vendredi 18 avril 2014

"La marche afghane contre Miss Parkinson"

"Même quand l'oiseau marche,
on sent qu'il a des ailes."
a.m Lemerre

A une épique époque opaque de ma vie, fort éloignée du genre atypique optimistique que j'affectionne par "foi en moi", j'ai eu le moral dans les chaussettes (Miss Parkinson à la fête). Le drôle d'oiseau que je suis s'est dit: "la maladie me fait marcher, elle se paie ma tronche, alors je vais marcher autrement (c'est à dire moins sous son emprise), plus souvent et plus conscient" !
Tel un chevalier aux fines gambettes (en référence à l'échassier du bassin), je me suis lancé à la recherche d'un "yoga de la marche" qui nourrirait en énergie mes jambes hésitantes (surtout la gauche, avec ses réactions d'aristo britannique, paresseuse, diminuée, ne sachant pas sur quel pied danser le menuet, je la surnommais "lazy-tente").
Je me suis souvenu qu'à la fin des années 80, Hélène Foglio, dont Miss Funny et moi-même suivions les stages de "Yoga du Son", nous avait vanté les mérites d'une marche afghane extraordinaire qui régénère.Comme elle évoquait une marche  rapide, soutenue et longue, et que j'étais alors plutôt un flâneur rêveur, j'avais mis cette proposition de côté dans un dossier "à voir  plus tard". En 2010, je découvre que la "Ckoa7tueuse?" squatteuse qui vit en moi, porte un patronyme officiel : "mal maudit de par qui ne sonne". Le nom que je lui donne c'est Miss Parkinson (merci Cavanna). J'ai rajouté un prénom, Lucy. Pourquoi Lucy, me direz vous ?
Pour répondre à la question suivante :
Faut-il laisser Lucy faire ?
Non, parce que sinon on vit l'enfer ! Remarquez que comme elle me vampirise et quelle veut se marrer (en me rendant ridicule) et se marier avec moi, j'aurais pu choisir : "Noce feras-tu ?", la "vamp pire".Je suis mari et marri pour le meilleur et pour le pire, avec une femme belle et rebelle et avec une infâme moche et remoche. L'une m'est proche, l'autre m'amoche.
Voyez-vous, j'ai deux compagnes dans ma vie, une désirable et une indésirable !!!


Ooops ! J'avais demandé au responsable déco du blog de me placer une photo de la Miss Funny se promenant dans les rues d'Andernos, il me dit : "ça marche !" et il me met "Little Annie Fanny" (de Kurtzman et Elder) qui fait du jogging. Si Little Annie Fanny a plus d'avantages pulmonaires, Miss Funny a plus de charme et d'intelligence. Et puis attention d'Angers jogging et forte poitrine peuvent causer moults tracas dont la fameuse "angevine de poitrine" (comme le chantait Boby Lapointe "davantage d'avantages avantage davantage").

Avec la marche purifiante, on va loin sans fatigue. C'est ma façon de dire à Miss Parkinson :
"Va au loin tu me fatigue."



Mais revenons à nos nomades inoxydables, ces yogimusicothérapeutes qui donnent du rythme à leurs pas calés sur leur souffle et de la musique pour faire danser toutes les cellules de leur corps. Par rapport au yoga, ils ont certainement une même approche (à part la vitesse). J'imagine qu'ils sont à l'écoute de leur corps, de leurs appuis, de leur environnement.
Je sors de chez moi pour aller chercher une baguette au centre ville. Je marche "comptant", concentré sur mon souffle. Je m'aperçois très rapidement que cela me vide l'esprit.
Le pas léger me libère de tout ce qui me pèse (en pensée je passe de : "Ce bâtard de retard qui veut me faire marcher à la baguette et au pas, mérite un pain dans la tranche, euh ! tronche" à "Hum ! cette baguette, ça fera une bonne tartine"), dans ma tête, tout s'apaise. J'oublie que la distance est longue et que le temps est court (la boulangerie va bientôt fermer).
Qu'importe, j'observe ma respiration (est-elle fluide, régulière ou saccadée et irrégulière ?). Je vais bon train et les questions défilent : je respire par le nez ou par la bouche ? Mon allure est elle régulière ? Est-ce que je sens le déroulement de mes pas, le jeu de mes articulations ? Suis-je présent à tout cela et à mon environnement ?
Tout ceci ressemble aux conseils que je donne dans les séances de yoga.
Au final, non seulement mon allure a été régulière mais en plus soutenue, du coups j'arrive à un train d'enfer sans crier gare. J'entre avec entrain dans la boulangerie, j'y croise l'amie Micheline qui se ravit de ma bonne mine. Pour ma part je lui signale son éclat à nul autre pareil et m'étonne de la trouver là, elle qui habite si loin du centre-ville. Elle me confie son secret de santé longue durée : elle pratique le marche touarègue. Elle me la décrit et je constate qu'elle ressemble comme deux gouttes d'eau à l'afghane. On se sépare et chacun va son chemin. Le mien me ramène à la maison avec aisance, j'ai l'impression de marcher sur un tapis roulant ... à bonne allure !
Arrivé chez moi, je mets dans le lecteur un CD de Tinariwen, ces nomades sahariens du haut-mali. Plus tard, j'écouterai Kitaro, la vie sera belle et ce sera tant mieux !




