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samedi 2 juillet 2022

"Musicothéravie"

L'homme et la cithare" :
Pourquoi viens tu me voir cithare ?
C'est l'histoire d'un homme droit et sincère, chercheur de vérité première, de bonheur et de lumière. Il va voir un maitre soufi.
Ils discutent autour d'un thé la menthe. Le chef spirituel lui explique comment trouver tout ça !
- C'est facile à trouver mais c'est difficile d'accès. Tu ne peux pas te tromper. Mais c'est loin d'ici.
La route est longue, le maitre avait raison; on passe par des endroits délicats, des cols difficiles. Traversant un village, son coeur lui dit "c'est ici !"
Effectivement, il n'y a pas grand monde mais on trouve quand même, en ce lieu, trois échoppes. Dans l'une, on ne vend que des rouleaux de fil de fer !
Dans une autre, on vend des morceaux de bois et dans la troisième, des pièces de métal.
L'homme est fort déçu.
Il quitte le village "désapointé".
Il décide d'aller se coucher.
C'est à ce moment là, alors qu'il se dirige vers un lit de mousse, qu'il entend une musique envoûtante.
Cette mélodie sacrée profondemment ancrée dans le concret, offre à entendre un concert déconcertant joué par des anges, dans une grotte les anges passent et se placent là oû il faut afin de créer de bonnes harmonies et de bonnes vibrations. 
Et notre chercheur à l'oreille titillée par un instrument à cordes, où en est-il ?
L'instrument magique, il veut le voir, le palper, le sentir, il se laisse volontiers guider !
Il découvre que l'instrument est une cithare faite de morceaux de bois, de pièces de métal et de fil de "faire", bref tout ce qu'il a vu dans les magasins du hameau !
(Conte soufi réécrit)
Il comprend ainsi que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui lui a été donné de travailler dans sa vie.





Bonjour !
Privet (prononcé "Priviète") Moscou !
Direction le foyer du Conservatoire de musique.
Dovisdanya !
Au revoir !

Claire Oppert est élève au Conservatoire de Moscou.
"Octobre 1989 ...
.... Nous dormons en manteau, car les carreaux des fenêtres sont brisés par endroits et, malgré les kilos de coton dont nous essayons de bourrer les trous des doubles-fenêtres, le froid de l'hiver russe reste mordant."
Le "pansement récompense", Schubert berce et pense ça plait, sa douce mélopée efface ses pensées, penser à s'appeler et à s'épauler !
Ce remède aide à s'endormir. Certaines molécules sont en joie : Sérotonine; endorphines et dopamines dansent à tout va.
Le musicien impro-vise et ne rate pas sa cible !
"Mon cri de peur devant la mort s'est lâché dans une mer de sons-amis .... Ouh là là .... Je n'ai pas pu me retenir !"
Que devient Buten ?
"Sa compagne pose délicatement suur ses genoux le bébé violon de son spectacle .....
La dernière apparition de Buffo date de Janvier 2011.
Howard jubile !
la maladie neurodégènérative qui le ronge depuis quelques années a laissé intact le noyau de son coeur."






"Pourquoi le fou a t-il jeté sa montre par la fenetre ?
Parce qu'il voulait voir les minutes s'envoler !"
Howard Butten
"Madame Müller fond en larmes devant l'adagio d'Albinioni que je lui joue au violoncelle.
Encore l'adagio svp !
Et je joue encore et encore.
Merci pour les sons-amis qui me font tellement de bien."

Bluffant Buffo rigolo qui vole haut,
Howard Buten, le farceur effaceur de peines !
Il sait parler autiste et
Buffo l'altruiste aux tristes !

Ce livre est :
Fort, formidouble, épatant...
Il faut le lire à petites doses car il est bouleversifiant, car il est "tout chant" !
Rempli de poésie (à chaque page sous différentes formes), il redresse et grandit.

Allez, bon vent !
Yamasté !

jeudi 1 juillet 2021

"Dentriste : La vie aime et chante."


Réfection réflexion !

Claude Serre l'aidant !

Lorsque j'étais môme, j'étais un gugusse costaud comme un Jean-claude Dusse "bronzé" (des années 80).
J'étais aussi un gosse à l'aise, balaise avec le vocabulaire, dévorant du "Raymot" Devos, OKdac avec Pierre Dac ("L'os à moelle") et avec Raymot Queneau, l'Oulipo, Agrippine de Claire Brétécher, le cas Mandrika (saloute à toi qui vient de passer de vie à trépas, "bretzel liquide" à Chourave et au Concombre masqué) ...


Ces gens là étaient des phraseurs farceurs, artistes au phrasé jazz mais jamais en emphase pour ramener sa fraise. Par la musique des mots, je découvrais l'extase et me sentais requinqué !



Tire la langue : mort de dent (mord dedans) !
Trente ans sans rendre visite à un dentiste, ça me pendait au nez, les caries en ont profité pour s'installer avec l'encouragement de Miss Parkinson (les parkinsonnés ont plus de problèmes de dents et d'ostéoporose que les autres, ils ont besoin de prendre de la vitamine D3 en complément).
Qu'en disent Boris Vian et Henri Salvador dans "Blouse du dentiste" :

"Woh maman,
J'ai les guibolles en fromage blanc,
Avant que j'ai pu faire ouf !
y'm fait déjà sauter trois dents.
En moins d'une plombe,
mes pauvres molaires,
sont retournées dans leur tombe ..."




Mon dentiste : peine de coeur et divorce à venir ! S'il se sent mal, ça sent mauvais !
J'espère qu'il fera mouche.
- "Quel manque de classe, ça s'casse ... comme ça sans prévenir !"
Surpris, il prend les gros moyens, va chercher un gourdin et avec son baratin entame le match :
- Tu Laura voulu, ce sera "oeil pour oeil, dents pourries dents".
Je serre les coudes mais pas les dents vu que j'ai la bouche grande ouverte et que le boxeur soigneur bientôt divorcé est déjà là sur place, sous la voûte palatine endroit du ring, digne dingue !!
- Y'a kèke chose ki cloche.
Le voilà qui frappe du droit, du gauche (tu le sens mon code civil si vilain pour le père quand à la garde des enfants).
Je l'entends marmonner :
- Fra pas long feu celle-là.
Diantre ! la voilà qui résiste, la bougresse ... manquait plus qu'ça. Elle ne manque pas d'air en me disant qu'elle étouffe.
Et comme elle est fêlée, elle aspire à tort, semble dire l'aspirateur dentaire qui se mêle de la conversation d'une manière "bruitale" !


- Voilà, c'est fini Mr Meynier.
Finalement, je m'en sors bien. Souvent, dans ma vie, j'ai eu du bol, protégé par "Mésange gardien" et son chant basé sur des riffs que j'kiffe (riff : court motif répétitif) !




Vibrants cous de Bauls bienveillants !
Pendant que les pôles fondent, les bauls frondent (''Ni maître, Ni ordre") et mettent le feu (agni, l'élément feu comme énergie de vie) partout où ils passent.
Tiens un virelangue vient me taquiner l'esprit (à répéter rapidement plusieurs  fois) :
"En t'aidant du dedans de tes dents, diras tu ces occidentales dentales ?"

Présentations faites par l'érudit ravi, j'ai nommé le musicothérapote Dominique Bertrand.
Feu vital, feu fêlé, fou follet, feu de Bengale !

"Les musiciens danseurs poètes Bauls du Bengale, pratiquant le tantrisme, ont développé un art poétique du double-sens, ou le texte peut-être entendu soit comme une évocation d'un événement, d'un paysage, (une poésie simple, crue, vive, souvent poignante), soit comme la description psycho-physique impliquant  la circulation des énergies corporelles. 

