son nom si sonore, si musical, Ujjayi, c'est du lourd, cela a la force du tigre, ça vibre, sonne et tonne (et non pas sonotone), étonne, détonne sans en faire des ...
En phonétique, cela donne "Oud -Djaille", dès le premier phonème (oud), ça percute avec le "d" final. Quand au second "Djaille", il suffit de le dire à voix haute pour se faire une idée de sa force et de sa profondeur.
Ça explose en bouche, puis projeté, que dis-je, expulsé à l'extérieur, le son traverse les murs.

Voilà, voici, c'est fini, je vous dit merci et à vendredi. Au fait, les rishis, ce sont des sages hindous érudits !


vendredi 27 février 2015

Mémoire de Yoga n°8



Suite du chapitre "Respiration" :
Le Hatha-Yoga bien vécu amène à l'inspiration de la respiration, à contrario, un hatha-yoga mal digéré peut provoquer l'expiration de l'inspiration.
- Vous avez l'air très inspiré, Monsieur Meynier, il est grand temps pour vous de prendre l'air.
- Ah ça, je sais faire, j'ai appris.
En fait, lorsqu'on va prendre l'air, on indique seulement qu'on s'en va respirer l'air pur du dehors, par opposition à l'air vicié des locaux habités.
Or, nous devrions vraiment prendre l'air au lieu de nous contenter de l'inspirer presque du bout du nez, comme c'est généralement le cas chez l'homme moyen.
Or donc, nous inspirons l'air, mais nous ne le prenons pas. Cela est fort dommageable. En inspirant l'air, l'animal en prend possession par les narines, qui sont souvent très mobiles (voir le lapin et ses narines animées).
Certaines peuplades primitives "captent" et "palpent" l'air avec leurs narines. Les ailes du nez comportent de petits muscles qui, chez nous, demeurent inactif, mais qui possèdent une grande mobilité chez ces hommes dits sauvages. A chaque inspiration, leurs narines s'écartent pour réaliser une véritable préhension de l'air.
Prendre l'air en écartant les ailes du nez facilite non seulement l'entrée d'une quantité d'air accrue, mais dirige activement le courant d'air qui pénètre dans les cornets du nez vers les zones tapissées de terminaisons nerveuses très sensibles.
L'absorption active d'air déclenche des mécanismes nerveux qui influencent l'absorption d'air à tous les niveaux de l'appareil respiratoire. C'est ainsi qu'une odeur nauséabonde bloque aussitôt les mécanismes respiratoires.
Au cours de l'évolution, notre cerveau a grandi comme une ville qui s'est développée progressivement. Il y a la vieille cité, qui englobe les anciens quartiers (le cerveau reptilien), et la ville nouvelle (néo-cortex).
Or, les terminaisons nerveuses très sensibles qui tapissent la zone relativement restreinte où est situé l'appareil de l'odorat dans le nez, sont en rapport direct avec la "vieille cité", les structures cérébrales héritées de nos plus lointains ancêtres.
Par voie réflexe, nous touchons le "cerveau viscéral" et de là, les organes tels que le cœur, la vessie, les vaisseaux sanguins ...; par d'autres connexions, nous influençons l'hypophyse et ainsi par voie hormonale, tout le système endocrinien, notre système nerveux chimique.






"Préparez vos mouchoirs !"
- Comment fait-on pour bien respirer quand le nez est bouché ?
La respiration qui aide bien  pour se moucher, c'est "Bhastrika" (le soufflet).
C'est l'un des incontournables du "Pranayama" (la dynamique du souffle). J'aime le pratiquer tous les matins au lever du lit, mais pas plus de trois fois, car il s'agit d'un exercice très puissant (donc ne pas abuser, gare à la suroxygénation du cerveau, s'arrêter à la moindre sensation de vertige). C'est pour cette raison que mon mode d'emploi sera là juste pour donner l'ambiance. Pour plus de précisions, je vous invite à suivre des cours de yoga.
En jouant au quotidien avec ce "soufflet", on peut se  faire une idée de ce "coussin d'air" dont parlent les chanteurs lyriques, et le sentir  se former dans le ventre.
Bhastrika rend fort : il renforce les abdos et stimule le hara. C'est ce que disait mon maître de yoga Shri Mahesh :
 "Bhastrika est un merveilleux exercice pour éveiller l'énergie vitale. Il purifie les poumons en éliminant les gaz, dont le dioxyde de carbone. Il soulage l'inflammation de la gorge, accroît le feu gastrique et guérit la constipation."