Fautes de frappe !
Cette semaine, je ne me suis pas fait corriger ("Aïe !! Pas sur la tête, siyouplait ! y'a déjà quelqu'un sur le coup). Donc si vouzen trouvé c'é pas d'ma fote, c'é à cose de la correctrice ké partie ché sa soeur, mèm ke sur l'autoroute, elle s'en est bien sortie ( 7.1 miracle, les cloches sonnent, vive les correctrices qui corrigent elles-mêmes leurs erreurs de parcours !!!).




You-tube esr de bonne humeur aujourd'hui (parfois les vidéos sont mal codées, du coups pas de transfert possible), j'en profite pour rassembler les deux cultures (comme le chantait "Jauni en vacances" avec un accent nippon ni mauvais : "Oh ! ma jolie Sahara"), et lui dire : "Ali Gato" !
De me lire je vous remercie vous aussi, lecteurs fidèles.
A bientôt, Ciao.



vendredi 11 avril 2014

"Yoga : ça marche !"

"Dans la vie, il n'y a pas de solution,
il n'y a que des forces en marche :
il faut les créer et les solutions suivent."
Antoine de Saint-Exupéry

Ça marche, la marche afghane.
Sa marche, la marche à Yann ! C'est le pied !
Je ne mâche pas mes mots et je ne rumine pas de pensées négatives. Au contraire, je digère mes maux, me libère de mes toxines et l'estomac dans les talons, je marche avec douceur. Je respire le bonheur, je me nourris de l'énergie de la terre et du prana de l'air. Miss Parkinson, atterrée, altérée, estomaquée sonne le tocsin "t"es trop sain, j'peux rien faire" et lâche l'affaire.
Tout cela grâce aux nomades afghans, on dit d'eux qu'ils ont des semelles de vent et qu'accélérant le pas, ça les rend poètes. On dit aussi et surtout qu'ils sont capables de parcourir à pied soixante kilomètres par jour sans fatigue et comme qui rigole. J'allais écrire : les doigts dans le nez, mais cela ne serait pas vraiment l'expression qui convient. Puisqu'en nez fait, l'astuce afghane, c'est de marcher en respirant profondément et rythmiquement, sans parler et sans penser (ça respire la vie dense : moins tu réfléchis, moins tu penses et moins tu te dépenses). Lorsque l'on cogite, ressasse, rumine, fulmine, on dépense une énergie considérable. En marchant de cette façon, on pratique la méditation en mouvement. C'est la formule idéale pour tous les agités du bocal, les bancals, les claudiquants, les titubants, les déséquilibrés, les empotés aux deux pieds gauches qui n'ont le pied ni marin ni malin, les parkinsonnés qui ne savent pas sur quel pied danser. Et puis, bien sûr tous les autres !

C'est en observant les caravaniers afghans, dont l'endurance restait un mystère, qu'un jour Edouard G Stiegler remarque que ces nomades respiraient et calaient leurs pas sur leur souffle de manière singulière. Il décrit et analyse cette façon de marcher dans ce livre :



Comment ça marche ?
Afin de ne plus s'agiter autant, bref de s'assagir, il s'agit de pratiquer cette marche rythmée par le souffle où le nombre d'inspirations, de pauses et d'expirations est accordé au nombre de pas exécutés.
Par exemple : on fera à la suite en marchant :
  • 3 pas en inspirant.
  • 1 pas en faisant une pause.
  • 3 pas en expirant.
  • 1 pas en rétention de souffle.
C'est de la musique, à chacun son tempo,, c'est la rythmique idéale pour terrain plat.


Si ça monte, inspirer 3 pas, expirer 3 pas. Si c'est encore plus raide ou si vous commencer à peiner : 2 à l'inspiration, idem pour l'expiration.
On maitrise le souffle (pranayama), on contrôle le pas synchronisé avec la respiration profonde, on empèche le bavardage mental, voici donc un genre de yoga, c'est le yoga de la Marche !
Pour que ça marche, il faut vraiment être présent.
"Rien ne sert de courir après ton avenir.
Pas à pas dans l'instant présent,
tu pourras cheminer beaucoup et longtemps."
Jason Lapointe
A noter que toutes les respirations sont nasales et profondes. Si le nez est ouvert, la bouche est fermée, durant tout le processus compter mentalement.
D'après Daniel Zanin tout cela n'est pas anodin, au contraire c'est merveilleux !
En nez fée, voici les avantages anti-âge de cette pratique anti-tic authentique :
  • Oxygénation intense, grâce au temps de pause poumons pleins (cela profite aux globules rouges et à toutes les cellules du corps).
  • Stimulation de la circulation artérielle et veineuse (au diable la varice, on se dépense sans s'la ra-conter, on a de la veine !).
  • Stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires (en couronne autour du coeur, l'organe serein se sent le roi de la quiétude, loin d'une crise due à une artère bouchée).
  • Stimulation du métabolisme de base (les graisses fondent et font de nous des êtres moins "encombrés", plus légers, on prend moins de viande et on devient légertarien).
  • Apaisement cardiaque, repos du coeur, grâce au temps de pause poumons vides.
Bref, ravi on revit, on se revitalise, on réalise, on se relie, on se relit le corps (y'avait des fautes de vie d'patachon), on se régénère, on se réactualise. Cette méditation en marche nous fait ce présent : être là, ici et maintenant.
Être présent, c'est être plaisant !
Après avoir fait le plein de vie et d'énergie dans cette fête des pas, vous allez pouvoir danser maintenant sur de la musique traditionnelle afghane (et expérimenter de nouveaux pas, rythmes).



