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jeudi 16 juillet 2020

"Piste scrotum"


Hopopop hopital : ça va de mal en pis !
C'est pour cela que je m'y rends de temps en temps, afin de constater la triste réalité. Et puis c'est l'occasion de prendre soin de soi entre deux vagues du virulent virus en vogue.

L'hernie go !!!
Yann Meynier, spécialiste en hernies, diverses et avariées, du diverticule de la vessie à la hernie inguinale des deux cotés.


Les jours suivants le 01.07.2020 (jour de mon opération) :
Pour sentir l'air du temps, j'ai côtoyé des patients portant blues dans leur tête et surblouse comme habit et des soignants désabusés, dans une clinique préservée du corona virus, le temps d'un séjour de trois jours et demi.
Pour un temps plus long, on fait le même constat consternant : manque de moyens, de chaleur humaine, de communication, de temps, d'écoute (voir le film de Grand Corps Malade "Patients").

J'ai fréquenté (quatre fois) entre 1973 et 1974 (à 14,15 ans), la clinique du "Parc" (Aulnay sous bois). Embras-rassé, mon corps de pré-ado disait à mes parents, "je me casse" dès lors qu'ils en venaient aux mains avec en tête des pensées qui puent et en bouche des mots qui tuent. Qu'ils étaient sots avec leur "manège désenchanté" !
Sensibilité exacerbée, vilain petit canard, mouton noir, je décidais de transformer les sots en sauts (heureusement que le "sot à l'élastique" n'était pas à la mode).
A l'époque épique, je me prenais pour Zébulon "tournicoti tournicoton", j'ai fini par devenir bon dans l'art du bond et du rebond. Je pratiquais comme un champion olympique des sauts de tous genre (sauts en hauteur, en longueur, triple sauts ...).
Ces sauts me servaient pour le foot, afin d'éviter les tacles vicieux, je me transformais en gazelle (le "M'bapé" d'Aulnay) !


Et puis le dernier jour de l'année scolaire 1973, ma colère intérieure m'amène à jouer dans la cour bitumée du collège et à un moment damné, je me retrouve face au joueur le plus brutal de l'équipe adverse qui n'hésite pas, fonce tout droit, me bouscule, me déséquilibre, je tombe.
La chute est mauvaise : double fracture ouverte du bras gauche !!

Roi de l'esquive, du geste juste, de l'allure décontractée, David Carradine (série "Kung-fu") nous donnait alors des leçons de sagesse !
Mais il se trouve que nous somme tous plus ou moins remplis de contradictions. Carradine ne fait pas exception à la règle :
"Petit scarabée" est mort d'asphyxie érotique (un jeu masturbatoire) à l'âge de 72ans  !

Je termine la série fatale et aulnaysienne en 94 (hernie inguinale droite).





La clinique du Parc m'intriguait, elle était collée au Collège du Parc. j'imaginais que certains patients devaient bien nous observer pendant que l'on se défoulait dans la cour du collège !
Dans ma classe y'avait un crac du karaté et de la cabriole qui faisait le mariole avec son pote. A la récré, dans la cour, il devenait sérieux comme un pape (la récré c'est sacré) et là souvent l'impassible assurait l'impossible, le spectacle sans tacle, le branquignole Grand-guignol.

C'était les aventures d'un jeune "Buster qui étonne", en prenant la posture sur la tête hors sol.
Dans la cour, se trouvait un hangar à vélo. Celui qui voulait se muscler disposait de barres suspendues idéales pour s'étirer le dos. La barre devait être placée à plus de deux mètres de haut. Mais le père Keaton, c'est pas comme ça qu'il voyait les choses, c'était à l'envers qu'il voulait se grandir le dos.
Près d'un poteau, son compère lui faisait la courte échelle et le phénomène de foire agile comme un singe plaçait ses baskets sur la barre et restait là un moment.
Nous, on tremblait pour lui, on se faisait du souci, mais lui, restait immobile.
Ensuite, sans se faire de mouron, il revenait tout content, ravi, épanoui. J'imagine les patients faiblards voyant cette scène, qu'ils devaient trouver obscène :
- C'est trop injuste, moi qui arrive tout juste à faire trois pas.
- Moi qui n'arrive qu'à trottiner, voir ce que certains prennent comme risque, cela me dépasse.


2018 : Une hernie inguinale à gauche !
Déjà chroniquée en octobre 2018, en ambulatoire (opéré à huit heures, sorti à treize heures).


01.07.2020 : Voici la vessie (ses hernies), le scrotum et la prostate soignés avec tact !
En vrac : (moi itou nazebroque avec Miss Parkinson qui claironne, qui fanfaronne derrière mon dos) trois opérations bénignes mais qui peuvent se révéler vitales (car sinon tu ne te sens plus pisser, et les reins éreintés sont en danger d'insuffisance rénale).
En symbolique psychosomatique, un problème avec la vessie est lié à notre espace, notre place, notre territoire (tel le chat qui fixe ses limites en pissant).
En relation avec ce qui est important pour nous, nos "p'tites affaires" !
Et bien figurez vous qu'en ce moment, je suis dans un projet d'extension de la maison, pour récupérer de la place et pour que chacun trouve la sienne. Quelle synchronicité, quelle belle idée !




Le saviez-vous ?
Avoir la patate ... la patate au fond du filet c'est avoir la pêche ou être fatigué !

Le crémaster :
C'est le muscle du scrotum, il est suspenseur. S'il fait froid, le muscle se contracte et se colle au corps pour tenir le scrotum bien au chaud.
L'été le crémaster se détend, les testicules flottent et refroidissent !
La température des "témoins" (testicules) est plus élevée de deux degrés que le reste du corps.

Un test (icule) :
Un tapotement, une chiquenaude, une pichenette près de l'aine peut déclencher une contraction du crémaster faisant remuer un testicule de quelques millimètres.

Un conseil :
Hommes, ne portez pas de caleçon serré, cela étouffe les couilles, roubignoles, valseuses, roustons, bijoux de famille ... qui ne peuvent plus profiter de la régulation thermique du corps !





"Piste-scrotum" : Jeu de mot de Patrick Rambaud
"La durée de nos existences n'est rien comparée au temps où nous n'existons pas."
Dans "Le Maître"
"Des paroles de son cher Sénèque lui revenaient : Il faut toujours prendre les choses à la légère et les supporter avec une bonne humeur. Il est plus humain de rire de la vie que d'en pleurer.""Il neigeait"
"Buffalo Trump était un gosse de riche qui fut élu par des blancs pauvres, des frileux, des oubliés, des menacés, des méchants, des racistes de naissance."
"Emmanuel le magnifique." 
"Les gens compliquent tout pour avoir l'impression de vivre."
"La devise Liberté Egalité Fraternité,se vit remplacer par Rentabilité Sécurité Résultats."
Chronique du règne de Nicolas Ier.

Crédit illustration : un des rois de l'humour noir, l'excellent dessinateur Claude Serre !
Les citations sont de Rambaud (à lire : ses romans historiques et ses joyeuses parodies).
Bon vent et bonne santé !!
Namasté !!!"

samedi 24 août 2019

"Funky Miss Funny"

Portrait de Miss Funny.
Le jour se lève, le levain aussi.

Pain d'amie, pain de compagne :
Si d'aventure elle ne dispose pas de pain pour le p'tit déj, rien ne va plus, sa journée est fichue. Si jamais, derechef, elle laisse bouillir le kawa c'est la cata, sa journée est bouillue !
Alors ce jour là, elle fera une drôle de bouille, une de ces tronches.
Si elle met les mains dans la pâte, elle s'épate elle-même. Si son levain prend bien, elle n'a pas travaillé pour rien et là voilà ravie de son pimpant pain.



