vendredi 3 juin 2016

"L'oiseau des lyres"



" ... Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend ..." Prévert "Oiseau-lyre"

"Moineau gras commun ..."
Pour se nourrir, les moineaux des villes choisissent la facilité. A trop becqueter nos restes bien trop gras et beaucoup trop sucrés, ils deviennent moins robustes. Leur population est en déclin !
A trop nous imiter, ils finiront par déprimer et raconter des blagues stupides ... :
"Un moineau végétarien dit à son pote qui s'empâte :
- Fais gaffe, à force de grossir, ton tee-shirt va rétrécir !"
... Idiot, n'est-ce pas, comme vous le savez, les moineaux ne portent pas de tee-shirt mais des robes de bure comme celles des moines !

"Pépère OK", 30 ans de vie commune avec une amoureuse des oiseaux.
Un perroquet, ça caquette, ça répète pour partir à la conquête d'une coquette savante, telle l'éthiologue Irène Pepperberg. Elle lui apprenait à nommer les objets. Le perroquet enregistrait tout, il aurait pu être commissaire-priseur tellement il connaissait de choses. Le soir, quand Irène sortait, il lui disait :
"Portez-vous bien, à demain, je vous aime."
Cet exotique oiseau savait parler aux dames, mais était-il blagueur dragueur pratiquant l'humour yogique ?
- Mais keskesekça l'humour yogique ?
- C'est de la plaisanterie qui s'adapte. Le fureteur moqueur pratique, par exemple, l'humour potache pour la potiche, le non-sens pour l'intellectuelle ou les calembours carambars pour la gourmande :
"Mr et Mme Enfant ont deux filles nées le jour de Noël, quels sont leurs prénoms ?
- Bon Dieu, d'habitude, je suis bon en devinette mais là, doux Jésus. je cale.
- En fait, la réponse se chante, la voici :
"Irène et Ludivine Enfant ... "
Savez-vous que ce perroquet qui par ses talents fait tourner les têtes et chavirer les cœurs, est aussi le seul oiseau qui peut regarder derrière lui sans tourner la tête et sans avoir mal au coeur ?
La sittelle en est toute retournée !




"Transport pas commun", comme un accord !
Parisiens, en ces temps incertains de grève des transports, rendez-vous station "Aubert" pour voyager en première classe avec la libellule.
"... Quand je joue de la guitare au bord de la rivière près de chez moi, il y a toujours une libellule qui se met en vol stationnaire à 20 centimètres de mon nez, comme pour m'écouter.
Puis, elle rejoint son groupe et c'est une autre qui approche, à une coudée de la surface de l'eau qui coule lentement ... Je me sens super bien dans ce coin là, elles doivent le ressentir.
Entendent-t-elles ma musique ?
En tout cas, elles me regardent avec leur vision à 360 degrés et j'ai vraiment l'impression d'un échange les yeux dans les yeux ... Je me demande si ce ne sont pas des elfes ?"
(Jean-Louis Aubert dans le magazine "Clés")
Il a raison Aubert au bord de l'extase, profitons (dans le sens positif du terme) de la nature.
Pour bien agir, il faut savoir sentir l'air, renifler, ressentir, écouter et goûter, flâner, glaner, se poser, s'émerveiller, méditer (se calmer) et "ruminer" (laisser mûrir les idées, les décisions et les désirs).
Il faut aussi savoir attendre et se voir atteindre, savoir prendre son temps et le perdre puisqu'à tous les coups, on gagne ... à perdre du temps.
Les temps morts, l'ennui nous rendent fort et plein de vie et d'envies !
Tiens ! écoutez donc ce drôle de zozo, l'oiseau-lyre lyrique !




"Oiseau-lyre musicothérapoète"
Imitons la nature. L'oiseau-lyre a plusieurs cordes (vocales) à sa lyre: non seulement il imite sans limite le chant des autres oiseaux mais en plus, il reproduit ce qu'il entend dans nos jardins, comme la tronçonneuse ou la tondeuse.
Tu crois qu'un voisin tond pendant qu'tu tonds profitant qu'tu fais du boucan et non, c'est le toucan imité par le perroquet, qui répète tout ce l'oiseau-lyre-tondeuse vocalise !


