jeudi 30 mai 2019

"Eva Ruchpaul mamie yogini"


Suite de l'article "Yoga Bikram a t-il une âme ?"



"Mangez du ciel !"
Eva Ruchpaul, mamie yogini de 91 ans et son Hatha-yoga bien tempéré.
Avec son yoga à sa sauce douce, elle a passé sa vie à donner sa pitance à ceux qui cherchent la patience sur un tapis !
Cela fait du bien de retrouver son humour :
Un jour, une élève lunaire, s'est évadée sur le tapis volant et n'est pas redescendue tout de suite, en langage Ruchpaulien : "elle s'est envoyée en l'air" !
Elle avait de la fuite dans les idées !
Ce drôle d'oiseau de un mètre quarante six a son franc-parler et son vocabulaire qui ne manque pas d'air. Ainsi "Mangez du ciel" signifie :
"Respirez !"




Être original comme tout le monde.
Elle dénonce les lubies mystico-gymniques et nous conseille de bien "faire yogattention" (comme dirait l'auteur de cette chronique).
Elle cite volontiers Avicène :
"La vie ne compte pas dans sa longueur mais dans sa largeur."



Fred Vargas (vue récemment à la télé sur France 5 "la grande librairie").
Sur l'écran, elle est à cran, pour notre sacrée planète ça craint.
Vargas nous montre nos failles, bafouille. Elle boit trop ses paroles et nous saoule à trop vouloir parler toute seule mais ...
J'aime son écriture, ses polars, son inspecteur Adamsberg, ses propos écolos et sa lucidité.
Ruchpaul la cite quand elle évoque l'état d'esprit du moment, cette époque opaque de flottement, de "cerveau lent" planant dans le fourbis, fouillis, tourbillon de la vie :
"... tête creuse, vide se remplit de n'importe quoi (si possible du pire). C'est ce que tout le monde préfère, le pire ... on s'ennuie tellement."



Eva Ruchpaul vit avec une polio (paralysée d'un côté pendant une partie de sa vie) grave depuis l'âge de dix-huit mois. Elle a maintenant 91 ans.
"Comment habiter un endroit désert ?
Une partie de mon corps ne vivait plus."
Elle arrive à marcher à douze ans. Elle fait sa rééducation elle même !
"Le yoga ne guérit rien, ne remplace rien. C'est bien mieux que cela. Il fait supporter."
"On se bouffe la vie avec le culte de l'effort permanent."
On se domine, on s'étrille, on se punit d'exister. On doit mériter .... pour coâ, pour porter sa croix ?
Et si on se faisait du bien !
Le yoga est un doux, il ne roule pas des mécaniques. En pratique, on s'étire, on "Gandhi". L'air ou le R qui manque à Gandhi se retrouve grâce au pranayama ("la maîtrise du souffle") c'est comme cela qu'on "grandhi" tranquillement !
Avec Ruchpaul, les élèves sont priés de faire une séance par semaine, pas plus, ceci afin de protéger la rareté !
On ne se rend pas toujours compte de la chance que l'on a. On en veut encore et en corps mais finalement, on picore à tort ou on dévore à mort, alors on va dans le décor ou on fait dans le hard-sport décoré de la lésion d'horreur (z'avez vu comme je suis tatoué, musclé, piercé en des endroits hard-core) afin de flatter notre égo gore bodybuildé.
Ruchpaul donne envie d'avoir des égards pour notre corps !
"Faites chaque chose comme si c'était la première et la dernière fois de votre vie."
Oyez gens censés, si vous avez "l'oeil oeillère" ou les "portugaises ensablées", cherchez juste un prof de yoga qui saura vous mettre nez à nez avec votre personnalité, qui saura faire en sorte que vous vous "sentiez" bien et qu'au niveau sagesse vous touchiez votre bille.
- Goûtez moi cette posture, vous m'en direz des nouvelles ! 
- Miam miam ! La vie est belle et c'est tant mieux !


"La vieillesse rend plus intelligent.
L'âge invite à comprendre mieux et davantage."
"Mettre le spirituel au dessus du matériel est une pure invention occidentale.
Je pars toujours de mon corps.
Je lui demande ce dont il a besoin, envie, ce que je peux faire pour qu'il aille mieux." 



Un corps "mi-mi" : quand l'esprit prend corps, le corps "s'esprit-me". En jouant "gagnant-gagnant", plutôt que "geignant-gênant", il ouvre l'esprit, découvre de nouvelles perspectives et augmente son appétit de vie.
Dans ma pratique yogique, je me mets au service de mon corps comme pour le remercier d'être si bien à mon service.
"Tu n'auras pas souvent la chance de naître dans un corps d'homme. Es-tu bien sûr d'avoir fait ton possible pour t'en réjouir ?"
Poème indien
L'intelligence rend beau, la bêtise rend moche.
Être curieux rend heureux, être furieux rend malheureux.

Télé pris .... telle est vision !