Mais ces deux dimensions sont en interaction  intime : si le sens des métaphores reste caché à l'auditeur non initié, pour l'initié le chant (ses mots, son rythme, son assonance, ses mises en boucle), ne se contente pas de décrire la connaissance secrète de l'ouverture des chakras.

Il l'invoque et la provoque, en guidant les souffles subtils de l'auditeur par l'agencement des métaphores, jusqu'à la transe extatique qui s'accomplit lorsque corps et verbe, porté par l'onde, ne font qu'un dans l'esprit."




Des kanjiras à peau de gros lézard, d'iguane.
Entrez dans la transe :

... ils tournoient en chantant l'ivresse et le drame de vivre. L'enseignement se fonde sur du lien ésotérique entre les 50 lettres de l'alphabet et les 50 pétales des chakras, inscrivant la source des phonèmes et donc des mantras) dans le corps.

Entraînés dès l'enfance à jouer de divers instruments et à chanter par coeur des dizaines de chants ,cultivant la grâce et attentifs à leur élégance (coiffure drapée, colliers, ils inspirèrent la mode hippie), ils sont respectés par les villageois pour leurs pouvoirs, ils sont pratiquants tantrique, sous l'influence de Shiva.

Tagore a salué leurs talents de poètes, la folie douce de leur spiritualité extatique est d'une audace folle !

Baul en bengali signifie fou, possédé par le vent. 

Pour les bauls le corps est une poterie d'argile. La connaissance du corps, c'est le feu qui transe forme l'argile dans lequel cuit le pot et l'eau c'est l'amour.

Par ici le paradis, les bauls cherchent à vivre, à soigner et à prendre plaisir.

Ce sont des chanteurs enchanteurs, danseurs excentriques sans trac un peu foutraques proposant à la foi chants débridés et poèmes sacrés, marcheurs vénérés, libertaires "ni maître ni ordre", ils sillonnent inlassablement les chemins du Bengale en compagnie d'instruments qui balisent le sentier enchanté : l'ektara (tenue par l'homme en blanc), la kanjira (voir plus haut) et la voix mènent au nirvana !

Crédits illustrations : Chat de Geluck, Mandrika ki et Serre vice compris !
Namasté !


lundi 1 juin 2020

"Contre les poèmes blèmes passons les Ponge"


Que faire ...
... Contre le virus qui ronge l'animalom et qui le plonge dans sa triste réalité.
... Contre le virus qui range l'animalom en deux catégories :

Les virustics (Sautent à l'esthétique) !
De sacrés loustics à soucis écologiques prônant une vie simple dans une sobriété souriante. Leur truc c'est de respecter la terre nourricière et donc d'arrêter de polluer.

Les "virustines" ou "virusteen" : "adulescents" qui finissent par devenir "adolassants" !
Des trissotins hautains et irrespectueux, vivant dans le compliqué et le tristounet. Leur truc c'est le fric, celui du pétrole, des bagnoles, des fariboles, des "poches marines" (sacs en plastique qui se retrouvent dans l'océan).
Ils veulent à tout prix s'en mettre plein les poches, n'hésitant pas à mettre à sac toutes les ressources de la planète.

- Dis donc l'ami, t'as pas fini de parler de virus et de détritus !
Redis moi le blaze de ton blogue :
- "Yogamusicothérapie" pour vous servir ami citoyen, j'y viens avec aujourd'hui une option musicothérapie et poésie.
- Bon bon je dis rien, sorry pour le dérangement, à la revoyure !!
- A bientôt.




J'ai lu "Un livre inutile" de Christian Bobin !
Il dresse le portrait de tous ses poètes préférés.
Génial, Bobin ramène sa bobine.
Afin de stopper le ciné halluciné de l'actualité (qui finit par nous rendre fou flou). Face à la sinistrose ambiante, vive les séances, les séquences nécessaires de cinémots poètiques.
Rappelle toi ami tête de linotte, les mots soignent les maux.
Sage singe qui songe, rendez-vous à la page Ponge, pour sauter dans le grand Bobin de jouvence :




"Sur l'enclume du sage, il martelait les mots. Les chevaux du langage, les vieux chevaux fourbus, il les ferrait de neuf."
"Il écrivait comme on heurte le cristal du verre, du bout de l'ongle.
Il versait plus ou moins de silence dans la page pour faire varier le son.
Il recommençait jusqu'à obtenir la note juste."
"Nous sommes mélangés de terre et de ciel.
Nous sommes faits d'argile et de souffle.
Nous sommes une petite flûte de terre cuite.
Un air à jouer, une note à tenir. Après quoi, silence.
Le grillon du souffle s'endort dans le noir. Et pourtant : un rien de lecture et revoilà la claire chanson de Ponge, le crissement de deux pages l'une sur l'autre."
Christian Bobin

Bon vent, bonnes réflexions !
Yamasté !!!

dimanche 1 mars 2020

"Mémoire de Yoga n° 37"

La vie d'artiste !
Conseils d'un musicien :
Jouez ce que vous aimez et donnez du goût.

Celui qui a le goût de l'effort "s'honore".
Faire tout "sons possibles" ... dans la joie et sans compter son temps, parce que dans la vie, rien ne s'obtient sans plaisir ni don de soi. J'utilise le mot plaisir et non pas le mot travail car, comme dit Gurdjieff :
"Il ne faut pas travailler mais avoir du plaisir."

Le goût du travail bien fait.
Etre artisan de sa réussite, ce n'est pas pour la gloire ou par vanité, mais parce que le bien-être de tous implique le "travail-plaisir" de chacun.

Le goût du beau et du bon.
La recherche du beau suscite la beauté, la diffuse, la crée.
Etre gastronome de sa vie (lui donner du goût), être fin gourmet : peu et de bonne qualité nourrit mais non le contraire.

Le goût de tout ce qui grandit.
Ce n'est pas celui de l'ambition inhumaine ou dominatrice, mais celui de ... "Toute âme qui s'élève, élève le monde."
Eviter les mauvaises habitudes, repérer les bonnes et même, sans juger s'en méfier car, comme dit le proverbe chinois :
"L'habitude commence comme une toile d'araignée et se termine comme un câble d'acier."
Accordons nos violons et laissons parler le violoniste "équilibriste" Yehudi Menuhin :
"Mon principe fondamental  quand je joue est à la fois simple et universel : c'est la recherche de l'équilibre.
On peut approcher du bon équilibre  en prenant conscience qu'aucune partie du corps ne bouge  sans qu'il n'y ait une réaction correspondante ou une compensation dans une autre partie du corps, au même titre que la moindre chute de feuilles mortes modifie l'équilibre de la terre.
L'objectif est de parvenir à une perception des déplacements et des équilibres les plus fins."

Sentir-voir !
"On apprend à voir avec son corps.
Comment sait-on que l'archet atterrit sur la corde de sol ?
Est-ce parce que les os, les muscles et les nerfs de mon bras prennent une certaine forme ?
Ou bien est-ce que je guide l'archet avec mes yeux ?
Je SAIS, il en est de même des notes que je joue. Mes doigts s'habituent aux distances. Mon oreille confirme que je joue la note juste, mais ce sont mes doigts jouant naturellement et aisément, sans tension et pression sur les distances qui trouvent la note juste.
Il faut arriver à jouer du violon à l'instinct, mais il faut au préalable une préparation approfondie.
C'est un peu comme le vent soufflant à travers les branches. C'est la position des feuilles,chacune selon un angle qui lui est propre, qui donne au vent sa voix particulière."  




L'effort le gastronome, donneur d'envie et de goût.
Curieux le chasseur de sons !
Sage le conteur qui ne compte pas seize heures.
Equilibré, le yogi au violon non-violent.

