vendredi 14 août 2020

"Mémoire de Yoga n°39"


Suite de mémoire yogique :
Une corde émotionnelle.

Celle-ci doit conserver toute sa sensibilité tout en étant libre de l'identification, de l'attachement aux sensations et de toutes les dépendances.
La fixation émotionnelle excessive émousse la vraie sensibilité mais le détachement et la non-identification ne doivent jamais être confondus avec l'indifférence ou l'évasion. S'ils sont mal compris, ils peuvent dessécher le coeur.

Une corde mentale parfaitement souple, transparente et libre de l'attachement, de l'identification.
Elle doit cesser de vibrer exagérément pour son propre compte.
Ainsi, s'il vibre en harmonie avec ces trois cordes, le yogi est semblable à une harpe vivante.

Le musicien l'entend-il de cette oreille ? Voici le point de vue (ou plutôt d'ouïe) de l'artiste :

Nous naissons tous avec des possibilités, une palette de qualités et de défauts qui créent richesse, mais aussi complexité. Une harmonisation s'impose donc si nous voulons transformer ce foisonnement désordonné en trésor efficace.
Résoudre ses propres conflits est l'urgence de chaque vie, car tout conflit absorbe l'énergie, disperse et empêche l'épanouissement. Capter les forces vitales d'une partition et distribuer l'énergie sans déperdition, ni sur le plan mental, ni sur le plan des gestes physiques à accomplir pour une exécution aisée.
Tout gaspillage ou tout excès non seulement altère la qualité du son et condamne la beauté de l'interprétation, mais peut conduire aussi à des problèmes musculaires aigus.
En débarrassant l'égo des aspects négatifs contrariant l'évolution, l'être peut s'appuyer sur ce qu'il a de positif, trouver sa véritable personnalité enfin épurée de scories nuisibles à son développement.
Par une sensibilité aiguisée, les grands artistes captent plus que d'autres, sans doute, le monde extérieur et leur propre monde intérieur .
Ils peuvent d'autant plus s'effacer devant une partition qu"ils ont retrouvé leur personne, ils sont, ils existent.
La volonté de s'affirmer, vanité, orgueil n'ont plus de raisons d'être, car elles sont souvent des compensations à une faiblesse, un manque de confiance et de sécurisation. Ils n'ont plus rien à prouver, ni aux autres, ni à eux-mêmes pour se rassurer et sont donc plus disponibles.





"La musique est le véritable souffle de la vie. on mange pour ne pas mourir de faim,
On chante pour s'entendre vivre."
Yasmina Khadra
"Petite vitesse et grand doucement", dit le confus suisse observant De Chazal qui traversent un Prévert !
De nombreux êtres humains perdent leur vie à la gagner. Le temps c'est de l'argent.
Le temps passe et on passe dans le temps. On s'agite, vite vite on espère la sagesse mais même si l'on se dépasse, on n'arrive qu'à "sageagiter". On aspire à la lenteur mais le curseur nerveux reste placé bien haut.
On gaspille tant de qualités, les années s'accumulent, en même temps que les ennuis de santé.
Excédé, oxydé, vexé, laminé (en LA mineur), on se dépense trop, ainsi on épuise son capital "énergie".
Beaucoup d'entre nous, ressentent ce "gaspill'âge" !
C'est toujours la même chanson triste, exaspérante, nihiliste, désespérante que l'on écoute, la vie est trop courte, on s'écarte de nos chemins de vie et on oublie d'écouter notre petite musique intérieure !
"On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu'on en a juste une."
Confucius 
"Tous les peureux sont bègues du regard."
Malcolm De Chazal
"Il suivait son idée. C'était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer."
Jacques Prévert
L'homme double voit trouble et on l'entend dire :
"Je ne suis pas schizophrène mais moi si !"

Namasté, bonne santé !

lundi 3 août 2020

"Mémoire de Yoga" n°38

Mémoire de Yoga rédigé en 1989.

Suite de la vie d'artiste.
Les musiciens ne sont pas durs de la feuille.
De la musique à la posture de l'arbre, il n'y a qu'un pas que nous allons franchir allègrement :
"La musique, que nous rangeons parmi les arts les plus raffinés, est en fait le plus ancien de tous, et le plus primitif quand à l'intention qui l'anime. Il tire sa source des pulsions et des rythmes essentiels de notre planète, des bruits du vent, de l'eau, de l'air et du feu. C'est des "éléments" que l'homme primitif a appris le rythme en entendant les percussions produites par la nature, le choc régulier des vagues sur le rivage ou le frôlement de la brise dans les branches."
J Galway


"J'ai laissé pendre ma guitare dans les branches. Le vent chante tout seul, écoutez sa chanson. Il dit :
je veux, moi, cela comme but."

