vendredi 16 mai 2014

"Daphné Punk guette Lucky"


"Parodies et caricatures sont les plus pénétrantes des critiques."
Aldous Huxley

Avant de parader en pays de parodie, faisons un retour sur le précédent message. J'évoquais le chemin boisé parcouru à la recherche d'un patronyme pour la maladie découverte par Mr Parkinson et une chanson de Paul Simon ("Mrs Robinson") parodiée et pas rodée (écrit spontané et non retravaillé). En voici le texte :

"Mrs Parkinson"
Hey, hey, hey, Mrs Parkinson
j'aime pas quand tu me sonnes
que dans ma tête tu klaxonnes
comme une claque ça raisonne
quel manque de classe !

Hey, hey, hey, Mrs Parkinson
avec toi, je perds mes repères
effet pervers, tu prospères
tu me grimes en pépère
... trouvère
et tu me fais marcher
... de travers ! ...


                                                                 "Simon et Garfunkle" croqués par Don Howard

"Le chemin le plus court d'un point à un autre
c'est de ne pas y aller."
Geluck
 En grec "Daphné" signifie laurier.
Dans mon jardin, les "Daphné" pas nées de la dernière pluie, sont en fleurs. A leur pied, les "Forget me not" ("ne m'oublie pas", surnom donné aux myosotis) content leur histoire. Ils plantent le décor et comme certains associent le lion et cette plante, enfin y voient un signe ... astral, la scène se passe à Lyon. Une daphné belle comme la soie, écoute du Daft Punk tout en lisant le journal , le "Daphné libérez !" dans un bistrot ayant pour nom "Au Lyon d'or" ("Au lit on dort").
Elle retire les écouteurs de son baladeur et voit arriver dans son champs de vison un Apollon beau comme un dieu (et assoiffé de sexe comme un natif du scorpion). Avec prestance, il lui fait des avances, elle prend du recul, de la distance la lady et dit avec un accent grec :
- Ta jactance je m'en balance et ta prestance je m'en bat la hanche.
Elle laisse son kawa et s'en va fissa. Le beau gosse fils à papa la suit. L'odieux obsédé du "ça va ça vient" lui court après. Daphné se transforme en Laurier rose. Apollon le Don Juan à la lyre n'en revient pas.
La belle plante transformée (en fait par Zeus) est contente d'avoir déjoué les plans "délire" du Don Juan déjanté. Rajoutons que les feuilles du laurier rose contiennent du poison "anti-Apollon", afin que les mains baladeuses du bellâtre ne viennent la toucher et cons-tâtons que l'Apollon, revenu au café, se retrouve tout couillon et tout seul avec le dernier cd du célèbre duo "too much" électro de la "french touch" techno : Daft Punk (qui en réalité est plutôt funk).
Le "dingue-don" de la farce est touché par la zizique des loustics qui piquent là où ça fait danser la vie. L'Apollon se déhanche, trouve qu'il a de la chance. Au café, on est moderne qu'est-ce que vous croyez, on a même la télé. On y voit un clip d'un arrangeur inventif. L'Apollon déçu par Daphné, jubile et s'emballe pour cette vidéo qui nous fait entendre 'Get Lucky" arrangé par le temps qui passe et qui donne la pêche !!!



"A quoi bon remettre à demain
ce que l'on peut faire avec ses pieds."
Maurice Roche

Par Odin, par Odile, par ordi ou par exemple lire comme un pied le journal "Le Tintamarre" du 10.07.1879 (cela ne nous rajeunit pas, quoi que ) et s'attarder sur l'article d'Alphonse Allais : "Le comble de l'économie".
"Coucher sur la paille qu''on voit dans l'œil du voisin et
se chauffer avec la poutre qu'on a dans le sien."

Avoir l'œil à l'œil, c'est une façon de voir.
"Allais" chez les comblés de l'économie un jour de fête.
Se rincer l'oeil au champagne millésimé et les voir jeter de la poudre aux yeux et en mettre plein la vue, puisque de toute façon, ça en jette dans la jet-set !
Puis prendre la poudre d'escampette (et dans ce genre de fête, la poudre est Blanche). N'est-ce pas Francis (mais lui, Francis Blanche, ce qu'il prenait c'était plutôt de la poudre de perlimpinpin) ? :
"Ne faites pas à autrui
ce que vous pouvez faire
le jour même."

