mercredi 26 juillet 2017

"Présenterie"

"Mieux vaut être tête de souris que queue de lion."
Proverbe québecois

Lorsque les souris méditent, les sourires rappliquent !
Et pourtant, on peut faire méditer des souris de labo. C'est ce que des chercheurs ont découvert en stimulant leur cortex cingulaire antérieur (zone cérébrale impliquée dans le contrôle émotionnel) du cerveau d'une souris, à un rythme de huit pulsations par seconde.
C'est la fréquence de référence des personnes en méditation. Après avoir été ainsi stimulées, ces souris zen adoptent un comportement plus calme et moins anxieux.
Conclusion des chercheurs américains :
"Les souris semblent réagir à la méditation de la même façon que les êtres humains."
Youpee ... ! le cerveau souris a le coeur ravi, bravo pour les "Mickey Mahousse" !




"Amuse-bouche" et "lèche-vitrine" ou "chanson douce" et "lèche-frite" : on a le choix !
On vit un peu comme on a envie, on rit si le coeur nous en dit et on pleure si notre esprit est d'accord.
On peut même faire comme si. Par exemple, le fait de s'imaginer mangeant un gâteau génère un effet de récompense comparable à celui  ressenti lors de la consommation elle-même.
Pourquoi ?
Parce que ce sont les mêmes neurones qui sont impliqués dans l'imagination et l'exécution d'un acte.
Une découverte récente démontre que le système régulateur du plaisir et celui du déplaisir sont un seul et même système.
Si on prend un médicament anti-stress (genre médi ... tation), on prend aussi la possibilité d'avoir du plaisir !
Quand on inhibe sa sensibilité au stress par la prise de neuroleptiques, on se coupe de la possibilité d'avoir du plaisir !



Lorsqu'on ne croit pas aux pouvoirs du cerveau, que l'on est neurosceptique, que l'on a plus foi en soi, on finit par devenir un "adoblessant" qui tue le temps et lui-même à coût d'excitants qui sont autant de défis mortels et de dénis du réel.
Au lieu de vivre d'exquis temps, calmos, à l'aise dans ses cinq sens, il perd ses repères et sur son visage si lisse glissent et disparaissent les traces joyeuses des cinq sens en effervescence.
Il pensait vivre plus et plus vite "excès" le contraire.
Ainsi, le lecteur mp3 à fond, il se bousille les oreilles à coup de décibels. Le nez esquinté par trop de fumée jamaïcaine et de "coco" (coke colombienne), il ne peut plus se sentir ... bien dans sa peau, reste sur la touche ... "Face-book" avec ses mains agitées ne tenant pas de bouquin, mais un "agendarme" surbouqué.
Ses yeux ne voulant plus voir "couac" se soit de vivant, de vibrant, il broie du noir.
"L'adolassant" n'a plus d'espoir, ne croit plus à rien et n'a plus de goût de rien, ne voit pas plus loin que le bout de son blaze naze !!!
Bref, il ressemble à un mort-vivant (tiens Romero vient de mourir, annonce t'on dans le poste !).
Sa vie morne de trissotin est pour lui, d'un mortel ennui. "Arte" diffuse "La nuit des mort-vivants" de Romero, l'adoblessant "adulescent" (sans âge) va pouvoir singer les zombies et mourir de rire !




Balaises bises aux bonzes zen, aux affreux zozos et autres zazous zombies de Zanzibar !!!
Allez, bon vent ! soyons plaisant présent et choisissons d'être heureux !!
Yamasté !

mercredi 19 juillet 2017

"Strict stress ou gai pinson"



Le cerveau et l'âme musique s'entendent à merveille pour nous accorder !
Chez les humains, certains sont râleurs et attirent le malheur, alors que d'autres sont régulateurs d'humeur et "cueillent" le bonheur !
Pour se régaler et se réguler, la musique est l'outil adéquat. En écouter est une excellente manière de se mettre dans l'humeur voulue : une musique enjouée nous rendra joyeux et une chanson triste nous aidera à libérer notre tristesse.