Il agit sur la gorge, le larynx et la glotte, mais également sur le nez (muqueuses et cavité) et les sinus. Il purifie aussi les systèmes nerveux et digestif. Il permet d'expulser les déchets et l'énergie négative toxique.

Bhastrika, mode d'emploi" :
Si vous consultez les ouvrages de yoga, vous allez avoir du mal à vous faire une idée sur comment procéder. Il n'y a pas de consensus sur le sujet. Comme la respiration Khapalabati est proche de Bhastrika, alors on donne dans la confusion des genres (un auteur dit une chose, un autre le contraire).
Ma version est personnelle, peut-être fais-je du "Khapalabhastrika" sans le savoir ?
Cela ressemble à du halètement nasal et ça danse du ventre au rythme du chien qui halète.
Assis dos droit, le thorax ne bouge pas, la bouche est fermée, seul le nez est concerné.
La différence avec le halètement, c'est que si l'expiration est bien active, l'inspiration est plutôt passive.
Si bêtement vous faites du "ahahalètement", c'est que vous vous êtes trompés de yoga, là, vous pratiquez le yoga du rire.
Si vous faites la respiration du p'tit chien qui a soif, c'est que vous vous préparez à l'accouchement.
Si vous êtes dans la période allaitement, c'est que l'heureux évènement est arrivé !
Namasté !


vendredi 26 décembre 2014

Mémoire de Yoga 7

Le "souffle continu", ça suit son "cours" ... bref on continue avec comme invité un (si peu) commun Vitet (Bernard) qui ne manque vraiment pas d'air :

... "- Peux-tu décrire comment ça se passe à l'intérieur du système rhino-pharingé ?
- Il y a d'abord la notion de colonne d'air.
Elle est conique et elle est double, c'est à dire qu'il y a une partie de la colonne d'air qui se trouve dans le corps et une autre partie qui se trouve dans l''instrument.
L'ensemble de ces deux colonnes constituent deux cônes opposés par le sommet.
- A la hauteur de l'embouchure ?
- Justement. C'est la place de ce sommet qui est déterminante. Le cône qui nous intéresse est celui qui se trouve dans le corps. La partie de ce double cône qui est dans l'instrument est très importante, mais on n'y peut rien : l'instrument est rigide, de forme inaltérable. Tout se passe avant le deuxième cône qui est totalement déterminé par la forme du premier. On pourrait dire que c'est une sorte d'entonnoir, avec un trou en haut et à la base une membrane élastique, le diaphragme.
Le diaphragme travaille vers le bas. Ce faisant, il crée un appel d'air à l'intérieur de l'appareil respiratoire et la simple traction du diaphragme vers le bas fait pénétrer l'air dans les poumons (inspiration).

