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mercredi 3 août 2022

"Off-Feu"

Juillet 2022,

Feuilleton d'été, retour de la version hebdo pour le mois d'août !

 Près du Pilat, un véhicule prend feu en pleine canicule. Il en fait tout un plat au pyla, l'incendie mange du pin des Landes à foison. Cela donne le frisson !
On se met en prison, on s'encabane, quarantes degrès à l'ombre, on se met en quarantaine.
Le poète michel Colomes résidant à  Arcachon, a la muse qui le démange alors il gratte un petit feu, euh ... un petit peu !
Trouvé sur Face book.

Ainsi, il participe au "Retour à la vie"  !

"Comme un papillon du cocon,
une tige de fougère,
dans le  bruit d'un léger frisson,
sort tout doucement de terre.
Du bout de ses feuilles tendres,
telle une main sortant du sol
à travers l'épaisse cendre,
notre papillon prend son vol.
En ignorant la misère,
sans trop se poser de questions, ,
elle montre, toute fière,
la voie de la resurrection,
Elle sent sur elle un regard ...
C'est la dune qui lui sourit,
car elle a retrouvée l'espoir :
sa forêt retourne à la vie." 



Et Pierre de Ronsart de dire :

"Plutôste le feu du grand Saturnien,
tombé menu, la teste me foudroye.
Plutôste la terre en ...
et d'une onde poussée,
rompoient le sein de la mer renversée ?"

Le destin nous jette des pierres, à nous d'en faire des murs ou des ponts !
Les habitants de la forêt sont les premières victimes.
Flore et faune ont beau crier fort, elles restent aphones, le feu qui les dévore en fait des tonnes !
Certains champignons, dans le temps, s'en sortent mieux.
Au lieu d'appuyer sur le champignon, mieux vaut prendre son temps comme ce champignon de la fin d'un monde, la chanterelle dite aussi la fausse girolle.
Avec le temps, elle a su renaitre de ses cendres, la fausse chanterelle a su tirer profit malgré la noirceur de la vie.
Le temps éteint feu ?
"Le temps est un feu qui me dévore mais je suis ce feu."
Jorge Luis Borgès
L'incident auto au départ de l'incendie de La Teste, me fais revenir plus de trente ans en arrière.
Je me revois surpris par la flambée menaçante des flammettes dans ma deudeuche. Tout le système électrique à revoir alors que je roulais sur le périph parisien dans un début d'été caniculaire !
Ah ! si j'avais disposé d'un bombardier à eau ...






J'ai encore à dire, alors je garde ça sur le feu !!
Yamasté !

jeudi 15 juillet 2021

"Toupie tapis youpi hopi"

"L'âme et son" de la rue des pinsons. notre DOMISILADORE !

A coté de la maison où rêvent les arbres, s'ajoute une maisonnette en ossature bois et toit plat. Faisons le point en cette période de fin de construction.
Avec l'équipe cool, ça roule sauf en ce qui concerne le maçon Brut Oui-lisse, baba speed, brute de décoffrage.
Pour les fondations, à la simple bétonneuse et à la force du "poids nié", rien à redire, par contre l'esprit cool qu'il arbore (look et écoute de Bob Marley) ne va pas avec ses attitudes (il engueule et rabaisse les jeunes ouvriers). L'homme au toupet et au catogan a une devise "à la con" ("celui qui suit se débrouillera, moi je m'en fous"), ses devis sont abscons et contradictoires. Raide râleur, "y dit aussi" :
"Laisse béton" ! Cela ne m'étonne pas. Marley, lui aussi était autoritaire dans sa vie privée (de tendresse, de tranquillité). Mais lui, heureusement, il avait la musique.




"O tempo voa" : en portugais "le temps passe vite".
Dans notre maison faite de beaux bois bios, deux couples cohabitent.
Depuis l'émoi de "fait vriller" (au coeur de l'hiver donc), Miss Parkinson, profitant de la situation,  se refait une santé sur mon dos. Je me sens fatigué. Je plains mon dos, bref j'en ai plein le ... !
La maison n'est guère adaptée à la vie commune de deux couples vivant chacun à son rythme et à son tempo. Les citoyens du jour se lèvent au moment où les rois de la nuit se mettent au lit !
Il est cinq heures je m'éveille et m'émerveille d'être toujours au lit et encore en vie, pendant ce temps là, le fiston et sa dulcinée vont se coucher !

"Mobile in meublé"
Dans l'excellente revue "Cerveau et psycho", on se pose des questions métaphysiques du genre :
"Une pièce parait-elle plus grande avec ou sans meuble ?"

"Le château de Versailles, c'est vieux, mais les plomberies, c'est moderne !"
Brève de Comptoir de jean-marie Gourio.