La suite, la semaine prochaine, d'ici là, bonnes promenades cadencées et si vous ne pensez qu'à danser et faire les "maliens", je vous laisse avec mon groupe de "blues touareg" préféré : Tinariwen.
Belle semaine, bon vent (et bonnes semelles de vent) !!!






vendredi 4 avril 2014

"L'heureux nouveau"


"Nul ne peut être sauvé ou guéri que par ses propres efforts.
Le seul remède c'est la foi.
Quiconque utilise d'une manière créatrice l'esprit qui est en lui est un artiste.
Faire de sa vie une oeuvre d'art, voilà le but."
Henri Miller

Miller met en plein dans le mille ! Soyons créactifs !
Ah ! J'en vois un qui s'agite, c'est un bon vivant, gourmand de plats nets, l'étonnant Jacques Bertrand nous fait signe ... astrologique. Du coup, voici le bélier qui nous rend visite la tête haute mais :
"Le bélier baisse la tête. Le bélier baisse souvent la tête. On ne sait jamais exactement s'il est en train de penser où s'il a déjà commencé à charger. Il prend de bons départs mais c'est un finisseur médiocre qu'on voit rarement dans la dernière ligne droite : il aime tellement les départs qu'il est probablement reparti dans une autre direction."
Ah ! Ben, ça commence bien ! Diantre ! On ne sait pas comment cela va finir, d'autant que c'est un battant qui vit sous l'influence de la planète rouge, celle qui fait qu'on bouge et nous fait dire "en avant Mars" :
"Les béliers ont de réelles dispositions pour le sport et les armes. Quand ces dispositions ne sont pas contrariées, le bélier, de martien devient martial."



 Donc, le natif du bélier est bien armé pour vivre dans le monde moderne avec sa loi de la jungle qui nous déglingue la planète. Sauf s'il est contrarié, chose qu'il ne supporte pas et qui se traduit par un nouveau départ sur un coup de tête. Etant têtu, il n'est pas prêt d'en finir avec ces contrariétés qui le rendent malheureux. Contrariant, s'il est poète et qu'il se nomme Stéphane Mallarmé, il dira :
"La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres."
On comprend facilement que cet homme là était vraiment "mal armé" pour la vie. M'enfin, ce que j'en dis ... Si ça se trouve, il n'était même pas bélier.
"Mais non, c'était un poissons, le 18 mars ce n'est pas le 20", me dit mon ami Medhi.
"Fuir là-bas ! Fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres,
d'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
"Brise marine" de Mal  armé dont j'suis fan, rajoute l'ami érudit qui apprécie les poètes maudits.
Bon, j'ai compris, à moi de citer. Là, j'en suis certain, c'est un poète bélier. Voici de "La beauté", un vers de Baudelaire :
"Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris".
On voit bien la diff'errance entre un poète poissons et un autre bélier.


Il n'y a plus de saisons, "lahiho lahiho" (yodel de Jacques Dutronc), sauf pour le yoga qui en toute saison prospère et comme l'écrit si bien Barbara Litzer :
"Le printemps est au rendez-vous, avec sa luxuriance qui est comme une ode à la Création. En ce mois d'avril, nous fêtons le printemps avec la salutation au soleil, une guirlande de postures toniques qui s'enchaînent en souplesse au rythme du souffle. Prosternation à la fois grave et joyeuse, la salutation au soleil nous relie à notre dimension sacrée en nous faisant prendre conscience de notre double appartenance au ciel et à la terre. Elle nous place ainsi dans notre dimension verticale, intemporelle, celle de l'être, qui, si nous y prêtons attention, constamment éclaire notre faire, dans notre dimension horizontale, temporelle."

- Yo, j'kiffe grave le groove du yoga 3D ! J'trouve qu'y'a d'l'ID mais laisse-pression "éclaire notre faire" c'est trop fort ... pour moi. Vous êtes sûrement charmante madame "Lit des heures", perso j'aurai écris : allume nos actions. Mais bon, on va pas en faire toute une montagne !, me touite Mehdi Tadonf, du 9.3(D).

"La séance de yoga commence en douceur et en intensité avec la posture du mois, la montagne."



"Il suffit de peu de choses parfois pour glisser imperceptiblement d'une position à une posture. C'est le cas de nos positions les plus habituelles : assis, couché, ou debout, comme pour la montagne (tadâsana). Une intention, réponse à un appel du corps ou de l'être, suivie d'un alignement, d'un ajustement, d'un ancrage, d'une orientation, d'une ouverture : vous y êtes. Laissez-vous faire."
"La montagne nous communique sa force, son rayonnement, sa générosité. Immuable témoin du monde, cette posture nous prépare à agir à partir de notre lieu de stabilité."

