vendredi 18 décembre 2015

Mémoire de yoga n°19



- Coûte que coûte, homme, il faut que tu écoutes.
- Ouïe !

Docteur Tomatis :
- Entendre, c'est sentir; écouter, c'est percevoir.
Entendre, c'est subir gentiment le "ronron" du discours de l'autre.
Écouter, c'est désirer absorber son discours.
Tendre l'oreille, c'est tendre le corps comme c'est inviter tout le système nerveux à entrer dans cette dynamique particulièrement active, agissante, mobilisant notre corps et notre pensée. On offre alors son oreille, son corps et son système nerveux au message musical ou verbal que l'on désire intégrer. Celui qui émet un son se voit conduit à devenir du même coup le propre auditeur de ce qu'il énonce. Mais cet homme émetteur-récepteur est-il apte à écouter son dire ?
Tient-il à se percevoir tel qu'il est ?... Qui accepte de se découvrir face à lui-même, face à sa propre voix, face à son réel personnage ?
Et pourtant, bien des problèmes seraient simplifiés sur le plan du quotidien, si le langage pouvait permettre à l'être humain de se référer à lui-même. Celui qui pourrait faire un transfert sur lui serait sans doute libéré de bien des dépendances : celles du passé (ses amarres parentales), celle de l'accrochage à un tiers, au lieu de se trouver solidement enfermé dans une relation de sujétion vis à vis d'un thérapeute.
En effet, le grand thérapeute n'est-il pas secrètement caché en chaque homme pour peu qu'il ose le rencontrer, l'écouter en somme ?


- "L'idéal du sage est une oreille à l'écoute" disait déjà Sirac.
- Exact ... C'est n'être plus en mauvaise posture, c'est à dire en état de "mal habitus" ou de "maladie".
Être en santé parfaite, cela voudrait dire à l'écoute totale.
Or, les individus en écoute totale sont très rares. "Écoutant total", cela signifie avoir la conscience éveillée 24 heures sur 24, à  l'écoute de tout. Petit bilan : combien de temps passé en éveil la veille ? Par exemple, on a l'impression d'avoir vécu 1/2 heure et non pas 24 heures, beaucoup de choses se sont passées à côté de nous. Or, l'écoutant total adhère à chaque seconde et chaque seconde devient une éternité, on allonge le temps autant qu'on veut.
- Alors on a une vie plus intense ?
- On a une vie plus intense et c'est le but recherché.
L'absence d'écoute est la source de tous les malentendus psychologiques, sources inépuisables de discordes qui épuisent l'énergie humaine. Le psychisme agit sur l'audition aussi bien que l'oreille intervient sur le psychisme. Par le biais de l'oreille, nous avons un effet sur la voix dont on sait qu'elle est souvent le reflet de l'âme.








"Ne vous lassez pas d'écouter, parce qu'on apprend à parler en écoutant les autres." 
Proverbe oriental


En fait, dans ma vie, j'ai souvent musclé mes oreilles, peut-être parce que j'ai aussi souvent muselé ma parole. Lorsque j'étais môme, j'étais timide, comme on ne m'entendais guère, je passais mon temps à écouter les autres, surtout les comiques ou les fantaisistes.
Dans les discutions, je glissais des plaisanteries avec parcimonie puis plus tard, dans ma vie professionnelle, avec "par ici la monnaie" !
"Celui qui sait écouter deviendra celui qu'on écoute."
Ptahhoptehp
Qui aurait pu  penser que pour me soigner de ma timidité, je tisserais des liens avec des fils d'histoires, deviendrais conteur, chanteur, musicien et écrivain blogueur blagueur, comme si de rien n'était et comme qui rigole ?
"La connaissance parle, mais la sagesse écoute."
Jimi Hendrix
Ouvrir les écoutilles !
Dans ma vie, j'ai fait de bonnes moissons de sons qui m'ont fait gagner du blé. J'ai récolté de l'oseille grâce à mes oreilles et "âme et voix" bizarres.
Mon parcours pro est atypique, par rapport au jeune homme de vingt ans, sauvage et craintif que j'ai été, j'ai négocié bien des virages (de ceux qui rendent sage).
Ce chemin de vie me ressemble, c'est celui parcouru par un épicurien qui préfère les si essentielles courbes sensuelles aux lignes droites si prévisibles. Pour devenir conteur musicien, contournant mes peurs, je me suis transformé en "vire-tu ose" de la parole, en concertiste "insoliste" qui chante clair et rond, en yogitariste avec plusieurs cordes à son "arc" !
"Qui parle sème, qui écoute récolte."
Pythagore
Écoutez voir, lorsque j'étais gosse, je me souviens avoir vu dans la télé des années 60 un gugusse qui  nous mettait la puce à l'oreille en disant :
"- Écoute, écoute, écoute ... "
Il prenais une voix aiguë quand il disait ça, il s'appelait Roger Nicolas.
Écoutons nos tons "ah ! mais lit" mais aussi le solaire "Philo" Sollers :
" ... les mots gueulent tout seul, il suffit de les écouter en soi."
Amélie Nothomb
"Il faut écouter ... Parler, écouter, écrire, tout ça c'est exactement la même chose. Les tableaux s'écoutent aussi. Ils sont faits pour être vus mais plus encore pour être écoutés."
Philippe Sollers
Allez d'accord, je laisse le mot de la fin à Pierre Dac :
"Écouter les autres, c'est encore la meilleure façon d'entendre ce qu'il disent."
Bye-bye !