"Langue étrange erre"
SI LA SItelle torchepot aime avoir la tête en bas, ce n'est pas le cas du Pic noir, lui qui enroule sa langue autour de son cerveau pour ne pas avoir mal à la tête !
Ah ! si le yoga de la langue pouvait protéger contre les agressions de Miss Lucie Parkinson (dite "Lucie-haine" ou "Lucie-fer").
- Et pourquoi pas "Germaine" pendant que tu y es ?
- T'as raison, "Gère-mène" (qui gère ta vie et qui te mène par le bout du nez), c'est une bonne idée !
- Faut faire gaffe ! Elle fait sa mal-aimée et en fait, te "dit : j'erre" et te "mal-mène en bateau".
Après coups (et blessures), faut pas que tu t'étonnes d'avoir le mal d'amer !

Tiens, voici un joli colibri !


                                                                    Oiseaux.ch

"Exquis colibri yogi"
Le colibri ne marche pas mais c'est le seul oiseau qui vole en arrière !
Il n'a pas un appétit de moineau, ce petit oiseau. Au contraire, il mange comme quatre. En fait, il mange tous les jours la moitié de son poids. Si l'on compare à l'homme, c'est comme si nous mangions soixante fois notre poids !
On ne fait pas le poids.
Le colibri d'Anna, petit oiseau à tête rose (pour le mâle), charme en devenant acrobate, yogi. En l'air, il peut faire des piqués à 90 kilomètres/heure.
Cela représente 363 fois la longueur de son corps par seconde. En comparaison, les possibilités de l'homme sont ridicules, décidément, ça vole pas haut pour le "t'es rien" !
Si ça se trouve, c'est pour ça que l'humain ne respecte pas la nature, parce qu'il est complexe et complexé.

"Small is biotiful", le colibri libre qui fait sa part.
"Boisson ou poison ?"
Le caféier, le théier et le cacaoyer produisent la caféine, la théine et la théobromine, autant de poisons pour éloigner les insectes.
Pour les oiseaux, ce sont des poisons mortels. Pour les humains, pas de danger, sauf si notre consommation est excessive, sinon c'est bon pour lutter contre Lucie-haine !


Voilà,  à bientôt !
Adichats !
Le chant des pinsons connaît des variations régionales. Le pinson gascon chante "moinsse" et le parisien "moins".
J'ai toujours envie de dire : "à vos souhaits" ! lorsque j'entends un gars gascon gai comme un pinson éternuer "Adichats" !
Voilà, je voulais juste mettre l'accent sur ça.
L'accent ne fait pas le bonheur mais il y contribue !

Allez, pour conclure et pour rire, revoici cet oiseau rare qui se transforme dans cette improvisation en "oiseau-délire" !!!




vendredi 27 mai 2016

"Piaf piou pouffe"



"Devant mes yeux ébahis,
en un vol acrobatique,
le moineau chope un moustique."


Cette semaine, j'écris sur la vie des oiseaux. Comment commencer ?
- Regarde, me dit Miss Funny d'un ton joyeux.
J'optempère et je vois, dans le jardin, un moineau qui virevolte et chope un moustique, le genre de loustic qui "pique ta femme sans payer l'adultère" (comme le chante si bien Zao, chanteur congolais tellement joyeux qu'en l'écoutant, on ne fait que de se gondoler).
Comment c'est ... possible une telle synchronicité : je pense à toi en tant qu'hurluberlu et tu passes devant moi en looping !
Comment sais-tu, toi l'oiseau, que je suis à la recherche d'infos insolites à ton propos.




"Déjeuner en paix"
Passé neuf heures, je veux juste déjeuner en paix sans radio, sans nouvelles, le nez dans le mug de café et la tartine beurrée à la main. Et te voilà, maitre moine nô qui me met le pied à l'étrier pour aller "triller" avec les oiseaux le bon grain (de voix) de l'ivraie.
- C'est à livrer avant que chacun voit midi à sa porte !
- Que chacun voit maudit à sa porte, me dit Mado. toujours aussi optimiste.
C'est le bazar, je me sens bizarre et perché comme un oiseau !
- M'enfin, Firmin, tu n'penses pas que c'est un coup de Miss Parkinson, l'indésirable qui veux te faire vivre la vie en morose.
Ainsi, elle cherche à t'éloigner de la réalité, à faire en sorte que tu perdes pied.
- Tu as raison, Gaston, cette gothique égotique n'apprécie que le noir (c'est pour ça qu'elle veut me faire voir la vie en noir).
Elle change couleur en douleur (ou "doux leurre"). Elle n'aime ni les blagues, ni la nature, alors tu parles Charles comme elle s'intéresse aux blagues de la nature.
Quand aux chants d'oiseaux, ce ne sont pour elle que raffut de tous les diables, boucan d'enfer et bruit qui pourrit la vie !
- Pour sûr l'Arthur, revenons donc à "les cent ciels", parlons donc des as de la voltige, des "Caruso" du chant d'oiseau et des cas rusés et malins qui se rendent la vie meilleure grâce à moults trucs, astuces et combines !