Miss Taire.
Elle a de son passé de secrétaire, conservé l'habitude de garder pour elle ses secrets et celle de se taire. On en sait peu sur celle qui est parfois peu sûre d'elle.
C'est une femme d'Avril qui ne se découvre pas d'un fil !
"C'est une fille d'Avril,
pauvre de moi,
une fille difficile,
Elle ne veut pas découvrir d'un fil
tout ce qu'elle a,
ni son coeur , ni son corps.
C'est comme ça."
Laurent Voulzy

Pourtant, elle n'a pas sa langue dans sa poche, mais ce n'est pas une langue qui dit l'intime, qui éclaire les différentes facettes de sa personnalité. Bref, ce n'est pas une langue de proche !

Sa sensibilité est à fleur de peau !




Miss you miss funny.
C'est ma dopamine, celle qui me donne bonne mine.
Elle fait danser mes cellules quand  elle se trémousse devant moi avec la grâce d'une libellule. Elle fait son effet et éloigne de moi Miss Lucy Parkinson qui inlassablement ne cherche qu'à dévorer mon stock de dopamine !
Elle me rend la vie plus facile, plus douce.
Miss Lucy-fer (des métaux lourds trop nombreux dans le cerveau : une des hypothèses retenue pour expliquer la maladie) laisse sa trace grasse, Miss Funny installe sa grâce à la place.
Au lieu d'une vie dégueulasse, c'est la vie de palace !




Miss radis.
Elle aime la vie simple. Avec sa petite retraite, les fins de mois sont parfois délicates.
C'est en manquant de radis, qu'elle se dit et se redit :
"Nom d'un petit bonhomme, heureusement que je suis économe ! Et que je pratique la visualisation créatrice" :


Miss-ture !
Gourmande, elle aime manger et cuisiner.
Quoi ?
Des plats pas plats qui ont du relief, du plat pas gras qui ne rend pas raplapla.
C'est de la cuisine simple, saine et végétarienne, exotique et sans toxiques, goûteuse heureuse ... Devant cette table aimable, admirable et si réussie, on ne peut que déguster en silence. Mais si jamais, elle commence à dire n'importe quoi (style "c'est un essai" ou "je ne sais pas si c'est assez cuit"), alors on a le droit d'imiter ce "presqu'digiditateur de la TV des années 70, le fameux fumeux Garcimore qui disait à Denise Fabre avec son accent hispanisant :
"C'est pas mal mais c'est encore rrrrrraté !"




Ascète perfectionniste, pas toujours contente de sa cuisine, tu lui dit :
Mais t'inquiète pas, ne te mets pas la rate au court-bouillon, reste dans ton assiette !
C'est très bon !
Notre palais est en fête. Tu nous en bouche un coin !
Et elle te répondra avec l'accent hispanique :
"C'est dommage, mais c'est pas grave, je ferais mieux la prochaine fois".




Alors face à tous ces exquis repas, on ne peut que dire son plaisir de partager cet art des mets !
Au "Eat parade" incomparable des incontournables :
Le "Wok zen" : Crevettes au riz basmati avec noix de cajou et lait de coco !
A goûter en écoutant l'excellent musicien vietnamien Tran quang hai jouant avec le cliquetis des cuillères à soupe ou Sting chantant "wokzen" en solo ou en trio avec le groupe rock "Police" !!!

Miss Dingue ! guette.
Souris qui sourit à tout le monde, qui sourit à la vie en écoutant un air de Mistinguett.
Souvent, elle est dans un état naturel d'euphorie rire, dans un état proche, non pas de l'Ohio mais plutôt du "Miss sourit", comme on dit aux États-unis.




Miss sensuelle.
Elle est charmante, élégante, et bien proportionnée !
Un bémol celui de la fille d'Avril un peu distante et paresseuse, mais  à part ça ... lorsque je suis déprimé et que je prends dans mes deux mains ébahies, les deux petits seins de mon amie, je dis : "La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie  ... !!"
- Et mais y sont pas petits !
- C'est la vie et c'est l'avis de Souchon au sujet du pouvoir thérapeutique des nichons !!!




Miss feet !
Depuis des lustres, elle a un bout d'clou dans l'pied et elle n'est que légèrement désaxée !
Faut l'fer !
Chacun place son métal là où il peut, à chacun sa route et sa déroute, à chacun son chemin et son destin !
Ah ! C'en est assez de cet acier qui nous fait scier. Quand ce n'est pas le pied ça prend la tête.
C'est le Karl Marx ... ooops ... le karma.

Miss Furie.
Mais comme tout le monde, la Miss est complexe, l'humeur peut changer aussi vite que la météo. C'est comme ça, faut simplement attendre stoïque que ça passe à l'as et que Miss Furie rie !
Lorsque Miss écolo est verte de colère, les "C'est lamentable, pitoyable, consternant, déplorable, minable, immonde, petit" ... sont de sortie et c'est tant mieux. Miss Furie peut laisser la place à Miss Funny !
Ah ! en plus de l'interminable liste de minables, il y a aussi le "c'est gratiné !", souvent elle rajoute que dans l'avenir, on va "déguster", de mon côté, j'oserai faire des jeux de mots rigolos et plutôt idiots en disant afin de sortir un peu de la métaphore gourmande :
- Oui ce sera  gâtiné, le monde "va à sa ... Perthes" comme on dit  justement à "Perthes en  gâtinais".
Alex le fiston pas con rajoutera :
- Mais Dad, cool, c'est "super fête à Thouars" !
- Arrêtons d'égratigner la langue et concluons par "c'est granité !" en guise de dessert.
A chacun son petit grain de folie.
Echangeant des sourires complices exprimant pour l'un : "Bravo !" et pour l'autre : "Ce n'est pas moi qui ai commencé !".

Miss Colère de rien n'est pas souvent contente de tout !
Miss courroux coucou parfois n'est pas contente du tout !
Miss ronchon se défoule sentimentale !!!




Miss Yogini at Om !
Tous les matins, elle médite et salue le soleil !
A l'heure du thé, elle profite bien des quatre séances de yoga à la maison par semaine !
Tous les midis, elle s'autorise à rire des hautes sottises de Tanguy Pastureau, un humoriste de grand talent qui officie à midi dix ("La bande originale" sur "France-inter"). A midi vingt, elle continue son yoga du fou-rire avec Daniel Morin !
Et puis dans l'espace "d'Arts corporel" d'Andernos, elle pratique avec son homme "ouïestiti" (qui fait le singe avec les sons) une activité physique adaptée aux Parkinsonnés. Avec la charmante prof Charlène ils s'entraînent à jouer avec l'équilibre, l'endurance, la souplesse ...

Miss-tral gagnant et aquoiboniste :
Point commun avec le chanteur énervé (Renaud) et le chanteur pas vraiment énervé (Jacques Dutronc), ils ont tous les trois le même signe astrologique ("Trop ascendant boisson") sauf qu'elle ne fait pas de plaisantristes. Plus sérieuse, elle se définie comme "Taureau ascendant poisson".
Tiens un éléphant pendu sur une corde à singe ... euh à linge :




Bella Donna, Bel Canto !
Fille d'italien, elle chante le "bel canto" ou des chansons rétros sans l'oubli d'un seul mot et elle enchante ceux qui l'écoute. Fidèle au poste de radio ("France-Musique ou France-Culture"), elle accompagne modestement la Callas avec classe pour la "Norma" de Bellini !
Cela sans faire la moindre fausse note, dans ces moments de grâce, on trouve qu'elle est juste ...  quelqu'un de bien !
L'été, elle se refuse à chanter la chanson "Mireille" (la mouche) de Dick Annegarn, par contre elle ferait sûrement mouche en chantant "le moustique" de Richard Gotainer ou le "moucheron" de Thomas Fersen !




N'est-il pas ?
Voilà, fin de ce petit portrait d'une aimante aidante !
Bon vent.

Crédit illustrations :
Sabine Timm : Ses natures mortes pleines de vie, on les déguste d'abord des yeux et puis en bouche on les aime bien ... avec du citron !
L'artiste s'amuse avec la nourriture et c'est du pain béni. L'amie du pain et son lapin de mie en sont un bel exemple !

Yamasté.

mardi 13 novembre 2018

"Mots de ventre"


Suite et fin de la trilogie "Hernie" !
Impressions en vrac, épisode "Post opération" !