vendredi 11 décembre 2015

"Kalimba contre Kalashnikov"







Kalimbaba cool !
Ce "piano à pouce", instrument enchanteur, enfanteur de sons cocons et coquins, semeur de notes pouponnes (sa sonorité évoquant la "boite à musique" nous ramène à notre petite enfance) qui sonnent et résonnent dans toutes les zones de notre corps. Il suffit de le poser sur les genoux pour sentir que les vibrations se baladent en nous par conduction osseuse.
C'est un noceur anti-noirceur, un anti-douleur qui met de la couleur dans nos vies. Il happe tout ce qui nous pèse. Il nous met à l'aise !

En Afrique, c'est le portable porteur du griot, il allège sa charge et son cœur (pas besoin de batterie, il apaise, c'est un véritable "peace-maker") !
Le griot va de village en village raconter des histoires sans âge. Pendant le trajet, ses pieds font bien des pas et en même temps, ses mains jouent de la Sanza ou du M'bira, de la Karimba, de la Kalimba (selon le pays concerné : Cameroun, Sénégal, Kenya ou Afrique du Sud).
Et c'est comme ça, que sous "l'arbre à palabres", ce facteur phraseur vient donner des nouvelles de villages voisins ou plus lointains.
Et c'est sous le Baobab, que ce musicien conteur réveille les imaginations avec des contes qui ont traversés les siècles et ont permis aux hommes de dépasser leurs peurs !
"Là où la pensée a peur, la musique pense."
Pascal Quignard
Dans mes années "Éveil musical", être griot, c'était un peu ça mon boulot (sauf pour la fonction de facteur). Lorsque les marmots me voyaient entrer dans l'école, je les entendais dire :
- Y'a Yann qui vient avec sa "game-boy" à la main !
Je me souviens que parfois je réussissais à éveiller l'intérêt des "marre-mots" pour le langage et les jeux de mots. Par contre, souvent je réveillais les "marmot-tes" par le jeu avec les instruments. Avec les "mot-mes", on passait de bons "môments" à inventer de véritables paysages sonores.
Les jours de chahut au bahut, de bazar bavard, de tohu-bohu, de charivari, les Kalimbas étaient toujours bien efficaces pour réguler les ambiances agitées.
Quand t'es dans le désert et que tu te demande à quoi tu sers, sort ta Kalimba de poche et cherche des notes qui sèment (même dans le "désert de Capdevielle") des graines dopées de paix !!!
Bon à savoir : si l'on joue trop fort, sans sourdine, y'a du monde qui se radine. La preuve, cette photo de Yann Arthus-Bertrand :




L'avis des "Bantous" ("Les humains" en kongo).
Pour les "Bantous" chaque lame de la Kalimba représente une phase de la création du monde.
Saïdou Abatcha, conteur d’origine camerounaise, nous parle des pouvoirs du "Piano à pouce" :
« Il est dit dans la mythologie bantoue que Dieu créa les minéraux, les végétaux, et les animaux, en jouant de la sanza et que tous les êtres vivants cohabitaient dans une harmonie parfaite. Puis, un beau jour lorsqu’il joua, son instrument s’étant malheureusement désaccordé, jaillit alors une fausse note qui donna naissance à l’homme. L’homme se multiplia et perpétua alors la disharmonie qui était à son origine. Peut-être, semble t-il, avons nous à remettre de l’harmonie dans ce monde tourmenté et la kalimba peut nous y aider !… »

Sanza-Kalimba même combat : rendre l'homme meilleur, plus juste, mieux accordé, bref, plus "Bantou" !
"Quand l'homme pense, Dieu rit !"
"L'homme est un animal grotesque."
L'homme, fausse note mal notée par le prof Lacan.