"Toute âme qui s'élève, élève le monde."
Je n'ai pas cité "l'hauteur" parce que selon les sources, on attribue cette pensée à La Rochefoucauld, à Elisabeth Leseur ou à Gandhi.

Yehudi Menuhin : le violoniste yogi !
Musicien de grand talent, yogi épatant et élégant, surprenant et renversant (avant un concert, au lieu de se mettre la rate au court-bouillon, il prenait plaisir à se mettre la tête à l'envers et .... les pieds en l'air).

P.S :
Je n'ai jamais vraiment réécrit le mémoire de yoga de 1987 mais là si (propos pas assez clairs à mon avis, comme quoi le temps passant, on s'améliore et c'est tant mieux), ma non troppo.
Comme le bon vin, on vieillit bien lorsqu'on développe ses tanins talents, la saveur de son savoir, sa palette de couleurs qui colorise la vie.
Les bienfaits de l'âge on en voit la couleur, alors merci au thé vert, au chocolat noir, au vin rouge, autant d'antioxydants qui nous permettent de ne pas en voir de toutes les "couleurs douleurs" !

"On ne peut pas s'empêcher de vieillir mais on peut s'empêcher de devenir vieux."
Matisse

Yamasté !

dimanche 15 décembre 2019

"Sa vie ... avec Mozart"

A lire en écoutant le CD ou en l'écoutant "religieusement" à part dans un bon fauteuil !
J'ai lu avec plaisir "Ma vie avec Mozart" d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Laissons l'auteur analyser quelques oeuvres de ce poli-son de génie :

"Ave verum corpus" (Salut à toi vrai corps") !
Et le "prix Noël de philosophie" est attribué à E.E Schmitt :
"Insistant, mélodieux, d'une douceur inexorable, tu me contraignais pourtant à un examen critique. Pourquoi fêtes-tu Noël ? me demandais-tu. Pourquoi dépenses-tu tant d'argent ? ...
je compensais en cadeaux les intentions que je n'avais pas eues ... Au lieu de rayonner de générosité, je m'achetais une tranquillité d'âme."
"Concerto pour clarinette" :
Avec Mozart, c'est pas du pipeau, tout est vraiment clair et net !
L'adagio du concerto est bien beau et E.E Schmitt est lyrique :
"La clarinette, bercée par les cordes, murmurait une mélodie tendre qui exhalait, avec ses mouvements descendants, une sorte de tristesse sereine ... Le morceau continua ...
Quoique douce, délicate, la clarinette refusait de fléchir, de céder à la déprime, elle remontait, elle chantait, elle s'épanouissait. Le chagrin se transfigurait, de ton sentiment tu faisais une oeuvre. La tristesse s'était muée en beauté."
Cette musique guérissante te transforme. Elle est faite pour soigner tes affects. Voici un bon médicalmant qui s'avale par les oreilles !


"Une petite musique d'ennuis" ... très intéressante, lumineuse !
"Comment pouvais tu écrire cette musique légère, aérienne, fluide, aisée, avec un corps qui gémissait, des gencives qui te faisaient souffrir ? ... épuisé par les voyages et l'excès d'activité, tu avais consacré des mois, voire des années, à lutter contre des infections, des problèmes digestifs, des difficultés rénales ... "


"La flûte en chantier"
"La flûte enchantée, c'est le pouvoir de la musique sur les esprits, un pouvoir salvateur, pacifiant, régénérant."
Tamino risque la mort, il est poursuivi par un monstre (un dragon serpent). Il tombe et s'évanouit.
Lorsqu'il se réveille, il se retrouve face à trois charmantes dames chantantes qui lui offrent une flûte magique afin d'avancer sans soucis dans la forêt obscure et profonde.
"Prince, accepte ce présent,
notre Reine te l'envoie.
Cette flûte enchantée te protégera,
elle te soutiendra dans la détresse.
Elle te donnera un grand pouvoir,
celui de modifier les passions humaines :
le mélancolique deviendra tout joyeux,
le solitaire tombera amoureux.
Cette simple flûte a plus de prix
que l'or et les couronnes,
car elle accroît la joie
et le bonheur des hommes."

La musique de Mozart se joue avec les mains et avec l'humain !
Mozart gamin était sérieux comme un pape puis en vieillissant est devenu plus espiègle !
"Maintenant viens et joue de ta flûte,
elle nous guidera sur la terrible route.
Nous marchons par la magie de la musique
sans peur à travers les ténèbres et la mort."

Laissons l'auteur conclure :
"Bienfait de t'écouter : la vie est toujours entourée par la mort mais n'en a plus le goût."


Voilà, lorsque l'on souffre de tout les maux et que dans notre tête c'est le bazar, c'est qu'il est grand temps d'aller écouter Mozart !!
Bonne écoute !
Je pense qu'on doit pouvoir trouver du Mozart dans un smartphone :


Merci Geluck !
Bon vent à tous !!
Yamasté !!!

mardi 29 octobre 2019

"Yoga de la langue"

"Yin Yang,
chante le gong.
ding dong,
sonne la langue".



Donner sa langue au chakra !
En tant que chanteur d'harmoniques, yogide sonore, joueur de guimbarde, de didgeridoo, je m'amuse volontiers à "yoguer" avec ma langue mais j'ai découvert qu'il existait des "yogas méconnus de la langue" (ceci grâce au lumineux prof de yoga Mathieu et son éclairante revue "Infos Yoga").
"Lorsque le yoga a été importé vers l'Occident, avec le succès que l'on sait, nous avons exercé sur lui une censure certaine. Beaucoup d'éléments, pourtant essentiels, n'ont pas été admis.
Les pratiques du yoga de la langue en font partie.
Il conviendrait aujourd'hui de les accueillir enfin, d'abord parce qu'elle font pleinement partie du yoga, ensuite parce que ces exercices font un bien fou et surtout parce que cela nous permet de sortir de nos conditionnements, ce qui est finalement le but principal du yoga.
Donc n'oubliez pas de tirer la langue."
La langue est un organe intérieur susceptible de passer à l'extérieur par simple décision personnelle, sans intervention médicale.
Autrefois, il était fort civil de "prendre langue" avec quelqu'un. Diantre ! il s'agissait de prendre des nouvelles en interrogeant les gens autour de soi.


Revoici la fameuse photo d'Einstein tirant la langue le jour de ses 72 ans.
Comme le fait remarquer Mathieu : "les Rolling Stones, qui sont encore plus vieux, utilisent une langue tirée comme logo" ...



... Le message est clair : si vous souhaitez vivre vieux avec la vitalité intellectuelle d'un Einstein et l'endurance des Rolling Stones, il vous faut tirer très régulièrement votre langue. Le yoga enseigne effectivement, que plus vous tirez votre langue, plus vous allongez votre vie."

Rouler un "platin", en filet la langue !!
Pour une langue volubile, il est important d'avoir le filet et le plat de la langue en parfait état.
Le plat de la langue permet de "platiner".
Dans les surprises-parties (au Québec, on dit "fêtes-surprises") d'antan, on mettait un disque sur la platine pour créer une ambiance favorable au "french kiss" (à Montréal, on "frenche") puis après le slow, autour d'un verre, on "emballait" (avec ou sans filet).
De nos jours, on continue : on platine, bref on fait du plat !
Gare au faux pas pour ceux qui ont la langue bien pendue (ne pas se prendre les pieds dedans).
Gaffe au "faux plat" pour les fanfarons baratineurs aux langues dorées (mensongères), pelues (flatteuses) ou serpentines (méchantes) !