Mélancolique chic contre triste stress !
Qu'en dit ce cher Scherder (lire article précédent) :
"Des études ont prouvé que nous aimions de temps en temps nous frotter à la tristesse que nous évoque une certaine chanson. Non pas que nous aimions être tristes, mais nous la percevons de plusieurs manière comme une "récompense" : nous nous projetons dans ce que le compositeur ressentait au moment de la composer. Et nous réalisons ensuite combien il est agréable de ressentir des émotions d'une telle intensité".

Un air triste ne nous rend pas seulement plus empathiques. Il nous permet aussi de ressentir des émotions plaisantes, comme la tendresse et l'émerveillement.




Cerveau reptilien, cerveau musicien pour la vie et pour la survie :
"Les formes musicales les plus basiques sont tout naturellement les grognements d'un ours : en les entendant, nous savons que nous devons immédiatement fuir pour survivre.
Il est donc logique que le traitement des sons soit fait dans le cerveau reptilien, ou tronc cérébral, la partie la plus ancienne de notre encéphale.
La musique nous aide également à survivre parce qu'elle stimule le regroupement, et que l'on est plus fort à plusieurs."

Une des oeuvres que j'affectionne tout particulièrement, c'est la "Pavane pour une infante défunte" de Ravel. C'est une musique qui donne envie de mourir !
Sinon, j'adore le fameux "Bovélo" de Ravel, une musique qui donne envie ... de faire l'amour (voir le film de Blake Edwards "Ten") ... et de l'humour aussi ("Bovélo", parce que ce sont deux phrases musicales qui tournent en boucle, donc qui font de beaux cycles) !!!

Allez, caresses et bises à l'oeil !
Yamasté !!

lundi 10 juillet 2017

"Singing in the brain"


"Yoga du cerveau" , "musicothéravie "!

La musique soigne d'autant plus qu'on l'aime et qu'on en joue.
Ce n'est pas le neuropsy Erik Scherder, qui dira le contraire !
"Singing in the brain" : des claquettes dans la tronche de la Miss Misère !
Dans son livre au titre éloquent, il explique pourquoi et comment la musique nourrit tout le cerveau :
"La musique n'est pas traitée à un seul endroit de notre encéphale."
Alors que pour les autres arts, c'est bien souvent le cas, face à la musique, tout le cerveau participe. C'est pour ça que la musique est unique. C'est une des rares activités à solliciter autant de zones différentes.
"Écouter de la musique, en active plusieurs, mais en jouer soi-même le fait encore plus parce que les parties visuelle et motrice du cerveau, sont également sollicitées.
Jouer est donc encore plus enrichissant pour l'encéphale qu'écouter."




Zone célèbre râle !
- Ami "sexy disque", bonjour !
- C'est celui qui le dit qui y est, silex sic ... si laxiste ... dyslexique !
Lorsque l'on joue de la musique, on stimule des zones cérébrales qui sont éloignées les unes des autres, l'influx nerveux parcourt ces grandes distances à la vitesse d'un TGV "Paris-Bordeaux" (au moins).
- Ah ! faut s'y faire, c'est la vie d'aujourd'hui, tout va croissant. Si tu prend un TGV du matin, le temps de boire ton café et manger ton croissant et tu es déjà arrivé !
- Arrête donc de faire le malin et laisse-toi stimuler par la musique car plus il est stimulé, plus ton cerveau reste dynamique.
- Si j'ai bien compris :
Écouter et jouer d'un instrument maintient non seulement le système nerveux actif mais en plus le renforce.
Est-ce intéressant pour les personnes "jazzées" ou "parkinsonnées" ?
- Voyons ce qu'en dit Erik Scherder :
"La pratique musicale stimule leur cortex préfrontal. Cette partie est justement l'une des plus touchée par le vieillissement. La musique le maintient en forme, elle favorise la mémoire et la capacité à résoudre les problèmes. Elle nous rend plus aimable, plus stable et plus positif !"




- Et au niveau de la zone abîmée par Miss Parkinson, est ce que chanter du Dutronc est bon ?
- Autrement dit : kèskispastil au niveau du "tronc cérébral" (une zone située à la base du cerveau qui joue un rôle important dans de nombreuses fonctions vitales : respiration, circulation sanguine ...) ?
"Dès que le tronc cérébral perçoit des sons que nous trouvons agréables, il envoie de la dopamine vers le système de récompense, qui le met en quelque sorte sur 'play', et nous savourons alors la mélodie que nous entendons.
Nous savions que ce système réagissait  au sexe et à la drogue, mais apparemment cela marche aussi avec le rock 'n roll."