Avant de devenir un bon joueur de "Bhagavad gita'art", s'attacher d'abord à être un bon harpiste.
Pour cela, laissons nous séduire par le charme de la parabole de la harpe, telle qu'elle est explicitée par Robert Linsen :
La parabole de la harpe, fréquemment évoquée par les grands maîtres de l'Inde, est à la fois pleine de profondeur et de poésie.
La signification de cette image doit être perçue par l'intuition et non par la pensée analytique. Le yogi y est comparé à une harpe vivante, formé de trois cordes (les gunas) :
Une corde physique, symbolisant le corps physique.
Celui-ci doit être harmonisé par le yoga permettant une prise de conscience et une maîtrise parfaite. La détente musculaire, nerveuse, psychique et la respiration complète, lente et profonde. L'harmonisation du corps implique également une hygiène alimentaire conforme aux lois de la nature, la redécouverte de la sagesse instinctive du corps dont les possibilités généralement inconnues, sont immenses, la simplification des besoins à tous les niveaux, dans tous les domaines, le respect naturel de la vie.








Rajout pour donner encore plus de goût au ragoût (01.08.2020) :

"Votre corps est une harpe pour votre âme, et il vous appartient d'en tirer une musique douce ou des sons confus."
Khalil Gibran


Je m'étais assis au pied d'un arbre, pour méditer et recevoir l'illumination bouddhiste.
Voilà que passe deux musiciens, ils se posent devant moi et jouent avec leur lyre !
Leur musique semble me dire :
"Lançons nous accords perdus dans une farandole, amusons nous avec des instruments à cordes ni trop tendus, ni trop molles !!!
Car d'un côté (pas assez de tension), cela manque de vibrations et de l'autre (trop tendu), ça casse ... pas des briques !"

"Une église gothique est un accélérateur d'énergie : chaque contrefort de soutien exerce une pression sur les pans de murs. Plus les murs prennent de la hauteur, plus ils s'écartent les uns des autres : ils voudraient basculer en arrière comme les quartiers d'une orange ouverte mais les arcs-boutants corrigent l'accrétion en les repoussant l'un vers l'autre. Les forces ainsi contrariées sont détournées vers le haut et fusent par les veines de l'édifice (colonnes et voussures) pour se rejoindre au sommet de l'oeuvre, jaillissant à la croisée des transepts dans le giclement de la flèche.
Une flèche est un geyser de sève minérale.
Les moellons de l'édifice entier, parcourus par les flux montants, sonnent comme le cristal si on les frappent de l'ongle : ils sont aussi tendus que les cordes d'une harpe.
Une cathédrale est un instrument de musique."
Sylvain Tesson "Notre-Dame de Paris" Ô reine de douleur.

Yamasté !


jeudi 16 juillet 2020

"Piste scrotum"


Hopopop hopital : ça va de mal en pis !
C'est pour cela que je m'y rends de temps en temps, afin de constater la triste réalité. Et puis c'est l'occasion de prendre soin de soi entre deux vagues du virulent virus en vogue.

L'hernie go !!!
Yann Meynier, spécialiste en hernies, diverses et avariées, du diverticule de la vessie à la hernie inguinale des deux cotés.


Les jours suivants le 01.07.2020 (jour de mon opération) :
Pour sentir l'air du temps, j'ai côtoyé des patients portant blues dans leur tête et surblouse comme habit et des soignants désabusés, dans une clinique préservée du corona virus, le temps d'un séjour de trois jours et demi.
Pour un temps plus long, on fait le même constat consternant : manque de moyens, de chaleur humaine, de communication, de temps, d'écoute (voir le film de Grand Corps Malade "Patients").

J'ai fréquenté (quatre fois) entre 1973 et 1974 (à 14,15 ans), la clinique du "Parc" (Aulnay sous bois). Embras-rassé, mon corps de pré-ado disait à mes parents, "je me casse" dès lors qu'ils en venaient aux mains avec en tête des pensées qui puent et en bouche des mots qui tuent. Qu'ils étaient sots avec leur "manège désenchanté" !
Sensibilité exacerbée, vilain petit canard, mouton noir, je décidais de transformer les sots en sauts (heureusement que le "sot à l'élastique" n'était pas à la mode).
A l'époque épique, je me prenais pour Zébulon "tournicoti tournicoton", j'ai fini par devenir bon dans l'art du bond et du rebond. Je pratiquais comme un champion olympique des sauts de tous genre (sauts en hauteur, en longueur, triple sauts ...).
Ces sauts me servaient pour le foot, afin d'éviter les tacles vicieux, je me transformais en gazelle (le "M'bapé" d'Aulnay) !


