dimanche 19 mars 2017

"Humaniser l'humanité"

De l'art d'accommoder les restes !
Y'en a un peu plus, je vous le mets quand même, c'est trois fois rien, vous allez pas laisser ça ?
Dans mes chroniques, il y a souvent des chapitres qui passent à l'as hélas, parce qu'ils n'ont pas vraiment leur place ou because copie trop copieuse. Faut savoir dire stop ! ... ou encore ... !

Vous reprendrez bien encore un peu de Musicothérapie !
Celui qui sait regarder avec un œil sauvage, curieux ou savant, constate que la musique monte au cerveau. Certaines personnes incapables de s'habiller savent encore jouer d'un instrument.
La Musicothérapie diminue les troubles du mouvement et améliore la marche grâce au rythme.
Les "parkinsonnés" marchent mieux (au lieu de marcher vieux, avec le dos voûté supportant le poids des ans, des soucis et de la souris mahousse Miss Parkinson), plus rapidement, ils allongent le pas et réduisent les chutes.
La Musicothérapie active toutes les zones du cerveau.
Elle redonne goût à la vie. Elle a des vertus anti-vieillissement.
La pratique musicale augmente les capacités psychomotrices, elle aide à conserver une bonne mémoire et une aptitude au ravissement ! L'écoute de musique plaisante déclenche la libération de dopamine, alors on devient moins con. La vie sévère sans saveur s'avère moins contraignante et moins contrariante !

Mise en pratique avec élève sympathique :
Eh ! "Catthy (avec) 2T", tu reprendras bien un morceau ... de Steve Waring yogi sans le savoir. Cela se nomme "Souffle" et c'est très bon pour les poumons.
Voici la partoche que m'a donné Steve pour que cet "air" rentre bien dans ma caboche !



Restons éveillés, rêvons d'un autre monde et révisons notre "Reeves" !
Un jour, la Nature a regardé l'homme et lui a dit :
- Tous les animaux ont de quoi se protéger (griffes, mâchoires, défenses, carapace ...), mais toi, tu n'as rien pour te défendre !
Dans cette ambiance "loi de la jungle", tu ne feras pas long feu. Alors, je vais te donner l'intelligence. Tu l'utilises à ta guise. A partir de maintenant, ce n'est plus mon affaire, c'est la tienne !

Ces propos sont du lunaire et lucide Hubert Reeves, astrophysicien qui fait du bien et du lien (le titre de ce message est de lui) :
"Une étude comparant la période de l'empire romain à celle de l'Europe d'aujourd'hui, démontre que dans la Rome antique, la violence était 50 fois plus forte que dans notre Europe du 21ème siècle !!"

Il n'y a plus de saison, c'est d'la faute au spoutnik, il y en a quatre, c'est d'la faute aux météorites !
C'était vieux avant !
M'enfin, avant le passage (à tabac) des énormes météorites, il n'y avait qu'une saison sur la terre. Après le choc, on en a gagné trois (l'axe de rotation terrestre a été modifié). Merci la cata ... comme quoi ...

Chaloupe à l"amer (juste une petite connerie) :
Après avoir fait de bons matchs de catch, du squach, de bons speechs avec tchatche, des pitchs de sketch, des tchats sur les patchs au patchoulis, les chats minés nominés et les gros minets gominés se sont retrouvés au conseil des minoustres pour danser un "minouet" puis un "cha cha chat" "chat loupé" !
Sans la lucidité de l'amer Michel, on ne sait pas comment on f'rait :
"Le bateau coule, sombrons avec élégance.

"Rest in peace" : épitaphes pour deux merles moqueurs !
Pour J.C Averty "Tous à vos K7" :
"Un homme Averty en vaut Dieu !"
Pour Pierre Bouteiller :
"Au bénéfice du doute", "Comme de bien entendu", fini les "Embouteillages", "Quoiqu'il en soit" "Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous".
Le monde perd deux "persiffleurs" jazzis, de drôles d'oiseaux aux chants épatants et surprenants.
Pour l'un, "l'agitélé dix mille volts", il faut revoir ses clips, clap ! et clopinettes "uburlesques".
Pour l'autre, "l'agile désinvolte", réécouter ses émissions ou ses géniaux génériques de bons tons ("Si bémol et fadaises") :
"Tide" A.C Jobim, "Girl talk" Neal Hefti ou"Satin Doll" Duke Ellington !!

