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samedi 1 mai 2021

"Jodo philo"

"Une seule fenêtre illuminée dévore toute la nuit."
Jodo
"Les souffrances familiales, comme les anneaux d'une chaîne, se répètent de génération en génération jusqu'à ce qu'un descendant (dans ce cas, peut-être toi ?)  en prenne conscience et transforme sa malédiction en bénédiction."




Maladie : mal à dire, mal est diction !
A un moment donné, il faut arrêter de se sentir abandonné, délaissé, blessé, isolé, désolé, "covidé" !

"Sous chaque maladie se trouve l'interdiction de faire quelque chose que nous désirons ou l'ordre de faire quelque chose que nous ne désirons pas.
Toute guérison exige la désobéissance à cet interdit ou à cet ordre.
Et pour désobéir, il faut se débarrasser de la peur enfantine de ne plus être aimé, c'est à dire abandonné.
Cette peur entraîne un manque de conscience : Celui qui en est affecté n'a pas conscience de ce qu'il est vraiment, car il essaye d'être ce que les autres attendent qu'il soit.
S'il persiste dans cette attitude, il transforme sa beauté intime en maladie.
La santé ne se trouve que dans l'authenticité.
Pour parvenir à ce que nous sommes, il faut éliminer ce que nous ne sommes pas.
Le plus grand bonheur, c'est d'être ce que l'on est."

"Walt Dessiner" :
"Je me sens mahousse, je vais mickey le système."
"Je n'ai jamais pu supporter Walt Disney....
Je n'ai jamais pu soutenir les albums dans lesquels d'innocents animaux se trouvaient obliger d'adopter les atours répugnants de l'homme."

 Toutafédaccord ! C'est comme ces photos de chiens à qui on fait dire des conneries.




"Arbre géniale logique" !!!
"L'individu n'est pas qu'un simple individu mais un arbre généalogique.
Les forces vivantes de nos parents demeurent en nous.
Ils sont dans notre vie des forces à la fois positives ou négatives. Ces personnes vont s'unir pour forger un vaisseau et c'est ce navire qui porte chaque être vers l'infini !"
Nos familles, notre environnement, notre destin nous mènent en bateau. Mais si l'on arrête de se perdre de vue (qui ne s'aime pas, "ne peut pas se voir") et si l'on s'entraîne à ouvrir son champs de vision, à porter un regard différent sur la vie, peut-être que celle-ci sera un grand fleuve tranquille !!!

En voilà un qui chante la nuit pour agrandir son chant de vision : 
"En entendant chanter le rossignol, comment ne pas sentir qu'on ment ?"



"Les parents sadiques, délibérément cruels, sont relativement rares et pourtant nous avons tous été abusés d'une manière ou d'une autre."

Vive les chasseurs déprime !
L'a bien raison Jodo :
On a tous été abusés, baratinés, battus puis on s'est tous retrouvés : désabusés, ratatinés, abattus !
Certains d'entre-nous ressemblent à des chiens chiants qui se bagarrent autour d'un os (bon placement, valeur en hausse) :
Nonobstant la nonostalgie ambiante (style "c'était vieux avant"), le vent pire "Noce-feras-tu" chercheras à tout prix à avoir un "Oscar" !
"Un oiseau né en cage, croit que voler est une maladie !"



Jodo :
"Quel âge a le ciel ?
Je cesse de me sentir vieux."

Ahivanof :

"Si l'homme n'entend pas sa voix intérieure, c'est qu'il fait trop de bruit, non seulement sur le plan physique, mais aussi dans ses pensées et ses sentiments."
"Crédit illustration" :
Moebius "L'incal" (ces merveilles aériennes du début et fin de cet article), MC Esher (la boucle au milieu du message) !!!

 Yamasté !

vendredi 18 mars 2016

"Le conte est bon : Nasr Eddin" n° 6



"L'Ahimsa (la Non-violence) n'est pas compatible avec la crainte."
Gandhi

Voici une autre façon de présenter l'histoire du grammairien (message du 11.03.16). Cela vient de "Nasreddin et Samira" (Patrice Lesourd et Céka).