Une petite pièce peut sembler spacieuse selon la hauteur de plafond, la position des portes et fenêtres ou l'éclairage !
En 1973, pour une expérience, on demande à des étudiants en architecture d'évaluer la taille réelle d'une chambre de 10 mètres carrés. On leur fait visiter trois fois le même lieu plus ou moins "occupé" :
La chambre est vide, elle est meublée normalement ou alors elle est complètement remplie !
Les participants trouvent que la meublée sans excès est la plus vaste des trois.
Illusion d'optique ou pas ? Allez savoir !




Et le temps passe car il n'a rien d'autre à faire, bon pied bon oeil, le sociologue philosophe Edgar Morin vient de fêter ses "100 ans" se sentant en forme, Edgar Morin fait le malin et c'est tant mieux !
"Bien sûr, je préférerais passer l'été que Léthé." Tweet-il !
Cela fait référence à l'un des cinq fleuves de l'enfer que les grecs nommaient Léthé (fleuve de l'oubli).
"Nous avons reçu la vie comme un cadeau et un fardeau à la fois !"
Vague à l'âme !
Lorsque l'on fait construire une maison, on trouve sur son chemin plein de contrariétés :
Nombreux dépassements de budget, "laisses" de l'amer (les déchets laissés sur place), retards conséquents.

Et parmi les intervenants, on trouve :
Des "oeuvriers" qui travaillent comme des maîtres !  
Des élagueurs sans peur qui grimpent jusqu'à la cime des arbres.
Des adulescents jouant avec des "play-station" de bâtiment (grue).

Dans les "keep-cool" il nous faut un maître yogi du genre :
Plombier qui ne pète pas les plombs, paisible yogi aimant son corps et tout "l'uni vers" !!!
Electricien ... pour rétablir le courant ... spirituel, Eric électrique pense que Dieu reconnaîtra les (électri)-ciens. Du moment, qu'il reconnait les fils et leur polarité, pour nous c'est OK !
Jardinier pour cultiver les pensées (positives).
Prof de math pour apprendre à compter les uns sur les autres.
Musicien pour prendre note et créer une ambiance à l'entrée de maisonnette, à partir d'une clé de Sol et d'un paillasson diapason !!!
Plaquiste impeccable pour ne pas se retrouver à côté de la plaque.
Peintre humaniste pour pouvoir voir l'autre en peinture ! 
Menuisier qui "envoie du bois" !




"Hop pop hope hopi opinion youpi" (du chef indien White Eagle sur le covid, date de 2020) :
"Ce moment que traverse l'humanité peut maintenant être vu comme un portail et comme un trou.
La décision de tomber dans le trou ou de passer par le portail vous appartient."

Si l'on se goinfre du problème en abusant d'infos anxiogènes et toxiques, le trou est pour nous. Si on profite de cette occasion pour se regarder non pas le nombril, mais plutôt en face, on passe par le portail. 
Prendre soin de soi et des autres, être "solidaire soliterre", voilà qui vaut la peine !
"Prenez soin de votre maison, prenez soin de votre corps. Connectez-vous avec votre maison spirituelle.
Lorsque vous prenez soin de vous, vous vous occupez de tout le reste.
Ne perdez pas la dimension spirituelle de cette crise, ayez le point de vue de l'aigle, celui d'en haut et voyez l'ensemble." 

"Il y a une demande sociale dans cette crise, mais il y a aussi une demande spirituelle. Les deux vont de pair. Sans la dimension sociale, nous tombons dans le fanatisme. Mais sans la dimension spirituelle, nous tombons dans le pessimisme et dans le manque de sens."

Ah ! misère, halte là pour les tristounets désolés, les broient du noir qui rient jaune, les complotristes masochistes, les gothiques grotesques, les esthètes à claques qui font une tête de six pieds de long, les Jésus-tristes tire-larmes, les mornes ternes, les maussades fades, les zélés élégiaques, les blafards donneurs de cafard, les rabat-joie trouble-fête, les refileurs de bourdon, les dorés navrants procrastinateurs, les accablés affligés, les atrabilaires et leur calvaire ... Stop, on s'en tape !

"Vous n'aidez pas du tout à être triste et sans énergie. C'est par la joie que l'on résiste. Vous devez être bien et fort. Et pour cela, il n'y a pas d'autres moyens que de maintenir une belle vibration joyeuse et lumineuse."

Le yogi remercie le hopi, merci aussi à l'excellent Axel Latour, pour ce texte Hopi lu dans Facebook !

Bon vent, caresses et bises à l'oeil !
Crédit illustration : Claude Serre pour le temps qui passe et les bricolos rigolos !