Pour les Marie mariées fort marries (voir désespérées) qui ne doivent pas tout le temps se marrer : le yoga du "cot cot" quotidien (spécial maman-poules).
Vous avez des montagnes de vaisselle à laver, la posture de la montagne va vous aider à apprivoiser le lavage de vaisselle.
Écartez d'abord les pieds à la largeur des hanches. Le poids du corps est également réparti sur les orteils et les talons. Repoussez lentement le sol avec vos pieds, vous vous sentez grandir. Votre corps se redresse de bas en haut comme une fleur qui s'élance vers le ciel. La lenteur vous donne le temps de sentir comment chaque partie du corps se place dans l'axe vertical. Pour faire la vaisselle penchez vous en avant en vous pliant à partir des hanches, puis plongez les mains dans l'eau en restant conscient de votre posture et de votre souffle. La posture vous enseigne comment cultiver la patience et la présence face à cette corvée (transformée en corps vrai) : le lavage de vaisselle.



Elections muni-si-pâles pour l'ancien (41 années d'exercice) maire, les temps changent (comme dirait Bob), on n'entendra plus ses "slogans de velours" : "Ma vie c'est ma ville" ou le fameux "Je suis content que vous soyez content" qui venait conclure le "Vous êtes content ?".
Dans ma commune, si le maire sortant n'est pas content, l'heureux nouveau rose azalée ! (le renouveau Rosazza l'est !).




Nous avons l'honneur de vous présenter un des élus de nos yeux et de notre cœur, l'azalée rose située à quelques pas de la maison où rêvent les arbres (notre demeure). Une pensée santé pour Liliane qui nous l'a offerte, il y a bientôt vingt ans.
"Sakura " en japonais signifie : cerisiers en fleurs, mais vous qui savez, comment dit-on azalée en fleurs ?
"Sayonara" !
さようなら。

vendredi 28 mars 2014

"Chant de la chambre d'hôte"


"Être humain, c'est être une chambre d'hôtes.
Tous les matins, arrive un nouvel invité.
Une joie, une dépression, une méchanceté,
une prise de conscience momentanée
vient comme un visiteur inattendu.
 
Accueillez-les tous et prenez-en soin !
Même s'ils sont une foule de chagrins
qui balaient violemment votre maison.
et la vident de tout ses meubles.
 
Traitez chaque invité honorablement.
Peut-être vient-il faire de la place en vous
pour de nouveaux délices.
 
La pensée sombre, la honte, la malice,
rencontrez les à la porte en riant
et invitez-les à entrer.
 
Soyez reconnaissants pour tous ceux qui viennent
parce que chacun a été envoyé,
comme un guide de l'au-delà."
Rumi (sage soufi, poète persan du treizième siècle)



Le yoga change la vie. Mettons de la vie dans notre yoga et du yoga dans notre vie.
- D'accord, mais si j'ai bien compris ton dernier message, il vaut mieux faire un choix qui soit juste, "avec des couettes" (adéquate) par rapport au yoga.
- En effet, évitons le yoga girouette inconstant comme le vent, le yoga "baba speed", le yoga fakir casse-cou (ouille!) et le yoga malin "casse-tirelire" qui ne casse pas des briques.
Très cher yogi, ton yoga moulin va trop vite, va trop fort. Yoga barbare, yoga barbant !
- Donc ?
- Donc, restons simple et minimaliste (un minimum d'effort pour un maximum d'effet) et comme dirait le fameux groupe de rock "Helvète Underground" (dans leur irrésistible chanson "Le comté bon") :
"Petite vitesse et grand lentement !".
On peut aussi rajouter une bonne dose de sensorialité ("Sensations font sens").
Il vaut mieux privilégier plutôt le yoga de la joie, doux comme une caresse, sukha (sucré sacré). Bref un yoganar à l'anarchie pacifiste et douce, un yoga humain. A vivre sans désir caché mais avec du Désikachar (Maître yogi) en tête :
"yoga signifie : réaliser ce qu'on ne pouvait pas réaliser avant."
Infos-yoga, éclairez donc notre petite lanterne :
"Le mot yoga signifie unité. Le yoga se méfie des dualités. S'il y a deux forces en présence, il y a risque de conflit, et les conflits sont toujours destructeurs, ils vont absorber une énergie considérable et surtout vous fissurer, vous casser, vous déchirer. La pratique du yoga cherche avant tout à pacifier les conflits intérieurs. Comme ces conflits ont tendance à se projeter à l'extérieur, le yoga peut véritablement changer le monde."
Mathieu



Déci Maitre Yann, c'est à vous :
Le yoga, c'est ce qui nous permet d'être reliés. En pratiquant, nous sommes reliés à nous-même. Ce vécu, ce concentré de bien-être amenons-le à la maison. Afin d'éviter une coupure dans cette relation privilégiée avec nous-même, installons le yoga dans notre quotidien.