"Une méprise de mains prises" :
"Mulla Nasreddin partait pour un voyage lointain, aussi s'était-il muni d'un cimeterre et d'une lance.
En  chemin,  un bandit armé d'un simple bâton se jeta sur lui et le Mulla se retrouva tout nu.
Quand il parvint à la ville, il raconta sa mésaventure à ses amis qui lui demandèrent comment il se faisait que muni d'un cimeterre et d'une lance, il n'ait pu avoir raison d'un voleur armé d'un simple bâton.
- Le problème, expliqua Nasreddin, est justement que j'avais les deux mains prises : l'une pour le cimeterre et l'autre pour la lance. Comment vouliez vous que je m'en sorte ?"

"Le sale air de la peur te fait payer cher l'addiction" :
La peur, ça r'met la raison en question, ça r'mue le ciboulot, alors pour l'effacer, il faut calmer le jeu, réfléchir et s'armer de ... patience !
N'fais ni le buzz parano, ni la bise à l'angoisse, ça t'fous la poisse, après t'es à cran et ça craint !
Arrête ton char et sors-en, n'dégaine pas ta rengaine de haine et sème tes graines de voix, de joie, d'amour et d'humour :
Aimons nous et animons nous les uns les autres !!
Pratiquons un genre de "Yoga du cerveau", ne restons pas fixés, figés sur une seule et même posture intellectuelle, n'hésitons pas à en changer et à choisir une posture délicate à prendre, qui nous en fait voir (mais qui permet de mieux "se voir", d'en savoir davantage sur nous-même).
Et le cœur vaillant, posons-nous la question adéquate :
A quoi bon s'armer d'un savoir inutile ?



"Quand il y a le silence des mots, se réveille bien souvent la violence des maux."
Jacques Salomé ("T'es toi quand tu parles").

Où tu vas, tu es !
Si tu vas à la guerre, là où tu vas, tuer tu haïs ...
Tu es dans ce que tu fais !

"Un jour, Mulla Nasredin alla chercher du bois dans la forêt. Il mit les fagots sur son dos et enfourcha son âne et prit le chemin de sa demeure. Les gens qui le croisèrent en route, rirent de lui :
- Pourquoi portes-tu les fagots sur ton dos au lieu de les charger sur ton âne ?
- Hommes de peu de foi, non seulement cette pauvre bête me supporte mais en plus vous voudriez que je la charge d'un poids supplémentaire ?
C'est pour ne pas l'alourdir que je porte les fagots sur mon dos !"




Comme souvent, le sage Nasreddin fait l'idiot et se faisant, dans ce conte d'antan, il décrit si bien notre monde moderne !
Dans cet univers serré et étouffant, au lieu de prendre des airs, nous ferions mieux de faire respirer notre vie, de nous faire plus petit, d'avoir (et de faire) moins de besoins.
De là, viendra la vraie légèreté !
Et qu'en dit notre joyeux joyau l'heureux Jodo ?
"... Si l'âne symbolise le corps, le bois un problème et Mulla l'intellect, on pourrait dire qu'il existe des personnes qui croient se débarrasser du poids d'un problème en le comprenant, c'est à dire en l'intellectualisant.
- J'ai tout compris, disent-elles mais, en fait, elles n'ont rien réalisé.
Elles portent toujours le problème .... elles n'ont rien solutionné."

La transformation !
Voilà ce que Jodo a réveillé en moi, l'art de faire feu de tout bois. Tout est signe, signal à déchiffrer.
Et tout cela se transforme et nous met en forme.
Comme disait si bien le "pisscanaliste" (qui parfois, ne se sentait plus pisser et dont certains jeux de mots étaient à se pisser de rire) Jacques Lacan :
"Tout est un signifiant."
Terrien, t'es rien !
Humeur, humus, humain, humilité, humidité, sont tous de la même famille !
Si on l'a à la bonne, humeur devient humour.
On compose avec la vie, on s'amuse avec sa muse et quand la fête est finie, on se décompose. De l'humus naît l'humain qui en redonne à son tour, cela donne du sens à sa vie !
S'il sait rester humble, l'homme élégant demeure réceptif, intuitif et conscient.
Son temps s'écoule cool. Cela coule de source !
Cela n'est réservé qu'à l'homme simple, peinardeau comme un renardeau, curieux mais pas furieux, cultivant la sobriété heureuse, avec de l'appétit pour autrui (humain dans la main, univers l'uni) !
Ce gugusse-humus n'hésite pas à ressembler à Nasreddin lisant une sourate claire et nette comme une clarinette bien jouée :
"Celui qui tue un homme, c'est comme s'il avait tué toute l'humanité,
s'il sauve un homme, c'est comme s'il avait sauvé toute l'humanité !"
Sourate Al Maide 32
Allez, bande de guignols, de branquignols, de oufs et de pignoufs, ne portez plus vos problèmes et vous verrez, vous vous porterez mieux !!!
"Salam Alekoum" !