Fin de chronique hétéroclite !
Yamasté !!

samedi 11 mars 2017

"Kalimba baba et haïku coucou"

Kalimba baba.
Aïe, aïe, kalimba !

Je viens de recevoir la "boite à musique exotique" que j'avais commandé. Ce petit "piano à pouce", originaire d'Afrique du Sud et fabriqué en Allemagne (par Hokema) porte le nom de "mini-kalimba B9".


C'est une petite merveille, du miel pour les oreilles !
Selon la façon de jouer et l'accordage, elle peut aussi réjouir les orteils. Elle devient alors une boite à rythmes, à riffs de haute qualité (du riff hifi). Mais sa qualité première c'est la "douce heure" que tu vis en sa compagnie sans avoir vu le temps passer.
Avec elle, fini les insomnies. Elle stimule l'imagination, elle te fait rêver, c'est une invitation au voyage intérieur et aux ballades exotiques (en plus, elle est pratique, elle peut se placer dans une poche de veste) extatiques mais pas statiques, donc FASILA transe-porter.


Le griot d'ici, délirant pour faire le buzz de bouse, s'assagit en sa compagnie !
Elle n'est pas du genre baratineuse à te raconter des histoires à dormir debout où l'on finit par se casser la margoulette.
Ses sons font sens, ses notes dénotent un état d'esprit bienveillant et bien étudié. Après avoir bien fait danser tes doigts, lorsque tu reposes l'instrument, tu te sens bien vaillant et bien calmé !

Voilà ses effets primaires (pas d'effets secondaires) :
"Somnifère" naturel qui te remet le mental en place, qui calme le "je" et libère tes endorphines.
Ami petit enfant, laisse toi bercer par la kalimbaba bébé B9, doudou qui t'aide tout doux à faire ton dodo !!

"Vitamine" en LA mineur : tu te sens laminé, fatigué, vite amène la B9, bois les sons de la  kalimba    et te voilà remis à 9. Ta "gamme-boy" dans les mains, "baille-bye" l'ennui, les soucis et le manque d'énergie !!!

Doux sons d'encens !
La gamme "penta-tonique" de LA mineur en neuf lames (donc avec neuf notes) :
LA DO MI FA LA LA SI DO MI. Cette gamme de 5 (penta) en LA mineur flirte avec le mode japonais "Hirajoshi" et aussi du côté de l'Ethiopie. Le mode pentatonique est idéal pour les gens sans pratique musicale, tu peux faire toutes les combinaisons possibles de notes, ce sera toujours en harmonie et ça sonnera toujours juste.
Alors, n'hésitez pas, laissez-aller votre imagination débridée, laissez libre-cours à votre intuition. Réveillez votre sens artistique et faites du 9 avec 7 gamme de 5 !
LAMI DOMI FASILA LA (KALIMBA) !
C'est une bonne idée de présent plaisant, cerise sur le cadeau, la caisse de résonance est en cerisier américain. Posée dans une calebasse, sur un parquet ou un tambour, elle donne à entendre des sons purs, doux et puissants !

Haïkus coucou !
Toujours dans le genre "Small is beautiful", voici quelques haîkus épatants :


Yamasté !

samedi 4 mars 2017

"Good vibrations against Miss Parkinson"


Si ça sonne classe, alors ça claque-sonne aux oreilles de Miss Parkinson !
Si ça la sonne, cela l'assomme et c'est tant mieux.

Choix de voie :
Chemin de croix, ballade sans foi.
Chemin de voix, ballade de joie.

