vendredi 28 août 2015

Mémoire de Yoga n°16


... Voilà, depuis cette initiation, je fais souvent du chant harmonique, dans ma voiture, dans ma salle de bains (le moteur de la voiture ou du rasoir me permet de "couper" le bourdon et de mettre en valeur mes harmoniques) ...

A force de diphoniser à pleins poumons, j'ai ressenti une bonne bouffée "d'airs vrais" et d'euphorie, une meilleure aisance à parler. Mais il est vrai que chanter à fort volume, pendant longtemps, souffler, respirer puissamment, ça défonce ou ça dénoue, chant harmonique ou "Viens Poupoule".

Le chant diphonique stimule le cerveau, il augmente le taux vibratoire des cellules. Le son est constitué de vibrations, le corps aussi. Le chant harmonique réharmonise le corps en entier. L'air est le signal du son, le corps a besoin de l'air pour porter et créer le son.
Air + cordes vocales qui s'accolent mettent tout le corps en vibration, comme une série de tambours qui se toucheraient. On en frappe un, tous bougent.
Dans le milieu marin, les baleines discutent à 20.000 kilomètres de distance, le pouvoir des ondes est immense.

Le larynx est enveloppé par la thyroïde, entourée des petites para-thyroïdes. Lorsque l'on chante diphonique, on pratique en fait un auto massage de la glande.
En Inde, autrefois, certains yogis se coupaient le frein de la langue afin que la langue, engagée dans le pharynx puisse ainsi aller capter la goutte magique d'un précieux liquide contenu dans le cerveau, acte qui avait pour finalité de leur apporter l'immortalité.
On le voit, les yogis ont compris depuis longtemps l'importance de cette zone sacrée. L'auto massage de cette zone par le chant est quand même plus facile, il faut bien l'avouer.

Au niveau de la première vertèbre (l'atlas) se trouve le bulbe rachidien (siège de notre perception sensorielle). Par le chant harmonique, on masse le bulbe, on pourrait aussi le faire avec les doigts mais cela risquerait de donner envie de vomir (ce qui n'est guère élégant, il faut bien le reconnaître).

Ainsi, on peut obtenir le même résultat que les yogis castrateurs, sans le moindre dommage.

Le chant diphonique change la vascularisation du cerveau. Par le chant, on augmente le drainage lymphatique, on améliore la circulation sanguine.
Dans toutes les traditions, la voix a toujours représenté l'élément FEU, la voix transforme une chose inerte en Feu, en énergie ; le son a toujours précédé la lumière.
Chanter diphonique, c'est aussi assouplir la langue, libérer le cou, ouvrir la ceinture scapulaire. Le corps devenant un instrument qui vibre partout, qui n'est plus coupé en étages (blocages émotionnels, carapaces qui empêchent de vivre pleinement).
En outre, cela libère les muscles de la physionomie du visage (au revoir les rides), supprime le trac ; il se trouve que lorsque l'on est en état de trac, patraque, patatrac ! le larynx s'élève. Or, chanter fait s'abaisser le larynx et donne ainsi un message réconfortant au cerveau :  " je suis bien, je suis fort, je suis calme".
Lorsqu'on chante correctement, on met à contribution les "grands droits" (qui vont des seins au pubis), le diaphragme, le thorax, le bassin, le cerveau ...

Ainsi, le chant agit sur le corps et le corps agit sur le chant. Le larynx est le maître du chant et le chant maîtrise la position du larynx. 

Le Chant Harmonique : un chemin par lequel  l'être humain peut être harmonisé. Il travaille son écoute, il perçoit les sons cachés ; il devient de plus en plus sensible, sensible à toutes les vibrations qui le composent, capable de mieux entendre toutes ses disharmonies intérieures, à la recherche d'une force qui pourra l'harmoniser.

"Sans l'impérialisme du concept, la musique aurai tenu lieu de philosophie : c'eût été le paradis de l'évidence inexprimable, une épidémie d'extases".   Cioran







"Sans Bach, Dieu serait un type de troisième ordre."
Cioran

"Sans Bach Yen, je serait un type de troisième ordre et de désordre", aurait pu me dire Tran Quang Hai à la recherche d'une feuille vierge.
A la suite du fameux stage filmé de Novembre 1988, j'ai pris un R.V "cours particulier" pour perfectionner l'art de faire du "charme à Monique" !!
- J'ai vu la vidéo (située plus haut), tu t'es rendu dans une agence matrimoniale (tu parles d'un "Hervé" avec une Monique) !
- Non, c'était au C.N.R.S ("Musée de l'homme"), Place du Trocadéro à Paris.
- C'est bien ce que je dis : tu a eu un rendez-vous galant ("Back Yann" et Bach Yen) au "Centre National de Recherche Sentimentale" !

