vendredi 17 mai 2013

L'esprit Yogi.

       "Le jeune yogi contre le vieux maitre." 
       www.meditationfrance.com 

L'esprit du Yoga.

"C'est le tapis qui fait le yogi", dit-on dans de doctes dictons d'autodidactes (que de dentales !, excellent exercice de Yoga de la langue). La séance yogique, grâce à la synergie bien conduite, nous transporte... Chacun peut s'envoler de ses propres ailes tout en conservant les pieds au sol-si-ré ou plutôt sur le tapis volant de yoga. Attention ! : ne pas utiliser de tapis voulant (trop volant-taire reste sur terre). A la volonté autoritaire (le mental dicte sa loi au corps sans écouter ce dernier), préférer le mot :
- Volontiers ! Ce "Volontiers" amène le "laisser-faire et faire confiance", le "lâcher-prise et la présence". Attention haute-tension, ça ne marche pas, non plus, si on utilise un tapis violent. Celui-là ne vous porte pas, au contraire il vous insupporte. Il fait en sorte qu'on s'emporte et à cause de son travail de sape, on en a vite soupé. Ce tapis là, glacial, vous fait de l'effroi dans le dos. Ce sapeur de moral, vous le met à zéro.

"Un jour, un voisin de Nasr Eddin lui demande :
- Dis-moi, Nasr eddin, est-ce que les tapis volants ça existe vraiment ?
- Bien sûr ignorant ! Moi-même, je me sers de mon tapis et le fais voler, dit-il !
- Mais il faut être un grand saint ou un grand magicien pour faire ça, lui rétorque ironiquement son voisin !
- Pas du tout, répond Nasr Eddin ! Tout le monde peut le faire facilement sans user d'artifices ou de dévotions !
- Alors, explique-moi comment, si c'est si facile !
- Et bien, tu te mets sur le tapis, tu penses à ta destination et tu dis : "Tapis vole !"
- Et c'est tout, s'étonne son voisin ?
- Non ! Il faut surtout ne pas penser au petit singe qui se gratte la tête ! Sinon, tu ne peux pas te concentrer !"
                                                                          
                                                                    Thierry Morfin                                                                                                                                  

Avec le tapis, on voyage. Le yoga est un voyage sans but. Le voyage n'est pas une fin en soi. D'ailleurs, le mot "YOGA" se retrouve dans le mot "vOYAGe".
"Le voyage est un retour vers l'essentiel."                                                                 Proverbe tibétain
La posture de Yoga, c'est un voyage en soi, un moyen pour aller mieux. Ce n'est pas un but, c'est un outil de connaissance. C'est un moyen pour mieux se sentir. Si l'on considère la posture comme un but, alors gare à la casse, à l'impasse. Cette dernière se transforme alors en imposture. Dans cette logique pacifiste du Yoga un doux, les cours proposés avec des niveaux n'ont pas de raison d'être.
Dans la philo du Yoga, "Ahimsa" est un  principe de non-violence. Ah! il aime ça, le corps : faire ce qu'il a à faire, sans être dérangé par l'esprit singe agité.
A éviter : l'utilisation d'un tapis roulant, on se dit "ça roule" et on se fait rouler dans la farine. C'est juste bon pour ceux qui ont de la bouteille et qui par conséquent, ont roulé leur bosse.
Le tapis croulant n'est pas recommandé pour les vieux obèses ( sinon, adieu berthe et bonjour les obsèques).
A fuir comme la peste, le tapis troublant. Émotif s'abstenir, en effet, il trouble les sens et la concentration.
Il parait que le tapis tremblant est bon pour les parkinsoniens. Cela ne me semble pas évident. Les gens disent vraiment n'importe quoi ! Donc en confusion ... non plutôt en conclusion, il faut bien choisir son tapis. Sinon pour le rendez-vous avec le yoga, on risque fort de faire tapisserie.
Voilà, c'est l'heure du thé, je ferai bien pâtisserie. Comme dit Nasreddin dans mes conteries musicales :
"- Salam aleiloukoum !"
Et bien entendu, je vous dit aussi :
"- Salut" et "Namas-thé" !!!

vendredi 10 mai 2013

L'esprit yoga

L'esprit du Yogi : Voilà de l'avis, d'la joie et du prâna !