vendredi 2 octobre 2015

Les contes de Jodo


"Les contes nous parlent de notre vie."
Jodorowsky

Revoilà le mulla Nasreddin, le fou qui rend sage (ou le sage qui rend fou ?) :
"Mulla Nasreddin a de sérieux problèmes d'argent, il décide de vendre la maison familiale. Pris à la gorge par des créanciers qui n'en peuvent plus de patienter, il accepte de vendre son bien à un prix dérisoire mais avec une condition :
- Laquelle ? demande l'acheteur sans scrupule.
- Vous voyez ce clou sur le mur, mon père l'a planté là, il y a bien longtemps,, c'est le seul souvenir qu'il me reste de lui !
Je vous vends la maison mais je reste propriétaire de ce clou et bien sûr, je garde le droit de pendre ce qui me plaira.
L'acheteur se dit que ce n'est pas un clou qui va l'empêcher de faire une affaire immobilière. Il accepte la clause du clou.
Le lendemain, le Mulla lui rend visite et demande à voir son clou.
- Pas de problème, répond le nouveau propriétaire. Nasreddin entre, se recueille devant son clou et repart.
Quelques jours plus tard, il revient avec une photo encadrée de son père et l'accroche sur le clou.
La fois suivante, il arrive avec un manteau qui appartenait à son père :
- Je vais le pendre sur mon clou, dit-il à l'acquéreur agacé.
Et un jour, le Mulla se présente devant sa porte en traînant une carcasse de vache.
Le proprio stupéfait lui demande :
- Mais que venez vous faire ici avec cette carcasse bovine ?
- Bien, je viens la pendre à mon clou, pardi !
Ce qu'il fait devant le regard médusé du propriétaire qui se sent impuissant. Les jours passent, la carcasse dégage une odeur désagréable qui devient, quelques jours plus tard, tellement insupportable que l'acquéreur finit par quitter cette maudite maison. C'est ainsi que le Mulla a récupéré sa demeure."





Voilà, je cite de mémoire et à ma manière. Ce conte éloquent, nous dit de rester vigilant afin d'éviter que personne ne vienne planter son clou, son culot dans notre vie.
Accepter un clou, aussi petit soit-il, c'est prendre le risque de tout perdre !
Dans ce monde sans âme mais pas sans armes, il est toujours possible de rencontrer un dégueulasse qui se décarcasse pour te mettre en rogne, à cause d'une charogne dont il t'embarrasse.
Parfois même, il (ou elle) t'embrasse et c'est le baiser qui tue.
Il existe des couples pros de l'embrouille qui se débrouillent pour se faire des coups vaches, ou s'envoyer des mots tordus. Les "mots dits" tout de go ou par texto "SMS" (Sado Maso Système) blessent et laissent des traces.
Après ces séances de violence, les éclopés vont clopin clopant.
Si en plus, ils ont des problèmes d'addiction à la clope, alors là, leur affaire pas nette, c'est pas des clopinettes, n'est-ce pas Jodo ?

"Je ne suis pas contre les fumeurs mais cela me fait de la peine de les voir fumer. Chaque cigarette est un clou. Chaque expérience, chaque chose que nous acceptons et qui ne nous correspondent pas, reviennent à laisser entrer le cadavre de la vache chez soi."

Cela me fait penser à "Bogie" (Humphrey Bogart), grand acteur et grand fumeur qui donnait aux cigarettes le doux nom évocateur de :
"Clous de cercueil" !

"Savez-vous planter les clous ?"
Savoir dire "Non", c'est dire son nom, s'affirmer.
Savoir dire "Des clous ... tu peux toujours courir", c'est éviter de souffrir en courant à sa perte.
Avoir du "savoir-flair", sentir que l'on est en train de se planter ...

Le clou du spectre-claque :
N'enfonçons pas le clou. Bien au contraire, contraindre ce contrariant et abject objet, ce métal fatal qui sent la peau de vache. Retirons-le et flanquons-le dans le bac "récupération des métaux" !

... Avoir du savoir-faire et le faire savoir. Créons notre blog et rendons le plaisant et élégant. Semons des "bologs" nourris avec amour, humour, un peu de savoir et beaucoup de saveurs !!!

A bon entendeurs, salut !