Quand on inspire, on travaille. Quand on fait le son, on se détend. Cela ne veut pas dire qu'on ne travaille pas : on travaille à se détendre, et cette détente produit un son, ce qui est important parce qu'on a toujours l'impression, quand on produit, que c'est le moment où l'on travaille. Or, en l'occurrence, ce n'est pas vrai.
- C'est l'aspect "Yin" qui produit le son ?
- Oui, c'est cela. Ce qui fait que cette détente, qui est moins, est transformée en plus, c'est à dire en production concrète. Par contre, le travail d'inspiration, comme celui de la tension de l'arc dans le Kyudo (tir à l'arc des moines zen) s'il n'est pas producteur, est le moment de la concentration, le moment où l'on accumule l'énergie qui, une fois libérée, sera transformée.
Cette vision de la chose montre très bien que la plus grande efficacité dépend du rapport entre la quantité d'air et l'effort produit pour l'accumuler.
C'est à la base de la colonne d'air qu'il y a plus d'air, c'est à dire dans cette partie de la cage thoracique qui est au niveau de l'estomac, à partir du sternum. On voit bien que les poumons ont une forme conique, et qu'en haut, il y a très peu de capacité pulmonaire. En sorte que la respiration thoracique, qui est pratiquée de façon très générale, ne tend pas à une économie de l'inspiration puisqu'au prix d'un effort très périphérique qui engage tous les muscles intercostaux, qui sont en grande quantité, on fait pénétrer dans le corps une quantité d'air médiocre.
Par contre, si on arrive à augmenter l'amplitude du mouvement diaphragmatique, on va libérer la partie des poumons qui a vraiment la capacité pulmonaire, là où on fait entrer le plus d'air possible, avec le moins d'effort possible. C'est ça qui est important."





La respiration alternée.

Pour bien commencer une séance de yoga, il est judicieux de pratiquer "Nadi Sodhana" (la respiration alternée). Pratiquer sans tiquer ce nettoyage des narines car il produit aussi l'effet d'une grande lessive du système physiologique.
Les "Nadis" sont des canaux subtils qui transportent l'énergie et les pensées, sous forme de vibrations, vers des centres énergétiques.
"Sodhana" signifie "ce qui fait briller" ou "processus de purification".
"Nadi Sodhana" purifie les canaux subtils et stimule les centres d'énergie ("Chakras").
Selon le principe de polarisation du corps humain, le courant positif est inspiré par la narine droite (solaire) et le courant négatif par la narine gauche (lunaire).
Le fait d'alter-nez le passage de l'air dans chaque narine permet d'équilibrer ces courants. Cela a pour effet de pacifier et clarifier notre mental, de stimuler nos petites cellules grises, de nous redonner de l'énergie et de calmer notre système nerveux ...





Ma pratique :

En posture assise, dos droit, épaules abaissées et relâchées, inspirer par les deux narines. Ensuite, boucher la narine droite avec le pouce (si vous êtes droitier) et expirer par la narine gauche. Inspirer par la narine gauche. Les alternances se font toujours sur l'expiration, donc l'expiration qui                  suit concernera la narine droite (narine gauche fermée par l'annulaire ou l'auriculaire).
Sur l'inspiration "rien ne bouge" alors, la prochaine se fera à droite. Continuer en cherchant à ralentir la respiration.
Pratiquez Nadi Sodhana régulièrement et vous deviendrez plus brillant.
Nadi ravissant, propre comme un sou neuf, fait en sorte qu'on se transforme.
Alors, ne pas hésiter, si l'on est tendance "grise mine-déprime", ce souffle nouveau peut faire en sorte qu'on se ravise : nous voilà enfin ravi de la vie !
Ah ouais ! on vit avec aisance et à sa guise, c'est Broadway, mais aussi Byzance ou bien Venise !!!
Bon, chers amis avisés, pour disposer de superbes canaux d'énergie, on fait comme on "Nadi" !
Bonne semaine et bon vent à tous !






vendredi 19 décembre 2014

Mémoire de Yoga 6

Le Souffle (suite) :

... Chez les yogis, il existe cinq souffles : inspiré, expiré, diffusé, élevé, rassemblé. Les vents sont assimilés à des Divinités (Vayu est le Dieu du vent); Le pranayama, discipline du souffle, permet, non seulement de contrôler la respiration, mais aussi de la ralentir, la suspendre.

- Sri Iyengar, vous semblez vouer un culte particulier au Dieu-Singe Hanuman. Quelle est sa relation avec le pranayama ?
- "Hanu" signifie la lèvre et  "Man" le fait d'être assis sur l'extrémité de la lèvre, plus exactement au niveau de l'espace séparant la sortie des narines et de la lèvre supérieure.