La période des "Saints dégueulasses" est passée. Saint Pancrasse n'a pas "pancrastiné" (remettre froidement à deux mains emmitouflées) et c'est tant mieux ! Remarquez quand il fait froid, on écoute volontiers Fela ("câlin d'œil" à Pascale que je remercie pour ses commentaires avisés) ou bien on se trémousse en boite de nuit "Get Lucky" :




Cette vidéo est la première à regarder. M'enfin, celle-ci est faite pour l'écoute, c'est un appel à vidéaste. Les deux font la paire.
Allez, pour ma part je me fait la paire. Ami "Get Lucky", à vendredi !





vendredi 9 mai 2014

"Miss Parkinson"

"Le prénom est la clé de la personne.
C'est le cliquetis délicat de sa serrure
quand on veut ouvrir sa porte."
Amélie Nothomb

Jean-quête, on veut des noms et des explications.
J'aime bien cultiver l'art de la parodie. Par exemple, prendre une chanson et en changer les paroles. C'est un plaisir d'enfant farceur. Je me souviens du temps où j'étais jeunot, que l'on trouvait rigolo, mes potes et moi de chanter une chanson de Sheila (72-73 ?). C'est ainsi que :
"Comme les rois mages, en Galilée" devenait :
"Comme les fromages dans l'garde-manger".
Ce jeu de mot de jeunot, je continue à en jouir. Et c'est comme ça que Mrs Robinson de Paul Simon s'est transformée en Mrs Parkinson (la mutation a eu lieu en 2O10 dans le bois du Broustic à Andernos).
J'ai adopté ce nom pour mieux vivre avec cette maladie. Mais je trouvais que Mrs Parkinson, cela faisait un peu trop poli pour le polisson que je suis. Plus tard, Cavanna, soufrant du même mal, a trouvé le mot juste : Miss Parkinson ! Je me suis dit :
"Cela sonne vraiment bien, j'adopte."
Récemment, je suis mis en quête d'un prénom pour la Miss dinguette et j'en ai trouvé deux : Lucy et Aléanor.
Logique rabelaisienne à l'appui :

  • Lucy : diminutif de lucifer, Lucy fière "dame de fer", qui peut vite devenir dame d'enfer d'âme damnée amenant fermement à l'enfer ... mement, au repli sur soi ("l'enfer, c'est les autres"). Alors que le doute (confiance en soi revue à la baisse) plane, la question, elle, se pose : faut-il laisser lucy faire ?               Si l'on répond oui, on ne répond plus de rien (la Miss prend les commandes en main et te secoue le cocotier mon coco, la cocotte cocolocatrice te fait coucou à sa façon, en te poulevérisant l'entendement réduit à néant). Après, faut pas t'étonner pour tes faux pas, ta démarche de drogué tristounet qui te fait déchanter et chanter de traviole la belle chanson de John Lennon "Lucy in the Sk'aîe ! with Demon" (si l'on ne conserve que les majuscules, on obtient le nom d'une drogue qui te fait halluciner grave).
  • "Eléanor Mal" celle là, elle m'en veut, mieux, elle me veut vieux !

                                                                       Geluck


Signification de ces prénoms.
Il y a un moment de cela, j'avais lu (dans une revue sur le conte) que le prénom Anne signifiait (entre autres) "oie" (et Annette : "petite oie"). Je me souviens avoir plaisanté sur ce sujet, à l'époque dans mon journal intime pour tous (cela remonte à plus de vingt ans). Mon amie Anne étant mariée à un magistrat sympa, j'avais constaté que dernier était de fait l'homme de l'oie !
Madame Marie-Odile Mergnac historienne a écrit de nombreux ouvrages sur l'origine et le sens des noms et prénoms, elle va donc éclairer notre petite lanterne en ce domaine.

Prenons le prénom Lucie (Lucy version d'ici), il vient du latin "Lux" (lumière). Je vis ce prénom sous deux aspects, d'un côté j"en perd mon latin (Lucie m'allume pour mieux m'éteindre et m'étreindre), de l'autre c'est vraiment une lumière (elle m'aide à voir plus clair en moi et vu mon côté sombre, c'est pas du lux).
Lucie, c'est à la fois le mal à dire qui m'en fait voir et la maladie qui cherche à me guérir.
"Certains prénoms sont comme les bandes-annonces du destin de ceux qui les portent."
David Foenkinos
Lucie la vierge (fin du troisième siècle) convoitée par un soupirant, qui repoussé, décide de la dénoncer. On l'oblige alors à se prostituer, elle refuse. Obstinée à honorer son voeux de chasteté, elle préfère la mort. Elle est martyrisée puis décapitée en 303, par condamnation "royale" à "Sire-accuse" (non, c'est pour le calembours, à Syracuse en 303 on ne connait ni état de droit ni pouvoir de roi).