Après la langue qui fourche, voici la langue fourchette !
"Yogastronomie".
La gastronomie est intimement liée au yoga car :
"Les épices sont utilisées en ayurveda (médecine traditionnelle de l'inde) comme traitement préventif.
Le yoga dénombre six saveurs ... Les six saveurs gustatives de base sont le sucré madhura, l'acide amla, le salé lavana, le piquant tikta, l'amer katu, l'astringent kashaya. Les combinaisons de ces saveurs sont au nombre de 720.
En yoga, où l'on dénombre 72000 nadis, 72 est un chiffre récurant. Le yoga de la langue va alors consister à distinguer ces six saveurs ainsi que les 720 combinaisons afin de déterminer la combinaison qui vous correspond. Cette combinaison va apporter une harmonie dans votre tempérament ayurvédique."



"Mes mots technique"
Ci-dessus, un "dessin calligraphique" de Mahmoud Tammam, le dessinateur qui illustre sa langue afin qu'elle soit plus facile à apprendre.
Le lapin (rabbit) est bien présent : en bas, à droite, on distingue le mot lapin écrit en arabe et plus haut le lapin en dessin, cela fait son effet, on s'en souviendra, la prochaine fois quand on l'écrira.



Yoga de la langue : Kali graphie !
Kali a été une des sept langues d'Agni (le dieu du feu) et elle est la déesse du temps et de la mort. De surcroît, c'est la shakti (l'énergie créatrice et la compagne) de Shiva.
Sa langue a la forme d'un triangle pointé vers le bas (qui représente aussi son sexe).
La langue pointée vers le haut (kéchari mudra) est liée à Shiva méditant. Le yogi invoque, selon la position de sa langue, soit Shiva, soit Kali !



Le sanskrit "chante écrit" !
En récitant les 48 sons de l'alphabet sanskrit, on met en valeur un dieu ou une déesse.
Le sanskrit est prononcé exactement comme il est écrit. Il doit être scandé à voix haute. En faisant ainsi, l'air et l'art de rien on pratique le yoga de la langue.
"En combinant ces 48 phonèmes, se forme une infinité de mantras dont la répétition va permettre de personnaliser ce yoga de la langue. Un mantra efficace doit être en syntonie avec vous, les oscillations de sa vibration dues aux mouvements de la langue doivent correspondre parfaitement à votre propre fréquence."



Crédits illustrations :
Deux dessins de Geluck, trois "animots" de Tammam plus ...

... des anecdotes :
"Logo loto"
Le logo-langue a été dessiné en 1970 par un jeune étudiant au "Royal College of Art" (London).
Suite à une demande du manager des Rolling stones, l'institution artistique a choisi un jeune étudiant de vingt ans nommé John Pasches.
Pour Pasches, ce "Tongue and lips" est devenu un véritable patch "anti-misère à vie, bouche de Jagger ravi" (dont il s'est inspiré).
Ce logo se trouve dans le disque "Sticky fingers", la pochette est "Dandy Warhol".

"T'as le bonsoir d'Albert Einstein" :
Le jour de ses 72 ans, après toute une journée organisée en son honneur, le savant de génie est fatigué.
Il est tard, des photographes sans scrupules cherchent à lui tirer le portrait.
Alors, il leur tire la langue !

Expressions françaises sur la langue : lues dans "Au vrai chic anatomique" de Frédéric Pagès.

"Laissez les bons temps rouler !" (Louisiane)
"Attendez que le curé se mouche !" (prenez votre temps, Québec)
"Bon vent !" (bon voyage, au revoir)

Yamasté !!!!

mercredi 31 juillet 2019

"Mémoire de Yoga n°36"


"Le cas Harpe Diem"

... Le  musicien l'entend-il de cette oreille ? 
Voici son point de vue:
Nous naissons tous avec des possibilités, une palette de qualités et de défauts qui créent richesse mais aussi complexité. Une harmonisation s'impose donc si nous voulons transformer ce foisonnement désordonné en trésor efficace.
Résoudre ses propres conflits est l'urgence de chaque vie, car tout conflit absorbe l'énergie, disperse et empêche l'épanouissement. Capter les forces vitales d'une partition et distribuer l'énergie sans déperdition, ni sur le plan mental, ni sur le plan des gestes physiques à accomplir pour une exécution aisée.
Tout gaspillage ou tout excès, non seulement altère la qualité du son et condamne la beauté de l'interprétation, mais peut conduire aussi à des problèmes musculaires aigus.
En débarrassant l'égo des aspects négatifs contrariant l'évolution, l'être peut s'appuyer sur ce qu'il a de positif, trouver sa véritable personnalité enfin épurée de scories nuisibles à son développement.
Par une sensibilité aiguisée, les grands artistes captent plus que d'autres sans doute le monde extérieur et leur propre monde intérieur.
Ils peuvent d'autant plus s'effacer devant une partition qu'ils ont retrouvé leur personne, ils sont, ils existent.
La volonté de s'affirmer, vanité, orgueil n'ont plus de raison d'être, car elles sont souvent des compensations à une faiblesse, un manque de confiance et de sécurisation.
Ils n'ont plus rien à prouver, ni aux autres, ni à eux-mêmes pour se rassurer et sont plus disponibles.

Le musicien est un homme élégant.
Le musicien est un homme de goût.






Dessin de Sempé :
Le premier violon est en retard, sourires des trois autres musiciens. Que signifient ces mimiques faciales ?
Laissons aller notre imagination et allons dans notre "ford intérieur" afin de nous transporter dans les pensées heureuses du trio.
Marcel au violoncelle se dit que la demoiselle est légère comme une libellule, que si elle continue ainsi, elle va s'envoler comme une bulle mais que comme d'habitude la belle libellule à lubie jouera Ravel comme personne.
Léon, à l'alto, est ravi de jouer du Ravel en compagnie de Gisèle qui le devine et se sent pousser des ailes.
Enfin, la fine Joséphine impatiente et espiègle, pense que la Gisèle joyeuse un peu enrobée, va bientôt jouer "l'Allez-gros moderato" et que ce ne sera pas trop tôt !
Le poétique et touchant Sempé dessine les musiciens pour qu'ils jouent la musique qu'il veut entendre. Dans sa recherche pour l'harmonie, l'exceptionnel Ravel va révéler les qualités de chacun. Cet outil musical pour calmer le "je" est (d'après le choix de Sempé) :
Le "Quatuor de Ravel allegro moderato" !

Allez, bon vent !
Yamasté !!

dimanche 21 juillet 2019

"Mémoire de yoga n°35"


"La voie du Hinayana"

"- Qu'y a t-il, Sôna ? Etais-tu auparavant, avant ton départ de la maison, habile à toucher du luth ?
- Oui, Seigneur.
- Qu'en penses-tu donc, Sôna ? Si sur ton luth les cordes sont trop tendues, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Il n'en sera rien, Seigneur.
- Et qu'en penses-tu, Sôna ? Si sur ton luth les cordes sont trop détendues, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Il n'en sera rien, Seigneur.
- Comment donc, Sôna ? Si sur ton luth, les cordes ne sont ni trop tendues, ni non plus trop détendues, si elles gardent la juste mesure, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Oui, Seigneur.
- Et bien, de même ô Sôna, les forces de l'âme, trop tendues, tombent dans l'excès, trop détendues, dans la mollesse. Ainsi donc ô Sôna, réalise en toi l'équilibre de tes forces, tends sans relâche à l'équilibre de tes facultés spirituelles et propose toi cela comme but."

Avant de devenir un bon joueur de "Bhagavad Gita art", cherchons à être d'abord un bon harpiste. Laissons nous séduire par le charme de la parabole de la harpe, telle qu'elle est explicitée par Robert Linssen. La parabole de la harpe, fréquemment évoquée par les anciens maîtres de l'Inde, est à la fois pleine de profondeur et de poésie.
La signification de cette image doit être perçue par l'intuition et non par la pensée analytique. Le yogi y est comparé à une harpe vivante, formée de trois cordes (les "gunas") :

Une corde physique, symbolisant le corps.
Celui-ci doit être harmonisé par le yoga permettant une prise de conscience et une maîtrise parfaite, la détente musculaire, nerveuse, psychique, et la respiration complète lente et profonde.
L'harmonisation du corps implique également une hygiène alimentaire conforme aux lois de la nature, la redécouverte de la sagesse instinctive du corps dont les possibilités, généralement inconnues, sont immenses, la simplification des besoins à tous les niveaux, dans tous les domaines,  le respect des rythmes naturels de la vie.