La suite de ce "Yoga cerveau" au prochain numéro.
D'ici là, méditons donc sur la façon de frissonner, de façonner, de faire sonner le mot "parkinson" pour le transformer en "parc à sons" !

Yamasté !

dimanche 2 juillet 2017

"Coucou, coin-coin, Q.I-Q.I"

Avec le mimologisme, on donne la parole aux oiseaux. Ils ont enfin leur mot à dire. J'aime à connaître l'avis des volatils.

Il pleut, il pleut "Bergère honnête" !
Allons enfants de la batterie !!
Le pic-vert mâle tape contre le tronc d'arbre pour se nourrir ou alors il tambourine en rythme, afin d'aiguiser son bec pour une danseuse ailée intéressée par un prise de bécots et plus si affinités !
Lorsqu'il ne fait pas le batteur bateleur, il chante comme un cheval. Cela ressemble un peu à un hennissement dans le registre aigu. Voilà pourquoi, face à ce rire chevalin saccadé, les bretons ont donné au pic-vert le nom de "jument des bois" !
Ailleurs, on lui fait dire : "i piu, i piu, i piu" (il pleut ...).



Bergeronnette : enquête sur l'inquiète coquette qui hoquète de la queue.
Cette mignonnette, vive, active, en ballade sur la plage, me donne envie de siffloter "l'amusette" de Bach. Elle hoche la queue souvent et ces mouvements incessants font penser à ceux d'un battoir de lavandière.
Elle aime l'eau alors on dit d'elle que c'est :
"celle qui fait gicler l'eau, celle qui éclabousse".

Elle prend sa douche dans une flaque. Flic flac floc, tellement bien dans la flotte qu'elle sifflote parfois "l'air des lavandières" (dans "Carmen" de Bizet) !
M'enfin, souvent, elle le chante dans sa tête. Alors que mézigue le Meynierstrel, les pieds dans l'eau du lavoir d'Eau-d'ange, j'ai osé souffler dans ma flûte en bambou (faite par mes mains), cet air "en trainant" un peu dans le tempo.
Ça ressemblait à du "Carmen caramel" ou du "Carmen au carmel" !!!
Cela devant un public de gens surpris mais plutôt contents. Quelques autochtones ont même tapé des mains lorsque j'ai joué,vif comme un bergeronnet pressé, la "Bugade" ("Lessive", air du folk gascon).
Je me souviens (fin du siècle dernier) que des moustiques toqués m'asticotaient et qu'à la fin du "peste-claque", j'étais complètement ... lessivé !!!
"Piqué au vif", sans pouvoir me défendre, je me suis dit "in petto" :
"Je me suis fait avoir au lavoir !"

Dans la cambrousse, on retrouve l'espiègle "bergère honnête" mangeuse d'insecte, près du troupeau (buffet à volonté, repas de roi) dont elle paraît être la gardienne, la bergère !




Et pendant ce temps là, dans mon terrain boisé, le merle ramène sa fraise (et mange mes fraises), fait de superbes phrases. Il siffle les belles !
Le pinson apprécie notre mobile perchoir et quand il ouvre son bec, produit une mélodie qui monte et descend d'une échelle.
Les geais jouent à "kash-kash", les pies aussi mais sans la touche "les geais errent" de ces ailés-gants congénères. Même en jouant cash, elles sont moins classe !
A la ville et au chant, la grive musicienne se pose ... des questions métaphysiques :
"Qui suis-je ?, Où vais-je ?" qu'elle répète d'une manière chic.
Lorsqu'elle ne s'imite pas, elle se limite à commenter le match. C'est souvent payant et plaisant !
Quand au Tino Rossignol, on ne le comprend pas toujours, des fois, même, on ne sait pas vraiment où il veut en venir :
"Tiouou x4, Spe tioii tokoua, Tio,x4, Kououtio x4, Tskouo x4, Tsi x7, Kouorror, tiou tskouoapipits kouisi ... Dlo x8, Kouio trrrrrrritzi" !!!
C'est l'ornithologiste Bechstein qui a traduit le Rossignol avec une suite d'onomatopées épatantes.