Kalimbaba yoga des doigts mais pas que ...
Avec son accordage (dit "pentatonique") qui donne la pêche , même si la pente est tonique, elle parait douce. Sur les chemins africains cahotiques et "cacao" qui cabossent les voitures, cocasse le griot rit haut et fort. Pour lui, ça marche, ça roule, ça va de soi !
Kalimbaba est là, qui lui donne sérénité et joie !

Vous cherchez un idée pour un beau cadeau de noël, estampillé "yoga (des pouces*) et musicothérapie", le voici le voilà :






* ou "Yoga des pousses" : à pratiquer avec les enfants.
Prendre la posture de l'Arbre (en équilibre sur une jambe), laissez au pied le temps de s'enraciner (de la plante, sentir pousser des radicelles, non pas des radis au sel et pas plus au Sahel, puis des racines qui vont en profondeur chercher l'énergie de la terre), sortir de  sa poche, la petite kalimba si puissante qui chante et enchante. Faites de l'amusique et restez en équi-libre comme l'air que vous jouez (de préférence plutôt relaxant et au tempo lent).


Chi (énergie vitale, se prononce KI) contre K.O (énergétique : la COP, énervé-tics ; le "F. Haine") ?
Ce dimanche 13 (heureusement, ce n'est pas un vendredi) Décembre 2015 :
Le régional vote anti-toqué du "K.O".
Et au quotidien :
Le K-die "youkaïdi bio" (lire article précédent) et le son K-limba Ké si beau !!!


"Art-dit", joyeux lurons, ne lâchez pas "l'affaire" (la Kalimba que vous avez en mains).
"Adichats" !
- Kès Kil a dit ?
- Il a dit ; "Chats", ça doit être du Bantou !
- Si ça se trouve, ça veut dire "Au revoir" !


vendredi 4 décembre 2015

"L'ère de rien : écho COP21"



"C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas."
Victor Hugo

"Olorime" :
A l'ONU, oh ! boite à paroles : rendez-vous étonnamment monotone !
Allons nu au bois "Taparole" ; Rendez-vous "et ton âme en mon automne" !


"Oh ! la frime" :
COP21 : Dans dix jours on ramasse les copies.
Les pays du monde sont réunis à Paris pour ralentir l'évolution du réchauffement climatique.
Chacun intervient pour dire son chagrin, pour maudire cette pollution qui fait que cette planète ne ressemble plus à rien.
A cause de tout ce CO2, on va avoir l'air de quoi ? Le CO2  c'est honteux et ça rend tout cracra, disent-ils.



Quel sera le bilan carbone de la COP21 ?
Et pourquoi ne parlez vous pas de ce qui est en cause, c'est à dire du système pas salement "cracra tête de liste" mais aussi et surtout "cacapitaliste" ?
N'oublions pas que "chier" est l'anagramme de "riche" et que, comme on ne joue pas dans un système gagnant-gagnant et bien on se fait tous ...... les uns, les autres !
C'est vers un genre de "vélorution" ou de "rêve-évolution" qu'il nous faut aller, si l'on veut vivre en paix dans un "si je t'aime" ma planète !
La vélorution "ça roule" empêchera peut-être que ça tourne en rond, avant que ça ne tourne mal et que notre relation avec la terre ne tourne court !
Mais heureusement, tous ces chefs d'états révoltés et déterminés vont intervenir.



"Robot-COP" :
La COP21, protégée par l'armée, tire ... la sonnette d'alarme, alors nous voilà rassurés : la planète est sauvée !
A propos d'armée, un chiffre, celui de la sécurité de ces 150 chefs d'états accompagnés de leur suite :
120 000 agents de protection ("Casques bleus", militaires, policiers, gendarmes, vigiles privés ... ). Quelle avalanche de moyens, quelle tornade de brigades, quelle tempête anti-fête, quelle tourmente déprimante, quel ouragan de bons sentiments !!!
"Cop" aux U.S.A ne veut-il pas dire "flic" ?
La COP , c'est du vent, elle ne manque pas d'air. Elle s'agite pour faire impression.