Eléanor venant du grec "el" (richesse) et "enor" (honneur) ou de l'arabe "ellinor" (Dieu est ma lumière), ne correspond pas vraiment au profil de la Miss. Surtout quand on sait que Yann (version bretonne de Jean) vient de l'hébreu "Yohanam" qui signifie "Dieu fait grâce" ou "Yahvé le miséricordieux". Par rapport à la "Miss à l'épreuve", on est loin du "conte" !
"Le savant connait le nom des plantes.
Le poète les appelle par leur prénom."
Alain Borer
On ne dira jamais assez le pouvoir des mots. L'autre soir, la télé digne de ce nom (pas "là, t'es laid" réalité, négative à fond, mélant manie et mélo plutôt que mélomanie tout court) France Ô nous régale avec une nuit africaine (un documentaire bien intéressant sur Fela Kuti, un autre sur Youssou n'Dour, deux concerts : Salif Keita puis Amadou et Maryam avec Bertrand Cantat). Cantat est content, souriant, c'est bien pour lui de mener enfin une vie scène. Mais quelle idée a eu un jour l'auteur de "sombrero de la mer"("sombre héros de l'amer") de nommer son groupe "Noir Désir" !
Le karma est sacré si tu sème du bon, tu récoltes du bonheur. Sinon si tu sème la zizanie, tu récoltes que des conneries !




Le si talentueux musicien nigérien Fela, en guerre avec des mots et des notes contre toutes les injustices, a passé une partie de sa vie en prison. Souvent torturé à mort, son corps a toujours résisté. Il avait choisi lui-même ses prénoms : Anikulapo ("celui qui porte la mort dans sa gibecière") et Kuti ("qui ne peut pas être tué par la main de l'homme").  Fela meurt du sida en 1997. Si Anikulapo nous a quitté, Kuti, lui, a fait un pas de côté !



A bientôt !


vendredi 2 mai 2014

"As'taureau logique"


"Si un problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter.
S'il n'a pas de solution, s'inquiéter ne sert à rien."
Proverbe

"L'émoi de Mai" :
"Nous arrivons dans une période d'équilibre. Mais l'immobilité n'est qu'apparente. L'équilibre est difficile si on veut le maintenir, s'y on veut s'y fixer. En revanche, s'il chevauche le mouvement de la vie, il reste souple et s'adapte continuellement ..."
Bien vu, ça me va ! "Quelle connerie la guerre, Barbara !" pourrait rajouter Barbara Litzer (auteure du livre "Les saisons du yoga") en citant Prévert. On a donc le choix de vivre, soit une période guerrière ("à vos rangs, fixe !"), soit une "paix-riode" équestre (à cheval sur ses principes de bon vivant paisible : "luth, calme et volupté").

"Se libérer de la peur. Peur de tomber, de manquer, de perdre, de mourir. Peur du changement. Existerait-il, en nous aussi, un point d'équilibre qui nous permettrait, comme des funambules, de danser sur le fil de notre vie, entre être et avoir, veille et sommeil, permanence et impermanence ? Le yoga nous aide à le trouver. Tout ce que nous découvrons et éprouvons sur nos tapis se laisse transposer dans notre vie. Le yoga nous aide, peu à peu, à distinguer nos priorités, à nourrir nos besoins."

                                                Krishnamurti, un "taureau" mais pas "trop" !


"As'taureau" :
Faire bouger un taureau est difficile, car plus vous le secouez, plus il transforme l'énergie que vous lui donnez pour s'ancrer fort. C'est comme un arbre qui renforcerait ses racines à mesure qu'on le secoue.
C'est cette même qualité d'inertie qui lui permet d'apaiser troubles et tourments.
Ce sont les deux côtés de "l'âme aide aïe !" : l'inertie ou la pacification.

Ah ! Mais je vois notre joyeux guide astro (Jacques Bertrand) qui nous fait de grands signes. Laissons le nous en dire plus :
"Le taureau n'est pas homme à se jeter tête baissée dans le changement. Il assimile doucement. Le taureau laisse le sentiment de l'urgence s'installer lentement en lui, ensuite il s'ébranle. Lorsqu'il s'est ébranlé, il est difficile de l'arrêter. Il faut patienter jusqu'à ce que la nécessité de s'arrêter s'impose entièrement à lui. Même alors, il ne parvient pas toujours à s'arrêter. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est à cause du poids et de l'élan. C'est mathématique. Ainsi vont les choses de la vie et du zodiaque.
Le taureau est irréversible. On a vu des taureaux se tuer au travail.
Mais on aurait tort de prendre le taureau pour un perfectionniste. Le taureau n'est pas homme à fignoler. Le taureau dégrossit sans arrêt. Le taureau s'ennuie le dimanche.
Le taureau vit sous l'influence de vénus. Charmant, élégant, artiste enchanteur (très bon, voix sensuelle), mais parfois :
Le taureau écume. De rage ou de plaisir. Son secret réside dans son cou - le cou de taureau -, c'est un oral."

