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vendredi 13 février 2015

"Robert le kiné" n°3


"La musique est l'arme du futur."
Fela

Solid'hilarité kiné.
Une bande de kinés costauds et caustiques, du genre qui n'y vont pas de main morte (avec comme slogan : "Mieux vaut se prêter main forte que de prêter à confusion"), s'est réunie pour la défense de son avenir, avec le désir de profiter de l'élan de mains qui chantent.
Pour leur manif, les kinés se sont massés devant les grilles de la préfecture.
Pour montrer leur solide hilarité, ils ont chanté tous en coeur :
"Touch'ensemble, touch'ensemble" et "Un pour touche, touche pour un".
Dans cette manif festive, on a aussi entendu :
- "Trop de misère-papier pour notre métier, kiné plus ce qu'il était".
Le coeur sur la main, certains déçus ont affirmé haut et fort :
- "De nos jours, être kiné ce n'est pas une kinécure !"

Mon kiné-musicothérapeute m'enchante !
- Vous chantez, c'est que vous avez le moral, remarque une patiente.
- Détrompez-vous quand je chante, c'est que ça ne va pas, rétorque Robert mon kiné.
Les jours de pluie, ou de gris dans sa tête, Robert nous fait entendre le "Requiem" de Mozart. Pour ma part, je suis aux anges. Le "Requiem" j'aime ! Par contre, il y a ceux que ça dérange ("C'est l'heure de la messe ou quoi ?").
Quand Robert souffre de mélancolie, ça va, le fond musical reste joli.
Mais lorsqu'il est aigri, alors là, on a le droit au médiocre de la musique country. Pour un kiné esthète qui d'habitude apprécie ce qui sonne (je lui conseillerai bien d'écouter Gram Parsons, le toujours jeune Neil Young, la plantureuse Dolly Parton, la talentueuse et si lisse Emmylou Harris).



- Mon bon monsieur, il fût un temps où Robert le trouvère, nous passait fréquemment le "Carmina Burana" de Carl Orff !
- Et bien, voilà un kinési... qui n'hésite pas, carrément du Carl Orff, c'est à dire du médicament sonore. C'est excellent pour la santé!
- Pour sûr, j'vous raconte pas l'ambiance dans son cabinet d'kiné, pas besoin de L.dopa ou d'E.P.O pour vous faire pédaler à fond la caisse. Entre ça et "Le Sacre du printemps" de Stravinsky, vous aviez de quoi retrouver le tonus !



Et en bonus, du Verdi pour le moral, ça rendait les hommes motivés et la "Donna e mobile" !
- N'était-ce pas trop stimulant ?
- Non, parce que D.J Robert sait y faire, il joue de la platine comme il se joue de la routine. Après le passage de morceaux "pas sages", venait le temps des morceaux lents, c'est tout l'art du mixage. Il y avait une mixité de mix' excité et mix'cool.
- Et pour le moment de détente, vous aviez le droit à quoi ?
- Au nirvana ! Nous avions de quoi décoller du sol sans faire de bond sur le trampoline.
- Dites-moi donc le nom de ces "médi-calmants".
- D'abord, comme transition, du Miles Davis qui dévisse les plus vissé-polissés, les plus raides de corps et d'esprit, celui de son chef-d'oeuvre "Kind of blue" !
- Mais c'est du blues, bye baille la joie, on est bien loin de l'opéra de Verdi ou de Rossini.
- So What ! Sa "trompette la forme" lui sourit, alors Miles smiles aussi !




