vendredi 26 juillet 2013

"Duke Uke et Coq en stock."


                                                                                                                                                  "Passons du coq à l'âne qui a des poux, puis de la puce au Uke."


"Un Pou, une Puce,
assis sur un canapé,
jouaient aux cartes,
la Puce perdait..."

Non, je n'ai perdu ni la raison, ni le fil de cette série de messages consacrés à ce trop discret Ukulélé.
- Eh! "Pierrot Lunaire", victime de ton imaginaire débridé, tu deviens "Pierrot le Fou, Fiérot le Pou".
- Jolie contrepètrie !
Il y a longtemps, le Pou se disait Poul (d'où le mot pouilleux).  Poul, c'était aussi l'ancien nom du Coq, le mâle de la poule et le père du poulet. Ainsi, "Fier comme un pou" égale "Fier comme un coq". En fait, on devrait plutôt dire : comme un poulet, où comme un coquelet laid, fringuant et arrogant. Élégant et galant, non! Il faut aussi savoir que Coq vient de "Gal" (du latin Gallus), et "Gallus" signifie "Gaulois". Par la grâce d'un jeu de mot latin, l'emblème français, sans affinité particulière avec le "gallinacé", est un coq ! On ne dira jamais assez  la force du calembour. Si ça se trouve, c'est grâce à cette farce que la chanteuse France Gall a eu un tel succès avec sa chanson à sous-entendu salace (classe, classieux ! rajouterait Gainbourg) :"Annie aime les sucettes ...Et pour quelques penny". On ne dira jamais assez la farce du Gainsbourg ! Un psychanaliste lacanien laconique dirait tout de go(lois) :
- Quelle drôle d'idée de choisir ce pseudo "France Gall", où plutôt "France Coq" quand on sait que le mot anglais "Cock' signifie "Penny", euh ! non, je veux dire "Pénis"(en argot).
Vous me dites que le raisonnement est capilotracté (tiré par les cheveux), et je vous rétorquerai que c'est là où nichent les poux. Et je sens que vous en êtes fort marri !

"La Puce en colère
attrapa le pou,
le jeta par terre,
lui tordit le cou ..."

Au cercle des poètes disparus, on les entend de loin dis-cutter. Les avis sont tranchés et on se coupe la parole :
- Dis donc, le Pierrot élégant, tu pourrais arrêter de faire le fier wikipédant.
- Ah ! Vous faites moins les malins. Un si bel exposé, ça vous en bouche un coin, ça vous rabat le coquet !
- Le mot est joli, mais il est faux. Il faut dire : coquelet.
- Ah! Mais non, vous n'y entendez rien. Le mot juste, c'est : coquelicot.
- N'importe quoi coquins, dites plutôt : quinquet.
- Voyons voyous, soyez corrects, dit une correctrice, je rappelle que le quinquet, c'est l'oeil. Vous sautez du "coquelécot à l'âne-alphabète". Si vous désirez paraître intelligents, dites-donc : "Rabattre le caquet".
- Oh! là, la coquette, le caquet qu'est-ce que c"est ?
-  Au quinzième siècle, le caquet désignait une discution dérangeante. Mais, en fait, le caquet c'est le gloussement de la poule quand elle va pondre. Rabattre le caquet,  c'est faire cesser le bavardage intempestif. C'est remettre quelqu'un a sa place et le faire taire. Maintenant, "Allumez vos Quinquets" (regardez attentivement), visualisez la fin du dix-huitième siècle, Mr Quinquet est le seul à vendre la lampe à huile qu'on vient de finaliser et de sécuriser (avant, c'était la lampe "Bienvenue les incendies"). Plus tard, l'oeil ("la lumière de l'âme"), devient en argot (non pas en ergot, clin d'oeil à la poule) le Quinquet. Et si vous ne voyez pas ce je veux dire, portez donc de "faux quinquets" ( les lunettes). Ailleurs, on dit cela autrement. Plus au nord (en Hollande), on parle de "Regarder comme un chat perché dans un arbre" et plus au sud (Catalogne espagnole), on dit "Manger des yeux".


                                                                   


 Quand à moi, j'imagine Luis Bunuel tel un louphoque prenant son dîner à l'oeil dans un resto chic en charmante compagnie de Marylou. Elle lui tiendrait bien allumés les Quinquets en jouant du Ukulélé en tenue de vahinéné. Les yeux de Bunuel feraient leur Yoyogaga, quand à lui(s), il finirait sa soirée rond comme une pelle non roulée à la belle et les yeux avertis tels Tex Avery, exhorbitétés. Chez lui, là, dans le confort du lit, ils joueraient ensemble et à la fois, de la "Bête à deux dos" et du Ukulélé. Le lent-demain, la tête dans le choux-de-boxe, ils se retaperaient en répétant ce virelangue :

 "Lucky L'Uke, Ukulili look, Uke Aîdi Aîda, sings : UkeDuke, song of Uke Ellington into Uke-box."