La grive :
- Qui suis-je, qui suis-je ?
Le  rossignol :
- Tétoi, tétoi, Tsé tsé koua téso comuun mouououche "Tsé-tsé" !

Et pendant ce temps là, dans les forêts d'Australie, le Cacatoès noir fait des prouesses avec sa batterie, pour épater les gonzesses Cacatoès. Ses arguments percutants sont autant de promesses de bons moments à venir, passés à caqueter coquin en remuant en cadence le croupion élégant !
Si en plus de jouer de la batterie, le mâle malin siffle le "J'aime les filles" de Dutronc, les groupies au plumage noir vont défiler en ombre chez le lumineux batteur.

"Batterituel" :
Ce grand perroquet peureux fabrique ses baguettes à partir de branches. Il les agrippe avec ses pattes griffues et tape en cadence sur un tronc. La frappe est régulière et tenue (mais pas ténue ou alors c'est un code amoureux, genre "T'es nue ?"). Chaque cacatoès a son style :
Le rocker crâneur est vif. S'il est fan des "Stones", il tape sur des rochers (et parfois sur des rockers qui sont pas d'sa bande de bardes en blueson noir).
Le rocoeur crooner, lent et rockmantique, de la vitesse, il s'en tape.
Le "fentaisiste", amateur de tambour à fente, cultive l'art des sons surprenants !




"Splashhh, tom tom sssiiii", sur cette bath batterie et ces tambours à fente, je vous laisse ... trouver votre bon tempo et votre juste vibration !
N.B : l'info sur le Cacatoès vient de la revue "Science advances" !

Yamasté !



lundi 26 juin 2017

"Prénoms d'oiseaux"

Sur ma terrasse, ma tasse de thé vert à la main, j'étais là et un peu las du temps qui passe, hélas, à vitesse express lorsqu'un coquin d'oiseau rouquin est venu à ma rescousse. Il avait l'oeil rempli de malice, de toute évidence ce narquois venait me narguer !
Ce taquin copain du pote âgé racleur sarcleur qui n'hésite pas à se poser sur le manche d'une bêche est le plus familier des oiseaux de nos jardins. Ce "mignon at jardiner" ("ami des jardiniers" en breton), c'est le rouge-gorge.
Il apprécie les vers mais aussi les poètes, surtout Khalil Gibran :
"Le génie n'est que le chant du rouge-gorge à l'aube d'un printemps insolent."
Il bat des ailes lorsqu'on lui cite du Claudel :
"On croit que tout est fini mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter."
Et c'est en riant qu'il réagit à l'écoute de Cioran, même si ... :
"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
Rouge-gorge s'y connaît en mélancolique, son joli chant est touchant. Vu sa petite taille, le son qui sort de son syrinx est forcément "compressé" alors que lui est plutôt intelligent tranquille comme Baptiste.
A ce propos, certains n'ont pas hésité à le baptiser :
"Noire-gorge était proche du christ quand il portait sa croix sur son dos et sa couronne en épines sur sa tête.
Pour le soulager, il lui a retiré de douloureuses épines et comme le sang coulait, il s'en est mis plein le plastron. Et c'est depuis ce temps là qu'on le nomme rouge-gorge ..."
- Oui mais sa gorge est orange, alors y'a comme un hiatus ? constate un visiteur sceptique.
Je lui répond hélico-texto et illico-presto :
- Peut-être qu'un jour, sentant que quelqu'un poserait cette question, l'oiseau vif d'esprit a pris les devants et a coloré son thorax avec un max de soufre. Le mélange a donné de l'orange !!!

Et en plus, il sait même faire du vélo !!