Symboliquement, Hanuman représente donc le souffle. Dans la mythologie hindoue, Hanuman est le fils du Dieu Vayu.
Il apparait dans le Ramayana aux côtés des deux protagonistes que sont Sita (représentant la nature ou "prakrti") et son mari Rama (représentant le Soi ou "purusha").
Ravana, démon et roi du Sri Lanka, enlève Sita et Rama est évidemment plongé dans une profonde tristesse.
Or Ravana est représenté avec dix têtes correspondant aux principaux plaisirs de la vie terrestre; ainsi, l'enlèvement de Sita peut être interprété comme la souffrance de l'âme de voir le corps se laisser entraîner par des jouissances matérielles et c'est le Dieu Hanuman qui a retrouvé Sita, qui aide Rama à  la récupérer et donc réunit les deux époux.
Hanuman, ou le souffle, préside donc ainsi à l'union divine "Prakrti" et "Purusha" (la nature et le Soi), entre la matière et l'énergie.
Le yoga a pour but cette fusion de l'âme individuelle ("jivatma" ou "Sita") avec l'âme universelle ("paratma" ou "Rama").

... Laissons là les yogis et allons voir les Soufis. Certains Soufis, joueurs de ney (hautbois), contrôlent sans cesse leur respiration pour que le son ne soit pas interrompu et que l'on n'entende pas l'inspiration.
Ils pratiquent le "souffle continu" (inspiration par le nez - et non pas le ney ! - et expiration dans l'instrument en circuit fermé), le plus difficile étant d'acquérir une puissance d'émission.
Certains musicien de jazz s'intéressent de près à cette technique. Bernard Vitet est de ceux-là, il nous en explique les subtilités :
- Connais-tu les techniques traditionnelles où l'on souffle avec une paille dans un bol d'eau ?
- Oui, je les connais, mais je trouve qu'avec un instrument, c'est très bien aussi : avec une flûte, par exemple. Quand on souffle avec une paille, on apprend à faire ça en finesse puisqu'il s'agit d'une compression très faible. L'air qui se trouve dans la paille est très faiblement comprimé. Pour arriver à une régularité absolue, il faut créer un débit et une tension ininterrompue par rapport à une certaine pression. Pour obtenir la continuité, on doit obtenir une fréquence régulière des lèvres, et les bulles doivent avoir toutes en moyenne la même grosseur et s'échapper de la paille d'une façon continue dans le temps, le même nombre dans une seconde, et à ce moment là, il y a le souffle continu.




Là, sur ce morceau, pas de souffle continu, juste de la belle musique jouée par l'un des grands spécialistes du ney : Kudsi Erguner avec le brio du trio. Si la percussion est typique (zarb), le violoncelle surprend agréablement.
La semaine dernière, nous nous quittions avec "Axel'oiseau", qui n'est ni soufi, ni sous-fifre dans une fanfare provençale. Non, lui ce serait plutôt un joueur de nez (flûte nasale), qui, loin de jouer comme un pied, pourrait bien faire de rêves-errants-cieux "pied-de nez" (genre "câlin d'œil") aux soufis, joueurs de ney.

- C'est vraiment n'importe quoi. Et pourquoi pas, pendant qu'on y est, ne pas parler d'un roi bouffi, joueur de ney né qui prendrait son pied à écouter en continu la conteuse Shéhérazade et ses milles et une histoires grivoises et colorées ?
- Ce n'est pas le sujet, cher intern'locuteur, je parle juste de choix soufi.
- De philosoufie en quelque sorte.
- C'est c'la oui ! Bon passons plutôt à la pratique yogique. Il est grand temps de calmer les esprits, voici venu le moment relaxant qui s'impose : la respiration "brahmari".
- Et qu'est-ce que c'est qu'ça : la respiration au bain-marie, c'est quand t'as la rate au court-bouillon ?
- Que nenni ami ! Venons-en à la pratique de la respiration de l'abeille (brahmari) dont le son produit ressemble au bourdonnement d'une abeille.
"... les textes préconisent que l'étudiant doit produire, avec une inspiration énergique, un bourdonnement semblable à celui d'un abeille mâle et, avec une expiration lente, un bourdonnement semblable à celui d'une abeille femelle. Le son est plus fort à l'inspiration et plus doux à l'expiration ... Le son doux conduit à un état de félicité et de sérénité. Prolongé, il accroît les vibrations dans tout le corps. Ces vibrations ont un effet rafraîchissant, de sorte que l'esprit s'apaise."
Shri Mahesh