Le yoga du mois : Posture de l'Aigle (Garudâsana).
C'est une posture d'équilibre où côté membre, ça s'entortille, s'enroule, se croise et s'enchevêtre.



Cette asana recentre et stabilise. Au début, elle peut nous déstabiliser et nous en faire voir. Avec un peu de pratique, elle nous fait voir la vie avec une certaine hauteur. Elle nous apporte force et belle assurance. Outre la puissance, Garudâsana nous transmet d'autres qualités de l'aigle, tels sa vision perçante et son calme. Barbara Litzer précise :
"Le ciel est son domaine. Sentinelle perchée sur un surplomb, ailes repliées, sur terre rien ne lui échappe. Le monde lui appartient."


Chers hôtes (californiens et autres), l'auteur de ces lignes vous tire sa révérence et vous laisse sur cette dernière référence :
"Entre deux solutions, opte toujours pour la plus généreuse."
Krishnamurti
En zozotant, mais sans hésiter, the zozo yogi vous dit tout de go : bonne semaine zen et heureuse !!!

          

vendredi 25 avril 2014

"Délice des listes"

"Aube
Souffle des baleines,
Mer glacée."
Gyokai

Entre deux périodes de vote pour une liste électorale (Mairie puis Europe unie), pour vous même, choisissez donc la liste du mieux vivre. Rendons leurs lettres de noblesse aux listes.
Écrire est fondamental pour éclaircir ses idées (ou pour en donner), mettre à plat ses émotions (sinon, ce sont vos émotions qui vont vous mettre à plat), trier ses priorités.

Déjà qu'il faut se coltiner la liste des courses, pourquoi se faire des listes ?
Pour alléger l'esprit et ainsi aller léger, ailé et gai avec l'élégance du papillon voletant en délicate harmonie dans la symphonie de la vie. Les activités à réaliser semblent moins pesantes. Ce qui apaise ce qui nous pèse vaut son plaisant pesant d'or !
Donc rédiger pour mieux diriger et digérer sa vie.
D'ailleurs, Dominique Loreau nous le confirme et le formule à sa façon dans son livre délicieux :



"Les listes permettent d'aborder les faits avec une clarté totale et de ne pas oublier ses rêves en se laissant envahir par le fourmillement du quotidien ... Listes d'objets, de choses à faire, mais aussi listes de souvenirs, de rêves, de goûts ; florilèges, miscellanées, almanachs, compilations, encyclopédies : tout est possible pour donner vie à ses pensées et enrichir sa vie intérieure."

Allez ! En piste l'artiste liste, en poste pote pompiste pas triste, fait nous le plein des sens.
Allez ! En lice clown cosmique, fait nous écouter la céleste et souriante musique du cirque de la "liste aux étoiles" !
Ouvrir nos écoutilles, nos oreilles et les orteils en éventail, toucher du doigt ce qui ne va pas.
Ouvrir les yeux sur sa vie et se sentir bien !
Ouvrir les portes de la perception, les fenêtres sur l'imaginaire pour faire des courants d'air qui aèrent la tête et des courants d'art qui respirent la joie de vivre libre. Mais l'époque n'est pas à ça ! Raison de plus (par la grâce des listes), pour s'inviter, s'inventer, s'éventer l'esprit et se simplifier la vie, s'amplifier sa petite voix intérieure, s'empiffrer d'énergie ...

Il existe toute sorte de liste, les "essentiels" (qui aident à élever l'esprit pour sortir de la léthargie spirituelle dans laquelle la suractivité nous plonge), les "corbeilles" (tout ce qui nous encombre, nous pèse, comme un fardeau gênant pour bien faire dodo, et efficace pour avoir mal au dos), les "baumes à l'âme" (florilèges d"actes qui allègent, décontractent le coeur et le remplissent de joie légère : les petits plaisirs quotidiens). Cultivons et marquons nos envies d'échappées belles, nos besoins de solitude, ce "rocher de cristal" dont parle Baudelaire, nous est nécessaire. Ce sont autant de rendez-vous avec nous-même. Attention toutefois à ne pas se rater :
"Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être de quelque chose, ça pose un homme, comme être de Garenne ça pose un lapin."
Alphonse Allais
Tiens l'Issa ! Illustre poète japonais illustré par Erwan Le Gal.