Ainsi, ils continueront à jouer avec les langues. Et c'est comme ça que les langues se délieront et que les puces à l'oreille retrouveront leur sens originel. Et c'est pour ça qu'on a pu entendre certaines langues dire que Marylou  sans luis, parfois, chatouille sa gratte.
- Oh !.... Jolie contrepètrie, dixit mon ami Jean-mimi.
Elle ne joue ni du Ukulélé, ni de la "gratte" (argot de musico : guitare), mais du sexe à pile. "Hot-tension", personnes sensibles (genre Frigide Barjot ou kinapavuleloup), fermez bien vos quinquets, vos oreilles et jouez "Annie aime ses socquettes" (version Chant Grégorien) au Ukulélé en tenue d'rêve sous une robe de "bure-ka".



                                                                    Tex Avery : "Le loup et le chaperon rouge".


"Ah ! Madame la Puce,
qu'avez-vous fait là ?
j'ai commis un crime,
un assassinat ... Pom, pom, pom, pom !"
("Un Pou, une Puce" : chanson traditionnelle incontournable en Eveil Musical ou en Conterie Musicale.)
                                                       

vendredi 19 juillet 2013

"Sweet Uke ": "Thuya, Pécher, Houx ?

Devinette :
- C'est quoi là cet arbre ?
- Un Koala, dit l'enfant.
- Arrête de faire l'idiot, dit le père.
- M'enfin papa, c'est toi qui parles de koala.
- Et pourquoi pas de "Séquoia", pendant que tu y es ?
- Laissons donc le lecteur trouver tout seul, on en a déjà trop dit.

                                             
                                                                                 



"Baobab, Acajou, Thuya Pécher Houx?
Sureau, Cyprès, Pin des Landes Palissandre.
Mélèze Tremble, Tremble Hêtre Noyer !"

Extrait du fameux "Canon des Arbres" du fabuleux Steve Waring, qui enchantait déjà les mômes du temps des "Fabulettes" de l'ineffable Anne Sylvestre (la bien nommée par rapport au thème).
Steve a été mon copain musicien pendant une semaine de stage (qu'il a animé dans les locaux de l'asso "Enfance et Musique" en octobre 1991). On a partagé le pain (à la bonne franquette dans le café du coin), le Pin des Landes de la chanson en canon (fallait pas avoir la langue de bois, avec certaines chansons on pratiquait un véritable Yoga buccal, facial, corporel : "Tourterelle" et ses roucoulements de langue ou de luette, "Rouge-queue", son sifflement bref suivi aussitôt de deux sons incisifs de langue près des incisives inférieures,  "Petite Pouliche", imitation de sons chevalins, langue qui claque *...). Ensemble et avec d'autres participants, on a connu le parquet lustré sans patins. Il fallait mettre le paquet pour ne pas aller rouler un patin au sol boisé, afin que "ça marche" :
- Ça marche comme tu veux ?, me demande l'ami ricain avec un p'tit sourire en coin.
- Tu parles, tu me fais marcher comme un éléphant et tu voudrais que je reste élégant et léger. Je te prie de ne barrir. Par contre, avec la marche du singe, je peux te dire que là "ça roule" !!!
On avait l'air bête, mais c'était le but. C'est ainsi qu'on apprend la marche de l'écon'homme (celui qui marche longtemps sans se fatiguer). Et puis, un jour, on a eu droit à la chanson : "Ukulélé".
"Sur l'île d'Hawaï, après le travail, dans sa jupe de paille, une fille jouait ... L'Ukulélé."
C'est à partir de là que j'ai acheté mon premier Ukulélé. Merci Steve !
C'était un Uku à petit coût, économe et même radin (il ne donnait pas beaucoup de sons).
Alors que choisir comme Uke, quel bois pour ne pas s'abîmer les doigts et pour laisser aller sa voix ?
Voilà un bon prétexte pour évoquer le Koa. Mais le Koa c'est quoi ?
C'est un type d'Acacia d'Hawaï et des pays hawaïsinants, bois aux reflets rouges :

                                                                   


Les bois utilisés pour fabriquer un Uke à Hawaï ont de jolis noms : le Koa, le Kou. Malheureusement surexploitées, ces essences sont devenues rares donc coûteuses. Après la période des coupes claires, est venue celle des coupes sombres. Maintenant, les luthiers utilisent plutôt l'Acacia (de nos contrées) ou alors l'Acajou, le Palissandre, le Noyer, l'Erable, l'Aulne, le Tilleul, le Merisier, le Tulipier, le Séquoia. Et dans mon "cabois" à provisions, vous rajouterez :
Le Mango, le Manguier, l'Epinette, l'Amarante, le Sapelé et puis tout un "chat pelé" (problème : plus de puce donc plus de nom hawaiien : Ukulélé, lire le message précédent) pour cette :

"Guitare bébé, Ukulélé.
Ukulélé, guitare bébé. 
Les p'tits seins à l'air.
Elle avait bien l'air,
d'allaiter comme une mère,
sa guitare bébé : l'Ukulélé."
Et pour finir cette scierie : l'Ebène, le Cèdre Rouge et le Padouk. Voici ce dernier :

                                                                             

Bon, j'vous résume tout ça en deux phrases, deux virelangues à ma façon (pour le plus toqué des deux, pas de virgule, il faut donc bien inspirer avant). Ce sont des en K, ils vous nourrissent et vous énergétisent pendant un certain temps. Ils permettent de tenir le coup jusqu'à la séance de Yoga.

"Stock Uke Koa Kou K.O donc coûts costauds, du coup Padouk Acajou Acacia O.K."


"L'antique tactique anti toc concocté par un geek "Shadok" mastoc patraque dans un paddock-hamac avec Uke en Padouk : tout plaquer."


