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vendredi 28 novembre 2014

"Qui trop s'agite, erre"


"Les musiciens accordent leur lyre mais oublient d'accorder leur âme. Ce ne sont pas les planètes qui errent mais les hommes."
Diogène
"Au bout de la patience, il y a le ciel."
Proverbe africain





Lorsqu'il s'agit de se taire, par Jupiter, y'a plus personne.
Lorsqu'on lui demande de taire ses agitations, c'est tout un monde.
Mais, par "foi", le sage en lui, va dans son gîte en solitaire.

"Sagitations du sagittaire" :
Salutation à notre guide du zodiaque (J. Bertrand). Ce mois-ci, il s'intéresse aux jupitériens.
"Le sagittaire se croit volontiers sorti de la cuisse de Jupiter. La plus grosse planète du système solaire est sa maîtresse et, dans l'homme zodiacal, le sagittaire figure la cuisse (tout se tient).
La cuisse est le point faible du sagittaire.
Pour le reste, il a une santé de cheval. D'ailleurs, on le représente avec un buste d'homme sur un corps de cheval. Avec un arc et une flèche. Tous ces attributs lui donnent une espèce d'ampleur dans le mouvement.
Le sagittaire prend de la place."


Centaure signifie " la force de cent".
Il se croit facilement sans torts, se sent fort et vit sans temps mort. Ce donneur de leçon tonique, allant à vitesse supersonique, peut-il vivre cent ans ?
En attendant, il fait parfois de la philo de rigolo, tel Woody Allen (natif du signe) :
"J'ai des questions à toutes vos réponses."
"Pour qui te prends tu ? Pour Dieu ?
- Il faut bien que je prenne quelqu'un pour modèle ..."
"Dieu est mort, Marx est mort, et moi-même, je ne me sens pas très bien."
"L'éternité c'est long, surtout vers la fin."

Idéaliste, enthousiaste, il s'agite parfois sans s'ajuster, alors il s'expose à se retrouver vite en porte-à-faux avec la réalité. Il s'emporte (sans porte de sortie), mais il sait se tenir (il ne veut pas ternir son image sociable).
Jupiter pose sa foudre et rentre tranquillement dîner avec Junon et les enfants.
Le goût du jeu, du risque (et notamment de la vitesse), peuvent compromettre sa réussite et même sa vie.
Bon vivant (il se tape facilement sur les cuisses), gourmand (se tape la cloche), jovial (des soucis, il s'en tape), amical (tape le carton), sportif (tape la baballe), de vie il se régale.
Ce descendant du centaure ne se sert pas la ceinture (quoique le spécimen "sage" puisse se satisfaire du strict nécessaire). Socialement parlant, on le retrouve tout naturellement parmi les "gros bonnets" ou les "grosses légumes".
"Le sagittaire est souvent sage, mais il éprouve aussi le besoin de s'agiter."
"Le sagittaire est un signe de feu. C'est le dernier feu de l'automne. Il voit loin.  Il joue les guides, les prophètes, les gardiens de phare. Il a l'esprit de synthèse. Il fait un excellent professeur, un remarquable organisateur."
Il a besoin de s'extérioriser. S'il ne lui donne pas de but valorisant, la flèche de son esprit peut se retourner contre lui-même.
A noter que le sagittaire pilote auto doit faire gaffe aux tête-à-queue (de cheval !).
L'impétueux étalon, devenu plein de sagesse et de talent n'est pas impatient, il lit Bobin (natif du taureau) et s'en porte bien :
"Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art."
Christian Bobin



Afin que le sagittaire puisse se dégourdir les pattes, gambader à son aise, voici une vidéo "grands espaces finlandais" accompagnée par la si belle musique du compositeur sagittaire Jean  Sibélius.
Je vous laisse sur ces exquis paysages musicaux.
Allez, bon vent !

Crédit images : "Le monde de momo".


vendredi 31 octobre 2014

"Vertige de ce corps pion"


"Le même fleuve de vie qui court à travers mes veines nuit et jour court à travers le monde et danse en pulsations rythmées".
Tagore ("L'offrande lyrique")

Muriel Reiki me dit :
"Les parkinsoniens ne supportent pas les ordres. Du coup, ils se protègent et cherchent à tout contrôler".
Bref, là où ils doivent s'abandonner, lâcher-prise, ils ne lâchent rien, résistent et font plutôt du "fâcher-crise". Ce qui en langage corporel peut se traduire par angoisses, vertiges et tout le tremblement !
Attention haute tension (le chanteur Gilbert Bécaud, surnommé "Mr 100 000 volts", était scorpion), pour Mme Spasmes et folie ou Miss Parkinson, la tentation est grande de s'installer et de prendre les commandes de "ce corps pion". Pierre Vassiliu (scorpion parkinsonien) a vacillé sous son emprise à la fin de sa vie.
Moi-même, ayant la chance d'être lent, je me sens surtout chancelant (n'ayant pas le pied marin, je ne fais guère le malin) et cherche simplement à vivre heureux en attendant, la mort dans l'âme, le vaccin anti-tocsin (parquisonne le glas ?) ou le remède anti-toxines (un excès de fer dans le cerveau est constaté chez les gens souffrant de cette maladie).

Vertige de l'amour, vertige de l'âme-hors !
Jacques Bertrand nous décrit le signe astrologique du moment :
"Le scorpion danse à petits pas avec Éros et Thanatos. Il est prêt à se laisser mourir de plaisir mais, à la moindre douleur, il se sent revivre. Il ne cesse de se détruire et de renaître à longueur de journée. Le Phénix - l'oiseau qui renaît de ses cendres -, c'est lui."

Que d'émoi et que de mois qui défilent à vitesse T.G.V, nous voici déjà rendus au mois de Novembre.
"Le mois de Novembre est perçu comme le mois le plus sombre de l'année ...
... Malgré cela et comme toujours il y a de belles journées, éblouissement du soleil ... qui nous regarde droit dans les yeux et se laisse accrocher par les feuilles qui bruissent sous nos pas."
Tiens Mme Litzler ("Les saisons du yoga") est de retour, quel style ! Même les durs de la feuille, qui n'entendent rien à la poésie, apprécieront cette douce musique, cette goûteuse nourriture spirituelle.
Bienheureux le bien nourri dans sa tête car point ne se pourrit la vie.
"Personne ne peut nourrir notre vie à notre place. Si nous ne savons pas voir la beauté, accueillir l'imprévu, si nous vivons par procuration à travers notre conjoint, nos enfants, notre situation sociale ou professionnelle, nous risquons bien de nous retrouver un jour comme des preta* du bouddhisme, malheureux éternellement insatisfaits."

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à ceux qui ne le sont pas ou si peu, les scorpions.
Le scorpion a tendance à se métamorphoser sous l'effet du danger. Ce ré-volté électrique, ce rebelle hyper-sensible, dans un monde de brutes mute et devant un monstre difforme se transforme. D'après l'astrologue ésotérique, en situation de danger, le scorpion se régénère, on le voit changer.
Armé de perspicacité, de calme, de patience, il devient serpent, ce qui lui permet de changer le poison en médoc, le venin en remède.
S'il a un but et s'il vit sans abus, après plusieurs mues et à l'âge mûr, il transmute. Il se sent pousser des ailes et devient un aigle. Il arrondit et agrandit ses angles de vie et de vue.
"La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force."
Plutarque
S'il mène une vie de patachon, abuse de drogues (en son phare intérieur se dira : "de force, la came m'isole"), il est foutu, devient un sanglé cinglé qui s'emploie à s'emprisonner, à s'empoisonner, oubliant qu'il porte toujours au dessus de sa tête son épée de Damoclès. Cet inconscient, ferait bien de se munir d'un sérum contre son propre venin.
A cause de son attitude, le scorpion vénéneux, ennuyeux, est mal aimé. Quand à l'aigle agile qui agit, il est mal vu (mais ça, c'est peut-être à cause de l'altitude).