"Mots de ventre" donnent mal à la tête !
Manque de sommeil, pleine lune et douleurs aigues me perturbent.
Je n'ai plus goût à rien, je me sens mal et ça, je le sens bien. Feu chroniqueur farceur n'a plus la force de faire le pas de côté.
Dehors, le soleil met en valeur les fleurs du jardin automnal et pendant ce temps là, je déprime et j'adapte ma gestuelle en fonction de mon inconfort abdominal.
Le seul yoga  raisonnable reste celui du son et celui du souffle (et encore, seulement s'il est pratiqué "molto moderato'). Le chi-kong et la méditation apaisent et réharmonisent !
Le yoga du rire n'est guère approprié.
Je suis plutôt à l'aise d'habitude question rigolade mais là, comme rire me fait souffrir, j'évite de me plier ou de me tordre de rire et pratique de préférence le sourire :



Alors je m'ennuie et l'ennui m'anesthésie ...
Et le temps passe car il n'a rien d'autre à faire, moi non plus alors j'écoute la radio (France-inter, "Maman les p'tits bateaux") qui me dit de quand date le début de l'anesthésie.
Un jour, en 1844, un dentiste se promène avec un ami dans un champs de foire, passant devant un stand, ils voient un forain faire rire les gens avec du gaz hilarant.
Intrigué, l'ami se prête au jeu des gaz et rit à gorge déployée, il plane, tombe de l'estrade et ne voit pas une planche cloutée qui lui tranche le mollet. Il devrait souffrir le martyre et pourtant il continue à rire.
Ce jour là, le dentiste (Horace Wells) découvre le principe de l'anesthésie (le gaz hilarant contenait du protoxyde d'azote, gaz qui endort).

... De plus, je ne peux même aller me balader en forêt, j'ai les jambes molles et le ventre sensible. Alors, j'ai l'esprit qui mouline.
Miss "Pète au casque" en profite, la maline m'assomme avec une massue mahousse.
Mahousse que gémit ma tête, dans quelle étagère ?
Je ne cherche même pas à réagir pourtant je suis capable moi aussi d'assommer ... les gens avec des histoires à dormir debout.
En fait, je ne recommande pas trop les opérations quand on est déjà parkinsonné.
C'est trop pour un seul homme. C'est une double peine. Dans cette ambiance, il n'est pas étonnant d'avoir "l'alarme à l'oeil" et de se sentir fatigué.

Cela me ramène à ma jeunesse.
Quand j'étais marmot, j'ai souffert un peu trop !
Mes parents, au lieu de s'envoyer en l'air, en sombrero de l'amour, boxaient catégorie "Poids lourds" en sombres héros de l'amer. Je cherchais chez eux le bonheur comme on cherche un bateau dans un aéroport !!
Résultat des courses : je somatisais à donf, je devenais ouf, bref, je me menais en bateau et avais le mal d'amer (ou d'aimer).




Oublions le passé et revenons au plaisant (et aux trépassés récents) !
Miss Funny, l'aidante aimante me "rambo".
Avec la bonté dans son coeur et la beauté de son corps, je me sens meilleur et plus fort.
Elle est for me, formi, formidable (comme chantait Aznavour), sa présence est comme une douce transe, qui donne envie de chanter à la manière de Rachid Taha, dans une parodie de "Douce France".
Ces deux artistes sont partis, il y a peu, sans Trenet pour l'un (Taha meurt à 59 ans) et en traînant un peu pour l'autre (Aznavour à 94 ans). Philippe Gildas vient de mourir, il avait 82 balais, "Canal plus" lui rend hommage : Aïe ! Ouyouyouille, je me bidonne et me plie en deux (de douleur) et cela point ne pardonne ! Diantre ! on veut ma perte, on désire me faire homicider de rire !!!

Côté corps : "çavati, çavatipa ?" !
Les conséquences de l'opération : cela me déstabilise, me dérègle, me dérange, m'agite. Ceci me fait de l'effroi dans le dos, du froid dans le foie et dans les reins ça craint.
J'ai les jambes flagadas et les bras raplaplas, les sparadraps waterproof et les savons anti-bactéries m'abîment la peau. L'aidant ça va mais les dents c'est pas la joie et j'ai le pénis triste et sensible ...
Tiens Michel Cimès sexprime à la télé (France 2 "Ça ne sortira pas d'ici") et nous "apostrophe" :
"Santé des dents : il faut bien m'astiquer !"
En corps heureux, j'ai bon appétit et je mange bien bio !
Manquerait plus que j'bouffe des polyphosphates et du glyphosate !
Plats pas nets empoisonnent la planète, faut choisir : ou Monsanto ou ma santé !




12 Novembre : RV avec LN (la chirurgienne) !
L HO O M1 LN (elle a chaud aux mains Hélène), elle me palpe, me demande de tousser, vérifie que tout va bien. Toux est "100 sous 6".
Pour la marche, ça marche, pour le vélo d'appartement, ça roule, pour le yoga, encore 15 jours d'abstinence, 7AC.
De retour à la maison, je me chante la chanson de Polnareff :
"LNA HO, O LHO LNA, L A OT CO, LC ABC, G CD !"

Elle a bien fait son travail, juste une incision au bon endroit et moi de mon côté, j'ai bien vite cicatrisé malgré mes nuits et l'ennui :

Nuits courtes allongent les douleurs !
L'ennui dans la nuit étire les heures !!

15 Novembre : comme tous les ans, après les prix littéraires, l'armistice, le bataclan et mon anniversaire, voilà le ...*
1 10 : C 1 20 9 !

Allez, bonne santé, portez vous bien. A 1 2 C 4 !
Namasté !!

Crédits dessin :
Geluck, Zem (site zen "Méditation France") et un dessin signé pris dans le site "Agoravox.fr".

Le vin neuf, c'est le Beaujolais nouveau.

vendredi 26 octobre 2018

"Hernie suite"


Vendredi 12 : hopopop op et ration.
Jour "J" (vais d'un bon pas) :
Cinq heures du mat, j'ai le réveil fastoche, j'ai même pas les pétoches.
Miss Parkinson est endormie, je suis le petit oiseau sans souci du conte de Jeudi (lire l'article précédent).

Sept heure, j'entre en clinique d'Arès, je mets mon habit de scène, mais j'ai tout mon temps : une heure pour enfiler une combinaison et une "charlotte" (pour les cheveux), cela devrait suffire !

Huit heure, le brancardier venant me chercher est un "branquignole" qui prend mon brancard pour une bagnole ... de course. Ce guignol slalome entre les obstacles et frôle d'autres lits à roulettes.
A priori, il se conduit mal mais finalement, comme il assure, le passager est rassuré et puis pour un temps, il est distrait et c'est tant mieux. On arrive sain et sauf dans le bloc pré-opératoire. On est pris en charge, on redevient enfant, bientôt, l'heure du dodo puis le temps de réduction du bobo !
Je me retrouve placé en position pratiquement assise devant une télé faisant défiler les beautés de la nature ! Je pense au conte du p'tit oiseau et je me régale des sourires réconfortants de mes élèves porteurs de pensées positives qui vont droit au coeur !



L'équipe pré-opératoire ne s'est pas levé du bon pied et n'a pas vraiment les yeux en face de vous :
On me sert du "Madame Meynier".
Au  moment de la piqûre, j'entends mon infirmière dire à une collègue : "on m'a rajouté du boulot, suis débordée, tu peux m'aider ?".
Chez certains, il manque un peu de sommeil : "moi le matin, y'm'faut un temps pour émerger, j'trouve pas les produits, minçalor".
Mais heureusement, je ne suis pas anxieux, en fait, je m'en bats la hanche !
L'infirmière débordée me fait la piquouse du sommeil.

