mercredi 31 juillet 2019
"Mémoire de Yoga n°36"
"Le cas Harpe Diem"
... Le musicien l'entend-il de cette oreille ?
Voici son point de vue:
Nous naissons tous avec des possibilités, une palette de qualités et de défauts qui créent richesse mais aussi complexité. Une harmonisation s'impose donc si nous voulons transformer ce foisonnement désordonné en trésor efficace.
Résoudre ses propres conflits est l'urgence de chaque vie, car tout conflit absorbe l'énergie, disperse et empêche l'épanouissement. Capter les forces vitales d'une partition et distribuer l'énergie sans déperdition, ni sur le plan mental, ni sur le plan des gestes physiques à accomplir pour une exécution aisée.
Tout gaspillage ou tout excès, non seulement altère la qualité du son et condamne la beauté de l'interprétation, mais peut conduire aussi à des problèmes musculaires aigus.
En débarrassant l'égo des aspects négatifs contrariant l'évolution, l'être peut s'appuyer sur ce qu'il a de positif, trouver sa véritable personnalité enfin épurée de scories nuisibles à son développement.
Par une sensibilité aiguisée, les grands artistes captent plus que d'autres sans doute le monde extérieur et leur propre monde intérieur.
Ils peuvent d'autant plus s'effacer devant une partition qu'ils ont retrouvé leur personne, ils sont, ils existent.
La volonté de s'affirmer, vanité, orgueil n'ont plus de raison d'être, car elles sont souvent des compensations à une faiblesse, un manque de confiance et de sécurisation.
Ils n'ont plus rien à prouver, ni aux autres, ni à eux-mêmes pour se rassurer et sont plus disponibles.
Le musicien est un homme élégant.
Le musicien est un homme de goût.
Dessin de Sempé :
Le premier violon est en retard, sourires des trois autres musiciens. Que signifient ces mimiques faciales ?
Laissons aller notre imagination et allons dans notre "ford intérieur" afin de nous transporter dans les pensées heureuses du trio.
Marcel au violoncelle se dit que la demoiselle est légère comme une libellule, que si elle continue ainsi, elle va s'envoler comme une bulle mais que comme d'habitude la belle libellule à lubie jouera Ravel comme personne.
Léon, à l'alto, est ravi de jouer du Ravel en compagnie de Gisèle qui le devine et se sent pousser des ailes.
Enfin, la fine Joséphine impatiente et espiègle, pense que la Gisèle joyeuse un peu enrobée, va bientôt jouer "l'Allez-gros moderato" et que ce ne sera pas trop tôt !
Le poétique et touchant Sempé dessine les musiciens pour qu'ils jouent la musique qu'il veut entendre. Dans sa recherche pour l'harmonie, l'exceptionnel Ravel va révéler les qualités de chacun. Cet outil musical pour calmer le "je" est (d'après le choix de Sempé) :
Le "Quatuor de Ravel allegro moderato" !
Allez, bon vent !
Yamasté !!
dimanche 21 juillet 2019
"Mémoire de yoga n°35"
"La voie du Hinayana"
"- Qu'y a t-il, Sôna ? Etais-tu auparavant, avant ton départ de la maison, habile à toucher du luth ?
- Oui, Seigneur.
- Qu'en penses-tu donc, Sôna ? Si sur ton luth les cordes sont trop tendues, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Il n'en sera rien, Seigneur.
- Et qu'en penses-tu, Sôna ? Si sur ton luth les cordes sont trop détendues, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Il n'en sera rien, Seigneur.
- Comment donc, Sôna ? Si sur ton luth, les cordes ne sont ni trop tendues, ni non plus trop détendues, si elles gardent la juste mesure, est-ce qu'alors le luth donnera le ton juste et sera prêt à être touché ?
- Oui, Seigneur.
- Et bien, de même ô Sôna, les forces de l'âme, trop tendues, tombent dans l'excès, trop détendues, dans la mollesse. Ainsi donc ô Sôna, réalise en toi l'équilibre de tes forces, tends sans relâche à l'équilibre de tes facultés spirituelles et propose toi cela comme but."
Avant de devenir un bon joueur de "Bhagavad Gita art", cherchons à être d'abord un bon harpiste. Laissons nous séduire par le charme de la parabole de la harpe, telle qu'elle est explicitée par Robert Linssen. La parabole de la harpe, fréquemment évoquée par les anciens maîtres de l'Inde, est à la fois pleine de profondeur et de poésie.
La signification de cette image doit être perçue par l'intuition et non par la pensée analytique. Le yogi y est comparé à une harpe vivante, formée de trois cordes (les "gunas") :
Une corde physique, symbolisant le corps.
Celui-ci doit être harmonisé par le yoga permettant une prise de conscience et une maîtrise parfaite, la détente musculaire, nerveuse, psychique, et la respiration complète lente et profonde.
L'harmonisation du corps implique également une hygiène alimentaire conforme aux lois de la nature, la redécouverte de la sagesse instinctive du corps dont les possibilités, généralement inconnues, sont immenses, la simplification des besoins à tous les niveaux, dans tous les domaines, le respect des rythmes naturels de la vie.