Doute tu viens ?
"Le scorpion n'a pas l'air tranquille. Qu'est-ce qui inquiète le scorpion ? Rien. Tout.
Le scorpion s'interroge. Il doute. De tout et parfois même de ses doutes."
Gaie quête : piquette ou grand cru ?
" ... Le sexe, est pour lui une espèce de drogue alcoolisée mais dont il use ordinairement - comme d'un vin de table. Le scorpion est - comment dire ? - sexique."
Comme le bon vin, vieillit bien ?
Ça dépend de chacun, prenons par exemple, le chanteur "scorpion" Neil Young (69 ans), il a toujours quelque chose de ... comme son nom l'indique. Il est loin d'être un ... :


"Dead man" (étonnant film de Jim Jarmush, daté de 1996, avec l'épatante musique de Neil Young).

*Étymologie : Preta.
D'après le "Wiktionnaire", preta vient du sanskrit et signifie "ceux qui sont allés de l'avant" (en référence aux morts).
Au niveau religieux, ce sont des démons bouddhistes qui ont un fort appétit de cadavres et d'excréments.
Est-ce que ces espèces de fantômes affamés pretarire ou donnapenser ?

Bonne vie et bonne semaine, caresses et bises à l'œil à tous et ...
"Câlin deuil" ensoleillé à la féline yogini toujours jeune, "Cat", qui, à pas de velours, en Cathy mini, dans ma grotte de la squaw, est venue faire du squat et du s'cat, en Cathy mimie jouant sur l'émotionnel pendant que je jouais sur les maux) !!!

Quand au "chat-dok", il nous dit :




vendredi 24 octobre 2014

"De deux choses lune ..."

... l'autre, c'est le soleil." (Prévert)
"Le monde a tué la lenteur.
Il ne sait plus où il l'a enterré."
Christian Bobin
- Si ça se trouve, c'est sur la lune qu'on a "enluné" la lenteur.
- Tu as raison, c'est depuis que l'homme a mis les pieds sur la lune, que le monde va trop vite.
- C'est à cause du spoutnik, si le temps est pourrik !
- C'est l'ère des excès, tout s'excèslair.
- Ami mal luné, tu as vraiment l'air excédé et désaxé, faudrait peut-être que tu penses à regarder la lune en phase !
- Comme tu dis, je pars illico consulter Dame astro.


Dame astro, vous avez le beau rôle, celui d'éclairer notre petite lanterne, à vous la parole. Chaussez vos besicles astrologiques (vos "lunes nettes") et parlez-nous de la lune et ses cycles.
"Le cycle de la lunaison (rapport Soleil/Lune) s'étend d'une nouvelle Lune à la suivante ; il dure entre 29 et 30 jours soit 29/30 ans, puisque dans ce système astrologique (appelé "progressions") un jour après la naissance égale une année de vie. Quand vient ce moment dans la carte du ciel, on a l'occasion d'une orientation nouvelle aux réalités de la vie, d'un nouveau départ dans ses rapports avec la société et en fonction de la compulsion intérieure que la destinée personnelle peut exercer. L'occasion est là ; il y aura une confrontation, mais souvent la personne ne la reconnaît pas et ne saisit pas l'opportunité : rien n'est inévitable dans les progressions. Le pouvoir du passé, l'inertie des habitudes et des traditions sociales ou religieuses peuvent être si forts qu'on n'arrive pas à changer le cours de sa vie ; ainsi rien ne se passe.
Dans tous les cas, cette nouvelle Lune indique qu'un cycle d'activités et d'expériences est arrivé à sa fin logique et que rien de nouveau ne peut arriver pour stimuler le développement si la personne persiste à continuer dans la voie déjà établie. Cela ne veut pas dire qu'il faut rompre avec le passé mais signifie que, puisque les anciens modes de sentir et d'agir sont devenus plus ou moins vides de sens et de vitalité, soit il faut chercher à les revitaliser le plus possible, soit une nouvelle direction de développement commence à émerger de l'ennui des anciennes formes de conduite."
Fanny T. (tiré de "Les multiples visage de la Lune" d'A. Ruperti et M. Cavaignac)

Dans l'univers, tout est rythme, son ... un porte-temps. Autrement dit :
Dans l'uni vers, tous tes rythmes sont importants ...

La roue tourne, les temps changent !
Me voilà rendu au début d'un nouveau cycle de la lune.
Attention, moteur, ça tourne !
Ce nouveau cycle est-ce pour moi, l'occasion ... ? :
D'avoir un nouveau petit vélo dans la tête (un projet me tenant à coeur, mais pas "hacker") ?
De faire ma vélorution pour que ça ne tourne ni en rond, ni pas rond, ni en "ronron" ?
"Marchez lentement car vous marchez sur mes rêves."
W.B Yeats
Tu "philo vélo" pour faire un tour et tu reviens 30 ans plus tard. C'est un tour de magie chronophage. Au niveau de la durée, si tu te dépêches, le temps te mène en bateau de pêche, il a "des filets" et tu n'l'as pas vu passer.
Pendant le temps du prochain cycle lunaire, je me vois bien ... prendre le temps de ne pas aller trop vite et faire plus court (pour le met-sage du blog, rendre une copie toujours origéniale mais moins copieuse).


Tous tes rythmes intérieurs, respectes-les. Inventes tes rythmes futurs, Django a composé une musique qu'il a justement intitulé :


Fais comme Django, crée une oeuvre insolite insolente (on n'est pas obligé d'aller aussi vite que le guitare héros, Django dans ce morceau au vif tempo, sentait peut-être qu'il ne ferait pas de vieux os*), puis dis :
"C'est moi qui ai fait ça ?"
Ensuite, rajoute comme Pierre Desproges :
"Étonnant, non?"
Au lieu d'en faire des tonnes, étonnes !!!

A voir un projet, se visualiser dedans, l'air frais, vrai, qui fraye son chemin frétillant, heureux comme un polisson dans l'onde qui va comme qui rigole. A chaque cycle son projet, salut le :
"YogAtelierMusical" (1984-2014) et longue vie au blog "YogaMusicothérapie".

* "Yanno pseudo Jodo Django" :
Lorsqu'il devient musicien, le jeune Jean Reinhardt, décide de changer de prénom, on l'appellera désormais Django. C'est un mot romani qui signifie "je réveille". Quelle merveille ! Quelle bonne mère veille (une de ses expressions favorites : oh ! bonne mère !), revoilà le pouvoir dément des mots.
En effet, si l'on écoute bien ce que sous-entend ce "Django", on peut bien en déduire que son décès précoce explique son "rythme futur" vélo-ce. N'est-ce pas ainsi défini ? :
Django égale "jeu réveil" ce qui implique : course contre la montre.
Ainsi, par Django (le jeu du réveil), son temps était compté.
Le mien l'étant aussi, je vous dis :
Allez ciao ! Bande de rigolos, gardez le tempo et à bientôt !



vendredi 26 septembre 2014

"Tristesse de la Balance"


"Change ce que tu peux changer,
Accepte ce que tu ne peux pas changer.
Et sache faire la différence entre les deux."
Parole de sagesse

Laisse en ciel ... ton regard et écoute c'que ta guide te dit, c'que ta bénie et docte Bénédicte te dicte.
"Octobre et ses ciels ; bleu tranchant comme le diamant où gris charbon mêlé d'arc-en-ciel dont la lumière transforme le paysage en conte de fée. Éclats de soleil qui filtrent à travers des nuages bourrés de pluie et qui relient le ciel à la terre. Beautés éphémères qui élèvent l'âme."
N'est-ce pas là "les cent ciels" semble nous dire Barbara (et non pas Bénédicte) Litzler. Mais que se passe t-il un peu plus tard dans le mois ?
"Octobre nous offre encore ces moments suspendus où le vent danse avec les feuilles mortes de l'arbre pour aller, comme ivres de liberté, surfer follement dans les airs, juste avant de retourner féconder la terre. Avec ses feuilles mortes, octobre nous invite au lâcher-prise."
- Le "Là chez Prise", c'est une discothèque branchée ?
- Non, pas vraiment, c'est un art de vie, plutôt débranché.
- Ah oui je sais. C'est au moment des vents d'anges, le cep de vigne qui réfléchit en "vain", observant son raisin mûr, s'adresse à lui  et lui dit :
"Lâche-moi, la grappe" ... quand tu t'agrippes, ça dérape !
- Un peu fou mais pas faux, mieux vaut ne pas s'agripper sinon ça grippe. Alors on s'enlaidit, puis on "s'enraidit", on devient dur de la feuille et mou de la fouille (moins de recherche sur soi). Le lâcher-prise, c'est plutôt :
La réponse de la feuille à l'invite du vent !