"Virelangue" :
Scoop COP too hot !
COP au top écope d'un flop pop puis flapie flippe !

"Si on met autant de moyens pour protéger la planète que pour protéger les dirigeants, c'est bon, on est sauvés !"
Christophe Alévèque

"Maoiste ou masochiste ? Choisis ton camps camarade !"
L'espoir viendra de la base, de l'individu solide et solidaire. Il existe déjà de nombreuses initiatives alternatives. Moa, je fais du détournement de Mao, comme pacifiste je change le fusil en caddie et je reformule la fameuse citation à col chinois :
"Le pouvoir est au bout du caddie."

S'il est vide, je suis livide et je crève de faim.
S'il est plein à craquer, je craque, croque et je me plains.
Je peux agir de différentes façons. Côté caddie, je peux oser doser, manger moins et mieux. Je peux aussi acheter ailleurs, aller à la "Biocoop 21" ou au marché bio, faire parti d'une aimable "Amap" (direct de producteur à consommacteur) ... (excès taira) !
"Quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent plus pour que ça ne se vende pas."
Coluche




Le pouvoir est en chacun de nous, nous sommes tous de petits colibris.
- Oui, mais face aux gros calibres, nous sommes trop petits, on ne peut rien faire !
Non, au contraire. Prends l'exemple du moustique, il est vraiment tout petit et malgré cela, il a un grand pouvoir de nuisance.
Si chacun fait sa part (juste faire son "métier d'être humain" comme  aurait pu dire Camus), on ira vers le partage, véritable bouée de sauvetage pour le genre humain !
Comme dit le proverbe :
"Porte ouverte garde la maison."
Je dirai même plus :
"Porte toute verte garde la raison."

- T'as toujours autant soif d'idéal, ne crois tu pas ami idéaliste que notre futur ne soit compromis ?
- Bien entendu, mais raison de plus pour ne pas se laisser abattre.
Soyons lucidéalistes éclairés et ...
"Vivons heureux en attendant la mort." (Desproges)
Il y a ceux qui montrent l'obscurité et ceux qui allument une bougie !
Allez, à bientôt et n'oublions pas que :
"Nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres. Nous l'empruntons à nos enfants."
Proverbe indien

Crédits illustrations (par ordre d'intervention) :
Bertrams, Coco, Riss, Rodho et pour la photo Yann-Arthus Bertrand !







vendredi 27 novembre 2015

"Espère et respire"


"Ne rien faire, c'est être présent à tout."
Christophe André

L'autre jour, assis sur mon zafu (coussin zen), en mon "phare intérieur", je m'ai dit ...
- Corrigeons, cornichon, on ne dit pas "je m'ai dit" mais plutôt : "je médite".
- Bon, je reprend ma phrase :
... En mon "fort intérieur", je mot-dit ...
- Mais bon sang ! cela ne s'écrit pas ainsi, mais plutôt ; "je maudit". Tiens, ami "dourak-cuire", j'anticipe la suite : je maudit-sillonne ..." en chantant "Allons enfants de la patrie ..."
- Tu as tort correcteur, je préfère le plus simple et plus juste "je m'écoute" et le moins sanglant "Allons enfants de la batterie .... !"
Mais au fait, que signifie "dourak"?
- C'est du russe, cela se traduit par abruti, hihihi !!!
L'état nous encourage à chanter la Marseillaise, cela ne m'enchante guère. Je préfère écouter la version de Django et Grappelli. Et si l'on me laisse le choix, je chanterai plutôt "l'Ode à la joie" de Ludwig Van Beethoven ou "Imagine" de John Lennon !
J'ai soif d'idéal mais je reste réfractaire à "qu'un sang impur abreuve nos sillons".
L'époque est déjà assez cinglante, sanglante pour ne pas en rajouter. Les cinglés sanglés qui s'explosent ne sont pas sensibles à nos symboles (le gouvernement propose de placer en façade de maison des drapeaux bleu, blanc, rouge).
A mon humble niveau, je ne peux que continuer à suivre mon petit chemin de traverse, à me balader sur mon sentier de paix intérieure en chantant du chant harmonique mongol (un bonus de tonus), des chants grégoriens (qui m'apaisent, m'allègent de tout ce qui me pèse, vive le "Sanctus anti-Brutus) et des mantras joyeux (qui me rendent plus plaisant et plus présent).