Prendre le temps de ne pas aller trop vite ! Vivre la séance comme une danse lente, intérieure et posée. Trouver son tempo, synchroniser le souffle avec le mouvement et ainsi ravi, faire danser ses petites cellules en harmonie.
Calmer le Je par le jeu du souffle, donner un certain rythme dans le déroulement des postures.
Écouter la respiration : la laisser aller à sa guise ou s'entraîner à sa maîtrise.
Être patient ; Se donner du temps pour avancer. Ne pas aller plus vite que sa musique.
Prendre la posture correcte même si incomplète, pas de compète ; juste faire de son mieux.
Respecter ses limites. C'est en travaillant progressivement que le corps accepte de progresser. Sinon il se sent forcé et force est de constater qu'alors il se braque, se contracte, puis craque et se détraque. Et avec tact se protège en produisant moultes courbatures et douleurs.
C'est en pratiquant régulièrement avec douceur et lenteur que le corps se régule et se régale avec un bonheur sans égal.
Détendre ce qui peut être détendu. Ne tendre que les régions du corps concernées par la posture. Mon credo crédible, mon gimmick anti-gymnique :
Faire un minimum d'effort pour un maximum d'effet.                                 
                                                                     
Le génialissime Moondog, musicien minimaliste par excellence, dans son morceau "Pastoral", interprété par un ukuléliste : Uke Hunt. Le ukulele est une guitare de poche, tenu si proche du corps et pourtant évoquant des décors venant de loin (Hawaî). Glen Baxter joue du pinceau et du ukulele, ça ne l'empêche pas de nous faire découv'rire son talent éloquent de maître du non-sens :
                                                                   
 

La musique, c'est du yoga et réciproquement. Je suis Yogitariste et malgré le vent contraire ou contrariant, je garde le cap capital pour moi si je veux continuer à faire l'artiste minimaliste, peut-être, mais toujours en piste, fidèle au post. Comme disent les anglais :
"Small is beautiful."(Ce qui est petit est beau.) 
"Less is more."(Moins, c'est plus.)
Tiens, quelle surprise! Le musicien baladin, Jacques Higelin, passe en coup de vent pour donner de l'avis :
"Un minimum de moyen pour un maximum d'émotion."                                                                    
S'observer sans juger (plutôt jauger), s'ausculter (être à l'écoute des organes, des muscles ... s'os-sculpter) sans rien occulter. Expérimenter, trouver son style et son stylo pour prendre note ... de musique, s'informer et se mettre en forme.
Balancer d'un côté de l'autre pour trouver son juste milieu.
Faire mouche ... comme Monsieur Mouche :

"Mr Mouche marche sur un fil. Revenu sur la terre ferme, on lui demande d'expliquer cette étonnante réussite  (il est plutôt gauche, maladroit).
- J'ai aussi peur de tomber à gauche qu'à droite, répond Mr Mouche."

                                                                       
                                                          http://www.jean-luc-coudray.com/

Jean-luc Coudray, dessinateur écrivain bordelais, écolo rigolo, jongle avec les paradoxes en utilisant l'humour et la poésie. Dans cet album de Mr Mouche, c'est le regretté Moebius qui dessine. Ces deux là, ont bien fait de s'acroquisner pour nous narrer et faire marrer avec ces délicates et courtes histoires, à la fois absurdes et sages.

Transformons nos défauts en qualités. Et la vie sera belle!!!
Sur ce, je me l'a fait... belle. Osons la déraison, sursaut, je m'fait la belle...


vendredi 3 mai 2013

"Piece Peace"

Haîku :
"Partir à la recherche de cerisiers en fleurs
pour revenir
avec des violettes sauvages."
Soji
                                                                       