Pour un Ukluxelélé : se dégotter un Uke en Koa bois massif. Par rapport au contre-plaqué, y'a pas photosynthèse (par rapport à la carte de crédit non plus). Le "Yukulélé" (comme on dit en Nouvelle-Calédonie) vibre plus, il a plus de tonus, de puissance, de ressources. Et bonus, le son se bonifie avec le temps. Le "Yucca" (comme on le nomme à Vanuatu) en Koa mastoc vieillit bien.

Quand on fait feu de tout bois, voilà ce qui risque d'arriver :

                                                                 
Glen Baxter





- "Voilà se que cela donne, lorsque l'on joue mal d'un bon ukulélé. C'est idiot ! Jamais, chose pareille n'aurez pu arriver au "Ukulele Orchestra of Great Britain", pense cette jolie et surprenante fleur d'Hawaï ...

... Et c'est à ce moment là qu'une horde flegmatique de cow-boys britanniques a pris place dans ce message. Ces fringants et flingants justiciers viennent venger l'honneur de ce Ukulélé brulé par le "féroce rosbeef" (à l'humour vache and so british) dessinateur fou, "scierieal-killer"(tueur en scierie, mort de rire le uke se retrouve entre quatre planches de B.D : Bande Décimée), bandit, gagster, glen Baxter !!


"Le Bon, la Brute et le Truand"


*Deux C.D de Steve Waring à écouter : "Pouce" et "Le Colporteur". Bons pour la santé (pour tout public).

"P.S (Pascale-Scriptum) : Content de retrouver Arlo Guthrie dans cette reprise de "Ukulele Lady" datant des années folles et composée par Gus Khan et Richard Whiting. Voilà, ce "Sweet Uke" aura-t'il une suite ? Vous le saurez bientôt.
 D'ici là, pratiquez ce néologisme "Bousculélé" (dépêchez-vous de jouer du Ukulélé).
Pour la devinette simplette, il fallait répondre : un vieux Koa (et non "un jeune sais koa et un presque rien", imitant ainsi le si chic et élégant philosophe Vladimir Jankélévitch !!! ).
Goodbye, Good Vibes !

vendredi 12 juillet 2013

Instrumentarum (n°1) : "Ukulélé"


Instrument de Musique, outil thérapeutique :
Musico t'es ravi, il existe deux genres de Musicothérapie, la "passive" (écoute et ressenti) et donc "l'active"(jouîr de l'amusique). Ayant été formé à la Musicothérapie par François Jacquemot et sa fine équipe, j'apprécie ces deux façons de prendre soin de soi avec des sons. Mais il faut bien l'avouer, j'ai un net penchant pour la Musicothéravie (quand tu joues avec les instruments de muse chic). Instrument thérapeutique, l'autre jour, j'évoquais le koto ; aujourd'hui, je vais vous parler d'un petit coeurdophone doté de quatre coeurs (quand on en joue à plusieurs, on parle de choeurdophone) qui ensoleille ma vie :

                                                             

Le ukulélé est un nainstrument (petit pour une guitare) joyeux et joueur. Pourtant ...

"Ceci n'est pas un jouet. Malgré son allure de joujou tombé de la hotte du père Noël. Ceci est un véritable instrument de musique ! Petit, joli autant que modeste, peu onéreux, aisément transportable ; tout à la fois facile à jouer et digne des plus grandes virtuosités malgré ses quatre cordes et ses quelques frettes ; doux et musical quand le djembé glatit, le clavier numérique caquette ... Il se laisse approcher aisément et procure très vite de grandes joies. Un peu de pratique sur trois accords suffira à rendre muet d'admiration les sceptiques goguenards qui s'apprêtaient à une franche rigolade en vous voyant extraire le petit instrument de votre sac."

                                                                       

Un grand merci à Cyril Lefebvre pour ce texte et pour tout le travail de pédagogie réalisé du temps de son vivant (il est mort le poète en 2012, trop tôt : soixante-cinq ans). Idem pour le si talentueux Bob Brozman, mort fin avril 2013, à presque soixante ans, dont j'ai pu apprécier les qualités incroyables, par deux fois grâce à ce surprenant Festival Estival de Guitare de Lanton (ville voisine d'Andernos) qui a disparu lui aussi.

                                                                         Bob Brozman : "Ukulele Spaghetti".                                               

Mais que veut dire le mot "Ukulélé" ?
Et bien, chacun y va de son explication. Si l'on se réfère au lexique Hawaïen, on obtient :
Uku (Puce) plus Lélé (sauteuse) égale : la puce sauteuse du chat (cha-cha). Ou alors :
Uku : frapper du bois, Lele : sauter ou gratter les cordes.