En fait, j'ai vécu la même expérience sensorielle que Bach Yen. J'ai découvert ce drôle de baiser harmonique. Cet étonnant chant diphonique à deux est un surprenant baiser de Rodin sonore ou plutôt un baiser de radin pour chanteur malicieux et paresseux !
L'un chante, l'autre pas, c'est du "Tran Quang Haï-kido", celui qui ne chante pas, utilise la force de la voix de l'autre.
Pendant cette heure de cours, j'ai reçu d'autres "Haî-cadeaux" :
Ma voix vue en couleurs "arc en ciel" sur un appareil électronique, une mise en pratique des harmoniques du chant traditionnel coréen "Arirang" et avec la feuille vierge, qu'il a fini par trouver, il m'a écrit une partoche particulière de ces harmoniques mélodiques.
- César-Monique, voix-là encore un nouveau couple !

Ce matin, assis sur une pierre plate,
au chant harmonique, je m'éclate.
Passe un lézard femelle
qui se met en position statique.
Aussitôt je l'appelle :
Lézard Monique !!!

En guise de conclusion, voici un nouvel extrait du documentaire "Le chant des harmoniques".
Allez, amis "gentils Om", à la revoyure !





vendredi 21 août 2015

Mémoire de Yoga n°15


Chant harmonique : une note fondamentale comme une pierre qui tombe dans l'eau, provoquant une réaction : des cercles concentriques (harmoniques).

Le Chant Harmonique

On utilise le terme "chant harmonique" (ou chant diphonique) pour définir un chant réalisé par une seule personne produisant simultanément un bourdon continu et un autre son plus aigu, constitué par une série de partielles ou harmoniques, ressemblant au son de la flûte ou de la guimbarde.

C'est une technique vocale apparue il y a fort longtemps en Mongolie, pratiquée par les Chamans ("sorciers", "hommes médecines") qui cherchaient à guérir les maladies, à chasser les démons hors du corps des malades par la "voix" surnaturelle.
C'est un son qui correspond à  l'imitation des bruits de la nature : le vent qui siffle à travers les feuilles, l'eau du ruisseau qui coule, etc ...

Les Mongols ont une énorme puissance thoracique. Ils ont une vie rude, proche de la nature, ces êtres de petite taille font face aux vastes étendues des steppes d'Asie Centrale. Leur chant porte loin, il est très puissant (les Mongols ont le front trempé lorsqu'ils chantent diphoniquement, le chant les réchauffe du froid ambiant) ; il est à l'image de leur environnement dont l'étendue est entendue dans l'interprétation.

Au Tibet, par contre, les Tibétains vivent dans des "grottes-abîmes". Le chant harmonique interprété par ce peuple sera grave, la voix étant caverneuse, profonde. Dans tous les lieux du monde, la musique est influencée par le lieu d'habitation.

Quand les ondes sonores aident à comprendre la naissance de l'univers.

Ouououououou ....... Eueueueueueu .... Iiiiiiii ..... Ooooooo ...

Lèvres en avant, langue tortillée en arrière, assis en lotus, bouche décousue, je mugis en grimaçant des sons bizarres. Centre Mandapa, un dimanche matin du mois de Novembre 88,  nous sommes une douzaine à chanter ainsi, j'assiste à un stage d'initiation au chant diphonique; Tran Quang Haï joue (à merveille) le rôle de maître enchanteur.

Ouououou ..... Eueueueu .....   Iiiiiii ... Ooooo ... D'un seul coup d'un seul, le son magique et ancestral est sorti de ma bouche.

La révélation !! j'ai eu deux voix à la fois. Et ne me dites surtout pas que j'ai entendu des voix, ces voix là ne venaient pas d'ailleurs (quoique ...) ; c'était bien les miennes.
Deux voix, disais-je, l'une normale, plutôt grave qui psalmodiait longuement des voyelles comme dans le "AUM" hindou.
Et une deuxième : un minuscule flûtiste planqué au fond de la gorge, un petit Krishna s'évertuant à faire siffler très haut sa flûte, la sonorité pure d'un verre de cristal frotté par des doigts mouillés, ou d'un synthétiseur.

