lundi 28 août 2017
"Entre nous, être LA !"
Assis sur les caillebotis, un mini "piano à pouce" en main, à la recherche d'une mélodie, je bute sur une note rebelle.
Dans le même temps, un oiseau têtu siffle une note en la répétant inlassablement. Sans le savoir, il me donne le "LA", c'est justement la note manquante de ma "méli-mélodie" !
Voilà, ça c'est bien la vie, plus elle est simple, plus elle est jolie !
Prenons un autre exemple joli, celui de "Mamadou Mady" (clin d'œil au chanteur anar François Béranger, avec sa chanson "Mamadou m'a dit" et "câlin d'oeil" décalé à cette maman douce qui a "prénommé" sa fille Bérangère).
"Râleries ou âneries, fais ton choix camarade !"
Moi, pour ma plus grande joie, j'ai choisi d'écrire ou de dire des "yanneries" !
Assis sur un fauteuil, un orgue à bouche en lèvres, à la recherche d'une harmonie, je suis chez mon amie belle et rebelle.
Elle m'a offert une flûte de Pan pour que je continue à rester "épatant pimpant" et un "khène" (orgue à bouche) afin que cela m'en bouche un coin.
Ah ! que voilà là deux plaisants présents !
- Je fréquente les brocantes et j'ai déniché ces deux instruments. Celui dont tu joues, vient d'Afrique, me dit l'amie Mady.
- A l'origine, cet instrument vient de Chine, mais là, c'est une version simple et typique d'Afrique sans fric, fait avec trois fois rien (trois bouts de bambou et une courge), mais malgré sa simplicité, cela "claque-sonne" aux oreilles de "Mouise Parkinson" qui du coup me lâche les baskets !!
Ma parole !
Ma mini-Kalimba (qui devient vite une "manie-Kalimba") à neuf notes, la flûte de pan andine (à quelle heure ?) et le mini-orgue à l'afri-khène sont de véritables instruments magiques, de poétiques diapasons thérapeutiques qui libèrent ... la parole !
L'offreuse racontant sa vie, de réfractaire en colère, embellit d'autant plus qu'elle "débloque", qu'elle ose, qu'elle gomme et dégomme son côté morose. névrose, tounéparose ...
Bref, un oiseau sauveur de mélodie, une yannerie provoquant des sourires ravis, de simples instruments protecteurs contre les complexes maladies et une parole libérée, ensoleillent la vie et émerveillent l'humain !
Si ça se trouve, ce sont deux oiseaux qui sifflaient à tour de drôle pour me donner le LA.
Crédits photos :
L'atypique Bérangère Fromont, photographe qui sait créer un univers. Avec son regard à part, elle arrive à mettre de la lumière dans la noirceur et du sombre dans la lumière.
Elle utilise ses deux yeux à bon escient : un oeil vif et positif qui ne manque pas de proposer de la clarté et un oeil plutôt "gothique" qui se nourrit de "sombres héros de l'amer".
Si le premier prend comme image le chat beauté (voire bonté), le second plus secret, ressemble davantage à un "chapeauté" (sombre héro).
Son site :
http://www.berangerefromont.com
Yamasté !
vendredi 11 août 2017
"Pas de chance ou pas de côté ?"
"Ne pleurez jamais d'avoir perdu le soleil, les larmes vous empêcheront de voir les étoiles."
Tagore
Changer son fusible des pôles !
"Ah ! Bon Dieu de bon sang d'bois, ce que je peux être con, moche et nul !". On se dit ça parfois, lorsque l'on manque de foi en soi.
Face aux vieux maux, mieux vaut ne pas hésiter à changer son fusible négatif en positif, à passer de la mauvaise humeur au bon humour (celui qui te débarrasse du "fousible" qui te fait péter les plombs et le remplace par un autre, plus juste et plus juteux). Après ce changement de "pôlhilarité", on ne peut plus se maudire et se dire que l'on manque de jus.
Un nouveau monde s'ouvre devant nous, "alternactif", celui-là.