Sentier enchanté : Parcours de la voix dans le corps.
La voix naît dans le périnée en contraction, puis elle s'élève dans la colonne d'air et va passer du bas-ventre au plexus sol-air. Arrivant au thorax, elle va traverser le centre d'énergie du cœur. Continuant son ascension, elle finit par arriver dans le pharynx.
Puis les cordes vocales excitées vont créer une vibration, l'air vibrant va dans les tympans de l'auditeur. Là, il se transforme en signal électrique qui se retrouve dans le cerveau.
Ce dernier envoie le message dans différents endroits du corps et ce message-massage sonore va parfois jusqu'à "mouiller la moustache" du compositeur (explications et expression d'André Manoukian) ou de l'interprète enchanteur (dans son visage, ça vibre là où il prend ses appuis : fascias et bien sûr, au niveau de la bouche, alors la moustache peut transpirer, sous la base nasale, le philtrum et l'arc de Cupidon sont en extase, les lèvres ouvertes sont en émoi !).
Jamais en rade grâce aux bonnes ondes de la radio radieuse ("Transe-inter").



Voici maintenant une info provenant du site de "France-musique" :
Selon une étude britannique (site "Frontiers in psychology") ...
"L'orgasme de la peau ou frisson musical ... touche différentes parties du corps humain et dépend de la personne et des circonstances dans lesquelles il se manifeste. C'est une sensation qui présente certaines caractéristiques biologiques et psychologiques de l'orgasme sexuel."
Cela se traduit par des picotements agréables, la chair de poule ou de l'excitation sexuelle !
En fait, c'est lorsque le cerveau est surpris qu'il se fait agréablement taquiner par ce frisson.
C'est justement l'un de mes critères de qualité des musiques qui font du bien et du lien.
J'aime que la musique ne soit pas prévisible.
J'adore les surprises, les légers décalages, les dissonances (avec parcimonie), les changements d'harmonie. Ce n'est pas pour rien que l'un de mes groupes de rock préféré se nomme "XTC" (extasy).


                                                                   Claude Serre

J'apprécie aussi les musiques répétitives ou minimalistes (Steve Reich, Philip Glass, Terry Riley, Wim Mertens). Elles varient de temps en temps. C'est insolite et surprenant, on tend l'oreille pour ne pas rater ce moment. C'est toujours la même chose et c'est jamais pareil !
Le cerveau surpris réagit en augmentant la production de dopamine, cette croissance est similaire à celle d'une relation sexuelle ou à celle de la consommation de cannabis.
Selon l'étude, il s'agirait d'une forme de récompense que se donne le cerveau, afin de favoriser l'empathie et le lien social.

Nicolas Frize (le bon goût) est un compositeur atypique épatant. J'ai assisté à certains de ses concerts déconcertants (genre "concerto pour vieux réveils ou pour aspirateurs"), étonnant et hilarant !
Là, on dirait de vieux potes épatants et pas empotés qui se tapotent et s'épatent. Ils se mettent à nu, s'en tapent et s'en tamponnent le coquillard du "quand rira-t-on !




Afflux de dopamine et échanges encouragés, tout cela n'est que mobilité facilitée, communication plus aisée pour les hésitants "parkinsonnés" condamnés à une "vie endormie".
La musicothérapie aide à passer du statut d'hésitant à celui de résistant.
Les yogas (de l'esprit, du corps et du cœur) mettent de l'huile dans les rouages grippés, calment le jeu (et le feu du je). Cela aussi permet de faire le deuil de la "vie de fauteuil" promise par Mamy Parki !


Il y a fort longtemps (40 ans), j'empruntais des documents à la médiathèque du Trocadéro. Je ne pensais pas que cette place parisienne pouvait recevoir 45000 personnes.. Le trop poli politicien Fillon et ses collègues (les "Fuyons" et les "PFUT", Parti Faire Un Tour) "pense" (c'est singulier) remplir l'endroit. Est-ce adroit ?
L'union fait la farce, écoutons notre farceur préféré : Frédéric Fromet !!!
Namasté !



samedi 25 février 2017

"Mémoire de Yoga¨n°25"


"La musique, ce sont des sons, les sons qui nous entourent, que nous soyons ou non dans une salle de concert."
D.H Thoreau ("Walden ou la vie dans les bois").