"Déjeuner huppé"
Ecoutez, vous vous ferez votre idée, vous avez une maladie grave, changez là en "mâle a dit ... tu tou t'ouie tut oui ..."
Dans mon jardin, savez-vous koikinya ?
Y'a une grive musicienne, c'est un oiseau un peu costaud et en même temps finaud. Elle a du coffre et offre à nos oreilles ravies, un chant plein d'entrain.
Au début de son récital, elle se chauffe le syrinx, elle y va mollo et trémolos. Et déjà, elle trône tel le sphinx parmi les virtuoses.
Lorsqu'elle est chaude comme la braise, elle ramène franchement sa fraise et balaise, ose tout. Elle ne craint rien, même pas le ridicule (que je compare à de l'humour).
Parfois, on dirait l'effervescence qui règne dans une messe "gospel" ! ou alors on l'imagine fort bien en supporter de foot "déchênée", on perçoit des coups de sifflets, des "appeaux-dissements" : "Titi ! Titi ! Tululululu" !
Quelle santé, quelle énergie !
C'est un oiseau qui aimante et alimente ta joie de vivre (il te donne la patate et la banane).


                                                         Photo de Claude Ruchet

"Troglodyte trop mignon !"
Et puis y'a l'oiseau "tout p'tit tou pt'i" (l'un des plus petits), le troglodyte mignon (une petite boule avec la queue dressée en l'air) qui chante avec une puissance incroyable pour sa taille.
Son syrinx fait une tête d'épingle et ça s'entend à des centaines de mètres.
Maestro-glodyte, ton chant fûté et fluté (sopranino), plus aigu que les autres est bien intéressant..


"Môme moineau"
Le moineau, lui, c'est son nom qui chante lorsqu'on le change. "La môme Piaf " était le surnom d'une célèbre chanteuse ?
Piaf viendrait de "Piou", mot imitant le chant du moineau. Ce mot aurait été déformé par le temps.
Plus haut dans cette chronique, j'ai tapé le mot "moine nô". Et voilà que je découvre, via "Wikipedia", l'origine du mot moineau.
Ce dernier viendrait de ses ressemblances avec le moine : plumage marron comme la robe de bure des religieux et la calotte grise en relation avec la tonsure monacale !


Le chant des oiseaux, ça se prend, ça s'apprend. A partir du moment où "ça se connaît" (l'oreille et le chant s'entendent bien), ça se reconnait facilement.
Collectons et colportons les chants d'oiseaux !
A bon entendeur, salut !



vendredi 20 mai 2016

"Conte anxieux"




"Ne racontes pas ta vie".
Conteur pro, j'aimais bien dire cette formulette en préambule de mes fabulettes ;
"Si je marche sur une branche, ça fait -CRIC- !
Si je marche sur une autre branche, ça fait ? ... le public répondait :
- "CRIC" !
- Ah bin non ! que j'disais, si c'est une autre branche, ça fait un autre son. Donc, voyez vous voyous, si la branche est plus sèche, rien ne nous empêche de dire que ça fait ... ?
- "CRAC" !
- Et bien voilà ! Et cric et crac ! et l'histoire sort de son sac.
Voilà, c'était ma période "Je vis de mon sac ... à malices" où les contes choisis racontaient mon histoire. Cela m'a fait mûrir, m'ouvrir au monde. Le chant harmonique et le grégorien m'avaient ouvert la voix.
J'étais prêt à tracer ma route deux "SI" deux "LA" contant (quel bonheur !) et à suivre mon chemin enchanteur !
Et le temps passe, dans les arbres psycho-généalogiques, les histoires s'étoffent et certaines s'étouffent. C'est pour ça qu'il vaut mieux jouer, non pas avec le feu, mais plutôt avec le "je" (se moquer de  soi).
Afin de ne pas jouer au jeu malsain de s'étouffer ou de se bouffer. mieux vaut s'esclaffer et pouffer de rire !




"De l'amer" à boire et à déboires dans mon arbre psy-écho-généalogique !
Et CRAC, je donne mon avis et je m'efforce de régler son compte au côté obscur de la force qui prend tant de place dans la vie de ma mère. Bref, je me retrouve en médiateur dans une problématique familiale.