On passe de l'auto-dévalorisation à l'auto-bienveillance. Mais pour prendre ce chemin, il faut adopter un nouvelle conduite, avoir un nouveau regard.
Le dessinateur Gébé disait que pour ça, il suffisait de "faire un pas de côté" !
Dans une autre version du dessin qui vient illustrer son propos, il fait dire à ses personnages :
"- Qu'est-ce que tu fais ? demande la femme.
- Je me fais chier, répond l'homme devant le mur.
Après avoir fait le pas latéral :
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je voyage, dit l'homme devant la fenêtre !"
L'apport de vieillir : changer la fade fin (d'envie) ... en goûteuse faim (de vie) !
Citons l'amie Cathy :
"De toute façon, à partir de soixante ans, au niveau santé tout se déglingue", dit-elle pour me rassurer. Donc, à "sois chiante temps", la sympa Cathy distinguée s'est transformée en "Catha" décatie déglinguée !
Tout ça parce qu'elle a changé le mauvais fusible, le "fou-cible" (celui qui te fait vivre n'importe couac) lui, est resté.
Il faut le savoir, ce retors, sans retard, te fais passer plus vite de vie à trépas.
Avec cet esprit zombie, l'âge de la retraite devient celui de l'arthrite, le temps du conteur devient celui du compte-heure, l'heure d'écrire ses mémoires devient : "mais mémoire, où t'ai-je donc laissée" !
Tout ça parce que Cathy n'a pas fait le "pas de côté" !!
La retraite, on peut en profiter pour se mettre un peu plus en retrait afin de mieux goûter au silence intérieur mais ce n'est pas une raison pour vivre riquiqui, en "Cathy-mini" et ne pas s'exprimer !
En fait, tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime dans le corps.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire et en être fier !
C'est la raison pour laquelle mon amie Cathy s'exprime régulièrement en compagnie d'une Miss Funny et d'un Mystère Yogi. Voilà pourquoi elle est toujours aussi jolie "dâme" et d'esprit, cette Cathy mimi !!!
"A 60 ans, soit chantant !"
Tagore, le fameux poète musicien hindou, trouvait que le visage humain, jusqu'à l'âge de 60 ans, était trop lisse, qu'il ne racontait rien. Alors que, passé cet âge, il devenait expressif, vivant, touchant.
En Astrologie, c'est l'époque du second "retour de Saturne" qui te propose la sagesse. Tu la prends ou tu la laisses.
A partir de là, si tu es partie prenante, dans ta vie "Saturne rond", sinon, si tu laisses béton, ça tourne en rond.
En Reiki (médecine japonaise), on dit que c'est le temps du bon égo qui n'hésite pas à dire : j'existe.
Ainsi, le soixantenaire devient un virtuose du "j'ose", riche de "je m'en fiche", concerné par le "je me fiche la paix", qui avance vers l'auto-bienveillance.
"La peur de vieillir abîme plus que l'âge."Yamasté !
Jeanne Moreau
mercredi 2 août 2017
"Vie simple : guimbarder dans les prés"
"Chaque élève joue de son instrument, ce n'est pas la peine d'aller contre. Le délicat, c'est de bien connaître nos musiciens et de trouver l'harmonie. Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie.
Et si vous avez hérité du petit triangle qui ne sait faire que ting-ting, ou de la guimbarde qui ne fait que bloing-bloing, le tout est qu'ils le fassent au bon moment, le mieux possible, qu'ils deviennent un excellent triangle, une irréprochable guimbarde et qu'ils soient fiers de la qualité que leur contribution confère à l'ensemble."
Daniel Pennac
- Sinon, autant chanter du Dylan !
- Oui, mais quelle chanson choisir ?
- Sans aucun doute, je chante "Bloing in the wind".
- Bien entendu !
A part ça, la guimbarde est vraiment l'instrument simple et pratique par excellence.
- Bien vu Lulu !
- Merci Lully !