Et puis le dernier jour de l'année scolaire 1973, ma colère intérieure m'amène à jouer dans la cour bitumée du collège et à un moment damné, je me retrouve face au joueur le plus brutal de l'équipe adverse qui n'hésite pas, fonce tout droit, me bouscule, me déséquilibre, je tombe.
La chute est mauvaise : double fracture ouverte du bras gauche !!

Roi de l'esquive, du geste juste, de l'allure décontractée, David Carradine (série "Kung-fu") nous donnait alors des leçons de sagesse !
Mais il se trouve que nous somme tous plus ou moins remplis de contradictions. Carradine ne fait pas exception à la règle :
"Petit scarabée" est mort d'asphyxie érotique (un jeu masturbatoire) à l'âge de 72ans  !

Je termine la série fatale et aulnaysienne en 94 (hernie inguinale droite).





La clinique du Parc m'intriguait, elle était collée au Collège du Parc. j'imaginais que certains patients devaient bien nous observer pendant que l'on se défoulait dans la cour du collège !
Dans ma classe y'avait un crac du karaté et de la cabriole qui faisait le mariole avec son pote. A la récré, dans la cour, il devenait sérieux comme un pape (la récré c'est sacré) et là souvent l'impassible assurait l'impossible, le spectacle sans tacle, le branquignole Grand-guignol.

C'était les aventures d'un jeune "Buster qui étonne", en prenant la posture sur la tête hors sol.
Dans la cour, se trouvait un hangar à vélo. Celui qui voulait se muscler disposait de barres suspendues idéales pour s'étirer le dos. La barre devait être placée à plus de deux mètres de haut. Mais le père Keaton, c'est pas comme ça qu'il voyait les choses, c'était à l'envers qu'il voulait se grandir le dos.
Près d'un poteau, son compère lui faisait la courte échelle et le phénomène de foire agile comme un singe plaçait ses baskets sur la barre et restait là un moment.
Nous, on tremblait pour lui, on se faisait du souci, mais lui, restait immobile.
Ensuite, sans se faire de mouron, il revenait tout content, ravi, épanoui. J'imagine les patients faiblards voyant cette scène, qu'ils devaient trouver obscène :
- C'est trop injuste, moi qui arrive tout juste à faire trois pas.
- Moi qui n'arrive qu'à trottiner, voir ce que certains prennent comme risque, cela me dépasse.


2018 : Une hernie inguinale à gauche !
Déjà chroniquée en octobre 2018, en ambulatoire (opéré à huit heures, sorti à treize heures).


01.07.2020 : Voici la vessie (ses hernies), le scrotum et la prostate soignés avec tact !
En vrac : (moi itou nazebroque avec Miss Parkinson qui claironne, qui fanfaronne derrière mon dos) trois opérations bénignes mais qui peuvent se révéler vitales (car sinon tu ne te sens plus pisser, et les reins éreintés sont en danger d'insuffisance rénale).
En symbolique psychosomatique, un problème avec la vessie est lié à notre espace, notre place, notre territoire (tel le chat qui fixe ses limites en pissant).
En relation avec ce qui est important pour nous, nos "p'tites affaires" !
Et bien figurez vous qu'en ce moment, je suis dans un projet d'extension de la maison, pour récupérer de la place et pour que chacun trouve la sienne. Quelle synchronicité, quelle belle idée !




Le saviez-vous ?
Avoir la patate ... la patate au fond du filet c'est avoir la pêche ou être fatigué !

Le crémaster :
C'est le muscle du scrotum, il est suspenseur. S'il fait froid, le muscle se contracte et se colle au corps pour tenir le scrotum bien au chaud.
L'été le crémaster se détend, les testicules flottent et refroidissent !
La température des "témoins" (testicules) est plus élevée de deux degrés que le reste du corps.

Un test (icule) :
Un tapotement, une chiquenaude, une pichenette près de l'aine peut déclencher une contraction du crémaster faisant remuer un testicule de quelques millimètres.

Un conseil :
Hommes, ne portez pas de caleçon serré, cela étouffe les couilles, roubignoles, valseuses, roustons, bijoux de famille ... qui ne peuvent plus profiter de la régulation thermique du corps !