Une corde émotionnelle :
Celle-ci doit conserver toute sa sensibilité tout en étant libre de l'identification, de l'attachement aux sensations et de toutes les dépendances.
La fixation émotionnelle excessive émousse la vraie sensibilité. Mais le détachement et la non-identification ne doivent jamais être confondus avec l'indifférence ou l'évasion. S'ils sont mal compris, ils peuvent assécher le coeur.
Une corde mentale parfaitement souple, transparente et libre de l'attachement, de l'identification.
Elle doit cesser de vibrer exagérément pour son propre compte.
Ainsi, s'il vibre en harmonie avec ses trois cordes, le yogi est semblable à une harpe vivante.
A défaut d'être un harpiste marxiste tendance Harpo (le frère muet des Marx Brothers), je pratique la harpe celtique façon Gaston en faisant des gaffes, des bévues, des sottises.
Je joue comme ça vient, de ma petite harpe Camac. Je suis pas prêt à jouer de la grande harpe Camac, trop comac pour moi, mais plus adaptée aux musicos costauds en costard cravate.
Le gaffophone de Gaston est puissant. Lorsqu'il en joue :
Les "murs-murs" qui ont des oreilles trop sensibles défaillent, ceux qui font la sourde oreille se fendent en deux, les "porte-mentaux" craquent physiquement. Les murs en harmonie, sont dans la vibration et l'extase, ils prennent un bon bain de sons sains.
Chez le désaccordé Mr Gaspard Sapin, ça sent le gaz et le sapin, chez l'autre (celui qui s'accorde), ça gaze !
Le dessin est de Franquin, pour écouter et goûter pleinement aux plaisirs du "gaffophone", il est peut-être recommandé d'être un peu dur de la feuille !!!
Les inventions de Lagaffe ne sont pas toujours au point.
Bhagavad Gita : Poème philosophique sacré de l'Inde. Le terme signifie "Chant du bienheureux".
"C'est le désir et sa compagne la colère, enfants de rajas qui souillent tout, qui dévorent tout. Sache que c'est là le plus grand ennemi de l'âme."
Yamasté !!
samedi 29 juin 2019
"Philosophie : Serres nous à voir !"
"Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux;"Au lieu de prendre une pose selfy, choisir plutôt de poser son regard sur les belles choses. Serres nous surveille du coin de l'oeil :
Rilke
"Dites, qui peut reconnaître que la couleur rose de l'aurore caresse comme des doigts, qui, sauf un aveugle clairvoyant."
"Aujourd'hui, on prend un parapluie parce que la télé a dit qu'il allait pleuvoir. Autrefois, on aurait regardé le ciel."Changer de point de vue.
La pluie tombe et fait des claquettes, c'est comme ça, on n'y peut rien. Par contre, on peut choisir un autre angle de vision. Par exemple, prendre celui de la météo perso (état de mon moral : ensoleillé ou nuageux). C'est simple et imagé, c'est ça qui nous plaît !
Aujourd'hui, on prend des antidépresseurs parce que la déprime pointe le bout de son nez. Au lieu de regarder son nombril en pleurnichant, mieux vaut se régaler les yeux et la tête en visionnant un DVD des "Marx Brothers", pantins en patins qui laissent pantois ("Les Marx Brothers au Grand Magasin"). C'est désopilant !
L'oeil qui pleure de rire, des scènes à se rouler par terre, c'est l'effet "Marx rollers" !
"Rien n'existe sans le rythme."Lorsque ses excellentes citations, me reviennent en tête, j'entends sa voix chantante, bienfaisante, rocailleuse et chaleureuse.
Sa confiance, son regard éclairé, sa présence, son écoute concentrée, tout cela apaise et met à l'aise.
"La musique n'est pas un savoir mais un puits d'où sortent toutes les inventions possibles. Aussi la philo."
"Je crois qu'un lac, un saphir, qu'une pierre vulgaire, une portion de ciel, un sérac bleuâtre, que la mer aux sourires innombrables, le soleil jaune, le visage chromatique des constellations, la robe striée d'un jaguar, le vol vif d'un colibri, que le corps nu de Vénus me voient tout autant et parfois mieux que je ne sais les voir. Car ils reçoivent, stockent, traitent, émettent de la lumière, brillent comme des yeux."
"Tintin c'est le Jules Verne des sciences humaines."
"L'intelligence, c'est l'imprévisible."Pimpant "perlinpainpain" !
"Si vous avez un pain, et si moi j'ai un euro, si je vous achète le pain, j'aurai le pain et vous aurez un euro ...
Mais si vous avez un sonnet de Verlaine, ou le théorème de Pythagore, et que moi je n'ai rien, et si vous me les enseignez, à la fin de cet échange là, j'aurai le sonnet et le théorème et vous les aurez gardés.
Dans le premier cas, il y a un équilibre, c'est la marchandise, dans le second, il y a un accroissement, c'est la culture."