Namasté !

mardi 15 septembre 2020

"Tweeter : bhaut-parleur"

Du moine au moineau !
"Un moineau parle :
Je suis une mie de pain dans la barbe du Christ ...
... Un rouge-gorge parle :
Je suis une tâche de vin sur la chemise du christ,
un éclat de son rire au retour du printemps." ...
Christian Bobin "Le très bas"

L'autre jour, en plein dîner, une famille curieuse de la rue des pinsons observe un oiseau inconnu, drôlement coloré avec de surcroît un trait jaune très joli sur chaque aile !
Amusant, ce volatile flottant dans le cosmos, flirtant avec le tournesol en ayant l'air de nous dire : prenez-en de la graine.
Comme d'habitude en de pareilles circonstances, l'assemblée des ignares bavards pose son regard sur l'érudit ravi et demande : quel est donc cet oiseau si beau ?
En règle générale, il donne la réponse puis se lance dans un exposé savant mais là, pour une fois, il reste coi.
Il décide de mener son enquête ("comme ça nous mourrons moins bête, mais nous mourrons quand même", dit-il, en imitant la voix de François Morel).
Le voici, le voilà (non pas Morel mais le Chardonneret élégant) :




Dans la catégorie petite taille, j'ai découvert, un collègue "poids plume" (15 grammes) pour l'accenteur mouchet et le troglodyte mignon. Il s'agit du chardonneret élégant.
Il aime se poser sur les chardons, de là vient son nom. Il est gracieux et il ondule dans les airs !

Au niveau du chant, il se situe entre les deux espèces cités.
L'accenteur mouchet, dit le "traîne-buisson" a un chant proche du troglodyte mais sans les trilles avec ses phrases courtes, aigues, répétées rapido donnant l'impression qu'il conte. Le  mignon troglodyte, fait sortir de son syrinx des sons puissants forcément comprimés vu sa taille.
Par chez nous, le chardonneret est plutôt discret, il chante et donne à entendre d'exquis gazouillis fluides avec ses "didelitt" et ses "sticlitt".
Ceux de Tunisie sont réputés mais sont privés de liberté !
A cause du trafic d'oiseaux, des "bracos crados", cette espèce est en voie de disparition !

... "Et tous et toutes ainsi pépient et chantent et viennent connaître la vérité de leur chant auprès de François d'Assise, près de l'homme-arbre, de l'homme-fleur, de l'homme-vent, de l'homme-terre."

"Tweet à St Tropez" : titouit, tea-tweet, do it, do it ....
J'expose mon nouveau vélo à assistance électrique dans mon jardin, du coup, il sert aussi de perchoir aux oiseaux. Lorsque c'est l'heure de l'apéro (juste après celle de l'opéra), les mésanges se mélangent, dansent puis épuisées, se posent.
Le rouge-gorge trouve qu'elles abusent, qu'elles s'imposent alors il fait le ménage.
Le manège se désagrège et déménage soit vers la piscine (simple soucoupe volante qui "va à vole-eau") pour s'ébrouer, soit vers les mobiles de jardin ou vers les si volubiles cosmos pour tester son équilibre !
Et tout ça en tweetant, en chantant.
Les réseaux zozios sont simples et rigolos si l'on fait travailler ses petites cellules grises.
Avec des mots-valises, on peut voyager loin !
Par exemple, on peut imaginer un "colibrius", drôle d'oiseau jouant du "roucoulélé", cette fameuse petite guitare hawaïenne imitant le chant des tourterelles !




Basho, poète, peintre et moine bouddhiste a été le premier à transformer le renga (né de joutes verbales souvent triviales, grivoises, genre de "haï-cul") médiéval en poésie subtile (le haïku, prononcé "haïkou").
Le portrait est signé kinkoku !

Conseils et haïkus de Basho :
"Limite-toi à la poésie,
ne perd pas de temps en propos futiles.
Si la conversation s'égare, somnole pour économiser ta force créatrice."
Dans les "Bhaut-Parleurs", ça gazouille, ça fouille et ça farfouille, ça piaille du haïkaï en pagaille !! :
"Sous la pluie d'été
raccourcissent,
les pattes du héron !"
"Dans la lande,
je dirige mon cheval,
vers le chant des oiseaux."
"L'âme du saule pleureur
devient celle du rossignol 
dans son sommeil."

Look book shoot plouc ! 
Depuis peu, je découvre le réseau social Face-Book.
Dans ce "livre du visage", on pourrait penser que ça manque de sagesse, de réflexion, mais on trouve de tout, de l'intéressant comme du pitoyable !

Chose promise, chose due, voici la suite Face-book !
Revenons donc à mon commentaire sur une photo de mon ami Dominique Bertrand (imaginer un escalier étroit, en colimaçon, dont les marches sont colorées, on dirait de la moquette kitsch).

Non, le dessin qui suit n'illustre pas vraiment mon propos. Mais il est bien intéressant quand même, il est signé par M.C Escher, spécialiste de l'illusion d'optique !!





Rappel de mon commentaire "Face-book" :

Esprit d'escalier,
mot-quête colorée,
manque de répartie,
répliques en repli.
"Lazy"

Ou ?