"Restes ou rends"
A Sens (Yonne), à la fin d'un bon repas au restaurant, parfois et même si l'on a bien mangé, on a l'inconscient qui vous dérange et l'envie de dire à l'autre ses quatre vérités qui vous démange. Et là, sort tout ce qui vous reste sur l'estomac, tout ce que vous n'avez pas digéré ou ce que vous n'arrivez pas à dire, à diriger.
Au moment de l'addiction (l'émotionnel est exacerbé, accro à l'autre, on ne raisonne pas juste), de la diction (non ajustée, elle aussi), les maudits non-dits, les mal-dits maladifs se payent au prix fort. On règle ses comptes !

"On ne voulant pas lui faire de la peine,
je lui ai fait beaucoup de mal."
J Salomé

"Dérèglement de contes à k.o choral" ("western bourgui-gnon").
- Ce resto est décidément hors de prix, allons prendre un café dans un petit troquet, y'en a un tout proche, dit l'amère sortant dans la rue, en compagnie de sa fille et de son gendre.
Et les voilà assis dans un bistrot rétro au nom prédestiné : "Au jus de boxe" !
Ils se sont installés face à un "jus de boxe" qui passe de vieux tubes genre "Les coups" (oui ça fait mal !) de Johnny, "Boxing Joe" chanté par Yves Montand, le "Toulouse" (où même les mémés aiment la castagne) de Nougaro.
L'endroit reçoit peu de lumière naturelle, ça sent le vieux, dehors le soleil donne et le juke-box boxeur fait entendre : "Sombres héros de l'amer" de "Noir désir". D'élégants gants de boxe sont posés sur leur table !
Les deux bosseuses boxeuses sont prêtes à en découdre. Elvis Donchar, le gendre qui a le don pour réparer les "chars" (au Québec, le mot char signifie : voiture) sort sa boite à outils. La joute verbale commence :
- Ah mais putain ... c'est pas possible d'être si con ! dit l'amère Jeanine Passereau.
- Mais comment tu m'parles ! lui répond sa fille Laure Merlette puis elle rajoute :
C'que tu m'racontes, c'est qu'du pipeau !
Elvis "platiné" Donchar sort de sa boite de Pandore un pipeau avec lequel il imite le pimpant "pin-pon" des pompiers.
- Arrête Donchar "Ben-hur" ! ricane Jeanine. Puis elle se tourne et dit :
Ma fille, je suis déçue par ton attitude, t'es bien une Merlette ! Tu es méchante !
- Mais chante ... donc pas toujours ta même rengaine de haine "mêm'air" ...

Laissons là notre infernal trio tuer le temps à triller haut et à se traiter de tous les noms d'oiseaux !





"Qui point ne s'aime, sème sa zone."
ou :
"Qui s'aime, sème merveilles !"
Choisis ton chant, camarade.

Sur ce, je vous laisse là avec cette proposition métaphysique, ce choix cornélien.
Caresses et bises à l'oeil !
A bientôt !


vendredi 13 mai 2016

"L'arbre psy cause"


"Thuya, pêcher, houx
Baobab, acajou,
Sureau, cyprès ... "
Steve Waring "Arbres".

- Tu l'a pécher où ? :
Cet accent, cette manie, cette légèreté, cette peine !
- Sûrement par des ancêtres absents, par ma mamie, mon papi-lion,ou ma marraine.
l'homme descend du singe, le singe descend de l'arbre.
L'homme pré-hystérique d'aujourd'hui s'auto-détruit, se coupe de ses racines et sépare sa tête de son corps. Le sage descend du singe !
Coups de sang anti-maboules émotionnels, sur un coups de tête, je me mets en boule contre tous les dévots des maux.
Ras-le-bol des "adulescents  hyper sans cibles".
Marre des geignards (qui cultivent le génie et l'art de la gène pour eux-même et pour autrui).