Vous voyez, c'est toujours un affaire de regard.
L'esthète de l'art (sans oeillères) est toujours plus intéressant que l'esthète à claques !
"Le jamais vu"
Serres était pour la paix et contre le pessimisme.
Des chiffres à l'appui :
"75 ans de paix en France. Ce n'est jamais arrivé dans notre histoire.
80 ans d'espérance de vie. Ce n'est jamais arrivé dans l'histoire !"
Au clic épatant et au chic type !
"Un renseignement, une citation pouvaient coûter des journées de voyage et des heures de recherche.Dans cette époque épique opaque, la société est désenchantée et désadaptée ! Faisons le pas de côté !
Chic, aujourd'hui, un centième de seconde pour le même résultat !"
C'est tout vu : mettons en place la proposition de Gébé :
"On arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste."Voilà, à bientôt, à la revoyure !!
Crédits illustrations :
La photo de Maurice Baquet protégeant son violoncelle est de Robert Doisneau, les dessins avec Tintin sont de Geluck et le "nez à la fenêtre" est de Gébé.
Yamasté !
samedi 15 juin 2019
"Philo Serres atout"
De la fenêtre de ma chambre, je me régale de cet heureux spectacle de bambous qui dansent sous l'influence d'un vent à décorner les boeufs.
Pendant ce temps là, à Paris, un autre vent souffle pendant le tournois de Tennis de Roland Garros.
Le joueur de baballe qui mène le bal d'une façon magistrale (mais sans être original), c'est "Rafale Nadal" !
J'avoue avoir comme préférence la danse végétale !
Pendant ce temps là, à Paris, un autre vent souffle pendant le tournois de Tennis de Roland Garros.
Le joueur de baballe qui mène le bal d'une façon magistrale (mais sans être original), c'est "Rafale Nadal" !
J'avoue avoir comme préférence la danse végétale !
"Être gourmand c'est trouver l'exceptionnel dans le quotidien."
Michel Serres
Mort du philosophe.
88 ans, c'est un bel âge pour aller voir l'autre côté du miroir.
Enfant, pendant la guerre, Serres aidant se fait du mauvais sang et souvent serre les dents ! Alors les chants guerriers faut pas lui en parler :
C'était un académicien étonnant, pacifiste (refusant de porter l'épée "d'agagadémicien"), un conteur agenais pas gêné d'utiliser son accent, un bon vivant bien vibrant, un troublant trublion à la voix chantante, un "comédien" épatant, à l'esprit espiègle, amoureux des sciences, des saveurs, manieur de mots, génial touche-à-tout, le regard ouvert sur le monde et mélomane !
- L'écoute du silence invite à être en paix et c'est ainsi que ... :
- Môme, déjà, je pratiquais la "philo-Serres atout" !
- Comment cela, ami du yoga ?
- Avant de devenir prof de yoga, j'allais souvent nager en piscine.
Heureux un poisson dans l'eau, je pratiquais mes 40 longueurs de bassin de 25 mètres comme qui rigole !
"C'est pas la mer à boire !"
En 79, près de Grasse dans les Alpes-maritime, un pompier (mari d'une cousine) m'invite à traverser le lac local. Vu du bord, les pieds dans l'eau, la distance me parait raisonnable.
J'accepte de le suivre.
Pour l'aller, "l'allié Daniel", pimpant pompier parait glisser sur l'eau, je garde une certaine distance. J'arrive un peu fatigué sur l'autre rive. Mon guide me propose de prendre une pause.
J'ai faim, on est loin d'Andernos et ici on ne trouve même pas de salicornes pour se rassasier. En plus, à l'époque, je ne connais pas cette ville du Bassin d'Arcachon.
Du temps passe et nous voilà reparti pour une interminable traversée, le trajet retour me parait beaucoup plus long. A mi-chemin, je fais la planche et je me marre en me remémorant cette histoire de mer :
L'océan était calme, je me suis mis à remonter le courant kidnappeur avec une régularité de métronome et je m'en suis sorti. M'enfin ! comme dit Michel Serres :
Serres n'aimait ni le "c'était mieux avant !" ni l'esprit de sérieux !
Crédits dessins :
La caricature est de Thierry Coquelet, dessins détournés et le Chat sont l'oeuvre de Geluck.
Chers amis, bon vent !
Caresses et bises à l'oeil !!
Yamasté !
Enfant, pendant la guerre, Serres aidant se fait du mauvais sang et souvent serre les dents ! Alors les chants guerriers faut pas lui en parler :
"Ces paroles ignobles de la "Marseillaise" où l'on parle du sang impur des ennemis, qui est un mot d'un racisme tel qu'on devrait avoir honte de l'enseigner aux enfants.""Allons enfants de la batterie, le jour de foire est arrivé ..."
C'était un académicien étonnant, pacifiste (refusant de porter l'épée "d'agagadémicien"), un conteur agenais pas gêné d'utiliser son accent, un bon vivant bien vibrant, un troublant trublion à la voix chantante, un "comédien" épatant, à l'esprit espiègle, amoureux des sciences, des saveurs, manieur de mots, génial touche-à-tout, le regard ouvert sur le monde et mélomane !
