Suite du mémoire Yoga.
"Le terme mantra dérive de MANA (penser) et de TRAI (protéger); le mantra est donc ce qui nous protège des aberrations de la pensée".
Mahesh
MANTRA-YOGA
Dès les temps védiques, une grande valeur était attribuée aux sons védiques. Les textes indiens nous parlent du Shabda.
Par Shabda, on peut entendre : vibration indifférenciée, milieu subtil d'où surgissent tous les phénomènes, et où finissent par se perdre tous les objets de la pensée. Chaque objet naîtrait d'un son, d'une vibration particulière.
Comme les chants liturgiques, les mantras (onomatopées ou symboles religieux) font partie de la gamme des sons rechargeant le cerveau.
Toutes les formules sacrées, chants, incantations ne seraient donc que des procédés de recharge, d'excitation pour une certaine mise en condition cérébrale.
Le cerveau se nourrit des sons, mais toutes les vibrations ne sont pas efficaces. Un fait très important vient se greffer sur le processus de transmission au cerveau, c'est l'influence de la vibration, suivant sa qualité, sur le fonctionnement du nerf pneumogastrique.
Nous savons que celui-ci est par excellence, le véhicule des messages viscéraux. Il est le chemin de toutes les angoisses, la caisse de résonance des sensations obscures. C'est le nerf du doute et du "mal au ventre".
Lorsque cet arbre de transmission interne se trouve nappé de charges positives, tout se passe comme si des opacités internes se trouvaient isolées, puis effacées, pour le plus grand soulagement de l'organisme. On doit remarquer la perfection de la réaction en chaîne :
bombardement de l'oreille par des messages positifs, recharge du cerveau, signaux d'apaisement du nerf pneumogastrique, relâchement des crispations internes, détente externe avec redressement du corps.
Cette transformation de la position, à son tour, joue favorablement, car elle détermine une meilleure position d'écoute : tête haute, thorax dégagé, et aussi meilleure transmission le long du pneumogastrique, un fonctionnement idéal de l'ensemble du para-sympathique (faisant partie du système neuro-végétatif qui a pour fonction d'activer les organes), d'où, à nouveau, une amélioration de la sensibilité d'écoute.
Celle-ci ira même jusqu'à pouvoir s'étendre complètement à toute la surface de la peau, comme l'ont prouvé des expériences cliniques et des relevés micro en main, en divers endroits du corps, chez les nada-yogis (yogis du son).
Om, suite Om !
L'âme est son !
Chanter des mantras nous aide à mieux vivre dans notre "demeure corporelle" et nous permet de faire plus facilement le lien "corps-esprit" ("maison-raison").
Le mantra nous ouvre le coeur comme s'ouvrent les fleurs au soleil.
Il dissout l'anxiété.
Il occupe l'esprit d'une bonne façon, il dépollue le mental et fait le ménage dans les méninges. Tout ce qui nous préoccupe, nous gêne et qui nous résiste, nous regimbe, il en fait son affaire : la gêne qui ne génère que de la peine, le mantra la transforme en joie, en foi en soi, en envie de vie saine et zen !
Ainsi, il calme l'esprit, augmente l'énergie et la concentration aussi. Pour les gens qui ont du mal à se concentrer, le chant des mantras peut être un outil efficace, une autre façon de méditer.
Om shanti, gentil om, belle d'âme oiselle, que la paix soit avec vous !
Namasté !!
mardi 27 février 2018
mardi 13 février 2018
"L'école d'amusique" n°2
Depuis mon ordi lunaire s'élabore un projet peu ordinaire !
Sur mon clavier d'ordinacoeur, j'invente une école "dame musique" atypique pour faire connaître des instruments insolites. Cette âme musique est thérapeutique, elle peut ensoleiller la vie de tous les gens malchanceux à santé chancelante et redonner confiance aux gens complexés qui ne croient pas en eux (elle aide à passer d'une pensée négative "je chante faux" à une positive "faut que je chante").
"Small is biotiful" : mini mimi !
Petit est beau et naturel.
Partir du principe que nous ne somme ni gaga ni "Paganini" !
Nous nous situons entre les deux, plutôt "nini" : ni vieux morose, ni virtuose !!
Premier instrument primitif pour les peaux sensibles : la guitare.