L'anesthésiste me pose des questions :
- "Êtes vous allergique à certains médicaments ? Avez vous des réactions en prenant du doliprane ?"
- Dolly Pran, je ne connais pas !
- Ah bon !
De quelle côté la hernie ?
- à gauche !
Puis, il me dirige vers le bloc opératoire, m'installe sur le billard et me donne un masque à oxygène !
L'ambiance "homme flottant dans l'espace" prend place, je commence à planer. J'ai juste le temps de dire bonjour à ma chère chirurgienne et m'endors .....
... Allô Hélène ne coupez pas ... "Et l'aine" coupe, fait ce qu'elle a à faire ... et le temps passe comme il passe tout le temps !
... Voilà, l'affaire est dans le sac ou plutôt dans le "filet à provisions" (le treillis protecteur du précédent message) ...

Neuf heures et des broutilles, me voilà tout neuf, il n'est pas très tard et je suis dans le coltard ...


Dix heure, Miss Funny me tient la main, je me sens bien, elle me sourit, je suis au paradis !
"Et le temps passe comme ça, douceur de papier soie" (comme chantait Isabelle Mayeraud).
Et voilà que me prend l'envie de faire pipi mais comme je suis relié au "gouttagoutte", l'infirmière me conseille de me retenir ... Ça me fait penser à une chanson de Johnny, non pas "L'envie d'avoir envie", mais plutôt à "Retiens l'envie" !
Je ne me sens pas "alèse", je suis déculotté et cloué au lit dans une pièce ouverte, un lieu de transit, de passage, de retenue cela ne peut pas d'urée, je ne veux pas laisser ici mon empreinte tel le chien marquant son territoire.
Je ne m'appelle pas Mr Pissenlit.
Je pense à une phrase de l'écrivain Marc Dugain ;
"Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut forcément le faire-savoir !"


Je demande à ma compagne de trouver un "pisse-tolet" !
Elle va à l'accueil, explique la situation et demande un urinal mais cela dérange Néferpipi, l'infirmière de "sévice", responsable de l'activité "faire pipi dans un pissetoilette" ! :
- Il faut d'abord remplir le formulaire questionnaire urinaire et je n'en ai plus, alors est-ce qu'il a vraiment envie ?
Et puis de toute façon, il faut un "laisser-pisser" et bien conserver le "récit-pisser" accompagné d'une fiche d'appréciation du lieu d'aisance (à noter de 0 à 10) !
A savoir : le clan de fonctionnaires nommés "pisse-copie" te fait une fleur (piss'til ?) si tu remplis le formulaire "pisse au tiers" (à entendre "passe à ton voisin dans le besoin ou à un ami avec une pressante envie").

Onze heure, c'est le moment réconfortant du café et biscuit bio servis avec le sourire de l'infirmière !

Douze heure, douceur, visite de ma chirurgienne. "Aile-aine" me tâte, me questionne et me dit que tout va bien, ma grosse hernie est partie, et bientôt, ce sera à mon tour de sortir.


Treize heures. on sort de la clinique, je suis à l'aise dans mes baskets mais pas assez balaise pour faire la fête. Je constate que la marée est basse :
- Ah ben bon tant pis ! je n'irai pas me baigner aujourd'hui !!

Treize heure dix : content d'être à la maison.
Le "séjour ambulatoire" c'est tout bon mais revenu à la maison, faut pas faire de faux-pas :
Ainsi, il est préférable de ne pas danser le Boogie-woogie,, chanter fort, chuter, pousser, tousser, se moucher, éternuer, rire aux éclats, se plier en deux, porter, s'en taper, se casser ...

Vingt heure : je me sens claqué et décalé !
Toute la journée, alors que nous sommes vendredi, je me suis crû un samedi.
A ce tarif là, c'est pas demain la veille que j'atteindrai l'état de "Samadhi" (être présent, méditer en sanskrit).
"Être en Samadhi" (dans la philo du yoga, c'est voir les choses telles qu'elles sont) !
Voilà, à bientôt, à Samadhi prochain !
A "Inde séjour", Namasté !!!

Crédit dessin :
Claude Serre, Claire Bretécher et Boutant !

dimanche 21 octobre 2018

"Hernie cas ... Arnica"


Hernie inguinale :
Mal populaire qui touche sept fois plus les hommes que les femmes.
Elle est fréquente, on comptabilise 150 000 opérés par an dans notre pays.
Me voilà à nouveau dans le lot (d'un côté), derechef, je récidive (de l'autre).
Le 13 décembre 1994, le chirurgien de la clinique d'Aulnay-sous-bois a œuvré pour me libérer d'une hernie à l'aine droite. Il en a profité pour m'installer un treillis protecteur.
A l'époque, c'était novateur mais comme le chirurgien découvrait cette technique, il restait prudent et du coup, le patient "taillait des haies" et restait une petite semaine à l'hopital.
Pour moi, ce temps passé là était dur, et la souffrance post-opératoire reste gravé dans ma mémoire (à cause des gaz et des trois incisions) !
Durée d'hospitalisation :
1994 : les six jours "lessivé" (de lapin) !
2018 : les six heures laissent rêveur !!
Quand on dit que "c'était mieux avant", je trouve qu'il ne faut pas pousser sur le passé !
En fait, au lieu de rabâcher cette formule, on pourrait dire : "c'était vieux avant".



Lundi 8 Octobre :
Rendez-vous avec Hélène, charmante et souriante chirurgienne à la peau d'ébène.
Date de l'opération : le "Ventre dit" 12 Octobre (en fait, "Et l'aine" me laisse le choix entre le 12 ou le 19).
La date du 12 étant plus proche, cela me laissera moins de temps pour cogiter, m'angoisser, tirer des plans terrifiants sur la moquette, avant que jeune comète l'irréparable pensée et que d'un ennui mortel, je chante "Anastasie l'ennui m'anesthésie" ("Tango de l'ennui" de François Béranger) !
Sourire ou souffrir ?
S'ouvrir ou mourir d'ennui ?
Ouvrir un livre ("Geai") de Christian Bobin et sourire à la vie !



Mardi 9 :
Bonjour tristesse !
Prise de sang pour l'opération plus une autre pour déterminer mon groupe sanguin et surtout pour me faire une nouvelle carte.
Et si, dans les labos d'analyses médicales,  on en profitait pour piquer le mauvais sang que l'humain se fait ?

Mercredi 10 :
Fin d'aprem : Séance de yoga avec monacale Monique, flore Evelyne, mama douce Mady, coquine Katie et taquine Jacqueline !
Mes élèves me souhaitent "bonne chance", l'une d'entre-elles me conseille de prendre de l'arnica en homéopathie !
Et puis elles me font plein de promesses d'envois de pensées positives pour Vendredi matin !

Le soir, les étranges lucarnes (François Busnel) nous montrent différents types de sagesse !
"La Grande Librairie" rit et parle de la vie spirituelle !
Je profite à fond des gens biens !!
Alexandre Jolien et ses jolis liens :
"La sagesse espiègle : c'est le bordel mais y'a pas de problème."
Pascal Quignard et son bazar bizarre si pré-cieux :
"La sexualité est à la base et au coeur de la vie spirituelle." 
Christian Bobin et son air de chérubin bambin :
"L'émerveillement, c'est le petit sauvage en nous qui nous sauve."
"La douceur, c'est notre vrai force."
"Bach, c'est mon médecin traitant."
Jeudi 11 :
Matin malin !


Seul devant mes tartines et mon café, je conte "le petit oiseau au grain de blé" (conte tunisien).
On a beau lui en faire voir de toutes les douleurs et le charcuter dans tous les sens, l'oiseau bricolo, a toujours le dernier mot.
J'aime beaucoup ce conte revigorant, il donne de l'espoir et met en joie.
Cet heureux oiseau est un joyeux joyau !
Il m'est "chair", je paye ses dons de médecin en petites coupures et je vous donne mon billet que demain tout se passera bien !!!

L'illustrateur de ce conte se nomme Michel Piquemal.
Namasté !!

jeudi 5 juillet 2018

"En marche-ride !"