Ces sons me chatouillent agréablement la gorge. Je les tiens entre la langue et les lèvres, ils s'échappent parcimonieusement et harmonieusement (enfin, j'es"père d'oreilles") de ma bouche, et je module, avec précaution, pour ne pas les perdre d'ouïe, comme un surfeur sur la vague.






Je me souviens bien de ce jour là, comme si c'était hier. C'était le jour de mon anniversaire, j'avais trente ans tout rond.
Hugo Zemp et Tran Quang Hai, complices, avaient dû le sentir, puisqu'ils avaient décidé de filmer certains moments de ce stage d'initiation au Chant Diphonique.
Hugo Zemp, calme et bienveillant, est un excellent documentariste spécialisé en ethnomusicologie (voir, entre autre, "L'art du Yodel").
Ce jour là, dans le groupe, j'étais un peu le novice de service, "l'hubert-lulu" qui sort de l'oeuf pour découvrir quelque chose de neuf. Les autres stagiaires étaient plus expérimentés. On peut en découvrir quelques uns dans le film.
Moi, quand je ne suis pas "écouteur", je pars, en gentil Om, aux confins de l'univers. C'est peut-être la raison pour laquelle, dans le film, on ne voit que mon dos qui chante !
C'est déjà ça !
Certains critiquent le film en disant qu'on ne voit que lui.
- Qui ? Ton dos ?
- Et non, "tendre canaille" ! lui, Tran Quang Hai le "M.C", le maître en chanteur, le maestro du chant qui fait "loucher" les oreilles (qui "entendent double").
Cela dit, ils ont raison. On ne voit que lui, mais c'est pour notre plus grand plaisir !
- Ils auraient pu laisser plus de place à Yann Meynier !
- Non, pas vraiment, moi, je faisais ce que je pouvais. Je m'imprégnais, pleinement réceptif, j'étais tout ouïe, tout ébloui, tout ébahi. J'étais "to tweet", je gazouillais, je cafouillais et ainsi de suite.
En fait, la véritable rencontre avec le chant diphonique, je l'ai vécu, en rentrant chez moi, dans ma bagnole, sur le "périféerique" parisien, près de la porte de Bagnolet !

Post-scriptum ;
Le documentaire sorti en 89, s'intitule "Le chant des harmoniques".
Je remercie Jean-Pierre Lentin, journaliste épatant qui a ensoleillé ma vie pendant plusieurs décennies. Ce co-créateur de la revue alternative "Actuel" et de "Radio Nova" (Ah ! son étonnante émission "Citron pressé", que de découvertes musicales !), il en connaissait un rayon sur les ondes magnétiques et sur les bonnes vibrations des musiques du monde.
La science, il rendait ça rigolo. Il n'a pas eu de chance, il est mort trop tôt ( 58 ans).
C'est son article sur le chant diphonique paru dans Actuel (dont je me suis inspiré) qui a fait déclic. Ensuite, à l'écoute de disques, j'ai connu le choc de ce surprenant chant mongol et j'ai pris une claque avec le chant grave des moines tibétains de Gyüto, .
Depuis, je me soigne aux harmoniques !
Voilà, suite et fin la semaine prochaine.
A bientôt !


vendredi 14 août 2015

Mémoire de Yoga n°14


LES HARMONIQUES.

..... Le son est rarement simple. Il est généralement formé de vibrations complexes.
Une oreille normale ne perçoit d'ordinaire que le son fondamental, c'est à dire celui qui nous parvient comme étant le plus audible. Les autres passent inaperçus, car étant en harmonie avec le son fondamental, ils se fondent en lui.
Ces sons supplémentaires s'appellent les harmoniques.

Afin de mieux comprendre leur formation, prenons l'exemple d'une corde qui entre en vibration. Elle vibre sur la totalité de sa longueur, mais simultanément, chacune de ses parties va également entrer en vibration et la fréquence vibratoire de ce segment sera fonction de  sa longueur propre.
Ainsi, les deux moitiés de la corde vibreront à une fréquence double de celle de la corde entière, le tiers de la corde vibrera à une vitesse 3 fois plus grande, etc ...
La vibration de la totalité de la corde donnera le ton propre (ou "note") de la corde ou ton fondamental et les tons des différentes parties constitueront les harmoniques ...