Ensuite, c'est Satie qui était responsable de la détente de nos nerfs. Avec lui, et son tempo lent, ça ne traînait pas, une série de "Gymnopédie" et hop ! au lit.
- Et bonjour la mélancolie des jours gris.
- D'abord il faut réhabiliter la mélancolie, ce n'est pas mauvais en soi. C'est la trop forte dose qui rend morose. Et puis après le temps gris, ce n'est pas fini, voici le retour du soleil qui éblouit : Pavarotti barbu, mais pas barbant, chante. Alors "Le Barbier de Séville" sévit et l'estropié de la vie, le "voit tout en gris" verdit (et reprend deux fois du "Tournedo-Rossini").
A l'époque, Miss Funny, telle "une plume au vent" venait me chercher aux accords de l'heureux Rossini. Pour moi, c'est le moment où la séance de kinémusicothérapie se termine, je me sens "bonne mine" et lance avec une voix regaillardie :
- "Salut Robert, bonne semaine et amuse toi bien !"
Cela fait rire Robert.
A l'époque (en 2010), l'indicatif du "Carrefour de Lodéon" finissait le travail, on rentrait chez nous en compagnie de "L'ouverture de William Tell" et la vie était "bell" et sonnait juste.

Bon on a tous kèke chose qui cloche :
- Ces douleurs là, c'est pas normal, d'où ça vient ? demande une patiente.
Le kiné reste muet.
- Ça doit être la vieillerie !, dit la dame qui voit la vie en arthrose.

Gare aux kinés solidaires revenant de manif, ils ne sentent plus leur force :




Brève de Médecin n° 5 :
"- Docteur, je n'en peux plus, je dors mal. Levée avec les poules, dehors quand y fait moins quatre et pourtant j'étouffe, je suffoque. Je crois que je fais de "l'apnée du soleil". Mais je comprend rien à tout ça, puisque ça me prend la nuit, quand le soleil n'y est pas.
- Est-ce que vous connaissez ce truc de yogis pour s'endormir facilement ? Ils appellent ça, je crois, la "Salutation au sommeil".
- Non, mais vous voyez tous ces boutons qui me défigurent, ça doit être de l'allergie au sommeil ... Euh ! non, au soleil.
- C'est sûrement un coup de votre soleil de nuit.
- Vous voulez dire de mon soleil d'ennui.
- Bon, je vois, ce n'est pas grave, je vais vous faire une ordonuance    
Contre l'ennui qui vous nuit, prenez par l'oreille trois "Gymnopédies" de Satie.
Si c'est le sommeil qui fait des siennes, avalez par l'autre oreille trois "Gnossiennes" du même docteur sonore !
En fait, vous rajeunissez pendant votre sommeil !
Bref, vous faites de "l'acnée du sommeil".
- Ça doit être la jeunerie !
Puisque mon mari me dit souvent que jeunerie pas au bon moment, mais toujours en décalé par rapport au gag !!!
- Mais c'est bien parfois d'être décalé. On entre en pays d'absurdie et comme dirait Desproges et Verdi réunis :
"Il n'est jamais trop tard pour Rigoletto."
Bon, il se fait tard, les rigolos, je vous dit :
A bientôt !

Crédit Dessin :
Jean Solé croque Dolly Parton, Geluck pas géné mais généreux, Serre en kiné musclé face à la vieillerie.

Je dis merci à Aldo Ciccolini pour tous les bons moments Piano Satie passés en sa compagnie. Il vient de passer l'arme à gauche !
Stéréophonie : Cet article commence par l'arme adroite célébrée par un gauchiste et finit par l'arme à gauche passée par un pianiste adroit. Il est rédigé par un yogi centré (ou à-peu-près, en tout cas pas "sang triste").

vendredi 1 août 2014

"Yoga du Lion : posture altière"


"Quand le nuage pleure,
le jardin se met à rire."
Rumi

Les intégristes musulmans feraient bien de lire le brillantissime poète persan Rumi.
L'été, il n'y a que des ondées  sensuelles pour ceux et celles qui sont sur la même longueur d'onde, et qui, écoutant un vieux C.D de Bashung ("Passé le rio grande") chantent en choeur :
"Elle a tellement plu qu'elle est encore toute mouillée".