Une corde émotionnelle :
Celle-ci doit conserver toute sa sensibilité tout en étant libre de l'identification, de l'attachement aux sensations et de toutes les dépendances.
La fixation émotionnelle excessive émousse la vraie sensibilité. Mais le détachement et la non-identification ne doivent jamais être confondus avec l'indifférence ou l'évasion. S'ils sont mal compris, ils peuvent assécher le coeur. 

Une corde mentale parfaitement souple, transparente et libre de l'attachement, de l'identification.
Elle doit cesser de vibrer exagérément pour son propre compte.

Ainsi, s'il vibre en harmonie avec ses trois cordes, le yogi est semblable à une harpe vivante.






A défaut  d'être un harpiste marxiste tendance Harpo (le frère muet des Marx Brothers), je pratique la harpe celtique façon Gaston en faisant des gaffes, des bévues, des sottises.
Je joue comme ça vient, de ma petite harpe Camac. Je suis pas prêt à jouer de la grande harpe Camac, trop comac pour moi, mais plus adaptée aux musicos costauds en costard cravate.

Le gaffophone de Gaston est puissant. Lorsqu'il en joue :
Les "murs-murs" qui ont des oreilles trop sensibles défaillent, ceux qui font la sourde oreille se fendent en deux, les "porte-mentaux" craquent physiquement. Les murs en harmonie, sont dans la vibration et l'extase, ils prennent un bon bain de sons sains.
Chez le désaccordé Mr Gaspard Sapin, ça sent le gaz et le sapin, chez l'autre (celui qui s'accorde), ça gaze !

Le dessin est de Franquin, pour écouter et goûter pleinement aux plaisirs du "gaffophone", il est peut-être recommandé d'être un peu dur de la feuille !!!
Les inventions de Lagaffe ne sont pas toujours au point.
Bhagavad Gita : Poème philosophique sacré de l'Inde. Le terme signifie "Chant du bienheureux".


"C'est le désir et sa compagne la colère, enfants de rajas qui souillent tout, qui dévorent toutSache que c'est là le plus grand ennemi de l'âme."

Yamasté !!

mardi 4 septembre 2018

"Ecole de musique mimimaliste"

Hopopop ! voici l'article d'un "flutin" joueur de pimpant pipeau papou, qui peut aussi se transformer en "luthin" (c'est dans ses cordes) et chanter "lamarseillaise" en tibétain.

Mais trêve de plaisanterie, quittons donc cet "Hubert-Lulutin" éméché (à force de boire ses paroles de troll), ce "Lama-Delon" (qui parle de lui comme s'il était un autre, un lama fâché qu'il ne vienne pas lui servir à boire) et évoquons plutôt la sagesse de certains guitaristes atypiques :
J.J Cale le guitariste tranquille par excellence, séduit avec ses solis concis et jolis, ils sont minis mais ils font un maximum d'effets ! juste quelques phrases instrumentales qui disent tant de choses en si peu de temps.
Dans la chanson "Magnolia", le cool Cale, lézard solitaire, panda sympa, nous incite à nous installer lentement dans la sieste et le hamac.


Un autre guitariste épatant, c'est Wes Montgomery, virtuose mais sans avoir l'air d'y toucher !
Sur scène, zen, jazzy, il était parfois assis, affalé sur sa chaise sans s'affoler, jouant à l'aise des mélodies suaves et souvent balaises tout en octaves avec un son juteux pulpeux (pulpe du pouce droit) et une virtuosité sans pareil ! Tout cela avec le sourire.
Affalé, félin, fallait le voir jouer ainsi, le dos voûté, la guitare mal posée, à l'oblique. Essayez donc de jouer comme ça sans tracas, vous m'en direz des nouvelles !
Comme quoi, qu'importe la façon pourvu qu'on ait l'adresse et l'ivresse !!


Ces deux musiciens atypiques et tranquilles avaient conservé leur côté animal, l'un, peinard comme un renard, l'autre, en chat nonchalant !

Sagesse sacrée des ouvertures !
Iégor Reznikov, chanteur musicien, en chantant les harmoniques s'est aperçu que les églises avaient été conçues en intégrant des principes d'acoustique particuliers.
Par exemple, pour évacuer les fréquences créatrices de résonances désagréables, on a créé des ouvertures spécifiques !

Dans les cavernes, les peintures rupestres sont situées là où l'on trouve le plus de résonances, celles-ci sonnent dans le grave là où sont peints des mammouths et sonnent dans l'aigu là où l'on a dessiné des oiseaux !
Les cavernes étaient sombres, on se guidait par le son !

Bali qui vibre ou ballot qui bulle ?
Cet été, à la plage, au lieu de cuire au soleil, profitez donc du sable pour vous accorder ... une pause et vérifiez la qualité sonore des gongs que vous fabriquez vous-même en écoutant un gamelan balinais.
Cela se pratique depuis des millénaires à Bali ou en Chine, on utilise du sable que l'on pose sur le gong puis on le frappe et là on observe les motifs graphiques engendrés par les vibrations.

La chanson "Magnolia" se trouve sur le premier album de jj Cale "Naturally".
Bonne écoute et bon vent !
Namasté !


mercredi 7 mars 2018

"Mémoire de yoga n°32"


Les mantras, suite.

... On doit noter que, sur les sujets particulièrement entraînés, on obtient les mêmes résultats par la représentation mentale : le son n'est pas effectif mais imaginaire.
Tout le processus s'enclenche sans vibration externe, mais se prolonge dans le milieu interne de la même façon : l'image mentale du son suffit à provoquer la position d'écoute, d'où l'ouverture thoracique, le retentissement de la respiration épanouie et le détachement progressif de la fonction mentale vers l'écoute, vers la réception extérieure des vibrations ambiantes.
Un cercle vertueux (car "vicieux" dans un sens positif) comme on aimerait en rencontrer plus souvent.
"Si vous jetez une pierre dans un lac aux eaux calmes, des rides se forment à la surface en décrivant un cercle. Le cercle s'étend plus ou moins largement suivant le poids de la pierre. De même les ondes émises par le son, suivant leur amplitude, produisent un effet plus ou moins important sur le corps physique et affectent les trois gunas (qualités) qui sont de nature sattvique (pur), rajasique (actif) ou tamasique (inerte). Lorsqu'on récite les mantras, toutes les activités de l'esprit, comme les pensées, les sentiments ... se concentrent sur un point unique. La disparition de l'activité de l'esprit est comparable à un lac aux eaux calmes et tranquilles, sans rides à la surface". Swami Vivekananda.

Le mantra nous transforme.
Il purifie l'individu grâce aux transformations profondes qu'il réalise en lui mais curieusement, il est lui-même purifié par la pratique et par l'adhésion profonde de l'être.
La répétition constante concentre son énergie phonique et rend le mantra de plus en plus puissant.
Les mantras créent ce qu'ils disent.
Le verbe peut rendre réel. C'est ce que l'on nomme verbe performatif (énoncé qui constitue simultanément l'acte auquel il se réfère).
Par exemple, dans "Je vous autorise à partir", le "je vous autorise" est l'autorisation même. Ainsi du mantra : il ne désigne pas, il n'exprime pas, il met en action et fait advenir.
Dans la mythologie hindoue, les Astras désignent des armes, celles dont les Dieux sont dotés : tels la massue de Yama, le disque de Vischnu.
Ces armes sont associées à des mantras et le plus souvent, ce sont eux qui en éveillent la force latente. Même de simples brins d'herbe, dynamisés par des formules mantriques, vont se transformer dans le Mahabharata en armes de jet, grâce auxquelles Rama va pouvoir tuer une corneille menaçante.