Cela fait un moment que ça me démange alors je gratte un petit peu ma guitare sommaire.
Elle est faite pour donner un coup de main aux "handicapés" peu hardis. A tous les "Andy cap" peu heureux, aux doigts engourdis, endoloris, raides ou tremblotants, elle dit : n'hésitez pas à transformer une guitare usée, ancienne en guitare rusée et zen !
Imaginons une vieille gratte sèche abîmée par des petites mains de bambins (après vingt ans d'éveil musical) : les frettes sont défaites, les cordes oxydées sont excédées, des gamins excités ont laissés des traces sur la caisse, ici et là, et puis encore LA (un RE MI au SOL me SIdéRE, FAce à LADORE qu'il "grattait" à sa FAçon : en ôtant le vernis, il me donnait du fil à retordre ce REMI FASOL LASI DORE*).
Bref cette guitare rouillée a bien dérouillée. Troublée lorsque vous tremblez, elle n'ose plus rouler des mécaniques, alors redonnons lui du son et du sens.
En si en plus de toutes ces misères, vous n'avez plus l'sou, que dans votre tête, tout est sans dessus-dessous et que pour vos oreilles, c'est pareil, alors évitez de chanter :
"Quand t'on a plus le sou, plus l'sou, plus l'sou, on n'a plus l'sou, plus l'sou, plus l'sou ... rire !!"
"Celui qui ne désire point souffrir, se doit de s'ouvrir !"
L'accord ouvert !
Votre vieille guitare a une extinction de voix et peine à se faire entendre, il est temps de changer l'accord standard (mi si sol ré la mi) par un accord ouvert (ré la sol ré la ré, par exemple).
Celui-ci, sans ampli, transformera la voix riquiqui d'une souris en puissante voix d'Opéra !
Les cordes à vide, les harmoniques naturelles, la "slide guitar" et les "open tuning" sont les outils de la guitare zen (guitare sans-gène).Vous en saurez davantage dans de futurs articles.
J'écrirai aussi sur les versions faciles des partitions simplifiées pour jeune débutant et sur l'esprit zen du musicien imparfait qui cite volontiers André Maurois :
* en tendant l'oreille, cela donne : Rémi face au lacis doré !
Dessins : Geluck
A bon entendeur, salut !
Namasté !!
Sur mon clavier d'ordinacoeur, j'invente une école "dame musique" atypique pour faire connaître des instruments insolites. Cette âme musique est thérapeutique, elle peut ensoleiller la vie de tous les gens malchanceux à santé chancelante et redonner confiance aux gens complexés qui ne croient pas en eux (elle aide à passer d'une pensée négative "je chante faux" à une positive "faut que je chante").
"Small is biotiful" : mini mimi !
Petit est beau et naturel.
Partir du principe que nous ne somme ni gaga ni "Paganini" !
Nous nous situons entre les deux, plutôt "nini" : ni vieux morose, ni virtuose !!
Premier instrument primitif pour les peaux sensibles : la guitare.
Cela fait un moment que ça me démange alors je gratte un petit peu ma guitare sommaire.
Elle est faite pour donner un coup de main aux "handicapés" peu hardis. A tous les "Andy cap" peu heureux, aux doigts engourdis, endoloris, raides ou tremblotants, elle dit : n'hésitez pas à transformer une guitare usée, ancienne en guitare rusée et zen !
Imaginons une vieille gratte sèche abîmée par des petites mains de bambins (après vingt ans d'éveil musical) : les frettes sont défaites, les cordes oxydées sont excédées, des gamins excités ont laissés des traces sur la caisse, ici et là, et puis encore LA (un RE MI au SOL me SIdéRE, FAce à LADORE qu'il "grattait" à sa FAçon : en ôtant le vernis, il me donnait du fil à retordre ce REMI FASOL LASI DORE*).
Bref cette guitare rouillée a bien dérouillée. Troublée lorsque vous tremblez, elle n'ose plus rouler des mécaniques, alors redonnons lui du son et du sens.
En si en plus de toutes ces misères, vous n'avez plus l'sou, que dans votre tête, tout est sans dessus-dessous et que pour vos oreilles, c'est pareil, alors évitez de chanter :
"Quand t'on a plus le sou, plus l'sou, plus l'sou, on n'a plus l'sou, plus l'sou, plus l'sou ... rire !!"