En son temps, elle était utilisée par les laquais ou les gens de "basse condition". C'est pour ça qu'on la nommait "Trompe-laquais" !
A noter qu'à l'époque, on l'appelait aussi :
Trompe, gronde ou rebube ...
- Au milieu du 20 ème siècle, certains zazous zouant du jazz avec un kazoo se retrouvaient parfois avec des babas du bebop jouant du rebube !
- Et au 19°, de véritables orchestres de guimbardes (avec une vingtaine de joueurs) se sont créées, ils étaient très populaires et jouaient en plein air !
- Cela revient, c'est tendance en ce moment la guimbarde, c'est comme ce retour à la pop des années 60, les jeunes d'aujourd'hui apprécient.
Il existe sûrement un ensemble de passionnés reprenant les tubes de cette époque.
- Et il jouerait quoi ce groupe ?
- Tu ne devines pas ?
- Peut-être "Rebube bebop a lula" ?
- C'est "thé de Ceylan", mais encore ?
- Ah ! bon sang de bois, je ne trouve pas !
- C'est pas grave, je vais te souffler la réponse (dit avec un câlin d'oeil à l'appui).
- Ah ! bon sang, mais c'est bien sûr, C'est "Blowing in the wind" ... oops ... "Bloing in the wind".
J'ai acheté, il y a quelques temps, des guimbardes en bambous venant d'Indonésie (via le site "Guimbardes.fr"), elles sont étonnantes et épatantes.
Elles sont originales et originaires de Bali, Java ou des Philippines et portent de jolis noms : Genggong, Angkuoch, Kubing et Karinding.
Je suis en train de les apprivoiser et de faire de bonnes provisions de vibrations. Ça dérange Miss Parkinson et moi, cela m'arrange !
J'ai la guimbarde qui me démange, alors je la gratte un petit peu ... en sort un son étrange qui me ravit et me change, je m'en nourris et je revis !!
Décès de Jeanne Moreau, intelligente, cette "troublionne" tourbillonnante disait d'elle :
"Je suis frivole et mystique !"... et de la vie :
"L'âge ne vous protège pas des dangers de l'amour. Mais l'amour, dans une certaine mesure, vous protège des dangers de l'âge."
"Ce qui est important, c'est cette lumière intérieure qui est en nous."
"J'aime mes amis terrestres en tant que compagnons vers l'éternité."Dans le film de Truffaut "Jules et Jim", elle aurait pu citer Sacha Guitry :
"L'amour à deux, ça dure le temps de compter jusqu'à trois."
Bon vent, good wind !!!
Yamasté !
mercredi 26 juillet 2017
"Présenterie"
"Mieux vaut être tête de souris que queue de lion."
Proverbe québecois
Lorsque les souris méditent, les sourires rappliquent !
Et pourtant, on peut faire méditer des souris de labo. C'est ce que des chercheurs ont découvert en stimulant leur cortex cingulaire antérieur (zone cérébrale impliquée dans le contrôle émotionnel) du cerveau d'une souris, à un rythme de huit pulsations par seconde.
C'est la fréquence de référence des personnes en méditation. Après avoir été ainsi stimulées, ces souris zen adoptent un comportement plus calme et moins anxieux.
Conclusion des chercheurs américains :
"Les souris semblent réagir à la méditation de la même façon que les êtres humains."Youpee ... ! le cerveau souris a le coeur ravi, bravo pour les "Mickey Mahousse" !
"Amuse-bouche" et "lèche-vitrine" ou "chanson douce" et "lèche-frite" : on a le choix !
On vit un peu comme on a envie, on rit si le coeur nous en dit et on pleure si notre esprit est d'accord.
On peut même faire comme si. Par exemple, le fait de s'imaginer mangeant un gâteau génère un effet de récompense comparable à celui ressenti lors de la consommation elle-même.
Pourquoi ?
Parce que ce sont les mêmes neurones qui sont impliqués dans l'imagination et l'exécution d'un acte.
Une découverte récente démontre que le système régulateur du plaisir et celui du déplaisir sont un seul et même système.
