vendredi 26 octobre 2018

"Hernie suite"


Vendredi 12 : hopopop op et ration.
Jour "J" (vais d'un bon pas) :
Cinq heures du mat, j'ai le réveil fastoche, j'ai même pas les pétoches.
Miss Parkinson est endormie, je suis le petit oiseau sans souci du conte de Jeudi (lire l'article précédent).

Sept heure, j'entre en clinique d'Arès, je mets mon habit de scène, mais j'ai tout mon temps : une heure pour enfiler une combinaison et une "charlotte" (pour les cheveux), cela devrait suffire !

Huit heure, le brancardier venant me chercher est un "branquignole" qui prend mon brancard pour une bagnole ... de course. Ce guignol slalome entre les obstacles et frôle d'autres lits à roulettes.
A priori, il se conduit mal mais finalement, comme il assure, le passager est rassuré et puis pour un temps, il est distrait et c'est tant mieux. On arrive sain et sauf dans le bloc pré-opératoire. On est pris en charge, on redevient enfant, bientôt, l'heure du dodo puis le temps de réduction du bobo !
Je me retrouve placé en position pratiquement assise devant une télé faisant défiler les beautés de la nature ! Je pense au conte du p'tit oiseau et je me régale des sourires réconfortants de mes élèves porteurs de pensées positives qui vont droit au coeur !



L'équipe pré-opératoire ne s'est pas levé du bon pied et n'a pas vraiment les yeux en face de vous :
On me sert du "Madame Meynier".
Au  moment de la piqûre, j'entends mon infirmière dire à une collègue : "on m'a rajouté du boulot, suis débordée, tu peux m'aider ?".
Chez certains, il manque un peu de sommeil : "moi le matin, y'm'faut un temps pour émerger, j'trouve pas les produits, minçalor".
Mais heureusement, je ne suis pas anxieux, en fait, je m'en bats la hanche !
L'infirmière débordée me fait la piquouse du sommeil.

L'anesthésiste me pose des questions :
- "Êtes vous allergique à certains médicaments ? Avez vous des réactions en prenant du doliprane ?"
- Dolly Pran, je ne connais pas !
- Ah bon !
De quelle côté la hernie ?
- à gauche !
Puis, il me dirige vers le bloc opératoire, m'installe sur le billard et me donne un masque à oxygène !
L'ambiance "homme flottant dans l'espace" prend place, je commence à planer. J'ai juste le temps de dire bonjour à ma chère chirurgienne et m'endors .....
... Allô Hélène ne coupez pas ... "Et l'aine" coupe, fait ce qu'elle a à faire ... et le temps passe comme il passe tout le temps !
... Voilà, l'affaire est dans le sac ou plutôt dans le "filet à provisions" (le treillis protecteur du précédent message) ...

Neuf heures et des broutilles, me voilà tout neuf, il n'est pas très tard et je suis dans le coltard ...


Dix heure, Miss Funny me tient la main, je me sens bien, elle me sourit, je suis au paradis !
"Et le temps passe comme ça, douceur de papier soie" (comme chantait Isabelle Mayeraud).
Et voilà que me prend l'envie de faire pipi mais comme je suis relié au "gouttagoutte", l'infirmière me conseille de me retenir ... Ça me fait penser à une chanson de Johnny, non pas "L'envie d'avoir envie", mais plutôt à "Retiens l'envie" !
Je ne me sens pas "alèse", je suis déculotté et cloué au lit dans une pièce ouverte, un lieu de transit, de passage, de retenue cela ne peut pas d'urée, je ne veux pas laisser ici mon empreinte tel le chien marquant son territoire.
Je ne m'appelle pas Mr Pissenlit.
Je pense à une phrase de l'écrivain Marc Dugain ;
"Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut forcément le faire-savoir !"


Je demande à ma compagne de trouver un "pisse-tolet" !
Elle va à l'accueil, explique la situation et demande un urinal mais cela dérange Néferpipi, l'infirmière de "sévice", responsable de l'activité "faire pipi dans un pissetoilette" ! :
- Il faut d'abord remplir le formulaire questionnaire urinaire et je n'en ai plus, alors est-ce qu'il a vraiment envie ?
Et puis de toute façon, il faut un "laisser-pisser" et bien conserver le "récit-pisser" accompagné d'une fiche d'appréciation du lieu d'aisance (à noter de 0 à 10) !
A savoir : le clan de fonctionnaires nommés "pisse-copie" te fait une fleur (piss'til ?) si tu remplis le formulaire "pisse au tiers" (à entendre "passe à ton voisin dans le besoin ou à un ami avec une pressante envie").