"Etymobile" :
  • Le mouvement rapide des doigts de la main gauche ressemble à de rapides sauts de puce.
  • Le mouvement de la main droite rappelle celui du chat quand il se gratte pour se débarrasser des puces.
D'un saut de puce, rendons-nous chez Claude Duneton, son livre épatant porte un titre qui va comme un gant à ce texte : "Avoir la puce à l'oreille". Comme vous le savez, l'expression signifie : se douter de quelque chose. Mais, jusqu'au seizième siècle, c'était une allusion grivoise. Cela signifiait : avoir des démangeaisons amoureuses. Depuis belle lurette, on compare l'oreille à un coquillage et vissé vers ça, certains mollusques ont pour nom : Oreilles de mer, Oreilles de Vénus. Depuis aussi longtemps, le coquillage désigne le sexe féminin (lieu de la démangeaison amoureuse).
Après le seizième siècle, la parano s'installe, Éros laisse la place à l'angoisse : les gens ont peur que la puce se faufile dans le conduit auditif pour y mordre (c'est une époque où les puces prolifèrent, les gens pauvres vivent pratiquement en contact avec les animaux). On est méfiant, d'où l'évolution vers son sens actuel : éveiller la méfiance.

Pour la musique, l'oreille veille. Elle nous "entend" avec impatience.
Mais les musiques ne sont pas toujours bienveillantes, voir même bien vaillantes parfois. Ainsi, en quelques sauts, passons donc de la puce à l'oreille à celle à l'orteil. C'est parce qu'ils jouent comme des pieds ou avec, qu'on peut dire de certains joueurs de "Uke" (nom populaire du ukulélé), qu'ils ont la puce à l'orteil. S'ils sont maladroits, c'est peut-être parce qu'ils sont durs d'oreille, ou (version "geek") qu'une puce électro-nique les a mordus. Apeurés, ils jouent en catimini, ils n'osent pas. Du coup, ils jouent mal. Par contre, le virtuose ose et le fait bien. Pour les peureux, je propose d'écouter de la musique hawaïenne et de répéter rapidement x fois sans s'arrêter, le virelangue suivant :
"As-tu été à Tahiti ?"
Pendant que vous êtes en train ...(au bout d'un moment, le virelangue fait son effet : la musique "bogie-woogie" répétitive du train s'installe et alors on jubile !), je vous laisse avec un autre kéké du Uké.
Il est d'un autre temps, ce troubadour zen, qui a la puce à l'oreille du quinzième siècle, le talentueux et "culotté" Thomas Fersen :

"Le Ukulélé est à la Guitare, ce que le string est au caleçon."
                                                                 

Geluck va encore  plus loin. Et c'est tant mieux !
C'est l'été, jouez donc du Ukulélé !!!
Adichats ! A Vendredi.
                                                                 

vendredi 5 juillet 2013

Documentaire "Pierre Rabhi, au nom de la terre."


                                                                                     

Vu au Cinéma "Le Rex" d'Andernos (33), cet enthousiasmant document-terre retraçant le parcours de Pierre Rabhi,  l'écolo ensoleillé, ensemenceur de conscience, le pote poète porteur d'espoir. Présentant sa vie, ce talentueux docu (réalisé par M.D Dhelsing), nous fait partir ailleurs (Ardèche, Burkina-Faso, Roumanie et Morbihan) ,à la rencontre de gens simples qui ne pensent qu'aux autres, aux astres, à l'unis vers l'uni, à l'unisson ... nous terriens ... Cela fait du bien, ceux là font du lien.
Comment repenser le monde en cultivant son jardin "ça-crée", sacrément beau et bio, grâce au terreau, à l'humus, au compost. N'oubliez pas de compost-er votre biais bio avant de prendre le "train vague" (où poussent les "simples" sauvages, les herbes médicinales). Dans les vagons, vous serez en charmenthe compagnie : Plaisir, Humanisme, Poésie, Musique ... autant de fleurs que nous fait la vie. Les sages passagers vous enchanteront une bien bonne : L'Hymne à la joie, à la vie, à la joie de vivre.
Ce film à l'entrain certain (lent train va bon train, ou comme disent les ritals : "Qui va au Piano, va Sano"), stimule et régénère. Il nous rend vivant, vibrant, vif comme l'éclair (comme Rabhi nous éclaire de sa vision du monde).
La cinéaste s'est mise au diapason du gentil djinn génial et jovial. Au début de cette expérience, elle navet pas un radis, ni même un rabhi, alors, dit le conte, elle a vendu toute sa garde-robe. Nue comme un ver, elle commence son film et aussitôt la voilà "rabhi est". Bien là sur la pellicule et fort à propos, cet agroécologiste nous fait l'éloge du ver. Dans notre monde "Versace" versatile, vertigineux , on omet d'aller vert et d'allier les vertus des vers dévergondés (poétique et lombric) :

 "Les lombrics nourrissent la terre et la travaillent à notre place. Et avec quelle efficacité ! En culture traditionnelle, pour faire le travail d'un ver, il faut deux boeufs."

Pierre Rabhi est petit par la taille, mais grand par le talent. Certains disent que plus on est petit, plus on est intelligent. Ils expliquent que plus on est petit, plus on est concentré et que plus on est concentré, plus on est intelligent. Toujours est-il que :

 "Le levain est tout petit par rapport à la pâte, pourtant c'est lui qui la transforme en pain." Pierre Rabhi
Et des oiseaux, le plus petit, le Colibri anoblit et point n'oublie :

                                                                         
                                                                         consomattitudes.cap-sciences.net

Observant la nature, on devient sage. Entre certaines plantes, on échange. Par exemple, le blé et les légumineuses forment une lumineuse association qui se materre-rialise par le troc d'azote contre du carbone. Ils s'enrichissent mutuellement.

"Les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu'ensemble, ils enfantent."