P.S : Les "Contes de Jodo" existent en vidéo, sous forme de courts films d'animation, en "ombres chinoises" et commentés par Jodo. C'est un régal pour les yeux et pour l'esprit. Un in-conte-tournable dans votre dévédéthèque, drôle et profond, on ne s'en lasse pas, à voir et à revoir !!!
Ci-dessus, un aper-sous, non, ci-dessous, un aperçu ... le conte est bon !

Les Contes De Jodo Le Secret De La Richesse Mai 1998 Canal - vidéo dailymotion






vendredi 6 février 2015

"Blagues et Nasreddin" n°2


"Désunis, nous courrons à la catastrophe.
Unis, nous y parviendrons."
Cioran

"Salam slam"
C'est l'histoire d'un mec qui ne sait plus où est La Mecque ?
Si ça se trouve, il confond avec Jérusalem.
D'où le dilemme, quelle est la ville qui l'aime ?
Il se rend dans une bibliothèque,
repère le Charlie hebdo historique
et se dit : le problème,
c'est le jugement de l'hystérique.
Il n'y a que basse flemme à traiter cela de blasphème.
Mais où est donc passé l'esprit soufi qui sème ...
tant de belles pensées pacifiques ?
Il observe les gens présents et se demande quand même
s'il faut laisser croître, d'un côté, ces "cannibales lecteurs"
qui lisent avec des oeillères, à Thora et à travers,
et d'un autre côté, ces tueurs
qui lisent à l'envers
et font semblant de se tenir au coran, tralalère.

Le type slame sur lisse lame d'un couteau qui coupe et qui divise.
Il slalome entre "Shalom" et "Salam Aleikoum" !!
Cela donne un slam assez cool :
Que la paix soit avec toi.

Blague juive, vive l'auto-dérision :
"C'est l'histoire d'un juif qui rencontre un autre arabe."



Comme disait Coluche "il y a trop d'étrangers dans le monde".
Pourtant, si l'étranger nous fascine, il nous façonne aussi !
Heureusement que Nasreddin Hodja, ce sage "fou à lier", est là pour faire le lien entre les religions et pour les relier à la terre, au concret, à la réalité.

Je convoque mon "inter-prêtre" (qui fait le lien entre les religieux et traduit le sens caché et profond des choses, avec un ton goguenard) Alexandro Jodorowsky et aussi, donc, Nasreddin, qui parfois peut faire, comme dirait le poète expert Shakespeare, "Beaucoup de bruit pour rien".

"En descendant de la terrasse de sa maison, où il vient de faire la sieste, Nasreddin rate une marche d'escalier et roule jusqu'en bas.
- Que se passe t-il ? lui crie sa femme qui, de la cuisine, a entendu le bruit de sa chute.
- Rien d'important, répond Nasreddin en se relevant tant bien que mal. C'est mon manteau qui est tombé dans l'escalier.
- Ton manteau ? ! ... Mais ce bruit !
- Le bruit, c'est parce que j'étais dedans !"
On ne connaît pas le visage de notre fameux personnage, mais apparemment, par ce déni, il nous montre que son non est personne. En tout cas, si d'allure, il se trouvait être charmant et comédien né, alors, ce serait un vrai tombeur.

Mulla gaffeur ("Mulla gaufre" me souffle le Capitaine Haddock), si tu te racontes des histoires abracadabrantesques, fais gaffe car plus dure sera la chute !
Alors comme ça, Nasreddin ne tombe pas, ça doit être sa doublure de manteau qui fait la cascade et la dégringolade à sa place.
C'est ainsi, Mulla se dissocie avec une partie de lui-même.
Par exemple avec un manteau doublé de fourrure qui se gondole à chaque foi que lui-même éclate de rire, lorsqu'il se raconte ses blagues.
Par empathie, même s'il s'emberlitricote un chant d'ail et se prend une veste, le cher habit en fourrure peut devenir un manteau de fou-rire !!
Il se peut que le Mulla se fasse un peu ani-mal, à nier ainsi son animalité (symbolisée par le manteau de fourrure).
Il lui serait souhaitable de laisser son mental sur le "porte-mentaux" avant toute descente inopportune.
Si le manteau élémentaire est l'acteur, alors  Nasreddin est le spectateur de lui-même.
Mot-teur, action, ciné-mot, coupez !