Sur le plan physiologique, on observe le même phénomène. Les cordes vocales, mises en vibration par l'air venant des poumons produisent un son composé, comme les cordes d'un instrument de musique.
Toutes les cavités placées soit au dessous, soit au dessus du larynx sont des résonateurs qui renforcent et amplifient le son. Les cavités inférieures (cage thoracique et trachée) influent sur l'intensité du son émis, tandis que les résonateurs supra-glottiques (pharynx, fosses nasales, bouche) déterminent surtout le timbre de la voix.
La richesse de la voix dépend exclusivement des cordes vocales, les résonateurs ne produisant pas d'harmoniques mais servant uniquement à renforcer celles-ci et à ajouter à leur audibilité.
Plus l'oreille s'exerce à l'écoute, plus elle parvient à saisir, outre le son fondamental, les diverses harmoniques qui enrichissent celui-ci ...








A part cette vidéo, rien à rajouter !
Bon vent !


vendredi 7 août 2015

Mémoire de Yoga n°13


 Le vocable mot-câble ?
- Oui, chaque vocable est porteur d'une grande richesse de sonorités et de significations dont la totalité exprime la réalité profonde de l'être. Il exprime aussi notre vision du réel.
- Pourriez-vous nous donner un exemple, apporter de l'eau à votre moulin ?
- Bien sûr. Prenons l'eau, justement.
- Si on prend l'eau, ne risque-t-on pas de fuir ?
- Ce qui serait mauvais pour notre sujet, mais ne vous inquiétez pas.
L'eau va être traduite, dans différentes langues, selon la façon dont elle est concrètement vécue.
En France, pays tempéré, elle est présente partout. Le Français la traduira phonétiquement par la voyelle "O" (réduction auditive d' "eau"). Or, les vibrations vocaliques sont généralement ressenties sur la partie antérieure du corps, ce qui correspond bien à la perception qu'a le Français de cet élément qu'il rencontre toujours présent dans son champs visuel.
Ce n'est évidemment pas le cas de l'Anglais, insulaire, qui la ressentira à la fois devant et derrière. Ce "O" français deviendra alors "WATER" ("WA" se prononce "WO"). Le "W" ayant la faculté de faire basculer le son dans le dos. Pour l'Espagnol, elle est la condition essentielle de survie dans les régions arides. Sa perception sera avant tout auditive, il sera averti de sa présence par le bruit qu'elle fait. Sa sonorité sera donc de nature onomatopéïque. Elle se situera au niveau de la gorge, où elle sera inconsciemment associée à la soif, elle deviendra "agua", avec une gutturale sonore ...

 - Le français est-il un langage sonore ?
- Non, le français moderne a évolué dans le sens d'un enrichissement intellectuel dont la conséquence a été un appauvrissement phonique certain. Articulé avec une forte tension musculaire, les voyelles françaises ne connaissent plus le relâchement nécessaire à la diphtonguaison qui enrichissait l'ancien français de nuances phoniques, aujourd'hui disparues.
Ainsi, l'adjectif "beau" par exemple, comprenait autrefois une modulation très nuancée sur les 3 voyelles qui le composent et que l'écriture conserve inutilement puisqu'elles sont fondues en un phonème unique.
En outre, dans notre langue, les syllabes atones sont articulées de façon aussi audibles que les toniques, ce qui prive le mot de toute spécificité phonétique, au profit du "sens". Il est très important d'affiner notre ouïe et de savoir distinguer la durée des différentes voyelles d'un mot et parmi celles-ci, la tonique, car dans certains idiomes, le même mot peut avoir des sens différents, selon la place de l'accent tonique.
Ainsi, en espagnol :
Término = le terme
Termino  (accent tonique sur le i) = je termine
Termino (accent tonique sur le o) = il termina ....

- A ce qu'on dit tout bas et à demi-mot, la Kabbale est phonétique ?
- Eh oui, le verbe a ses secrets, il use parfois d'artifices et de ruses pour voiler la vérité au commun des hommes et rendre visible l'occulte à tous ceux qui refusent de prendre l'apparence pour la réalité profonde.
- L'occulte, c'est le culte de l'au ... delà.
- Au delà des appâts-rances ...
C'est ainsi qu'est née la Kabbale, langage ésotérique, destiné à perpétuer les traditions auprès des Initiés sans en divulguer les secrets au vulgaire.
La Kabbale phonétique joue sur l'analogie, les similitudes de son, l'assimilation phonétique. Un mot va être amené à désigner une toute autre réalité que celle qu'exprime sa forme graphique traditionnelle.
Ainsi, il faut lire les "Contes de ma Mère Loi" (la Loi Mère) et non "ma Mère L'Oie". Ces similitudes phonétiques vont permettre au conteur de dissimuler des vérités profondes sous les apparences d'un symbolisme banal.
La Kabbale use également de calembours et de jeux de mots dont il reste des traces jusque dans la vie moderne. Les hôtelleries étant rares au Moyen-Age, celles-ci s'annonçaient discrètement aux initiés par l'enseigne "Au Lion D'Or" que l'on rencontre encore fréquemment de nos jours, et qu'il fallait lire " "Au Lit on Dort"....