"Les meneurs de moutons et de vaches ont tourné la difficulté en nommant celui-ci Grandrieu, c'est-à -dire Grand Ruisseau, comme le Malrieu est un mauvais (ou petit) ruisseau, et Rieutort-de-Randon un village où le ruisseau abuse de méandres ..."
Jean Rodier


Jeudi 21 : En Margeride.
Après les gens, voici les champs :
Assis dans le salon du chalet, je ferme les yeux et, sur mon écran frontal, je vois défiler mes rides et mes images de la Margeride !
Paysages passages, le temps passe et tel le batracien qui coasse, je suis dans les temps pour décrire le cocasse et la grâce de cette nature dont jamais on ne se lasse.
Les gens d'ici devraient être heureux, vivre en paix mais ils sont plutôt agités et belliqueux comme partout ailleurs dans le monde.




La Margeride avec ... ses marguerites, ses molènes, ses gentianes, ses pensées sauvages, ses colchiques, ses digitales, ses narcisses, ses jonquilles, ses lupins, ses violettes, ses anémones, ses consoudes, ses ancolies et ... sa mélancolie bien jolie !  

Ses forêts accueillantes ... à cueillettes (champignons, myrtilles, fraises des bois, mûres, framboises).
Ses forêts denses d'épicéa, ses clairières de petits pins sauvages rabougris pour se protéger du froid, qui n'aiment pas la concurrence des arbres plus grands qu'eux et qui colonisent les espaces vides ... ses "mélèzes" plus à l'aise, ses "hêtres" tourmentés, ses "sureaux" qui "tremble hêtre noyer" (merci Steve Waring pour cette belle association) ...



Ses sentiers renommés ... le GR4, celui où se rencontrent les "Jacquaires" et les "Stevenson".
Ses landes de bruyères, ses rochers de granit gris, ses croupes vallonnées, son téton de pinacés (visible de la route du Viala), ses "prés à genêts" (et à méditer), ses douces mousses, ses moches mouches, ses vaches et leurs bouses qui te refilent le blues (quand tu mets ton pied dedans), ses "pacages" (pâturages), ses parcelles labourées ou herbagées, ses chemins anciens, ses voies romaines, ses drailles (chemins de transhumance) ...

Ses pierres de prière, ses pieus vieux et ses voeux pieux, ses croix, ses fours, ses moulins, ses abreuvoirs, ses fontaines, ses hameaux typiques, ses murets, ses belles maisons sévères et strictes, ses demeures qui épousent la pente et celles qui occupent le replat, ses toitures en lauzes, ses burons, ses bâtisses délabrées, ses clairs ruisseaux, ses terres légèrement ondulées, ses prairies fraîches, ses petites cascades, ses rigoles qui décorent le sol ...

Ses "Boirelac" (lire le message précédent), son décor hivernal (du blues blanc idéal pour un polar bien noir), ses fils de fer barbelés qui relient au passé et qui dessinent le présent.
Ses rochers antiques (là depuis toujours), dont l'un est prêt à s'écrouler de rire si tu t'arrêtes dessous et raconte une anecdote rigolote sur le groupe de "roc n' roll" the Rolling Stones. Cet endroit se situe entre "Le Viala" et "La Malige" !


Aux croyants gourmands d'hosties correspond rochers élégants mais hostiles !
Le climat n'est pas fait pour les souffreteux, les faibles, les frileux et les fibromyalgiques.
En fait, il effraie et fait froid dans le dos. Les vents dominants sont ceux du Nord (froid et humide) et le "marin blanc" celui de l'est (chaud et sec). L'hiver peut durer de six à neuf mois !

Vendredi 22 : retour à Andernos.
Par l'autoroute avec ...
ses routes sans fossé, ses routines sans déroutes, ses péages automatisés, ses aires de repas sans Viviane, ses stations-services, sa vitesse, sa tristesse ...
Alors pour lutter contre la sinistrose, je pense à Tanguy le berger allemand joueur de ma soeur, je l'imagine photographié par Wegman :


Voici le chien artiste "Lionart de Vinci", hyper-actif na-tif du Lion, avec ses bracelets à l'épate, il est attifé comme l'as de pique et ressemble un peu à un caniche !


Ci-dessus, vous avez la chienne chrétienne "Jackie-Line" qui suit le chemin de St Jacques de Compostelle. Mais comme elle regarde trop derrière elle (passant son temps à ressasser le passé et ne gardant en mémoire que le côté "poubelle la vie"), elle fait le chemin à l'envers et s'éloigne ainsi de la sagesse promise !

Allez encore un peu de mamie d'Margeride ... "Pardi, mon pauvre, oh ! peuchère, quelle misère que ce manque d'écolos rigolos par chez nous !!!"

Le 4 Juillet :
A la téloche, une autre mémé, Line Renaud n'hésite pas à nous raconter une bonne blague grivoise :
"Deux spermatozoïdes discutent :
- C'est encore loin l'utérus, dit l'un, fatigué et l'autre lui répond :
- Oui, on n'est pas rendu, là on est au niveau des amygdales !"

Bonne route et bon vent !
Caresses et bises à l'oeil !!
Yamasté !!!

Crédits photos : les chiens tout fous et touffus sont de Wegman, les mouches cools sont de Muhr !

mercredi 27 juin 2018

"En Margeride"


"En amont, dans la haute plaine imbibée d’eau froide, la Rimeize erre entre sognes et pelouses hérissées de rocs, ouvre et ferme ses méandres, se mélange à d’invisibles ruisseaux au chant assourdi par les touffes de nard.
Au-dessus des renoncules d’eau en fleur qui ondulent dans le courant où se fragmente le soleil, montent et descendent les grandes mouches de mai. En quelques heures elles passent de l’état de larve aquatique à celui d’insecte dansant, s’accouplent, pondent et meurent, ailes écartées, sur les friselis de l’eau."
"En remontant les ruisseaux : sur l'Aubrac et la Margeride." de Jean Rodier

Entre le 17 et le 21 Juin, Le trio familial girondin a vécu en Lozère ("Les Bouviers" Station pleine nature) dans un chalet entouré de pins sylvestres.




Dimanche 17 : 
Quatorzeure trente, je sors de la voiture garée côté St Paul le froid, pour me protéger du vent glacial, je ne lésine pas et me couvre d'écharpe, de passe-montagne, de gants et d'une doudoune (nous nous trouvons à 1420 mètres d'altitude).
Arrivés au chalet n°21, nous sommes sauvés, l'endroit est chauffé, on peut se dévêtir et laisser le bon temps rouler.

Le soir, nous dînons à la fameuse "Auberge de la Baraque des Bouviers". C'est un lieu chaleureux, la charmante serveuse qui a du monde au balcon, n'a pas froid aux yeux et tout comme l'auberge, ne manque pas d'adresses. Placez vous face à l'auberge, partant du milieu, à droite, vous êtes à St Paul le froid, à gauche, vous vous situez à St Denis en margeride !
Lorsque vous entrez, à "Saint-Paulaire", vous êtes dans la zone populaire, celle du bar, puis vous quittez l'endroit pour vous retrouver à "Saint-Denice", plus riche en déco, c'est le coin "à resto" !
Les bouviers sont les cow-boys d'ici au pays des grands espaces si jolis ("où est-ce terne ?").
Dehors, les vaches s'éloignent de l'estaminet, pendant ce temps là, Alex mange son "tournedos" et la serveuse sert à nos oreilles du Rossini, nous sourions, c'est bon pour l'appétit !




Lundi 18 : Pin jouit en juin !
Alex, observateur botanique, nous fait part de son étonnante vision d'explosion de pollen de pin emporté par le vent.
Décidément, ici on voit double souvent, on vit parmi les pins sylvestres et en fond de décor, on a une forêt dense d'épicéa. Autre duo, en ce qui concerne la reproduction du "pin sauvage", celui-ci dispose de "chatons mâles" et de "châtonnes" !
Les chatons mâles sont oblongs, ces cônes ovoïdes sont longs de 3 à 6 cm.
On dit que lorsque les chatonnes chantonnent les gymnopédies de Satie, les "chatons-cônes" jouissent et projettent en l'air davantage de pollen (dénommé "Gymnosperme", notons par ailleurs que ce "pin sauvage" fait parti de la famille des "Pinacés"), mais je pense que jouer de la musique "ça vente" donnera le même résultat !