Laissons un pratiquant du déni de même acabit, s'exprimer :

"- J'ai fait une mauvaise action, une action destructive, mais je ne m'en sens pas responsable. J'étais entraîné, "Djihad Joe", j'ai été entraîné, c'était plus fort que moi, youkaïdi al kaïda !"

D'autres variantes sont possibles signées Jodo et titrées par moi-même :

"Être excrèment psy rituel."
"Je fais mes besoins mais cela ne me correspond pas. Je suis un être extrêmement spirituel, jamais je ne pourrais faire pareille chose. C'est une partie de moi qui le fait."

"Abstinuance ! Gare au gourou !!"
"... Comme ce gourou, à New-York, qui a mis enceinte quatre de ses disciples en même temps, alors qu'il prêchait l'abstinence."
Lui, il ne risque pas de faire tomber son manteau à sa place. Né en 1946, dans le journal "Vaillant"
c'était un personnage inspiré de Nasreddin, mais plus orienté dans l'action, se moquant du vizir avec des facéties plus réalistes.


Vu à la télé : un documentaire bien intéressant sur le journal "Pif Gadget". J'ai redécouvert plusieurs personnages de B.D que je kiffais dans Pif.
Avec Rahan et Docteur Justice, y'avait du coup de massue mastoc et de la planchette japonaise balaise, ça faisait Pif Paf.
Avec Gai Luron et le concombre masqué, on pouffait de rire.
Mais je dois dire que la série "Nasdine Hodja", et bien je l'avais laissée un peu tomber, Plouf !, dans le lac de l'oubli, juste de vagues (vaguelettes) souvenirs.
Et pourtant c'était bien ... C'était bien un Nasreddin Hodja plus sérieux, on lui avait simplement ôté le "red" de son nom (ce qui tout de même un comble pour un hebdo communiste !).

Apparemment le journal Pif (ex "Vaillant" d'après-guerre) reprendrait du service. Il n'y a que le Docteur Justice (créateur de vocation genre "Médecins sans frontières") qui puisse sauver le monde.
On lui souhaite bien du courage !

Allez, portez vous bien et restez "Vaillant" (sinon, Rahan, c'est bien aussi, quoique parfois, il n'hésite pas à s'inspirer de Nasdine lorsqu'il utilise l'unique technique de sortie de puits, mais comme c'est le même scénariste qui signe les histoires des deux héros cocos, y'a pas d'lézard !).






vendredi 25 juillet 2014

"Neuf mois pour un toit"


"De façon vulgaire, un acte de psycho-magie,
c'est comme donner un coup de pied affectueux au cul de la réalité."
Jodorowsky
Nous nous trouvons entre deux mondes. Nous sommes le cul entre deux chaises, on voudrait bien mettre en bière le monde qui finit (celui si imposant de la finance) mais comme on a du mal à faire naître le nouveau (celui de la solidarité), on n'est pas sorti de "l'auberge des écus" (entre deux chaises). L'accouchement est difficile et douloureux. Pour l'instant, il nous manque un élément du peuzeul, la fraternité !
Surtout que les dirigeants hommes ne sont pas sages et qu'on ne dispose pas de sage-femme pour ce genre d'accouchement.
Quel acte de psycho-magie va-t-on trouver pour sortir de cette impasse ?
Vous doutez de l'efficacité d'un tel procédé, vous dites que c'est de la méthode Coué, de l'effet placébo. Vous avez raison, mais il est grand temps de revenir à la simplicité, à l'humilité et au pragmatisme. Si ce placébo peut rendre service, pourquoi ne pas l'utiliser ?
Vous êtes toujours sceptiques ? Alors écoutez donc mon histoire (mais avant, allez lire les messages "Tanguy et Laverdurette" datés du six et dix septembre 2013) :

                                                              

"Peryan jacte psycho-magie".

Il y a neuf mois, après un peu plus de deux ans et quart de vie commune pas ordinaire, le couple Merfan-Peryan excédé et déprimé donne rendez-vous aux tappeurs d'incruste Tanguy-Laverdurette. Merfan prend la parole et propose au duo d'jeunots de parler de l'avenir.  Elle pose des questions, les précaires pessimistes semblent absents, ne sachant pas trop quoi répondre. C'est alors que Peryan intervient :
- Parler, jacter sur l'avenir ne suffit plus. C'est de concret dont nous avons besoin, il faut acter, parier sur l'avenir.
- Et alors ...
- Alors, Jodorowsky parle d'acte de psycho-magie. Plutôt que de jacter pendant des heures de nos malheurs, je préfère acter et qu'on prenne un "rendez-vous conte qui finit bien". On parie (on prie) sur votre départ pour dans neuf mois. On n'a pas le choix, sinon chacun restera dans sa prison mentale perso, sur son "Kant à soi" (avec sa propre philosophie), mais pas chez lui ! Personne ne sera content et tous auront le sentiment de ne pas vivre vraiment leur vie.