L'été, parfois, le nuage joue avec la fleur, au jeu du chat et de la souris, à "attrape-moi si tu pleux", et c'est tant mieux. Le jardin devient d'abord souriant puis luxuriant. Lorsque le mois d'août arrive, tout se calme. Nuage, fleur, volutes partent en fumée ! Pour certains (natifs du Lion comme Sempé), un thé au jasmin avec un nuage de lait, pris à l'ombre dans le jardin et tout est ...


La jubilation de Juillet s'est apaisée, l'été maintenant coule comme un long fleuve tranquille. On a l'impression que tout s'est arrêté, même la nature, qui semble nous dire : "Prends le temps toi aussi de t'arrêter, regarde-moi, ma vie est louange, ma vie est offrande, au ciel, au soleil et à la pluie."
Que pourrait-il y avoir de plus important, en cet instant même ?
Août, c'st le dimanche des mois de l'année, le mois du rien, le mois de la vacance.
Barbara Litzler


Tout un mois pour contempler, se laisser vivre, ne rien faire, quel repos !
Le boulot et le ciboulot font une pause et on se limite juste à faire des ronds dans l'eau ou à faire des clapotis et à en écouter le joli bruit. Alors, on se surprend à apprécier d'avoir la tête au repos et les oreilles qui font "bravo !"
Le moi doute, il serait bon de méditer. Après tout, le but du yoga est de nous conduire à la méditation. Nous y sommes. Le somme dans son hamac, vient juste après la méditation, ceci afin de venir à la sieste en étant débarrassé de tout ce bric à brac, ce mic-mac qui traîne dans notre tête.

                                                              "Yoga : Anatomie et mouvements" de L.Kaminoff

Pendant que vous faites votre sieste, je vais pratiquer la posture du lion, cela fera du bien à mes yeux et ma langue trop pendue. Ceci va raffermir mon cou, détendre mes mâchoires, me protéger des torticolis, des raideurs de la nuque, des tassements des vertèbres cervicales.
L'élévation de l'os hyoide va stimuler le système digestif jusqu'au plancher pelvien (ce qui n'est pas rien, c'est l'effet domino yogique). Pour la pause astroyogique, je me repose sur le si brillant livre de Bertrand : "Tristesse de la Balance".

Le lion est beau, grand et généreux. Le lion est plein de vitalité. Le lion est plein de superbe. Le lion en jette. Le lion a du chien.
Le Soleil est le maître du lion. Il réchauffe, éclaire, illumine, éblouit, brûle. Le lion est visible. Le lion est ostentatoire. On ne voit plus que le lion. Lui ne voit personne, en tout cas. L'univers du lion est un théatre où l'humanité se répartit entre l'orchestre, le balcon et le poulailler. Le lion est sous les feux de la rampe.
Il est intéressant de noter, à l'intention des nombreux philologues qui nous lisent, qu'il suffit d'intervertir le i et le o de lion pour obtenir loin.


Le lion est énergétique. Il produit de l'énergie et en consomme, sans économie. Aussi est-il sujet aux congestions, aux accidents cardiaques, aux hémorragies, à toutes sortes d'explosions. Et aux insolations.




Brève de médecin :
- Alors dites moi tout. Que vous a proposé votre cardiologue ?
- D'abord, on m'a fait un "ketchup complet",  puis y'a eu l'opération et là, il m'a posé une "vulve cardiaque".
- Eh bien ! Votre cardiologue est un risque-tout, il met la sauce et prend votre intimité génitale à coeur. Et tout cela sans check-up et sans valve !!! Et bien ma pauvre, vous vivez dangereusement, c'était à votre clitorisque et péril !
- Ce que vous pouvez être puéril, docteur. Je peux en faire autant, je pourrais vous répondre du tac au toc :
"Le sexe de l'homme est dans sa tête et le sexe de la femme aidant son cœur, est à sa place."