"L'arbre psychose géné allergique" !
Voici l'histoire de Mado Laissant et de Djinn Stone, un couple de Miami (ne vivant pas vraiment ... "ami-ami"), un duo d'amis démunis, désunis, démolis, qui se nuit, qui s'ennuie, qui se fait Kafka dans la vie. Et dans une ambiance "stupeur et tremblement", chacun finira par avoir la peau de l'autre !
Ne respectons pas les démons déments qui nous hantent.
Ces deux là s'évitent, chacun dans son "bon cœur en béton armé", on dirait des misanthropes mis en quarant'haine.
Alors les amis, qu'est-ce que c'est qu'chat tout ce bruit pourri hein ?
Pourquoi cette triste vie, ce chat-grain de folie ?
Pourquoi fatigués, minés, hurlez-vous comme des "chat-loup" revanchards (y m'a fait ça, alors je lui f'rais ça !) ?
Pourquoi tout ce chat-rivari alors que vos névroses s'accordent à montrer que vous êtes vraiment félin pour l'autre ?
Mises en valeur, elles prospèrent et vous font voir la vie en morose !
Deux joueurs querelleurs s'affrontent sans retenue. Qu'il manque l'un des deux protagonistes et le jeu mauvais disparaît, car pour jouer, il faut être deux ... qu'on ... soit sado ou maso.
L''un pourrit l'autre et réciproquement. Féroces, vous êtes caïman interchangeables.
Souvent cela est inconscient, bref on n'en saurien, on se trouve sot et on se dit que l'on n'y peut rien ... changer. Se changer pour échanger positivement n'est guère envisageable dans cette vision rétrécie du monde.
C'est l'arbre familial qui dicte sa loi ! ma foi, c'est comme ça, mon pauvre, comme dirait ma tante de Lozère !


"L'arbre psycho génial-logique" !
Alors ... on ne peut rien faire, juste vivre l'enfer ?
Moi, je crois que c'est le contraire. Tout cela n'est qu'une question de vision du monde, de regard posé sur notre vie.
Certains humains se posent de drôles de question, genre "y'a t-il la vie après la vie ?".
Pour moi qui donne plutôt dans le "y a t-il la vie avant la mort ?" ou dans le "Vivons heureux en attendant la mort", le "la vie après la vie" me donne envie de répondre :
- "Chaque chose en son temps, on verra ça au moment".
Mais peut-être faut-il se poser cette question :
"Dans mon existence quand suis-je né une seconde fois, autrement dit "quand ai-je commencé cette seconde vie ?"
Mais revenons à nos agités du bocal !
Si une autre vie suit après celle-ci, c'est celle de notre arbre "psycho-géniale logique". Pensez-y donc, amis "vieilles branches" sur laquelle ont poussé deux autres branches.
Si vous continuez à vous (faire) scier mais surtout à scier la branche sur laquelle vous êtes tous assis, vous alimentez votre arbre en poison, vous empoisonnez vos vies et celles de vos proches (si en plus, on a chacun plusieurs vies ... ) !
'Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."
Prévert
Et vous mêmes, de n'avoir pas médité sur une nouvelle façon de vivre, aurez-vous mérité une "vie après la vie" ?
Et si vous vous réincarniez en l'autre, ce misérable, ce pue-la-sueur, ce mécréant, ce grand malade ?
Revenons au présent, imaginons que l'un de vous deux vive en compagnie du même mal que le mien, qui est ce qui se frotterait les mains ? j'vous l'donne émile ...eh ! oui, la terrifiante dévoreuse de dopamine, l'infernale Lucy, l'ogresse qui t'agresses, sans cesse,(si tu laisses Lucy faire), la terrible et horrible Miss Lucy Parkinson !!!




Dans notre monde immonde, où ça pète de partout, il y a trop de pensées qui puent, trop de pets et pas assez de paix et de pensées revigorantes, trop de pleurs pas assez de fleurs !
Alors, ne rajoutons pas de rage à l'orage humain, décourageons les "soupe au lait" et valorisons les "boute-en train", les joyeux lurons, les bons vivants et les marrants qui en ont marre mais qui à toute critique propose une idée constructive cherchant à faire avancer le "six mille briques", "le simili bic", le "chez Emile Bilic" ... !
A force de vivre comme un "Shadok", on le devient !
A force de parler comme Papi Muzo, on finit par ne plus s'entendre.
"...Mélèze tremble,
tremble hêtre noyer."
Steve Waring


"Salam aleikoum !"
(Que la paix soit avec vous !)


vendredi 6 mai 2016

"The Lunchbox"


"Parfois le mauvais train peut vous amener à la bonne gare."

Vu aux "étranges lucarnes", sur Arte, un film indien bien épicé, concocté avec amour et humour par un chef réalisateur de talent Ritesh Batra. Ce film, "The lunchbox", nous raconte l'histoire peu banale d'une rencontre épistolaire et culinaire !