"Le vieux proverbe militaire dit vrai :
Nul ne va jamais plus vite que la musique.
Et Woodstock précède Facebook."
"Musique, délivre-nous de la douleur.C'est bon à savoir :
Musique, délivre la joie de nos émotions."
"Le savoir rend heureux, le savoir rend libre."
"Nous dépendons de ce qui dépend de nous."L'homme pou rit !
"L'homme est un pou pour l'homme."C'est troupeau pour être vrai !
"Nous pensons désormais par troupes et troupeaux."- La vie superficielle ou "super si fiel" ne fait pas de jolies musiques, me souffle mon "alter-écho" !
- L'écoute du silence invite à être en paix et c'est ainsi que ... :
"La vie profonde compose une partition."
- Môme, déjà, je pratiquais la "philo-Serres atout" !
- Comment cela, ami du yoga ?
- Avant de devenir prof de yoga, j'allais souvent nager en piscine.
Heureux un poisson dans l'eau, je pratiquais mes 40 longueurs de bassin de 25 mètres comme qui rigole !
"C'est pas la mer à boire !"
En 79, près de Grasse dans les Alpes-maritime, un pompier (mari d'une cousine) m'invite à traverser le lac local. Vu du bord, les pieds dans l'eau, la distance me parait raisonnable.
J'accepte de le suivre.
Pour l'aller, "l'allié Daniel", pimpant pompier parait glisser sur l'eau, je garde une certaine distance. J'arrive un peu fatigué sur l'autre rive. Mon guide me propose de prendre une pause.
J'ai faim, on est loin d'Andernos et ici on ne trouve même pas de salicornes pour se rassasier. En plus, à l'époque, je ne connais pas cette ville du Bassin d'Arcachon.
Du temps passe et nous voilà reparti pour une interminable traversée, le trajet retour me parait beaucoup plus long. A mi-chemin, je fais la planche et je me marre en me remémorant cette histoire de mer :
"Un type traverse la Manche à la nage.En 82, sur une plage aquitaine, j'ai découvert la vague qui divague et qui parfois peut t'emmener au loin (Portugal). J'ai eu la chance de me trouver dans une baïne coquine mais au bout du rouleau.
Arrivant devant les falaises de Douvres, il se dit :
- Je commence à être fatigué, je vais faire demi-tour !!"
L'océan était calme, je me suis mis à remonter le courant kidnappeur avec une régularité de métronome et je m'en suis sorti. M'enfin ! comme dit Michel Serres :
"Nul ne sais nager avant d'avoir traverser seul, un fleuve large et impétueux ou un détroit, un bras de mer agité. Il n'y a que le sol dans une piscine, territoire pour piétons en foule."
Serres n'aimait ni le "c'était mieux avant !" ni l'esprit de sérieux !
"Chères petites poucettes, alors ... c'est tellement mieux aujourd'hui :
La paix, la longévité, la paix, la sécu, la paix, l'hygiène et les soins palliatifs, la paix, ni service militaire ni peine de mort, la paix, le travail allégé, la paix, la communication partagée ..."
"L'esprit de sérieux, vous le savez, c'est le commencement de la sottise, à l'inverse, le rire est le commencement de l'esprit."Allez, je me fais la belle (de Louis Chédid) :
"J'préfère mourir en buvant la tasseLa suite à venir dans la prochaine chronique.
que de finir à Alcatraz.
Pour qui ne connait que la brasse,
New-York, c'est pas la porte en face ...
Et je chante en faisant la planche,
au milieu de l'Océan immense ...
Je ne suis fait la belle ..."
Crédits dessins :
La caricature est de Thierry Coquelet, dessins détournés et le Chat sont l'oeuvre de Geluck.
Chers amis, bon vent !
Caresses et bises à l'oeil !!
Yamasté !
jeudi 30 mai 2019
"Eva Ruchpaul mamie yogini"
Suite de l'article "Yoga Bikram a t-il une âme ?"
"Mangez du ciel !"
Eva Ruchpaul, mamie yogini de 91 ans et son Hatha-yoga bien tempéré.
Avec son yoga à sa sauce douce, elle a passé sa vie à donner sa pitance à ceux qui cherchent la patience sur un tapis !
Cela fait du bien de retrouver son humour :
Un jour, une élève lunaire, s'est évadée sur le tapis volant et n'est pas redescendue tout de suite, en langage Ruchpaulien : "elle s'est envoyée en l'air" !
Elle avait de la fuite dans les idées !
Ce drôle d'oiseau de un mètre quarante six a son franc-parler et son vocabulaire qui ne manque pas d'air. Ainsi "Mangez du ciel" signifie :
"Respirez !"
Être original comme tout le monde.
Elle dénonce les lubies mystico-gymniques et nous conseille de bien "faire yogattention" (comme dirait l'auteur de cette chronique).