"L'équilibre n'existe pas. Nous sommes seulement des équilibristes."
Mulla Nasreddin, le sage un peu fou, le fou qui rend sage, est sur la même "ruchpaul-hilarité" :
"C'est la fête au village d'Akshéhir, là où vit Mulla Nasreddin. Sur la place du village, une corde a été tendu entre deux arbres. Sur la corde tendue, on peut voir le mulla aussi tendu que la corde. Malgré cela, il reste en équilibre sur son fil, il va allègrement d'un arbre à l'autre. Puis il descend et retrouve la terre ferme. Interloqué, intrigué, un de ses amis vient le trouver et lui demande comment il fait pour rester en équilibre si longtemps sur le fil (Nasreddin n'est guère sportif,  en plus, il est gros et peureux) ! - J'ai pu conserver l'équilibre, simplement parce j'avais aussi peur de tomber à droite qu'à gauche, explique le mulla (maître d'école coranique) !!!"





Ça balance par ici !
Hatha yoga bien tempéré : yoga du juste milieu !
"Le yoga m'a appris à me réjouir. Au contraire des exercices de lubrification articulo-musculaires qui ne font que produire des vieillards grincheux !!!"
Et pour finir, la plus belle "des finitions" ... du ...
"Yoga :
Le plus beau voyage qu'un humain puisse faire et qui les contient tous. Du tour de la chambre à la navigation intersidérale."


Crédit dessins : toutes les illustrations viennent du site "méditationfrance.com".
Les citations sont d'Eva Ruchpaul.

Allez, à la revoyure !
Caresses et bises à l'oeil.
Portez (ou supportez) vous bien !!
Yananda !!!

vendredi 24 mai 2019

"Yoga Bikram a t-il une âme ?"


A la rencontre de certains types de pratique yogique en Amérique : "le bond, la brute et le tonitruant".
Donnons des noms à ces pratiques excentriques, ces "gloubi boulyoga" qui trempent, font débat et des bonds.
Le yoga bondissant se nomme "ashtanga".
Dans le genre aérien, le "fly yoga" est un mélange de yoga, de pilate et d'art du cirque. Faut être sanglé pour se mettre en lévitation, alors pourquoi le faire si on peut léviter ?
Méditation : plus dur sera le chut !
Celui qui fait son show de yoga chaud porte différents noms : "moksha", "forest yoga", "power yoga" mais le plus en vogue et le plus controversé, c'est celui de Choudhury Bikram. Ce yoga "Lady Gaga" est pratiqué par des "pipols" !!!

Ces yogis speedy qui apprécient la rapidité, la brutalité et l'argent sont bien dans l'air du temps.
Pour eux, ce yoga portefeuille (ah ! la posture de biais plié en deux) fait passer la quantité avant la qualité (combien de kilos voulez vous perdre ?), "des postures j'vous en mets à tire-larigot, mais c'est ce qui faut : aller vite sinon on finit pas le programme et vous ne perdez pas un gramme".
Ils n'hésitent pas à en faire des tonnes !
Mais heureusement, à la radio "Transe-inter". Jean Lebrun veille au grain ("La marche de l'histoire" du 9 avril 2019, consacrée au "yoga en occident").
Il s'entretient avec Marie Kock.
Ces deux là nous parlent de "bénimenteurs" en sari coloré (qui t'en font voir de toutes les couleurs), des doloristes en sari golpa (qui t'en font voir de toutes les douleurs), excès-terra ..





Yoga hot, yoga marketing !!
Yoga Bikram, yoga show ?

Dans le poste qui peste contre l'imposture, on évoque "l'antidiote" Eva Ruchpaul.
Je me souviens des premiers livres sur le yoga que j'ai acheté en février 1985.
Dans une bouquinerie de Bondy, de vieux livres abîmés et soldés traînaient dans des bacs. Parmi les rescapés du pilon, se trouvait un ouvrage yogique de Ruchpaul et un autre de Van Lysbeth.
J'ai acheté les deux, mais après lecture, j'ai préféré celui de Ruchpaul, faisant souvent référence au fameux "Yoga-sutra de Patanjali" (le livre de base qui définit le mieux l'esprit du Yoga), il éclaire ... notre petite lanterne et il dérange les frimeurs flamboyants.
La radio parle des Beatles, de Bikram. Citant Ruchpaul, elle définit le profil brutal fatal d'un certain  yoga à l'amère ricaine :
"Chercher la contrainte punitive pour expurger le mal. Alors, il apparaît normal de se violenter."
Les as du violent se conduisent maladroitement.
Ahimsa (la non violence), on en fait quoi ?
"Quoi coi" fait la grenouille de bénitier !
On sent comme des relents de maoschisme ... oups ... masochisme (intéressant le lapsus), où règne la loi du plus effort, plus c'est fort et mieux c'est, alors on force, on fonce, on enfonce des portes ouvertes croyant être original et branché !
On est pourtant loin d'être nouveau et intéressant, on fait dans l'ancien, moraliste et pénible, avec comme credo crado "Souffrir pour mériter" !