"Belle ligne de hanche" : la Balance vient de Vénus.
Au bal, la belle élancée s'élance en silence et danse en cadence. Ses hanches se balancent, en toute innocence, sensuelles mais sans indécence. De ce qu'on en pense, elle samba les hanches !
Sur scène, ça balance, elle s'emballe et lance avec prestance sa sentence :
- C'est sensass cette ambiance mais ... la balance là-bas, lance des sons d'une telle stridence qu'ça disperse l'audience (en partance vers l'indifférence). Quelle malchance, la belle cesse toute dépense et se dispense de danse.
- Qui l'a dit qu'la lady était triste ?
- C'est mon guide astro, Sieur Bertrand.
- Sur sa lancée au sujet de l'élancée bien balancée, élan fait hélas trop ! et l'astro dans tout ça ?
- T'en veux, en v'là, visualise donc ce portrait de la Balance :
"C'est une pharmacienne soucieuse, qui entre deux dosages infinitésimaux, éprouverait l'impérieux besoin d'aller danser le menuet. Le menuet, pas la java. La Balance a horreur de la java.
... Les choses mal assorties, les couleurs criardes, les voix trop fortes déplaisent à la Balance... Un défaut de balance lui gâche tout le plaisir de la stéréophonie. Elle est à la régie du zodiaque, entre le jour et la nuit, la chair et l'esprit."



- Ça balance pas mal à Paris ...
- Ça Balance aussi :
"La Balance a le balancement dans le sang. Aussi, danse t-elle comme personne. La Balance a besoin qu'on l'aime ... Par bonheur, elle ne manque pas de charme. Ce charme lui vient moins de sa faculté de mesurer que de sa faculté de balancer."
- C'est vrai que la Balance France Gall ne mesure pas beaucoup, par contre elle balance bien.
Faible en mesure et mesurée, la Balance est toute en nuances.
- Elle est diplomate et elle a le sens de la justice (Gandhi, juriste, pacifiste est Balance).
- La Balance n'est-elle pas le signe de l'équilibre ?
- Bien entendu, ce qui sous-entend des tensions dès que l'instabilité s'installe. Tous les équilibres sont fragiles et la Balance y est sensible.
"En fait, l'équilibre est dans le balancement. La Balance le comprend sur le tard. Elle cesse de vouloir concilier le jour et la nuit. Alors au beau milieu du zodiaque, dans la mouvance de la chair et de l'esprit, du jour et de la nuit, la Balance s'en balance."
- Alors, c'est parce qu'elle a le "Q.I" entre deux chaises que la Balance est triste ?
- La Balance (signe d'air) est comme le vent. Son corps et son coeur balancent, triste aujourd'hui et peut-être gaie demain !!!
- Et pour le yoga du mois ?
- J'en ai plein le dos, on verra ça la prochaine fois. On en apprendra de bien bonnes (vertus) sur la posture du Cobra.
- Oh! ben c'est bon pour le dos, ça tombe bien !
- C'est la chute ?
- Oui, adichats !!!





vendredi 5 septembre 2014

"Vierge est terrien"


"On commence à vieillir quand on finit d'apprendre."
Proverbe Japonais

En ces temps de Septembre, je range, j'ordonne, je donne, je donne du sens, je me débarrasse, me libère de se qui me harasse, je retire la crasse et je classe. C'est la rentrée chez moi, tout est étudié pour se retrouver. Cela tombe bien, c'est ce que préconise le yoga des saisons :
"Vivre l'instant et se retrouver."
Barbara Litzler
Dans ma vie, parfois, je profite de l'énergie et de l'ambiance du moment (la durée d'un signe astrologique). Lorsque je laisse ma vie me faire "signe", je cherche juste à être bien présent et à en vivre les meilleurs aspects (par exemple, j'évite de vivre le côté hypocondriaque de la Vierge).
C'est le mois (jusqu'au 22), de l'emploi du temps "Vierge", de la rentrée en soi, moment classe qui décrasse!

L'art de vivre en yoga, au fil des mois, par Barbara L.
"Nous voici à la rentrée. L'été dans sa magnificence depuis quelques temps tourne comme un fruit trop mûr, il s'étiole, se gâte avec des couleurs qui ternissent, et nous rappelle les choses sérieuses. Il est temps de se rassembler, de revenir à nos moutons. La nature expire, après la plénitude estivale. Elle va expirer ainsi jusqu'à l'hiver, où elle se reposera avant une nouvelle inspiration."

Effectivement, c'est la fin de la saison, "l'été summer", la Vierge ne fera pas ce genre de calembour franglais (l'été se meurt). Elle laissera cela aux gens Gémeaux (ou à ceux dont la planète de l'intellect, Mercure, est en Gémeaux, comme le chanteur Julien Doré).
Face au déclin du soleil et des jours, la Vierge est inquiète. Comme elle a peur de manquer, elle fait des réserves. Ce dernier mot lui est d'ailleur réservé. Pour elle, qui veut absolument se préserver, c'est le mot-clé. Les Vierges, n'aimant ni demander ni donner spontanément restent souvent sur cette discrète position favorite.
Ils se protègent de tout et de tous, de la toux et l'atout cœur (l'expression affective et la confiance lui sont difficiles, par contre, la parano et l'hypocondrie lui viennent naturellement). Habitués à vivre dans la simplicité, ils ne comprennent pas pourquoi les autres ont autant de besoins.



"Martyre de la Vierge" : chapitre n°6 du guide Bertrand ("Tristesse de la balance et autres signes").
"La Vierge est follement sage. Si elle se permet de temps en temps quelques folies, c'est très sagement. On ne saurait trop encourager la vierge à faire des folies. 
La vierge est intelligente et organisée. Elle n'a pas son pareil pour repérer une faute d'orthographe, une erreur dans l'addition et un noeud de cravate pas droit.
La Vierge cherche la petite bête. Quand elle n'est pas maniaque, c'est qu'elle est entomologiste.
La Vierge souffre du fait qu'il n'y ait pas de mot pour dire "perfectionnisme" sans nuance péjorative.
 
La Vierge épargne : elle a peur de manquer.
La Vierge s'épargne : elle a peur de souffrir.
Elle n'est pas loin de voir de la grandeur dans la petitesse.
Elle a une petite santé, elle est sans cesse sur le point de mourir, elle n'arrête pas de se plaindre, sauf à la fin, quand tous ses parents et amis sont décédés."




Yogastrologique : L'assise.
Comme la Vierge n'est pas toujours dans son assiette (souvent patraque), il lui faut chercher à être dans son assise. L'assise , c'est avant tout une manière de se poser, non pas des questions (la planète Mercure invite ce signe à cogiter), mais dans ses appuis et en soi. C'est une façon de "revenir à la maison" (à l'âme et son, dira le musicothérapoète). Au ras des pâquerettes, le mental pipelette au repos, se sentir assis (ou rassis, dans ce cas, refaire du yoga au retour des vacances et suivre une cure de raisin bio), et à l'écoute du rouge-gorge qui enchante de bien belles.
Nous, ça nous fait une belle jambe (et même deux). Elles sont repliées (assis sur les talons, on devient brillant comme cette posture : le diamant), croisées (là, on est en tailleur ... de pierre précieuse), avec un pied sur la cuisse opposée (le demi-lotus) ou nouées en lotus et bouche cousue.
Le dos est droit et relâché, ni trop étiré, ni trop tassé. Et pourquoi cela ? Demandez à Barbara :
"Car la posture a un retentissement direct sur l'état intérieur : trop de tension stimule la pensée et coupe du corps. Trop de relâchement nous prive de la sensation de la verticale et nous conduit à la somnolence."