Une vulve cardiaque, késako ?
Serait-se une vulve vulnérable ou bien une coeurieuse et sentimentale "bouche d'en bas" (comme on disait dans les contes, autrefois) en forme de coeur ?
J'imagine une vulve royale (du signe du lion) battant la pulsation du coeur ou la mesure de sa petite musique intérieure.

La chanson de Bashung évoquée en intro, s'intitule "Douane Eddy". C'est un calembour "câlin d'oeil" au chanteur Duane Eddy. Vous ne connaissez pas ? Eh bien ! Maintenant vous saurez qui est l'auteur de "The Guitar man". Il y a longtemps (quand j'étais prof de guitare itinérant), mes ailés élèves zélés (chez les Flaven, mère et fils, Paris seizième) m'avaient surnommé "the guitar man". Je dédicace ce disque vinyl à Isabelle et Bruno Flaven et à tous les "guitare miam" !



Les paroles de "Douane Eddy" et de "L'arrivée de tour" sont un régal signé Alain Bashung et Boris Bergman. A cette époque (1986), leurs retrouvailles sont joyeuses et cela s'entend. La radio de la "France entière" (France-inter) nous fait découvrir ou redécouvrir le parcours atypique de cet artiste. Chaque semaine, nous sommes gâtés, nous avons droit à une nouvelle tranche de vie. Cela passe le dimanche à dix heures (réécoutable en "peau de caste").
Bonne lecture, bonne écoute et bonne semaine !

vendredi 27 juin 2014

"Des Cancers temps !"


"Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons."
Apollinaire

Message astroyogique sous le signe du  "Cancer" et de l'été en compagnie d'érudits précieux : le duo Bertrand (astro) - Litzer (yoga).

Marchons vers le rivage, allons jusqu'à la plage. Observons ...  l'épié dans l'eau marche de travers, c'est le crabe cancer qui se déplace dans l'espace sablonneux. Dans le temps, il se déplace aussi et souvent.
Le cancer ne se penche pas sur son passé, il s'épanche, plonge et y baigne. Il ne fait pas de projets d'avenir, il fait des projets de passé. Les objets dépassés du passé, placés non pas en bourse mais engrangés dans son grenier (valeur refuge), sont autant de madeleines. C'est son bas de laine à lui. Et le temps passe comme ça : à la recherche du temps perdu. On peut y passer ... toute sa vie. Pour le natif du cancer, la notion du temps est reliée au souvenir, c'est :
"proustien un jour, proustien toujours !"
C'est plutôt "des cancer-temps" !

Mr Bertrand, pouvez vous nous tirer le portrait de ce crustacé ?
"Le cancer a une vie intérieure intense. Et un peu fouillis. C'est un inconscient caparaçonné. Ses multiples mandibules internes n'arrêtent pas de mâchonner du conscient pour en faire de l'inconscient. Il fait de l'inconscient avec tout.
Le cancer est tantôt lunaire, tantôt lunatique. Tantôt enchanteur, tantôt illusionniste. Son humilité est généralement feinte. Il ironise volontiers - peut être pour dissimuler un manque d'humour. Il vit sa solitude au milieu de la foule. Il entend mais il n'écoute pas. Il n'a pas vraiment besoin d'écouter. Il est très réceptif. Doué pour la télépathie, pour la modulation de fréquence et toutes ces sortes de merveilles. Mais sait-il seulement qu'il a entendu ?
Il promène dans le monde son monde à lui. C'est un mondain introverti."


                                                                                               Hugo Pratt


Après tout cet introvertige, passons au yoga d'été, en compagnie de Barbara Litzer qui nous décrit l'art de vivre en yoga, au fil des mois.

"En Juillet tout est jubilation, la lumière, la chaleur et même les chaudes pluies d'été ! La nature, somptueuse, exhale ses parfums. L'air, le soleil, l'eau caressent notre peau qui s'offre avec bonheur. Nos pieds nus se laissent agréablement surprendre par l'intimité de leurs retrouvailles avec la terre, le sable, l'herbe si douce, la rosée du matin. L'âme exulte, et nous nous sentons parfois pleins de gratitude, sans raison apparente."