Esprit d'ascenseur
envoie de toutes les couleurs.
Esprit vif et farceur,
rebondit le "Cole Porter" !
"Jazzy"

Certains ont le cerveau lent (qui ne fonctionne que les jours de grands vents), d'autres l'esprit vif toujours actif !




"L'homme sensible comme moi, tout entier à ce qu'on lui objecte, perd la tête et ne se retrouve qu'au bas de l'escalier."
Diderot
L'expression trouve son origine dans cette phrase de Diderot.
Dans une discussion, il ne répondait pas toujours du tac au tac.
Au niveau du tempo, il était à côté de la plaque (les vifs et malins malintentionnés avaient le temps de se moquer de lui).
Au fait, le chat qui vient vers nous, il monte ou il descend ?
Il prend l'ascenseur ou l'escalier ?



Du (Claude) Moine au ... moineau, gare à toi, v'là l'chat Yves Montand qui descend ...
Gare à vous les frimeurs flamboyants, "les chats sauvages", "les Josettes noires", les "Jaunis à l'idée" ... 
Voici un virelangue, à dire à toute berzingue tout en articulant bien, sans pause, répéter x fois ...
 "Suite sweet tweets tristes, twist guide dick, choc tactique tacotac chic, tchatche cha cha cha tchat chat" ...

Twist Yoga danse :
Rotation du bassin puis des jambes avec flexion des genoux et torsion du tronc (Jacques) !
Bref, faire comme si on s'essuyait les fesses (book) avec une serviette de bain tout en écrasant une cigarette avec le pied ou plus simplement tortiller du cul en se tordant la cheville ou twitter sur Tweeter !!
Bon vent et à la revoyure.
Yamasté !!!

lundi 1 juin 2020

"Contre les poèmes blèmes passons les Ponge"


Que faire ...
... Contre le virus qui ronge l'animalom et qui le plonge dans sa triste réalité.
... Contre le virus qui range l'animalom en deux catégories :

Les virustics (Sautent à l'esthétique) !
De sacrés loustics à soucis écologiques prônant une vie simple dans une sobriété souriante. Leur truc c'est de respecter la terre nourricière et donc d'arrêter de polluer.

Les "virustines" ou "virusteen" : "adulescents" qui finissent par devenir "adolassants" !
Des trissotins hautains et irrespectueux, vivant dans le compliqué et le tristounet. Leur truc c'est le fric, celui du pétrole, des bagnoles, des fariboles, des "poches marines" (sacs en plastique qui se retrouvent dans l'océan).
Ils veulent à tout prix s'en mettre plein les poches, n'hésitant pas à mettre à sac toutes les ressources de la planète.

- Dis donc l'ami, t'as pas fini de parler de virus et de détritus !
Redis moi le blaze de ton blogue :
- "Yogamusicothérapie" pour vous servir ami citoyen, j'y viens avec aujourd'hui une option musicothérapie et poésie.
- Bon bon je dis rien, sorry pour le dérangement, à la revoyure !!
- A bientôt.




J'ai lu "Un livre inutile" de Christian Bobin !
Il dresse le portrait de tous ses poètes préférés.
Génial, Bobin ramène sa bobine.
Afin de stopper le ciné halluciné de l'actualité (qui finit par nous rendre fou flou). Face à la sinistrose ambiante, vive les séances, les séquences nécessaires de cinémots poètiques.
Rappelle toi ami tête de linotte, les mots soignent les maux.
Sage singe qui songe, rendez-vous à la page Ponge, pour sauter dans le grand Bobin de jouvence :




"Sur l'enclume du sage, il martelait les mots. Les chevaux du langage, les vieux chevaux fourbus, il les ferrait de neuf."
"Il écrivait comme on heurte le cristal du verre, du bout de l'ongle.
Il versait plus ou moins de silence dans la page pour faire varier le son.
Il recommençait jusqu'à obtenir la note juste."
"Nous sommes mélangés de terre et de ciel.
Nous sommes faits d'argile et de souffle.
Nous sommes une petite flûte de terre cuite.
Un air à jouer, une note à tenir. Après quoi, silence.
Le grillon du souffle s'endort dans le noir. Et pourtant : un rien de lecture et revoilà la claire chanson de Ponge, le crissement de deux pages l'une sur l'autre."
Christian Bobin

Bon vent, bonnes réflexions !
Yamasté !!!

vendredi 19 août 2016

"Ki silence ..."


"Le mot empêche le silence de parler."
Eugène Ionesco

Ne rien faire ... d'autre que du silence !
Dans notre jardin de bon matin, je fais quelques pas pieds nus pour sentir la rosée. Puis assis silencieux, je bois mon café et j'observe la si charmante rose à mains vertes avec un tuyau.
C'est l'heure de l'arroser, le jardin fleuri.
Il fait déjà chaud et je souris, non pas de la voir se dépatouiller habilement avec un tuyau rebelle et bien emberlificoté mais ...
- De quoi ? demande le lesteur (ooops ! le lapsus), le lecteur impatient.
- De la blague.
- Laquelle ?
- Celle de "la rose heure à rosée" !
- Pourquoi ?
- Parce que :
"La rose est sans pourquoi."
Angélus Silesius
Mettez vous à l'aise, prenez une chaise !