Le conte est bon ... pour la santé !
Sinon, rien à rajouter, je n'y connais rien en calembour, en jeu de mots.
A lire ces histoires à dormir debout, je vais me coucher sur mon Liondor.
Quel plaisir que celui de coincer la bulle", je ne parle pas de celle qui met en boule, la bulle financière. Mais plutôt du niveau à bulle, car c'est de là que vient l'expression. L'artisan, le bricoleur cherchent à "coincer la bulle en position horizontale, donc allongée.
Avant de vous coucher, prenez donc un "lion d'oreiller" pour caler votre dos, asseyez vous confortablement et lisez les trois livres d'Hélène Foglion, oups ! Foglio, (pour le troisième livre, voir article précédent).
Tiens, et si je faisais comme quand j'avais dix ans, disant dans ma tête des jeux de lettres (du texto avant l'heure) avant de tomber dans les bras de Morphée, tel 1 BB ... :

"LMR" (Elle est mère) :

BB é AJT, L é NRV é LHO. 7 x 6, BB A TT ....7AC BB A CC 2 TT.
Bébé est agité, elle est énervée et elle a chaud. Cette fois ci, bébé a tété ... C'est assez, bébé a cessé de téter.

Selon Foglio, les consonnes L M R, sont synonymes de chaleur et de sécurité/ Elles sont associées à la succion du sein maternel et à l'érotisme oral de la TT.

Selon Champollion (d'or), les hiéroglyphes égyptiens MA et ROU, désignaient la justesse de la voix.
Tiens, si on cherche l'anagramme de MA ROU, on trouve le mot AMOUR !
Finalement, je ne suis pas mauvais en jeu de mot. Je devrais en mettre plus souvent dans mes articles.
Pour tous ceux qui "MACHAUT" les mots, je précise que cet exercice qui consiste à utiliser des lettres et des chiffres pour en faire des phrases, se nomme "allographe".

Allez, bon vent et restez zen !
"-2N = +2P"





vendredi 31 juillet 2015

Mémoire de Yoga n°12


Madame Foglio est une brillante spécialiste du "Nada-Yoga". Le Yoga du son est une forme enchantée de thérapie. Laissons-nous séduire et posons-nous quelques questions qui seront autant de jalons sur notre cheminement libérateur :
- Pourquoi le chant désangoisse-t-il ?
- Plus de 200 muscles entrent en jeu dans la phonation et le chant, dénouant crispation et tension et permettant une libre circulation de l'énergie. Les exercices de son obligent à des respirations profondes qui calment l'anxiété. Le son lutte contre la rumination mentale, les idées noires, l'instabilité; il améliore la concentration, la diction, développe la confiance en soi et installe le calme, la paix intérieure.
Mais l'action de la voix ne s'arrête pas à ses propres limites corporelles. La voix des autres ne cesse de pulser en nous des forces énergétiques, de même que la nôtre projette sur eux son propre dynamisme.
Les vibrations du son se communiquent à la masse d'air enclose dans les poumons, puis à tout le corps, permettant ainsi un meilleur échange respiratoire et un micro-massage des organes abdominaux.
Les vibrations jouent un rôle important sur la régulation et l'harmonisation du système endocrinien, du système nerveux et sur le métabolisme. Leurs effets sur la circulation sanguine et énergétique, la tension, le sommeil, la régulation thermique ne sont pas des moindres.