Le 13 Novembre dernier, nous n'étions pas très à l'aise face aux barbares balaises. Aujourd'hui, dans les bars, on entend de faux durs dire :
- Faut leur mettre une branlée à toutes ces crapules et en plus, faut les humilier !
Ah ! t'inquiètes pas qu'en ce moment, tu les entend pas, ils se tiennent à carreau. Font moins les malins depuis que l'armée est dans les rues.
- T'as raison, Bébert, qu'on les extermine, qu'on en termine avec toute cette vermine. Allez Delphine redonne moi un verre de fine, dit Conan le bar-bar.
- J'suis d'accord avec vous, on n'est pas des mous du g'nou nous, qu'on les pende haut et court tous ces métèques, mais avant qu'on les pende par les pieds pendant un bon moment, rage-joute la serveuse nerveuse.

Bon, ça c'est de la mauvaise brève de comptoir, des zozos crâneurs jouent les z'héros sauveurs. Ce sont des paroles même pas drôles de zigomars assoiffés... de vendange et de vengeance.
Revenons à la réalité, les terroristes ne demandent que ça : que les esprits beaujolpif, donneurs de baffes et de bourre-pif, s'arment et sèment la zizanie un verre anisé dans le nez.
Je connais la question, je vis à mon corps défendant avec une terroriste qui a bu et qui abuse (Miss Parkinson). Afin qu'elle ne me déstabilise pas trop, je lui donne ce qu'elle n'aime pas :
- Le yoga, bonjour les dégâts, dit celle qui ne porte pas la douceur dans son cœur.
Mais pas n'importe lequel, il lui faut, pour la gêner, du yoga pacifiste.
Parce qu'elle est un peu sorcière (c'est son côté "Baba yoga"), elle apprécie les "baba-speed" et les yogis fakirs (tu leur parles de plaisir, ils te répondent : "des clous, tu peux toujours courir").
Miss Parkinson : ses désirs font désordre !
Le yoga est un art de vie. Il se pratique avec humour, amour, douceur, lenteur, aisance, cohérence, "bons sens", non-violence, présence, innocence ("innocent" signifie : celui qui ne nuit pas) ...
Comme aurait pu dire Lafontaine (de jouvence) :
"Simplicité et ancrage valent mieux que force ni que rage."


"Opération réussie, patient décédé."
Gare : simplicité n'est pas raisonnement simpliste (genre celui de Bébert Brutal ou celui du Front National).
A part ça, la vie est belle et c'est tant mieux.
" Le simple vit comme il respire ... Simple comme l'air, libre comme l'air. Il ne se prend ni au sérieux ni au tragique. Il suit son bonhomme de chemin, le coeur léger, l'âme en paix, sans but, sans nostalgie, sans impatience. Le monde est son royaume, qui lui suffit. Le présent est son éternité, qui le comble ..."
André Comte-Sponville
Allez léger et respirez bien.
Bon vent !

vendredi 20 novembre 2015

"Même pas peur"





"Avoir peur, c'est aimer. Faire peur, c'est haïr."
Félix Leclerc

"Méchant se tait" !
Vendredi 13 Novembre : dire que c'était la journée mondiale de la gentillesse. Vous imaginez ce qui aurait pu se passer si, à la place, on avait vécu une journée de la haine.
Vendredi 13 : tout est possible, même le pire. Mais avant de dérouiller, laissons se dérouler la journée gentille :
"En corps heureux" au petit déjeuner, de belles perspectives de fête en tête, ce soir, on va s'éclater avec les"Eagles of death metal" au "Bataclan".
A l'heure du "dîner" (comme dirait "Félix" Leclerc, puisqu'au Québec, les trois repas se nomment : déjeuner, dîner et souper) "tutto va bene" !
Mais plus tard, ça se gâte, vers l'heure du soir, il n'y a plus d'espoir, noir c'est noir, les aigris crient et les méchants chantent :
- Marre des gentillesses, des caresses, on en a soupé des bons sentiments et du gnangnan.
Les amers de l'amour, semeurs de peurs et de pleurs, les affamés sanguinaires n'ont pas eu leur goûter alors ils vont se venger :
- J'en ai plus rien à foot de la vie et de toute façon, le prophète a dit que les pelouses de stade, c'était "tas de boue" !
- Comme la musique, c'est juste bon pour ces impies hippies, ces hystériques hard- rock, ça va leur faire un choc, quand on va faire plus de boucan qu'eux au Bataclan !
- Et pis, ces chiens d'infidèles buvant un coup à la terrasse de café, on va les faire avaler de travers. Vont pouvoir boire à not'santé, tous les coups ... de feu, toutes les bastos qu'on va leur envoyer gratos.
- Ca va foutre la pétoche à tous ces mécréants de la bastoche.
- Et même dans le monde entier si moche !
Ces tueurs suicidaires, ces "allah akbarbares" en kalash, drogués au clash, vont installer le sacre du massacre et le nouvel-âge du carnage : 129 morts.
Quel vacarme, quelle rage !!!