"Om nanas Shivaya" ! Tina Turner a un jour, dans sa vie de lionne chantante, pris un virage bien  costaud.
La Turner d'avant a tourné la page, puis elle a tourné sa langue sept fois dans sa bouche et a entamé une nouvelle période de vie, plus paisible celle-là.
Le résultat s'entend, bien plaisant, dans ces chants sacrés.

Nina Hagen a un jour, dans sa vie de panthère en colère, rencontré la voix du yoga. Comme elle était très agitée et souvent énervée, elle a mis du temps à trouver l'apaisement !
Je ne sais pas de quand date la vidéo (à voir ci-dessous).
Apparemment, elle se situe à mi-chemin entre sa période "punky reggae", avec ses fameuses "vocalises orgasmiques" et aujourd'hui.
La Nina Hagen, excessive et sans gêne, est-elle devenue la "nonne troppo" Hagen plus saine et plus zen ?

Tina-Nina, les deux Miss Tic, à la voix "rauque n' roll", formeront-elles un duo chantant des reprises énergiques de "Om namah Shivaya" ou de 'Jaya Shiva shankara" ?

Tina a mis sa fougue et son âme dans le mantra de paix "Sarvesham" ?
Nina  nous a concocté un mash-up à base de Shiva !
Alors Nina ou Tina ?
Que chacun fasse son choix !
Namasté !!



mardi 13 février 2018

"L'école d'amusique" n°2

Depuis mon ordi lunaire s'élabore un projet peu ordinaire !
Sur mon clavier d'ordinacoeur, j'invente une école "dame musique" atypique pour faire connaître des instruments insolites. Cette âme musique est thérapeutique, elle peut ensoleiller la vie de tous les gens malchanceux à santé chancelante et redonner confiance aux gens complexés qui ne croient pas en eux (elle aide à passer d'une pensée négative "je chante faux" à une positive "faut que je chante").

"Small is biotiful" : mini mimi !
Petit est beau et naturel.
Partir du principe que nous ne somme ni gaga ni "Paganini" !
Nous nous situons entre les deux, plutôt "nini" : ni vieux morose, ni virtuose !!




Premier instrument primitif pour les peaux sensibles : la guitare.
Cela fait un moment que ça me démange alors je gratte un petit peu ma guitare sommaire.
Elle est faite pour donner un coup de main aux "handicapés" peu hardis. A tous les "Andy cap" peu heureux, aux doigts engourdis, endoloris, raides ou tremblotants, elle dit : n'hésitez pas à transformer une guitare usée, ancienne en guitare rusée et zen !
Imaginons une vieille gratte sèche abîmée par des petites mains de bambins (après vingt ans d'éveil musical) : les frettes sont défaites, les cordes oxydées sont excédées, des gamins excités ont laissés des traces sur la caisse, ici et là, et puis encore LA (un RE MI au SOL me SIdéRE, FAce à LADORE qu'il "grattait" à sa FAçon : en ôtant le vernis, il me donnait du fil à retordre ce REMI FASOL LASI DORE*).
Bref cette guitare rouillée a bien dérouillée. Troublée lorsque vous tremblez, elle n'ose plus rouler des mécaniques, alors redonnons lui du son et du sens.
En si en plus de toutes ces misères, vous n'avez plus l'sou, que dans votre tête, tout est sans dessus-dessous et que pour vos oreilles, c'est pareil, alors évitez de chanter :
"Quand t'on a plus le sou, plus l'sou, plus l'sou, on n'a plus l'sou, plus l'sou, plus l'sou ... rire !!"




"Celui qui ne désire point souffrir, se doit de s'ouvrir !"
L'accord ouvert !
Votre vieille guitare a une extinction de voix et peine à se faire entendre, il est temps de changer l'accord standard (mi si sol ré la mi) par un accord ouvert (ré la sol ré la ré, par exemple).
Celui-ci, sans ampli, transformera la voix riquiqui d'une souris en puissante voix d'Opéra !

Les cordes à vide, les harmoniques naturelles, la "slide guitar" et les "open tuning" sont les outils de la guitare zen (guitare sans-gène).Vous en saurez davantage dans de futurs articles.
J'écrirai aussi sur les versions faciles des partitions simplifiées pour jeune débutant et sur l'esprit zen du musicien imparfait qui cite volontiers André Maurois :
"Le perfectionniste ne cherche pas des solutions aux problèmes mais plutôt des problèmes aux solutions."

* en tendant l'oreille, cela donne : Rémi face au lacis doré !
Dessins : Geluck
A bon entendeur, salut !
Namasté !!

mercredi 31 janvier 2018

"Yogidariste sommaire"


Mon école de musique pour tous :
Cela fait un moment qu'elle se dessine dans ma tête.
Comme je l'imagine, elle sourit d'un rien, comme je l'imagine, elle pourrait même être le OM que j'aime (pour l'instant, elle est dans le silence puisqu'elle est Samson).
C'est une autre voie (rock in chair, jazzy lazy, atypique) pour apprendre l'amusique chic !
- Qu'a t-elle de spécifique ton école de musique chic ?
- Chic mais pas "élitriste" puisqu'elle lit avec joie dans les états d'âme et d'homme. Elle n'est pas faite pour "l'escroc-magnon" accro au pognon qui préfère l'oseille aux oreilles.
Elle est gratis, elle égratigne les convenances pédagogiques, elle est gratifiante et guérissante, elle aiguise la curiosité et augmente le Q.I (et le "KI").
C'est comme ça que je la vois !
- Et elle s'adresse à qui ?
- A tous les "Andy Cap", les déglingués, les esquintés de la main et les déprimés, les complexés, les timides ...
Elle existe pour tous les mal-barrés de la guitare : ceux qui mettent la barre trop haut, ceux qui butent sur le "barré", ceux ont deux mains gauches et ceux qui sont mal à l'aise et pas assez balaises pour affronter les difficultés guitaristiques.
Elle se veut utile pour le "tremblotant", victime du "Marquis de zone", mafieux "vent pire" qui te souffle ta dopamine et de sa fille Miss R Parkinson, dopée à la dopa, "fool bazar" qui t'empêchent de jouer de la guitare !
Elle rend service à "l'hachematique" qui a facilement le souffle coupé et à toutes les personnes au souffle court pour qui "souffler n'est pas jouer" !
Les gens lents, les paresseux élégants et les nerveux anxieux apprécieront l'effet relaxant des différents instruments.
- Les instruments, dis nous, quels sont-ils ?
- Ce sont soit des instruments "en chanteur" (le corps sonore, le chant harmonique, les mantras) qui ne coûtent rien et sont faciles à transporter, soit des instruments simples qui respectent le cahier des charges ((un maximum d'effet pour un minimum d'effort) :
La Guimbarde (en laiton ou en bambou, posée sur les lèvres),
la Flûte harmonique,
le Mélodica,
le Piano à pouce (mini Kalimba),
l'Epinette des Vosges (jouée avec un "bootleneck"),
la Guitare sommaire (dans l'esprit de Boby) :







La suite au prochain message !
Namasté !!

jeudi 11 janvier 2018

"Mémoire de Yoga n°30"


La musique de l'Inde (suite).
... La pensée indienne reconnaît en chaque note une énergie cosmique qui lui est propre. Pendant l'Alap, le musicien s'exerce à prendre conscience des notes du mode (Mode = Raga : humeur, couleur, passion).
Au bout d'un moment, l'échelle du mode devient une image mentale : c'est la perception du raga. A cet instant, les intervalles prennent une extrême précision, une signification émotionnelle définie. Il devient presque impossible au musicien de détonner, de jouer ou chanter une note qui ne fasse pas partie du mode. Ses auditeurs sont également saisis par le sentiment du raga.
Selon des règles de composition précises, le musicien commence alors à errer sur l'échelle du mode, l'entourant d'arabesques, de motifs mélodiques, mais sans jamais écarter sa concentration mentale de l'échelle du mode. C'est pourquoi toute mélodie fixe est impossible, car elle crée une diversion dans la concentration sur le mode, qui nuit à  la précision et au sens des intervalles.
La technique d'improvisation dans le raga a pour effet de recentrer l'individu. La qualité de la méditation musicale du musicien se révèle dans la manière de développer son improvisation et d'amener ainsi son auditoire à travers un dédale d'images sonores à une évidence du sens général, dans lequel chacun se meut au fond de lui-même comme dans un monde connu et portant sans cesse renouvelé.