L'écologie acoustique est l'étude des sons dans leurs rapports avec la vie et la société.
Qu'entendons-nous par esthétique acoustique ?
Considérons le monde comme une immense œuvre musicale, qui se déploierait sans cesse devant nous. Nous en sommes à la fois le public, les musiciens et les compositeurs.
Quels sons voulons-nous préserver, encourager, multiplier ? Lorsque nous le saurons, les sons gênants ou destructeurs se détacheront suffisamment pour que nous sachions pourquoi il nous faut les éliminer. L'architecte d'aujourd'hui travaille pour des sourds. Il a lui-même les oreilles bouchées. Aussi longtemps que des expériences d'éducation n'auront pas amélioré la situation, on peut s'attendre à le voir poursuivre sur sa même voie imbécile.
L'étude des sons n'entre aujourd'hui dans les écoles d'architecture que pour ce qui intéresse leur réduction, leur isolation et leur absorption. Lorsqu'on connaît l'importance des stimulations sonores sur l'individu, on a de quoi être effrayé.
Qui inventa la sonnerie du téléphone ?
Certainement pas un musicien. Peut être n'est-elle née que d'un mauvais calembour né sur le nom de son inventeur, Monsieur Bell (la sonnerie du téléphone se disant, en anglais, telephone bell) ?
S'il faut vraiment être dérangé 10 à 20 fois par jour, pourquoi ne pas l'être par un son agréable ? A une époque où les cassettes et les rubans sans fin ne coûtent pas cher à fabriquer, c'est une chose tout à fait réalisable.
Sur les nouveaux combinés américains, la "composition" du numéro est accélérée par le système à "clavier". Chaque chiffre du cadran possède deux fréquences, une basse et une haute, grâce auxquelles la musique est possible, et Beethoven (approximativement) revient avec l'ouverture de la 5ème Symphonie dans 0005.8883.

Promenade :
Devenons des touristes du paysage sonore. Nous aurons, à notre retour, des souvenirs émus. Pour cela il suffit d'un peu d'argent pour le voyage et ... de bonnes oreilles ... ceci afin de passer de l'état de "toutriste" à celui de "tout gai". Vive la promenade d'écoute. La promenade d'écoute est simplement une marche au cours de laquelle on se concentre et on écoute. Un programme ingénieux de promenade acoustique devrait intéresser les écoles où il serait un point de départ pour l'éducation de l'oreille.

"Le batelier
a l'oreille dure,
comment lui parler des fleurs de pêcher ?"
Haiku de Kagami Shihô







Rappel : ce mémoire date de la fin des années 80 !
Mais revenons à nos "mous tons" qui nous rendent durs d'oreilles !
Les temps sont lourds, le monde est sourd. Comme enfer...face à cette pollution de sons ?
On peut hausser le ton mais cela ne fera que rajouter du tintamarre. Comment faire face à tout ce tintouin et prendre soin de nos "portugaises ensablées" ?
Vu que l'on ne peut pas changer l'empreinte acoustique d'un lieu, on agit en lui plaquant une "seconde peau sonore".
Jouons la carte artistique, ajoutons donc une couche acoustique titillant agréablement l'oreille !
Inventons de nouvelles postures d'écoute.
Transformons les cités excitées et stressées en "zone pavillon-air", en rue du "Sacre du tympan", en avenue "Ode à la joie".
Créons des "compositions paysagères" qui raviraient l'ouïe.
Dans ces ballades urbaines, aubaines pour les oreilles, l'humain pourra prendre l'air du temps et prendre le temps de découvrir de poétiques paysages auriculaires !
Dans ce monde où furie se conjugue avec folie, des bruits nombreux et puissants ont envahi de toute part, la vie de l'homme. Alors pensons aux sons et à leur pouvoir.
"Une image n'évoque jamais une musique, alors qu'une musique évoque toujours une image."
J.F Carvo.
Allez, bonnes écoutes et à bientôt !
Yamasté !!

vendredi 17 février 2017

"Mémoire de Yoga n°24"


"Esthétique acoustique"