Parmi nous (Miaou !), les humains, il y a ceux qui s'embêtent et que la vie débecte, et puis ceux qui sans délais s'en délecte (Miam, Mi-âme !!! Dieu que c'est bon !).
Vive l'envie, bravo à ce docu vivant, vibrant, vivifiant, vif, vital, ravissant .... Diantre, que de vie !
Belle synergie que celle qui combine solidarité et solid'hilarité.

"Se contenter de peu et produire de la joie."

"La joie de vivre ne s'achète ni au supermarché, ni dans les magasins de luxe."

"La croissance est un problème, pas une solution."

                                                                                Bande-annonce du film.                         

Avec le vif élan de Rabhi, on est vite ravi : vivons l'élan des lents !
Prenons notre courage à deux mains et retroussons nos manches. Au lieu de procrastiner (remettre à demain) et de se débrouiller comme des manches, prônons la décroissance.

- "Garçon, S.V.P !, apportez- moi un café bio et décroissant.
- Désolé, Mr, mais il n'y a plus de café.
- C'est pas grave, donnez-moi donc une brioche bio et ... un café.
- J'vous dis qu'y'en a plus du café, vous êtes chelou ou quoi ?
- Cool Raoul ! Restons zen, pas d'quoi en faire un frometogomme, servez-moi du décroissant avec ... du Gébé bio."


                                                                     
"L'An 01" - Gébé -


Un petit coucou à cet artisan sylvestre, écolo en mouvement (co-créateur d'un éco-village, militant "Vert" ...), le charpentier Jean-Louis Lagardère qui a participé à la réalisation de la "maison où rêve les arbres". Cette demeure solaire, bio-climatique, chaleureuse et naturelle (avec de vrais morceaux de beaux bois bios dedans), dans laquelle je vis, vibre, vibrionne ( vibre-rayonne), vibraphone en charmante compagnie :  Miss ... (non pas celle-là, la furieuse, toujours à l'affût, rieuse : miss P, avec un petit m, parce que je ne l'aime guère, vu qu'elle ne me laisse pas souvent en paix), ... Funny, Alexis plus ("Tanguy et Laverdurette") et  autrui (Tapis d'yogi, lit-rêveries, littérature où l'on rit, réfléchit, esprit "Pierre Rabhi", C.D, instruments de musique d'ailleurs et d'ici, tout ce qui nos sens ravit - pas seulement celui qui vient Sitar : Ravi Shankar- et tant d'autres choses jolies ..).
Voilà voilà, c'est fini pour aujourd'hui ! A la semaine prochaine ! 

P.S : Toutes les citations sont de Pierre Rabhi (certaines sont reproduites de mémoire).  
Allez, comme dit ma collègue Pascale : "Hasta Pronto !" ("A bientôt").
  

vendredi 28 juin 2013

Miss Terre et poule hors norme.

"Il n'y a plus de saison, lahio lahio ..." Ici, c'est l'été (?), on n'aura pas vu le printemps passer. Là-bas (au Japon, voir photo ci-dessous), on croit que c'est l'hiver et c'est le printemps. Ohayo, ohayo ...
                                                                             

L'atelier Blog se termine. C'est la dernière séance, mes bouillants brouillons sont-ils prêts à être publiés ?
- Je te signale que tu les publies depuis le 22 février 2013.
- Arrête de dire des inepties Lone.
- Et toi, arrête d'en écrire. Tu me fais passer pour un enfant de choeur !
- M'enfin ! Tu sais bien que tu es un enfant de coeur.
- Oui, mais au boulot, maintenant tout le monde m'appelle Lone Silone. Du coup, je me sens un peu "alone".
- T'avais qu'à m' dire de n'pas publier. C'est malin ! J'entend dire de SI de LA des choses sur le blog "Yogamusicothérapie" du genre :
"Y parait que c'est bien, y parait que c'est bon, y parait que c'est bien bon !"
- Et tu pourrais rajouter :
"Y parait tous les Vendredi".
 Et c'est moi, que tu as osé traiter de "Fils de pub", et bien tu n'te mouches pas du coude.

Avenue des Colonies, à Andernos, dans les bureaux en forme de tique, c'est la fin damnée ("Damned" !, "Gosh" !, s'écrit Blue Bérêt). Les ordis sont zarbis, fatigués et il n'y a pas qu'eux. Corinne arrive, l'air défaite mais toujours prompte à décocher son sourire (celui qui lui donne un air de fête).
- Salut ma poule ! lui dis-je.
- Aujourd'hui, je ne suis pas à prendre avec du pain sec. En plus, je me sens dans un état proche de l'Ohio, dit la "poule".
- Alors je vais faire comme si c'était le matin, et puisque tu évoques le Japon dans ton dernier message "Cococeram", je te dis : "Ohayo" (Salut).
Il faut savoir qu'au Japon, il existe différents mots pour dire "Bonjour". L'autre "Bonjour" matutinal, mais plutôt distancié (vouvoiement), c'est "Gozaimasu". Passé midi, on dit : "Komichiwa".
- Je ne me sens pas bien debout, je m'assoie. Décidément, je ne suis pas dans mon assiette.
- L'air de rien, tu tombes pile- pâle sur l'expression "avec des couettes".
"Ne pas être dans son assiette" : Jusqu'au seizième siècle, assiette signifie asseoir. Le cavalier mal assis sur sa selle, n'était pas dans son assiette. Ensuite, Montaigne l'a utilisé à sa manière. Puis, l'expression est devenue populaire.