L'improvisation, source créatrice, devient alors le vecteur spirituel nécessaire à toute découverte et connaissance de soi-même.
Chaque raga est associé à une heure du jour ou de la nuit à laquelle son chant est approprié, et quelques-uns correspondent à des saisons particulières ou provoquent des effets magiques précis.
C'est justement à cause de cet élément de magie et de l'association des ragas avec le rituel rythmique des jours et des saisons, que la netteté des lignes n'en doit pas être voilée par la modulation; ce que l'on exprime en disant que "chanter hors du raga", c'est rompre les membres des anges musicaux.
On raconte une légende caractéristique sur le prophète Narada, alors qu'il apprenait encore la musique. Il croyait y être passé maître, mais la Toute-sagesse, Vischnou, pour abaisser son orgueil, lui découvrit dans le monde des Dieux un vaste édifice où gisaient des hommes et des femmes pleurant leurs bras et leurs jambes brisés.
C'était les ragas et les raginis, et il dirent qu'un certain Sage du nom de Narada, musicien ignorant et exécutant maladroit, les avaient chantés de travers, aussi leurs traits étaient-ils déformés et leurs membres mutilés, et tant qu'ils ne seraient pas chantés comme il faut, il n'y avait point de guérison pour eux.
Alors, Narada s'humilia et, s'agenouillant devant Vischnou, implora la grâce d'apprendre l'art de la musique de façon plus parfaite et, avec le temps, il devint le grand prêtre musicien des Dieux.
Aux modes sont souvent associés des poèmes, cela donne ceci :
"Lalita, jeune et belle, porte un collier de 7 sortes de fleurs. Ses yeux sont allongés comme les pétales du lotus. Vêtue encore comme pour un rendez-vous d'amour, elle soupire à l'aurore, vaincue par le destin."
"Lalita" (mode des premières heures du jour).






Ci dessus : Raga Lalita.
A partir du quinzième siècle, des artistes ont illustré ces poèmes par des séries de peintures intitulées "Ragamala" ("guirlande de raga"), représentant les différents ragas et leurs aspects.

Eh oui Louis, joue et jouie des jolies joies du jeu de l'ouie !
En fait, c'est toujours la même chanson, le même refrain, l'identique rengaine et le similaire raga qui reviennent : trouver le geste juste !
Devenir simple, souple, sincère, avoir un but de joueur de luth et rechercher l'harmonie, rassembler des notes qui s'aiment, qui s'entendent bien, éviter de réunir des notes qui sèment la discorde (et pas seulement chez les joueurs de luth à dix cordes).
Raga santé :
Y'a des ragas pour tout, pour les tracas, les bobos des babas gagas, les actes cra-cra des baba-yaga (ogresses dévoreuses d'enfants), les défis des profs de yoga dont la dopa est bouffée par une baba-yoga rabat-joie ...

P.S : ces derniers temps, j'ai publié moins souvent (trois fois par mois au lieu de quatre), c'est de la faute à ma fainéantise. Je ne joue pas assez de raga "Madhuvanti", le raga ayurvédique qui convient à un gars comme moi.
Namasté et bonne santé pour toute l'année !




Tiens, voilà Madhuvanti, mon médoc anti-parkinson qui m'sonne :
- Il est 18 heures, c'est le moment de jouer mon raga.
- J'y vais de ce pas, paisible, bien déterminé à ne pas me chercher des poux mais plutôt motivé à trouver la paix !



dimanche 31 décembre 2017

"Mémoire de Yoga n°29"


Suite de mon "Mémoire de Yoga" (1988)

Musique de l'Inde
L'histoire de la musique classique de l'Inde prend sa source dans la récitation des védas (4.000 ans avant J.C.). Ces hymnes, ou récitatifs, qui sont parties intégrantes du rituel védique, sont chantés dans un premier temps sur une seule note, puis sur deux, trois, quatre notes pour, en fin de compte, couvrir une gamme de cinq à sept notes.
De tout temps, l'Inde a mis l'accent sur la possibilité de l'élévation de l'âme par la pratique de la musique, reconnaissant par là que celle-ci est un don divin.

Structure :
Le premier élément qui caractérise la musique indienne est la tonique fixe, c'est à dire la note de base, constante, vers laquelle toute mélodie revient, comme pour se reposer en elle.
Elle est la notion de principe unique, ou le AUM indien, première vibration génératrice de vie.
La tonique constamment entendue, a pour rôle d'établir un niveau sonore constant qui permet de percevoir avec précision les intervalles.
Pour écouter la musique indienne, notre oreille doit s'habituer d'abord à écouter la tonique, à l'assimiler comme un climat sonore qui va servir de référence constante.

Il nous faut ensuite, par rapport à cette base, percevoir chaque élément mélodique indépendamment dans son rapport avec la tonique et non pas en suivant la succession mélodique.
La structure de la musique indienne est similaire à celle du langage. En fait, le langage parlé et le langage musical sont les deux aspects d'un même phénomène de communication.
La musique indienne étant demeurée beaucoup plus proche dans sa structure des formes du langage parlé, il ne faut pas nous étonner si son caractère nous apparaît comme monodique.
Si complexes que soient les structures de la phrase qui sert à transmettre une idée ou un sentiment, les éléments en restent successifs. Le dialogue ne consiste pas à parler en même temps.
La tonique est le lien entre le silence et le son. Le langage musical indien parle avant tout au cœur et à l'âme et est directement lié au silence intérieur avec lequel chaque homme doit se trouver en harmonie.

Le deuxième élément d'importance qui rattache la musique indienne à la méditation est le prélude ou "Alap", par lequel commence chaque morceau musical ("Raga").
Dans ce prélude, chaque note de la gamme est présentée l'une après l'autre dans son rapport avec la notre mère. Chacune est ornée d'une sorte de broderie sonore jusqu'à ce qu'elle meure d'elle même. Chaque son est modulé en fonction de sa propre mort, et dans cette assimilation du silence, le langage musical se situe en dehors de toute notion du temps.
C'est dans cette partie du Raga que l'on comprend le mieux la différence entre une certaine musique occidentale qui s'appuie sur une forte intensité sonore d'une part, et d'autre part sur la combinaison de plusieurs éléments structurels, tels que le contrepoint (deux phrases musicales ayant chacune un rythme différent et complémentaire), l'harmonie (l'art d'enchaîner les accords), la mélodie , le rythme, et la musique indienne qui, rendant au silence une place prépondérante, met l'accent sur la valeur du son pour lui-même.