L'été coule comme un long fleuve tranquille.
L'été dit stop ! Le soleil est au top, l'astre de la lumière est ton pote (si tu n'en abuses pas, sinon gare aux effets pervers du despote qui tape et veut ta peau).
La nature semble nous dire de prendre le temps de s'arrêter.
Alors enivrant (on s'agite en vain) toutes, écoutilles ouvertes, on écoute août !
Et puis aussi l'épatante prof de yoga Barbara Litzler :
"Août, c'est le dimanche des mois de l'année, le mois du rien, le mois de la vacance.
Tout un mois pour contempler, se laisser vivre, ne rien faire, quel repos !"
... Le but du yoga est de nous conduire à la méditation. Nous y sommes."

Ne rien faire !
L'art du rien nous vient d'orient.
L'air de rien, savourons ce si précieux silence intérieur !
Ne rien faire, c'est se désengager des actions et des distractions pour ne rien fuir.
Ne rien faire, c'est à dire rester éveillé.
On est en pleine activité sensorielle : on voit tout, on écoute tout, on ressent tout !!!
"Certes, il s'agit de ne rien faire, mais à fond."
André Comte Sponville
"On ne peut pas faire du yoga,
parce qu'il n'y a rien à faire,
mais il faut le faire tout de même."
Léo le chat ("Info yoga")
Laissons "l'heureux relaxologue" compétant et épatant, Christophe André, nous en dire un peu plus :
"Dans la théorie du réseau par défaut, lorsque nous ne faisons rien, le cerveau s'active sur des zones qui concernent l'empathie, l'introspection et la contemplation.
... Tout ce qu'il y a à faire, c'est de rien faire.
 Arrêter d'agir, de vouloir, d'espérer ou d'attendre. Juste être présent !
Rester sur le mode "être", pas sur le mode "faire". Ressentir plutôt que réfléchir."
Après l'avis du psy, voici celui du sociologue David Le Breton (lu dans "Télérama-tel est Krishna") sur le silence.




Le silence a à voir avec le savoir.
"Voyez les amants qui se regardent longuement, les yeux dans les yeux, en se nourrissant du visage de l'autre.
Ils n'ont nul besoin de la parole.
Le silence a à voir avec une transcendance dans la vie quotidienne, liée à l'émerveillement devant le monde."
Et voici pour finir en beauté, Arthur Rimbaud (celui qui rend beau les mots, "Rainbow" qui colore les voyelles) qui rejoint le propos de l'intro !
"Par les soirs bleus d'été, j'irai par les sentiers.
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme."
"Sensation"
Voici, c'est fini pour aujourd'hui et comme dit Christophe André le psy :
"Pensez-y et restez présent à votre vie."




Crédits photos :
"La Chaise" vient du blog de "Nuage 62".
Le "Baiser Blottot" (le triporteur sert-il au tripoteur amoureux à transporter au septième ciel sa bien-aimée ?) et le "Baiser du Pont-neuf" sont de Doisneau (1950) ! Prévert disait de lui :
"C'est toujours à l'imparfait de l'objectif qu'il conjugue le verbe photographier."

Dans le titre "Ki silence", le ki est l'une des façons de prononcer le mot chinois "chi" (énergie vitale).
Donc "l'énergie du silence" profite à "qui s'y lance" !!!


vendredi 11 mars 2016

"Mollah* Nasr Eddin" n°5


"Il faut être l'homme de la pluie et l'enfant du beau temps."
René Char
Il pleut, ça me plaît.
Les flaques forment de petits lacs.
Le rideau d'eau danse le rigaudon
Et dessine des cercles bien ronds.
L'âme ensoleillée vaque,
Laisse le bon temps rouler.

Passe-heure :
Passent, passent les heures, il n'y en a plus pour très longtemps.
Voilà qu'Umberto Eco meurt à nouveau. Ou peut-être n'est ce que son écho ?
Le hasard fait bien les choses et l'écho ainsi danse !
Voyez plutôt :
Pour cet article, je cherche un conte. Je saisis à l'aveugle dans ma bibliothèque un recueil et je décide que le premier conte qui viendra à moi sera le bon.
J'ouvre le livre et je tombe sur une histoire initiatique de Nasr Eddin qui s'intitule "Le grammairien" !
Je le tiens mon lien avec le dernier message (Eco l'homme des livres, le sémiologue, lecteur de signes, l'érudit farceur et l'aérien grammairien).
"Eco me dit" le proverbe :
"Qui aime bien, charrie bien."
- Pourquoi n'as tu pas cité le fameux :
"Qui aime bien, châtie bien." ?
- C'est mon esprit pacifiste qui s'exprime. Mon côté poète aurait dit :
"Qui aime bien, Char lit bien."
- Bien vu, et comme c'est la semaine de la poésie, évoquer René Char est bienvenu. Par contre, le jeu de mot qui suit, ne s'accorde "guerre" avec ton aspect pacifiste : le char libyen ... "faux pas" s'y fier !
- Ah ! mince !