"Piste-scrotum" : Jeu de mot de Patrick Rambaud
"La durée de nos existences n'est rien comparée au temps où nous n'existons pas."
Dans "Le Maître"
"Des paroles de son cher Sénèque lui revenaient : Il faut toujours prendre les choses à la légère et les supporter avec une bonne humeur. Il est plus humain de rire de la vie que d'en pleurer.""Il neigeait"
"Buffalo Trump était un gosse de riche qui fut élu par des blancs pauvres, des frileux, des oubliés, des menacés, des méchants, des racistes de naissance."
"Emmanuel le magnifique." 
"Les gens compliquent tout pour avoir l'impression de vivre."
"La devise Liberté Egalité Fraternité,se vit remplacer par Rentabilité Sécurité Résultats."
Chronique du règne de Nicolas Ier.

Crédit illustration : un des rois de l'humour noir, l'excellent dessinateur Claude Serre !
Les citations sont de Rambaud (à lire : ses romans historiques et ses joyeuses parodies).
Bon vent et bonne santé !!
Namasté !!!"

mardi 30 juin 2020

"Tanguy, homme médecin"


"Le sein est une pomme dans une poire où pointe un grain de raisin.
Le sein est le maximum des fondus :
Tous les fruits en un."
Malcolm De Chazal
Tanguy Pastureau, suite !

Vire-langue de mon cru :
"Deux touristes d'été teutons, tordants et tordus, tâtaient à tâtons d'épatants tétons tentants et tendus !"


"Quand elle s'habillait, après avoir fixé l'attache de son soutien-gorge et mis ses seins en place, son mot favori était :
Et voilà, la vaisselle est rangée !"
J.P Dubois



"La Mère Nature contre l'Amer ricain", deux points de vue : "Amie Amy" et "A Miami" :
Voilà une fée d'été et son bébé qu'elle fait téter à sa façon (mais plutôt à l'insu de son plein gré). Le bébé doit se dire que c'est juste une autre manière de boire les choses. La mère (Amy Woodruff), contente de la photo prise par son compagnon, l'utilise pour son blog.
Cela dérange Instagram qui la vire de son compte.
Après le boire du bon lait de femme, les déboires avec le mauvais laid infâme !!
Ceci s'est passé en 2011, aux USA !!

Toujours aux States !
Voici un fait divers qui fait froid dans le dos : L'affaire Buchanan aux Etats-unis.
Petit retour dans mon passé, du temps où je faisais mon "Droit" à la fac de Nanterre (et oui, j'ai fait trois ans de droit et tout le reste de travers) :
Attendu qu'un attentat à la pudeur a eu lieu en son foyer, le sieur "Beurkanâne" est en droit de demander réparation du préjudice subit du fait que sa propre femme se soit promenée les seins dénudés dans le domicile conjugal devant les enfants de la soeur de l'homme pudibond ...
Tanguy le pasteur oh ! combien farceur vous raconte la suite :
" ... Alors que le principal intérêt du mariage pour un homme est de vivre en couple, c'est à dire de voir sa femme nue tous les jours ... les beaux enfants racontent la scène à leurs parents (moi, j'aurai mâté en silence).
La femme, classée comme délinquante sexuelle, a plaidée coupable d'atteinte à la pudeur devant un homme, son mari. Ce qui lui a été reproché, c'est le mouvement de ses seins !"
Nid-bar : sein qui bouge, tribunal voit rouge, lolo flagada faisant dodo, ça va. Aux USA, si tu es du genre Fabrice Luchini avec des seins, c'est impossible !





"Homme ou femme, nous voulons l'égalité des tétons !"
... Les femmes harcelées par le machisme d'hommes tristes et frustrés, on aimerait les entendre dire ... " Mes seins et moi, on t'emmerde."
C'est une figure de style parce que les seins ne parlent pas. Le matin, quand on est en couple, il faudrait saluer la personne et ses seins :
Bonjour, Bonjour, bonjour, ça prendrait un temps fou !
Les seins ne parlent pas, un décolleté ne s'adresse pas à toi en particulier, homme des cités, excité."

J'ai connu un frustré du sein maternel qui dans ses relations avec les femmes se faisait mener littéralement par le bout du néné. Dans ses premières années de vie, sa mère commerçante hyperactive, en manque d'amour et d'argent, a fait passer sa boutique avant lui.
N'ayant pas trouvé de mode de garde satisfaisant, elle l'installait dans un parc situé dans l'arrière boutique puis bloquait plus ou moins bien son biberon dans un équilibre incertain. Lui, vivait dans l'angoisse de faire tomber sa boisson lactée.
Double peine puisque déjà frustré du téton, on lui imposait un biberon voyageur qui ne tient pas en place !

Contre les biberons en plastique, vive les seins ronds si pratiques !!!
Dénichons des nichons pour voir double, buvons au "nid-bar" des alcools enivrants puis rentrons à la maison pour retrouver la femme libérée Miss Buchanan !