Barbara Litzer nous propose d'utiliser cette ambiance sensuelle pour danser avec la vie, développer son côté positif et cultiver l'aptitude au bonheur. C'est à voir qu'il nous faut, on a le vent en poupe et ...
"L'œil égaré dans les plis de l'obéissance au vent."
Victor Hugo
Jetons un œil sur ce que préconise Barbara pour le yoga de juillet :
- La marche afghane (lire message du 11.04.2014 "Yoga : ça marche." ).



- Postures d'ouverture : pour les yogis du "Bassin", une flexion assise "l'huître" (dite aussi posture de"l'angle noué") et pour coller au thème astral, sachant que la lune est la planète importante pour les crabes cancer, la "demi-lune" s'impose.



- Respiration : l'abeille (bhrâmari).
Dos droit, comme collé à un mur, pendant le temps de l'expiration, bourdonner comme l'abeille, bouche fermée, sur le son mmmmm. Laisser "réseau-nez" ce son dans toute la structure osseuse (surtout le nez, où il harmonise le système nerveux autonome et la tête, où il fait fondre toutes les pensées négatives).

Virelangue (à répéter un bon moment, rapidement): L'abeille coule !
Si votre compagne avec son chapeau de paille a la langue qui fourche, les yeux qui brillent et le sourire malicieux c'est soit que voici venu le temps des moissons, soit que voilà venu le tant d'émoi polisson.

Brève de médecin n°3 : "Tutti frutti".

Madame Aristophane Deroc parle de son gynéco (Mr "Richard Petit") à son amie Mme Diane Enrol :
- Je me sens en confiance avec ce praticien, l'autre jour, il m'a fait un "tutti frutti vaginal" et j'étais bien.
- Je te fiche mon billet que ton génieco est un artiste et qu'il a des mains de pianiste qui swinguent.
Ensuite ces deux parisiennes , tout en buvant leur thé à la terrasse d'un café de la place du Trockadéro, parlent d'elles, de musique, bref elles discutent Deroc Enrol !!!

L'avis du "psy" de service, Doc Gynéco :
- Bah ... ces deux bourgeoises ont une relation vachement ambicul. J'veux dire par là qu'on sent qu'elles désirent toutes les deux le "petit richard" de cet homo rigolo et sexentrique, de ce rocker déjanté portant comme nom de scène Little Richard.

Bien vu Doc "jean's echo" et macho lapin, tu aurais pu rajouter que le mot rock n' roll (tout comme le mot jazz) signifie l'acte sexuel, en argot noir américain.
Sur ce, je vous laisse. Caresses et bises à l'oeil !






vendredi 20 juin 2014

"Les 24 heures du Mantra"


"Le prélude de la nuit s'ouvre sur la musique du soleil couchant, hymne solennel aux ineffables ténèbres. Cette montagne n'est-elle pas une fleur, avec ses collines de pétales qui boivent du soleil ?"
Rabindranath Tagore

Qui dit mieux ? et que dire après ça. Juste que j'adore Tagore, les préludes ludiques, les chouettes crépuscules annonçant des nocturnes qui hululent. J'aime aussi j'ouïr de la nuit, de son silence relatif et savourer du "chocolat nuisette" (fin, délicacao bio, ce délice charmant se mange sans fin, de nuit avec des noisettes).

"Flash-Bac Musique" sur la semaine écoulée : que des preuves ... de "luth ... ilité" de la musique dans notre quotidien !