"Grammaire sommaire".

"Mulla Nasreddin est un passeur. Un jour, l'homme qu'il transporte dans sa barque est un grammairien. En cours de route, ce dernier lui demande :
- Connaissez-vous la grammaire ?
- Non, pas du tout, répond le mulla sans hésitation.
- Eh bien, permettez moi de vous dire que vous avez perdu la moitié de votre vie, réplique avec dédain le savant.
Un peu plus tard, le vent se met à souffler et la barque est engloutie par les flots. juste avant de  sombrer, le mulla demande à son passager :
- Savez vous nager ?
- Non ! répond ce dernier, terrifié.
- Eh bien, permettez moi de vous dire que vous avez perdu toute votre vie !"

S'il ne veut pas avoir l'air idiot, l'érudit avisé doit accorder sa vision du monde à la vie. Son savoir n'aura de saveur que s'il vise le concret. La question à se poser est la suivante :
Mon savoir peut-il s'appliquer à la réalité ?
Le grammairien plongé dans ses kilos de "réa-littré" peut facilement se noyer dans un verre d'eau ou dans ses contradictions !!!
Il y a le savoir utile ancré dans la réalité (savoir-miroir qui permet aux gens de se voir) et le savoir futile et dérisoire (savoir-rasoir qui nous coupe du monde). Ce dernier, inutile et illusoire, il faut le virer, s'en débarrasser.
Un véritable passeur ne jongle pas avec un savoir passe-partout (qui ne mène à rien et n'amène rien de concret) et ne joue pas à cache-cache avec la vie.
Consultons donc  notre "dico Jodo" :
"... A quoi servent les théories sur la sexualité, l'amour, le bien, la prière,  etc ... si je ne les applique pas ?
C'est comme se cacher derrière ce savoir pour ne rien faire."

L'inconscient sait tout !
C'est tout un monde, en lien avec les rêves, les contes ...
Le conte fait rêver et voyager. Tenez, pas plus tard qu'un peu plus haut dans cet article, j'ai fait un lapsus écrit ("scriptae ?), tapant "grand-mère" au lieu de grammaire.
Et dans le même temps, j'imaginais que je me rendais en Ukraine dans une petite pirogue et que je me nourrissais de pirojkis exquis comme seule ma grammaire savait faire.

A savoir : Pirojki, mot polonais qui signifie "pirogue" !
On trouve aussi le mot "Pierogi" !




Pass'heure, je vois une lueur passer dans les yeux du passeur, Baudelaire de rien, il est "l'heure de s'enivrer." :




Et de se dire :
"Eau revoir", Bye baille !", "Bon vent" ...;

P.S : Juste un mot pour le titre "Mollah" Nasr Eddin, c'est un clin d'oeil à la fameuse librairie de Bordeaux et sans le "H" final, c'est la fonction de ce génial sage fou.
Le Molla iranien devient Mulla en Turquie, c'est le maître d'école coranique !



vendredi 16 janvier 2015

"Charlie, j'écris ton nom"


"Sans vous commander, je vous demande d'aimer ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique. Les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir.
Il faut reboiser l'âme humaine. Je resterai sur le pont. Je resterai un jardinier. Je cultiverai mes plantes de langage.
En attendant, à vous autres, mes amis d'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, de vous dire que je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers."
Julos Beaucarne (écrit après l'atroce assassinat de sa femme).

Ce texte a été lu par François Morel dans sa chronique radio (France-Inter) du vendredi 9 Janvier. quelle bonne idée, quel choix judicieux !!


                                                Miniature iranienne du seizième siècle ; image figurée du prophète.

Char-lie est un journal laïc et républicain qui fait du lien et du bien.
Cela dérange et produit du charlievari dans certains pays. Ici, le Charlie d'avant attentat n'avait reçu que de l'indifférence et du silence.
"On n'a pas le droit de montrer une image du prophète", disent certaines voix d'Islam. Mais les historiens des religions affirment qu'on ne trouve rien dans le Coran qui conforte cette hypothèse. Ainsi, le blasphème n'apparaît pas dans le livre sacré.
A partir du treizième siècle, des miniatures persanes montrent le prophète en chair et en os. Cela dure jusqu'au dix-huitième siècle. Ainsi, le temps passant, on a pu voir défiler les images du prophète. Si on réunissait toutes ces représentations, on pourrait en faire une véritable bande dessinée. De plus, comme le disait un imam de la région parisienne :
"Cela ne concerne que les musulmans, pas ceux qui ne croient pas au prophète."
C'est un peu comme un règlement intérieur pour les musulmans. Cela ne parle pas aux "mécréants d'occident" !
Voici la page de couv' du Charlie-hebdo du mercredi 14 janvier. Elle est signée Luz et elle est bien bonne, bien digne.