- Dis-donc, ne serait-se pas le "souffle continu du yogi" ?
- Non, pas vraiment, puiqu'en fait, on place un moment de rétention  de souffle entre les deux bourdonnements. Ce serait plutôt du souffle contenu.
- Ce n'est pas évident, surtout le bourdonnement sur l'inspiration.
- Pour sûr l'Arthur ! Mais une fois que t'as pigé le truc, ça va.
- Et le truc, c'est quoi ?
- Faut faire chanter la glotte (et bien sûr fermer la bouche).
- Et bien moi, j'en reste bouche bée et sans voix.
- Ça viendra avec le calme intérieur ! Bien, comme disent les soufis :
"Salam aleikoum" : que la paix soit avec toi !
- Là, je sais ce qu'il faut répondre :
"Aleikoum salam"




Allez, bon vent et bonne semaine !

vendredi 6 juin 2014

"Gémeaux croisé"


"Aller vite lentement."
Cocteau
Ses bons signes ... Jacques Bertrand revient nous voir et c'est tant mieux. Aujourd'hui, il nous tire le portrait du signe du Gémeaux. Bientôt l'été, le temps des cures de mer et de la montée du mercure mais auparavant voici venu le temps de s'intéresser à la planète Mercure :
"Sait-on jamais entre le 21 mai et le 21 juin, si c'est la fin du printemps ou le début de l'été ? Non.
Mercure, qui règne sur cette période de l'année, est la planète la plus rapide autour du Soleil. On la voit tantôt le matin, tantôt le soir. Souvent, on ne la voit pas du tout. Les Égyptiens croyaient que Mercure était deux. Ils l'appelaient Seth et Horus. C'est pourquoi le gémeaux prend un x au singulier.
Le gémeaux n'est jamais "ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre". Mais il est toujours ainsi. Aussi le reconnaît-on aisément."
Métal l'avis de vent toi le toujours jeune :
"Mercure était le dieu des intellectuels et des voleurs. Il avait une belle figure et des ailes aux pieds. Le métal qui porte son nom est aussi appelé vif-argent. C'est un métal plein de fantaisie qui prend la forme de n'importe quel récipient. Tout en restant toujours en mouvement. Ce sont des choses qui ne s'inventent pas."


Il a la verve du verbe, tel Fabrice Luchini, il est éloquent ! S'il philosophe en Angleterre sur un auteur allemand, il est "hello Kant !" Brillant, il s'exprime avec brio. Il mêle l'intello à la bouche, cite et s'excite. Il voit large, double, se regarde ou s'écoute parler.
"Le gémeaux est beau parleur avec parfois un côté camelot. Quand il ne parle pas, c'est qu'il écrit, à moins qu'il ne compte. Tirer son épingle du jeu est le jeu qu'il préfère.
Le gémeaux est jeune. Il "fait jeune" ou il est "resté très jeune".

Ballon de "beau-duduche" qui se remplit de l'air du temps ?
"Les poumons sont le point faible du gémeaux (le signe est dit "d'air" et "double"). On a vu nombre de gémeaux jeunes, élégants, cultivés et très émotifs mourir de phtisie. Et plus tard de tuberculose.
Le gémeaux est partout et nulle part. Il s'évanouit facilement. Dans la nature. Et même en appartement. On ne saurait retenir un gémeaux : il faut attendre qu'il revienne.
Le gémeaux est un primaire mais il embrasse bien. C'est-à-dire qu'il dispose d'une certaine ampleur de champ de conscience. C'est un superficiel large. Les profonds étroits supportent mal les gémeaux."