"Celui qui ne désire point souffrir, se doit de s'ouvrir !"
L'accord ouvert !
Votre vieille guitare a une extinction de voix et peine à se faire entendre, il est temps de changer l'accord standard (mi si sol ré la mi) par un accord ouvert (ré la sol ré la ré, par exemple).
Celui-ci, sans ampli, transformera la voix riquiqui d'une souris en puissante voix d'Opéra !
Les cordes à vide, les harmoniques naturelles, la "slide guitar" et les "open tuning" sont les outils de la guitare zen (guitare sans-gène).Vous en saurez davantage dans de futurs articles.
J'écrirai aussi sur les versions faciles des partitions simplifiées pour jeune débutant et sur l'esprit zen du musicien imparfait qui cite volontiers André Maurois :
"Le perfectionniste ne cherche pas des solutions aux problèmes mais plutôt des problèmes aux solutions."
* en tendant l'oreille, cela donne : Rémi face au lacis doré !
Dessins : Geluck
A bon entendeur, salut !
Namasté !!
mercredi 31 janvier 2018
"Yogidariste sommaire"
Mon école de musique pour tous :
Cela fait un moment qu'elle se dessine dans ma tête.
Comme je l'imagine, elle sourit d'un rien, comme je l'imagine, elle pourrait même être le OM que j'aime (pour l'instant, elle est dans le silence puisqu'elle est Samson).
C'est une autre voie (rock in chair, jazzy lazy, atypique) pour apprendre l'amusique chic !
- Qu'a t-elle de spécifique ton école de musique chic ?
- Chic mais pas "élitriste" puisqu'elle lit avec joie dans les états d'âme et d'homme. Elle n'est pas faite pour "l'escroc-magnon" accro au pognon qui préfère l'oseille aux oreilles.
Elle est gratis, elle égratigne les convenances pédagogiques, elle est gratifiante et guérissante, elle aiguise la curiosité et augmente le Q.I (et le "KI").
C'est comme ça que je la vois !
- Et elle s'adresse à qui ?
- A tous les "Andy Cap", les déglingués, les esquintés de la main et les déprimés, les complexés, les timides ...
Elle existe pour tous les mal-barrés de la guitare : ceux qui mettent la barre trop haut, ceux qui butent sur le "barré", ceux ont deux mains gauches et ceux qui sont mal à l'aise et pas assez balaises pour affronter les difficultés guitaristiques.
Elle se veut utile pour le "tremblotant", victime du "Marquis de zone", mafieux "vent pire" qui te souffle ta dopamine et de sa fille Miss R Parkinson, dopée à la dopa, "fool bazar" qui t'empêchent de jouer de la guitare !
Elle rend service à "l'hachematique" qui a facilement le souffle coupé et à toutes les personnes au souffle court pour qui "souffler n'est pas jouer" !
Les gens lents, les paresseux élégants et les nerveux anxieux apprécieront l'effet relaxant des différents instruments.
- Les instruments, dis nous, quels sont-ils ?
- Ce sont soit des instruments "en chanteur" (le corps sonore, le chant harmonique, les mantras) qui ne coûtent rien et sont faciles à transporter, soit des instruments simples qui respectent le cahier des charges ((un maximum d'effet pour un minimum d'effort) :
La Guimbarde (en laiton ou en bambou, posée sur les lèvres),
la Flûte harmonique,
le Mélodica,
le Piano à pouce (mini Kalimba),
l'Epinette des Vosges (jouée avec un "bootleneck"),
la Guitare sommaire (dans l'esprit de Boby) :
La suite au prochain message !
Namasté !!
lundi 22 janvier 2018
"Cinéma : La vie, là"
"Bientôt, c'est tout de suite ... ou trop tard."
Guédiguian ("La ville est tranquille").
Le Rex (le cinéma d'Andernos) programme "La villa" de Robert Guédiguian ...
Et là où il y a la vie, je me rends.
Continuant son chemin de traverse, Robert l'épatant avance en rêvant à un autre monde, atterré par ce manque d'intérêt face à ceux qui sans toi "sans terre".
Ce film est une merveille, il contient des trouvailles en pagaille.
Dans ce monde qui part à vau l'eau, un Robinson Stévenin en pêcheur empêchant sa vie de tourner en rond est un drôle d'oiseau marin malin qui déclame du Claudel pour se rendre la vie plus belle !