Alors vive le projet "Neuf mois pour un toit" !
Pourquoi neuf mois ? me direz-vous.
En fait, c'est plutôt symbolique (un acte de psycho--magie se marie bien avec le symbolisme), neuf comme nouveau, on se donne le temps de briller comme un sou neuf, on s'espère tout nouveau tout beau. "Aidant" ce monde de nouveauté (par la pensée positive), Tanguy et Laverdurette accoucheront, après neuf mois de grossesse, d'un "Bonaparte manchot" (bon appartement chaud car loué en juillet). Avec leurs bras, ils combleront les vides  et videront nos combles. Quand à nos embarras respectifs, ils disparaitront, bon débarras !!!
Mais il ne faudra pas oublier de prononcer la formule magique "Abracadabra" sinon l'acte sacré (il faut y croire) et secret ne sera pas suivi d'effet et alors le couple sera défait. Sérieux comme un pape, j'ai maintes fois répété le "Abracadabra" à la manière d'un mantra. Ainsi, malgré les difficultés du duo (emplois très précaires et pas cher payés, coûteux permis de conduire, pessimisme minant et dominant, excès en tout genre ... excès taiera), j'ai laissé macérer ma mixture alchimiste (bon slogan motivant, délicieuse visualisation positive, agréable pensée créatrice, parfaite formulette amulette) ...



... Et le temps est passé comme il sait si bien faire et tout ce qui a été visualisé s'est réalisé :
La récidiviste Laverdurette vient d'avoir son permis de conduite, par l'intermédiaire d'un sympathique collègue de travail, un superbe appart attend leurs cartons. Illico presto Tanguy trouve un boulot avec un contrat plus intéressant que le précédent. Il prend l'engagement d'apprendre à compter ... pour lui et pour les autres. Laverdurette amincie est ravie et ravissante, Tanguy sourit plus souvent, l'effet de la mixture qui rend la vie moins dure ?

Je me souviens de ma période conférence "Cabaret mystique" de Jodo. Un jour, sur le thème de l'argent, il parle d'un acte psychomagique qui consiste à garder un gros billet dans sa poche et comme l'argent attire l'argent ... Je ne sais ce que cela vaut mais ça ne coûte rien et peut-être qu'enfin de conte ... je me "sou-vient".
Spéciale dédicash à "Fireman" Tanguy, voici un extrait de cette "compte-fait-errance" :



Alejandro Jodorowsky : Un mari regarde la télévision tandis que sa femme prend une douche. On sonne à la porte et le mari crie : "María, va ouvrir, je regarde mon match de football !". Sa femme sort de la douche, enveloppée dans une serviette, et va ouvrir la porte. Leur voisin la regarde et lui dit : "Madame, si vous enlevez votre serviette et que vous me laissez vous voir nue, je vous donne mille euros". María réfléchit quelques secondes et ensuite laisse tomber la serviette. Le voisin paraît la dévorer des yeux, il lui donne mille euros et il s’en va. La femme va dans le salon, heureuse avec ses mille euros. Le mari lui demande :
"Qui c’était ?". Elle répond : "Le voisin". Le mari sourit : "Ah, je suis sûr qu’il est venu me rendre les mille euros que je lui avait prêtés !"
Cette blague peut être très profonde si on lui donne un symbolisme métaphysique. Il y a un propriétaire, tout puissant, qui surveille un jeu qu’il a créé : il est Dieu face à son Univers. Et la femme nue, c’est l’âme du monde, comme on la représente dans l’Arcane 21 du Tarot … Toi tu es le/la voisin/e, on t’a prêté mille euros, quelque chose d’une immense valeur, la vie. Toi, le voisin, tu es l’Ego, l’individu. Tout ce que tu as, on te l’a prêté. Cette vie tu devras la restituer. Tu partiras sans rien. Tu meurs continuellement, en te transformant. Avant de mourir tu veux te connaître, arriver à être ce que tu es, à voir ton âme dans toute sa beauté infinie. En travaillant avec persévérance, en méditant, par l’introspection, tu arrives à la sentir, mais pas comme tu le voudrais, pas totalement. Tu sais qu’elle est d’une immense beauté, parce qu’elle ne peut pas être autrement. Si tu es vivant/e, c’ est parce que l’Univers t’a produit/e, et, comme toutes les créations divines, ton Être essentiel est sublime…
L’homme qui surveille la télévision demande : "Qui c’était ?". Et sa femme, qui garde les mille euros parce qu’elle pense qu’ils sont à elle, qu’elle les a gagnés en se montrant, répond : "C’était le voisin". Dieu lui répond : "Ce que tu penses être à toi, ne l’est pas. C’est à moi".
Mais, d’où vient l’énergie du poste de télévision ? Il est relié à une source. Si on l’en déconnecte, il s’éteint. Tu es comme un téléphone mobile : si tu es déchargé, il suffit de te rebrancher et de te mettre à charger pour que tu fonctionnes à nouveau. Tout ton être, avec son Ego, son Être essentiel, son Âme, son Dieu intérieur, doivent être reliés à l’énergie cosmique, divine. Si tu ne t’unis pas au Tout, tu ne connais pas la joie de vivre.