Le sens du yoga à la Ruchpaul !
"Primaire, même racine que primordial ... et que primate."
C'est la recherche de la constance, c'est être concis, simple. C'est pratiquer avec régularité, sans la volonté de perfection.
"C'est l'acceptation modeste de la transformation."
On ne dit plus : "Souffrir est mérité" mais plutôt "Sourire et méditer" !
M'enfin ! A chacun sa vérité.




Austère posture !
Revenons donc aux USA car dans le poste on parle du yoga Bikram.
Mr Bikram, play-boy relax à montre rolex en or, a l'air d'être un drôle de zozo, un zinzin avec un zizi en zonzon (condamné en janvier 2016 à payer plus de six millions de dollars de dommages et intérêts à des "connasses" dixit Mr B, pour harcèlements sexuels, viols et violences). On dit de lui qu'il est en mauvaise posture !
L'imposteur à gourmettes, bagouzes, montre à un million de dollars et aux 40 voitures de collection ...
Ce papy boomer de 73 ans au look de rocker a une conduite fort éloignée de la non-violence "Ahimsa" (lui même absent de son "yoga dégât"). Il demande à certaines de ses élèves de lui brosser ses longs cheveux et de le masser. Mais peu de victimes osent lui dire :
"Tu peux toujours te brosser, tu es complètement à la ramasse !
Il a cherché à faire breveter les 26 postures de son yoga mais sa demande a été refusée, la justice a considérée que les postures était les mêmes que les postures ancestrales du Hatha-yoga.
Dans les endroits où l'on pratique sa méthode, le maître exige une estrade afin d'être bien en vue et des miroirs pour se voir ... plus souvent.
Il ne supporte pas le vert alors si tu as les yeux verts, gare au courroux du gourou toujours prêt à vert-baliser.
Un journaliste est parti à New-York, il a demandé à une prof de lui donner un exemple de pratique.
Et c'est ainsi que l'on se régale d'un extrait de séance dans lequel on entend une prof Bikram en pleine action.
Elle nous saoule avec son flot ininterrompu de phrases dites à toute berzingue et son ton agaçant de  bonimenteur, son discours V.R.P pour V.I.P !
Alors imagine le "cauche-mare" de flaque de sueur, ami yogi, une salle de yoga avec une humidité à 40 % et une température de 40 degrés ("on transpire, les muscles sont chauds et cela permet d'aller plus vite vers des postures difficiles" argumente bikramdame). La séance dure ... 90 minutes !
Prenons l'exemple de la posture de la chaise :
"Cette posture donne de la puissance aux jambes, il faut la tenir longtemps et avoir le dos bien droit. On la nomme "la pose curieuse", elle brûle les cuisses, souvent les gens tombent et c'est très bien, ils ont dépassé leurs limites, comme ça à la prochaine tentative, ils pourront aller plus loin."
A noter que chez les "bikramés", on nomme la salle de yoga : "la chambre des tortures" !
Cela veut tout dire sur l'esprit !
Résultat des courses, on court à sa perte :
Risques d'accidents cardiaques, d'étourdissements, de malaises, de nausées, de crampes, de déshydratation, de fatigue extrême !!
Danger-blessures : la température de 40 degrés diminue la conscience de ses limites musculaires.




Ci-dessus, assis dessus, Bikram pratiquant la posture de la "chaise à l'aise", dite "pose curieuse de confort" !

Et ça marche, il existe un public pour ça, et cette ambiance sado maso lui correspond.
Moi, yogi "parki", je ne vendrai jamais mon âme à Bikram (même s'il a soigné la jambe de Nixon en 1973, même s'il a commencé le yoga à 4 ans, même s'il est devenu "champignon" de yoga à 13 ans, même s'il a soigné par le yoga une de ses jambes abîmée selon les sources soit par un accident de voiture, soit pendant une compétition d'haltérophilie à 17 ans).
En fait, on s'en fout des foules de fous qui se défoulent, s'amochent comme des mioches et s'amourachent d'un charlatan sans morale qui s'assoit sur l'humain !




Allez "Salam aleikoum !" (que la paix soit avec toi !).
Ami yogi bikramé, laisse le bon temps rouler.
Laisse couler en toi ton bon tempo et ne suit pas les durs dirlos brûleurs de cuisses adeptes de ce "yoga chaud", nommé ainsi par le chaud lapin Bikramé ("Bi" parce que l'on a les deux cuisses "kramées" lorsque l'on pratique la posture de l'ascèse ... ooops ... de la chaise, dis donc, ça brûle même la langue) !