Elle cite volontiers Avicène :
"La vie ne compte pas dans sa longueur mais dans sa largeur."
Fred Vargas (vue récemment à la télé sur France 5 "la grande librairie").
Sur l'écran, elle est à cran, pour notre sacrée planète ça craint.
Vargas nous montre nos failles, bafouille. Elle boit trop ses paroles et nous saoule à trop vouloir parler toute seule mais ...
J'aime son écriture, ses polars, son inspecteur Adamsberg, ses propos écolos et sa lucidité.
Ruchpaul la cite quand elle évoque l'état d'esprit du moment, cette époque opaque de flottement, de "cerveau lent" planant dans le fourbis, fouillis, tourbillon de la vie :
"... tête creuse, vide se remplit de n'importe quoi (si possible du pire). C'est ce que tout le monde préfère, le pire ... on s'ennuie tellement."
Eva Ruchpaul vit avec une polio (paralysée d'un côté pendant une partie de sa vie) grave depuis l'âge de dix-huit mois. Elle a maintenant 91 ans.
"Comment habiter un endroit désert ?
Une partie de mon corps ne vivait plus."
Elle arrive à marcher à douze ans. Elle fait sa rééducation elle même !
"Le yoga ne guérit rien, ne remplace rien. C'est bien mieux que cela. Il fait supporter."
"On se bouffe la vie avec le culte de l'effort permanent."
On se domine, on s'étrille, on se punit d'exister. On doit mériter .... pour coâ, pour porter sa croix ?
Et si on se faisait du bien !
Le yoga est un doux, il ne roule pas des mécaniques. En pratique, on s'étire, on "Gandhi". L'air ou le R qui manque à Gandhi se retrouve grâce au pranayama ("la maîtrise du souffle") c'est comme cela qu'on "grandhi" tranquillement !
Avec Ruchpaul, les élèves sont priés de faire une séance par semaine, pas plus, ceci afin de protéger la rareté !
On ne se rend pas toujours compte de la chance que l'on a. On en veut encore et en corps mais finalement, on picore à tort ou on dévore à mort, alors on va dans le décor ou on fait dans le hard-sport décoré de la lésion d'horreur (z'avez vu comme je suis tatoué, musclé, piercé en des endroits hard-core) afin de flatter notre égo gore bodybuildé.
Ruchpaul donne envie d'avoir des égards pour notre corps !
"Faites chaque chose comme si c'était la première et la dernière fois de votre vie."
Oyez gens censés, si vous avez "l'oeil oeillère" ou les "portugaises ensablées", cherchez juste un prof de yoga qui saura vous mettre nez à nez avec votre personnalité, qui saura faire en sorte que vous vous "sentiez" bien et qu'au niveau sagesse vous touchiez votre bille.
- Goûtez moi cette posture, vous m'en direz des nouvelles !
- Goûtez moi cette posture, vous m'en direz des nouvelles !
- Miam miam ! La vie est belle et c'est tant mieux !
"La vieillesse rend plus intelligent.
L'âge invite à comprendre mieux et davantage."
"Mettre le spirituel au dessus du matériel est une pure invention occidentale.
Je pars toujours de mon corps.
Je lui demande ce dont il a besoin, envie, ce que je peux faire pour qu'il aille mieux."
Un corps "mi-mi" : quand l'esprit prend corps, le corps "s'esprit-me". En jouant "gagnant-gagnant", plutôt que "geignant-gênant", il ouvre l'esprit, découvre de nouvelles perspectives et augmente son appétit de vie.
Dans ma pratique yogique, je me mets au service de mon corps comme pour le remercier d'être si bien à mon service.
"Tu n'auras pas souvent la chance de naître dans un corps d'homme. Es-tu bien sûr d'avoir fait ton possible pour t'en réjouir ?"
Poème indien
L'intelligence rend beau, la bêtise rend moche.
Être curieux rend heureux, être furieux rend malheureux.
Télé pris .... telle est vision !
"L'équilibre n'existe pas. Nous sommes seulement des équilibristes."
Mulla Nasreddin, le sage un peu fou, le fou qui rend sage, est sur la même "ruchpaul-hilarité" :
"C'est la fête au village d'Akshéhir, là où vit Mulla Nasreddin. Sur la place du village, une corde a été tendu entre deux arbres. Sur la corde tendue, on peut voir le mulla aussi tendu que la corde. Malgré cela, il reste en équilibre sur son fil, il va allègrement d'un arbre à l'autre. Puis il descend et retrouve la terre ferme. Interloqué, intrigué, un de ses amis vient le trouver et lui demande comment il fait pour rester en équilibre si longtemps sur le fil (Nasreddin n'est guère sportif, en plus, il est gros et peureux) ! - J'ai pu conserver l'équilibre, simplement parce j'avais aussi peur de tomber à droite qu'à gauche, explique le mulla (maître d'école coranique) !!!"
Ça balance par ici !
Hatha yoga bien tempéré : yoga du juste milieu !
"Le yoga m'a appris à me réjouir. Au contraire des exercices de lubrification articulo-musculaires qui ne font que produire des vieillards grincheux !!!"