Le "Haïku" (mini poème japonais) est porteur de liste, de lys et de délices.
Il est si précis, si concis qu'il va au coeur des choses. Petite liste, collages, associations d'idées et de mots donnent un monde. C'est l'art du peu ! Avec peu on fait "beau-haï-coup", c'est la force du Haïku et l'art du peuète ! On en lit un et c'est jour de fête !
"Seul, je polis mes poèmes
dans le jour qui s'attarde."
Kyoshi Takahama





L'autre jour, mon fils vient me demander conseil pour réaliser une compile de musique rock des années 65-75, il me donne un départ de liste (who ? voir vidéo). De mon coté, j'ai mis des limites (le rock progressif, les groupes commençant par B : Beatles et Beach Boys).
Je vous dit "Bye-Bye" sur ces quelques "coups de coeur".

Liste "Compile" :

  • The Who : "Baba o'riley"
  • The Rolling Stones : "Paint it black"
  • Deep Purple : "Smoke on the water"
  • Led Zepelin : "Kashmir"
  • Carlos Santana : "Samba pa ti"
  • Jimi Hendrix : "Purple haze"
  • J.J Cale : "Cocaine"
  • Neil Young : "Harvest"
  • The Doors : "Riders of the storm"
  • The Eagles : "Hotel California"
  • The Moody Blues : "Night in white satin"
  • Ten cc : "I'm not in love"
  • Eric Clapton : "Layla".





vendredi 18 avril 2014

"La marche afghane contre Miss Parkinson"

"Même quand l'oiseau marche,
on sent qu'il a des ailes."
a.m Lemerre

A une épique époque opaque de ma vie, fort éloignée du genre atypique optimistique que j'affectionne par "foi en moi", j'ai eu le moral dans les chaussettes (Miss Parkinson à la fête). Le drôle d'oiseau que je suis s'est dit: "la maladie me fait marcher, elle se paie ma tronche, alors je vais marcher autrement (c'est à dire moins sous son emprise), plus souvent et plus conscient" !
Tel un chevalier aux fines gambettes (en référence à l'échassier du bassin), je me suis lancé à la recherche d'un "yoga de la marche" qui nourrirait en énergie mes jambes hésitantes (surtout la gauche, avec ses réactions d'aristo britannique, paresseuse, diminuée, ne sachant pas sur quel pied danser le menuet, je la surnommais "lazy-tente").
Je me suis souvenu qu'à la fin des années 80, Hélène Foglio, dont Miss Funny et moi-même suivions les stages de "Yoga du Son", nous avait vanté les mérites d'une marche afghane extraordinaire qui régénère.Comme elle évoquait une marche  rapide, soutenue et longue, et que j'étais alors plutôt un flâneur rêveur, j'avais mis cette proposition de côté dans un dossier "à voir  plus tard". En 2010, je découvre que la "Ckoa7tueuse?" squatteuse qui vit en moi, porte un patronyme officiel : "mal maudit de par qui ne sonne". Le nom que je lui donne c'est Miss Parkinson (merci Cavanna). J'ai rajouté un prénom, Lucy. Pourquoi Lucy, me direz vous ?
Pour répondre à la question suivante :
Faut-il laisser Lucy faire ?
Non, parce que sinon on vit l'enfer ! Remarquez que comme elle me vampirise et quelle veut se marrer (en me rendant ridicule) et se marier avec moi, j'aurais pu choisir : "Noce feras-tu ?", la "vamp pire".Je suis mari et marri pour le meilleur et pour le pire, avec une femme belle et rebelle et avec une infâme moche et remoche. L'une m'est proche, l'autre m'amoche.
Voyez-vous, j'ai deux compagnes dans ma vie, une désirable et une indésirable !!!


Ooops ! J'avais demandé au responsable déco du blog de me placer une photo de la Miss Funny se promenant dans les rues d'Andernos, il me dit : "ça marche !" et il me met "Little Annie Fanny" (de Kurtzman et Elder) qui fait du jogging. Si Little Annie Fanny a plus d'avantages pulmonaires, Miss Funny a plus de charme et d'intelligence. Et puis attention d'Angers jogging et forte poitrine peuvent causer moults tracas dont la fameuse "angevine de poitrine" (comme le chantait Boby Lapointe "davantage d'avantages avantage davantage").

Avec la marche purifiante, on va loin sans fatigue. C'est ma façon de dire à Miss Parkinson :
"Va au loin tu me fatigue."