Mardi 19 : Tout va à vau l'eau ! déboires à Boirelac !!
Rions du rieu (ruisseau) et lions connaissance avec les gentilhommes vivants en ces lieux !
Notre rendez-vous avec un de mes cousins du coin tombe à l'eau !
A côté de la plaque, on ne connaissait pas l'existence de deux hameaux si proches portant le même patronyme : Boirelac !
Il y a celui de St Paul l'effroi et celui de St Denis qui sourit !
Nous remercions vivement les auvergnats sympas qui nous ont sauvé de ce mauvais pas, a l'entrée du "Boirelac Paul'eau", les trottoirs aux herbes hautes dissimulent les fossés. Gare au touriste qui veut se garer, il peut aisément devenir un toutriste avec une roue de son véhicule dans le vide.
Bonne vie à St Rémi (LA DO RE, "Sam me dit" : nous t'enverrons une bouteille de St Rémillion) !
St Luc le dépanneur a bien œuvré et manœuvré !
On a eu chaud, alors pour me changer les idées, je décide de dire vite à voix haute et de répéter ce virelangue :
"J'ai chaud chez ce cher Serge" ...
Tout ça à cause d'un mauvais départ de "St Paul Nord" associé à un excès de confiance au GPS qui ne sait même pas reconnaitre un Serge d'un Rémi et un Boirelac d'un Boirelac !!!
Dire que, la veille, Miss Funny parlait du danger que représentent les fossés cachés par de longues herbes pour les touristes séjournant à Andernos !


Mercredi 20 "Viviane et son Bonnet rouge" : rigolades et régalades en "Margeride" !
Repas pris en bonne compagnie dans un petit "boui-bruit" où le tohu-bohu de midi laisse place au silence de treize heures.
Viviane, l'amarante restoractrice de "la margeride" de St-Denis ne fait pas les choses à moitié, elle assure le "show devant" et pardi c'est le paradis des jolis mots fleuris et des fines réparties, service compris !
Avec enthousiasme et élégance, elle marrie clowneries et charcuteries et tous les affamés attablés sont
ravis !
Lorsque le coup de feu est passé et qu'on a fini de manger, on peut enfin s'entendre, plus besoin de s'égosiller,  on est rassasié, l'affaire est entendue et la peau du ventre tant tendu.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite au prochain article.
D'ici là, bon vent !
Yamasté !

Crédits photos :
Site des Bouviers station pleine nature pour l'auberge et le chalet, en ce qui concerne le nuage de pollen, cela vient de "monanneeaucollege".

samedi 8 avril 2017

"Journal intime pour tous"

"Le silence monte jusqu'où le corps peut comprendre l'âme."
Emil Cioran

Lundi je déprime : rien à dire, tout à maudire.
En plus, je m'ennuie, mais ça c'est plutôt bon signe ! :
"Un homme ennuyeux est un homme incapable de s'ennuyer."
En plein dans le mille l'Emil !
Et face au mal de l'âme, l'homme efface le bruit puis se concentre sur le silence.

Mardi : après le désert de la veille, je vais faire un tour à la campagne ... présidentielle.
Sélection présidentielle : débat télé entre les onze bonzes amis pour l'envie.
Sur le même plateau-bateau, sont réunis des bavards de tout bord, à bâbord, un barde de Bordeaux qui détonne et à tribord, des bobards de loubards balourds qui détournent (les fonds publics) !
Avec un ton libre, léger et enjoué, dénonçant les impostures des purs et durs donneurs de leçons, le pote Poutou suit les pas de Krivine et Besancenot.
J'étais bien content qu'on cloue le bec à ces blanc-bec de Le Pen ("Nous, on n'a pas d'immunité ouvrière") et Fillon (à qui il a taillé, gratis, un costard à 15000 euros).
La colérique poissonnière prisonnière de son débit mitraillette, clone d'Arlette joueuse de lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, le front de gauche et la bouche adroite, le tribun ronchon Mélenchon, le perché et décontracté béarnais qui parle du nez et du monde paysan en prenant de drôles d'R qu'il rrroule avec délectation Lassalle, ont fait de bons troublions.
A droite, des boutiquiers faisaient fructifier ce qui fait leur fond de commerce : la peur exacerbée, la parano du complot.
A droite adroite, Le Pen marinait dans son jus de boxe (le prolo qui la trouve maline pigera assez vite que cette aristo risque-tout, une fois élue, peindra sa vie en "bleu ma ruine") !


Sur un débat de quatre heures, on a entendu seulement deux phrases sur l'écologie : une par Hamon, l'autre par Mélenchon, ça rend triste et désespéré. Ces deux là, s'ils ne s'associent pas, n'ont aucune chance de se retrouver au second tour.
S'ils sont de gauche, qu'ils le montrent en vert et contre tout le système ambiant !

Mercredi : sans sortir de chez moi, je vais voir l'amer.
Nuages sombres dans ma météo intérieure, la colère de l'amer me rend vague, je deviens flou, me noie dans un verre d'eau et dans mes contradictions.
Et le prof de yoga qui fait plouf, comment va t'il assurer son cours ?
18 heures, allez hop ! c'est le moment.
Le bonhomme au vague à lames tranchantes reçoit ses élèves :
- J't'embrasse pas, j'suis "embrhumée", je suis un peu dans la lune, dit "Rêvelune".
- Je t'embrasse ou je t'embarrasse ? dit l'exquise Katty.
- Les deux mon katty-taine, dis-je.


Yoga du son !
Par la grâce sonore de ce délicat quatuor, le yogi décrépi se transforme en yogi ravi. Il oublie le bruit du "vag'arme a-larme" puis se régale du régénérant chant au charme qui désarme. C'est vrai que ces yoginis sereines sont de jolies sirènes, du genre à redonner vie au yogi déconfit.

Jeudi : je pense donc j'écris,
Je crains donc je crie,
Du "non-sens" et je ris !
Puis je souris à la vie,
Alors la vie me sourit !

Vendredi c'est philosophie.
De mon cheval, je chute.
Cela tombe bien, je voulais descendre !




Je me fais de la bile, je m'emballe et j'ai du bol.
Je suis pessimiste joyeux, épicurien et stoïcien.
Quand je suis mélancolique, je relis Cioran parce que :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Aaatch'Om ! Le pollen me fait éternuer.
Paradoxe, c'est quand tout reverdit que le pollen du pin repeint tout en jaune.
Il fait si bon dehors et si l'on sort, on "rhinite" puis on rit jaune. Il ne faut pas s'en faire et ne pas s'enfermer mais adopter la philo de la chute de cheval !
"On ne peut pas expliquer un paradoxe, pas plus qu'éternuement.
D'ailleurs le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit !"

Dessin Franquin et pour terminer Fromet !
Caresses et bises à l'oeil.
Namasté !




vendredi 18 novembre 2016

"Journal in time n° 3"


Voilà quelques journées que j'ai vécues à ma façon.
Voici ce que j'ai pu glaner ici ou là, au jour le jour :

Dimanche 6 Novembre 2016 :
"Allah est grand, mais attache ton chameau à un piquet."
Proverbe soufi
En lisant ce proverbe, on comprend bien pourquoi les hystériques de Daesh traitent les Soufis d"hérétiques.
Que dit cette parabole ?
Que c'est bien beau d'avoir une vision spirituelle du monde mais si c'est pour rester idiot, à quoi ça sert de regarder vers les étoiles si l'on ne voit même pas que nos lacets sont des fées ?
Les sages soufis nous soufflent : "Soyons simple", cela n'implique pas d'être simple d'esprit !
La confiance en soi (Allah) nous permet de ne pas être frustré et attacher le chameau nous aide à rester concret !
C'est trop facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. Pas d'bol pour les "pitbulls" exterminateurs, la parabole nous rappelle que le but de tout homme bon et bien vivant, c'est d'être totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit.
C'est savoir comment bien respirer et faire respirer sa vie.
Lorsque l'on a saisi cela, alors agir devient un mantra sans désir de résultat et la frustration n'existe plus.
Apprendre à ne rien attendre, juste à être tendre avec soi-même et avec l'autre !