Samedi-Dimanche : "Les 24 heures ..."
En ces temps de crise des ressources énergétiques, tout ce pétrole gaspillé aux "24 heures du Mans" est une aberration. Cela, juste pour que des adulescents lassants puissent faire "vroum-vroum" dans leurs caisses qui roulent à vitesse T.G.V. Mais lorsque le "vroum- vroum" devient "boum-badaboum", gare à la casse de la caisse et du casse-cou.
Cette année, c'est la marque Audi qui a remporté la course.
Alors je me suis dit en mon "Ford" intérieur :
"Et si on remplaçait cette course effrénée frénétique par une autre façon de voir la vie, une version plus corse et freiner "helvétique" ("petite vitesse et grand lentement"). Il suffirait d'organiser des rituels réunissant des gens assis en lotus, chantant des "mantras" et des chants sacrés hindous.
Ce n'est plus l'Audi mat qui gagnerait mais l'audition.
Mélodie à la bouche met l'Audi à la casse !

                                                    Claude Serres "Les notes sourdes"

Faisons disparaître tous ces bruits disgracieux de bolides qui nous cassent les oreilles. Remplaçons les "Vroum" par des "Om" et inventons ... "les 24 heures du Mantra" !
Caisse qu'un mantra ?
Qu'en dit l'érudit ?
"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger) ;  le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations  de la pensée."
Sri Mahesh



Le mantra est une formule magique, sacrée et sacrément efficace, c'est une phrase qui nous remet en phase avec nous-même. Le mantra est à répéter plus ou moins longtemps (cela explique le titre du message).
On le chante en Inde, mais aussi au Tibet, la preuve avec cette vidéo où se mêlent mantra, yantras et mandalas (dessins colorés).

L'un dit, l'autre aussi !
"La musique, c'est du bruit qui pense."
Victor Hugo
"Sans la musique, la vie serait une erreur."
Nietzsche
"Sans Bach, Dieu ne serait qu'un type de troisième ordre."
Cioran
- J'en ai ma claque d'applaudir à toutes ces exquises citations, dit l'un.
- Moi aussi, j'en ai mardi l'autre. Passons sous silence mardi et allons directement au jour suivant :

Mercredi : Arrêt à Rio de Janeiro.
Il n'y a pas que la coupe du monde de foutebol dans la vie. Alors, éloignons nous des stades et allons plutôt du côté des plages. Là, imaginons nous en train de pratiquer la posture du Cobracabana. A proximité, des musiciens yogis jouent une chanson de Jobim ("The girl from Ipanema"). Comme on disait à une époque, "c'est le pied en acier suédois" ...  qui marque le but : "Gooooooooooooooooooooooooooooal !!!"



"Je dis" : passons du bac à sable au bac à lauréat.
Il existe un bac musique. En ce moment, certains lycéens bossent sur "Tutu" de Miles Davis. C'est l'un de mes musiciens préférés, je peux écouter ses disques vissé au fauteuil pendant un bon moment. Et pour Miles point ne Davis !
Les passeurs de ce bac ont de la chance, ils se font "Tutu" (prononcer "Toutou") et sont tout ouïe toute la sainte journée. Le titre de ce morceau de Marcus Miller composé pour Miles, fait référence au Prix Nobel de la Paix, le Révérand Desmond Tutu. En ce qui concerne les lycéens croyant (bien faire) et fidèles au jazzman, au moment voulu par la destinée, Dieu saura les reconnaître puisqu'il parait que "Dieu reconnaîtra les chiens". Au bout de 18 ans de paradis, la classe "tutu" passera le "Bach Jean-Sébastien".



Vendredi : brève de médecin n° 2.
Au cabinet de son homéopathe :
- Et surtout docteur, pour mes douleurs, n'oubliez pas de me prescrire de "l'armonica", dit Monica la patiente musicienne.
- Bien entendu, comme ça, quand vous avez mal, prenez des granules de cette plante montagnarde. Mettez les en bouche et vous constaterez qu'en même temps que l'armonica a fait disparaître vos maux, il a supprimé deux lettres (m o) de son nom. Maintenant il s'appelle arnica !

Monica, musicothérapoète intuitive, pour faire face à la douleur qui la chagrine (elle sent couler ses larmes Monica), utilise fort à propos cette plante qui supprime plaintes et douleurs et qui devient alors "l'arme-Monica" anti-souffrance. Décidément, l'inconscient sait tout.