Les villes sont de grands orchestres en délire.
A la batterie, cognent les entreprises de démolition et swinguent les chantiers.
A la basse, les embouteillages brinqueballent avec des lenteurs retenues et des accélérations pétaradantes.
Aux cuivres, hurlent les sirènes, les klaxons et les freins.
Au piano, s'égrènent les mille raffuts du commerce et des affaires.
Aux percussions, riffent les ateliers d'usine, grondent les turbines.
Au saxophone-ténor, miaulent les réacteurs et rugissent les locomotives. Le téléphone est aux cymbales.
Aux chants, s'emmêlent les voix démultipliées des "radio-télé-cinéma". La ville compose jour et nuit une symphonie fantastique illimitée. Elle égrène les gammes du pas et du pneu, le solfège de la sirène, les croches de la "schizophonie" (du grec schizo : fendre, séparer et phônè : voix, séparation d'un son original de sa transmission).
Ecoutez-là. Elle craque dans la musak (l'ignoble sous-musique des supermarchés) et couine dans la matière plastique. Elle mord le bois, elle résonne dans l'aérateur. Elle crie avec moi.
Murray Schafer est un musicien Canadien. Il a analysé et classé l'ensemble des bruits et des musiques urbaines. Il pense que chaque ville a son propre paysage sonore, il cherche à le définir et travaille à l'élaboration d'un "projet d'environnement sonore" par grande capitale.





En 1987, je me rendais souvent au Centre Beaubourg (Paris), afin de nourrir ce mémoire. Le coin musique était riche, je revenais à Aulnay, avec des cahiers de notes remplis d'anecdotes et de photocopies d'extraits de livres ivres de sons et d'extases !
Dans cette caverne d'un autre âge, j'étais ravi baba.
Dans cette taverne moderne, j'étanchais ma soif de connaissances. Là, tout n'était que "luxe, calme et volupté" !
Ce livre de Schafer sortait du lot et de l'ordinaire. Ce compositeur écolo proposait de réinventer le monde, de réinviter la vie et de créer de véritables décors sonores. Un (livre) vert à la main, je dégustais le cocktail réjouissant de ce paysagiste "son-or" 




- Et si l'on écoutait la pluie tomber !
- Laisse tomber ...
- Dans le sens "laisse-aller" ?
- Oh ! laisse béton ... Après tout, je m'en tape.
- Et si on tapait sur le béton pour voir ce que cela donne, pour écouter comment cela sonne !- Tu peux aussi tapoter les gros tuyaux extérieurs.
- Et ainsi jouer du "Tambour Beaubourg" !!
- Alors, faudra frapper fort parce que tu auras de la concurrence. Sur le parvis du Centre, il y a souvent des concerts improvisés.
Celui-là ne l'était pas :


Namasté !!!

samedi 11 février 2017

"Tête de lit-note"


Jouer de l'âmusique et jouer avec la musique des mots d'ici et d'ailleurs, why note ?
Assouplir la langue, déguster des mots, ce yoga du son et du visage est bon pour l'hellocution et le cerveau.
Le son est une nourriture. Le bébé le sait, lui que l'on appelle "nourrisson" !
Le pain au son se conserve plusieurs semaines et il ne nous mène pas à la baguette industrielle qui ne dure qu'un jour.
Le chant du pinson est du pain béni (les oiseaux sont les messagers des dieux) pour les oreilles averties.


En relisant de vieux carnets de notes, j'ai redécouvert des mots incongrus, surprenants, épatants. Ces mots vibrants sous la langue, glanés ici ou là, vont nous faire voyager dans quelques endroits "buccaux-liques" et géographiques.
Alors en route avec ces étonnants voyageurs musiciens.
Allez en piste, mots artistes, mots "typés onomatopées" qui m'ont tapé dans l'œil et dans l'oreille.
Pratiquons l'art de la "délicaresse", voici quelques mots charmants et nonchalants qui se dégustent comme un bon vin :
"Mon mot préféré, c'est le mot 'tendre', c'est à la fois un verbe (tendre vers) et un adjectif (elle est tendre)."
Michel Serres
Commençons donc en douceur.
Les caresses et le ronron du chat sont félins pour l'autre, alors ronronnons donc !
RONRONNER :
Le prononcer, c'est recréer le son décrit par le mot.
Yoga du son : imiter le ronron en aspiration, c'est pratiquer un auto-massage de la voûte palatine. Pour retrouver le même son à l'expiration, ça se gâte.
Le son s'oriente nettement vers le ronflement. L'enchantement disparaît. On peut limiter les dégâts avec le son roucoulant produit par la langue vibrante. Mais comment faire autrement ?
Vous qui savez, écrivez moi. Pour ma part, je donne ma langue au chat !
A pas de velours, feutrés, le chat discret et secret s'en va. Un autre s'installe et se régale de mots riches en sons. drôles de mots qui s'accolent comme qui rigole !