Ça s'est passé cet hiver, lumière en veilleuse, dans le Centre "Diapason"* d'Andernos, la sportive du cours suivant le mien, me dit, avec un petit sourire en coin :
- Vous travaillez dans le noir ?
- Oui, ce lieu du lien (Yoga signifie : Lien), est comme un labo photo. On se développe dans le noir. On grandit, on s'étire (un cliché). Sans pression, il arrive même que l'on s'impressionne (alors que l'on ne pouvait pas se voir en photo). On joue sur le contraste et les nuances. On en voit de toutes les couleurs dans cet endroit rendu "paix-cible". Résultat : on y voit plus clair en nous.
Dans ces saines poses (postures qui nous causent et qui nous "pausent"), on se découvre. On ne peut pas "tricher" avec la posture dès lors que l'on cherche à être juste, vrai et vraiment avec soi-même. A se voir avec le regard intérieur, on peut être surpris comme on peut l'être avec la photographie :
"J'aime la photographie parce que ça ne ressemble pas à ce que je vois."
Jean-Michel Ribes
 
- Vous êtes un photographe allumé !
- Non, plutôt un allumeur de rêv'erbère (un allumeur de rêves berbères, me souffle l'épatant comédien Fellag, connaissant mon intérêt pour la culture du Maghreb). De fait, en tank musico rock, j'kiffe l'arrêt vers Baie Ration.
- Allô quoi? A part le fait que vous parlez en décomposant les jeux de mots, j'ai tout compris : vous êtes un homme sain.
- Tendance Saint-Exupéry!

                                                                     

- A propos de temps "Danse",  c'est l'heure de mon cours de Step... Bon, au boulot, faut que je les travaille au corps toutes ces agitées. On ne peut pas avoir l'allumeur, la lueur et l'argent du labeur. Au revoir l'allumeur de rêve de beur.
- Je vous laisse ... le mot de la faim !
Il se fait tard, il faut que je rentre chez moi. J'ai grande faim de pâtes au beurre saupoudrées au parmesan.

P.S : Ô toi, fidèle lecteur, toi qui m'épâte (au basilic) avec ta patience et ton indulgence (rapport à mon côté rappeur ... de fromage qui fait danser la langue) parle de mon blog. S'il te plaît parmesan à tes amis, s'il ne te plaît pas, parles-en à tes ennemis.

* Ancien nom de l'actuel Centre d'Arts Corporels, vous me l'accord de ré (quoi qu'un diapason soit censé donner le "la"), c'était mieux avant, non?

                                                               

Devis net : Combien de branches a ce diapason ?

                                                                    
A écouter dans la paix-nombre : cette lumineuse chanson de l'atypique Dominique A.

                                                                 

A écouter religieusement, lumière tamisée, ce superbe morceau de Bill Evans dont le titre évoque celui du message et qui parle de lui-même. C'est dans cette même quiétude que les musiciens pourront lire cette si délicate et délicieuse musique.
Alle-l'ouîe-ya.
Peace!
Salam Aleikoum (Que la paix soit avec toi).
Shalom.
Om Shanti (Paix).

                                                                     

Si je n'ai pas profité de la vie, comment veux-tu que la mort me respecte ? Je veux me présenter à elle la tête haute. J'aimerais faire quelque chose de cette vie dont Dieu m'a fait cadeau. Je ne veux pas arriver les mains vides devant le Très-Haut. (Extrait)
Fellag, intarissable conteur du quotidien qu'il transforme en poésie avec son humour décalé et débridé. Ce prince sans rire faitl'gag, ce zigoto à mimiques réveille nos zygomatiques.
Allez en paix et comme dit le conteur Michel Hindenoch :
"Le conte est fini, rentre chez toi et allume une bougie."

vendredi 26 avril 2013

"Mainifeste" pour les "Doigts de l'Homme".