- Y'a pas photo, semble nous dire Dubout !
- J'allais le dire, mais ...
- Tu l'avais sur le Dubout de la langue !


"C'est curieux, se faire refaire les seins, ça coûte la peau des fesses."
Vincent Roca
"Quand je regarde la poitrine d'une femme, je vois double."
Jules Renard
Les enquêtes faites à la fin de la période de confinement (11.05.2020) montrent que les hommes et les femmes "pyjama" se laissent aller ("oh ! la barbe, c'est rasoir" ou "le soutif c'est facultatif").
Body art : peinture sur soi !



- A l'école pour que je devienne bon en math, il aurait fallu m'inventer un nouveau cours ... un cours "Math et Dessin" !
- T'aurais fini par voir double !!
- Et dire à la manière de Jules Renard :
Plus jeune lorsque j'assistais au cours de "mater des seins", je finissais par voir double !

"Marche à l'ombre"
Au nid-bar, en cas de stress, de manque de caresses, buvons deux cafés express.
Quand nous somme tristes, que tout nous oppresse, ça diminue notre détresse !




Après avoir lu cet article, allez donc écouter la chanson de Jacques Brel sur la bière, il vous dira tout sur les deux seins : un pour la bière et l'autre pour l'amour !
Il confirmera que l'humour et la poésie vont de "paire".

Refrain :
"ça sent la bière,
de Londres à Berlin,
ça sent la bière,
Dieu qu'on est bien.
ça sent la bière
de Londres à Berlin,
ça sent la bière,
donne moi la main.

... fin de couplet :
C'est plein de mémères
qui ont depuis toujours,
un sein pour la bière
un sein pour l'amour."




Il existe peu de chansons connues sur les nichons, celle de Julien Clerc "Mélissa" qui est née d'un "malin tendu".
David Mac Neil avait écrit une chanson sur le peintre belge : René Matisse, mais les ayants droit n'ont pas aimés le texte (Matez mon Matisse).
David Mac Neil jongleur de mots, a eu vite fait de reprendre sa copie et c'est ainsi que Mélissa est apparue, nue (Matez ma métisse) :
"Mélissa, métisse d'Ibiza
a des seins tout pointus ..."



La chanson qui manque, il faut la chercher du côté des chansons paillardes, des chansons à boire comme par exemple celle-ci :
"Certains nichons, faits en forme de poire,
ont un bouton de rose pour tétin ..."
"Les Nichons"
Vers la fin, le texte grivois s'en va rejoindre le propos de Brel :
"Qu'au lieu des seins qu'en délire on caresse,
Un dieu d'amour eût placé deux cruchons !
Quelle ineffable et langoureuse ivresse
si l'on tétait du vin dans les nichons !"

Crédits photos :
Certaines viennent de campagne pour lutter contre le cancer du sein, d'autres sont des photos animées (gifs) ou de simples photos trouvées ici ou là sur le net ("Publigeekaire","trumblr", "Rene centerblog").

Yamastété !!

lundi 15 juin 2020

"Posture de yoga n°9 : Savasana"




- Que faire pour sa santé, cet été ?
Faire du yoga "gaga à gogo", costaud et rapido, qui mène illico presto au frigo (conso à tire larigot). Les frustrés babas croqués par Brétecher pensent-ils pouvoir soigner ainsi tout de go leurs bobos ?
- Non pour prendre son panard, mieux vaut rester peinard en faisant semblant de dormir.

- Comment ça va en asana ?
- Suis un peu tendu en ce moment, alors les postures je les trouve dures.
- Et tu connais "Savasana", la posture du cadavre ?
- Oui, mais ce n'est pas une posture ...
- Holà l'ami yogi, mal en tendu, certes à priori ce n'est pas une "posdure", mais c'est l'une des plus délicate posture qui soit.
- Tu as surement raison, je suis mort de fatigue. Dans ces états là, j'ai tendance à m'emmêler les pinceaux !
- Alors je vais te dresser le tableau : origine, symbolisme, pratique, astuces ...
Cela en puisant dans mes connaissances et dans celles de Clémentine Erpicum.
L'illustration qui suit (quatrième de couverture de l'épatant bouquin) n'est pas celle qui porte le nom du titre mais une autre posture, celle du demi-pont !




L'âme-hors ...
"Epate-la à l'étape" !
En Inde, la mort est beaucoup plus présente que par chez nous. Là bas, la mort est une étape, le corps s'arrête de vivre mais l'énergie vitale (l'âme) reste.
En posture Savasana, le corps est immobile, parait sans vie (seule l'énergie interne demeure), on "fait le mort" mais on est plus vivant que jamais.
C'est une façon de comprendre et d'accepter la mort.
C'est un jeu sans enjeu dit l'ange du Je.