Mini Maitre Yann, que faire avec les postures mal aimées ?
Elles sont difficiles et source de dualité et donc de conflit. Chacun rencontre dans sa pratique des postures "champs de fleurs" (qui donnent envie de leur conter fleurette, de fleurter avec) et les méchantes et difficiles posdures "chant de pleurs et de peurs". Alors quoi, on les oublie ces asanas là ?
Non, on oublie la difficulté et on relit Rumi qui nous relie et nous nourrit. Puis on écoute Marguerite :
"Les postures sont des mises en forme physiques qui ont des résonances sur des formes intérieures (psychiques, spirituelles ou émotionnelles) correspondantes."
Ne pas aimer une posture, c'est découvrir les formes physiques et psychologiques que nous ne voulons pas aborder. Ces postures sont donc celles qui nous manquent si on veut être complet.
De la collection complète de postures complémentaires à la connexion par fête avec soi-même et l'univers !
"En nous obligeant à nous mouler sans cesse dans de nouvelles formes, nous allons fluidifier, faire disparaître nos rigidités."
Marguerite Aflallo (prof de yoga)


- Quel est le lieu propice au lien ?
- Faut trouver l'endroit a des couettes, qui dit couette dit lit, qui dit lit dit chambre, qui dit chambre dit d'hôtes. La boucle est bouclée, on peut aller se coucher.
- Mais c'est trop tôt, donne nous donc un bon plan à l'extérieur.
- Alors on pratique la santé dans un centre de remise en formes (barrettes de chocolat pour les gars et  chasse au trop de gras pour les nanas) ou alors chez soi, à "l'âme et son", centré sur notre mise en forme for me formidable qui résonne dans tout l'univers ?
"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer tranquille au repos dans une chambre."
Blaise Pascal
Santé Maison : c'est du solide (ou du sordide) ! C'est aussi de la brève de docteur de qualité.
- Docteur, j'ai peur. A la clinique, les docteurs sont des cons doublés d'assassins. Comme vous le savez, je suis plein aux as, j'ai placé mon argent dans la pierre et ces abrutis ...
- Les doctueurs fous.
- Et fourbes veulent m'opérer de la vésicule immobilière et ils m'ont fait prendre un rendez-vous avec un euthanasiste !

Spéciale dédicace à mes amies  "Annie Couni" et "Lydie Commandement", câlin d'oeil et "becs" (baisers québecois) pour vous et caresses et bises à l'oeil pour les autres ! Pour tous, cet instant soufi où le temps est comme suspendu aux lèvres de Kudsi Erguner et Nezih Uzel (le premier fait chanter son nay, flûte quelle délicatesse !, le second son âme).
A bientôt !







vendredi 21 mars 2014

"A quoi ... Yoga : à votre service"


"Finalement le Yoga, ça sert à quoi ?" :
C'est la question que se pose l'épatante revue "Infos Yoga".
Réponse du sage érudit Krisnamurti :
"A quoi sert une fleur sur le bord du chemin ?"



A la brute épaisse (entendue sur une radio...) qui répond avec élégance :
"Moi, mon yoga, c'est de faire de la muscu. En fait, le Yoga, ça sert à rien, c'est du yoga de mes fesses !"
On peut répondre qu'on reste sur l'amuse-cul (mais ce n'est pas le propos), ou bien (lu dans la revue) :
"Je m'occupe de mes fesses et de mon âme ! ... tout en même temps, c'est génial !".
Bernadette de Gasquet


On peut aussi choisir la réponse de l'homme à fable :
En Inde, un groupe d'aveugles curieux s'approche d'un éléphant en Savasana (posture du cadavre). L'un d'eux saisit une patte et dit : "C'est la colonne". Un autre touche la queue et dit : "Pas du tout c'est un balai". "Ah non, c'est un boyau", rajoute un troisième. "Et moi, je vous dit que c'est un éventail", rétorque son voisin palpant une oreille. "Vous faites tous fausse route, vous voyez bien que c'est une muraille !", affirme le dernier à donner son avis.
En fait, chacun voit midi à sa porte.
Finalement, le yoga c'est quoi ?
Si chacun a sa propre définition, on n'est pas prêt de s'entendre. A lui seul, le mot yoga pèse plus lourd que l'éléphant de l'histoire.
Lorsque la sensation donne son sens à la séance et que le yoga est vécu comme un art de vie, alors il nous sert à ressentir la joie d'être vivant et vibrant. C'est le yoga de la joie !
Enchanter nos vies en chantant sans Trenet et s'entraîner à enchaîner ses airs entraînants :
"Yoga d'la joie, bonjour bonjour les hirondelles, yoga d'la joie ..."
Ha : le soleil et tha : la lune. Allez Charles, fais nous une chanson avec ça :
"Le soleil a rendez-vous avec la lune ..."

"Charles attend".
Après le yoga élégant "joyeux élan", voici le yoga Sagan "Bonjour tristesse" et vitesse.
Le yoga, ça sert à prendre le temps de ne pas aller trop vite. Ceci afin d'éviter les cous tordus, les casse-cous, les rabat-joie du yoga, les fakirs casse-pieds, les casse-tête casse-tirelire, les spécimens de "tue-cœur" qui te font suer, les énergumènes énervants qui te font faire des bonds (pour devenir bon ?) et les arsouilles du flow qui ne s'arrêtent jamais entre les postures.