Onze heure, c'est le moment réconfortant du café et biscuit bio servis avec le sourire de l'infirmière !

Douze heure, douceur, visite de ma chirurgienne. "Aile-aine" me tâte, me questionne et me dit que tout va bien, ma grosse hernie est partie, et bientôt, ce sera à mon tour de sortir.


Treize heures. on sort de la clinique, je suis à l'aise dans mes baskets mais pas assez balaise pour faire la fête. Je constate que la marée est basse :
- Ah ben bon tant pis ! je n'irai pas me baigner aujourd'hui !!

Treize heure dix : content d'être à la maison.
Le "séjour ambulatoire" c'est tout bon mais revenu à la maison, faut pas faire de faux-pas :
Ainsi, il est préférable de ne pas danser le Boogie-woogie,, chanter fort, chuter, pousser, tousser, se moucher, éternuer, rire aux éclats, se plier en deux, porter, s'en taper, se casser ...

Vingt heure : je me sens claqué et décalé !
Toute la journée, alors que nous sommes vendredi, je me suis crû un samedi.
A ce tarif là, c'est pas demain la veille que j'atteindrai l'état de "Samadhi" (être présent, méditer en sanskrit).
"Être en Samadhi" (dans la philo du yoga, c'est voir les choses telles qu'elles sont) !
Voilà, à bientôt, à Samadhi prochain !
A "Inde séjour", Namasté !!!

Crédit dessin :
Claude Serre, Claire Bretécher et Boutant !

dimanche 21 octobre 2018

"Hernie cas ... Arnica"


Hernie inguinale :
Mal populaire qui touche sept fois plus les hommes que les femmes.
Elle est fréquente, on comptabilise 150 000 opérés par an dans notre pays.
Me voilà à nouveau dans le lot (d'un côté), derechef, je récidive (de l'autre).
Le 13 décembre 1994, le chirurgien de la clinique d'Aulnay-sous-bois a œuvré pour me libérer d'une hernie à l'aine droite. Il en a profité pour m'installer un treillis protecteur.
A l'époque, c'était novateur mais comme le chirurgien découvrait cette technique, il restait prudent et du coup, le patient "taillait des haies" et restait une petite semaine à l'hopital.
Pour moi, ce temps passé là était dur, et la souffrance post-opératoire reste gravé dans ma mémoire (à cause des gaz et des trois incisions) !
Durée d'hospitalisation :
1994 : les six jours "lessivé" (de lapin) !
2018 : les six heures laissent rêveur !!
Quand on dit que "c'était mieux avant", je trouve qu'il ne faut pas pousser sur le passé !
En fait, au lieu de rabâcher cette formule, on pourrait dire : "c'était vieux avant".



Lundi 8 Octobre :
Rendez-vous avec Hélène, charmante et souriante chirurgienne à la peau d'ébène.
Date de l'opération : le "Ventre dit" 12 Octobre (en fait, "Et l'aine" me laisse le choix entre le 12 ou le 19).
La date du 12 étant plus proche, cela me laissera moins de temps pour cogiter, m'angoisser, tirer des plans terrifiants sur la moquette, avant que jeune comète l'irréparable pensée et que d'un ennui mortel, je chante "Anastasie l'ennui m'anesthésie" ("Tango de l'ennui" de François Béranger) !
Sourire ou souffrir ?
S'ouvrir ou mourir d'ennui ?
Ouvrir un livre ("Geai") de Christian Bobin et sourire à la vie !



Mardi 9 :
Bonjour tristesse !
Prise de sang pour l'opération plus une autre pour déterminer mon groupe sanguin et surtout pour me faire une nouvelle carte.
Et si, dans les labos d'analyses médicales,  on en profitait pour piquer le mauvais sang que l'humain se fait ?

Mercredi 10 :
Fin d'aprem : Séance de yoga avec monacale Monique, flore Evelyne, mama douce Mady, coquine Katie et taquine Jacqueline !
Mes élèves me souhaitent "bonne chance", l'une d'entre-elles me conseille de prendre de l'arnica en homéopathie !
Et puis elles me font plein de promesses d'envois de pensées positives pour Vendredi matin !