"Tout est bruit pour qui a peur."
Sophocle

Pour lutter contre cette idéologie de zombie, qui vise juste pour flinguer nos principes démocratiques, mieux vaut ne pas tomber dans la peur. Car c'est justement là ou les terroristes veulent nous amener. Attention haute-tension, terrain miné, car l'air de rien, si l'on tombe dans le piège de la parano, on termine l'insupportable travail d'épouvantail entamé par ces racailles épouvantables !

"La haine est la conséquence de la peur."
Connoly
"La souffrance a ses limites, pas la peur."
Arthur Koesler

Dans les  médias, on ne parle à tout bout de champs (de bataille) que de guerre. De grâce, n'en jetez plus. Si Paris a effectivement vécu des situations de guerre, nous ne sommes pas en guerre. Il faut savoir raison garder.

"La peur, une arme primitive mais efficace."
Pauline Michel
"Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir ... Je fais un rêve ..."
Martin Luther King





La démagogie extrémiste ("F.haine") met de l'huile sur le feu et envoie la démocratie au pilori.
Calmons le "je" et clamons le principe :
"L'individualisme rend indépendant et le collectif rend fort."
Comment réagir face à ces "kamikazes de vide" qui s'entêtent à vouloir nous faire perdre la tête ?
Mais avec son cerveau bien sûr, c'est la meilleure arme anti-terroriste qui existe !
Malgré tout, restons S.P.I (Souriant, Positif et Intelligent) !
Mais revenons à nos K psy.
Faut-il jouer avec ces produits toxiques ?
Faut-il jouer avec le feu ?
Et ce feu de fou, qui l'a un jour allumé ?
Des décisions historiques "empiriales" n'ont elles pas été le fumier sur lequel s'est développé ce poison hystérique et fatal ?

"La peur fait de nous des tièdes ... Elle nous avilit."
Philip Roth
"Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur."Beaumarchais
"La peur est ce qui rend méchant. La méchanceté est ce qui fait peur."
E Drowermann

Dire que c'était le jour de l'amour, que n'aurait-on pas vécu si on avait prévu le jour de la mort !!!
M'aime pas ? ... même pas peur !!!

Crédits dessin :  Coco, Berth et Joan Sfar.





Namasté !



vendredi 13 novembre 2015

"L'amusique au logis"


"Silence,
le bruit d'un oiseau
sautillant sur les feuilles sèches."
Haïku de Ryushi

Cela fait un certain temps que je traîne cette idée dans ma caboche : et si je réunissais quelques amis en vue de faire de la musique , juste pour le plaisir de se faire du bien.
A la recherche de notre petite musique intérieure, vivre l'expérience d'un matin malin, créatif et récréatif à découvrir nos talents respectifs.
Ensemble, voyager pour prendre le vrai, à peu de frais, avec pour seul bagage un peu d'intuition, d'imagination et de lâcher-prise sans laisser-tomber.
Passer un bon moment d'improvisation sonore et musicale et pour un temps oublier ce monde immonde de dingue qui se déglingue de partout.
Alors, tel des savanturiers à l'esprit ouvert, tissons des liens pacifiques et suivons le fil de nos histoires. Faisons confiance à nos "anima", à nos valeurs féminines, véritables tisseuses de bonnes aventures !
Loin du train-train du "cot-cotidien", avec entrain, à notre allure, en une heure partir et revenir. Destination "soi-même" (pas de promo, que de l'égo et du bon, du constructif qui s'assemble, du je de légo) !