On peut aussi être ravi par ceci :
En réponse à une question de son fils de quatre ans "maman, qu'est-ce que c'est le yoga ?" Nathalie Anthony répond :
"Le yoga, c'est laisser se développer un grand soleil en soi".
C'est tout à fait ça, c'est ce que je dis à mes élèves :
- Imaginez, visualisez un soleil au niveau du plexus justement nommé "solaire". Sentez sa force, son énergie, sa chaleur, son dynamisme et laissez tout cela se diffuser en vous. Amenez ce soleil partout en vous !
"Le soleil a rendez-vous avec la lune ... ".
Utilisons la lumière du soleil "Ha" pour mieux voir en nous  et l'intuition de la lune "Tha" pour, par exemple, compenser la lumière faiblarde d'un soleil diminué (projeter sur son écran mental un soleil resplendissant).
Le Ha et Tha sont réunis par le Yoga (le lien), donc le yoga sert à se réaliser en se "joie-gnant".



Et qu'en pense le chat Léo de la revue qui pose la question ?
"Le Yoga, ça sert à ronronner."
Bien vu le chat, je rajouterai ceci :
... Mais pas à tourner en rond. J'aime envisager la séance comme un film passionnant (le corps en action). Pour voir les séquences posturales, il faut être bien présent (ne pas louper une seconde de ce film lent et "a-le-temps") et arrêter de se faire son cinéma mental, son "cinémaux" qui a la fâcheuse tendance à prendre toute la place.
Ensuite, soit on est présent et c'est plaisant, soit on est absent et c'est sans sens.
Comme disait Alain Resnais quand il tournait :
"Soit c'est vivant, soit c'est mort !"

Le yoga ça sert d'os ... à ronger. L'os, c'est celui de la sagesse, ça sert à se connaître, se rencontrer, à s'unifier.



Le yoga ça sert ... un peu le ventre cette tenue. Ah ! Zut !, mais c'est mon costume de bureau que je porte pour faire la séance. Saperlipopette ! Où ai-je la tête ?
Le yoga, ça sert à relier le corps à l'esprit.
Afin de me glisser dans la peau d'un non-pratiquant, j'ai vécu l'expérience de ne pas faire de yoga pendant un mois. Duraille, je déraille et je dérouille !!! Du coup, avec ce temps de vie de patachon, pas folichon, Miss Parkinson se réveille et se refait une santé au détriment de la mienne. Je termine l'article et cet épisode d'abstinence yogique. Tapie dans l'ombre, passant son temps à m'épier, Miss P n'aime pas lorsque je pratique le yoga de la joie sur mon tapis joli.

Aimés élèves, que disent-ils ?
"En accord avec mon corps, dans le lâcher-prise, le yoga corrige les mauvaises postures, m'apprend à bien respirer et m'apporte une certaine sérénuité (sommeil de meilleure qualité). Le yoga sert à acquérir une certaine philosophie de vie quotidienne."

Et Miss Funny ?

"Le yoga c'est le lien : le lien avec soi-même et son intériorité, le lien avec les autres, et le lien avec l'univers, tout cela nous permettant de vivre une vie plus consciente et plus harmonieuse."

Les photos si drôles, si délicatement décalées viennent de ce livre rare :


Sur ce, je retourne sur mon impatient tapis qui n'en peut plus de m'attendre, pour vérifier que le yoga est bien utile. J'y retourne pour voir comment ça tourne et pour constater que soit je suis en vie, soit je suis mort. Je laisse Trénet répondre à Resnais :
"Boum, quand notre coeur fait boum !"
Allez, salut et à bientôt !

vendredi 14 mars 2014

"Le vent se lève."


"Le vent se lève ! ... il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs,
Envolez vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs."
Le cimetière marin (Paul Valéry).



Au ciné "Le Rex" d'Andernos, certains films changent votre regard sur cette vieille salle de cinéma un peu étriquée et poussiéreuse. Il suffit de projeter sur l'écran le film  "Le vent se lève" d'Hayao Miyazaki et la poussière sort faire un tour, l'écran devient plus grand, s'anoblit et se transforme en écrin. Quand au cinoche "rextoré", il mériterait bien un nouveau nom, par exemple : "Le Rexplendissant". Le slogan élégant, qui lui irait comme un gant pourrait être le suivant : "On y rentre médisant, on en sort applaudissant".

Ce film d'animation est taxé de bonnes critiques et axé sur une des passions de l'auteur, l'aviation. Si l'on survole sa filmographie, le thème est récurrent. On imagine bien petit Miyazaki, la tête dans les nuages ailés ... pieds sur le plancher du planeur qu'il pilote. Malheureusement, ses yeux ne lui permettront pas d'aller ailé vers les cieux. Et heureusement pour nous, sa vue basse va lui libérer les ailes de la créativité et permettre à son imaginaire de s'envoler, de prendre de la hauteur, saine attitude pour de futures scènes d'altitude. Les productions du "Studio Ghibli" me ravissent depuis longtemps. Il suffit que l'on me dise "Miyazaki" et en véritable inconditionnel, je cours "dard-d'art" en direction de ma salle obscure palote et plan-plan transformable en un endroit lumineux, haut en couleur et renversant.



"Le vent se lève !"
Regardant le film, on découvre que le titre prend tout son sens. Par la grâce du vent, le film animé de bonnes intentions, pose la juste question. A savoir : qu'il soit artiste ou ingénieur, un créateur doit-il renoncer à son œuvre au gré des circonstances ou vivre sa passion, sans se préoccuper des conséquences ? Le film relate une partie de la vie de Jiro Horikushi, très sage (comme son nom l'indique : après le dîner, "j'irai au lit coucher" disait-il quand il était petit) ingénieur aéronautique. C'est le concepteur du "Zéro", redoutable avion  guerrier qui a fait des dégâts pendant la guerre du Pacifique , avec Pearl Harbor et kamikaze.