Tiens, voilà une Canette de Solé ... euh ! ... de café qui passe par ici, j'en prendrais bien un petit ... kawa calva, caneton canari, canard cannelé ...


Lundi 7 : Le jeune homme a du feu dans les yeux, le vieux a de la lumière !
Une voix spirituelle s'est éteinte, celle de Leonard Cohen.
C'était une voix de poète, d'intimiste, une voix pudique, légèrement voilée, pas vraiment "rock n' roll", mais plutôt "rauque n' râle".
Jeune, il ne devait pas être vraiment zen.
Bouddhiste, à la voix grave et caverneuse, il aurait pu chanter avec les moines tibétains. Cette voix (pas vraiment hip-hop optimiste) parlait déjà de dégâts (ceci en 1993) :
"Nous sommes au milieu d'une catastrophe. Ce qu'il faut maintenant, c'est trouver l'attitude à adopter dans cette catastrophe. Tu n'es qu'un petit morceau de bois dans un torrent, une personne arrive, tu lui dit quoi ?
Je suis de gauche ou de droite, es-tu pour ou contre l'avortement ?
On en a rien à foutre quant tout est en train d'exploser !
Et Leonard Koan de rajouter :
"Chaque fois que j'atteins le fond du désespoir, je commence à sourire."
Et Cohen zen, qu'en pensait-il ?
"Il y a une faille dans toute chose, c'est par là que peut entrer la lumière."



Mare dit 8 : dans quel état sont les "States" ?
Milliardaire mouillé dans des affaires, trempé jusqu'au cou, Donald "fort en gueule" Trump éclabouse la précieuse oie Clinton à coups de "courriels privés" et de coups bas publics ("Ami plouc, tu vas pas voter pour cette sorcière, cette tordue qui tient pas la route.").
Les pauvres qui ont voté pour lui seront ses premières victimes.
Donald Duck, le canard barbare, se prend pour Connard le barbant (ex "Conan le barbare") et nous rassure quand il assure qu'il n'y a pas de réchauffement climatique.
La planète est en danger, c'est d'la faute au complot écolo, point barre, j'retourne dans ma mare.




Mercredi 9 : Animalerie !
Donald ricane comme un mâle dominant chez les Babouins.
Trump trompe énormément, c'est un Sagouin.
Au lieu de faire de l'anthropomorphisme facile, parlons plutôt des animaux que les humains terrorisent parfois sans le savoir.
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux.... si ce n'est pas possible, oeuvrez bien, ouvrez vos esgourdes! Pour les bêtes encagées, aménagez une cache dans la cage.
L'animal effarouché ou stressé par nos agissements brutaux ou nos mots idiots pourra trouver refuge dans son endroit protégé, a l'abri des regards.
Ainsi, seul dans le noir, le Ara kiri retrouvera ses couleurs et sa bonne humeur, le "Père OK" dira à l'envie que la vie est belle et que c'est tant mieux et le Mainate religieux retrouvera la foi et la voix.
Le Hamster redeviendra jovial et reprendra son job de coureur de fond en rond !
A une certaine époque, des députés frustrés et enragés avaient traité la Ministre de la Justice Christiane Taubira de tous les noms d'oiseaux possibles.
Que tous ces oiseaux de malheur au mépris ravageur regagnent leurs pénates et se cachent dans leur niche de riche !
"Nul n'affirme son humanité au mépris des autres."
C Taubira

Jeudi 10 : L'avis des bêtes (suite) !
Côté singes, on trouve de sages singes qui font le pas de côté et qui ont une vision pacifique du monde (Bonobos à libido décontractée, Sapajous joueurs au bon choeur ...).
Doux Sapajous :
Rien ne peut saper le moral des Sapajous puisqu'ils sont solidaires. Ils se regroupent lorsqu'il y a danger. Par exemple face à un serpent menaçant, ils gesticulent, hurlent et font un tel raffut que l'intrus quitte rapidement toute cette bande "d'hubert-lulu".
Le groupe se nourrit de fruits et se partage les bons plans baies, les câlins et les poux.
Malgré leur organisation sociale très développée, leur vivacité d'esprit et leur habilité, c'est une espèce en voie d'extinction.
On les nomme aussi Capucin moine ou Sajou (avec un rien, avec tout).
Les Capucins sont les singes d'Amérique les plus intelligents. Dans certains pays, ils sont dressés pour aider les personnes handicapées !




Vendredi 11 : Pas kaput, ça capote, pas KO le capo (on) râle !
Dire que pendant la guerre de 14, un soldat anglais n'a pas osé tirer sur le caporal Hitler, parce que ce dernier était de dos.

"Ça me dit (12)" de vous proposer cette vidéo de Cohen avec de beaux morceaux de Nature (avant l'ère "Gaz de schiste Trump") dedans, la chanson se nomme "Anthem" ("On s'aime", "On sème" ou plus sérieusement "Chant","Motet").


Yamasté !

samedi 15 octobre 2016

"Journal in time n°2"


"Une journée, une vie."
Adage zen
Sainte-aise de la semaine écoulée.
Ça me dit de :
Trouver des mots qui étonnent ou qui vont bien ensemble.
J'aime à découvrir des sons polissons, des mots durs à dire (mots tordus qui donnent du fil à retordre), des mots ambigus ambitieux (à double sens), des mots discrets, voir distraits (à lire à demi-mot ou entre les lignes), des "câlins-bourgs" attendrissants.
Sur l'écran plat de la télé, il est important de donner du sens et du relief. Jeudi dernier, Busnel ("La grande Librairie") a demandé à ses invités de dire leur mot préféré.
Michel Serres a répondu :
- Le mot "tendre" me plaît, c'est à la fois un adjectif et un verbe, chose rare dans la langue française. Il est épatant, riche en possibilités, on peut en effet "être tendre" et "tendre vers" ou bien "tendre la main" !

Ou bien "tendre l'oreille", le philosophe paisible et optimiste ("Nous vivons dans un paradis, l'Europe vit une période de paix inédite depuis des siècles") a raison. Ce mot "tendre" lui va bien en bouche, avec ce rocailleux "R" roucoulé et son accent chantant qui "carcassonne" et résonne juste, l'oreille hardie est ravie : elle redevient tendre.


Dimanche (de robe de bure) :
"L'âme a deux yeux, l''un regarde le temps et l'autre se tourne vers l'éternité."
Angélus Silésius
Voilà le genre de citation que l'on peut entendre dans l'émission radio de qualité XXL de l'exigeant Zygel qui excelle dans sa mission de vulgarisateur de la musique classique.
Ça, c'était hier, au jouir d'hui, pour vous montrer que ne suit point un olibrius vulgum pecus ne s'intéressant qu'à son philtrum, je vous offre en bonus de l'angélus Silésius :
"Le sage qui s'est porté au-dessus de lui même, repose quand il court et agit quand il contemple."
"On n'apprécie rien si on ne le contemple pas. Ce qui manque au monde, c'est la contemplation."
"La rose est sans pourquoi. Elle fleurit parce qu'elle fleurit, n'a souci d'elle-même, ne cherche pas si on la voit."


Lundi (et l'autre ne dit rien) : Zep zen !
On ne zappe pas Zep, dessinateur de B.D helvétique éclectique, extatique et électrique !
"Le silence a une faculté réparatrice."
Benjamin Constant
Paradoxalement, Zep aime le silence mais pas la méditation (qu'il trouve angoissante).
"Quand on écrit des histoires, on est toujours un peu en dehors du monde."
Dans son dernier album "Un bruit étrange et beau", il nous invite au calme et au silence (parfois, cet athée venant de terminer un album, va faire une retraite d'une semaine dans un monastère).
De quoi nous parle l'abbé D ?
C'est l'histoire d'un moine "chartreux" qui vit pendant 25 ans dans son monastère et qui en sort pour voir un notaire. Du coup, il se confronte au monde, à la ville et aux femmes.
"Les moines ne sont pas dans une posture, où l'on doit affirmer quelque chose mais plutôt du côté d'une recherche qui laisse beaucoup de liberté."