- Pourriez-vous nous dire un mot sur les voyelles ?
- Les voyelles portent en elles, les germes de nos pensées.
Elles donnent vie aux consonnes, s'incarnent en elles et y prennent forme. La voyelle sans consonne n'est qu'un souffle parcouru par une onde vibratoire perceptible à l'oreille humaine. Sans elle, la consonne est imprononçable et inaudible.
Le chant des voyelles, ce travail de son pur, libéré de l'intervention des mots et des représentations mentales qui les accompagnent, permet à la voix de déployer toutes ses ressources. Elle se timbre, s'assouplit, se "muscle", étend son registre, se place, s'enrichit d'inflexions diverses qui traduisent la richesse de la personnalité qu'elle exprime.
Ces vocalises constituent également un excellent travail préparatoire à l'apprentissage des langues vivantes, car les voyelles, dans leur souplesse, leur flexibilité, la variété de leurs sonorités, constituent l'essentiel de la charpente structurelle de la plupart des langues indo-européennes ...









"Répète sans te lasser les formules qui sont aimantées du fluide de toutes les adorations des temps passés."
Zoroastre
L'instrument le plus riche qui distingue l'homme de tout le reste de la planète est le langage. Par lui, l'humain structure son égo, exprime sa différence, découvre l'autre et comme dit Hélène Foglio :
"... S'il pénètre le mystère du verbe, l'homme parvient à saisir la raison profonde de son être-au-monde."
"Deux sons Om (sweet home)".
Je me souviens des stages "Yoga du son", qu'elle dirigeait accompagnée de son homme, César Foglio.
Chez eux, Miss Funny et moi-même avons passé de bons moments libérateurs, à nous accorder, à nous harmoniser, à vibrer ensemble. Tout ouïe, j'ai bien profité de leurs connaissances. Ils étaient intéressants et sérieux.
Cela ne les empêchaient pas, parfois, d'avoir l'air un peu perchés. Comme dans cette anecdote sur le chant du Om.
César la racontait avec un air d'émerveillement. Voilà ce que je l'entend nous dire (de mémoire) en cette fin des années 80 :
"Le chant du Om a des vertus ... parfois bizarres. Un jour, je chante cette syllabe sacrée dans le jardin et aussitôt un rossignol vient se poser à mes pieds !
Quelques jours plus tard, Hélène fait travailler le Om à ses élèves en pleine nature. Peu à peu, des oiseaux sont venus se rassembler autour d'eux, un peu comme des spectateurs curieux.
Ensuite, lorsque le silence a pris place, ce sont les oiseaux qui se sont fait entendre ... un vrai concert, un régal ...
Puis, César revient sur terre et nous dit :
Après le régal sans égal des oiseaux je vous propose de passer au salon, Hélène nous y attend. Elle nous a préparé du tchaï (thé indien) avec des gâteaux."
Moi, à ce moment là, je me disais :
"J'espère que ce ne sont pas des "space-cakes" (gâteaux au cannabis) !!!
T'imagines, qu'après notre départ, César jette les miettes du gâteau psychédélique dans le jardin. Passe une pie curieuse et gourmande, elle apprécie les restes et se met à chanter des "Om", sans s'arrêter, aux pieds de César. Puis d'autres pies qui épient, imitent la première.
César-tistes en "herbe", qui font du Zoroastre sans le savoir, quelle histoire !
Tous ces bavards, quel bazar !"
Allez, "Hippie pie pourra" !, que le Yoga-oiseau des Foglio vous rendent le "corps beau" (c'est bon pour la "croassance" intérieure) et "serin", à bientôt !
Namasté.

vendredi 24 juillet 2015

Misères promises


"Je suis venu au monde très jeune dans un monde très vieux."
Erik Satie

Retour aux temps anciens : La mise à pied.
Dans ce monde de vieux anxieux et envieux, on ne laisse pas de place aux jeunes, on ne les laisse pas exprimer leur énergie créatrice. Côté boulot, ils sont pliables (flexibilité oblige) et corps-véables à loisir. Mentalité coloniale, on presse le citron puis on le jette. Mais parfois, le citron pressé, oppressé, stressé, on s'en débarrasse avec une procédure crasse. Ainsi après l'avoir plié, puis pillé, on utilise la technique de "la mise à pied".
Au XVe siècle, c'était une punition infligée à un cavalier ayant commis une faute. On lui retirait son cheval pendant un certain temps et il allait nettoyer les écuries. Ainsi humilié, il se retrouvait au niveau de la "piétaille".