"Vidéo et d'ébats" :
Le dernier message était trop long pour placer cette vidéo de Pierre Vassiliu, un peu affaibli par la maladie, mais toujours vaillant, bavard et rigolard, la voici ! Salut l'artiste !
Claude Nougaro, le seul Vierge des trois, pas "étroit d'esprit pour un saôul" (de mots), enivré de poésie, pratiquant le néologisme (le mot-valise) comme qui rigole, c'était plutôt le genre Vierge folle :
"Il peut arriver à la Vierge d'avoir horreur d'être Vierge. Dans ce cas, elle se transforme en Scorpion. Le Scorpion a un côté Vierge folle."
Quand à l'incontournable John McLaughlin (avec son groupe Shakti que j'ai vu à Paris en 76, puis trente ans plus tard à Bordeaux), c'est un jazzman éclectique que j'affectionne tout particulièrement.

Voilà, bonne lecture, bonne écoute et bonne semaine !


vendredi 1 août 2014

"Yoga du Lion : posture altière"


"Quand le nuage pleure,
le jardin se met à rire."
Rumi

Les intégristes musulmans feraient bien de lire le brillantissime poète persan Rumi.
L'été, il n'y a que des ondées  sensuelles pour ceux et celles qui sont sur la même longueur d'onde, et qui, écoutant un vieux C.D de Bashung ("Passé le rio grande") chantent en choeur :
"Elle a tellement plu qu'elle est encore toute mouillée".



L'été, parfois, le nuage joue avec la fleur, au jeu du chat et de la souris, à "attrape-moi si tu pleux", et c'est tant mieux. Le jardin devient d'abord souriant puis luxuriant. Lorsque le mois d'août arrive, tout se calme. Nuage, fleur, volutes partent en fumée ! Pour certains (natifs du Lion comme Sempé), un thé au jasmin avec un nuage de lait, pris à l'ombre dans le jardin et tout est ...


La jubilation de Juillet s'est apaisée, l'été maintenant coule comme un long fleuve tranquille. On a l'impression que tout s'est arrêté, même la nature, qui semble nous dire : "Prends le temps toi aussi de t'arrêter, regarde-moi, ma vie est louange, ma vie est offrande, au ciel, au soleil et à la pluie."
Que pourrait-il y avoir de plus important, en cet instant même ?
Août, c'st le dimanche des mois de l'année, le mois du rien, le mois de la vacance.
Barbara Litzler


Tout un mois pour contempler, se laisser vivre, ne rien faire, quel repos !
Le boulot et le ciboulot font une pause et on se limite juste à faire des ronds dans l'eau ou à faire des clapotis et à en écouter le joli bruit. Alors, on se surprend à apprécier d'avoir la tête au repos et les oreilles qui font "bravo !"
Le moi doute, il serait bon de méditer. Après tout, le but du yoga est de nous conduire à la méditation. Nous y sommes. Le somme dans son hamac, vient juste après la méditation, ceci afin de venir à la sieste en étant débarrassé de tout ce bric à brac, ce mic-mac qui traîne dans notre tête.

                                                              "Yoga : Anatomie et mouvements" de L.Kaminoff

Pendant que vous faites votre sieste, je vais pratiquer la posture du lion, cela fera du bien à mes yeux et ma langue trop pendue. Ceci va raffermir mon cou, détendre mes mâchoires, me protéger des torticolis, des raideurs de la nuque, des tassements des vertèbres cervicales.
L'élévation de l'os hyoide va stimuler le système digestif jusqu'au plancher pelvien (ce qui n'est pas rien, c'est l'effet domino yogique). Pour la pause astroyogique, je me repose sur le si brillant livre de Bertrand : "Tristesse de la Balance".

Le lion est beau, grand et généreux. Le lion est plein de vitalité. Le lion est plein de superbe. Le lion en jette. Le lion a du chien.
Le Soleil est le maître du lion. Il réchauffe, éclaire, illumine, éblouit, brûle. Le lion est visible. Le lion est ostentatoire. On ne voit plus que le lion. Lui ne voit personne, en tout cas. L'univers du lion est un théatre où l'humanité se répartit entre l'orchestre, le balcon et le poulailler. Le lion est sous les feux de la rampe.
Il est intéressant de noter, à l'intention des nombreux philologues qui nous lisent, qu'il suffit d'intervertir le i et le o de lion pour obtenir loin.


Le lion est énergétique. Il produit de l'énergie et en consomme, sans économie. Aussi est-il sujet aux congestions, aux accidents cardiaques, aux hémorragies, à toutes sortes d'explosions. Et aux insolations.




Brève de médecin :
- Alors dites moi tout. Que vous a proposé votre cardiologue ?
- D'abord, on m'a fait un "ketchup complet",  puis y'a eu l'opération et là, il m'a posé une "vulve cardiaque".
- Eh bien ! Votre cardiologue est un risque-tout, il met la sauce et prend votre intimité génitale à coeur. Et tout cela sans check-up et sans valve !!! Et bien ma pauvre, vous vivez dangereusement, c'était à votre clitorisque et péril !
- Ce que vous pouvez être puéril, docteur. Je peux en faire autant, je pourrais vous répondre du tac au toc :
"Le sexe de l'homme est dans sa tête et le sexe de la femme aidant son cœur, est à sa place."

Une vulve cardiaque, késako ?
Serait-se une vulve vulnérable ou bien une coeurieuse et sentimentale "bouche d'en bas" (comme on disait dans les contes, autrefois) en forme de coeur ?
J'imagine une vulve royale (du signe du lion) battant la pulsation du coeur ou la mesure de sa petite musique intérieure.

La chanson de Bashung évoquée en intro, s'intitule "Douane Eddy". C'est un calembour "câlin d'oeil" au chanteur Duane Eddy. Vous ne connaissez pas ? Eh bien ! Maintenant vous saurez qui est l'auteur de "The Guitar man". Il y a longtemps (quand j'étais prof de guitare itinérant), mes ailés élèves zélés (chez les Flaven, mère et fils, Paris seizième) m'avaient surnommé "the guitar man". Je dédicace ce disque vinyl à Isabelle et Bruno Flaven et à tous les "guitare miam" !



Les paroles de "Douane Eddy" et de "L'arrivée de tour" sont un régal signé Alain Bashung et Boris Bergman. A cette époque (1986), leurs retrouvailles sont joyeuses et cela s'entend. La radio de la "France entière" (France-inter) nous fait découvrir ou redécouvrir le parcours atypique de cet artiste. Chaque semaine, nous sommes gâtés, nous avons droit à une nouvelle tranche de vie. Cela passe le dimanche à dix heures (réécoutable en "peau de caste").
Bonne lecture, bonne écoute et bonne semaine !

vendredi 27 juin 2014

"Des Cancers temps !"


"Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons."
Apollinaire

Message astroyogique sous le signe du  "Cancer" et de l'été en compagnie d'érudits précieux : le duo Bertrand (astro) - Litzer (yoga).

Marchons vers le rivage, allons jusqu'à la plage. Observons ...  l'épié dans l'eau marche de travers, c'est le crabe cancer qui se déplace dans l'espace sablonneux. Dans le temps, il se déplace aussi et souvent.
Le cancer ne se penche pas sur son passé, il s'épanche, plonge et y baigne. Il ne fait pas de projets d'avenir, il fait des projets de passé. Les objets dépassés du passé, placés non pas en bourse mais engrangés dans son grenier (valeur refuge), sont autant de madeleines. C'est son bas de laine à lui. Et le temps passe comme ça : à la recherche du temps perdu. On peut y passer ... toute sa vie. Pour le natif du cancer, la notion du temps est reliée au souvenir, c'est :
"proustien un jour, proustien toujours !"
C'est plutôt "des cancer-temps" !

Mr Bertrand, pouvez vous nous tirer le portrait de ce crustacé ?
"Le cancer a une vie intérieure intense. Et un peu fouillis. C'est un inconscient caparaçonné. Ses multiples mandibules internes n'arrêtent pas de mâchonner du conscient pour en faire de l'inconscient. Il fait de l'inconscient avec tout.
Le cancer est tantôt lunaire, tantôt lunatique. Tantôt enchanteur, tantôt illusionniste. Son humilité est généralement feinte. Il ironise volontiers - peut être pour dissimuler un manque d'humour. Il vit sa solitude au milieu de la foule. Il entend mais il n'écoute pas. Il n'a pas vraiment besoin d'écouter. Il est très réceptif. Doué pour la télépathie, pour la modulation de fréquence et toutes ces sortes de merveilles. Mais sait-il seulement qu'il a entendu ?
Il promène dans le monde son monde à lui. C'est un mondain introverti."