Les croyants bien fiers en rajoutent, ils entendent ce mimologisme lorsque l'oiseau divin chante :
"Christ, Christ,  Christ, resurrexit".
Bien vu et bien entendu, ce "surexcite le triste" donne une bonne idée de l'ambiance mélancolique du chant de l'oiseau.
De plus, le rouge-gorge commence bien souvent en chantant trois notes répétées !
Lorsqu'il vocalise, l'oiseau ne lésine pas, il donne à entendre.
Il n'hésite pas à se jeter à l'eau (bénite ?). Son chant est mouillé comme une cascade.
Des cascades, il n'hésite pas à en faire, ce virtuose romantique sait prendre des risques. A chaque fois qu'il se mouille, on le bénit !




A le voir en photo, si mignon, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.
Il est si proche de nous !
Le jour n'est pas levé qu'il assure ses premières notes près des maisons, comme s'il disait :
"Bon jour, vous reste t-il des miettes ?"
Mais avec les autres oiseaux, il devient hargneux, sa musique change de ton et se transforme en "hard rock". "Antisocial", soupe au lait, teigneux, "dégagiste", en mauvais "Bonvoisin" (Bernie), il "mélanchonise " !
L'adorable volatile versatile, petite boule cool se transforme en boule de nerf dès que l'on touche à son territoire. Là, l'irascible ne rate pas sa cible.
Lorsqu'il se sent menacé, il hoche la tête de haut en bas,
Je préfère ce "Peter"quand il part en trille, je ne l'apprécie pas ce "Tomi" qui part en vrille, je ne le crois pas ce saint "Thomas" !
Mais laissons là ce chiant méchant et savourons plutôt son côté "Petit Jean" l'artiste.
Des bioacousticiens ont décelé dans ses concerts, 250 thèmes différents et un répertoire de 1300 motifs!


                                           Mieux vaut prise de bécots que prise de bec !

Vu à la téloche un concert de V.I Can I ? (Vie ail cane ail, vieilles ... canailles) !
Pour faire leur nid, Mitchell Hallyday Dutronc !

Un jour, le rouge-gorge Jacadit a fait son nid dans un arrosoir abandonné. Découvert, il le quitte en chantant en duo avec son pote, le merle rocker Touteddy :
- Ce n'est qu'un arrosoir mes frères.
- Un arrosoir abandonné, rajoute l'Al luette Johnnyàlidée
- Allumez le feu, imite Touteddy.
- Il est fêtard cet Eddy, commente Jeuny.
Sur ce, sursaut de Jacadit, un extincteur à la main :
- Il est tard, il extincteur, Paris s'éveille ...
... au son du rouge-gorge !

P.S : Dans certains pays, le rouge-gorge prend un nom de prénom. 7 1 SI qu'en :
Suède : Tomi, en Allemagne : Thomas, en Norvège : Peter, en Angleterre : Robin, en Bretagne : "Petit-Jean", remplacent Rouge-gorge.

Voilà, pour conclure en beauté, voici une photo de Christophe Salin.



Bon vent !
Yamasté !!

dimanche 18 juin 2017

"Les Ska-Rabelais"

Les Beatles across their universe !
Après "LSD" la semaine dernière, revoilà les "Ska-Rabelais".
Nom de groupe :
"Beetle" signifie "Scarabée". C'est un "câlin d'oeil" aux "Crickets", le groupe de Buddy Holly que Lennon adorait. Comme il aimait faire des jeux de mots, il a inclus le mot "Beat" (rythme) dans beetles. Voilà l'origine de ce fameux mot "Beatles" !

A quelle heure Dîne Martin ?
Cela dépend de Paul (perfectionniste), de Georges (parfois hésitant, timide), de Ringo (trop cool) ou de John.
Lennon n'aimait pas sa voix, un jour il dit à Georges Martin ;
- Fais quelque chose pour ma voix ! met un truc dessus !
Recouvre là de ketchup ou n'importe quoi, change là !


"A day in the life" :
Pour l'enregistrement de ce titre, Lennon a demandé aux musiciens classique de venir jouer en habit de gala avec un faux-nez et de fausses lunettes.
Selon les instructions de John, au début de la chanson, les musiciens jouent simplement avec la note la plus grave de leur instrument.
Afin d'arriver à jouer avec une certaine légèreté, il vaut mieux commencer par prendre un ton grave !