Il y a longtemps, la mort n'existait pas.
A cette époque, les hommes se reproduisaient sans limite et un jour, la terre est devenue trop petite pour accueillir les prédateurs que nous sommes.
Croulant sous le poids des humains en surnombre, la planète telle la Venise d'aujourd'hui, s'enfonce dans l'eau.
La terre demande à Brahma, le Dieu créateur, de réagir. Il cherche une solution pour sauver notre planète mais ne trouve rien de satisfaisant. Furieux, il détruit tout. Shiva, le véritable dieu destructeur (c'est sa fonction), modère la colère de Brahma. Comment faire en sorte que les humains ne meurent pas tous en même temps ? Là est la question.
A ce moment là, sort des pores de la peau de Brahma, une déesse : Mrityu ("la mort"). Brahma lui demande de tuer tous les terriens. Mais Mrityu refuse cette mission ingrate. Brahma la rassure :
Tes larmes se  transformeront en maladies, et ce sont elles que les hommes maudiront. Il te suffira d'envoyer sur terre, le désir et la colère. Ce couple toxique fera périr les humains qui se tueront eux-mêmes !
Curieux et bien intéressant ce clin d'oeil mythologique avec notre actualité virustique.

Ecoutons ce que les yogis disent :
"Sans Shakti, Shiva est Shava" !
Shiva c'est la pure conscience et Shakti, c'est l'énergie créatrice.
En isolant la conscience de l'énergie, Shiva devient Shava. Shiva sans Shakti devient cadavre : il est témoin éveillé mais immobile, alerte mais passif !

Prise de tête ou prise de terre ?
Passif ou poussif ?
Pensif ou expansif ?
"Allongé sur le dos, totalement abandonné à la terre, le yogi expérimente le lâcher-prise : il renonce pour un temps au mouvement. Les yeux fermés ... le mental s'apaise progressivement : en l'absence d'action, il n'y a pas de réaction.
La posture "Savasana" se prononce "Shavasana", de là à jouer avec les mots, il n'y a qu'un pas. Voilà donc la fameuse posture dont je fais tout un plat, celle de "Chat va sana" !!!




La posture : Haute attention et basse tension !!
Il s'agit de trouver sa position en fonction de ses possibilités dans le respect de la posture.
Voici en vrac, quelques conseils de bons placements (pas besoin d'aller en Suisse) :
Visage : détendre entre les sourcils, décontracter le front, se libérer des soucis, des tensions.
Relâcher les yeux, sentez comme il sont heureux de se reposer un peu, sentez leur poids !
Relâchez la bouche (lèvres, gencives, intérieur des joues, voûte palatine, la luette, la langue).
Epaules basses, détendues, à la même hauteur.
Paumes tournées vers le haut.
Jambes ouvertes de la largeur du bassin.
Pieds qui tombent vers l'extérieur.
Bras un peu éloignés des hanches (afin de diminuer les tensions dans les épaules).
Conserver les courbures naturelles du dos.

Laisser le calme s'installer, suivre le chemin du souffle !
S'étirer comme le fait si bien le chat au réveil !

Sentir, bien se sentir pour se sentir bien.
Sentir l'endroit ou l'on pratique, repérer notre place dans ce lieu apaisé.
Sentir les différents points d'appui de notre corps posé sur le tapis !
Se "connecter" au sol, à la terre, à tout ce qui nous entoure.
Sentir le poids de son corps et la légèreté de son souffle.
Profiter pleinement de l'instant présent et des bons moments plaisants !
Ecouter les sons qui nous entourent et apprécier le silence !
Rester dans cette ambiance de quiétude, de sérénité.
Sentir le corps décontracté de la tête aux pieds.
Profiter de ce relâchement installé partout en nous !
Ecouter encore et en corps, coûte que coûte !



Si l'on ne respecte pas l'esprit du yoga, voilà ce qui risque de nous arriver.

Crédit illustration : Claire Brétecher pour sa planche des "Frustrés" et le dessin final d'Agrippine, une photo de chat pacha qui sans prêcis-prêcha, a tout compris du yoga et le dos du livre étonnant sur les histoires de posture !

Voilà, bonnes gens, bon vent !
Caresses et bises à l"oeil !

Yamasté !!

lundi 1 juin 2020

"Contre les poèmes blèmes passons les Ponge"


Que faire ...
... Contre le virus qui ronge l'animalom et qui le plonge dans sa triste réalité.
... Contre le virus qui range l'animalom en deux catégories :

Les virustics (Sautent à l'esthétique) !
De sacrés loustics à soucis écologiques prônant une vie simple dans une sobriété souriante. Leur truc c'est de respecter la terre nourricière et donc d'arrêter de polluer.