Avec ce mot-ci, la bouche tranquille prend son pied. Cela fait chaud au cœur et ailleurs. Lorsqu'on rentre chez soi après avoir marché dans le froid russe, on est content d'enfiler sa paire de :
TAPOTCHKI : pantoufle.
Mot onomatopée, le tip-top des pieds emmitouflés glissant sur le parquet lustré.
Dans le salon "DANCE-FLOOR" ou dans la cave aménagée : "CELLAR-DOOR" (mot préféré de E.A Poe et J.R Tolkien), "GIDLY UP" (mot anglais qui donne la pêche, traduit par "Allez !"), tu te laisses aller à la danse glissante.
Moi qui parfois "TAPOT" (avancer à petit pas), je n'irais pas sur ce terrain trop glissant.
Bien calé dans une "chaise à bascule", je préfère chanter "A petit pas petit pas petibus, si t'es fatigué, t'as qu'à prendre l'autobus" !
Au lieu de faire mon "Pierre au ski", je me vois plutôt en train de manger des "PIEROCHKIS" en charmante compagnie, celle qui "EYES CANDY" (fait plaisir à voir), Miss Funny "FANCY" (personne séduisante).




Et ensuite, "BENEZE" (bénèze, patois poitevin "à l'aise", mot balaise qui calme celui qui balise), assis sur mon "ROCKING-CHAIR", "LAZY", je profiterai de la douce musique du mot "DONVOLARE" (italien : paresseux où se balancer, on en sent le balancement en le disant), ou celle d'une musique sacrée sucrée "MELLIFLUOUS" (son agréable, pour gourmand, véritable "élix'ear candy", c'est tout bon de le dire, ce "miel" pour les oreilles est une merveille, sauf si l'on est sourd comme un pot de "MELLIFLUOUS").
La nuit est tombée, le temps est passé, la saison a changée, je sors et vois un "petit hérisson" russe en posture "YOGIK". Farouche, dès qu'il me voit, il s'en va à petits pas, il "TAPOT".
Dommage "YOGIK", je serai vite devenu ton pote, toi dont le nom qui ne manque pas de piquant, te va comme une "TAPOTCHKI"  ... oups ! ... un gant.
Je m'offre un dernier "caprice", un dernier "plaisir", celui de dire le mot italien qui fait du bien.
C'est "SFIZIO", il enchante ma bouche, ma langue frétille sur les "qu'on sonne" S et F puis vibre sur le Z. C'est ce qui se nomme "VIAGGIATORE per sfizio" ! C'est à dire : voyager pour le plaisir !



Voilà, on termine avec cette photo du fameux duo de frérots rigolos et helvètes Plonk et Replonk.
Crédit dessin : un autre fameux, le belge Geluck !
De quoi réjouir le chaton lecteur, amateur du Chat de Geluck, des Plonk et des "Pierogis" exquis !
Allora, Ciao !!!

samedi 4 février 2017

"L'heureux bon"


Après le frimas de janvier, voici que s'annonce le mimosa de février. Pendant que je taquine la muse, des oiseaux taquins s'amusent. Mes oreilles surprises s'ouvrent et prisent ce concert exotique et déconcertant.
Ambiance tropicale, je reconnais le chant du rouge-gorge mais les autres sons étranges (genre sifflements de fusée d'artifice) ne me sont pas familiers. Ce sont eux qui créent le climat d'Amazonie, ces volatiles fêtards n'explosent pas mais ils "font la bombe" !
Leurs chants sont simples et faciles à reproduire, je "m'éclate" avec eux. Je profite de leur présence pour siffler à qui mieux mieux, pour souffler un peu et ainsi me soulager du poids de ma colocataire boursouflée et persifleuse, Miss Parkinson.