"Hey Jude" :
La question que l'on se pose à l'écoute de cette chanson, c'est de savoir qui est Jude ?
En fait, c'est son premier fils "Julian" que John appelait "Jule".
En chantant cette chanson pendant une séance d'enregistrement, malencontreusement, Paul s'est trompé, le L s'est envolé et a laissé la place à un D. Pour ce même fils, Lennon a également composé une belle berceuse "Good night" (sur l'album blanc).

"Yesterday"
Un jour, à l'aube, Macca (Paul) est réveillé par une jolie mélodie. Pour ne pas l'oublier, il pose des mots absurdes dessus, comme "scrambled eggs, oh baby how I love yours legs."
Dire que ce tube planétaire, avec ses 3000 reprises, doit peut-être sa survie à des "œufs brouillés" !

"Lady Madonna" : Lady commandement ou Lady Maria ?
Écrite à deux mains, Paul commence. C'est un hommage à Marie. Ensuite John la transforme et en fait une ode aux femmes qui vivent deux vies (professionnelle et familiale) à la foi ... oups ! ... à la fois.




"Revolver" is not a gun !
C'est le titre d'un album avec le plein de hit, alors "it revolves" ("il tourne" sur le "tourne-disque"), cela nous amène au titre : "Revolver" !

"Happiness is a warm gun in your hand".
"Le bonheur est un flingue chaud dans ta main", c'est le titre d'un "madgazine pro-armes".
Lennon joue avec le feu et sa life, à vouloir dézinguer les dingues du flingue, on s'expose au danger (celui de rencontrer un jour un frustré déglingué, prêt à te dégommer). C'était tentant et transgressif, excitant et jouissif de transformer le gun en fun, le slogan tragique en "dick" parodique qui tire des coups d'amour et non de mort.
Le titre prend des dimensions amères, douze ans plus tard à New-York, à la sortie de l''hotel Dakota !


Mais comme dit la chanson "Ob la di, ob la da" :
"La vie continue" (en dialecte Yoruba) !

"While my guitar gently weeps" !
Harrison lit un livre de philo chinoise basé sur le thème du hasard. Il écrit une chanson sur ce sujet, il compose la mélodie puis pense à un solo de guitare qui sera improvisé au moment de l'enregistrement, restant ainsi fidèle à l'esprit du livre zen.
Mais le jour J, Harrison est désemparé, il ne trouve pas l'inspiration.
Eric Clapton, l'un de ses meilleurs potes, passe par hasard dans le studio "Abbey Road".
"Slow Hand" (surnom de Clapton) remplace son ami au pied levé. Il prend l'instrument et improvise si bien qu'il finit par faire "doucement sangloter sa guitare" !

Crédits dessin BD :
En haut : Gotlib
En bas : Solé

Yamasté !

mardi 13 juin 2017

"Lucy, LSD ID 2 CD AHT"


Pour vivre mieux, je cultive l'éloge de la fuite heureuse et du pas de côté joyeux. Se déplacer un peu pour mieux se voir, s'en aller pour revenir à soi ! Voilà mon "slow-gan" du moment.
Il ne s'agit pas ici de déni, de fuite malheureuse, de voyage vers un ailleurs meilleur, de drogue dure possessive. Mais au contraire de me retrouver, d'être présent, à l'écoute du vivant vivifiant et vibrant et de tout ce qui peut me soulager, pour un temps, du poids de cette Miss Lucy Parkinson.  Cette pesanteur, je l'efface par mes phrases "farces", mes notes d'amusique qui sèment ... en moi l'harmonie, mes douches psychiques, physiques, yogiques et mes ballades dans les bois où se mêlent  chants d'oiseaux et voix.
Toutes ces échappées belles s'emmêlent et éclaircissent le ciel de ma vie simple et naturelle !

Les années passent, les anecdotes demeurent ...
Certaines trépassent, d'autres meurent d'envie de se faire connaître !
De quoi vais-je vous parler au jouir d'hui ?
Et bien, puisque l'on fête les cinquante ans de la sortie de l'alboum halucyné des biteulses, j'ai nommé "Sert-joint pépère inde lennonly ...", voici de doctes anecdotes :

Commençons avec ce fameux "Sergent Pepper", il a peut-être formé ce club afin de venir en aide aux durs de la feuille et aux angoissés de la page blanche. Il aurait pu aussi s'appeler "Sergent Paper", vu les nombreuses références au papier :
Une affiche de cirque pour "Mr Kite", des articles du Daily Mail dans "A day in the life" et le dessin enfantin spécial "L.S.D".