Les "virustines" ou "virusteen" : "adulescents" qui finissent par devenir "adolassants" !
Des trissotins hautains et irrespectueux, vivant dans le compliqué et le tristounet. Leur truc c'est le fric, celui du pétrole, des bagnoles, des fariboles, des "poches marines" (sacs en plastique qui se retrouvent dans l'océan).
Ils veulent à tout prix s'en mettre plein les poches, n'hésitant pas à mettre à sac toutes les ressources de la planète.

- Dis donc l'ami, t'as pas fini de parler de virus et de détritus !
Redis moi le blaze de ton blogue :
- "Yogamusicothérapie" pour vous servir ami citoyen, j'y viens avec aujourd'hui une option musicothérapie et poésie.
- Bon bon je dis rien, sorry pour le dérangement, à la revoyure !!
- A bientôt.




J'ai lu "Un livre inutile" de Christian Bobin !
Il dresse le portrait de tous ses poètes préférés.
Génial, Bobin ramène sa bobine.
Afin de stopper le ciné halluciné de l'actualité (qui finit par nous rendre fou flou). Face à la sinistrose ambiante, vive les séances, les séquences nécessaires de cinémots poètiques.
Rappelle toi ami tête de linotte, les mots soignent les maux.
Sage singe qui songe, rendez-vous à la page Ponge, pour sauter dans le grand Bobin de jouvence :




"Sur l'enclume du sage, il martelait les mots. Les chevaux du langage, les vieux chevaux fourbus, il les ferrait de neuf."
"Il écrivait comme on heurte le cristal du verre, du bout de l'ongle.
Il versait plus ou moins de silence dans la page pour faire varier le son.
Il recommençait jusqu'à obtenir la note juste."
"Nous sommes mélangés de terre et de ciel.
Nous sommes faits d'argile et de souffle.
Nous sommes une petite flûte de terre cuite.
Un air à jouer, une note à tenir. Après quoi, silence.
Le grillon du souffle s'endort dans le noir. Et pourtant : un rien de lecture et revoilà la claire chanson de Ponge, le crissement de deux pages l'une sur l'autre."
Christian Bobin

Bon vent, bonnes réflexions !
Yamasté !!!

jeudi 14 mai 2020

"Tanguy temps gag"


"La vie est brève mais on s'ennuie quand même."
Jules Renard

L'ennui porte conseil !
En ces temps de covid 19 et de frigo vide, vous cherchez un réconfortant, quelque chose à vous mettre sous la dent, n'hésitez pas un instant et écoutez France-inter (téléchargez l'appli et placez dans vos favoris "Tanguy Pastureau").
Alors, requinqués par le rire salvateur, vous pourrez profiter du meilleur et anticiper le pire !

Deux genres, deux attitudes :
La "solid'hilarité" (On se serre les coudes, on rit, on réfléchit), accoudés au "contoir" avec respect des "gestes barrières", on se raconte des histoires ou on refait l'Histoire.
L'austère solitaire "monopolyse" la parole, l'argent, le pouvoir.
Les remarques, il s'en lave les mains.
Il joue des coudes et il est jusqu'au coude au coude à coude dans une compétition féroce de négoce !

Tiens Frédéric Pagès vient nous donner un peu de sa sagesse !
"Le coude détermine notre territoire personnel, zone de sécurité et d'intimité.
Quand nous devons garder les coudes au  corps, notre liberté se trouve réduite à peu de chose (c'est le cas au garde-à-vous)."
 


Les pavots de Californie ne sont ni au garde-à-vous, ni en garde-à-vue.


Tanguy Pastureau, rigolo de radio !
Cet humoriste de qualité, truculent, étonnant et épatant, roi de la vanne comparative, vengeur ravageur, officie sur France-inter et ici, à Andernos (à midi dix quand le virus est en voyage d'affaire chez les martiens), bien concentré, à son écoute on est scié, plié en deux.
Lorsqu'il se saisit d'un sujet de société, il rentre dedans sans états d'âme !
Il décrit, décrypte, critique, compare, brocarde, raille, ridiculise, se moque d'une ribambelle de personnages "tout dans l'image" :
Les "politocards" ringards, les démagos mégalos, les guignols branquignoles, les abrutis ahuris, les trissotins rois du chagrin, les barjots idiots, les si fiers gougnafiers, les tartempions à lampions (qui ne sont pas des lumières).
Il excelle dans l'excès XXL, il décomplexe un max le sexe avec ses propos légers et drôles. Il rigole avec la gaudriole et jamais ne dégringole dans des propos de mariolle, dans le salace qui agace et dont on se lasse !
C'est un excellent médoc de Bordeaux, un capitaine hard-rock jurant de capiteux jurons ...