Faites de l'amusique ! C'est bon pour la santé. A bientôt.


vendredi 13 juin 2014

"Pourquoi et pourquoi pas ?"






En ce moment, comme chaque année, Tino Rossignol, concertiste insoliste et "aimer-rite" (au talent insolent et sans possible critique), fait "touit touit" et tout son possible pour séduire la gente dame oiselle.
Est-ce que les rossignolettes chantent aussi ?
Existe-t'il une Nini Rossinignol ?
Si non, est-ce parce la "donna e mobile" ?
Et si Tony Nightingale sifflait "Give me the night" de Georges Benson, est-ce qu'Abidgal Nightingale serait plus prête à faire un bec (et plus si affinités) avec son "Don jouant de la trille" ?
Quand à Tino Rossignol, le roi de ma nuit, pourquoi ne sifflerait-il pas "La reine de la nuit" de Mozart ?
Vous qui savez tout, ré-pondez moi un petit texte explicatif (et ne me chantez pas : "c'est parce qu'il n'est pas Soprano colorature").

En ce moment, je fourmille de questions. Pendant ce temps là, les fourmis s'installent partout (dans le jardin nombreuses sont les fourmilières, heureusement cela ne dérange pas les si exquis lychnis, dans la maison bio). Encore heureux que ce ne soit des fourmis de 18 mètres.
Quand j'étais plus jeune, j'ai vraiment aimé cette chantefable (elle tournait en boucle dans ma tête d'esthète et d'athlète du mot). Pour moi c'était de la musique. Tranquille, j'étais comme un chien, j'avais mon Desnos à ronger !

Passons aux écureuils sautillants et souriants, les Wriggles était un groupe inventif et rafraîchissant du dernier changement de siècle (1995-2008). Ces sautillantes virgules sans scrupules dénonçaient les crapules ridicules sans faire comme les rappeurs tapageurs frappant à coups de poing rageurs leurs colères scolaires. Les Wriggles, légers profonds, bondissaient au son de leur "jus de boxe" blagueur.




Bien, je vais sautiller du coca light, ou plutôt sauter de coq à l'an'archie douce, citer Gébé et faire un pas de côté. Pourquoi ?
"On arrête tout !
On fait un pas de côté.
On mesure la tristesse
et l'absurdité d'un système,
qui répand la laideur
qui ravage les paysages
et mine les existences,
pour vomir des quantités de produits inutiles."
Parce que cela fait du bien de lire, regarder, relire, écouter, rire, ou discuter avec Gébé (j'ai eu l'intellichance de parler avec lui plusieurs fois). On peut faire d'autres choix de vie (par exemple prendre la destruction, oups ! ... la direction "vive la croissance !"), pourquoi pas ? après tout, tous les égouts sont dans la nature !
Moi, je suis plutôt "Cavanna" :
"Il vaut mieux marcher sur une tortue réveillée que sur un patin à roulettes endormi."
Cavanna aimait bien la nature même dans son état actuel ("une belle fille sur un tas d'ordures") :
"Quand on plante un oignon sous un saule, on n'obtient pas forcément un saule-pleureur."
Dans l'indispensable journal "Charlie-hebdo", les dessins de l'excellent dessinateur belge Kamagurka, cultivant l'enivrant bon sens du non-sens, côtoyaient, "voisinaient" le texte de Cavanna.
A Andernos-les bains, les premiers touristes sont arrivés. Sur la plage, ils font attention, mais il y a toujours des exceptions :