                                                                                               Hugo Pratt


Après tout cet introvertige, passons au yoga d'été, en compagnie de Barbara Litzer qui nous décrit l'art de vivre en yoga, au fil des mois.

"En Juillet tout est jubilation, la lumière, la chaleur et même les chaudes pluies d'été ! La nature, somptueuse, exhale ses parfums. L'air, le soleil, l'eau caressent notre peau qui s'offre avec bonheur. Nos pieds nus se laissent agréablement surprendre par l'intimité de leurs retrouvailles avec la terre, le sable, l'herbe si douce, la rosée du matin. L'âme exulte, et nous nous sentons parfois pleins de gratitude, sans raison apparente."

Barbara Litzer nous propose d'utiliser cette ambiance sensuelle pour danser avec la vie, développer son côté positif et cultiver l'aptitude au bonheur. C'est à voir qu'il nous faut, on a le vent en poupe et ...
"L'œil égaré dans les plis de l'obéissance au vent."
Victor Hugo
Jetons un œil sur ce que préconise Barbara pour le yoga de juillet :
- La marche afghane (lire message du 11.04.2014 "Yoga : ça marche." ).



- Postures d'ouverture : pour les yogis du "Bassin", une flexion assise "l'huître" (dite aussi posture de"l'angle noué") et pour coller au thème astral, sachant que la lune est la planète importante pour les crabes cancer, la "demi-lune" s'impose.



- Respiration : l'abeille (bhrâmari).
Dos droit, comme collé à un mur, pendant le temps de l'expiration, bourdonner comme l'abeille, bouche fermée, sur le son mmmmm. Laisser "réseau-nez" ce son dans toute la structure osseuse (surtout le nez, où il harmonise le système nerveux autonome et la tête, où il fait fondre toutes les pensées négatives).

Virelangue (à répéter un bon moment, rapidement): L'abeille coule !
Si votre compagne avec son chapeau de paille a la langue qui fourche, les yeux qui brillent et le sourire malicieux c'est soit que voici venu le temps des moissons, soit que voilà venu le tant d'émoi polisson.

Brève de médecin n°3 : "Tutti frutti".

Madame Aristophane Deroc parle de son gynéco (Mr "Richard Petit") à son amie Mme Diane Enrol :
- Je me sens en confiance avec ce praticien, l'autre jour, il m'a fait un "tutti frutti vaginal" et j'étais bien.
- Je te fiche mon billet que ton génieco est un artiste et qu'il a des mains de pianiste qui swinguent.
Ensuite ces deux parisiennes , tout en buvant leur thé à la terrasse d'un café de la place du Trockadéro, parlent d'elles, de musique, bref elles discutent Deroc Enrol !!!

L'avis du "psy" de service, Doc Gynéco :
- Bah ... ces deux bourgeoises ont une relation vachement ambicul. J'veux dire par là qu'on sent qu'elles désirent toutes les deux le "petit richard" de cet homo rigolo et sexentrique, de ce rocker déjanté portant comme nom de scène Little Richard.

Bien vu Doc "jean's echo" et macho lapin, tu aurais pu rajouter que le mot rock n' roll (tout comme le mot jazz) signifie l'acte sexuel, en argot noir américain.
Sur ce, je vous laisse. Caresses et bises à l'oeil !






vendredi 6 juin 2014

"Gémeaux croisé"


"Aller vite lentement."
Cocteau
Ses bons signes ... Jacques Bertrand revient nous voir et c'est tant mieux. Aujourd'hui, il nous tire le portrait du signe du Gémeaux. Bientôt l'été, le temps des cures de mer et de la montée du mercure mais auparavant voici venu le temps de s'intéresser à la planète Mercure :
"Sait-on jamais entre le 21 mai et le 21 juin, si c'est la fin du printemps ou le début de l'été ? Non.
Mercure, qui règne sur cette période de l'année, est la planète la plus rapide autour du Soleil. On la voit tantôt le matin, tantôt le soir. Souvent, on ne la voit pas du tout. Les Égyptiens croyaient que Mercure était deux. Ils l'appelaient Seth et Horus. C'est pourquoi le gémeaux prend un x au singulier.
Le gémeaux n'est jamais "ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre". Mais il est toujours ainsi. Aussi le reconnaît-on aisément."
Métal l'avis de vent toi le toujours jeune :
"Mercure était le dieu des intellectuels et des voleurs. Il avait une belle figure et des ailes aux pieds. Le métal qui porte son nom est aussi appelé vif-argent. C'est un métal plein de fantaisie qui prend la forme de n'importe quel récipient. Tout en restant toujours en mouvement. Ce sont des choses qui ne s'inventent pas."


Il a la verve du verbe, tel Fabrice Luchini, il est éloquent ! S'il philosophe en Angleterre sur un auteur allemand, il est "hello Kant !" Brillant, il s'exprime avec brio. Il mêle l'intello à la bouche, cite et s'excite. Il voit large, double, se regarde ou s'écoute parler.
"Le gémeaux est beau parleur avec parfois un côté camelot. Quand il ne parle pas, c'est qu'il écrit, à moins qu'il ne compte. Tirer son épingle du jeu est le jeu qu'il préfère.
Le gémeaux est jeune. Il "fait jeune" ou il est "resté très jeune".

Ballon de "beau-duduche" qui se remplit de l'air du temps ?
"Les poumons sont le point faible du gémeaux (le signe est dit "d'air" et "double"). On a vu nombre de gémeaux jeunes, élégants, cultivés et très émotifs mourir de phtisie. Et plus tard de tuberculose.
Le gémeaux est partout et nulle part. Il s'évanouit facilement. Dans la nature. Et même en appartement. On ne saurait retenir un gémeaux : il faut attendre qu'il revienne.
Le gémeaux est un primaire mais il embrasse bien. C'est-à-dire qu'il dispose d'une certaine ampleur de champ de conscience. C'est un superficiel large. Les profonds étroits supportent mal les gémeaux."



Étant à l'aise avec les livres et ayant l'esprit de synthèse, ce "cannibale-lecteur" dévore les livres et s'en nourrit.
Joueur, il se déguise à sa guise et se grise de mots. Vif, curieux, il est jeune d'esprit et d'allure, d'ailleurs il va à toute allure et veut tout tout de suite. Il te dit "à tout à l'heure, ou à tout de suite" et il faut comprendre "J'suis ailleurs atout de fuite". Mobile girouette, taquin espiègle, on croit le saisir mais comme il est double, voir plusieurs et qu'il est "des brouillards", tu te fais à voir, tel Cocteau il te tend le miroir en te disant :
"Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité."
Et puis s'adressant au miroir lui dit :
"Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant  de renvoyer les images."




Le gémeaux, nerveux, vit vite, on lui conseille de pratiquer le yoga. Tiens, revoilà le gémeaux Cocteau :
"Le virtuose ne sert pas la musique, il s'en sert."
N'allons pas trop vite, prenons le temps de ne pas aller trop  vite comme on dit à France-Inter (Mr X et Denis Cheissoux). S'il y en a un qui a bien compris cela c'est bien le musicien Brian Eno, pas virtuose pour deux sous, certains esprits chagrins diront qu'il fait de la musique d'ascenseur au tempo mou. Pour ma part, je dirais plutôt que cette musique au tempo doux, vous élève et vous amène en terre inconnue (si vous n'êtes ni yogi ni yogini), celle (ou celui) de la tranquillité !!!