Le soir, les étranges lucarnes (François Busnel) nous montrent différents types de sagesse !
"La Grande Librairie" rit et parle de la vie spirituelle !
Je profite à fond des gens biens !!
Alexandre Jolien et ses jolis liens :
"La sagesse espiègle : c'est le bordel mais y'a pas de problème."
Pascal Quignard et son bazar bizarre si pré-cieux :
"La sexualité est à la base et au coeur de la vie spirituelle." 
Christian Bobin et son air de chérubin bambin :
"L'émerveillement, c'est le petit sauvage en nous qui nous sauve."
"La douceur, c'est notre vrai force."
"Bach, c'est mon médecin traitant."
Jeudi 11 :
Matin malin !


Seul devant mes tartines et mon café, je conte "le petit oiseau au grain de blé" (conte tunisien).
On a beau lui en faire voir de toutes les douleurs et le charcuter dans tous les sens, l'oiseau bricolo, a toujours le dernier mot.
J'aime beaucoup ce conte revigorant, il donne de l'espoir et met en joie.
Cet heureux oiseau est un joyeux joyau !
Il m'est "chair", je paye ses dons de médecin en petites coupures et je vous donne mon billet que demain tout se passera bien !!!

L'illustrateur de ce conte se nomme Michel Piquemal.
Namasté !!

jeudi 4 octobre 2018

"Vol au-dessus d'un nid de martinet"


"Casse-coucou, le martinet".
Tout foufou, c'est un oiseau agité, vif, rapide (c'est ainsi qu'on le nomme en anglais : Swift) qui bat tous les records de vitesse (avec des pointes à deux cent km à l'heure) et d'endurance (mille km par jour).
C'est un habitué du fast food (bec ouvert, il gobe les insectes très rapidement).
Face à ces excès, il lui faut de l'exercice, pas de problème : il vole presque tout le temps.
Il ne se pose pas ou peu, toujours en l'air, "Courte-pattes" ne se pose pas de question. S'il reste au raz des pâquerettes, il se sent bête car il a un mal de chien à décoller. souvent il s'envole à partir d'un endroit situé en hauteur en se laissant tomber.
Un martinet ne marche pas, son nom latin le confirme : Apus (sans pattes).




Apus époustouflant !!!
Donc toujours en vol, jamais au sol, c'est sa formule, en l'air, il sait tout faire :
Boire bec ouvert, en effleurant la surface d'un plan d'eau, s'accoupler, manger, se déplacer, s'orienter, faire l'acrobate avec ses potes et même dormir !
Lorsque Martin et Martine Martinet copulent, ça vole haut.
Ils vont jusqu'au septième ciel et là c'est bien plus fort que l'ordinaire orgasme, c'est l'extase et ça les fait planer bien au dessus des nuages !
Sans aucun doute, ils vivent vite, à fond et n'ont pas les pattes sur terre, sont ils heureux ? sont ils fous ? ...
... laissons planer ... le doute !




"Maître du vent et du sommeil" !
Le martinet dort en vol, bien haut (2000 m, voir 5000 m, à la limite de la stratosphère et donc de l'oxygène). Un hémisphère du cerveau dort et l'autre reste en veille (comme le dauphin qui ne dort que d'un oeil). D'autres animaux dorment peu : l'éléphant, la girafe, le cheval (deux heures par jour), mais ils dorment vraiment.
Ils ont la faculté de bloquer les articulations de leurs pattes. Celles-ci peuvent supporter des centaines de kilos sans fléchir et sans fatiguer les muscles.
Autre animal au repos original : la loutre de mer.
Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter et tient la patte d'une autre loutre (comme ça en groupe, elles se protègent des prédateurs et en outre, elles ne dérivent pas les unes des autres) !
Autre technique collective pour les suricates (les "sentinelles du désert"), ils s'entassent les uns sur les autres. La matriarche placée au sol et au centre est protégée. Ceux qui sont à l'extérieur, montent la garde !
La peur des prédateurs rend plus intelligent, il paraît que certains suricates peuvent lire Alphonse Allais sans traducteur.
Ils savent bien que "Par les bois du djinn où s'entassent de l'effroi" se lit :
"Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid" !





"Etymologique" !
Martinet pourrait venir de Martelet (petit marteau), sa silhouette en vol évoque un type de marteau. On retrouve cette idée dans un mot en patois qui le nomme "Martô". Ce toufou serait il marteau ?
Sinon en plus mignon, on trouve : "Rase-rivière", "Voilier du vent" ou "Passe-volant"!