Mais revenons à nos nomades inoxydables, ces yogimusicothérapeutes qui donnent du rythme à leurs pas calés sur leur souffle et de la musique pour faire danser toutes les cellules de leur corps. Par rapport au yoga, ils ont certainement une même approche (à part la vitesse). J'imagine qu'ils sont à l'écoute de leur corps, de leurs appuis, de leur environnement.
Je sors de chez moi pour aller chercher une baguette au centre ville. Je marche "comptant", concentré sur mon souffle. Je m'aperçois très rapidement que cela me vide l'esprit.
Le pas léger me libère de tout ce qui me pèse (en pensée je passe de : "Ce bâtard de retard qui veut me faire marcher à la baguette et au pas, mérite un pain dans la tranche, euh ! tronche" à "Hum ! cette baguette, ça fera une bonne tartine"), dans ma tête, tout s'apaise. J'oublie que la distance est longue et que le temps est court (la boulangerie va bientôt fermer).
Qu'importe, j'observe ma respiration (est-elle fluide, régulière ou saccadée et irrégulière ?). Je vais bon train et les questions défilent : je respire par le nez ou par la bouche ? Mon allure est elle régulière ? Est-ce que je sens le déroulement de mes pas, le jeu de mes articulations ? Suis-je présent à tout cela et à mon environnement ?
Tout ceci ressemble aux conseils que je donne dans les séances de yoga.
Au final, non seulement mon allure a été régulière mais en plus soutenue, du coups j'arrive à un train d'enfer sans crier gare. J'entre avec entrain dans la boulangerie, j'y croise l'amie Micheline qui se ravit de ma bonne mine. Pour ma part je lui signale son éclat à nul autre pareil et m'étonne de la trouver là, elle qui habite si loin du centre-ville. Elle me confie son secret de santé longue durée : elle pratique le marche touarègue. Elle me la décrit et je constate qu'elle ressemble comme deux gouttes d'eau à l'afghane. On se sépare et chacun va son chemin. Le mien me ramène à la maison avec aisance, j'ai l'impression de marcher sur un tapis roulant ... à bonne allure !
Arrivé chez moi, je mets dans le lecteur un CD de Tinariwen, ces nomades sahariens du haut-mali. Plus tard, j'écouterai Kitaro, la vie sera belle et ce sera tant mieux !




Fautes de frappe !
Cette semaine, je ne me suis pas fait corriger ("Aïe !! Pas sur la tête, siyouplait ! y'a déjà quelqu'un sur le coup). Donc si vouzen trouvé c'é pas d'ma fote, c'é à cose de la correctrice ké partie ché sa soeur, mèm ke sur l'autoroute, elle s'en est bien sortie ( 7.1 miracle, les cloches sonnent, vive les correctrices qui corrigent elles-mêmes leurs erreurs de parcours !!!).




You-tube esr de bonne humeur aujourd'hui (parfois les vidéos sont mal codées, du coups pas de transfert possible), j'en profite pour rassembler les deux cultures (comme le chantait "Jauni en vacances" avec un accent nippon ni mauvais : "Oh ! ma jolie Sahara"), et lui dire : "Ali Gato" !
De me lire je vous remercie vous aussi, lecteurs fidèles.
A bientôt, Ciao.



vendredi 11 avril 2014

"Yoga : ça marche !"

"Dans la vie, il n'y a pas de solution,
il n'y a que des forces en marche :
il faut les créer et les solutions suivent."
Antoine de Saint-Exupéry

Ça marche, la marche afghane.
Sa marche, la marche à Yann ! C'est le pied !
Je ne mâche pas mes mots et je ne rumine pas de pensées négatives. Au contraire, je digère mes maux, me libère de mes toxines et l'estomac dans les talons, je marche avec douceur. Je respire le bonheur, je me nourris de l'énergie de la terre et du prana de l'air. Miss Parkinson, atterrée, altérée, estomaquée sonne le tocsin "t"es trop sain, j'peux rien faire" et lâche l'affaire.
Tout cela grâce aux nomades afghans, on dit d'eux qu'ils ont des semelles de vent et qu'accélérant le pas, ça les rend poètes. On dit aussi et surtout qu'ils sont capables de parcourir à pied soixante kilomètres par jour sans fatigue et comme qui rigole. J'allais écrire : les doigts dans le nez, mais cela ne serait pas vraiment l'expression qui convient. Puisqu'en nez fait, l'astuce afghane, c'est de marcher en respirant profondément et rythmiquement, sans parler et sans penser (ça respire la vie dense : moins tu réfléchis, moins tu penses et moins tu te dépenses). Lorsque l'on cogite, ressasse, rumine, fulmine, on dépense une énergie considérable. En marchant de cette façon, on pratique la méditation en mouvement. C'est la formule idéale pour tous les agités du bocal, les bancals, les claudiquants, les titubants, les déséquilibrés, les empotés aux deux pieds gauches qui n'ont le pied ni marin ni malin, les parkinsonnés qui ne savent pas sur quel pied danser. Et puis, bien sûr tous les autres !