Coin yoga : que proposer au gémeaux nerveux, mobile, qui part dans toutes les directions, qui n'est pas con, pas centré, pas concentré ?
Et bien en l'espèce, de respirer dans l'espace.C'est la respiration du moment, idéale pour le gémeaux qui part et repart au galop, qui pare au plus o-pressé, qui ne reste pas en place.
Voici la si chic respiration "Palace" (qui permet de voir grand, de trouver sa place et qui rend l'esprit élégant) dite aussi "la respiration dans l'espace" (ou "laisse place") :
S'installer dans une position assise de son choix, comme collé à un mur, le dos est droit, sans tension inutile. Les yeux fermés, sentir, visualiser l'espace devant soi. Inspirer puis expirer dans l'espace. Lorsque l'on fait un avec l'espace devant, sentir l'espace à droite. Laisser le souffle se déployer dans cet espace. Vous avez pigé le principe, respirer à gauche, derrière, en bas et en haut. Vos poumons heureux se dilatent, votre coeur réjoui vous sourit comme une fleur épanouie, mais ne partez pas, patience ! allez jusqu'au bout, c'est le bouquet final : respirer dans les six directions en même temps.
Alors là, après ça, le gémeaux libéré n'a plus ni mots ni maux. Baba éberlué, il se sent à la fois (il ne peut pas s'empêcher d'être double) indien et amérindien : Grandhit et Géronimot !

Crédit dessin : la planche B.D sur le gémeaux est de Joan, Le Chat est signé Geluck, bien sûr !
A la revoyure, ciao à tous les gémeaux-coeur (drôles d'oiseaux) qui souvent croisent les gémeaux-sade et à tous les autres.


vendredi 2 mai 2014

"As'taureau logique"


"Si un problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter.
S'il n'a pas de solution, s'inquiéter ne sert à rien."
Proverbe

"L'émoi de Mai" :
"Nous arrivons dans une période d'équilibre. Mais l'immobilité n'est qu'apparente. L'équilibre est difficile si on veut le maintenir, s'y on veut s'y fixer. En revanche, s'il chevauche le mouvement de la vie, il reste souple et s'adapte continuellement ..."
Bien vu, ça me va ! "Quelle connerie la guerre, Barbara !" pourrait rajouter Barbara Litzer (auteure du livre "Les saisons du yoga") en citant Prévert. On a donc le choix de vivre, soit une période guerrière ("à vos rangs, fixe !"), soit une "paix-riode" équestre (à cheval sur ses principes de bon vivant paisible : "luth, calme et volupté").

"Se libérer de la peur. Peur de tomber, de manquer, de perdre, de mourir. Peur du changement. Existerait-il, en nous aussi, un point d'équilibre qui nous permettrait, comme des funambules, de danser sur le fil de notre vie, entre être et avoir, veille et sommeil, permanence et impermanence ? Le yoga nous aide à le trouver. Tout ce que nous découvrons et éprouvons sur nos tapis se laisse transposer dans notre vie. Le yoga nous aide, peu à peu, à distinguer nos priorités, à nourrir nos besoins."

                                                Krishnamurti, un "taureau" mais pas "trop" !


"As'taureau" :
Faire bouger un taureau est difficile, car plus vous le secouez, plus il transforme l'énergie que vous lui donnez pour s'ancrer fort. C'est comme un arbre qui renforcerait ses racines à mesure qu'on le secoue.
C'est cette même qualité d'inertie qui lui permet d'apaiser troubles et tourments.
Ce sont les deux côtés de "l'âme aide aïe !" : l'inertie ou la pacification.

Ah ! Mais je vois notre joyeux guide astro (Jacques Bertrand) qui nous fait de grands signes. Laissons le nous en dire plus :
"Le taureau n'est pas homme à se jeter tête baissée dans le changement. Il assimile doucement. Le taureau laisse le sentiment de l'urgence s'installer lentement en lui, ensuite il s'ébranle. Lorsqu'il s'est ébranlé, il est difficile de l'arrêter. Il faut patienter jusqu'à ce que la nécessité de s'arrêter s'impose entièrement à lui. Même alors, il ne parvient pas toujours à s'arrêter. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est à cause du poids et de l'élan. C'est mathématique. Ainsi vont les choses de la vie et du zodiaque.
Le taureau est irréversible. On a vu des taureaux se tuer au travail.
Mais on aurait tort de prendre le taureau pour un perfectionniste. Le taureau n'est pas homme à fignoler. Le taureau dégrossit sans arrêt. Le taureau s'ennuie le dimanche.
Le taureau vit sous l'influence de vénus. Charmant, élégant, artiste enchanteur (très bon, voix sensuelle), mais parfois :
Le taureau écume. De rage ou de plaisir. Son secret réside dans son cou - le cou de taureau -, c'est un oral."

Le yoga du mois : Posture de l'Aigle (Garudâsana).
C'est une posture d'équilibre où côté membre, ça s'entortille, s'enroule, se croise et s'enchevêtre.



Cette asana recentre et stabilise. Au début, elle peut nous déstabiliser et nous en faire voir. Avec un peu de pratique, elle nous fait voir la vie avec une certaine hauteur. Elle nous apporte force et belle assurance. Outre la puissance, Garudâsana nous transmet d'autres qualités de l'aigle, tels sa vision perçante et son calme. Barbara Litzer précise :
"Le ciel est son domaine. Sentinelle perchée sur un surplomb, ailes repliées, sur terre rien ne lui échappe. Le monde lui appartient."


Chers hôtes (californiens et autres), l'auteur de ces lignes vous tire sa révérence et vous laisse sur cette dernière référence :
"Entre deux solutions, opte toujours pour la plus généreuse."
Krishnamurti
En zozotant, mais sans hésiter, the zozo yogi vous dit tout de go : bonne semaine zen et heureuse !!!

          

vendredi 4 avril 2014

"L'heureux nouveau"


"Nul ne peut être sauvé ou guéri que par ses propres efforts.
Le seul remède c'est la foi.
Quiconque utilise d'une manière créatrice l'esprit qui est en lui est un artiste.
Faire de sa vie une oeuvre d'art, voilà le but."
Henri Miller

Miller met en plein dans le mille ! Soyons créactifs !
Ah ! J'en vois un qui s'agite, c'est un bon vivant, gourmand de plats nets, l'étonnant Jacques Bertrand nous fait signe ... astrologique. Du coup, voici le bélier qui nous rend visite la tête haute mais :
"Le bélier baisse la tête. Le bélier baisse souvent la tête. On ne sait jamais exactement s'il est en train de penser où s'il a déjà commencé à charger. Il prend de bons départs mais c'est un finisseur médiocre qu'on voit rarement dans la dernière ligne droite : il aime tellement les départs qu'il est probablement reparti dans une autre direction."
Ah ! Ben, ça commence bien ! Diantre ! On ne sait pas comment cela va finir, d'autant que c'est un battant qui vit sous l'influence de la planète rouge, celle qui fait qu'on bouge et nous fait dire "en avant Mars" :
"Les béliers ont de réelles dispositions pour le sport et les armes. Quand ces dispositions ne sont pas contrariées, le bélier, de martien devient martial."



 Donc, le natif du bélier est bien armé pour vivre dans le monde moderne avec sa loi de la jungle qui nous déglingue la planète. Sauf s'il est contrarié, chose qu'il ne supporte pas et qui se traduit par un nouveau départ sur un coup de tête. Etant têtu, il n'est pas prêt d'en finir avec ces contrariétés qui le rendent malheureux. Contrariant, s'il est poète et qu'il se nomme Stéphane Mallarmé, il dira :
"La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres."
On comprend facilement que cet homme là était vraiment "mal armé" pour la vie. M'enfin, ce que j'en dis ... Si ça se trouve, il n'était même pas bélier.
"Mais non, c'était un poissons, le 18 mars ce n'est pas le 20", me dit mon ami Medhi.
"Fuir là-bas ! Fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres,
d'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
"Brise marine" de Mal  armé dont j'suis fan, rajoute l'ami érudit qui apprécie les poètes maudits.
Bon, j'ai compris, à moi de citer. Là, j'en suis certain, c'est un poète bélier. Voici de "La beauté", un vers de Baudelaire :
"Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris".
On voit bien la diff'errance entre un poète poissons et un autre bélier.