Voici un chapitre bien "tonique" sur le raga énergétique !
En Inde, on parle comme on fait de la musique et on fait de la musique en parlant.
On s'harmonise avec les vertus sonores des mots. Prenons le mot Jay (prononcé "djaille"), il signifie "victoire" (sur ce qui nous gène dans notre vie).
Cette syllabe est un véritable concentré d'énergie. En terre indienne où que j'ailles, je l'entends car il est partout : dans les mantras on aime le répéter (comme dans "Jay jay jay Hanuman" : victorieux dieu singe donneur de force physique), les vendeurs de tchaï (boisson aux épices, qui tonifie) sont nombreux dans les villes ...
A l'écoute, les paroles échangées et les ragas joués ressemblent parfois à des comptines (un exotique "Jay du bon tabla") ..." !
A noter que pour nous les mots finissant en "aïe !" sont souvent violents et douloureux. Ainsi, côté énergie, ça tombe mal, ici c'est plutôt ... duraille, ça déraille, ça défaille, entre racaille qui braille et flicaille épouvantail, ça bataille !
En France la communication n'est pâté rible, on prend l'autre pour cible. C'est un pays de conflits de connards et de confits de canards dans lequel on aime jouer au jeu de l'oie du plus fort !
Mais on y trouve aussi des gens plus reluisants lisant dans le silence, loin des conflits et préférant travailler leur matière grise plutôt que leur matière grasse !

"Le silence est d'or, la parole est d'argent"
Le silence est dehors, la parole est dedans.
Dans nos têtes, ça discute, ça cogite, on ménage pas nos méninges alors forcément, le silence est en dehors de nous.

Quel manque de savoir-faire, on fait tout à l'envers alors forcément , c'est l'enfer et l'enfermement !
M'enfin, heureusement, il nous reste les ragas.
La nuit, si vous peinez à vous endormir, jouez ou écoutez un raga nocturne qui vous calmera l'esprit et répondra à cette désarmante question :
Sommeil, pourquoi viens tu sitar ?

Allez bye baille ! je vous laisse avec Geluck et son chat (ces deux rigolos belges font danser les mots). Le chat est sur son 31, prêt à finir l'année ...




Bla-bla à gogo quand gorge a bobo :
"Ton thé t'a t'il ôté ta toux ?
Oui, mon thé m'a ôté ma toux !"

- Tu veux dire "ma toux" comme chat ... dans la gorge ?
- Thé trop bête avec ton "miteux matou maté", sans réfléchir et sans fléchir, contentes toi de répéter, en tutu kaki, ce goûteux virelangue à haute voix et à tempo vif !
Namasté !!!

lundi 28 août 2017

"Entre nous, être LA !"


Assis sur les caillebotis, un mini "piano à pouce" en main, à la recherche d'une mélodie, je bute sur une note rebelle.
Dans le même temps, un oiseau têtu siffle une note en la répétant inlassablement. Sans le savoir, il me donne le "LA", c'est justement la note manquante de ma "méli-mélodie" !
Voilà, ça c'est bien la vie, plus elle est simple, plus elle est jolie !

Prenons un autre exemple joli, celui de "Mamadou Mady" (clin d'œil au chanteur anar François Béranger, avec sa chanson "Mamadou m'a dit" et "câlin d'oeil" décalé à cette maman douce qui a "prénommé" sa fille Bérangère).




"Râleries ou âneries, fais ton choix camarade !"
Moi, pour ma plus grande joie, j'ai choisi d'écrire ou de dire des "yanneries" !
Assis sur un fauteuil, un orgue à bouche en lèvres, à la recherche d'une harmonie, je suis chez mon amie belle et rebelle.
Elle m'a offert une flûte de Pan pour que je continue à rester "épatant pimpant" et un "khène" (orgue à bouche) afin que cela m'en bouche un coin.
Ah ! que voilà là deux plaisants présents !

- Je fréquente les brocantes et j'ai déniché ces deux instruments. Celui dont tu joues, vient d'Afrique, me dit l'amie Mady.
- A l'origine, cet instrument vient de Chine, mais là, c'est une version simple et typique d'Afrique sans fric, fait avec trois fois rien (trois bouts de bambou et une courge), mais malgré sa simplicité, cela "claque-sonne" aux oreilles de "Mouise Parkinson" qui du coup me lâche les baskets !!



Ma parole !
Ma mini-Kalimba (qui devient vite une "manie-Kalimba") à neuf notes, la flûte de pan andine (à quelle heure ?) et le mini-orgue à l'afri-khène sont de véritables instruments magiques, de poétiques diapasons thérapeutiques qui libèrent ... la parole !
L'offreuse racontant sa vie, de réfractaire en colère, embellit d'autant plus qu'elle "débloque", qu'elle ose, qu'elle gomme et dégomme son côté morose. névrose, tounéparose ...

Bref, un oiseau sauveur de mélodie, une yannerie provoquant des sourires ravis, de simples instruments protecteurs contre les complexes maladies et une parole libérée, ensoleillent la vie et émerveillent l'humain !



Si ça se trouve, ce sont deux oiseaux qui sifflaient à tour de drôle pour me donner le LA.

Crédits photos :
L'atypique Bérangère Fromont, photographe qui sait créer un univers. Avec son regard à part, elle arrive à mettre de la lumière dans la noirceur et du sombre dans la lumière.
Elle utilise ses deux yeux à bon escient : un oeil vif et positif qui ne manque pas de proposer de la clarté et un oeil plutôt "gothique" qui se nourrit de "sombres héros de l'amer".
Si le premier prend comme image le chat beauté (voire bonté), le second plus secret,  ressemble davantage à un "chapeauté" (sombre héro).
Son site :

http://www.berangerefromont.com


Yamasté !

mercredi 19 juillet 2017

"Strict stress ou gai pinson"



Le cerveau et l'âme musique s'entendent à merveille pour nous accorder !
Chez les humains, certains sont râleurs et attirent le malheur, alors que d'autres sont régulateurs d'humeur et "cueillent" le bonheur !
Pour se régaler et se réguler, la musique est l'outil adéquat. En écouter est une excellente manière de se mettre dans l'humeur voulue : une musique enjouée nous rendra joyeux et une chanson triste nous aidera à libérer notre tristesse.

Mélancolique chic contre triste stress !
Qu'en dit ce cher Scherder (lire article précédent) :
"Des études ont prouvé que nous aimions de temps en temps nous frotter à la tristesse que nous évoque une certaine chanson. Non pas que nous aimions être tristes, mais nous la percevons de plusieurs manière comme une "récompense" : nous nous projetons dans ce que le compositeur ressentait au moment de la composer. Et nous réalisons ensuite combien il est agréable de ressentir des émotions d'une telle intensité".

Un air triste ne nous rend pas seulement plus empathiques. Il nous permet aussi de ressentir des émotions plaisantes, comme la tendresse et l'émerveillement.




Cerveau reptilien, cerveau musicien pour la vie et pour la survie :
"Les formes musicales les plus basiques sont tout naturellement les grognements d'un ours : en les entendant, nous savons que nous devons immédiatement fuir pour survivre.
Il est donc logique que le traitement des sons soit fait dans le cerveau reptilien, ou tronc cérébral, la partie la plus ancienne de notre encéphale.
La musique nous aide également à survivre parce qu'elle stimule le regroupement, et que l'on est plus fort à plusieurs."

Une des oeuvres que j'affectionne tout particulièrement, c'est la "Pavane pour une infante défunte" de Ravel. C'est une musique qui donne envie de mourir !
Sinon, j'adore le fameux "Bovélo" de Ravel, une musique qui donne envie ... de faire l'amour (voir le film de Blake Edwards "Ten") ... et de l'humour aussi ("Bovélo", parce que ce sont deux phrases musicales qui tournent en boucle, donc qui font de beaux cycles) !!!

Allez, caresses et bises à l'oeil !
Yamasté !!