"Ne pas être dans sa naïve assiette."
Montaigne

Après la recherche l'état idéal, prôné par Montaigne dans ses essais, cultivons l'art d'avoir du bol. Tiens là, juste en dessous, on a la chance de voir du bol. Et vise le vase, ça vaut le Raku d'oeil !

                                                                  
                                                            Vase "Sakura" de Corinne

Les fêtes du Sakura rendent hommage à la puissance de l'éphémère, dis-tu, mais dans notre vie courante à toute vitesse, on ne récupère que le superflu, le superficiel de l'éphémère (la tendance "j'achète, je jette"). C'est l'effet mémère qui l'emporte. On est bien loin de cet esprit zen. Sakura sa perte dans nos contrées, où le seul gagnant c'est le gnan-gnan, le clinquant, bref tout ce qui rapporte dollar-gent au lieu de se rapporter aux gens.
- Rakusa ! Ce vase Sakura est loin d'être moche. Tu as fait mouche !
- Oh!, làlà, je suis toujours dans le coltard. Non mais, Allo, quoi !!!
- Dis le plutôt en japonais :
"Hi datte, moshi moshi, noni" ! (mon japonais est "approximatif").
Bon, pour te réveiller, je t'ai concocté un cocktail de consonnuances, un virelangue tout en douceur, mélange léger de sons K et R.

"Corinne en caraco, caracole, bricole comme qui rigole, des rakus Sakura."

"Sakura", c'est la chanson traditionelle populaire par excellence au Japon. A l'origine, elle a été écrite pour de jeunes élèves apprenant ce si bel instrument : le Koto. Pour les musiciens : on utilise une gamme pentatonique. Les cinq notes sont : Do, Mi, Fa, La, Si. La mélodie a été récupérée, jadis, par une pub "Obao" ( réarrangée puisque le fameux La La Si du début a été ôté. Tout ça, peut-être, parce que dans le film, la dame sort trop vite de son bain).

Sakura,sakura (Cerisiers, cerisiers) La La Si ...  La, La, Si
Hana zakari (Fleurs en pleine floraison) ...

Tiens ! Un lien ... qui traîne et nous entraîne vers "la la -scive" mélodie.
http://www.genkienglish.net/genkijapan/koto.htm *


                                                         "Sakura, Thème et Variations."     

Quel instrument poétique, mon côté musico conteur est toujours content écoutant du koto. Le collectionneur-connexionneur vous met en lien avec des genki* sons astucieux et divins et des drôles de coco à qui je fais coucou ("kakho", mais ce coucou là, ça doit plutôt être l'oiseau).
Merci à toi, Corinne, pour ta chaleureuse présence dans cet atelier "Blog".
 Allez donc visiter son blog tout frais, tout vrai, il vous met au parfum :

"L'argile a un parfum, celui de la terre après la pluie."

- Alors Coco ça rame toujours ?
- Qui ? Mon ordi et moi-même sommes toujours dans le potage.
- Bon, je vois. Il faut augmenter la dose et le débit. Je préconise un vrai virelangue, de haute qualité, reconnu par les plus grands experts. Voici donc le remède pour ton "K".

"Quatre coquets coqs qui caquetaient, croquaient quatre croquantes coquilles".  

A l'époque "Sakura" (début du Printemps), nous ("Rock Odile", "Miss Funny", "Blue Bérêt") étions venus te voir dans ton atelier. Pendant que tu discutais avec enthousiasme ( l'autre nom de l'amie Odile "la main habile" ), j'ai mot-delé cet haîku :

"Corinne fait tourner
la terre grossière,
et la rend polie."

Merci à la belle équipe cool :  Corinne, Fanny et Jean-Michel.
Keep cool (mince ! va falloir traduire pour Pascale -lire commentaire du précédent message-) !
Caresses et bises à l'oeil !!! ou pour le plaisir du melting-potes (mélange amical de langues différentes : Angleterre-France, Québec, Japon) :
Restez cool ! J'vous fait un bec bien zen !!! et "Sayonara".
                                                                           
                                                                 
                                                               

vendredi 21 juin 2013

Faut-il l'Avé Maria de tout soupçon ?


                                                                 Emmanuel Rossfelder "Ave Maria" de Schubert.                                  

Suite des aventures blogueuses de Lone Silone et Blue Bérêt (voir messages précédents).
Lone Silone en perd son latin. Du coup, il sème sa zone :
- Tu rends compte, au programme de leur concert, y'avait deux "Avé Maria" : un de Schubert et l'autre de Gounod. Moi j'dis qu'c'est trop !
- Alors là, z'y vont pas mollo ces interprêtres de chants sacrés, répond Blue Béret.
- Oui ben deux, ça fait un de trop.
 "De deux choses lune, l'autre c'est le soleil." Prévert
- Pourtant, j'trouve ça bien intéressant, de pouvoir apprécier deux versions différentes d'un même morceau de choix (en plus bonus, trois compositeurs s'en mêlent, et pas des moindres : Schubert et Bach-Gounod).
- Ben justement, si on a le choix, on peut choisir de faire une croix sur ces Avé Maria.
- D'abord, y'en a pas "seize (Avé)" mais deux, et en plus la croix, c'était réservé à Jésus Triste.
- Oh! mais c'est odieux, Dieu me tripote (comme dirait Desproges), tu blasphèmes ! Et puis, c'est les mêmes paroles, pas drôle !