Il n'y a plus de saisons, "lahiho lahiho" (yodel de Jacques Dutronc), sauf pour le yoga qui en toute saison prospère et comme l'écrit si bien Barbara Litzer :
"Le printemps est au rendez-vous, avec sa luxuriance qui est comme une ode à la Création. En ce mois d'avril, nous fêtons le printemps avec la salutation au soleil, une guirlande de postures toniques qui s'enchaînent en souplesse au rythme du souffle. Prosternation à la fois grave et joyeuse, la salutation au soleil nous relie à notre dimension sacrée en nous faisant prendre conscience de notre double appartenance au ciel et à la terre. Elle nous place ainsi dans notre dimension verticale, intemporelle, celle de l'être, qui, si nous y prêtons attention, constamment éclaire notre faire, dans notre dimension horizontale, temporelle."

- Yo, j'kiffe grave le groove du yoga 3D ! J'trouve qu'y'a d'l'ID mais laisse-pression "éclaire notre faire" c'est trop fort ... pour moi. Vous êtes sûrement charmante madame "Lit des heures", perso j'aurai écris : allume nos actions. Mais bon, on va pas en faire toute une montagne !, me touite Mehdi Tadonf, du 9.3(D).

"La séance de yoga commence en douceur et en intensité avec la posture du mois, la montagne."



"Il suffit de peu de choses parfois pour glisser imperceptiblement d'une position à une posture. C'est le cas de nos positions les plus habituelles : assis, couché, ou debout, comme pour la montagne (tadâsana). Une intention, réponse à un appel du corps ou de l'être, suivie d'un alignement, d'un ajustement, d'un ancrage, d'une orientation, d'une ouverture : vous y êtes. Laissez-vous faire."
"La montagne nous communique sa force, son rayonnement, sa générosité. Immuable témoin du monde, cette posture nous prépare à agir à partir de notre lieu de stabilité."

Pour les Marie mariées fort marries (voir désespérées) qui ne doivent pas tout le temps se marrer : le yoga du "cot cot" quotidien (spécial maman-poules).
Vous avez des montagnes de vaisselle à laver, la posture de la montagne va vous aider à apprivoiser le lavage de vaisselle.
Écartez d'abord les pieds à la largeur des hanches. Le poids du corps est également réparti sur les orteils et les talons. Repoussez lentement le sol avec vos pieds, vous vous sentez grandir. Votre corps se redresse de bas en haut comme une fleur qui s'élance vers le ciel. La lenteur vous donne le temps de sentir comment chaque partie du corps se place dans l'axe vertical. Pour faire la vaisselle penchez vous en avant en vous pliant à partir des hanches, puis plongez les mains dans l'eau en restant conscient de votre posture et de votre souffle. La posture vous enseigne comment cultiver la patience et la présence face à cette corvée (transformée en corps vrai) : le lavage de vaisselle.



Elections muni-si-pâles pour l'ancien (41 années d'exercice) maire, les temps changent (comme dirait Bob), on n'entendra plus ses "slogans de velours" : "Ma vie c'est ma ville" ou le fameux "Je suis content que vous soyez content" qui venait conclure le "Vous êtes content ?".
Dans ma commune, si le maire sortant n'est pas content, l'heureux nouveau rose azalée ! (le renouveau Rosazza l'est !).




Nous avons l'honneur de vous présenter un des élus de nos yeux et de notre cœur, l'azalée rose située à quelques pas de la maison où rêvent les arbres (notre demeure). Une pensée santé pour Liliane qui nous l'a offerte, il y a bientôt vingt ans.
"Sakura " en japonais signifie : cerisiers en fleurs, mais vous qui savez, comment dit-on azalée en fleurs ?
"Sayonara" !
さようなら。

vendredi 7 mars 2014

"Les eaux de Mars"

"Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde ... "
Boby Lapointe

Le temps hésite, le vent, lui, n'hésite pas. Il est "vén'air", il souffle sa colère à cent kilomèt'râleur. La pluie l'appuie, en accord avec lui, elle l'encou-rage. Le soleil apparaît de temps en temps, juste assez  pour me laisser placer ma phrase de "sire constance" :
"Encore une belle journée !"
L'air est tout mouillé, on respire de l'eau ! Malgré le mauvais temps qui persiste, j'ai mon moral inoxydable qui résiste. Il fait un temps à noyer les grenouilles, mais je n'ai pas la trouille que mon corps se rouille ou qu'il dérouille. C'est l'effet YogaBlog, c'est le lieu du lien qui met le moral à réseau et le mot râle à zéro !
Il fait un temps de mierda et en plus disparaît Paco de Lucia. "Flammes and co" éteintes par excès de pluie de l'âme. Lorsque l'on prend les choses de la vie trop à coeur, cela met le "corps à zone"*sensible en danger. Ce guitariste impressionnant meurt à 66 ans d'une crise cardiaque.
Je ne suis pas fana de cette musique, mais j'aime écouter ceux que j'appelle "mes deux exceptions" : ce Paco qui mettait le paquet et le flameux Camaron qui mettait le feu au flamenco. Ces dieux flammes n'cocos là ont fait un bout de route ensemble puis chacun a suivi, l'un son che-mains,  l'autre sa voie cassée.
J'ai souvent écouté "Entre dos aguas" de Paco de Lucia.
S'il rencontre Moustaki au paradis, "entre deux eaux", il pourra toujours goûter aux "eaux de mars" (chanson de A.C Jobim,  adaptée avec talent par l'air-mythe grec).



Et Barbara Litzler, à sa manière ("Les saisons du yoga") prend l'air du temps :
"Mars, avec ses giboulées et ses primevères, nous fait une valse-hésitation : un pas en avant vers le printemps, deux pas en arrière, retour à l'hiver. Mais la lumière a changé et annonce les beaux jours.
... Ce mois va tester notre toute nouvelle souplesse : après février, comment vivons nous le réveil de la nature, le yoyo de la météo ?"
Et si on parlait astro, c'est simple, je vous fait un signe double, celui du Poissons (dans l'imagerie traditionnelle, il prend la forme de deux poissons tête-bêche). Suivons le guide Bertrand (chapitre "Noyade du Poissons") :
" ... Il a le sens de l'orientation et de l'équilibre. Il faut le voir se maintenir entre deux eaux, à l'aide de ses petites nageoires. Ou de ses sentiments. (Les sentiments du Poissons ressemblent à s'y méprendre à de petites nageoires)."
Donc pour le Poissons, ça va quand ça varie et ... :
"Sait-il seulement où il veut aller ? Oui. Il veut aller dans plusieurs directions à la fois."
Ben, pour ma part, je préfère aller me balader avec un astrologue non natif du Poissons. Mars tout droit, chacun sa voie :
"La vie est un chemin dont le but est de nous amener à développer, au fur et à mesure que nous le foulons, le meilleur de nous même, à déployer nos capacités latentes."
Samuel Djian-Gutemberg
Ça c'est une chose sûre, ça marche ! Mais, comment fait le Poissons ?
"Il met des chaussures. Comme il a les pieds très sensibles ... On conseille au Poissons ... une pointure au dessus. Le Poissons se reconnaît alors à ses chaussures souples et un peu trop grandes."
Bon, si le Poissons nage dans ses bottes, comment sait-il qu'il est sur le bon chemin ?
"Le Poissons a de l'intuition mais il ne s'en rend pas toujours compte. C'est qu'il en a trop : il baigne dans son intuition."
Cela donne du sens à cette belle anecdote fin de vie du Poissons Cavanna : Il avait dit que pour son dernier repas, il mangerait une saucisse-frites avec bière et c'est ce qui s'est passé. A l'hôpital, il a réclamé ce menu final. Si c'est pas de l'intuition ça. Passer de repas au trépas comme ça, cela vous donne la frite avant la mise en bière, y'a pas de sushi, ça marche !
Tiens, un sourire de Cavanna, c'est du soleil pour ma journée !
Dehors, une accalmie, on est "entre dos aguas". En Espagne, un spectateur bien placé (à part l'enceinte du retour-son) a filmé De Lucia :



Yoga : quelle posture pour le mois de Mars ?