C'est en observant les caravaniers afghans, dont l'endurance restait un mystère, qu'un jour Edouard G Stiegler remarque que ces nomades respiraient et calaient leurs pas sur leur souffle de manière singulière. Il décrit et analyse cette façon de marcher dans ce livre :



Comment ça marche ?
Afin de ne plus s'agiter autant, bref de s'assagir, il s'agit de pratiquer cette marche rythmée par le souffle où le nombre d'inspirations, de pauses et d'expirations est accordé au nombre de pas exécutés.
Par exemple : on fera à la suite en marchant :
  • 3 pas en inspirant.
  • 1 pas en faisant une pause.
  • 3 pas en expirant.
  • 1 pas en rétention de souffle.
C'est de la musique, à chacun son tempo,, c'est la rythmique idéale pour terrain plat.


Si ça monte, inspirer 3 pas, expirer 3 pas. Si c'est encore plus raide ou si vous commencer à peiner : 2 à l'inspiration, idem pour l'expiration.
On maitrise le souffle (pranayama), on contrôle le pas synchronisé avec la respiration profonde, on empèche le bavardage mental, voici donc un genre de yoga, c'est le yoga de la Marche !
Pour que ça marche, il faut vraiment être présent.
"Rien ne sert de courir après ton avenir.
Pas à pas dans l'instant présent,
tu pourras cheminer beaucoup et longtemps."
Jason Lapointe
A noter que toutes les respirations sont nasales et profondes. Si le nez est ouvert, la bouche est fermée, durant tout le processus compter mentalement.
D'après Daniel Zanin tout cela n'est pas anodin, au contraire c'est merveilleux !
En nez fée, voici les avantages anti-âge de cette pratique anti-tic authentique :
  • Oxygénation intense, grâce au temps de pause poumons pleins (cela profite aux globules rouges et à toutes les cellules du corps).
  • Stimulation de la circulation artérielle et veineuse (au diable la varice, on se dépense sans s'la ra-conter, on a de la veine !).
  • Stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires (en couronne autour du coeur, l'organe serein se sent le roi de la quiétude, loin d'une crise due à une artère bouchée).
  • Stimulation du métabolisme de base (les graisses fondent et font de nous des êtres moins "encombrés", plus légers, on prend moins de viande et on devient légertarien).
  • Apaisement cardiaque, repos du coeur, grâce au temps de pause poumons vides.
Bref, ravi on revit, on se revitalise, on réalise, on se relie, on se relit le corps (y'avait des fautes de vie d'patachon), on se régénère, on se réactualise. Cette méditation en marche nous fait ce présent : être là, ici et maintenant.
Être présent, c'est être plaisant !
Après avoir fait le plein de vie et d'énergie dans cette fête des pas, vous allez pouvoir danser maintenant sur de la musique traditionnelle afghane (et expérimenter de nouveaux pas, rythmes).



La suite, la semaine prochaine, d'ici là, bonnes promenades cadencées et si vous ne pensez qu'à danser et faire les "maliens", je vous laisse avec mon groupe de "blues touareg" préféré : Tinariwen.
Belle semaine, bon vent (et bonnes semelles de vent) !!!






vendredi 4 avril 2014

"L'heureux nouveau"


"Nul ne peut être sauvé ou guéri que par ses propres efforts.
Le seul remède c'est la foi.
Quiconque utilise d'une manière créatrice l'esprit qui est en lui est un artiste.
Faire de sa vie une oeuvre d'art, voilà le but."
Henri Miller

Miller met en plein dans le mille ! Soyons créactifs !
Ah ! J'en vois un qui s'agite, c'est un bon vivant, gourmand de plats nets, l'étonnant Jacques Bertrand nous fait signe ... astrologique. Du coup, voici le bélier qui nous rend visite la tête haute mais :
"Le bélier baisse la tête. Le bélier baisse souvent la tête. On ne sait jamais exactement s'il est en train de penser où s'il a déjà commencé à charger. Il prend de bons départs mais c'est un finisseur médiocre qu'on voit rarement dans la dernière ligne droite : il aime tellement les départs qu'il est probablement reparti dans une autre direction."
Ah ! Ben, ça commence bien ! Diantre ! On ne sait pas comment cela va finir, d'autant que c'est un battant qui vit sous l'influence de la planète rouge, celle qui fait qu'on bouge et nous fait dire "en avant Mars" :
"Les béliers ont de réelles dispositions pour le sport et les armes. Quand ces dispositions ne sont pas contrariées, le bélier, de martien devient martial."