Sur sa terrasse ensoleillée, un vieil homme se dit "tant pis" puis subit une attaque, il se retrouve ... ensommeillé !
"Les vieux, faudrait les tuer dès la naissance.", dit Guédiguian dans un autre film ("Marius et Jeannette"). Il pourrait aussi raconter cette blague de Rufus :
"A 20 ans, j'avais un pote qui ne regardait que les femmes de 25 ans, normal.Réflexion de "Jo Darroussin" un peu "remeynier" :
A 25 ans, que des femmes de 25, ça tombait bien !
A 30, que des 25, ça passait !
A 40, 50 et 60 que des 25 ans d'âge ! c'est exagéré, surtout quand on sait que les moyens physiques de l'homme de 60 ans sont six fois moins puissants."
- Un homme au bord du précipice, s'apprête à sauter dans le vide. Il réfléchit et se dit "et si j'me racontais des blagues" !
Un dessinateur belge vient à la rescousse et il reprend goût à la vie.
Geluck lui rappelle qu'il est au bout du rouleau !
Revenons au film si précieux, si riche et réalisé avec peu de moyens (peu d'acteurs, de la vieille péloche d'un film de 1985 "kilosa" est réutilisée, la calanque Méjean ou le train de la ligne bleue ont un certain cachet mais n'en demande pas). La caméra prend son temps, Guédiguian observe et tel un cinéaste minimaliste japonais (Ozu) ose le "vase clos du théâtre à ciel ouvert".
Le film est dépouillé, l'image est somptueuse !
Il fait face à la noirceur du monde et l'efface par la lumineuse beauté de la nature.
Le Ken Loach marseillais dénonce ce monde immonde désaxé par des financiers égoïstes et cyniques. Sans trêve, il rêve d'un monde basé sur des rapports humains main dans la main sur le cœur !
Film sur le temps qui passe et qui pousse à devenir sage.
Lorsque j'étais jeune, j'étais comme tout le monde, c'est à dire que j'étais vieux. Je suis d'accord avec l'écrivain Charles Juliet quand il dit :
"Quand on est jeune, on est vieux et lorsque l'on est vieux, on est jeune. Jeune, on commence à travailler sur nous et il nous faut toute une vie pour simplifier, éclaircir notre esprit."Quand on est jeune, rien n'est simple et tout est compliqué, c'est pour çà qu'il est bien difficile d'être parent. Le jeune compliqué, embrumé ne distingue pas vraiment quel est le sens de la vie.
Souvent, on a l'impression de mouliner, on gaspille son énergie à vouloir impressionner et on se bat contre des moulins à vent, on est dans le vent et dans la vantardise !
C'est pour cela que chez les "en-vieux", le jeunisme est une catastrophe. Le vieux chnoque se voit jeune alors qu'il n'est qu'un ancien d'une autre époque (où c'était mieux avant).
Soyons nous-même !
Namasté !!
jeudi 11 janvier 2018
"Mémoire de Yoga n°30"
La musique de l'Inde (suite).
... La pensée indienne reconnaît en chaque note une énergie cosmique qui lui est propre. Pendant l'Alap, le musicien s'exerce à prendre conscience des notes du mode (Mode = Raga : humeur, couleur, passion).
Au bout d'un moment, l'échelle du mode devient une image mentale : c'est la perception du raga. A cet instant, les intervalles prennent une extrême précision, une signification émotionnelle définie. Il devient presque impossible au musicien de détonner, de jouer ou chanter une note qui ne fasse pas partie du mode. Ses auditeurs sont également saisis par le sentiment du raga.
Selon des règles de composition précises, le musicien commence alors à errer sur l'échelle du mode, l'entourant d'arabesques, de motifs mélodiques, mais sans jamais écarter sa concentration mentale de l'échelle du mode. C'est pourquoi toute mélodie fixe est impossible, car elle crée une diversion dans la concentration sur le mode, qui nuit à la précision et au sens des intervalles.
La technique d'improvisation dans le raga a pour effet de recentrer l'individu. La qualité de la méditation musicale du musicien se révèle dans la manière de développer son improvisation et d'amener ainsi son auditoire à travers un dédale d'images sonores à une évidence du sens général, dans lequel chacun se meut au fond de lui-même comme dans un monde connu et portant sans cesse renouvelé.