- Ardha Matsyendrasana, c'est une torsion.
"La torsion nous dégage de notre gangue ... Paradoxalement, bien que la posture soit très nouée, elle nous donne un intense sentiment de liberté, grâce au haut du corps qui en émerge, comme l'esprit triomphant de la matière. Le centre du plexus solaire est dégagé. Il nous ouvre à la créativité et nous donne le courage de quitter nos vieilles habitudes."
Vous savez bien, ce genre de routine qui vous pépérise, ces espèces de manies de mamy qui vous mémérisent, ces habitudes rudes (où l'on se donne bien du mal ... à se faire du mal) qui vous vampirisent. Alors qu'on aspire à avoir prise sur notre vie, à sentir une légère brise qui nous inspire. Dehors, les primevères du jardin sont bien mises en valeur par l'éclairage solaire. Elles sont toutes pimpantes et charmantes ! On dirait que ça sent le printemps !

Pour pratiquer cette posture (en version plus facile) :
S'installer en position assise, les jambes réunies et allongées,
Plier la jambe droite, faire passer le pied droit à l'extérieur de la jambe gauche.
Placer la main droite derrière le bassin et le bras gauche à l'extérieur de la jambe pliée.
Inspirer en étirant au maximum la colonne vertébrale/
Expirer en tournant le haut du corps vers la droite.
Rester en rétention poumons vides, puis revenir lentement.
Accueillir les sensations, écouter des réactions de notre corps.
Faire de même de l'autre côté.
Voici une autre vision de la posture version "Yoga : Anatomie et mouvements", l'indispensable livre de Leslie Kaminoff.


*Autrement dit "corazon" (coeur en espagnol). Je sais bien qu'il y a un accent sur le deuxième "o", mais mon clavier n'a pas appris l'espagnol (moi non plus, mais que ne ferait-on pas afin de ne pas perdre son unique et éloquente commentatrice).
L'important ne serait-il pas d' ..."llevar el corazon en la mano" (avoir le coeur sur la main), de la poser sur le pied gauche (ça porte bonheur) et ainsi prendre son pied ?
Sur cette belle posture, je vous laisse ... méditer. Bonne semaine !




vendredi 14 février 2014

"Posture : chant d'aile."

"Dehors il pleut, ici il ne pleut pas;
Dehors il fait froid, ici il n'y a pas une miette de vent ;
... Dehors il n'y a même pas la lune, ici il y a ma chandelle."
Victor Hugo ("Les Misérables")



Chant de l'heure :
Dans l'obscurité relative, j'observe la flamme dansante et parfois frétillante de la bougie. Je joue à souffler légèrement sur la danseuse chaleureuse. Elle se penche et mange un peu de cire. Elle joue le je, elle s'épanche dans la langue des oiseaux. Le je en vaut la chandelle, elle s'enflamme, met le feu à l'âme. Je lui envoie un baiser de vent avec un petit message dedans. Elle s'incline, crépite, périclite car un courant d'air passe par la porte malencontreusement entrouverte. Je ferme la porte de l'atelier et ouvre les portes de la perception. Une petite musique de nuit trottine dans ma tête, ce n'est ni du Mozart, ni les Doors ("Light is fire"), c'est une comptine nocturne qui évoque la lune.
En langue avicole décodée, voici une version ésotérique de "Au clair de la lune" :

"Au clerc de la lune (fait référence au messager de l'ombre, le clerc était habillé d'une soutane noire, proche de la nuit),
mon ami pie-héraut (la source d'inspiration)
prête mots ta plume (le mot est aérien comme les oiseaux)
pour écrire un mot.

Mâche chant d'aile et mots heurtent (langue des oiseaux)
jeu n'est plus de feu (en ancien français, defeü signifiait misérable. Il faut donc lire : je, n'est plus misérable)
ouvre mots à ta porte (accepter les mots comme ils sont)
pour l'âme, hourde d'yeux (si l'on veut être initié, il faut ouvrir les yeux)."

Dehors, il pleut bien fort, il tombe des cordes et moi je tombe de fatigue. Je rêvasse, je papillonne puis tombant des nues et dénué de bougie (elle a fondu), je chute en douceur des nuages gris de pluie. Je reviens de plein pied botté dans la réalité. Il pleut vous dis-je et pas qu'un peu. Il fait un temps à noyer les grenouilles.

Minute-papillon !
Passant du coq à l'âne, je vais direct au Verseau. Comme chaque mois, je vous fais un signe astrologique.



"Tel un papillon émergeant de sa chrysalide,
Tu t'élèves et prends ton envol vers les cieux, libre de toute contrainte.
... Tu es seul et en même temps multiple car ton regard englobe
Tout ce que la terre porte ..."
"Le voyage de Ritavan" (Samuel Djian-Gutemberg, astrologue humaniste).

Consultons le livre de Jacques Bertrand ("Tristesse de la Balance") :
" ... c'est le milieu de l'hiver. On s'étonne du fait que l'hiver continue après Noël.
Le Verseau verse un peu de neige, puis de l'eau pour la faire fondre. L'eau gèle. Le Verseau verse un peu d'antigel. Sa passion pour l'équilibre finit par le conduire à l'inondation. On ne sait plus où on en est. Les Poissons commencent à se sentir à l'aise."
Eh ! Le verse-eau, ça suffat comme ci, faut savoir dire stop. Les bretons donnent le ton et te traitent de tous les noms. Ça suffit comme ça, espèce de tête à flaque, semble dire mon terrain détrempé.
Cet intell'eau est complexifiant mais faut pacifier :
"Le Verseau est un signe compliqué en quête de simplification."
Et quelle image donne-t'il de lui ?
"Le Verseau ne paie pas de mine. Il est de nature chétive.
... On le voit sur les photos, à un âge avancé, répandre le contenu de deux fioles, carafes ou amphores."
Tant d'eau nous rend tendu. Le versatile à tort et à travers se paie de notre fiole, nous laisse en carafe et se s'amphore.
"A-t-il trop bu ? Annonce-t-il le déluge ? Il rétablit l'équilibre ... Il répand équitablement la vie et la mort dans l'univers."

Dehors, il continue de tomber des hallebardes, des cordes, toute une bimbeloterie de choses. Carabistouille, billevesée ! Je crois avoir la berlue, ma voisine à piscine a aussi un petit lac dans son jardin. Quand au mien, il contient désormais des flaques comac.
- Et qu'en pense le yogi parapluie ?

Ma chandelle est forte !
Si ma chandelle est mouillée, rouillée, il faut réagir, d'autant que :
"Si nous prenons une image du cerveau et du système nerveux et que nous la retournons, nous sommes frappés de voir la ressemblance avec une graine en train de germer ... Ce constat va nous éclairer sur la posture de la chandelle (Sarvangasana) ... la tête est enroulée, comme la graine qui germe ; nos centres cérébraux, nos organes des sens sont en terre. Dans la chandelle, on n'a pas encore de point de vue, on sort par les pieds ! On se trouve en prise directe avec l'expérience à travers la posture, d'instant en instant, sous peine de retomber ... La chandelle nous reconnecte avec notre élan de vie originel."



"La chandelle nous interpelle dans notre humilité ... et en même temps, dans notre force vitale ... Elle nous apprend à vaincre la peur de perdre nos repères. C'est une posture d'adaptabilité."
Conseil-consigne :
C'est une posture royale, elle a droit à quelques égards. Elle demande à ce qu'on la prépare. Il nous faut donc allonger et assouplir le dos, libérer les épaules et les cervicales (à noter que les "servicales" qui ont trop servies ou qui sont trop rouillées empêchent la pratique de cette posture, elles font voir la vie en arthrose).
Une fois la posture prise, bien rentrer le menton (afin d'étirer la nuque) et relâcher les jambes. Les jambes lourdes redeviennent légères, les lourdeurs d'estomac s'estompent, puisque comme l'écrit Barbara Litzler :
"Avec chaque expiration, la posture se vide, le poids du corps coule dans le sol. Plantes de pieds très vivantes, l'inspiration se fait par les pieds, pour capter la lumière. Toute la posture est attirée vers le haut, comme la flamme d'une bougie."
Lorsque l'on revient de "Sarvangasana", prendre le temps d'accueillir et d'apprécier toutes les sensations corporelles. Alors, goûter simplement au plaisir de se sentir léger comme une plume d'aile d'oiseau ou un battement d'aile de papillon !!!



Les citations sur la posture de la Chandelle viennent du livre "Les saisons du Yoga" de Barbara Litzler.
A bientôt !