Où ça le paradis ?
Par ici, à Andernos, presque au croisement de la-venue de conte et de la rue des pinsons, proche de l'impasse du colibri, petit oiseau qui face à la déroute écologique, "fait sa part" (lire message "Pierre Rabhi").
Entrer dans le mini-bois en faisant entendre sa voix et en bout de chemin, être accueilli par "hérisson frondeur" !
Porte d'entrée sans vous frapper, essuyez vos idées noires de monde sur le "paille à son". Dessous celui-ci, déposez vos soucis et n'oubliez pas votre petite dose d'ennui (ce qui vous gêne, ce qui vous nuit).
Vous pénétrez sans peine dans la maison bio, la demeure vivante, vibrante où rêvent certains arbres : le douglas, le cèdre du liban et le pin des landes.
Prendre l'escalier "rend-barde" et rejoindre le "Yogatelier musical", vous serez reçu par l'hubert-lulu du coin, Yann Meynierstrel, l'homme oiseau-chat avec son côté pas pacha, son yoga chalutaire chatoyant, sa muse écho thérapie qui associe sons félins pour l'autre.
Ce drôle d'oiseau rare, gai comme un pinson, à l'esprit ébouriffé comme un geai qui va à la chat-teigne sera là, comme un oiseau sur la branche, à l'aise pour vous montrer sa case à sottises sonores. Ce solitaire solidaire, ce cloch'art céleste veillera à ce que rien ne cloche et à ce que tout sonne juste !!!

Vous vous accorderez :
- un moment de répit.
- une pause salutaire.
- comme un instrument.
- pour dire tous ensemble que la vie est belle et que c'est tant mieux !!!




Et aussi pour trouver que le haïku de Bashô vaut bien celui de Ryushi ou pour dire que celui signé Y.M est un "content-pour rien" loin du conte et sans-zen.
Mais moi dans mon cœur de rockmantique, de sage sauvage, je ne suis pas vexé parce que je sais qu'il y aura toujours quelques voix qui crieront au "zenie", qui auront un véritable "haïku de cœur" pour ce haïku farceur écrit à la va-vite afin de terminer cette chronique dans les délais !

"Vieille mare,
une grenouille plonge,
bruit de l'eau."
Bashô

"Qui s'y lance ...
plonge dans l'onde ?
tintinnabule la cloche."
Y.M

Allez, bande de poètes, à bientôt, caresses et bises à l'œil !

Pour ceux qui viendront à ma boum (boum badaboum), ma surprises-party (où l'on s'épate entre potes), rendez-vous le 14 Novembre à onze heures.
Bon "amiversaire" à tous ceux qui sont de sympathiques natifs du 14 Novembre !





"Un papillon passant ...
la grosse cloche du temple
bouge légèrement !"
Y.M

Voilà, un dernier haïku pour la route. Les haïkus illustrés le sont par la grâce d'Erwan Le Gal.

vendredi 6 novembre 2015

"Journal des fins"


Défunt journal :
Au bout de vingt ans de "journal intime pour tous" (1986-2005), je décidais de ne plus continuer de tenir mon journal peu banal, tout simplement parce qu'il commençait à devenir bancal. Les dessins "Charlie" prenaient le dessus, mes écrits réduits se contentaient de les commenter.  Par cette affaire, je n'étais plus guère excité.
Et si, juste pour ce message, je reprenais l'idée de l'écriture au jour le jour ?

Samedi : Jour "allo-ouine".
En musique traitons le triton de tous les noms :
Impie, diabolus, pervers, détraqué, déviant, mécréant, racaille ...
Mais tout d'abord, le triton, qu'est-ce que c'est ?
Le triton est un intervalle surprenant, dissonant qui peut se révéler agaçant, voir stressant !
Jouez donc en même temps les notes FA et SI, vous "m'endirez" des nouvelles (notes).
C'est un intervalle de quinte diminuée ou de quarte augmentée !
On le trouve dans certains chants grégoriens  (huitième siècle). Mais aussi dans l'intro de la "Danse macabre" de Saint-Saens. Stravinsky et son Oiseau de feu ont bien joué avec l'intervalle du diable !
A la fin du Moyen-âge, l'église l'interdit.
Il crée débat et des oh ! d'horreur ou d'admiration, les avis sont tranchés :
Il y a les gens attirés (les guitaristes de "rock métal") pour qui cela ne manque pas d'attrait et les "atterrés" pour qui cela manque d'intérêt et les enterrés qui ... ne se prononcent pas !
En musique, je n'apprécie pas vraiment tout ce qui est prévisible, j'aime être surpris. J'ai le goût de l'incongru, du bizarre. Mais gare au bazar trop bavard du bizarre systématique. Comme dans tout, c'est la dose qui compte, trop c'est trop, il n'y a plus de surprise. Et puis, comme vous le savez, tout se transforme. Le triton, il faut savoir l'accompagner, le placer au bon moment et alors là, l'étonnant devient épatant !
Cette vidéo illustre bien mon propos "ma non troppo" :