La suite au prochain numéro !
A bientôt !!!
Yamasté !

mardi 30 avril 2019

"Notre drame"





Lundi 15 avril 2019 : Notre Drame !
Installée depuis huit, neuf siècles sur l'île de la cité, Notre-Dame a été victime d'un incendie, sa toiture "forêt de centaine de chênes" est partie en fumée. Sa flèche ne montre plus la direction à suivre.
L'âme de l'homme pieu est dans la dèche.
L'humain opportuniste qui fait feu de tout bois "cent chênes" à sa pensée unique, cynique : "On va tout faire pour reconstruire la toiture sacrée et la flèche gothique dans un délai de cinq ans".
2024 : J.O de Paris !
Il tient une forme olympique ce prési-dent qui raye le parquet !
Y'a du pain sur la planche !!
Dieu se retire, son jouet préféré a tout abîmé autour de lui. Désabusé et désorienté, il ne sait plus où il crèche.
Pour la reconstruction, côté milliardaire dont le nom finit par "ault", on donne dans la surenchère : l'un se délivre de cent millions d'euros, alors l'autre double le montant du premier en faisant un don de deux cent millions d'euros !
Dans la tête de certains humains, c'est le boxon, un chantier pas possible.
Ils se droguent au fric (au lieu de se donner la pogne, ils s'empoignent, se mettent des beignes).
Ils se servent de leur pognon pour montrer qu'ils ont de la poigne et qu'ils peuvent écraser la pogne d'un autre porteur de rolex au poignet.
Mais revenons à la sinistrée :



Le 11 avril 2019, on retire pour rénovation, les 19 énormes monuments "Violet le duc" qui entouraient la flèche. Peut-on dire qu'ils ont eu chaud ?
Au niveau de la température : non, par contre pour les "échaufaudages" placés là pour la réfection de l'édifice portant le poids des ans et de la pollution, on peut dire oui.
Entendu à la radio, au sujet de l'incendie, une journaliste "tout feu-tout flamme" dire : "Je reprend le flambeau." !
C'est épique, c'est gothique, c'est flamboyant ! Mais , c'est malvenu, quel manque de classe !
Ce n'est pas bon, tiens voilà Aragon qui passe :
"Il y avait Notre-Dame, tellement plus belle du côté de l'abside que du côté du parvis, et les ponts, jouant à une marelle curieuse, d'arche en arche entre les îles, et là, en face, de la Cité à la rive droite ..."
Mûr mur meurt !
Pour l'année 2019, à l'heure des bilans de fin damnée, on se souviendra d'elle et dans mille ans ?
"... Mais, dans quelque mille ans, le temps fera broncher. Comme un loup fait un bœuf , cette carcasse lourde tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde rongera tristement ses vieux os de rocher !".
Gérard de Nerval
Dans cette période brûlante, des artistes allumés et chaleureux se sont éteints : Varda et Marielle.



Varda : 29 mars 2019 !
Paysages rivages :
"Si on ouvrait des gens, on trouverait des paysages.  Si on m'ouvrait moi, on trouverait des plages."
"Vois sans soif", la curiosité est un divin défaut :
"Je ne veux pas montrer, mais donner l'envie de voir."
Agnès Varda, coupe au bol et peau d'âme, avait la patate en forme de cœur ou le contraire.
Glaneuse heureuse  avec ses paysages visages, ses murs murs, elle donnait des couleurs aux gens, les mettait en valeur ainsi que leur environnement.
Varda la joie cohabitait aussi avec la mélancolie "fleur de coquelicot" ("Coq Jacquot de Nantes", "Cloé écho de 5 à 7"), l'élégante intelligente est partie rejoindre celui qui n'était plus de ce monde (depuis un bail), son "Jacquot de Nantes" !
Agnès est un prénom grec (pays d'origine de son père) choisi pour remplacer son prénom officiel : Arlette (car elle a été conçue en Arles). Varda n'aime pas ça, les mots qui se terminent en "ette", elle leur fait leur fête !
Et puis s'appeler "petite Arles" lorsque l'on mesure moins d'un mètre cinquante, tu p'Arles Charles comme ça fait chouette !
"Une clé pour une relative paix, un relatif équilibre, une relative acceptation de la vie, c'est d'être tourné vers les autres.



Marielle : 24 avril 2019 !
Contre le fatal mélo dit futile, écoutez une vitale mélodie utile !
"Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie."
Marielle s'en est allé sur son cheval de trois, rejoindre les deux autres chevaliers mousquetaires : Noiret et Rochefort !
"A quoi bon avoir des amis qui pourraient être n'importe qui ? C'est leur singularité qui les rend aimables."
Dans sa besace, ce gourmand bon vivant avait toujours une galette de "Pont à veine" ("oh ! ce cul !").
"Je renais ... je revis ... Nom de Dieu de bordel de merde."
Ce "grand duc" était à la fois : calmos ou "soupolé", grossier élégant, baroque loufoque, "aristo populaire", admirateur mateur de toutes les beautés et de tous les matins du monde !
De la bande des quatre, après la disparition du mariole Marielle, ne reste plus que l'as des as "Bébel".
"Je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard."
Ce drôle de zozo parlant du zoo :
"Les zoos me dépriment : fait on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?"
J'ai aussi en mémoire les succulents dialogues de Pascal Quignard dans le film d'Alain Corneau "Tous les matins du monde", où Marielle "Sainte Colombe" dit à Guillaume Depardieu "Marin Marais" :
"Vous faites de la musique mais vous n'êtes pas musicien !"