Que ceux qui veulent parler de Miss Parkinson, montrent leur trombine..
                                                                   
                                                                                       dessiné par Cabu
Va pour Cavanna, on ne s'en lasse pas.
"Miss Parkinson ...m'est soudain tombée dessus, toutes griffes dehors, bien décidée à m'empêcher d'écrire. Je retrouve exactement mes cinq ans. Mon oeil droit le modèle, ma tête imagine la belle lettre que je vais tracer, mes doigts disent "non" ! Je veux les forcer, je tire la langue, je me crispe ... Rien à faire ! ...
Je crois que désormais la lutte à mort est engagée. Elle a de drôles de procédés, la vipère lubrique ... Figurez-vous que mes membres ont raccourci ! De deux bons centimètres chacun. Je vous jure. Deux centimètres, c'est juste ce qu'il me manque pour pouvoir enfiler mon pantalon. Je tire sur mes bras, je tire sur ma colonne supposée vertébrale. Il manque toujours deux centimètres. Or, ceci se passe à l'endroit fatidique où s'enfile tout ce qui s'enfile par le bas : slip, chaussettes, chaussures ... Bon, quelle misère !" (extrait de "Charlie-Hebdo" daté du 10.04.13)

En ce qui me concerne, itou (tout dépend du moment), c'est fou comme parfois Miss Parkinson me consterne. Parlons pantalon, effectivement  je ne suis pas toujours "fut-fut" avec un futal. Par contre, je trouve que ce sont mes doigts qui ont raccourci et qui se sont enraidis. Tête raide, doigts en rade. En rade de tout long, hausse ce court ! Mes doigts raides et gourds se gourent sur toute la ligne de la main. Malgré le fait que je maugrée contre le handicap, je garde le cap (de bonne espérance). Le décapi-taine au long court, ne craint pas d'être médusé, mais demeure radieux. E la nave va !**
Miss Parkinson veut me mener en bateau. Moi, je navigue à vue, en essayant d'éviter les écueils.
Doigts courts de capi-mitaine, comme si les doigts s'étaient adaptés à la taille des gants élégants. Ne pas se couper du monde, ne pas se laisser abattre par ce mal dont, comme dit Monsieur Proux :
"On n'en meurt pas, mais on en souffre à en mourir."
Monsieur Proux, quelle figure ! Le portrait craché de Frédéric Lodéon (musicien et animateur de radio radieux, heureux et classieux), avec le même tempérament : exalté, jovial, débonnaire et rigolard. Lui aussi, malgré le handicap, en bon marin marrant, tient le cap et le coup. Il parle haut et fort, sans micro. Il redonne courage aux noirs désirs, aux "sombres héros de l'amer". Chapeau bas ! pour cette figure de bonne augure, quelle figure ... de Proux.
Jean-Bernard Proux est le responsable "Gironde" de l'association "France Parkinson" et l'organisateur de cette rencontre entre neurologues et parkinsoniens.
Les neurologues ont été tous plus intéressants les uns que les autres. Documentaires, schémas, exposés proposés, étaient clairs et bien venus pour tenter de comprendre cette obscure et sombre Miss(térieuse) Parkinson.

                                                                         
                                           Crédit Document : mosaîque.levillage.org

Les témoignages, poignants, bouleversants te tourneboulaient l'esprit et te bouleversifiaient le moral. Moral qui faisait du yoyo tout au long de ces quatre heures, pendant lesquelles il oscillait de moral à réseau (donc ragaillardi) à moral à zéro. Surtout que les spécialistes honnêtes n'ont pas voulu tomber dans le piège du faux-espoir : temps d'application d'une éventuelle découverte égale à dix, douze ans. Donc, on remet aux calendes grecques et on en reparle dans vingt ans. Le verdict du docte est posé, résultat : pour certains, l'affaire (mais pas l'enfer) est pliée. Et j'entend :
- "Oh ben dans vingt ans, moi j'aurai fermé mon parapluie !"
Et moi, j'm'en sort avec une pirouette dopant mon moral, en imaginant une chauve-souris qui tombe en amour devant un parapluie, avec une mélodie à l'appui (vive la musico-terre à pluie) :

                                                               
Merci à Thomas Fersen, pour cette chanson qui me dit : tu seras sauf si tu souris. De toute façon :
"Puisque c'est grave, souris", me souffle Alain Chamfort.

                                                                     

Un écrivain portant le même nom, mais avec un esprit différent, tout en nuances, en tout siaste* :
"Vivre est une maladie, la mort est le remède."
Chamfort.
Dans le registre des mots de têtu :

          "Rancune : une maladie qui ne pardonne pas."
          Guy-Guy Bouzoune.
*Du verbe siaster (ex. : siaster des zimazes, dit le petit enfant).
**Er vogue le navire.


vendredi 19 avril 2013

Miss Parkinson

Qui veut parler de Miss Parkinson?                              