Pisser dans un portable
On peut déjà faire plein de choses avec son portable : regarder la télé, acheter un billet de train (et accessoirement téléphoner ...) On pourra bientôt pisser dedans. Produire de l'électricité à partir de l'urine afin de recharger son téléphone, c'est l'objectif de Ioannis Ieropoulos, chercheur à l'université de Bristol.
Ceci pourrait prêter à sourire, mais c'est sérieux, écolo et prometteur. Des bactéries son implantées sur des fibres de carbone, et, au contact de l'urine, elles en transforment les produits chimiques en électricité. On appelle ça une "pile à combustible microbienne". Plusieurs sociétés développent ce genre de systèmes, notamment pour permettre aux soldats américains d'obtenir de l'électricité en plein désert. Les piles à combustible microbiennes pourraient avoir d'autres applications plus pacifiques et utiles, comme la fabrication d'électricité à partir des eaux d'égouts. Parce que s'il n'était question que du téléphone portable, il suffirait de le munir d'une dynamo pour le recharger en tournant une manivelle, même en plein désert.

Placé sur une autre page du journal, on aura raison de lire la rubrique "l'empire des sciences" tenue par l'étonnant Antonio Fischetti. Prenons, par exemple, sa chronique "Pisser dans un portable", elle est bien vue et bienvenue. Voilà une idée qu'elle est bonne  ! Pour moi qui n'apprécie guère cet engin insu-portable, voici une "appli pipi-énergie" pas cul-cul. Bientôt, dans les villes, on assistera à de croquignolettes saynettes, de sortie de quéquettes et zézettes qui seront de la fête et se retrouveront "d'art-dard" sur internet où certains malotrus n'hésiterons pas à faire du buzz avec tout un bazar bizarre d'images retouchées et détournées. Mais à part ça, au niveau écolo, on pourra dire :

"Pisser dans un violon, ce n'est pas bon mais pisser dans un portable, c'est impeccable !!!"

Par contre, faire l'amour avec  le portable à l'oreille, c'est contestable. Cela devient faire l'humour à la Zep (son album de B.D "Happy Sex" est rigololo et si "kawaï", mignon comme on dit au Japon). Si on tenait le journal intime du couple, on titrerait : "Conflit-dense sur l'oreillette" !
Il faut savoir que cet esthète helvète fan du groupe Led Zep (d'où son  nom d'artiste), père de Titeuf (bonne série pour les pré-ados), dessine dans "Happy Sex" sa compagne et lui-même. Voici le dessin de l'insu-portable objet.




"Doré navrant" et pendant quelques temps, je placerai en fin de message, une brève de médecin, revue et corrigée par mes soins. Comme ça, vous aurez droit à une brève d'auteur à la hauteur (donc située en haut) pour bien commencer et une "je suis tombé bien bas", brève docteur  pour finir en beauté !
Voici la première :

"Doc toc" (n°1) :
- Y'a quelqu'un ?
- Entrez donc, qu'est-ce qui vous amène ?
- c'est mon mari, moi j'ai trop mal au dos pour conduire l'auto. Je crois que j'ai attrapé un bungalow.

Au moment où les touristes du mois de juin sont bien content d'avoir un bungalow pour y poser leur bagages, cette dame, elle, se plaint du sien. Elle en a plein le dos de son "bang! à l'eau" qui ressemble fort à un lumbago. Cette personne ne sait plus où elle habite, c'est pas étonnant, si elle porte un bungalow sur son dos, c'est du lourd !
Ceci est une vraie brève, c'est ce qui fait son charme.

N'ayant pas de brève sur les fourmis de 18 mètres qui endorment les pieds, j"imagine ceci :
- Docteur, j'ai des fourmis dans les pieds, elles ne pensent qu'à m'épier. Et ça fourmille , ça fourmille tellement que ça ne m'étonnerait pas qu'une fourmilière soit installée là. C'est étouffant !
- Qu'est-ce que vous faites comme métier ?
- Un travail intense, immense, minutieux, précis où l'on me fait porter le chapeau !.
- Bref, un travail de fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête. Et bien voyez vous, je pensais que ce genre de métier, ça n'existait pas.
- Et pourquoi pas ?

A bientôt ! Chers amis pataphysiciens !