Et puis, on a appris la mort d'un des rockers français qui faisait un peu partie de la bande des quatres, Dick (argot ricain pour dire pénis) "Pénis de Nice" Rivers. Moins marquant que ses collègues ex yéyés parisiens. Il savait bien utiliser le talent des musiciens et cultivait le sens de l'auto-dérision (titre d'un de ses albums "Dick autorivers" (référence aux vieux magnéto d'antan) !
Il meurt le jour de son anniversaire, je me demande qui va souffler les 74 bougies-boogie ?
A noter que sur "Wikipédia", on indique bien les dates de naissance et de décès (24 avril 1945 et 24 avril 2019) mais l'âge de sa mort est fixée à 73 ans. C'est pour cette raison que j'ai choisi l'épitaphe suivante à dire lorsque l'on dispersera mes cendres :
"Conteur : remis à zéro !"

Photos : "forbes.fr"
Caricature de Jean-marc Borot.
Allez, portez vous bien et restez curieux !
Namasté !!
Yananda !!!

jeudi 18 avril 2019

"Salut Cabu"





Cabu : juste un type bien !
Quel drôle de destin commun avec son pote Wolinski.
Tous les deux ont fait leur service militaire pendant deux ans et demi en Algérie. Ils auraient pu mourir mille fois mais la mort ne voulait pas, elle a préféré les voir sourire ou mourir de rire pendant encore soixante ans.
45 ans de "Charlie-hebdo" côte à côte avec leur pote Cavanna, cela a créé des liens tellement forts qu'ils sont morts ensemble, au même moment dans les locaux du journal (le sept janvier 2015).
Cavanna est mort à 90 ans, un an plus tôt !
Mais je laisse là cette "planche à destin" (notre vie s'y dessine, on s'y penche, on planche pour qu'elle ressemble à quelque chose, qu'elle prenne forme et on finit entre quatre planches de ça peint ! ... oups ! ... de sapin), pour jeter un œil du côté de la planche à dessin.



Du Dubout, du Duduche : l'avis du pétillant Pétillon (collègue au "Canard enchaîné") :
"Cabu a pris de bonnes leçons chez Dubout, notamment la clarté, le sens du comique, du grotesque, le petit détail qui tue, qui rend le personnage ridicule ... Une façon de porter le vêtement, un accessoire, un port de tête, une attitude, c'est typiquement du Dubout, il en a fait du Cabu."
"... Le dessin a un côté non léché, non fini, avec souvent un trait qui déborde qui donnait un côté artiste, une liberté ..."



Cela vous en bouche un coin, écoutez donc Wozniak :
"Des chinois qui roulent vite à vélo : seul Cabu pouvait dessiner ça ! Il avait quelque chose dans l'œil qui arrêtait le mouvement."
"... dessiner derrière le dos ou dans sa poche avec un petit crayon, tout en parlant avec des gens ... un jour, je lui ai demandé de dessiner en tenant son crayon dans sa bouche. Il l'a fait, je l'ai filmé !"



"Tu veux que j'te fasse un des seins ?"
Wolinski disait du dessin des femmes "topless" de Cabu que leurs seins étaient placés trop haut.
Mais les personnages dessinés par Jean Cabut étaient là pour faire rire, pas pour être réalistes.
Je pense que Wolinski devait être un peu jaloux du talent de son ami et puis de trois ans son néné, il continuait à dessiner des nichons à sa façon (donc un peu vieux "je") !


"Calloway Cab Cabu" connaissait la musique !
"C'est difficile de dessiner des musiciens en mouvement quand tu n'es pas musicien toi-même. Lui, on sentait qu'il avait l'oreille. Ses dessins swinguaient, t'avais l'impression d'y être."
Delambre




Mougey, sculpteur et dessinateur disait de lui :
"Le mouvement, la marche, c'est compliqué à faire. Très peu de gens savent mettre une force, une dynamique dans le dessin."




Leçon de dessin : un tire-bouchon et une "bête à deux dos" ....

Pompier bon œil :
"Il pouvait tout dessiner. Tu pouvais lui demander un pompier, il te le dessinait aussitôt. C'était un dictionnaire du dessin ... En utilisant les marqueurs, il a beaucoup simplifié son graphisme.
Quand il ouvrait son feutre, on reculait de cinq mètres. Lui était habitué, il ne le sentait plus. Quand il faisait un trait, il y avait de la matière dedans, une espèce de vibration dans le noir."
... et voilà Roselyne Bachelot !!!


Je l'ai rencontré plusieurs fois à Paris, lors de manifs, de rassemblements pour l'écologie ou pour la paix. Il dessinait sur de grandes feuilles de papier Canson installées sur un chevalet. Je le regardais dessiner, c'était le pied.
Sa main en action, je l'avais à l'oeil et ses caricatures sans ratures les "doigts dans l'nez" m'impressionnaient !!!
On parlait "coup de crayon utilitaire" et "bonne cause humanitaire". Cela durait peu de temps mais c'était suffisant pour ensoleiller ma journée.