Le duo d'minots minés vient tout juste de finir de déménager. Ils ont fait feu de tout bois, je leur souhaite maintenant de continuer à faire vœux de toute joie.
Nous vivons entre deux mondes : un monde de vieux (jaloux) qui n'aiment pas les jeunes (ils ne leur laissent pas de place) et un monde neuf, jeune qui n'aimera pas les envieux (qui ne pensent que "caca-rente" et "vie de palace"). A noter qu'à l'écoute, "vie de palace" s'entend aussi "vide-place" !

Votre serviteur qui n'a toujours pas de "rolex" à plus de cinquante ans, vous dit à bientôt, caresses et bises à l'œil !!!


Crédit dessins : Geluck, le dessinateur "porte-bonheur" (Geluck égale "Good luck", bonne chance !!!)

vendredi 30 mai 2014

"Blagues et Nasreddin" n°1


"Placez votre main sur un poêle une minute et cela vous semble durer une heure.
Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et cela vous semble durer une minute.
C'est cela la relativité."
 Albert Einstein





"Âne agram" :
C'est bête mais c'est un "signifiant", aurait dit le philosophe Jacques Lacan. Cela a un sens, avec les mêmes lettres, on a deux mots différents (quoi que ... à la réflexion, peut-être pas vraiment) : "la vérité" et "relativité".

Dans son "Cabaret mystique", Jodorowsky, comme dans une séance de yoga, nous reliait tous avec le chant calmant et énergétisant du "Om". Puis, il faisait son travail de joyeux décodeur spirituel. Le lieu anodin devenait à nos dieux (inté-rieurs), anoblie, "L'école des mines" se transformait en école des mines réjouies. Séduisant avec son accent chilien (Ah ! son "C'est incroyable !", ou  "Quelle mervei-yeux !" ... un régal), le vocalchimiste nous aidait à voir autrement. Il n'hésitait pas à transformer une blague grossière en histoire initiatique gorgée de sens, sucrée sacrée, succulente, ceci pour nous en faire découvrir la "substantifique moelle" si chère à Rabelais. Si l'on est à l'écoute, le présent est un cadeau élégant et géant, sinon c'est un "cadeau" crado et gênant, voici deux petites plaisanteries sur ce sujet (présenteries devrais-je dire) "comment t'es" signées Jodo :

"La locataire d'un grand immeuble d'une ville nouvelle va à la clinique, rendre visite à la gardienne qui vient d'accoucher.
- Mais, s'étonne la locataire, si vous me permettez une question indiscrète, vous êtes célibataire, je crois ?
- En effet, répond cette dernière.
- Et quel est l'heureux papa de ce charmant bambin ?
- Ça, dit la gardienne, je n'en sais rien. Vous savez, j'ai autre chose à faire, quand je nettoie mes escaliers, que de me retourner à chaque fois !"
Cette blague me rappelle une histoire de Mulla Nasrudin, le héros de  très belles histoires initiatiques soufies.
"Mulla Nasrudin, assis à l'ombre, regarde le chemin, tandis que sa femme, assise, le dos tourné, regarde de l'autre côté. Tout à coup, elle dit à son mari :
- Que c'est beau ! C'est plein d'oiseaux et les nuages sont merveilleux. C'est vraiment splendide !
- Je ne vois rien !... De mon côté, il n'y a ni nuages ni oiseaux."
Mulla Nasrudin ne fait pas le moindre effort pour regarder du côté de sa femme. Il ne voit que son monde et c'est tout. De même, cette gardienne ne prête aucune attention à ce qui lui arrive par derrière. Cela ne fait pas partie de son monde et, de ce fait, cela ne lui appartient pas.