Il a beau côtoyer la stratosphère et vivre toujours en l'air, il se nourrit d'insectes gavés de pesticides. Peu à peu, le Martinet empoisonné, pas net disparaît de la planète.

Bon, le vent se lève, je vais me coucher, c'est l'heure de la sieste.
Pour la posture de lit, je n'ai que l'embarras du choix : couché sur le dos dans un lit à eau ou en yogi parano en posture de flamant rose qui fait la posture de l'arbre (debout sur une jambe, ne dormant que d'un oeil) ... ou au lieu de faire les choses à moitié, choisir la sieste crapuleuse et faire des choses avec ma moitié comme la "bète à deux dos" (la "bète à dodo" me souffle une suricate souriante) !

Crédit dessins :
Merci à "La Hulotte" géniale revue écologique, crée en 1972 par un passionné de nature Pierre Déom.

Voilà, pour mieux comprendre la nature, chantez Déom ("des OM", traduit par Suricate) !
Namasté !!

jeudi 20 septembre 2018

"Folie polie"


Tout va de traviole dans ce monde fou ... de babioles, de fariboles et de dols.
Dans nos sociétés "super si fiel", tout va à vau l'eau. Dans la maison, on perd la raison. Du robinet, coule une eau polluée aux pesticides et dehors tous les égouts sont dans la nature, on se nourrit de particules fines.
Tout cela participe à la croissance ... des perturbateurs endocriniens, ça craint !
On se tire une balle dans le pied et après on s'étonne que ça ne marche pas, bientôt les plus fous d'entre nous, nous ferons marcher au pas.

"Chut ! méchant psy pschiiiit !" contre "Chante psy chic".
Avant, dans les asiles, certains médecins démunis faisaient percer un trou dans le crâne de leur patient fou afin que le mal puisse s'échapper de la boite crânienne.
Cette violence se retrouve dans les mots utilisés pour nommer les fous : "frappés", "cognés", "cinglés", "déséquilibrés", "détraqués", "sonnés", "fêlés", "désaxés", "déglingués" !

Heureusement, "le fou, c'est toujours l'autre !" comme dit, avec un air malin, Boris Cyrulnik.




"Il n'y a plus de crétins depuis qu'on a rajouté de l'iode dans l'eau du robinet."
Cyrulnik
Et aussi depuis que l'on consomme du sel de table !
Avant cette découverte, le mot "crétin" était un terme médical. Le crétin soufrait de crétinisme (ensemble de troubles psychiques et physiques provoqués par une insuffisance thyroïdienne non soignée).

Bon, prenons un peu de hauteur !
Parlons donc des oiseaux.

Vol au dessus d'un nid de yogi qui lit.
Posons nous sur notre tapis volant de yoga et allons voir ce que nous disent les volatiles dans les textes sacrés, par exemple dans la "Taittiriya Upanishad" :
"Taittiriya veut dire colombe, tourterelle. Les oiseaux sont souvent présents dans les textes indiens. Leurs voyages symbolisent l'âme migrante, la réincarnation (l'oie, le cygne Hamsa est le véhicule de Brahma)."
Françoise Blévot



Modes et travaux !
Les yogis aspirent à vivre dans un "corps de joie", ceci afin de pouvoir méditer sans gêne (sans douleur, en douceur) et respirer la vie, le bonheur !
Ils espèrent ainsi pouvoir transformer leur respiration consciente en battements d'ailes destinés à les délivrer de ce qui est pesant.
Pour trouver cette fluidité, cette légèreté, il vaut mieux se débarrasser de nos "justokors" (qui empêchent toute circulation de l'énergie vitale), de nos blindages psychiques (égocentrisme, orgueil, complexes ... ), de nos drapés folkloriques (qui nous mettent non pas en valeur mais plutôt dans de beaux draps), tel le "sari golpa" (uniforme pour faire comme si on était "hindou" alors que l'on est "un dur").
Il vaut mieux se mettre à nu et faire comme l'oiseau en chantant du Fugain :
"Fais comme l'oiseau, ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau, et jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut !"
Et c'est ce que l'on verra la prochaine fois avec un article sur le "Martinet, acrobate aérien".
D'ici là, restons sage avec nos corps de joie, sans corset.
Bon vent !
Namasté !

mardi 4 septembre 2018

"Ecole de musique mimimaliste"

Hopopop ! voici l'article d'un "flutin" joueur de pimpant pipeau papou, qui peut aussi se transformer en "luthin" (c'est dans ses cordes) et chanter "lamarseillaise" en tibétain.