Peut-on rire de tout ? La réponse est fournie par Fournier Jean-Louis :
"On peut rire de tout avec un gilet pare-balles !"
La vente des anxiolytiques a fortement augmenté ces jours derniers. On ne peut que conseiller à tous les déprimés, les bienfaits de la synergie "chocolat-rire", véritable antidépresseur. Notons que J.L Fournier en compare les effets à ceux de la fonction pyrolyse du four :
"Le rire, ça nettoie tout !"
Bien entendu, le conseil vaut pour tous les fanatiques religieux, les obscurantistes tristes et aveuglés par leur mauvaise foi (et leur foie qu'est pas droit), les bigots bigleux qui beuglent comme dévots, les désintégristes voulant faire taire la liberté d'expression.
A tous ces gens sur les nerfs, en bon apothicaire écolo, je conseille ce vers de Guillaume Apollinaire :
"Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire."



Sur les 1178 numéros parus de ce journal si populaire de nos jours (le dernier numéro est tiré à cinq million d'exemplaires), on va dire que, grosso-modo, j'ai bien dû en lire au moins 1000.
En tout cas, on peut dire que ce n° 1178 est un sacré numéro. Il possède sûrement des vertus thérapeutiques, ces imprimés vont sans doute supprimer le mal de vivre des gens déprimés.
Tout le monde est Charlie mais qui est Charlie hebdo ? Qui le connait ? Qui le lit ?

Face à la critique toc, négative qui divise et oppose, je place une critique chic, positive qui ose et propose.
Par rapport à l'attitude très "terre-à taire" qui interdit et châtie (prônés par les abonnés à "Charia-hebdo" qui font froid dans le dos), je préfère l'attitude bien "élevée" qui laisse sa place à l'échange et à la discussion.
Racontons l'histoire des religions et relions-les.
N'oublions pas la culture :
Allons voir du côté des poètes soufis ou persans Attâr, Omar Khayyam, Sa'adi ou Rûmi, écoutons les chants derviches turques, Oum Kalthoum (Humm, "Al Atlas" chanté par la "Callas d'Egypte", ah ! la classe !), le oudiste libanais Anouar Brahem, et rigolons "intelligent" avec l'étonnant, le divin et l'épatant Mulla Nasr Eddin.
Piochons dans tous ces trésors désarmants du "proche-or riant" (et du monde musulman). Cela pourrait se vivre dans les écoles et partout où faire se peut !

Voilà, ça soufi, j'ai fait ma part pour aujourd'hui, comme pourrait dire le petit colibri de Pierre Rabhi.

Crédit photo : blog de Christophe André du 11 Janvier 2015, belle pancarte éloquente qui en dit long sur l'état d'esprit "Je suis Charlie" de cette marche qui restera dans l'histoire.

Allez, je vous laisse avec Rûmi :
"Dieu, par inspiration, a dit à Mohammad :
- O prophète, ne reste que parmi les amoureux,
des autres éloigne-toi.
Bien que la flamme embrase le monde,
le feu meurt par la compagnie des cendres."
extrait du "Rubâi'yât"
Adichats !




vendredi 4 avril 2014

"L'heureux nouveau"


"Nul ne peut être sauvé ou guéri que par ses propres efforts.
Le seul remède c'est la foi.
Quiconque utilise d'une manière créatrice l'esprit qui est en lui est un artiste.
Faire de sa vie une oeuvre d'art, voilà le but."
Henri Miller

Miller met en plein dans le mille ! Soyons créactifs !
Ah ! J'en vois un qui s'agite, c'est un bon vivant, gourmand de plats nets, l'étonnant Jacques Bertrand nous fait signe ... astrologique. Du coup, voici le bélier qui nous rend visite la tête haute mais :
"Le bélier baisse la tête. Le bélier baisse souvent la tête. On ne sait jamais exactement s'il est en train de penser où s'il a déjà commencé à charger. Il prend de bons départs mais c'est un finisseur médiocre qu'on voit rarement dans la dernière ligne droite : il aime tellement les départs qu'il est probablement reparti dans une autre direction."
Ah ! Ben, ça commence bien ! Diantre ! On ne sait pas comment cela va finir, d'autant que c'est un battant qui vit sous l'influence de la planète rouge, celle qui fait qu'on bouge et nous fait dire "en avant Mars" :
"Les béliers ont de réelles dispositions pour le sport et les armes. Quand ces dispositions ne sont pas contrariées, le bélier, de martien devient martial."