Je remercie Jodorowsky pour ces récits et je dis bravo à Jodo pour ses propos.
La question posée est celle de notre réalité, vit-on en costume, en "pose-ture" tailleur "Chanel" ou habitué au naturel charnel, incarcéré dans sa prison mentale ou bien incarné ?
Dans mes séances yogiques, je reviens en corps et toujours au concret, à la matière, à l'espace. Ainsi on sculpte le souffle, on s'abandonne sur le tapis, on profite du sol, on écoute le son de son souffle. On écoute tout ce que notre corps nous dit, nous fait sentir (autant les sensations désagréables - on ne se "sent" bien que quand on a mal - notre tendance "naturelle", que les sensations agréables). On ne part pas dans toutes les directions, mais on reste conscient de notre espace (on y prend place), d'ailleurs on ne part pas, on reste là, ici et maintenant !
- "Vous quittez la posture mais pas la séance."
Nous sentons la présence du sol, de la rue, des autres. Nous sommes tous unis vers l'uni (et non pas luni, c'est à dire : tous dans la lune). Nous vivons une époque opaque où certains artristes chantent leur nombril et écrivent avec leurs pieds. On ne s'occupe que de son petit univers rétréci, on n'est ni consterné ni concerné par ce qui se passe autour. Cependant ne faisant plus appel à notre intellichance, on en subit les conséquences.



Revenons à la première histoire, que dit Jodo :
"Quel est le bébé dont tu es porteur ? D'une façon ou d'une autre tu vas te retrouver avec un enfant dans le ventre, parce que tu ne perçois pas toute la réalité, que tu ne te retournes pas, que tu ne vois pas ce que l'autre voit et ce que l'humanité voit. Tu ne vois rien."
On ne peut vivre dans un monde dont on dirait : cela ne me regarde pas, je ne vois pas ce que j'ai à faire avec ça !
L'homme est las hélas! l'homme est là depuis des lustres. Auparavant, il n'y était pas, c'était l'âge d'or des dinosaures. Et puis un jour, un gros cailloux s'est écrasé sur la terre. Le choc a été si fort qu'il a fini par faire disparaître les dinosaures, par contre des petits singes tout fluets (proches du chimpanzé) ont survécu. Après moults transformations, ils sont devenus hommes plus ou moins malins, du genre à dire que l'homme descend du singe qui descend de l'arbre, qui lui-même descend à la station "Bois de vingt chênes - bois du vin" (vous voyez le genre ... de "rigoulot".
Boire du bon vin c'est le humer, l'aimer, le goûter, le sentir en bouche, voir le verre rempli qui rougit de tant d'égard et là on déguste, on en voit de toutes les couleurs. C'est la fête des papilles et des pupilles, on se sent papillon et bien loin des dinosaures.



Où se place t'on ?
"Sentez l'espace qui se trouve derrière vous ... !"
Quelle est notre réalité ? Calée, notre réalité quotidienne nous conduit-elle sur une voix de "gare-rage" ? Si c'est le cas, il y a un problème de déroute et de routine.
Alors contre la "déroutine", inventons et réinventons quotidiennement notre réalité !!!
La déroutine qui altère notre réalité, c'est bien souvent une question de relativité, n'est-ce pas Albert ?

Bon c'est pas tout ça mais on m'attend là-bas, il me faut "aller sur un plus grand", comme on dit en Belgique. Je vais chez mon amie Catherine. Dotée de bons vins à boire et d'un bon caviste à proximité ("Au grès des vins"), on va se régaler et rigoler avec les histoires de la concierge occupée et du mulla contrariant. Histoires qui racontent nos déboires et qui redonnent de l'espoir aux narcisses qui noircissent leur monde sans jamais en avoir marre, sans jamais être hilares.
Bon vin, bon vent ! Cultivons l'intellichance et ...




Cette fois-ci, comme vous êtes devenus de vrais sages relatifs, vous méritez  bien la vidéo de Daft Punk avec du vrai Nile Rodgers (le guitariste si Chic) dedans et pas une parodie (lire et voir le message du.16 mai 2014).
Crédit B.D : Fabien Ser.