Le voici dans le registre "écolo" (avant le "connarovirus") :
"... Les norvégiens, c'est pas comme nous, ça fait pas 'ouin-ouin' c'est pas de ma faute, ce sont les autres les méchants.
Un norvégien, ça agit, ça ne parle pas.
Tu lui dis bonjour, il te dit 'ya'.
Tu lui dit : il fait beau ce matin, c'est cool !
Il répond 'ya' !
Sur le papier, c'est pas très fun, y sont pâles, y sont rigides. Quand quelqu'un dépasse les autres, à la queue chez Auchan, il est condamné à 7 ans de prison, 19 s'il a volé des bonbons "PEZ" !
Un norvégien, c'est pragmatique, un problème égale une solution !
Les norvégiens vont payer le Gabon pour qu'il ne déforeste pas. Parce que si les gabonais déforestent à tout va, cela aura des effets sur la qualité de l'air que nous respirons.
Nous sommes une grande famille. Que les pays riches payent pour que les plus pauvres ne polluent pas, c'est normal !
Les norvégiens, y sont pas là à regarder les mouches voler en accusant les autres ...
Du temps où l'on parlait encore d'écologie (en ce début d'année 2020) !
... Il faut donc se battre pour le climat, et à New-York, les grands de ce monde, traduction les enfoirés qui mettent nos vies en jeu et celles de nos enfants n'en branlant pas une, sont là à dire "c'est toi qui pollue, non c'est toi, non c'est Merkel", et là les gens croisent le regard de Merkel et disent "non, en fait, c'est quelqu'un d'autre".
Ils se rejettent la faute, comme dans l'ascenseur de la Tour Montparnasse quand quelqu'un a des gaz et qu'il reste 57 étages à monter ...



Mourir mais seulement de rire !
"Mourir pollue. Selon une étude, entre le cercueil, ce qu'il y a dedans, le tissu plus le mort bourré de médocs et d'implants dentaires plombés qui se retrouvent dans les sols, une inhumation génère 833 kg de CO2, autant qu'un voyage de 4000 km en voiture. C'est beaucoup trop, je propose que nous arrêtions de mourir ...
... le cercueil déjà est verni, pollution, ensuite il y a du tissu dedans, sauf pour les proches de Valérie Damidot, qui dans leur cercueil ont aussi de la moquette et un lustre parce qu'elle a des prix, donc pollution. Les vêtements portés par le défunt, nous dit l'étude, génèrent de la pollution, à part au Cap-d'Agde où les gens sont enterrés tout nus et tout raides.
Enfin les traces de médicament dans le corps, qui partent dans le sol, polluent aussi."

Parcours raccourci de sa vie professionnelle. 
J'avoue n'avoir pas connu les débuts de ce brillant trublion ! "Titulaire d'un BTS Tourisme qui, contrairement à ce qu'il s'imaginait, ne permet pas de devenir touriste soi-même."
Tanguy Pastureau (ex Mr Suntorii) a oeuvré dans différents médias, comme par exemple l'insolite et insolente "Radio Nova"* avec des entrevues loufoques dans la rue, des chroniques décalées, des revues de presse de magazines ou de journaux gratuits.
Il s'est improvisé pourvoyeur de fausses nouvelles !
Il a donné dans le politique en tant que rédacteur d'un "Guide des présidentiables 2012 à lire avant d'élire", est devenu créateur de chansons écrites sur des musiques de téléphone portable.
Essai de pitch qui fait plutôt "pshiiiit" :
Il est monté sur les planches avec un spectacle thérapeutique ("Tanguy Pastureau n'est pas célèbre") où il apprend qu'il a une hernie discale.
Dès lors, il décide de rester debout le plus souvent possible et comme le club de curling de sa ville est au complet, il crée un spectacle tellement drôle qu'il va finir par guérir de son hernie !!!

* Radio Nova crée par JF Bizot (le mensuel "Actuel" des années 70, c'était lui aussi), ex radio libre a vu passer des improvisateurs de talent : Jamel Debbouze, Edouard Baer, Ariel Wizman, Karl Zéro et Daisy d'Errata, Omar et Fred, JY Lafesse et pour la musique, Rémy Kolpa Kopoul, JP Lentin ....
Qui m'a mis Nova ?
De 1981 jusqu'à 2007, c'est Bizot ! Après, je ne sais pas.




Voilà, c'est fini ... pour aujourd'hui, à bientôt pour de nouvelles savantures au pays du déconfinement!!!
Yamasté !