Mais trêve de plaisanterie, quittons donc cet "Hubert-Lulutin" éméché (à force de boire ses paroles de troll), ce "Lama-Delon" (qui parle de lui comme s'il était un autre, un lama fâché qu'il ne vienne pas lui servir à boire) et évoquons plutôt la sagesse de certains guitaristes atypiques :
J.J Cale le guitariste tranquille par excellence, séduit avec ses solis concis et jolis, ils sont minis mais ils font un maximum d'effets ! juste quelques phrases instrumentales qui disent tant de choses en si peu de temps.
Dans la chanson "Magnolia", le cool Cale, lézard solitaire, panda sympa, nous incite à nous installer lentement dans la sieste et le hamac.


Un autre guitariste épatant, c'est Wes Montgomery, virtuose mais sans avoir l'air d'y toucher !
Sur scène, zen, jazzy, il était parfois assis, affalé sur sa chaise sans s'affoler, jouant à l'aise des mélodies suaves et souvent balaises tout en octaves avec un son juteux pulpeux (pulpe du pouce droit) et une virtuosité sans pareil ! Tout cela avec le sourire.
Affalé, félin, fallait le voir jouer ainsi, le dos voûté, la guitare mal posée, à l'oblique. Essayez donc de jouer comme ça sans tracas, vous m'en direz des nouvelles !
Comme quoi, qu'importe la façon pourvu qu'on ait l'adresse et l'ivresse !!


Ces deux musiciens atypiques et tranquilles avaient conservé leur côté animal, l'un, peinard comme un renard, l'autre, en chat nonchalant !

Sagesse sacrée des ouvertures !
Iégor Reznikov, chanteur musicien, en chantant les harmoniques s'est aperçu que les églises avaient été conçues en intégrant des principes d'acoustique particuliers.
Par exemple, pour évacuer les fréquences créatrices de résonances désagréables, on a créé des ouvertures spécifiques !

Dans les cavernes, les peintures rupestres sont situées là où l'on trouve le plus de résonances, celles-ci sonnent dans le grave là où sont peints des mammouths et sonnent dans l'aigu là où l'on a dessiné des oiseaux !
Les cavernes étaient sombres, on se guidait par le son !

Bali qui vibre ou ballot qui bulle ?
Cet été, à la plage, au lieu de cuire au soleil, profitez donc du sable pour vous accorder ... une pause et vérifiez la qualité sonore des gongs que vous fabriquez vous-même en écoutant un gamelan balinais.
Cela se pratique depuis des millénaires à Bali ou en Chine, on utilise du sable que l'on pose sur le gong puis on le frappe et là on observe les motifs graphiques engendrés par les vibrations.

La chanson "Magnolia" se trouve sur le premier album de jj Cale "Naturally".
Bonne écoute et bon vent !
Namasté !


dimanche 22 juillet 2018

"Foot-bal"


"Football : opium de l'électeur. On se shoote comme on peut."
Jacques Mailhot

L'équipe de transe a remporté le mondial du ballon rond !

"Entrez dans la danse !"
Pour ce mondial, le supporteur français a fait la fête au foot mais seulement à partir des huitièmes de finale. Avant, comme son équipe n'assurait pas le show, il n'était pas chaud pour regarder des "matchs nuls" sans chouettes shoots de foot !
"Chaque jour en Amazonie, on déboise l'équivalent de soixante terrains de football.
C'est un peu idiot, il n'y aura jamais assez de joueurs."
Geluck
Sur place en Russie, l'aficionado était en petit nombre et puis la sympathique équipe bien échauffée s'est mise à bien jouer et le supporteur est entré dans la danse.