L'improvisation, source créatrice, devient alors le vecteur spirituel nécessaire à toute découverte et connaissance de soi-même.
Chaque raga est associé à une heure du jour ou de la nuit à laquelle son chant est approprié, et quelques-uns correspondent à des saisons particulières ou provoquent des effets magiques précis.
C'est justement à cause de cet élément de magie et de l'association des ragas avec le rituel rythmique des jours et des saisons, que la netteté des lignes n'en doit pas être voilée par la modulation; ce que l'on exprime en disant que "chanter hors du raga", c'est rompre les membres des anges musicaux.
On raconte une légende caractéristique sur le prophète Narada, alors qu'il apprenait encore la musique. Il croyait y être passé maître, mais la Toute-sagesse, Vischnou, pour abaisser son orgueil, lui découvrit dans le monde des Dieux un vaste édifice où gisaient des hommes et des femmes pleurant leurs bras et leurs jambes brisés.
C'était les ragas et les raginis, et il dirent qu'un certain Sage du nom de Narada, musicien ignorant et exécutant maladroit, les avaient chantés de travers, aussi leurs traits étaient-ils déformés et leurs membres mutilés, et tant qu'ils ne seraient pas chantés comme il faut, il n'y avait point de guérison pour eux.
Alors, Narada s'humilia et, s'agenouillant devant Vischnou, implora la grâce d'apprendre l'art de la musique de façon plus parfaite et, avec le temps, il devint le grand prêtre musicien des Dieux.
Aux modes sont souvent associés des poèmes, cela donne ceci :
"Lalita, jeune et belle, porte un collier de 7 sortes de fleurs. Ses yeux sont allongés comme les pétales du lotus. Vêtue encore comme pour un rendez-vous d'amour, elle soupire à l'aurore, vaincue par le destin."
"Lalita" (mode des premières heures du jour).
Ci dessus : Raga Lalita.
A partir du quinzième siècle, des artistes ont illustré ces poèmes par des séries de peintures intitulées "Ragamala" ("guirlande de raga"), représentant les différents ragas et leurs aspects.
Eh oui Louis, joue et jouie des jolies joies du jeu de l'ouie !
En fait, c'est toujours la même chanson, le même refrain, l'identique rengaine et le similaire raga qui reviennent : trouver le geste juste !
Devenir simple, souple, sincère, avoir un but de joueur de luth et rechercher l'harmonie, rassembler des notes qui s'aiment, qui s'entendent bien, éviter de réunir des notes qui sèment la discorde (et pas seulement chez les joueurs de luth à dix cordes).
Raga santé :
Y'a des ragas pour tout, pour les tracas, les bobos des babas gagas, les actes cra-cra des baba-yaga (ogresses dévoreuses d'enfants), les défis des profs de yoga dont la dopa est bouffée par une baba-yoga rabat-joie ...
P.S : ces derniers temps, j'ai publié moins souvent (trois fois par mois au lieu de quatre), c'est de la faute à ma fainéantise. Je ne joue pas assez de raga "Madhuvanti", le raga ayurvédique qui convient à un gars comme moi.
Namasté et bonne santé pour toute l'année !
Tiens, voilà Madhuvanti, mon médoc anti-parkinson qui m'sonne :
- Il est 18 heures, c'est le moment de jouer mon raga.
- J'y vais de ce pas, paisible, bien déterminé à ne pas me chercher des poux mais plutôt motivé à trouver la paix !
dimanche 31 décembre 2017
"Mémoire de Yoga n°29"
Suite de mon "Mémoire de Yoga" (1988)
Musique de l'Inde
L'histoire de la musique classique de l'Inde prend sa source dans la récitation des védas (4.000 ans avant J.C.). Ces hymnes, ou récitatifs, qui sont parties intégrantes du rituel védique, sont chantés dans un premier temps sur une seule note, puis sur deux, trois, quatre notes pour, en fin de compte, couvrir une gamme de cinq à sept notes.
De tout temps, l'Inde a mis l'accent sur la possibilité de l'élévation de l'âme par la pratique de la musique, reconnaissant par là que celle-ci est un don divin.
Structure :
Le premier élément qui caractérise la musique indienne est la tonique fixe, c'est à dire la note de base, constante, vers laquelle toute mélodie revient, comme pour se reposer en elle.