Étant à l'aise avec les livres et ayant l'esprit de synthèse, ce "cannibale-lecteur" dévore les livres et s'en nourrit.
Joueur, il se déguise à sa guise et se grise de mots. Vif, curieux, il est jeune d'esprit et d'allure, d'ailleurs il va à toute allure et veut tout tout de suite. Il te dit "à tout à l'heure, ou à tout de suite" et il faut comprendre "J'suis ailleurs atout de fuite". Mobile girouette, taquin espiègle, on croit le saisir mais comme il est double, voir plusieurs et qu'il est "des brouillards", tu te fais à voir, tel Cocteau il te tend le miroir en te disant :
"Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité."
Et puis s'adressant au miroir lui dit :
"Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant  de renvoyer les images."




Le gémeaux, nerveux, vit vite, on lui conseille de pratiquer le yoga. Tiens, revoilà le gémeaux Cocteau :
"Le virtuose ne sert pas la musique, il s'en sert."
N'allons pas trop vite, prenons le temps de ne pas aller trop  vite comme on dit à France-Inter (Mr X et Denis Cheissoux). S'il y en a un qui a bien compris cela c'est bien le musicien Brian Eno, pas virtuose pour deux sous, certains esprits chagrins diront qu'il fait de la musique d'ascenseur au tempo mou. Pour ma part, je dirais plutôt que cette musique au tempo doux, vous élève et vous amène en terre inconnue (si vous n'êtes ni yogi ni yogini), celle (ou celui) de la tranquillité !!!


Coin yoga : que proposer au gémeaux nerveux, mobile, qui part dans toutes les directions, qui n'est pas con, pas centré, pas concentré ?
Et bien en l'espèce, de respirer dans l'espace.C'est la respiration du moment, idéale pour le gémeaux qui part et repart au galop, qui pare au plus o-pressé, qui ne reste pas en place.
Voici la si chic respiration "Palace" (qui permet de voir grand, de trouver sa place et qui rend l'esprit élégant) dite aussi "la respiration dans l'espace" (ou "laisse place") :
S'installer dans une position assise de son choix, comme collé à un mur, le dos est droit, sans tension inutile. Les yeux fermés, sentir, visualiser l'espace devant soi. Inspirer puis expirer dans l'espace. Lorsque l'on fait un avec l'espace devant, sentir l'espace à droite. Laisser le souffle se déployer dans cet espace. Vous avez pigé le principe, respirer à gauche, derrière, en bas et en haut. Vos poumons heureux se dilatent, votre coeur réjoui vous sourit comme une fleur épanouie, mais ne partez pas, patience ! allez jusqu'au bout, c'est le bouquet final : respirer dans les six directions en même temps.
Alors là, après ça, le gémeaux libéré n'a plus ni mots ni maux. Baba éberlué, il se sent à la fois (il ne peut pas s'empêcher d'être double) indien et amérindien : Grandhit et Géronimot !

Crédit dessin : la planche B.D sur le gémeaux est de Joan, Le Chat est signé Geluck, bien sûr !
A la revoyure, ciao à tous les gémeaux-coeur (drôles d'oiseaux) qui souvent croisent les gémeaux-sade et à tous les autres.


vendredi 11 avril 2014

"Yoga : ça marche !"

"Dans la vie, il n'y a pas de solution,
il n'y a que des forces en marche :
il faut les créer et les solutions suivent."
Antoine de Saint-Exupéry