La dessinatrice de "Charlie-hebdo" Coco va droit au but :



"Y'a pas de grands, y'a pas de petits : la bonne longueur pour les jambes, c'est quand les pieds touchent bien par terre."
Coluche
Et puis les petits jeunes, Pavard (22 ans) et Mbappé (19 ans) ont libéré l'équipe en marquant de beaux buts. A partir de là, l'ouragan Uruguay a eu le souffle coupé, l'Argentine a vu son Messi et son équipe partir à la ramasse. Quand aux costauds "diables rouges" belges, ils nous ont souhaité "Geluck" pour la suite.
Pour la finale, les excellents croates ont très bien joué mais finalement ils ont perdu (4 à 2) ! Coup dur pour ce petit pays de quatre millions d'habitants.
Après match, je pense toujours au triste perdant, pardi, ce n'est pas le paradis, il n'a pas la "tête dans les étoiles", lui !
"Au football seul le ballon n'est pas payé, c'est pourtant lui qui prend le plus de coups."
Vincent Roca
Comme le souligne Riss dans "Charlie-hebdo", le football ressemble à une pièce de Guignol, le gendarme s'approche de Guignol avec un bâton et les enfants crient :
- "Attention Guignol !"
Traduit en langage fan de foot, cela donne :
- "Attention Mbappé ! derrière toi, à ta droite, y'a un croate enragé."

Ballon bâton, chiffon baston ! C'est trop d'la balle !
Un chiffon font font les petites marionnettes qui ne veulent que du pain et des jeux !
Et pendant ce temps là, le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov fait la grève de la faim et se meurt. La politique de la Russie sent le roussi mais Poutine a bonne mine.
Le spectateur râleur basique a une drôle de logique car il applique le principe suivant :
"Je est un autre", non je m'égare ... voyons voir ... je pense que ce qui vient convient:
"Ils ont perdu et nous avons gagné !"
Pendant le match, l'angoisse marque des points et on sent venir cette remarque :
"C'est pas gagné, on est perdu !"
Quelle époque épique opaque !
"Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football, les cerveaux aussi !"
Desproges
Nous vivons dans l'ère des accros aux gnons et à la bête compète. Boxe et boxon, voici venu le temps de l'homme de "macron mignon" : loup relou, fourbe et shooté, relooké et surbooké !!!
"Jouer au football est simple. Mais jouer simple est la chose la plus difficile au monde."
Johan Cruyff
Et si on jouait tout simplement, sans attendre de "merci" (sans "remercier" le vieux Messi de 32 ans, il ne va quand même pas prendre sa retraite à 33 ans, ça serait trop "christ"), sans récompenses financières immenses, sans trophée, sans triompher, sans défi laid, sans injures ou mots guerriers ("on les a cassés, bombardés, écrasés, battus et eux se sont inclinés, sont abattus ... ").
A mon avis, la récompense, c'est de pouvoir jouer dans la joie, un joli match d'esthète du ballon rond, sans animosité et sans pression. C'est ainsi que disparaissent les tensions psychologiques qui bloquent les joueurs, les dépriment, les limitent à la tactique défensive.

Jouer le jeu mais pas l'enjeu, cela protège les tibias, enlève les tracas, élève l'âme de l'Homme.
Jouir du jeu gratuit, s'amuser et prendre plaisir, jouer pour la beauté du jeu, pour de rire comme quand on était môme, sans but.
Vivre pleinement le principe gagnant-gagnant et lire la revue "So foot", écouter l'émission de Philippe Colin sur France-Inter ou regarder les documentaires de Vikash Dhorasoo, voilà de quoi se muscler l'esprit de colibri sans-souci et de profiter de l'ambiance "des keep ... cool" !

Namasté !!!
Je laisse à Geluck (le dessinateur diablotin rouge) le soin de conclure ce message !



jeudi 5 juillet 2018

"En marche-ride !"


"Les meneurs de moutons et de vaches ont tourné la difficulté en nommant celui-ci Grandrieu, c'est-à -dire Grand Ruisseau, comme le Malrieu est un mauvais (ou petit) ruisseau, et Rieutort-de-Randon un village où le ruisseau abuse de méandres ..."
Jean Rodier


Jeudi 21 : En Margeride.
Après les gens, voici les champs :
Assis dans le salon du chalet, je ferme les yeux et, sur mon écran frontal, je vois défiler mes rides et mes images de la Margeride !
Paysages passages, le temps passe et tel le batracien qui coasse, je suis dans les temps pour décrire le cocasse et la grâce de cette nature dont jamais on ne se lasse.
Les gens d'ici devraient être heureux, vivre en paix mais ils sont plutôt agités et belliqueux comme partout ailleurs dans le monde.