Elle est la notion de principe unique, ou le AUM indien, première vibration génératrice de vie.
La tonique constamment entendue, a pour rôle d'établir un niveau sonore constant qui permet de percevoir avec précision les intervalles.
Pour écouter la musique indienne, notre oreille doit s'habituer d'abord à écouter la tonique, à l'assimiler comme un climat sonore qui va servir de référence constante.
Il nous faut ensuite, par rapport à cette base, percevoir chaque élément mélodique indépendamment dans son rapport avec la tonique et non pas en suivant la succession mélodique.
La structure de la musique indienne est similaire à celle du langage. En fait, le langage parlé et le langage musical sont les deux aspects d'un même phénomène de communication.
La musique indienne étant demeurée beaucoup plus proche dans sa structure des formes du langage parlé, il ne faut pas nous étonner si son caractère nous apparaît comme monodique.
Si complexes que soient les structures de la phrase qui sert à transmettre une idée ou un sentiment, les éléments en restent successifs. Le dialogue ne consiste pas à parler en même temps.
La tonique est le lien entre le silence et le son. Le langage musical indien parle avant tout au cœur et à l'âme et est directement lié au silence intérieur avec lequel chaque homme doit se trouver en harmonie.
Le deuxième élément d'importance qui rattache la musique indienne à la méditation est le prélude ou "Alap", par lequel commence chaque morceau musical ("Raga").
Dans ce prélude, chaque note de la gamme est présentée l'une après l'autre dans son rapport avec la notre mère. Chacune est ornée d'une sorte de broderie sonore jusqu'à ce qu'elle meure d'elle même. Chaque son est modulé en fonction de sa propre mort, et dans cette assimilation du silence, le langage musical se situe en dehors de toute notion du temps.
C'est dans cette partie du Raga que l'on comprend le mieux la différence entre une certaine musique occidentale qui s'appuie sur une forte intensité sonore d'une part, et d'autre part sur la combinaison de plusieurs éléments structurels, tels que le contrepoint (deux phrases musicales ayant chacune un rythme différent et complémentaire), l'harmonie (l'art d'enchaîner les accords), la mélodie , le rythme, et la musique indienne qui, rendant au silence une place prépondérante, met l'accent sur la valeur du son pour lui-même.
Voici un chapitre bien "tonique" sur le raga énergétique !
En Inde, on parle comme on fait de la musique et on fait de la musique en parlant.
On s'harmonise avec les vertus sonores des mots. Prenons le mot Jay (prononcé "djaille"), il signifie "victoire" (sur ce qui nous gène dans notre vie).
Cette syllabe est un véritable concentré d'énergie. En terre indienne où que j'ailles, je l'entends car il est partout : dans les mantras on aime le répéter (comme dans "Jay jay jay Hanuman" : victorieux dieu singe donneur de force physique), les vendeurs de tchaï (boisson aux épices, qui tonifie) sont nombreux dans les villes ...
A l'écoute, les paroles échangées et les ragas joués ressemblent parfois à des comptines (un exotique "Jay du bon tabla") ..." !
A noter que pour nous les mots finissant en "aïe !" sont souvent violents et douloureux. Ainsi, côté énergie, ça tombe mal, ici c'est plutôt ... duraille, ça déraille, ça défaille, entre racaille qui braille et flicaille épouvantail, ça bataille !
En France la communication n'est pâté rible, on prend l'autre pour cible. C'est un pays de conflits de connards et de confits de canards dans lequel on aime jouer au jeu de l'oie du plus fort !
Mais on y trouve aussi des gens plus reluisants lisant dans le silence, loin des conflits et préférant travailler leur matière grise plutôt que leur matière grasse !
"Le silence est d'or, la parole est d'argent"
Le silence est dehors, la parole est dedans.
Dans nos têtes, ça discute, ça cogite, on ménage pas nos méninges alors forcément, le silence est en dehors de nous.
Quel manque de savoir-faire, on fait tout à l'envers alors forcément , c'est l'enfer et l'enfermement !
M'enfin, heureusement, il nous reste les ragas.
La nuit, si vous peinez à vous endormir, jouez ou écoutez un raga nocturne qui vous calmera l'esprit et répondra à cette désarmante question :
Sommeil, pourquoi viens tu sitar ?