Réactions corporelles en chaîne pour le "misapié" !
Après la mise en doute (prise de tête), le jeune perd pied, ses chevilles "oeuvrières" ne sont plus à pied d'œuvre car elles sont à genoux.
Il en a plein le dos. Son dos se plaint.
A cause de ce "cou" tordu de "l'ami zapié", Il se nique la nuque.
Lorsque l'on ne peut plus prendre en main son destin, c'est pas le pied. Rien ne marche. Les bras nous en tombent :
"Pas de bras, pas de chocolat". Estomaqué, tout cela reste sur l'estomac.
On ne digère pas cette mise à pied que l'on trouve fort cavalière !
Si cette antique pratique déstabilise (le jeune ne sait plus sur quel pied danser), l'entreprise, elle, sait très bien où elle va pour avoir de la main d'œuvre bon marché. Au bout d'un an, un beau coup de balai et hop ! un nouveau citron à presser.
Un salarié neuf coûte moins cher qu'un vieux !




Pour éviter d'en venir aux mains.
Le jour de l'entretien de "débauche", si vous avez mis les débouchés doubles pour trouver un nouveau boulot, vous pouvez vous présenter en clown et vous lâcher. C'est comme ça qu'on se retrouve en rigolo à oilpé dans un bureau parmi des gens en costume ou tailleur à dire :
- Salut les p'tits amis, comme on m'a convoqué pour un entretien de débauche, je suis venu nu. Et maintenant que je suis en votre compagnie, je vais vous chanter une chanson des Charlots ; "Merci patron !"
Si par contre, vous n'avez pas d'autres boulots en vue, c'est une autre histoire. Sans plan B, vous êtes plombé. Vous tombez du XXIe au XVIIIIe siècle !!

Au XVIIIIe siècle :
La mise à pied prend le sens qu'on lui donne aujourd'hui. C'est le début de l'ère industrielle. On voit grand mais on pense tout petit. Les interdits sont à la hausse, le capitalisme s'installe et s'étale. Les gens friqués créent des société fliquées.
Flic-fric amènent fric-frac et trafic !
Ode à la fraude, rôde la maraude.
La société se fige, se fixe, se fiche et s'en fiche !





Prenons l'exemple de la musique, avant et depuis l'ère industrielle.
Avant :
En musique classique, on improvise volontiers, on organise des joutes musicales sur un air ou un thème donné. Bach ou Beethoven étaient, parait-il, d'excellents improvisateurs.
L'opéra était populaire et peu cher. A l'intérieur, l'ambiance était chaude, ça tapait des mains pour montrer sa joie.

A partir du XVIIIIe, ça ne sent plus le peuple, ça s'embourgeoise, le parfum remplace le foin. A l'opéra, il est interdit d'applaudir pendant toute la durée du concert. Du coup, on se retient de tousser ou d'éternuer.
Idem pour les impros, il faut respecter scrupuleusement la partition.
"Il faut bien que vieillesse se passe."
Camus
L'humain est tombé bien bas !
Hélas et élastique, à force d'être flexible, l'homme est devenu flasque et sans cible. Il n'a plus le réflexe de viser juste (et encore moins celui d'improviser) ou d'avoir une certaine vision personnelle du monde. Il a une vision incertaine de l'avenir.
Sommes-nous encore vivant, en corps vibrant ?
Une voix jeune pour répondre à ma question :
- Moi, j'dit oui, mais seulement lorsque le portable dans la poche sonne en mode vibreur !
- Et tu connais d'autres modes ?
- Oui, le phrygien.
- C'est celui du flamenco coco. T'en connais d'autres ?
- Oui, le dorien.
- Je te remercie.
- Oh ! dorien !!

Bonnes impros avec les notes et les mots !
A bientôt !







vendredi 17 juillet 2015

"Partitions à part" n°2


"Il y a deux sortes de chefs d'orchestre : ceux qui ont la partition dans la tête et ceux qui ont la tête dans la partition."
Arturo Paganini

Partition : scions-nous sciemment la branche sur laquelle nous sommes assis ?
La Grèce , pays d'où vient le principe de démocratie, fera t-elle toujours partie de l'Europe dans les temps incertains à venir ?
L'Europe et la Grèce joueront-elle leur partition à part, en solo ?
Qu'en dit Gérard Biard de "Charlie hebdo" ?
Par rapport à la dette grecque, l'Allemagne et le F.M.I tiennent tête, font front et chantent en chœur leur refus.
"... un refus encore plus ferme, souligné trois fois au marqueur rouge. Pas question de s'éloigner des fondamentaux de l'orthodoxie libérale, qui dit que le marché dérégulé est grand et que la Finance est son prophète. Essayer d'autres recettes ne coûterait pourtant pas grand-chose. En tout cas, beaucoup moins que ce que nous a coûté jusqu'ici la poursuite effrénée d'un modèle économique qui va de crise en crise et dont le prix humain - et politique - ne cesse de croître."