                                                                           

- Deux versions différentes également aimables de l'Ave Maria pour l'esprit d'Un, ça vaut la peine. Citons derechef Philippe Meyer et  sa formule : "A deux c'est mieux !".
- Tu parles d'une formule ! Moi, j'trouve ça fort nul.
- Bien sûr, tu tombes dans la facilité. De plus, je te signale que "Ave" ne se prononce pas avé l'accent marseillais.
- C'est pas parce qu'en musique t'es pointu, que je vais prendre ton avis sur l' Ave pour accent content.
- Je n'ai rien contre l'accent de Massilia. Bien au contraire, je trouve que cela enchante la vie. Bref, l'accent fait le Bonheur.
- Tu parlais de Philippe Meyer tout à l'heure. En tant qu'ex parigot, sais-tu quelle est la meilleure station de métro ?
- La station debout ! Mais j'aimerasi beaucoup qu'on en nomme une en l'honneur de cet excellent dessinateur : Dubout. Afin qu'il soit vraiment reconnu, qu'on ne dise plus son nom Dubout des lèvres. Une station décorée Dubout, ça s'rait sensass, astap, l'top d'la r'tap*. Ca serait la meilleure.
- Eh! non, c'est la Goldwin parce qu'on dit Metro Goldwin Meyer.
- C'est la meilleure celle là ! T'as osé, mais t'as raison, en plus, c'est presque "ass tap" !
- C'est à dire ?
- Astap , vieille expression vintage, oyez yeah! yéyé qui veut dire : c'est à se taper le cul par terre.
- Oh! Mécréant créant de la zizanie chez les esprits petits, vous avez prononcé le mot cul ! Pour votre irrespect, dites donc trois Pater Noster.
- C'est pas terne, austère.
- Joli jeu de mot ! C'est à se taper le Q.I et se retrouver pater, "O sol est mio", mort de rire !
- De nos jours, on dit : lol.
- Epad bol (tu peux la noter, celle-ci sur ta tablette), tu me fais pas mourir et même pas sourire.
- Yes Sir ! Comme chante Soeur Sourire :
"Dominique, nique, nique ..."

                                                                                 
 partitionsdechansons.com

- C'est fort "nique", pas for me, for me, formidable. Diable ! Et puis cela n'a ni que ni tête. Pour avoir dit le mot nique ...
- Allez dit le, monique.
- Vous me rajouterai trois Ave avé l'accent.
- D'accordo, va bene, je le chanterai en chant grég'orient, avec une tampura (instrument hindou).
- Et pour ton insolence, avant de faire le silence, tu épiceras ta prestation de mélismes, d'ornementations, de fioritures et d'arabesques.
- Et pourquoi ne pas rajouter un peu de polyphonie basque ? Et avec les oreilles je fais quoi ?
- On les garde grandes ouvertes et on écoute religieusement l'Ave Maria de Gounod.
- Ah ! Au fait, pourquoi faut-il l'Avé Maria de tout soupçon ?
- D'abord, parce qu'elle n'est peut-être pas si innocente que ça. Ensuite, parce c'est une espèce de MacGuffin*. Bon, on peut se ravir les oreilles maintenant ?
- Oui l'ouïe !

                                                                   Bobby MacFerrin "Ave Maria" de Gounod.                   

*r'tape : en langage popu, c'est la "R.A.T.P" (Régie Autonome des Transports Parisiens), en un mot, le métro.

*MacGuffin : Dans un film, c'est un objet mystérieux, un prétexte qui a un sens, ou pas, dans un scénario. Maitre Hitchcock l'a beaucoup utilisé dans ses films (ce sont les "inséparables" dans "Les Oiseaux").

"Deux voyageurs dans un train 'Londres-Edimbourg" :
- Excusez-moi Mr, mais qu'est-ce que ce paquet à l'aspect bizarre que vous avez placé dans le filet au dessus de votre tête ?
- Ah ça, c'est un MacGuffin.
- Qu'est-ce qu'un MacGuffin ?
- Et bien, c'est un appareil pour attraper les lions en Écosse.
- Mais, il n'y a pas de lions en Écosse ?
- Dans ce cas, ce n'est pas un MacGuffin."
Hitchcock se servait du MacGuffin pour se moquer de ceux qui exigent une explication pour tous les éléments d'un film. C'était un imaginatif farceur, pas un réaliste pointilleux.
Voilà, j'arrête là ! Je vais faire sa fête à la musique, c'est le jour pour.

vendredi 14 juin 2013

"Signé Rossini Rossignol"