Allez bye baille ! je vous laisse avec Geluck et son chat (ces deux rigolos belges font danser les mots). Le chat est sur son 31, prêt à finir l'année ...
Bla-bla à gogo quand gorge a bobo :
"Ton thé t'a t'il ôté ta toux ?
Oui, mon thé m'a ôté ma toux !"
- Tu veux dire "ma toux" comme chat ... dans la gorge ?
- Thé trop bête avec ton "miteux matou maté", sans réfléchir et sans fléchir, contentes toi de répéter, en tutu kaki, ce goûteux virelangue à haute voix et à tempo vif !
Namasté !!!
lundi 25 décembre 2017
"La vie duraille : se mettre au courant"
Se laisser porter par le courant !
Après l'ondée lacrymale "hey Jo, bye bye !", revoilà l'onde branchée, autrement nommée "Champs magnétiques pulsés" (suite de l'article "L'onde de choc").
- C'est ce courant pulsé qui peut t'aider à mieux vivre avec la Miss R Parkinson'hyène ...
- Et pour les douleurs qui peuvent parfois, nous en faire voir de toutes les couleurs ...
- Il paraît que c'est sa vertu la plus pertinente.
La polyarthrite ainsi traitée transforme la vie du type "poli à la retraite", résultat : il peut enfin cultiver son jardin.
La fibromyalgique change de logique : elle profite et "vibre au MI magique" (Le MI est une note, une note est une vibration, une fréquence, bref une onde).
Dans la boite à ondes pulsées, on trouve moults programmes fréquentiels, pour soulager ceci ou cela :
Fréquences de un à dix : analgésique et relaxant.
De dix à quinze : anti-inflammatoire et parkinson ...
La magnéto thérapie peut contribuer à une diminution sensible des symptômes liés au Parkinson en traitant la dépression comme la rigidité musculaire, l'akinésie (lenteur et initialisation des mouvements) et le freezing (blocage). Son effet apaisant permet de lutter contre tous ces handicaps et d'atténuer les tremblements.
"Nuque brique"
- Et il te fait quoi ce courant pulsé ?
- Il me débarrasse de ce qui m'encombre.
Cela me rassure, je me sens plus léger et plus mobile.
Je peux enfin voir la toile d'araignée qui pend au plafond à son point culminant (six mètres) de notre maison bio-climatique où rêvent les arbres agréables tels que le Douglas ou le Cèdre du Liban.
Depuis un bon moment déjà, j'avais la nuque raide, bétonnée.
Après la première utilisation de la boite à ondes pulsées, j'ai ressenti un mieux-être, ma nuque de plomb retrouvait son élasticité, elle n'était plus sous l'emprise du joug pesant imposé par l'infernale Lucie (fer) Parkinson.
- Ah, la nuque ! il paraît qu'elle se moque de nous, nous fout l'bazar et se régale de tout ce mic-mac !
- "Toutafé", ami lettré, au niveau nationalité, la nuque nous fait la nique. Le mot nuque vient de l'arabe savant "nuqa" qui ...
... "désignait la moelle épinière ... La nuque est donc sortie du dos pour s'installer derrière le cou.
- Et à Montélimar, on vous fait marcher avec les nougats et on prend son pied ...
- Et si on prend ses jambes à son cou, alors on se régale à toute allure (à l'halva vite).
- Cessons ces sottises et revenons à Frédéric Pages ("Au vrai chic anatomique") :
"La nuque est une partie souffrante ou douloureuse. C'est là que le géant Atlas supporte le globe terrestre: en guise de remerciement une des vertèbres cervicales s'appelle l'Atlas. Il se trouve que l'Atlas est le nom d'une chaîne de montagnes (en Afrique du Nord), tout comme la nuque est un chaînon de vertèbres."
- J'entrave que dalle, pour moi, tout ça, c'est que du chinois !
- Alors partons en "échine" et voyageons avec les mots.
Avant, la nuque française s'appelait chignon. Le mot vient de chaînon et d'échine. Pour échine, on voit bien le rapport avec le dos. Pour chaînon, non !
Pour Littré, il s'agit d'un chaînon montagneux. Et il est vrai que les vertèbres cervicales, très pointues, culminent au massif de l'Atlas !
Te voilà au courant, ami curieux. Je te souhaite bon vent !
Namasté !!
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