Cavanna ...Diantre !, quelle chance !!!

"...L'archange est à la porte, qui attend. Il vient pour l'Annonciation, c'est son job. Donc, il annonce :
- Parkinson.
Et puis s'envole. Pas que vous à s'occuper.
C'était donc ça, ce léger - si léger - tremblement de la main? Cette écriture qui, du jour au lendemain, s'est mise à foutre le camp dans toutes les directions? Cette irréelle sensation de flou dans la démarche, de ralenti dans les gestes?
...Me voilà donc parkinsonien. Bon. Après tout, cela ne se voit pas sur la figure. Du moins, tant que les oreilles ne se mettent pas à tremblotter
....crispé sur l'idée qu'il ne faut pas que ça se voie, veillant tout à la fois à ne pas traîner les pieds ....à ne pas laisser le dos se voûter....à ne pas déporter vers la gauche quand je me figure aller bien droit devant moi, à ne pas bafouiller...
...Tout est muscle ou fonctionne par des muscles...Si bien que tout est à la merci de Sa Saloperie Suprême miss Parkinson puisque cette guoule, par l'intermédiaire des nerfs moteurs, règne en tyran sur la totalité des muscles. Tiens, la langue, les lèvres... Je ne peux plus dissimuler ma difficulté à articuler. Et aussi ma voix a baissé. Je me fais engueuler : "Parle plus fort, Articule !" Cause à mon cul, miss Parkinson me suce la langue...
Ma main ne m'obéit plus...elle n'en veut faire qu'à sa guise...Si je la laisse faire, ma main, elle tend à griffonner des signes minuscules, lilliputiens, quasi invisibles sur le papier..."
                                                                           
Voilà, c'est ce que je vis aussi. A part la différence d'âge et "Yogamusicothérapie", c'est tout comme. Et c'est tellement bien dit, va faire ton malin après ça. Me reste plus qu'à me taire (Couac! je n 'ai pas autant de difficultés d'hellocution, merci le Yoga du Son), ou alors oser le comment taire et faire taire cette voix de stentor qui nous fait trembler ou tremblotter (même pas peur!), nous les "Parkinsonne".
Depuis 1974, je lis tout ce que Cavanna publie (de Charlie-Hebdo à Lune de Miel). C'est l'un de mes maîtres spi-rire-rituel! Bon, fermons aparté et parent'aise et revenons à la Miss Dinguette (la miss mahousse à la masse) :
Pour la main qui n'a plus la main-mise, je lui fait jouer :
  • De la Musique : au départ des partitions plein la maison (des "fait-maison relevées à l'oreille", des trouvées sur le net, des glanées pendant des années dans des revues ou magasins spécialisés ...) ; à l'arrivée, plein de musiques chics sous les doigts maladroits.
  • De l'Isométrie : exercices pour musiciens et autres, effet garanti pour avoir des doigts dégourdis, en forme ...de guitare.
  • Du Mudra : véritable yoga des doigts qui permet de se ressourcer et de se relaxer. On stimule des zones réflexes des doigts et de la main. Notre destin est entre nos mains, ayons le bon réflexe pour rester zone (ce jeune sais quoi de zozotement, c'est charmant!) et zen. Voici un mudra, celui-là est lié à la voix, recommandé pour les maux de gorge, les angines.                                                                                
                                                                             