Et pour finir, la plus belle "des finitions" ... du ...
"Yoga :
Le plus beau voyage qu'un humain puisse faire et qui les contient tous. Du tour de la chambre à la navigation intersidérale."
Crédit dessins : toutes les illustrations viennent du site "méditationfrance.com".
Les citations sont d'Eva Ruchpaul.
Les citations sont d'Eva Ruchpaul.
Allez, à la revoyure !
Caresses et bises à l'oeil.
Portez (ou supportez) vous bien !!
Yananda !!!
vendredi 24 mai 2019
"Yoga Bikram a t-il une âme ?"
A la rencontre de certains types de pratique yogique en Amérique : "le bond, la brute et le tonitruant".
Donnons des noms à ces pratiques excentriques, ces "gloubi boulyoga" qui trempent, font débat et des bonds.
Le yoga bondissant se nomme "ashtanga".
Dans le genre aérien, le "fly yoga" est un mélange de yoga, de pilate et d'art du cirque. Faut être sanglé pour se mettre en lévitation, alors pourquoi le faire si on peut léviter ?
Méditation : plus dur sera le chut !
Celui qui fait son show de yoga chaud porte différents noms : "moksha", "forest yoga", "power yoga" mais le plus en vogue et le plus controversé, c'est celui de Choudhury Bikram. Ce yoga "Lady Gaga" est pratiqué par des "pipols" !!!
Ces yogis speedy qui apprécient la rapidité, la brutalité et l'argent sont bien dans l'air du temps.
Pour eux, ce yoga portefeuille (ah ! la posture de biais plié en deux) fait passer la quantité avant la qualité (combien de kilos voulez vous perdre ?), "des postures j'vous en mets à tire-larigot, mais c'est ce qui faut : aller vite sinon on finit pas le programme et vous ne perdez pas un gramme".
Ils n'hésitent pas à en faire des tonnes !
Mais heureusement, à la radio "Transe-inter". Jean Lebrun veille au grain ("La marche de l'histoire" du 9 avril 2019, consacrée au "yoga en occident").
Il s'entretient avec Marie Kock.
Ces deux là nous parlent de "bénimenteurs" en sari coloré (qui t'en font voir de toutes les couleurs), des doloristes en sari golpa (qui t'en font voir de toutes les douleurs), excès-terra ..
Yoga hot, yoga marketing !!
Yoga Bikram, yoga show ?
Dans le poste qui peste contre l'imposture, on évoque "l'antidiote" Eva Ruchpaul.
Je me souviens des premiers livres sur le yoga que j'ai acheté en février 1985.
Dans une bouquinerie de Bondy, de vieux livres abîmés et soldés traînaient dans des bacs. Parmi les rescapés du pilon, se trouvait un ouvrage yogique de Ruchpaul et un autre de Van Lysbeth.
J'ai acheté les deux, mais après lecture, j'ai préféré celui de Ruchpaul, faisant souvent référence au fameux "Yoga-sutra de Patanjali" (le livre de base qui définit le mieux l'esprit du Yoga), il éclaire ... notre petite lanterne et il dérange les frimeurs flamboyants.
La radio parle des Beatles, de Bikram. Citant Ruchpaul, elle définit le profil brutal fatal d'un certain yoga à l'amère ricaine :
"Chercher la contrainte punitive pour expurger le mal. Alors, il apparaît normal de se violenter."Les as du violent se conduisent maladroitement.
Ahimsa (la non violence), on en fait quoi ?
"Quoi coi" fait la grenouille de bénitier !
On sent comme des relents de maoschisme ... oups ... masochisme (intéressant le lapsus), où règne la loi du plus effort, plus c'est fort et mieux c'est, alors on force, on fonce, on enfonce des portes ouvertes croyant être original et branché !
On est pourtant loin d'être nouveau et intéressant, on fait dans l'ancien, moraliste et pénible, avec comme credo crado "Souffrir pour mériter" !
Le sens du yoga à la Ruchpaul !
"Primaire, même racine que primordial ... et que primate."C'est la recherche de la constance, c'est être concis, simple. C'est pratiquer avec régularité, sans la volonté de perfection.
"C'est l'acceptation modeste de la transformation."On ne dit plus : "Souffrir est mérité" mais plutôt "Sourire et méditer" !
M'enfin ! A chacun sa vérité.
Austère posture !
Revenons donc aux USA car dans le poste on parle du yoga Bikram.
Mr Bikram, play-boy relax à montre rolex en or, a l'air d'être un drôle de zozo, un zinzin avec un zizi en zonzon (condamné en janvier 2016 à payer plus de six millions de dollars de dommages et intérêts à des "connasses" dixit Mr B, pour harcèlements sexuels, viols et violences). On dit de lui qu'il est en mauvaise posture !
L'imposteur à gourmettes, bagouzes, montre à un million de dollars et aux 40 voitures de collection ...