 Donc, le natif du bélier est bien armé pour vivre dans le monde moderne avec sa loi de la jungle qui nous déglingue la planète. Sauf s'il est contrarié, chose qu'il ne supporte pas et qui se traduit par un nouveau départ sur un coup de tête. Etant têtu, il n'est pas prêt d'en finir avec ces contrariétés qui le rendent malheureux. Contrariant, s'il est poète et qu'il se nomme Stéphane Mallarmé, il dira :
"La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres."
On comprend facilement que cet homme là était vraiment "mal armé" pour la vie. M'enfin, ce que j'en dis ... Si ça se trouve, il n'était même pas bélier.
"Mais non, c'était un poissons, le 18 mars ce n'est pas le 20", me dit mon ami Medhi.
"Fuir là-bas ! Fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres,
d'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
"Brise marine" de Mal  armé dont j'suis fan, rajoute l'ami érudit qui apprécie les poètes maudits.
Bon, j'ai compris, à moi de citer. Là, j'en suis certain, c'est un poète bélier. Voici de "La beauté", un vers de Baudelaire :
"Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris".
On voit bien la diff'errance entre un poète poissons et un autre bélier.


Il n'y a plus de saisons, "lahiho lahiho" (yodel de Jacques Dutronc), sauf pour le yoga qui en toute saison prospère et comme l'écrit si bien Barbara Litzer :
"Le printemps est au rendez-vous, avec sa luxuriance qui est comme une ode à la Création. En ce mois d'avril, nous fêtons le printemps avec la salutation au soleil, une guirlande de postures toniques qui s'enchaînent en souplesse au rythme du souffle. Prosternation à la fois grave et joyeuse, la salutation au soleil nous relie à notre dimension sacrée en nous faisant prendre conscience de notre double appartenance au ciel et à la terre. Elle nous place ainsi dans notre dimension verticale, intemporelle, celle de l'être, qui, si nous y prêtons attention, constamment éclaire notre faire, dans notre dimension horizontale, temporelle."

- Yo, j'kiffe grave le groove du yoga 3D ! J'trouve qu'y'a d'l'ID mais laisse-pression "éclaire notre faire" c'est trop fort ... pour moi. Vous êtes sûrement charmante madame "Lit des heures", perso j'aurai écris : allume nos actions. Mais bon, on va pas en faire toute une montagne !, me touite Mehdi Tadonf, du 9.3(D).

"La séance de yoga commence en douceur et en intensité avec la posture du mois, la montagne."



"Il suffit de peu de choses parfois pour glisser imperceptiblement d'une position à une posture. C'est le cas de nos positions les plus habituelles : assis, couché, ou debout, comme pour la montagne (tadâsana). Une intention, réponse à un appel du corps ou de l'être, suivie d'un alignement, d'un ajustement, d'un ancrage, d'une orientation, d'une ouverture : vous y êtes. Laissez-vous faire."
"La montagne nous communique sa force, son rayonnement, sa générosité. Immuable témoin du monde, cette posture nous prépare à agir à partir de notre lieu de stabilité."

Pour les Marie mariées fort marries (voir désespérées) qui ne doivent pas tout le temps se marrer : le yoga du "cot cot" quotidien (spécial maman-poules).
Vous avez des montagnes de vaisselle à laver, la posture de la montagne va vous aider à apprivoiser le lavage de vaisselle.
Écartez d'abord les pieds à la largeur des hanches. Le poids du corps est également réparti sur les orteils et les talons. Repoussez lentement le sol avec vos pieds, vous vous sentez grandir. Votre corps se redresse de bas en haut comme une fleur qui s'élance vers le ciel. La lenteur vous donne le temps de sentir comment chaque partie du corps se place dans l'axe vertical. Pour faire la vaisselle penchez vous en avant en vous pliant à partir des hanches, puis plongez les mains dans l'eau en restant conscient de votre posture et de votre souffle. La posture vous enseigne comment cultiver la patience et la présence face à cette corvée (transformée en corps vrai) : le lavage de vaisselle.



Elections muni-si-pâles pour l'ancien (41 années d'exercice) maire, les temps changent (comme dirait Bob), on n'entendra plus ses "slogans de velours" : "Ma vie c'est ma ville" ou le fameux "Je suis content que vous soyez content" qui venait conclure le "Vous êtes content ?".
Dans ma commune, si le maire sortant n'est pas content, l'heureux nouveau rose azalée ! (le renouveau Rosazza l'est !).




Nous avons l'honneur de vous présenter un des élus de nos yeux et de notre cœur, l'azalée rose située à quelques pas de la maison où rêvent les arbres (notre demeure). Une pensée santé pour Liliane qui nous l'a offerte, il y a bientôt vingt ans.
"Sakura " en japonais signifie : cerisiers en fleurs, mais vous qui savez, comment dit-on azalée en fleurs ?
"Sayonara" !
さようなら。