Vif, vivifiant, vibrant, vivant, virtuose ... Cabu yogi du croquis, crac craquant et croquignolet, croquant souvent sur le vif, a développé une maîtrise tout terrain du trait, une souplesse incroyable.
Il a très bien digéré ses influences (Daumier, Dubout, Searle) et a trouvé peu à peu son style et son stylo (il était parfois distrait).
Ses personnages profitent de sa technique "3D", cela donne du relief, du volume, avec quelques traits, il montre l'essentiel et toi, tu montes au septième ciel !
Ainsi il sculpte et ausculte son "personaze", celui-ci montre son vrai visage, son mauvais fond ou son côté rond (le gars gros est difficile à dessiner, on manque d'angle pour choper sa personnalité) !
Dans Charlie, ce que je préférais de Cabu, c'était ses reportages dessinés, étonnants et épatants, dans la France profonde ou de par le monde !




C'était bien rempli (deux pleines pages) et parfois un peu brouillon. Il donnait matière à réflexion. Après lecture, tout devenait plus clair !
Je me régalais de ses crobards bavards (dessins qui en disent longs) sur l'avis de gens (ci-dessus à Mende en 1972).

Allez, bon vent et à bientôt.
Yamasté !

jeudi 28 mars 2019

"Mémoire de yoga n°34"

"OM sweet OM suite"

La nasalisation est un phénomène très important. En effet, lorsqu'on nasalise un son, en abaissant le voile du palais, on fait passer une partie importante de la colonne d'air pulsée par les poumons en direction des résonateurs supérieurs, les fosses nasales.
La muqueuse qui les tapisse est richement innervée par deux systèmes antagonistes : l'ortho-sympathique et le para-sympathique qui régissent et contrôlent l'ensemble des fonctions vitales de l'homme.
Le premier accélère le cœur et ralentit les mouvements du tube digestif. Le second, au contraire, est inhibiteur cardiaque et vaso-dilatateur. C'est lui qui détend les muscles, ralentit la respiration et abaisse la tension artérielle.

De lui dépend également la bonne qualité du sommeil. Or, le son nasalisé va faire entrer en vibration les points réflexes de la muqueuse endo-nasale correspondant à ces deux systèmes, créant ainsi dans cette zone réflexogène des stimulis particulièrement puissants si les vibrations sont bien en place.
L'homme peut ainsi se réharmoniser, régulariser certains dysfonctionnements neuro-physiologiques et retrouver, par ce moyen, équilibre et santé.

OM vibrant ainsi entre les deux sourcils agit aussi sur la glande pinéale située à cet endroit précis.
En envoyant des sons sur la peau pour tenter de distinguer des zones de sensibilité nettement distinctes, le Docteur Tomatis a trouvé la pince (pouce/index) main droite et la zone frontale située entre les deux yeux. Or, il se trouve que le Mudra qui symbolise le OM fait justement joindre le pouce avec l'index.

Le son racine ("bija") qui est en relation avec la glande pinéale (où est également placé "Ajna Chakra") est toujours OM.
La glande pinéale qui ressemble à une pomme de pin, d'où son nom, secrète les hormones suivantes : la sérotonine (action sur le sommeil), et les endorphines qui sont analgésiques. La répétition prolongée de OM débarrasse nos cellules des toxines qui ont pu s'y accumuler. On peut se concentrer sur les chakras (centres énergétiques) en chantant OM sur différents tons.
En fixant la concentration sur le Muladhara chakra (situé au niveau de l'anus), on chante OM sur le ton le plus bas. Ensuite, en remontant le long de la moelle épinière vers l'emplacement de chaque centre successif, le ton monte chaque fois un  peu plus haut. Le son OM devient peut à peu imperceptible.
Une autre méthode utilise une gamme musicale indienne pour situer les centres psychiques. Il y a une relation entre la gamme et les chakras :

SA (DO) : Mulhadara
RI (DO dièse) : Swadistara
GA (MI) : Manipura
MA (FA) : Anahata
PA (SOL) : Vishuddha
DA (LA bémol) : Ajna
NI (SI) : Sahasrara.

Les vibrations ont construit l'univers. Le son OM a organisé le chaos, le cosmos, l'ordre et la beauté; en le chantant, on remet de l'ordre dans le chaos, on restructure son corps, son être.
Terminons par l'un des Yoga sutras de Patanjali :
- Tatah pratyak-cetanadhigamo'py antraraya-bhavas ca.
"Par la répétition de OM, on gagne l'introspection illuminée, et l'élimination de tout obstacle".

Par la méditation sur OM, la réalisation du Soi est possible. C'est parce que la vibration du OM élimine les obstacles du chemin et mène à la réalisation du Soi qui existe au fond de chaque être.
AOOOOOOMMMMM, AUM.
La force de ce son, bien modulé, est incroyable : le A part de la gorge, le O descend profondément dans le bas ventre pour se terminer par le M, qui vibre dans le crâne.
L'espace sidéral produit une musique spontanée que les radio-téléscopes captent. Chaque particule atomique, chaque étoile joue sa note. On dit que toutes les notes réunies forment un gigantesque OM.