                                                                         Crédit Photo : yogawiz.com
Pour la marche : je vis avec akinésie et bradykinésie (blocage et lenteur de mouvement). Cela signifie que pour une marche correcte, adieu berthe, j' peux toujours m'asseoir dessus. L'équilibre est précaire, comme si j'avais trop bu de brandy, ivre sans joie. Si la fatigue s'en mêle, je m'emmêle les crayons. Si l'anxiété en met un rayon, derechef, je claudique, titube et déambule comme un maboule. Alors pour que ça marche :
  • Je muscle mes gambettes (en ayant l'air bète sur mon vélo d'appartement), ou cheveux au vent, en allant, pédalant, faire des emplettes sur mon vélo de course (tout en sifflotant "Jour de Fête"**, le film de JacquesTati). Quand ça tourne pas rond, j'fais ma vélorution.
  • Je pratique les postures d'équilibre et d'enracinement : pour débrancher la prise de tête rien de mieux qu'une bonne prise de terre avec les postures de l'arbre (Yoga :sur un pied bien ancré,Chi-gong : les deux pieds bien enracinés), la cigogne ...
Quand au dos, clé de voûte de l'architecture osseuse, il faut lutter de pied ferme (ah! bah oui mais...le pied, justement, n'est guère stable) pour ne pas se voûter. Je sais, y'a pas d'quoi se vanter. Hosanna in excelsis* ...heureusement que, clé en main, les asanas (postures) corrigent !es clés de voûtes déviantes (because scoliose). Osanna!, me souffle Etske, une prof suédoise de CM2, que ses élèves avait surnommé : Etskelette (Merci à toi, qui m'a fait intervenir dans ta classe an tant que musicien).

Pendant ce temps là, le printemps s'installe. Dehors, dans mon jardin, l'azalée en fleurs sèche mes pleurs et cache mes peurs. Elle respire la santé, elle resplendit et me fait voir la vie en rose.

                                                               

Dans ce livre épatant, Cavanna raconte différents épisodes de sa vie. Le titre fait allusion à la première période de vie, plutôt "douce", avec Miss Parkinson. Cavanna s'arrête là. Ensuite, la relation se gâte, ça devient la période "Lune de fiel".

*Hosanna : crie de joie, chant de triomphe.
In excelsis : ce n'est pas une personne "in"(à la mode) qui crie de joie à l'annonce du nouveau tableau de gestion "Excel 6", mais plutôt : "Au plus haut des cieux".

**composé par jean Yatove
                                                                                         
.Et une "Brève de Comptoir" pour la route :

"Le courrier, c'est un coup de téléphone qui part à pied."
Jean-Marie Gourio

N'hésitez pas à me donner de vos nouvelles (et commentaires), amis lecteurs écriveurs, ça fera mon bonheur.                                                            

                                                                   

vendredi 12 avril 2013

Conférence sur la méditation.

                         

Conférence sur la méditation de pleine conscience, par Yvan Wemaëre.

Cette conférence a eu lieu dans le resto de l'Etoile, à Andernos-les bains (gironde). Cela  m'a rappelé l'époque où je donnais moi-même des conférences ou des conteries musicales dans des restaurants de la région (végétarien, dans l'ex excellent et donc regretté "Orient-Thé"- merci Etienne -, ou au classique et chic "Hotel Oyana", situé tout près de la Dune du Pyla).
Revenons donc au sujet du jour. Où il est question du jouir, voici la fameuse Ôde d'Horace (65 ans avant J.C) : - Carpe Diem (Cueille le jour)

"....N'interroge pas les Calculs Babyloniens.
Il vaut mieux se soumettre à tout ce qui peut arriver.
Filtre tes jours.
Jouissons d'aujourd'hui sans croire au lendemain.."

Mais voilà que la référence de cette conférence sort de l'ombre pour éclairer notre petite lanterne :
"Méditer en pleine conscience, c'est être pleinement présent dans l'instant".
- Jon Kabat-Zinn
                                                                   

Méditer ainsi, c'est être témoin (t'es moins aussi, moins agité, moins distrait...réduire le parasitage mental pour arriver à un "presque rien", attention je ne parle pas de témoin que rien). L'observateur reste neutre et silencieux, examine sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ou à rejeter la sensation désagréable.
Sans se stresser (vient du latin "Stringere" : presser), et sans se tresser des lauriers, Yvan Wemaêre, laîc stoïque, en véritable tribun et sage romain, continue à se ballader dans le temps :
"Il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier".
- Marc Aurèle (125 après J.C)