Ce papy boomer de 73 ans au look de rocker a une conduite fort éloignée de la non-violence "Ahimsa" (lui même absent de son "yoga dégât"). Il demande à certaines de ses élèves de lui brosser ses longs cheveux et de le masser. Mais peu de victimes osent lui dire :
"Tu peux toujours te brosser, tu es complètement à la ramasse !
Il a cherché à faire breveter les 26 postures de son yoga mais sa demande a été refusée, la justice a considérée que les postures était les mêmes que les postures ancestrales du Hatha-yoga.
Dans les endroits où l'on pratique sa méthode, le maître exige une estrade afin d'être bien en vue et des miroirs pour se voir ... plus souvent.
Il ne supporte pas le vert alors si tu as les yeux verts, gare au courroux du gourou toujours prêt à vert-baliser.
Un journaliste est parti à New-York, il a demandé à une prof de lui donner un exemple de pratique.
Et c'est ainsi que l'on se régale d'un extrait de séance dans lequel on entend une prof Bikram en pleine action.
Elle nous saoule avec son flot ininterrompu de phrases dites à toute berzingue et son ton agaçant de bonimenteur, son discours V.R.P pour V.I.P !
Alors imagine le "cauche-mare" de flaque de sueur, ami yogi, une salle de yoga avec une humidité à 40 % et une température de 40 degrés ("on transpire, les muscles sont chauds et cela permet d'aller plus vite vers des postures difficiles" argumente bikramdame). La séance dure ... 90 minutes !
Prenons l'exemple de la posture de la chaise :
"Cette posture donne de la puissance aux jambes, il faut la tenir longtemps et avoir le dos bien droit. On la nomme "la pose curieuse", elle brûle les cuisses, souvent les gens tombent et c'est très bien, ils ont dépassé leurs limites, comme ça à la prochaine tentative, ils pourront aller plus loin."A noter que chez les "bikramés", on nomme la salle de yoga : "la chambre des tortures" !
Cela veut tout dire sur l'esprit !
Résultat des courses, on court à sa perte :
Risques d'accidents cardiaques, d'étourdissements, de malaises, de nausées, de crampes, de déshydratation, de fatigue extrême !!
Danger-blessures : la température de 40 degrés diminue la conscience de ses limites musculaires.
Ci-dessus, assis dessus, Bikram pratiquant la posture de la "chaise à l'aise", dite "pose curieuse de confort" !
Et ça marche, il existe un public pour ça, et cette ambiance sado maso lui correspond.
Moi, yogi "parki", je ne vendrai jamais mon âme à Bikram (même s'il a soigné la jambe de Nixon en 1973, même s'il a commencé le yoga à 4 ans, même s'il est devenu "champignon" de yoga à 13 ans, même s'il a soigné par le yoga une de ses jambes abîmée selon les sources soit par un accident de voiture, soit pendant une compétition d'haltérophilie à 17 ans).
En fait, on s'en fout des foules de fous qui se défoulent, s'amochent comme des mioches et s'amourachent d'un charlatan sans morale qui s'assoit sur l'humain !
Allez "Salam aleikoum !" (que la paix soit avec toi !).
Ami yogi bikramé, laisse le bon temps rouler.
Laisse couler en toi ton bon tempo et ne suit pas les durs dirlos brûleurs de cuisses adeptes de ce "yoga chaud", nommé ainsi par le chaud lapin Bikramé ("Bi" parce que l'on a les deux cuisses "kramées" lorsque l'on pratique la posture de l'ascèse ... ooops ... de la chaise, dis donc, ça brûle même la langue) !
La suite au prochain numéro !
A bientôt !!!
Yamasté !
mardi 30 avril 2019
"Notre drame"
Lundi 15 avril 2019 : Notre Drame !
Installée depuis huit, neuf siècles sur l'île de la cité, Notre-Dame a été victime d'un incendie, sa toiture "forêt de centaine de chênes" est partie en fumée. Sa flèche ne montre plus la direction à suivre.
L'âme de l'homme pieu est dans la dèche.
L'humain opportuniste qui fait feu de tout bois "cent chênes" à sa pensée unique, cynique : "On va tout faire pour reconstruire la toiture sacrée et la flèche gothique dans un délai de cinq ans".
2024 : J.O de Paris !
Il tient une forme olympique ce prési-dent qui raye le parquet !
Y'a du pain sur la planche !!
Dieu se retire, son jouet préféré a tout abîmé autour de lui. Désabusé et désorienté, il ne sait plus où il crèche.
Pour la reconstruction, côté milliardaire dont le nom finit par "ault", on donne dans la surenchère : l'un se délivre de cent millions d'euros, alors l'autre double le montant du premier en faisant un don de deux cent millions d'euros !
Dans la tête de certains humains, c'est le boxon, un chantier pas possible.
Ils se droguent au fric (au lieu de se donner la pogne, ils s'empoignent, se mettent des beignes).
Ils se servent de leur pognon pour montrer qu'ils ont de la poigne et qu'ils peuvent écraser la pogne d'un autre porteur de rolex au poignet.