Mardi Cinéma :
Pierre Tchernia est parti montrer sa bobine au paradis des joyeux cinéphiles !
Sûrement que ce sain Pierre cathodique sera reçu bras grands ouverts par le Saint Pierre catholique !
Hier, les "étranges lucarnes" (comme on disait à l'époque) d'Arte nous ont donné à revoir "Manhattan" de Woody Allen. A la revoyure, le plaisir est toujours là : celui des yeux (la photo et le quartier New-yorkais), celui des oreilles (Leonard Bernstein) et de l'esprit moqueur :
"Je ne crois pas aux aventures extra-conjugales. Je crois que les gens devraient rester ensemble toute leur vie, comme les pigeons ou les catholiques."
C'est marxiste (tendance Groucho), cynique et grivois (on voit rose et morose dans ce film en noir et blanc) !
"Le sexe apaise les tensions. L'amour les provoque."

Mercredi esprit es-tu là ou ici ?
Mais de quel esprit parlons nous ? De l'esprit saint, sain ou sein ?
Commençons par le Saint-esprit, que dit Woody Alien ?
"Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse."
Et "Lunatic Woody" est il sain d'esprit ?
"Existe t-il une séparation entre le corps et l'esprit et si oui, lequel est-il préférable d'avoir ?
Enfin, "Boobsy Allen" a t-il l'esprit sein, au delà des apparences ?




Cela me rappelle un dessin de Zep (vu sur son blog "What a wonderful world"), on y voit une femme nue, les mains soupesant ses gros nichons. Elle dit :
- J'aime pas trop mes seins, j'en enlèverai bien un peu.
Les deux nichons réagissent :
- Quoi ? dit l'un.
- Ça va pas la tête ! dit l'autre.

Jeudi :
Le Prix Nobel de littérature est attribué au ménestrel Bob Dylan, the times they are changing !
Le croyant de talent le croira t-il ?

Vendredi : Mort de Pierre Etaix!
Un autre Pierre, un autre Monsieur du cinéma, Saint Pierre va pouvoir se fendre la poire.
Qu'il étaix drôle, aussi bon à l'image qu'au texte étaix. Ce zigue aimait les zigotos rigolos, les gagas de gags à gogo, les zooms sur les zozos zazous semant la zizanie avec frénésie, les frasques burlesques des hurluberlus du slapstick.
Bref tout ce qui étonne, qui est "Keaton" ! Avec un "Max" d'élégance, le clown Yoyo travaillait ses trouvailles au cirque "Linder" !
Voir et revoir son intégrale, c'est un régal !!!



"La perversité commence là où s'achève le plaisir."
Etaix et Carrière
"Tant qu'on a la santé" (florilège désopilant de parodies, de pastiches de pub) ... faut en profiter !
Namasté !



vendredi 24 juin 2016

"Journal in time"


Les sons de la semaine écoulée.

Samedi 18 : Ça me dit rien.
Telle l'eau fraîche, laissons couler les sons cools et ... observons les silences !




Dimanche 19 : Paroles pas drôles contre musiques chics.
Dimanche matin mutin, je ne chanterai pas de grégorien au-jouir-d'hui. Mes réflexions sur les abus de la religion me l'interdisent :
Pour l'église, la parole contrôlée est la seule musique qu'elle s'autorise. Dans les temps incertains, les période de doute, les "responsables" du Vatican se mettaient d'accord pour que le chant grégorien soit interdit. Pensant par là que la musique a le pouvoir diabolique de détourner l'agneau humain du message divin ! Bien vu l'aveugle !
La musique non contrôlée et jouissive doit être bien terrifiante et le son d'ange heureux, pour qu'on les interdisent !
La musique vivante et vibrante qui rend heureux et joyeux n'est pas compatible avec le port de la peur et le souffle rance de la souffrance.
Pourtant, l'Église a besoin de musique pour tous les rituels sacrés. Les mythologies parlent de la musique comme étant le lien, la messagère entre le ciel et la terre (tout comme les oiseaux qui sont justement de bons musiciens).

"Il faut rendre aux hommes une signification spirituelle, faire pleucoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien."
Saint-Exupéry

Lundi 20 : Mettre la gomme et faire ses gammes pour la fête de deux mains !
Ou écouter peinard Steven Halpern faire les siennes et nous réveiller les chakras en douceur.




Mardi 21 : "Jour de fête" !
Et si la fête de la Musique c'était tous les jours de l'année sauf le 21 Juin ?
On pourrait en profiter pour regarder et écouter ce que disent les oiseaux.
Pendant que le monde va à vau-l'eau, les martinets volent haut et dorment en volant (quelques secondes leur suffisent). Ils sont capables de voler six mois d'affilé sans se poser ... de question métaphysique !
Est-ce grâce aux sons suraigus qu'ils produisent ?
Ses sons, les utilisent-ils pour se recharger le cerveau ?
Et les supersoniques volant que sont les faucons pèlerins, que ressentent-ils lorsqu'ils volent en piqué à 400 kms/heure, n'ont-ils pas les yeux qui piquent ou qui pleurent ?
Ces énergumènes dégringolent comme qui rigole sans jamais se casser le bec !




Mercredi 22 : Grosse chaleur !
Pas un temps à mettre un "Bip-Bip" (avec le Coyotte, personnages de dessin animé) dehors. Bip-Bip est inspiré d'un oiseau qui se nomme le "Geocoucou" (du Geai au Coucou, on pense à une blague et pourtant, c'est du sérieux).
Chaleur qui rend étourdi comme l'est la linotte. Elle doit son nom au fait qu'elle bâtit son nid n'importe où, sans se soucier de le planquer. Les prédateurs en profitent et tuent la nichée. C'est de cette étourderie que vient la moquerie contenue dans l'expression :
"Avoir une tête de Linotte" !!
Y avait-il des pipelettes tête de Linotte au cours de Yoga de ce soir ?
Voyons les voyouttes :
Cathy a oublié sa toux et ça l'a fait rire, Rêveline a oublié de vérifier si elle avait toujours ses dents de sagesse, Funny a oublié de ne pas s'endormir et Mado a oublié de venir !


                                                                     Geocoucou


Jeudi 23 : "Acte-dualité".
De bon matin, une pie pimpante se poste au pied d'la baie vitrée. La pieuse pilleuse épie, piaille, braille, dit sa pépie et parle de ses conditions de vie :
- Y'a plus d'eau dans la piscine à oiseaux !
Et en plus, j'ai grand soif !!
Et c'est pas tout, derechef, les petites mésanges me dérangent !!!

Manif à Paris contre la "Loi Travail", trajet en forme de stade, aller-retour "Bastille-République" : Entre le gouvernement et les syndicats, ça tourne en rond.
Cela ne peut pas tourner rond entre un syndicat borné, nombriliste qui pourrait scander (non pas, "C'est un scandale", comme aurait dit Georges Marchais dans les années 70) mais plutôt "Laissez ... jetez" (les CGT) et un gouvernement de gauche qui joue à droite (cela ne peut qu'abrutir ... qu'aboutir à une pensée gauche et mal à droite).




Vendredi 24 : Moment historique et mouvement hystérique !
Résultat d'un référendum initié par David Cameron : les britanniques sortent de l'Europe.
"Brexit is fantastic" dixit l'amer-ricain Trump.
L'amère Marine Le Pen jubile.
Le Brexit ça excite les extrémistes, c'est pas bon signe.

Le "Leave" l'emporte avec 52 %.
Paul Mac Cartney composera t'il la musique du prochain James Bond (nom emprunté à un ornithologue de renom) :
"Leave and let die" (clin d'oeil au "Live and let die" de 1973) ?

Bye,bye !