C'est un régal sans égal !!
Malgré un ordinaire terne et ennuyeux et sans jamais se voir, les deux personnages principaux coincés dans leur rôle pas drôle (femme au foyer toujours "sur le feu", homme "comptable à table de multiplication") vont se changer ensemble grâce à "l'art des mets" !
Ils vont se transformer, lui, en lecteur-mangeur de "mets sages" (à lire à "table de multiples rations") et elle, en comptant sur ses talents de cuisinière pour changer de vie.
Pendant qu'il déguste et mijote, elle s'ajuste et cogite !
Cette comédie "arôm'antique" est un film beau en couleurs et riche en saveurs
On y trouve du chant de "mantra gloire au gourou" au goût de loukoum sucré et sacré, du gingembre qui bouste la libido, "épice and love" dont la voisine dit le plus grand bien :
- "Tu verras ton mari t'offriras le Taj-Mahal !
- Le Taj Mahal est une tombe, répond Ila, la belle cuisinière avec un sourire mélancolique.
Et dans ce film dense où danse la vie à la cadence du monde d'aujourd'hui, que se passe-t-il vraiment ?



"Pitch Lunchbox" *:
Erreur à Bombay dans la distribution d'une "lunchbox" : un vieux comptable ronchon à la vie bien réglée, reçoit le déjeuner préparé avec amour par une femme à son mari.
De là s'en suit un échange de lettres, la "boite à déjeuner" devenant une boite à lettres, celles-ci étant cachées sous les chapatis !

Beaucoup de bon goût !
Voilà donc une goûteuse comédie peu coûteuse qui sent bon les gens mais pas l'argent. C'est inventif, une gamelle sert d'email ! on est loin du film "fast food" de Bollywood !
On rigole du "mélancomique" mêlant humour et nostalgie et on se régale d'une belle profondeur d'âme.
Malgré de faibles moyens, le réalisateur est arrivé à mettre les petits plats dans l'écran et dans la boite à déjeuner, il y a de quoi alimenter ma chronique du jour.




Un mal, des mots :
A maux couverts et mots offerts, cette comédie douce amère dérange deux solitudes dans un Bombay bondé de monde. La ville vue sans fard et sans phare n'offre guère de repères.
En ces temps de chambardement, de chamboulement, deux paumés cherchent simplement à se tenir par la main et cheminer ensemble en prenant le mauvais train pour peut-être trouver le chemin qui convient !
La vie est belle et c'est tant mieux !!!

* : désolé pour pitch (résumé), il est mal placé. Les lecteurs vont me "lyncher" et tout ça à cause de ma langue trop pendue. Faudrait que je me colle sur le front un :

Patch post-it in english "big speech less pitch-lunch-box !"
(à lire comme un virelangue, vif et à répéter).

See you later !
A bientôt !


vendredi 29 avril 2016

"Purple reign"



Les années passent et les musiciens caméléons trépassent. Le second "Dorian Gray" rock (funk, glam, pop, soul)l s'est rangé des voitures et adieu Berthe ! Au niveau de la musique c'est une perte.
Prince, ce pote spot pop s'est éteint chez lui. Comme pour le décès de Jackson, il serait mort d'overdose "médicamentueuse".
Ah ! mais non, disent d'autres voix plus ou moins claires. Pour les journaux en papier toilettes ou à emballer le poison, il serait mort du sida.
Pour d'autres, il serait mort de fatigue, se tuant à la tâche, sous "mort-fine" et sans dormir pendant 154 heures et 3 minutes-papillon, il n'aurait ainsi pas vu arriver la faucheuse !
A lire tous ces délires, du haut du paradis et de son mètre 58, Roger Nelson (Prince) doit être plutôt mort de rire !




L'autre "toujours jeune" décédé cette année, c'est bien sûr David Bowie, le "Thin white duke".
2016 ne porte pas bonheur aux "sapeurs-bons pieds" (danseurs élégants n'hésitant pas à mouiller la chemise pour mettre le feu, certains s'éteignent sur place), puisque Papa Wemba vient de mourir sur scène.
Concert de louanges pour le kid Prince, le white Duke et le Roi des ambianceurs africains.
Tristes titres pour ces spécialistes de la sape, ces papillons tatillons de la pop et papa pas assez vieux pour être pépé de la rumba zaïroise (comme Franco, Rochereau, Prince Nico, tiens encore un faux prince mais un véritable guitariste de talent).
Prince aussi était un bon guitariste, influencé par Hendrix, sous-estimé par la critique et par lui-même (aurait pu mieux faire mais comme il pouvait être talentueux dans tout ce qui touche à la musique, il a assurément trop délaissé "Lucille", nom donné par B.B King à sa guitare, au profit de "Camille", un de ses nombreux surnom).
M'enfin, après l'heure (leurre ?) de la gloire et du style voici l'éternité de l'aut'côté du miroir et la stèle "C fini" pour ces ex-esthètes athlètes de la scène.