... Il faut tenter de vivre !"
Tenter d'être, d'être libre comme l'air, comme l'art, tenter d'avancer, de réaliser, malgré un sort contr'air.
Miyazaki fait le "pas de côté de Gébé" puis il décolle, il prend de la hauteur. D'après lui, le monde court à sa perte, il est urgent de vivre intensément ou alors de partir dans l'imaginaire.



Après ses films pour enfant de tout âge, en voici un pour adulte. Le spectateur japonais y voit passer son histoire (contant le passé du Japon, Miyazaki se raconte un peu aussi).
Dans le film, ça bouge, ça s'anime (l'histoire du Japon est mouvementée), ça rêve, ça réveille, ça révèle, ça vente, ça invente, ça papillonne, ça s'éparpille, ça s'époumone, ça fourmille, ça a l'âme bonne, ça part en vrille, ça porte, ça s'emporte, ça chavire, ça vire, ça virevolte, ça vole haut, ça voltige, ça voit, ça voyage, ça apprend, ça prend l'air, ça prend de la hauteur, ça rend auteur, ça prend du recul et nous on reste sur le ...
On s'extasie sur des images magnifiques et apaisantes (avant la projection, des enfants agités odieux non surveillés par leur mère aux yeux scotchés sur son "aïe-phone" faisaient craindre le pire ; bien captivés, ils sont restés silencieux pendant tout la séance). Comme dans ses autres films, Hayao M. nous mettre devant la vie dense : la nature sauvage est si gracieuse. Alors, on se régale devant la tendresse de l'herbe, son mouvement dans le vent et les arbres qui bruissent.
Le bougre, il en connaît un crayon et donne bonne mine à la nature !



Chers voisins, ne coupez pas aussi souvent l'herbe verte qui s'entend si bien avec le vent (ça fera des vacances pour nos oreilles). Ne brûlez pas vos feuilles tombées en amour avec la terre, en se décomposant, elles vont se transformer en humus. D'avance, les futurs cèpes se réjouissent de devenir la régalade des gourmets. En plus, le ver de terre prolifère sous les feuilles et là il fait son action si salu-terre. Pour le jardinier c'est épatant ! Le ver travaille en mangeant et il mange en travaillant. Il fait donc tout le boulot, le travail de l'homme est de lui donner à manger (compost) ses déchets végétaux. Lorsque le sol est couvert (mulch) plus besoin d'arroser autant ! On peut profiter de ce temps libéré pour écrire des vers ou jouer avec les mots et se rappeler que le mot humain vient d'humus (tout comme le mot humilité).
"Feu de tas de feuilles incendiaire" :
Des amis d'Andernos en ont subi les conséquences : le feu de feuilles d'un voisin, se propage par les racines d'un pin et  mange une partie de leur belle maison, ossature bois, construite par eux-mêmes, avec amour et difficultés.
"Et toi, maison brûlante. Espace, cher espace
Tranquille, où l'arbre fume et perd quelques oiseaux."
Paul Valéry
Bande Origéniale du film :
Comme d'habitude, elle est signée Joe Hisaïshi et elle est excellente. La vidéo a le mérite de nous faire entendre une bonne transcription pour guitare avec partition à l'appui, mais d'autres mélodies du film sont plus jolies.

Dans les beaux poèmes de Paul Valéry, il y a aussi celui-ci qui vole très haut :
"Patience, patience,
Patience dans l'azur !
Chaque atome de silence
Est la chance d'un fruit mûr !"
Bon, mettez la plume au vent (laissez faire les choses), allez là où le vent vous mène !
Caresses et "brise" à l'oeil. A bientôt, bon vent !!!


vendredi 7 mars 2014

"Les eaux de Mars"

"Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde ... "
Boby Lapointe

Le temps hésite, le vent, lui, n'hésite pas. Il est "vén'air", il souffle sa colère à cent kilomèt'râleur. La pluie l'appuie, en accord avec lui, elle l'encou-rage. Le soleil apparaît de temps en temps, juste assez  pour me laisser placer ma phrase de "sire constance" :
"Encore une belle journée !"
L'air est tout mouillé, on respire de l'eau ! Malgré le mauvais temps qui persiste, j'ai mon moral inoxydable qui résiste. Il fait un temps à noyer les grenouilles, mais je n'ai pas la trouille que mon corps se rouille ou qu'il dérouille. C'est l'effet YogaBlog, c'est le lieu du lien qui met le moral à réseau et le mot râle à zéro !
Il fait un temps de mierda et en plus disparaît Paco de Lucia. "Flammes and co" éteintes par excès de pluie de l'âme. Lorsque l'on prend les choses de la vie trop à coeur, cela met le "corps à zone"*sensible en danger. Ce guitariste impressionnant meurt à 66 ans d'une crise cardiaque.
Je ne suis pas fana de cette musique, mais j'aime écouter ceux que j'appelle "mes deux exceptions" : ce Paco qui mettait le paquet et le flameux Camaron qui mettait le feu au flamenco. Ces dieux flammes n'cocos là ont fait un bout de route ensemble puis chacun a suivi, l'un son che-mains,  l'autre sa voie cassée.
J'ai souvent écouté "Entre dos aguas" de Paco de Lucia.
S'il rencontre Moustaki au paradis, "entre deux eaux", il pourra toujours goûter aux "eaux de mars" (chanson de A.C Jobim,  adaptée avec talent par l'air-mythe grec).