Tout est dit, je n'ai rien à rajouter alors je me tais, fin de cette "OM suite OM" !
Je préfère me retirer dans un endroit silencieux et chanter des "OM sweet OM" pour calmer mon mental agité.
Il vaut mieux se calmer que se camer, chanter que se shooter, s'enchanter le corps et le mental en compagnie de Vishnou (la paix) que de s'abîmer en sniffeur de Vishnouf  (poudre aux yeux utilisée pour prendre la poudre d'escampette) !
Bon vent !
Namasté !!

mercredi 20 mars 2019

'Mémoire de yoga n°33"


Mantra : OM.

"La voix est l'instrument de l'âme. L'harmonie du OM transforme l'homme en divin."
Allama Prabhu

OM :Tasya Vacakah Pranavah (le Divin se manifeste dans le mot "OM").
"Yoga Sutra" de Patanjali.

OM, le mot sacré des Hindous, est l'un des plus vieux mots connus. Dans l'ancien Sumer, il y a plus de 5000 ans, OM était utilisé comme un mot secret par les mystiques et les prêtres sumériens.
Quand les tribus indo-aryennes migrèrent à l'est, du Sumer jusqu'en Inde du Nord, elles emportèrent avec elles le mot secret et précieux : OM.
Dans les plus vieilles écritures indiennes connues, OM a toujours tenu une place proéminente. Presque tous les mantras commencent et se terminent avec OM. OM est également utilisé seul, comme un mantra et est considéré comme le plus puissant.
OM est le son primordial dont tous les sons et toutes forces émanent. Toute la création tourne dans une vibration incessante de OM dont elle demeure inséparable.

Ecoutez la nature et vous y trouverez plein de OM.
Le Yonx (instrument de musique préhistorique) imite le vrombrissement du OM.
Les réacteurs des avions l'évoquent également, de même que les chants des montagnards (basques, "yodel" autrichien ...), les bols chantants tibétains (qui délivrent deux sons de quarte augmentée, intervalle qui a pour faculté symbolique de détruire ce qui est indésirable), le chaudron de la nuit de la Saint-Jean fêtée en France tous les 27 Juin, les gros coquillages, la mer, les meuglements de la vache (le son OM est symboliquement lié à la vache).

AUM, comme on l'écrit parfois, avec ses trois lettres, couvre ces trois états :
A - le plan physique, le divin, l'état de veille,
U - le plan mental, le guru, l'état de rêve,
M - le plan au-delà de l'intellect, l'adepte, l'état de sommeil profond.
Il s'écrit ainsi en sanscrit :







Le point placé en haut, appelé "bindu" représente un 4ème état qui en fait transcende les 3 autres.
Lorsqu'on chante le OM, on vénère l'univers (le Divin), le Divin dans le guru et en soi à travers l'univers.
Il correspond à "SAT-CHIT-ANANDA" :
Existence-Connaissance-Béatitude.
Le son AUM a des équivalences phonétiques : ONG, HUNG, HUM (contrepartie Yin du OM qui est lui-même Yang). Lorsque l'on chante le OM, apparaît en même temps le HUM.
L'association des voyelles A et U s'entend AO. AUM se chante AOM, les voyelles U et O sont des équivalents phonétiques.
Dans le OM, le O représente la perfection, la forme parfaite du cercle. Tout dans la nature a une forme de O (courbe) ou de M (ligne droite). Le M exprime l'énergie qui crée la matière (la shakti).
Le Om est un O nasalisé.
La nasalisation est graphiquement représentée par un point : le "bindu". Le "bindu" c'est la "goutte" d'énergie phonique qui résume et achève le mantra.
Bindu est la fusion de Shiva/Shakti, il se résout lui-même en "Nada", la résonance, son non-frappé, inaudible, subtil, résorption du mantra dans l'archétype divin du son.







Ce  bindu posé sur le front par les hindous (a l'endroit du sixième chakra "Ajna" : le siège de la sagesse latente), c'est la "goutte" qui fait déborder le jazz, elle représente la fête, la bonne fortune et la conscience. C'est un point de concentration pendant la méditation.

Le OM vibrant fait swinger nos petites cellules et cela depuis le "Big bang" jazzy.
Ce "murmure de l'univers", lorsqu'on le répète, nous met en harmonie avec tout ce qui vit et vibre dans l'univers !
Observons la représentation graphique du haut du OM : on voit un demi-cercle et un point.
Le Dieu Ganesh est associé au mot OM, Ganesh est le dieu qui efface les obstacles. Dans cette partie supérieure, son visage se dessine (d'une manière symbolique) !
En sanskrit, le bindu est le signe qui représente un phonème de nasalisation. Lorsque l'on voit un point placé au dessus d'une syllabe, cela signifie qu'il faut la nasaliser.
La "goutte essentielle" de Ganesh est nez-cessaire pour nous permettre de réussir à trouver un sens à notre vie ou pour nous aider à nous changer et à accoucher d'un nouveau nez !
Namasté !!