A la radio, le neurologue Pierre Lemarquis nous confirme le pouvoir thérapeutique de la musique :
"Jouer de la musique est un acte thérapeutique et régénérateur, qui nous fait renaître à chaque fois. Sans elle, la vie serait une erreur, disait Nietszche."




Un singe enivré (Gabin chagrin) et un sage en hiver (gamin malin) !
C'est le grand retour de Renaud qui vient de se débarrasser de l'harassant "Renard" son double trouble, son acolyte alcoolique, son avatar anisé.
Une campagne de promo promet : "Renaud renaît". Dans la revue de BD "Fluide glacial", le toujours bon Vuillemin (natif de 58 fait partie de ceux qui auront ou ont déjà 58 ans cette année, par exemple Prince ... euh non, né le 7 juin ... ou moi-même, Jackson aurait pu être du lot, mais il a lâché l'affaire il y a déjà quelque temps !) dessine un bureau d'agence de pub avec l'affiche musicothérapeutique fameuse avec sa formule "Renaud renaît", un type regarde l'affiche et dit :
- Mais qui est ce René ?
Ma réponse : C'est peut être son nouvel avatar, celui qui remplace l'usé anisé vantard, anar arnaque qui broie du noir et boit du jaune.
On l'imagine aquaboniste faisant l'équilibriste, éméché pas méchant, dans les rues d'une jolie ville de Provence en chantant, éructant une chanson de circonstance :
"C'est dans l'Vaucluse que j'écluse ma suze, d'avance je m'excuse et j'accuse la société ... euh non ... le coups, ma coupe est pleine, j'suis en peine et en pleine déconfitures aux cochons ;; euh ch'ais plus c'que j'maudis et ce que j'dis, tin tin tin !"
Avec René, l'écolo rigolo remplace l'alcoolo Renard au triste regard en quête de sens.
Renaud vit une véritable René-sens. Il revient à"Charlie", il revit. L'aigri vain qu'il était devenu redevient écrivain ou écriveur de chanson.


"Anecdocteur" ; anecdote qui soigne et qui rend sage.
Dans la série "y'a pas que dans l'rock  qu'on porte du noir, dans le classique aussi", voici :

"Sans bis sans-gêne, sans buzz et sans bise, le génie sans-zen et sans prose se brise."

La première sera la dernière pour Bizet.
Lorsque Bizet termine de composer son opéra "Carmen", il est tout heureux. On prépare l'Opéra pour le présenter au public.
Lors de la première, surpris par l'œuvre, le public réagit par un silence glacial puis s'en va.
Quelques jours plus tard, lui aussi s'en va et quitte ce monde immonde et idiot !
Aujourd'hui, Carmen est l'opéra le plus joué au monde !!

Voilà, comme disent les Shadoks (qui ont 48 ans aujourd'hui) :





A bientôt, caresses et bises à l'oeil !!!

vendredi 22 avril 2016

"L'hurluberlu et le turlututube"


Diantre ! quelles doctes anecdotes, dites-donc !
Le vent marin et malin d'Andernos me souffle quelques croustillantes incongruités musicales.
J'en profite pour faire le malin et ici ou là, porté par le vent, je mets mon grain de sel iodé ou mon grain de folie yodlé !

"Rumble aux pommes goûteuses ou pourries (par les ahuris)".
En vrai, on reste "quoi ?", on ne sait pas quoi dire, on reste sans voix !

"Rumble" est un tube rock de 1958, interdit à la radio sous la pression d'idiots qui considèrent que ce titre mène à la violence. J'ai cherché dans les paroles ce qui pouvait choquer, je n'ai rien trouvé. Forcément, il n'y en a pas, c'est un instrumental !!!
On se dit que ce n'est pas Wray, mais si c'est lui, le si simple et efficace Link Wray :






"Tube dollars : pas tubulaire mais presque" !
Tube : à l'origine, le terme vient du cylindre rotatif sur lequel les chansons populaires de l'époque étaient enregistrées, à l'aide d'un phonographe.
Dans le sens de succès, le mot aurait été lancé par Boris Vian au milieu des années 50. A l'époque, les gens de la profession utilisaient le mot "saucisson".
Ne le trouvant pas élégant, Vian décide de faire la promo du mot "tube" qui désigne une chanson à succès dont les paroles sont aussi creuses qu'un ... tube !
Ce terme se trouve dans la chanson "En avant la zizique".
Vingt ans plus tard, le talentueux chanteur arrangeur J.C Vannier va plus loin avec l'excellent "Turlututube" (dans la chanson "Papa fait nous un tube") !