Et Barbara Litzler, à sa manière ("Les saisons du yoga") prend l'air du temps :
"Mars, avec ses giboulées et ses primevères, nous fait une valse-hésitation : un pas en avant vers le printemps, deux pas en arrière, retour à l'hiver. Mais la lumière a changé et annonce les beaux jours.
... Ce mois va tester notre toute nouvelle souplesse : après février, comment vivons nous le réveil de la nature, le yoyo de la météo ?"
Et si on parlait astro, c'est simple, je vous fait un signe double, celui du Poissons (dans l'imagerie traditionnelle, il prend la forme de deux poissons tête-bêche). Suivons le guide Bertrand (chapitre "Noyade du Poissons") :
" ... Il a le sens de l'orientation et de l'équilibre. Il faut le voir se maintenir entre deux eaux, à l'aide de ses petites nageoires. Ou de ses sentiments. (Les sentiments du Poissons ressemblent à s'y méprendre à de petites nageoires)."
Donc pour le Poissons, ça va quand ça varie et ... :
"Sait-il seulement où il veut aller ? Oui. Il veut aller dans plusieurs directions à la fois."
Ben, pour ma part, je préfère aller me balader avec un astrologue non natif du Poissons. Mars tout droit, chacun sa voie :
"La vie est un chemin dont le but est de nous amener à développer, au fur et à mesure que nous le foulons, le meilleur de nous même, à déployer nos capacités latentes."
Samuel Djian-Gutemberg
Ça c'est une chose sûre, ça marche ! Mais, comment fait le Poissons ?
"Il met des chaussures. Comme il a les pieds très sensibles ... On conseille au Poissons ... une pointure au dessus. Le Poissons se reconnaît alors à ses chaussures souples et un peu trop grandes."
Bon, si le Poissons nage dans ses bottes, comment sait-il qu'il est sur le bon chemin ?
"Le Poissons a de l'intuition mais il ne s'en rend pas toujours compte. C'est qu'il en a trop : il baigne dans son intuition."
Cela donne du sens à cette belle anecdote fin de vie du Poissons Cavanna : Il avait dit que pour son dernier repas, il mangerait une saucisse-frites avec bière et c'est ce qui s'est passé. A l'hôpital, il a réclamé ce menu final. Si c'est pas de l'intuition ça. Passer de repas au trépas comme ça, cela vous donne la frite avant la mise en bière, y'a pas de sushi, ça marche !
Tiens, un sourire de Cavanna, c'est du soleil pour ma journée !
Dehors, une accalmie, on est "entre dos aguas". En Espagne, un spectateur bien placé (à part l'enceinte du retour-son) a filmé De Lucia :



Yoga : quelle posture pour le mois de Mars ?

- Ardha Matsyendrasana, c'est une torsion.
"La torsion nous dégage de notre gangue ... Paradoxalement, bien que la posture soit très nouée, elle nous donne un intense sentiment de liberté, grâce au haut du corps qui en émerge, comme l'esprit triomphant de la matière. Le centre du plexus solaire est dégagé. Il nous ouvre à la créativité et nous donne le courage de quitter nos vieilles habitudes."
Vous savez bien, ce genre de routine qui vous pépérise, ces espèces de manies de mamy qui vous mémérisent, ces habitudes rudes (où l'on se donne bien du mal ... à se faire du mal) qui vous vampirisent. Alors qu'on aspire à avoir prise sur notre vie, à sentir une légère brise qui nous inspire. Dehors, les primevères du jardin sont bien mises en valeur par l'éclairage solaire. Elles sont toutes pimpantes et charmantes ! On dirait que ça sent le printemps !

Pour pratiquer cette posture (en version plus facile) :
S'installer en position assise, les jambes réunies et allongées,
Plier la jambe droite, faire passer le pied droit à l'extérieur de la jambe gauche.
Placer la main droite derrière le bassin et le bras gauche à l'extérieur de la jambe pliée.
Inspirer en étirant au maximum la colonne vertébrale/
Expirer en tournant le haut du corps vers la droite.
Rester en rétention poumons vides, puis revenir lentement.
Accueillir les sensations, écouter des réactions de notre corps.
Faire de même de l'autre côté.
Voici une autre vision de la posture version "Yoga : Anatomie et mouvements", l'indispensable livre de Leslie Kaminoff.


*Autrement dit "corazon" (coeur en espagnol). Je sais bien qu'il y a un accent sur le deuxième "o", mais mon clavier n'a pas appris l'espagnol (moi non plus, mais que ne ferait-on pas afin de ne pas perdre son unique et éloquente commentatrice).
L'important ne serait-il pas d' ..."llevar el corazon en la mano" (avoir le coeur sur la main), de la poser sur le pied gauche (ça porte bonheur) et ainsi prendre son pied ?
Sur cette belle posture, je vous laisse ... méditer. Bonne semaine !