Mais revenons à la sinistrée :
Le 11 avril 2019, on retire pour rénovation, les 19 énormes monuments "Violet le duc" qui entouraient la flèche. Peut-on dire qu'ils ont eu chaud ?
Au niveau de la température : non, par contre pour les "échaufaudages" placés là pour la réfection de l'édifice portant le poids des ans et de la pollution, on peut dire oui.
Entendu à la radio, au sujet de l'incendie, une journaliste "tout feu-tout flamme" dire : "Je reprend le flambeau." !
C'est épique, c'est gothique, c'est flamboyant ! Mais , c'est malvenu, quel manque de classe !
Ce n'est pas bon, tiens voilà Aragon qui passe :
"Il y avait Notre-Dame, tellement plus belle du côté de l'abside que du côté du parvis, et les ponts, jouant à une marelle curieuse, d'arche en arche entre les îles, et là, en face, de la Cité à la rive droite ..."Mûr mur meurt !
Pour l'année 2019, à l'heure des bilans de fin damnée, on se souviendra d'elle et dans mille ans ?
"... Mais, dans quelque mille ans, le temps fera broncher. Comme un loup fait un bœuf , cette carcasse lourde tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde rongera tristement ses vieux os de rocher !".Dans cette période brûlante, des artistes allumés et chaleureux se sont éteints : Varda et Marielle.
Gérard de Nerval
Varda : 29 mars 2019 !
Paysages rivages :
"Si on ouvrait des gens, on trouverait des paysages. Si on m'ouvrait moi, on trouverait des plages.""Vois sans soif", la curiosité est un divin défaut :
"Je ne veux pas montrer, mais donner l'envie de voir."Agnès Varda, coupe au bol et peau d'âme, avait la patate en forme de cœur ou le contraire.
Glaneuse heureuse avec ses paysages visages, ses murs murs, elle donnait des couleurs aux gens, les mettait en valeur ainsi que leur environnement.
Varda la joie cohabitait aussi avec la mélancolie "fleur de coquelicot" ("Coq Jacquot de Nantes", "Cloé écho de 5 à 7"), l'élégante intelligente est partie rejoindre celui qui n'était plus de ce monde (depuis un bail), son "Jacquot de Nantes" !
Agnès est un prénom grec (pays d'origine de son père) choisi pour remplacer son prénom officiel : Arlette (car elle a été conçue en Arles). Varda n'aime pas ça, les mots qui se terminent en "ette", elle leur fait leur fête !
Et puis s'appeler "petite Arles" lorsque l'on mesure moins d'un mètre cinquante, tu p'Arles Charles comme ça fait chouette !
"Une clé pour une relative paix, un relatif équilibre, une relative acceptation de la vie, c'est d'être tourné vers les autres.
Marielle : 24 avril 2019 !
Contre le fatal mélo dit futile, écoutez une vitale mélodie utile !
"Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie."Marielle s'en est allé sur son cheval de trois, rejoindre les deux autres chevaliers mousquetaires : Noiret et Rochefort !
"A quoi bon avoir des amis qui pourraient être n'importe qui ? C'est leur singularité qui les rend aimables."Dans sa besace, ce gourmand bon vivant avait toujours une galette de "Pont à veine" ("oh ! ce cul !").
"Je renais ... je revis ... Nom de Dieu de bordel de merde."Ce "grand duc" était à la fois : calmos ou "soupolé", grossier élégant, baroque loufoque, "aristo populaire", admirateur mateur de toutes les beautés et de tous les matins du monde !
De la bande des quatre, après la disparition du mariole Marielle, ne reste plus que l'as des as "Bébel".
"Je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard."Ce drôle de zozo parlant du zoo :
"Les zoos me dépriment : fait on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?"J'ai aussi en mémoire les succulents dialogues de Pascal Quignard dans le film d'Alain Corneau "Tous les matins du monde", où Marielle "Sainte Colombe" dit à Guillaume Depardieu "Marin Marais" :
"Vous faites de la musique mais vous n'êtes pas musicien !"
Et puis, on a appris la mort d'un des rockers français qui faisait un peu partie de la bande des quatres, Dick (argot ricain pour dire pénis) "Pénis de Nice" Rivers. Moins marquant que ses collègues ex yéyés parisiens. Il savait bien utiliser le talent des musiciens et cultivait le sens de l'auto-dérision (titre d'un de ses albums "Dick autorivers" (référence aux vieux magnéto d'antan) !
Il meurt le jour de son anniversaire, je me demande qui va souffler les 74 bougies-boogie ?
A noter que sur "Wikipédia", on indique bien les dates de naissance et de décès (24 avril 1945 et 24 avril 2019) mais l'âge de sa mort est fixée à 73 ans. C'est pour cette raison que j'ai choisi l'épitaphe suivante à dire lorsque l'on dispersera mes cendres :
"Conteur : remis à zéro !"
Photos : "forbes.fr"
Caricature de Jean-marc Borot.
Allez, portez vous bien et restez curieux !
Namasté !!
Yananda !!!
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