La Margeride avec ... ses marguerites, ses molènes, ses gentianes, ses pensées sauvages, ses colchiques, ses digitales, ses narcisses, ses jonquilles, ses lupins, ses violettes, ses anémones, ses consoudes, ses ancolies et ... sa mélancolie bien jolie !  

Ses forêts accueillantes ... à cueillettes (champignons, myrtilles, fraises des bois, mûres, framboises).
Ses forêts denses d'épicéa, ses clairières de petits pins sauvages rabougris pour se protéger du froid, qui n'aiment pas la concurrence des arbres plus grands qu'eux et qui colonisent les espaces vides ... ses "mélèzes" plus à l'aise, ses "hêtres" tourmentés, ses "sureaux" qui "tremble hêtre noyer" (merci Steve Waring pour cette belle association) ...



Ses sentiers renommés ... le GR4, celui où se rencontrent les "Jacquaires" et les "Stevenson".
Ses landes de bruyères, ses rochers de granit gris, ses croupes vallonnées, son téton de pinacés (visible de la route du Viala), ses "prés à genêts" (et à méditer), ses douces mousses, ses moches mouches, ses vaches et leurs bouses qui te refilent le blues (quand tu mets ton pied dedans), ses "pacages" (pâturages), ses parcelles labourées ou herbagées, ses chemins anciens, ses voies romaines, ses drailles (chemins de transhumance) ...

Ses pierres de prière, ses pieus vieux et ses voeux pieux, ses croix, ses fours, ses moulins, ses abreuvoirs, ses fontaines, ses hameaux typiques, ses murets, ses belles maisons sévères et strictes, ses demeures qui épousent la pente et celles qui occupent le replat, ses toitures en lauzes, ses burons, ses bâtisses délabrées, ses clairs ruisseaux, ses terres légèrement ondulées, ses prairies fraîches, ses petites cascades, ses rigoles qui décorent le sol ...

Ses "Boirelac" (lire le message précédent), son décor hivernal (du blues blanc idéal pour un polar bien noir), ses fils de fer barbelés qui relient au passé et qui dessinent le présent.
Ses rochers antiques (là depuis toujours), dont l'un est prêt à s'écrouler de rire si tu t'arrêtes dessous et raconte une anecdote rigolote sur le groupe de "roc n' roll" the Rolling Stones. Cet endroit se situe entre "Le Viala" et "La Malige" !


Aux croyants gourmands d'hosties correspond rochers élégants mais hostiles !
Le climat n'est pas fait pour les souffreteux, les faibles, les frileux et les fibromyalgiques.
En fait, il effraie et fait froid dans le dos. Les vents dominants sont ceux du Nord (froid et humide) et le "marin blanc" celui de l'est (chaud et sec). L'hiver peut durer de six à neuf mois !

Vendredi 22 : retour à Andernos.
Par l'autoroute avec ...
ses routes sans fossé, ses routines sans déroutes, ses péages automatisés, ses aires de repas sans Viviane, ses stations-services, sa vitesse, sa tristesse ...
Alors pour lutter contre la sinistrose, je pense à Tanguy le berger allemand joueur de ma soeur, je l'imagine photographié par Wegman :


Voici le chien artiste "Lionart de Vinci", hyper-actif na-tif du Lion, avec ses bracelets à l'épate, il est attifé comme l'as de pique et ressemble un peu à un caniche !


Ci-dessus, vous avez la chienne chrétienne "Jackie-Line" qui suit le chemin de St Jacques de Compostelle. Mais comme elle regarde trop derrière elle (passant son temps à ressasser le passé et ne gardant en mémoire que le côté "poubelle la vie"), elle fait le chemin à l'envers et s'éloigne ainsi de la sagesse promise !

Allez encore un peu de mamie d'Margeride ... "Pardi, mon pauvre, oh ! peuchère, quelle misère que ce manque d'écolos rigolos par chez nous !!!"

Le 4 Juillet :
A la téloche, une autre mémé, Line Renaud n'hésite pas à nous raconter une bonne blague grivoise :
"Deux spermatozoïdes discutent :
- C'est encore loin l'utérus, dit l'un, fatigué et l'autre lui répond :
- Oui, on n'est pas rendu, là on est au niveau des amygdales !"

Bonne route et bon vent !
Caresses et bises à l'oeil !!
Yamasté !!!

Crédits photos : les chiens tout fous et touffus sont de Wegman, les mouches cools sont de Muhr !