Après le "C'est rageant Pépère", penchons-nous sur la chanson "Lucy SD".
L'énigmatique "Lucy in the Sky with Diamonds" est devenue claire comme de l'eau de rock, lorsqu'un jour, un journaliste malin a écrit :
"Euréka ! bon sang mais c'est bien sûr ! Lennon, dans sa chanson a voulu nous parler de ce qui le faisait kiffer à l'époque, cet acide qui ouvre les "portes de la perception" : le L.S.D. Tout concorde : dans l'album, plusieurs chansons parlent de drogue, l'ambiance est plutôt "trip pop psychédélique" et surtout ces trois lettres dans le titre très "langage des oiseaux" ...

Du coup, des "cuckoo" bètes à sous de la BBC ont censuré la chanson LSD, pour des raisons genre "apologie des drogues dures" ...
Et comme d'habitude dans des affaires semblables, cette mise au silence a fait beaucoup de bruit, les nazes de la cradio, ont fait le "buzz" et la promo. La BBC s'est ABC et les ventes du LP ("33 tours" hier, du CD aujourd'hui) contenant "LSD" se sont envolé encore plus haut dans le ciel !

Partons en studio avec Paul et John. Dans la nuit du 01.03.1967, Première prise ... de "LSD" !
Lennon dit à Georges Martin, le producteur arrangeur :
"Fais-moi la voix du Dalai Lama !"
Voix-là ce qui explique ce chant extatique, cet écho de cathédrale. Pendant que Paul enregistre une belle ligne de basse mélodieuse, John fait entendre des cris de plaaaaisir et de drôles d'écrits, tels :
"Imagine toi sur un bateau sur une rivière avec des mandarines et des yeux de marmelade ..."




On y côtoie aussi des :
"Chaises à bascule qui mangent des gâteaux à la guimauve ..."

Et ouis titi, John glisse avec délice dans Alice de Lewiss titi scaroll !
Revenons au pitre titre, d'après Lennon le titre pitre vient d'un dessin de son fils Julian, alors âgé de 4 ans qui lui dit :
"C'est ma copine Lucy, dans le ciel, avec des diamants."
Dessin de destin, dessin de décès, sa copine Lucy a vécu 47 ans (morte d'une maladie de la peau) !

Et pendant ce temps promotionnel de CD éternel, le sympathique astronaute Thomas Pesquet revient de l'espace. Sans s'apesantir, il a fuit et fait un pas de côté, vivant avec cinq autres professionnels pendant six mois en flottant dans une station spatiale.
Que ne ferait on pas pour prendre un peu de distance (400 kms), pour changer d'espace et de literie (verticale, pour s'endormir on se raconte des histoires à dormir debout ou l'on chante "LSD"), pour une remise en forme (deux heures et demi de vélo et muscu) pour découvrir que notre planète est bien ronde et bien jolie même si ...., pour jouer au savant happy en apesanteur (cinq heures par jour) !
Il est devenu écolo en admirant la terre par son hublot. De là-haut, il a vu Hulot en vacance puis au boulot. Revenu sur terre il a voté, une voix de l'espace a dit "a volé", c'était celle de John Lane-on cathedral au son "Lucydéral" !!!

Le saviez-vous ?
A Liverpool, le panneau "Penny lane" était si souvent volé que la mairie a décidé de le peindre sur un mur !
La chanson de Lennon "Across the universe" a été diffusée dans l'espace, par la NASA en 2002 !
Les découvreurs du squelette de Lucy l'ont nommé ainsi parce qu'ils écoutaient souvent la chanson "Lucy in the sky with diamonds" !!!
L'acteur Cary Grant a réussi à mieux vivre avec ses angoisses tenaces grâce à une thérapie "LSD" alors en vogue dans les "sixteese" en Californie !

Crédit BD : Deux planches de l'épatant Jean Solé (lues en 1974 dans "Pilote").

Yamasté !