Le rebond.
- Maladire : comment dire, comment rebondir pour faire face à Miss Parkinson ?
- Tu veux un coup de main ? me demande le colibri.
- Non t'inquiète, j'ai pratiqué le hand-ball quand j'étais "drôle" (vers les dix ans, en tant que défenseur, je me défendais pas mal). Dans mon équipe d'Aulnay, on allait droit au but et on savait saisir la balle au bond !
Rapport à la Parkinson, c'est idem, y'a plus qu'à faire "ça comme" et ainsi devenir "l'heureux bon" lui-même !
- Ecrire et rire afin de défendre ton but, face au mal à dire, devenir un homme bon et rebond et en tant qu'écri-main blogger blagueur jouer ton rôle de passeur.
Passe à ton voisin et trouve ta place.
- Ami colibri, ton concept d'écriture "main-balle" m'emballe.
- Contre les maux injustes, faut savoir trouver les mots justes.
- Pour une vie plus belle, saisir la belle au bond et laisser le bon temps rouler "like a rolling stone".
Choisis ton camps camarade, soit tu es dans le déni, la mascarade "sérieux, c'est rien", soit tu fais le pas de côté et c'est rigolard, tu regardes la vie en face.
- Et "en farce"




- T'sais quoi ?
- Non, mais raconte donc.
- Et bien j'ai lu "Salto, A.V.C ... comment rebondir ?" de Didier Faure.
C'est un livre témoignage où l'auteur, au fil des pages (dans la première partie), se répare,  passant de l'état de "témoin que rien" à celui de "je vis mieux".
- "Faure s'aimant" !
- Juste ce qu'il faut et pas plus, il sème aussi, se met à nu, s'émancipe :
"Au fond de leur lit, cela gamberge dans leur tête. Un petit popotin sexy dans le couloir ... la courbure  d'un sein dans l'échancrure de la blouse de l'infirmière ... , le moulin à fantasmes est parti."
A la "Pitié-Sal'pitre-y-erre", t'es en zonzon, alors pas zouzou avec ton zizi !
Alors c'est logique que la "mâline" libido mouline.
Il a bien raison de revendiquer le droit au plaisir pour tous les handicapés.
Il se fâche contre les fâcheux puritains qui interdisent les sains soins délivrés par des assistantes sexuelles professionnelles.
- Dans son livre "tourne-pages", il nous relate, depuis son "Faure intérieur", son expérience en milieu "corps-céral", pas toujours très hospitalier.
A cette époque épique, dans sa vie, ça souinnngue, ça s'coue, ça squouate, ça scat, ça gratte et ça s'gâte : cerise sur le scato, lorsque son sphincter le lâche, l'auteur se trouve "Faure minable" alors qu'il décrit simplement un humain dont le corps parle sans retenue : kèskecèchiant ichi !
Petit à petit, après avoir vécu moults épreuves, il prend du recul et se surprend à se trouver "Faure-midable". Sa pulsion de vie reprend le dessus, le petit chien battu, courbatu, s'agite, s'excite, sort de sa niche et cite Nietszche :
"Ce qui ne me tue pas, me rend plus Faure."

Et le temps est passé comme il passe tout l'temps ...
La roue de la Faure-thune a tourné. il a gagné un beau petit cadeau "Lot-tôt" au bon goût de Framboise.
Framboise Lot-tôt est le rayon de soleil de Didier ... j'image-djinn Didier faisant le portrait crayonné de sa compagne "lionne qui papillonne". A cette exquise esquisse de "L'otarie de bon coeur", pourrait se glisser les dédicaces suivantes :
"A mon crayon de soleil"
"A celle qui ensoleille ma vie et me donne bonne mine !"

Il y a plein d'autres sujets traités dans son livre, alors achetez-le donc pour en savoir davantage.
Désolé Mr Didier, pour tous ces calembours un peu faciles sur votre nom, idem pour toi Framboise, mille excuses pour ces fantaisies dont j'abuse. J'ai du lire trop de San Antonio et écouter trop de Boby Lapointe et de Devos quand j'étais minot, gamin, drôle (patois charentais) !

Allez, un petit "Fromet" pour terminer la semaine sans haine.




Voilà, bon vent.
Caresses et bises à l'oeil !
Yamasté !!