"Le Rossignol,
 dans le bosquet des jeunes bambous,
chante son vieil âge."
Bashô
Rossini Rossignol, l'opérâleur, est un drôle de mariole qui siffle des airs dopéra pour :
  • Séduire les Rossignolettes afin de leur faire oublier de râler contre leur statut de ménagère (qui c'est qui fait le nid, la vaisselle et les courses ? tu parles d'un idéal !).
  • Se doper en dopamine de façon à avoir bonne mine quand viendra le temps des cerises et des bises, c'est à dire le temps charmant des amours.
Rossinignol, à ne pas confondre avec Tino Rossignol qui a de la voix, mais qui chante n'importe quoi. C'est là où ça se corse : entre les "Petit Papa Noël" et "O Catarinetta bella" (!! tchic à tchic ...aïe, aïe, aîe !!!"*), les dam'oiselles s'en vont à tire-d'aile au loin afin de ne plus subir les outrages d'un autre âge, produit par un Rossiguignol.
Autre énergumène énervant, Rossignoble , celui-ci chante comme une casserole. Il chante juste pour les bécasserolles, les cagoles....Bon sang de bois ! qu'il m'irrite, il mérite une torniole.
Mais revenons à ce rossignol qui cajole, qui enjolive, qui séduit, qui enchante comme qui rigole. Rossini  dirait qu'avec lui:

-"Il n'est jamais trop tard pour Rigoletto !"

C'est un bon ... et bien vivant. Quand il chante, cool, il ne recule devant aucune roucoulade, roulade, ou aucun gloussement, glissando, crescendo flûté, effet spatial. C'est un spécial et un spartiate : il chante pendant des heures sans bouger, du crépuscule jusqu'à l'aube (mais le visiteur de mon jardin, lui, chante aussi le jour. Doit être dopé à donf, c'est pas possible autrement). Du coup, il n'a pas le temps de sortir en boite de nuit, lui le chanteur nocturne, le chanteur de jazz jamais naze. Ce concertiste insoliste, épatant et régalant, se produit tous les ans, du 15.04 au 15.06 (enfin, une telle précision, ce n'est valable que pour les Métrossignols de bureau tatillons). Après cette période, il se reproduit, mais autrement.
Retour sur Rigoletto, si ça se trouve, quand ses trilles partent en vrille, c'est parce que ce drôle d'oiseau chante en pensant à cette épitaphe pour Beethoven :

"Après avoir composé toute ma vie, maintenant je me décompose."

Où alors, c'est peut-être parce qu'il médite sur ce délicieux aphorisme de Cioran :

"Dans un monde sans mélancolie, les Rossignols se mettraient à roter."

- Déjà qu'on poiraute pas mal dans notre métier de crooner pas crâneur, dit Rossini R.
Pas crâneur c'est peu de le dire ! En effet, malgré son chant qui est si beau, Rossini Rossignol reste simple, voire effacé. Il loge dans les haies, camouflé, il passe inaperçu.
"Vivons heureux, vivons caché", semble être sa devise. Ses plumes n'ont pas les couleurs que procure sa musique, l'éclat de sa voix. Il est discret, ce qui surprend par rapport à l'intensité de son chant.


                                                         "Nightingale at Cowpen Bewley" (vidéo de Paul Hindess)                              

Bavard, éloquent loquace, difficile à reproduire ce chant de reproduction. J'aime le chant des oiseaux. Je passe du temps à les imiter, à dialoguer avec eux (mes préférés : le merle et la grive musicienne). Mais là, quand je compare mon imitation avec l'origénial, y'a pas photo !
Larges tessitures du chant, nombreuses phrases vives et différentes, trilles acrobatiques parfois métalliques mais jamais mécaniques laissent limitateur souvent pantois, sans voix (surtout lorsqu'il croit entendre cent voix à la fois). En plus, c'est fou comme il est timbré cet oiseau qui n'a de cesse que d'envoyer de superbes lettres d'amour (avec un peu d'humour dedans) à sa dulcinée à venir. Qui tarde à répondre, il me semble, pourtant la puissance et le rythme de son chant sont incomparables.

Écouter les oiseaux, me fait du bien. Cela stimule mon cerveau et donc mon imagination :
Le saviez-vous ?

  • "L'heureux-signol", il parait que si tu en Chopin, il peut te siffler tous les "Nocturnes" du compositeur.
  • Il existe une espèce de Rossignol qui discute Philo avec le Merle. On l'appelle le Rossignol Philo-Merle. Il en existe une autre qui se dispute avec tous les autres. Son nom : le Rossignol Fouille-Merde. Celui que tout le monde connaît, se nomme le Rossignol Philomèle, il est tellement occupé à enchanter qu'on est pas prêt de le traiter un jour de fou-le-bazar !

Haïkus :

"Au coeur de la nuit,
le Rossignol enchanteur,
ivre de sureau."
Yann Meynier

"Pour chanter,
le Rossignol
n'ouvre qu'un petit bec."
Yosa
Une "Cantatrice"(Chauve qui peut, peu dirait Eugène Ionesco), aurait mieux fait de n'ouvrir qu'un "petit bec"(couac le simple fait qu'elle ouvre son grand bec, donne un résultat qu'on peut trouver soit navrant, soit marrant !) :


                                                                                 Florence Forster Jenkins                 
                                                                               Vidéo de HappyApostate


Chat-virant, non !!!
*!!! en anglais, les points d'exclamation se disent "tchic, tchic, tchic".
- Oui mais Tino Rossi ne chantait pas en anglais, que je sache, dit le Rossignol Fool Bazar.
- Il aurait dû !!!
- En plus, ce n'est pas lui qui chante "! à ! aîe, aîe, aîe", mais Luis Mariano.
- C'est pas chic Fool Bazar de me casser mes effets.

So "tchic,tchic,tchic" Miss Forster Jenkins, is'not it ?