mercredi 27 février 2019

"Volutes partent en fumées" n°2


"Gilles et John" et "France" sont dans un "état critique" !
Il est préférable de ne pas imiter celui qu'on critique.
La critique n'est intéressante que si l'on apporte une idée "origéniale", une solution positive.
Si l'on veut que le monde change, cultivons l'échange. C'est à la crèche qu'on apprend à dire son "non", son "je suis pas d'accord" ...
Plus tard, on a des droits, notamment celui de voter.
Si l'on ne va pas voter, on n'a pas droit au chapitre.
Si les hommes politiques sont "tous pourris", choisissons les moins pires et respectons ceux qui acceptent les règles du jeu démocratique, les non concernés, ceux qui veulent jouer au foot en sortant des limites du terrain ou en jouant aussi avec les mains, disant "moi, je joue comme je veux" n'ont rien à faire là !
Si l'on peut être déçu par des "politocards", ne pas oublier que pour gagner l'élection, il a fallu séduire, donc faire du baratin et son malin, rester flou, c'est à dire filou.
La nature, s'il n'en retire pas d'avantage, le trop politicien pour être au net s'en fout !
Cultivons la bonne humeur, l'humour, l'humus, humons nous les uns, les autres (comme ça on se"sentira mieux"), aimons l'humain, animons nous les uns les autres.
Préférons Jadot, Hulot, des humains avec leurs défauts plutôt que des faux (jetons, amis), des fossiles paranos à gros égos et leur théorie du complot (avec parmi eux, ceux qui affirment que la terre est plate et ceux qui assurent que la terre est en forme de pyramide). Moi qui croyais que la terre était ronde !!



Dans le bordel capitaliste, la crise profite toujours aux nantis, les riches adeptes de la triche adoptent la stratégie tragique du désordre qui rapporte.
Plus on fout la merde, moins on s'organise et plus cela leur va à ravir puisque plus c'est la crise plus cela leur rapporte !
Bref, ça "boursicrotte"
Tout comme les gilets jaunes, les gilets de velours n'aiment guère une société organisée et réfléchie qui ferait le choix de la joie !
Dommage pour les gilets fluo qui vus de haut, sur les rond-points, ressemblent à des tâches d'urine. Certains gilets pisse-moquerie s'opposent aux pisse-copies de macron mais en faisant le jeu du système "capipitaliste".
Les dividendes divisent !
Mao avec son égo (son moa) guerrier exacerbé disait :
"Le pouvoir est au bout du fusil."
Il était tout fou, il avait tout faux, tu prends le pouvoir par la force puis un autre fera pareil et c'est un cycle infernal sans fin !
Moi, le "pisse hand-love" (humain dans la main), je dirai plutôt :
"Le pouvoir est au bout du ... caddy."
Je sais, je me répète mais résultat des courses : les 26 personnes les plus riches de la planète gagnent autant que les quatre milliards de gens les plus pauvres !
Dans ce monde en déliquescence, j'espère de tout cœur que toute cette effervescence, nous mènera vers un ailleurs meilleur ayant du sens, une "vélorution" tranquille vers le moins d'essence, sans break-shit, nervous breakdown, "burnoute", comme disent les flegmatiques britanniques !


"Nasredin sort de chez lui pour aller faire pipi près de la fontaine de son village d'Akshéhir. Comme il n'en finit pas, au bout d'un moment, excédée sa femme réagit :
- Mais qu'est-ce que tu fabriques ? ça fait une heure que tu est parti vider ta vessie !
- Et je n'ai pas fini.
- Qu'est-ce que tu me racontes là ?
- N'entends tu pas le bruit ?
- Je n'entend que celui de la fontaine !!!
- Et c'est justement elle qui couvre le mien !"

Vous souvenez-vous des "trous" du dernier article ? et bien en voici de nouveaux !


Les plus riches sont de plus en plus riches. Ils pèsent de plus en plus lourds les gilets de velours.
"On demande à des ouvriers ce qu'ils pensent de leur travail : casser des tas de cailloux.
- Je souffre, j'ai mal au dos, dit l'un.
- Je fais cela pour pouvoir manger, dit un autre !
- Je vois tout ces cailloux qui s'assemblent et deviennent une cathédrale, dit un troisième !"
Le "gilet jeune", le gilet jaune, le gilaid zone, le "Gilles et John" !
Il existe quatre façons de voir les choses, d'avoir l'espoir ou de se réfugier dans le désespoir :
Être un pessimiste triste : aquaboniste déprimé qui ne propose rien et qui critique tout !
ou un pessimiste joyeux : on va vers la fin mais j'agis quand même, on ne sait jamais ! Je conserve l'espoir et quoiqu'il arrive, je fais ma part.
Pour l'optimiste triste ou joyeux, facile à décrire, la différence entre les deux, c'est qu'il y en a un qui est plus fainéant que l'autre.

Comme disait Gramsci :
"Je suis pessimiste par l'intelligence mais optimiste par la volonté."
Crédit illustration :
Geluck et deux docs du site "Sourcesdeyoga" !
Namasté !!