"UB for tea" and "D'ailleurs Straits" : alloc rock !
En Angleterre, à la fin des "seventies", certains groupes se créaient en espérant sortir de la mouise. C'est le cas de "UB 40", des musiciens pointant au chômage décident de former un groupe portant le nom du formulaire à remplir pour toucher les allocs.
Le formulaire leur a servi de porte-bonheur et les a nourris de "food for thought" (tube langoureux et chatoyant, avec une guitare qui miaule toujours au bon moment dans ce reggae nonchalant).
Quand à "Dire Straits", tout est dit dans le nom du groupe que l'on peut traduire par "complètement fauchés". Heureusement pour eux un tube les a sauvé de la misère et depuis les "Sultans of swing" ont vendus 120 millions de C.D !




Virtuoses excentriques !
Sur scène, ces deux énergumènes pratiquaient la gym avec instrument,
Paganini en compagnie de son violon violent et Hendrix avec sa guitare star, jouaient tous les deux les mains dans le dos sans ralentir le tempo.
"Gymi" Hendrix jouait de la "strat" (fender stratocaster) avec ses dents et "touistait" avec sa guitare à hauteur de genoux.
Paganini jouait du "strad" (stradivarius) en se lançant des défis, genre :
"Tiens on est mardi aujourd'hui, soyons donc hardi ! et si je jouais  en étant suspendu la tête en bas, peut-être que ça me remettrait les idées en place !"
Ou,bien :
"Miroir, je ne veux plus te voir, je préfère me marrer plutôt que de me mirer, jouons donc les yeux bandés !"

Après les excessifs "démon-strat-tifs" (ou "des monstres stradifs"), voici les pros de l'impro en état de grande fatigue où comment rendre une proche "burnoute" créative.

Richie ravi au Paradis (Heaven) !
Festival de Woodstock, été 1969, alors que son concert se termine, les organisateurs demandent à Richie Heavens de continuer à chanter. Après trois heures de scène, fatigué mais motivé, il se lance dans une longue impro ("Freedom") et fera un tabac.
Cela restera comme l'un des tubes du Festival.

24.01.75 : "Köln concert" de Keith "J'arrête" !
Après une interminable tournée, Keith Jarrett, exténué, décide d'annuler ce concert prévu à Cologne. Son agent insiste, Jarrett fait preuve de bonne volonté.
Il se rend à Cologne et là il se met en rogne quand il joue sur un piano qui n'est pas celui qu'il avait demandé. Ce piano déglingué ne lui convient pas. Les touches les plus graves et les plus aiguës ne le satisfont pas.
"Puisqu'il en est ainsi, je laisserai ces touches là de côté et je concentrerai mon jeu sur les touches du milieu !", a t-il dû se dire.
Ainsi fut fait, tout le concert est une longue et formidable improvisation pleine de vie, de lyrisme et de joie physique (grognements, petits cris extatiques et soupirs).
Je considère le C.D de ce concert comme son chef-d'oeuvre, c'est un moment de grâce poétique et thérapeutique. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque c'est l'un des C.D les plus vendus dans le monde.




Contraintes craintes ou bienfaisantes ?
Lorsque nous sommes contrariés, créons donc un "contrat riant" avec nous-même.
Puis d'un ton léger, d'une humeur primesautière et vagabonde, prenons des chemins de traverse (idéal quand tout va de traviolle) sinueux et buissonniers.
Ainsi, nous découvrirons des endroits renversants, surprenants où tout ira comme qui rigole. On s'en paiera une bonne transe et on rira de cette transformation qui s'installera en douceur dans nos coeurs de rockeurs !!!
Dégrisons nos âmes grises aigries en crise, essuyons la suie de nos âmes et nos idées noires !
Changeons nous, échangeons nous nos astuces afin que vive le troc de trucs authentiques que chics, et changeons-nous les idées !!!
Allez, à la revoyure !