Dimanche : Tous sains ?
Si certains sont à terre et dépités, d'autres sont sous terre et sont d'épitaphe !
Pour ma part, j'aimerai que sur mon urne funéraire, on grave ces deux épitaphes légères de mon invention :
"Conteur : remis à zéro."

"Son conte est bon, le conteur occis !"

Lundi : l'autre pas !
Le jour de s'âme hors, un centenaire cent ans la mort sûre, dit :
"J'ai peur, mais quand faut y aller, faut y aller !"
Puis l'ancêtre à l'épitaphe s'étouffe, tombe-tombe comme une feuille d'automne.

Mardi : Credo de mort à crédit.
Au kiné, mortel ennui, sur le vélo, j'appuie sur la pédale et trouve cette pensée :
"Mort : échéance de fin de moi !"
Je me suis dépensé sans compter, je suis mort de fatigue !

Mercredi : radio radieuse ?
Télé pris au jeu de la technologie, avec ma nouvelle télé, je vais pouvoir mettre les petits plats dans l'écran ! Avec l'hdmi, je vais pouvoir lire mon blog à l'aise et d'autant plus apprécier les dessins et vidéos des messages.





- Télé l'ampleur de la fracture de hanche, et maintenant ... ? semble dire ce lapsus d'impatience fait en cours de yoga :
"Réparez euh repérez la hanche gauche."
Demain le radiologue dira à ma mère (86 ans et col du fémur brisé) si elle a une bonne ligne de hanche, ligne de chance ou pas !
J'ai tapé "Réparez" (il vous faut rester parmi nous et continuer à réparer, à muscler cette jambe), mais oralement, on peut aussi entendre :
"Réparée ... cette hanche réparée va vous permettre à nouveau de gambader dans les prés. Préparez vous à sortir bientôt."
En début de séance, pendant la visualisation du "Vent qui chasse les nuages gris" (une respiration profonde pour chaque nuage gris souci), je pense à ce proverbe anglais si vrai, si rafraîchissant :
"Each cloud has a silver lining."
(Chaque nuage a une doublure d'argent).


                                                     Dessin de Claude Serre

Jeu dit : les jeux sont faits.
Alors vivons heureux en attendant la mort. Soyons rutilants et utiles pour les choses légères et futiles, légers pour les causes graves.
Vivre en "absurdie" parfois cela peut faire du bien. Cela déconnecte le cerveau rationnel et permet au cerveau poète de s'exprimer. C'est la fonction du koan japonais, de l'humour nonsense britannique, du n'importe koan belge ou "meynieresque" :
"Il vaut mieux mourir de rire que de son vivant."
Ou bien on philosophie sur le grotesque, tel Goethe :
"Une vie inutile est une mort anticipée."
Un koan zen :
"La lumière existe dans l'obscurité. ne vois pas avec une vision obscure."

Vendredi : c'est la fin ...
Tu sais tes proches dans la joie et toi tu pleures.
Fais sourire ta vie afin qu'au bout du conte, tu puisses te dire :
"C'était une belle histoire !"
Tu meurs dans la joie, tes proches te pleurent !
"Une vie bien vécue nous mène à une mort paisible."

Armes bannies, vivre en harmonie, vivre en paix, tel un Gandhi :
"Vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre."

... du message, vivre "Gandhi" grandi !

Bonne nouvelle : après cinq mois d'hospitalisation, ma mère sort pour prendre l'air et vivre une nouvelle vie en Lozère ! Youpi, le calvaire se finit, Elle ne pourra pas danser la polka mais la danse macabre avec le déambulateur prend FIN !!!




A bientôt !