 Donc, le natif du bélier est bien armé pour vivre dans le monde moderne avec sa loi de la jungle qui nous déglingue la planète. Sauf s'il est contrarié, chose qu'il ne supporte pas et qui se traduit par un nouveau départ sur un coup de tête. Etant têtu, il n'est pas prêt d'en finir avec ces contrariétés qui le rendent malheureux. Contrariant, s'il est poète et qu'il se nomme Stéphane Mallarmé, il dira :
"La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres."
On comprend facilement que cet homme là était vraiment "mal armé" pour la vie. M'enfin, ce que j'en dis ... Si ça se trouve, il n'était même pas bélier.
"Mais non, c'était un poissons, le 18 mars ce n'est pas le 20", me dit mon ami Medhi.
"Fuir là-bas ! Fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres,
d'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
"Brise marine" de Mal  armé dont j'suis fan, rajoute l'ami érudit qui apprécie les poètes maudits.
Bon, j'ai compris, à moi de citer. Là, j'en suis certain, c'est un poète bélier. Voici de "La beauté", un vers de Baudelaire :
"Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris".
On voit bien la diff'errance entre un poète poissons et un autre bélier.


Il n'y a plus de saisons, "lahiho lahiho" (yodel de Jacques Dutronc), sauf pour le yoga qui en toute saison prospère et comme l'écrit si bien Barbara Litzer :
"Le printemps est au rendez-vous, avec sa luxuriance qui est comme une ode à la Création. En ce mois d'avril, nous fêtons le printemps avec la salutation au soleil, une guirlande de postures toniques qui s'enchaînent en souplesse au rythme du souffle. Prosternation à la fois grave et joyeuse, la salutation au soleil nous relie à notre dimension sacrée en nous faisant prendre conscience de notre double appartenance au ciel et à la terre. Elle nous place ainsi dans notre dimension verticale, intemporelle, celle de l'être, qui, si nous y prêtons attention, constamment éclaire notre faire, dans notre dimension horizontale, temporelle."

- Yo, j'kiffe grave le groove du yoga 3D ! J'trouve qu'y'a d'l'ID mais laisse-pression "éclaire notre faire" c'est trop fort ... pour moi. Vous êtes sûrement charmante madame "Lit des heures", perso j'aurai écris : allume nos actions. Mais bon, on va pas en faire toute une montagne !, me touite Mehdi Tadonf, du 9.3(D).

"La séance de yoga commence en douceur et en intensité avec la posture du mois, la montagne."



"Il suffit de peu de choses parfois pour glisser imperceptiblement d'une position à une posture. C'est le cas de nos positions les plus habituelles : assis, couché, ou debout, comme pour la montagne (tadâsana). Une intention, réponse à un appel du corps ou de l'être, suivie d'un alignement, d'un ajustement, d'un ancrage, d'une orientation, d'une ouverture : vous y êtes. Laissez-vous faire."
"La montagne nous communique sa force, son rayonnement, sa générosité. Immuable témoin du monde, cette posture nous prépare à agir à partir de notre lieu de stabilité."

Pour les Marie mariées fort marries (voir désespérées) qui ne doivent pas tout le temps se marrer : le yoga du "cot cot" quotidien (spécial maman-poules).
Vous avez des montagnes de vaisselle à laver, la posture de la montagne va vous aider à apprivoiser le lavage de vaisselle.
Écartez d'abord les pieds à la largeur des hanches. Le poids du corps est également réparti sur les orteils et les talons. Repoussez lentement le sol avec vos pieds, vous vous sentez grandir. Votre corps se redresse de bas en haut comme une fleur qui s'élance vers le ciel. La lenteur vous donne le temps de sentir comment chaque partie du corps se place dans l'axe vertical. Pour faire la vaisselle penchez vous en avant en vous pliant à partir des hanches, puis plongez les mains dans l'eau en restant conscient de votre posture et de votre souffle. La posture vous enseigne comment cultiver la patience et la présence face à cette corvée (transformée en corps vrai) : le lavage de vaisselle.



Elections muni-si-pâles pour l'ancien (41 années d'exercice) maire, les temps changent (comme dirait Bob), on n'entendra plus ses "slogans de velours" : "Ma vie c'est ma ville" ou le fameux "Je suis content que vous soyez content" qui venait conclure le "Vous êtes content ?".
Dans ma commune, si le maire sortant n'est pas content, l'heureux nouveau rose azalée ! (le renouveau Rosazza l'est !).




Nous avons l'honneur de vous présenter un des élus de nos yeux et de notre cœur, l'azalée rose située à quelques pas de la maison où rêvent les arbres (notre demeure). Une pensée santé pour Liliane qui nous l'a offerte, il y a bientôt vingt ans.
"Sakura " en japonais signifie : cerisiers en fleurs, mais vous qui savez, comment dit-on azalée en fleurs ?
"Sayonara" !
さようなら。