Partitions à part :
Un qui avait des partitions d'oiseaux dans la tête, c'était Olivier Messiaen. Il connaissait leurs chants par cœur et il a vécu avec une femme qui avait un nom d'oiseau.
Yvonne Loriod l'accompagnait au boulot, en studio, en duo de pianos, en ballade "oiseaux", en alter-écho, avec micro et magnéto.
Lui, en forêt, ne pouvait pas résister à l'appel de la nature, à la belle compagnie de son amie jolie ... la grive musicienne.
Il avait toujours sur lui, un stylo, un carnet pour prendre notes, écrire une partition et ainsi décrire le chant du pinson à la perfection.
Il m'a donné le goût de ces ballades "un carnet" (sauf qu'au lieu d'un carnet à spirale, j'utilise ma mémoire).
Voici d'exquises petites esquisses de chant d'oiseau (le rouge-gorge, le merle noir, la grive musicienne, l'alouette) :




"La vie profonde compose une partition."
Michel Serres

"From a bird" de John Williams.
Sait-on qu'en dehors d'être l'un des maîtres de la musique de film ("Star Wars", "Indiana Jones" .... ), Williams est un guitariste classique de renom ?
Et de surcroît, il compose ou arrange (humm ! écoutez donc son arrangement de "Sakura") pour la guitare.
Il est tellement prolifique qu''on ne sait jamais si un CD sorti récemment est bien sa dernière création.
Ces quatre œuvres "From a bird" sont simples, mélodieuses, vives, vivantes et vivifiantes. Elles nous rapprochent un peu plus des oiseaux.
Visitez donc son site, Williams vous propose de télécharger ces pièces et d'en écouter des extraits. Voici le lien :

http://www.johnwilliamsguitarnotes.com/music/download-free-sheet-music.html


"Les vies humaines sont composées comme une partition musicale."
Milan Kundera

"Le rappel des oiseaux" de Rameau.
On reste dans la famille des cordes pinson ... euh ! pincées (le Piano, lui, est "à cordes frappées"). Rameau, musicien de roi, musicien adroit aussi bien dans les opéras que dans ses pièces pour clavecin. Les oiseaux l'inspirent (dans une autre composition, "La poule", si on écoute bien le clavecin, il caquète, enquête, répète, gratte et picore), il ne manque pas d'airs.
Dans ce monde chaotique, si l'on rajoute de la critique qui flingue, on s'intoxique, on devient dingue, l'ambiance est au "ça reste pire".
Par contre, si l'on ajoute de la critique qui propose de la vie plutôt que de la violence, ou de l'écoute de musique carrée, mandingue, voir carrément dingue, l'ambiance sera au "ça respire" !
Voilà pourquoi, de temps en temps, il faut assister au "Rappel des oiseaux" !







J'arrive en fin de liste de composition aviaire. Marc Escaryol, moqueur, évoque le style complexe du romantique Liszt. Je suis d'accord, parfois dans la musique de Liszt, cela manque de silence, tout comme la citation d'Escaryol manque de respiration, de temps de pause.
"Liszt : Compositeur ayant écrit des œuvres pour piano tellement difficiles à exécuter que certaines de ses partitions sont interdites aux moins de 18 ans."




"Le monde autour de moi se dissout, laissant ça et là des îlots de temps. Le monde est un cancer qui se dévore lui-même ... Je songe que lorsque le grand silence descendra sur tout et partout, la musique enfin triomphera. Quand dans la matrice du temps, tout ce sera à nouveau résorbé, le chaos régnera à nouveau, et le chaos, c'est la partition sur laquelle s'inscrit la réalité."
Henri Miller ("Tropique du cancer")


De la fenêtre, je vois Miss Funny, la mine réjouie, en train de peindre un panneau. L'air épanouie, elle se retourne et me dit :
"Avec cette musique, on se sent pousser des ailes, on peint comme qui rigole !"
A l'écoute des "Sauvages" de Rameau, on oublie ses soucis, le monde pourri et on se rappelle que la vie est belle.
Rameau colore la vie, avec lui, on remplace un monde fermé "Bolloré" par un univers ouvert et coloré !!!

Dans un autre article, je vous ai montré une vidéo sur la "Poule" de Rameau, en voici une variante plus "Metal-hic" !!




A bientôt !