On sourit, mais je remarque que l'Aurèle est hardi. Pour ma part, j'aurais rajouté :
-Il faut vivre comme si on avait l'éternité devant nous.
-"Oui mais l'éternité, c'est long, surtout vers la fin", rétorque le paltoquet et pâle toqué (mais indispensable) Woody Allen.
Pour notre plus grand bonheur, voici venir le balaise Blaise (l'a toujours Raison) Pascal :
"Tout le malheur des hommes, vient de ne pas savoir demeurer tranquille dans sa chambre".
Mais assez cité, je vous sent excité à l'idée de connaître les effets de cette méditation. Les voici :
  • Apprend à penser et à réagir différemment.
  • Permet d'être meilleur avec soi et avec les autres.
  • Pacifier son esprit, poser son attention, amènent à se transformer soi-même.
  • c'est une arme antivieillissement, donc bonne pour réduire (le si positif effet moins du témoin méditant) les effets toxiques de Miss Parkinson.
  • Ralentit l'activité du coeur, chantent en choeur la sérénité et la compassion.
  • Modifie l'activité électrique du cerveau. Sa longueur d'onde change : elle passe de 33 hertz à 16 (seulement si l'on pratique régulièrement, avec une certaine ... ascèse).
  • Cela apporte plus de concentration, moins de stress, une meilleure santé et un cerveau remodelé.
- Serveur, vous m'apporterez un cerveau remodelé, j'en ai bien besoin.
- Ça marche!
                                                            


Crédit Photos : equilibre-personnel.com
de-la-chenille-au-papillon.over-blog.fr

vendredi 5 avril 2013

Loto-insatisfaction

LOTO : Entendu aux infos de la radio, une entrevue avec le gagnant gnan-gnan; le gars s'égare dans un solo insolent :
- J'ai gagné peu en fin de compte : Trois cent trente-sept Millions d'Euros, mais vu ce que l'Etat va me prendre...Monnaie trébuchante, "sous entendus" :
- Je suis malheureux, je vais me pendre ...mais pas tout de suite, d'abord, je vais me plaindre.
Au lieu d'ëtre content, il est inconsolable !
- Un con solvable oui, maugrérait-il malgré lui.
Voilà un exemple de victime d'loto-insatisfaction. L'homme se fait avoir parce (et par ce) qu'il possède. Saperlipopette! Non mais sans blague, en voici une justement:

" Un homme arrive à la Loterie Nationale. Il a gagné le gros lot. Il n'est pas content, pourquoi? -J'ai acheté deux billets, celui-là a gagné, mais celui-ci n'a rien eu".

                                                     
On n'est jamais content! La vie est une merveille, mais on n'est jamais content de ce que l'on a. Moi, je suis comme Jodorowsky*, chaque matin quand je me réveille (et des fois, ce n'est pas toujours évident), je me dis (au lieu de "je maudis"):
" Merci, je suis vivant."
Si l'argent ne fait pas le bonheur des pauvres, il ne fait pas non plus celui des riches. Par absence de vie ...intérieure riche, ces pauvres types font pitié! Quel manque de respect pour les miséreux, pour les "crève-la faim", les "sans-logis"!!!

        " L'homme qui a perdu la faculté de s'émerveiller et d'ëtre frappé de respect est comme s'il était déjà mort."  Einstein

Le "Freak" ne fait pas la joie des pauvres ...d'esprit étriqué, riquiqui, rétrécis. Âmes erre-rentes, autant de mort-vivant à l'écoute du nazedac, du caca-rente, de l'indice niqué...excès-tuera.

       "...Transformés en hyper-consommateurs, notre environnement valorise nos désirs au détriment de nos besoins et paradoxalement cela entretient nos frustrations, nos insatisfactions et nos déceptions ...Paradoxe:
Accepter d'être heureux!
Renoncer à être malheureux!"   jacques Salomé

A méditer en écoutant (à prix coûtant ou à esprit content?) :
- "Argent trop cher"(ta vie n'a pas de prix!) - Téléphone
- "Satisfaction"(I can't get no...) - Rolling Stones
- "Misère"-Coluche















*Alexandro Jodorowsky : clown sublime du "cabaret mystique", éveilleur de conscience.