Ça marche, la marche afghane.
Sa marche, la marche à Yann ! C'est le pied !
Je ne mâche pas mes mots et je ne rumine pas de pensées négatives. Au contraire, je digère mes maux, me libère de mes toxines et l'estomac dans les talons, je marche avec douceur. Je respire le bonheur, je me nourris de l'énergie de la terre et du prana de l'air. Miss Parkinson, atterrée, altérée, estomaquée sonne le tocsin "t"es trop sain, j'peux rien faire" et lâche l'affaire.
Tout cela grâce aux nomades afghans, on dit d'eux qu'ils ont des semelles de vent et qu'accélérant le pas, ça les rend poètes. On dit aussi et surtout qu'ils sont capables de parcourir à pied soixante kilomètres par jour sans fatigue et comme qui rigole. J'allais écrire : les doigts dans le nez, mais cela ne serait pas vraiment l'expression qui convient. Puisqu'en nez fait, l'astuce afghane, c'est de marcher en respirant profondément et rythmiquement, sans parler et sans penser (ça respire la vie dense : moins tu réfléchis, moins tu penses et moins tu te dépenses). Lorsque l'on cogite, ressasse, rumine, fulmine, on dépense une énergie considérable. En marchant de cette façon, on pratique la méditation en mouvement. C'est la formule idéale pour tous les agités du bocal, les bancals, les claudiquants, les titubants, les déséquilibrés, les empotés aux deux pieds gauches qui n'ont le pied ni marin ni malin, les parkinsonnés qui ne savent pas sur quel pied danser. Et puis, bien sûr tous les autres !

C'est en observant les caravaniers afghans, dont l'endurance restait un mystère, qu'un jour Edouard G Stiegler remarque que ces nomades respiraient et calaient leurs pas sur leur souffle de manière singulière. Il décrit et analyse cette façon de marcher dans ce livre :



Comment ça marche ?
Afin de ne plus s'agiter autant, bref de s'assagir, il s'agit de pratiquer cette marche rythmée par le souffle où le nombre d'inspirations, de pauses et d'expirations est accordé au nombre de pas exécutés.
Par exemple : on fera à la suite en marchant :
  • 3 pas en inspirant.
  • 1 pas en faisant une pause.
  • 3 pas en expirant.
  • 1 pas en rétention de souffle.
C'est de la musique, à chacun son tempo,, c'est la rythmique idéale pour terrain plat.


Si ça monte, inspirer 3 pas, expirer 3 pas. Si c'est encore plus raide ou si vous commencer à peiner : 2 à l'inspiration, idem pour l'expiration.
On maitrise le souffle (pranayama), on contrôle le pas synchronisé avec la respiration profonde, on empèche le bavardage mental, voici donc un genre de yoga, c'est le yoga de la Marche !
Pour que ça marche, il faut vraiment être présent.
"Rien ne sert de courir après ton avenir.
Pas à pas dans l'instant présent,
tu pourras cheminer beaucoup et longtemps."
Jason Lapointe
A noter que toutes les respirations sont nasales et profondes. Si le nez est ouvert, la bouche est fermée, durant tout le processus compter mentalement.
D'après Daniel Zanin tout cela n'est pas anodin, au contraire c'est merveilleux !
En nez fée, voici les avantages anti-âge de cette pratique anti-tic authentique :
  • Oxygénation intense, grâce au temps de pause poumons pleins (cela profite aux globules rouges et à toutes les cellules du corps).
  • Stimulation de la circulation artérielle et veineuse (au diable la varice, on se dépense sans s'la ra-conter, on a de la veine !).
  • Stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires (en couronne autour du coeur, l'organe serein se sent le roi de la quiétude, loin d'une crise due à une artère bouchée).
  • Stimulation du métabolisme de base (les graisses fondent et font de nous des êtres moins "encombrés", plus légers, on prend moins de viande et on devient légertarien).
  • Apaisement cardiaque, repos du coeur, grâce au temps de pause poumons vides.
Bref, ravi on revit, on se revitalise, on réalise, on se relie, on se relit le corps (y'avait des fautes de vie d'patachon), on se régénère, on se réactualise. Cette méditation en marche nous fait ce présent : être là, ici et maintenant.
Être présent, c'est être plaisant !
Après avoir fait le plein de vie et d'énergie dans cette fête des pas, vous allez pouvoir danser maintenant sur de la musique traditionnelle afghane (et expérimenter de nouveaux pas, rythmes).



La suite, la semaine prochaine, d'ici là, bonnes promenades cadencées et si vous ne pensez qu'à danser et faire les "maliens", je vous laisse avec mon groupe de "blues touareg" préféré : Tinariwen.
Belle semaine, bon vent (et bonnes semelles de vent) !!!