Si on prend un médicament anti-stress (genre médi ... tation), on prend aussi la possibilité d'avoir du plaisir !
Quand on inhibe sa sensibilité au stress par la prise de neuroleptiques, on se coupe de la possibilité d'avoir du plaisir !
Lorsqu'on ne croit pas aux pouvoirs du cerveau, que l'on est neurosceptique, que l'on a plus foi en soi, on finit par devenir un "adoblessant" qui tue le temps et lui-même à coût d'excitants qui sont autant de défis mortels et de dénis du réel.
Au lieu de vivre d'exquis temps, calmos, à l'aise dans ses cinq sens, il perd ses repères et sur son visage si lisse glissent et disparaissent les traces joyeuses des cinq sens en effervescence.
Il pensait vivre plus et plus vite "excès" le contraire.
Ainsi, le lecteur mp3 à fond, il se bousille les oreilles à coup de décibels. Le nez esquinté par trop de fumée jamaïcaine et de "coco" (coke colombienne), il ne peut plus se sentir ... bien dans sa peau, reste sur la touche ... "Face-book" avec ses mains agitées ne tenant pas de bouquin, mais un "agendarme" surbouqué.
Ses yeux ne voulant plus voir "couac" se soit de vivant, de vibrant, il broie du noir.
"L'adolassant" n'a plus d'espoir, ne croit plus à rien et n'a plus de goût de rien, ne voit pas plus loin que le bout de son blaze naze !!!
Bref, il ressemble à un mort-vivant (tiens Romero vient de mourir, annonce t'on dans le poste !).
Sa vie morne de trissotin est pour lui, d'un mortel ennui. "Arte" diffuse "La nuit des mort-vivants" de Romero, l'adoblessant "adulescent" (sans âge) va pouvoir singer les zombies et mourir de rire !
Balaises bises aux bonzes zen, aux affreux zozos et autres zazous zombies de Zanzibar !!!
Allez, bon vent ! soyons plaisant présent et choisissons d'être heureux !!
Yamasté !
mercredi 19 juillet 2017
"Strict stress ou gai pinson"
Le cerveau et l'âme musique s'entendent à merveille pour nous accorder !
Chez les humains, certains sont râleurs et attirent le malheur, alors que d'autres sont régulateurs d'humeur et "cueillent" le bonheur !
Pour se régaler et se réguler, la musique est l'outil adéquat. En écouter est une excellente manière de se mettre dans l'humeur voulue : une musique enjouée nous rendra joyeux et une chanson triste nous aidera à libérer notre tristesse.
Mélancolique chic contre triste stress !
Qu'en dit ce cher Scherder (lire article précédent) :
"Des études ont prouvé que nous aimions de temps en temps nous frotter à la tristesse que nous évoque une certaine chanson. Non pas que nous aimions être tristes, mais nous la percevons de plusieurs manière comme une "récompense" : nous nous projetons dans ce que le compositeur ressentait au moment de la composer. Et nous réalisons ensuite combien il est agréable de ressentir des émotions d'une telle intensité".
Un air triste ne nous rend pas seulement plus empathiques. Il nous permet aussi de ressentir des émotions plaisantes, comme la tendresse et l'émerveillement.
Cerveau reptilien, cerveau musicien pour la vie et pour la survie :
"Les formes musicales les plus basiques sont tout naturellement les grognements d'un ours : en les entendant, nous savons que nous devons immédiatement fuir pour survivre.
Il est donc logique que le traitement des sons soit fait dans le cerveau reptilien, ou tronc cérébral, la partie la plus ancienne de notre encéphale.
La musique nous aide également à survivre parce qu'elle stimule le regroupement, et que l'on est plus fort à plusieurs."
Une des oeuvres que j'affectionne tout particulièrement, c'est la "Pavane pour une infante défunte" de Ravel. C'est une musique qui donne envie de mourir !
Sinon, j'adore le fameux "Bovélo" de Ravel, une musique qui donne envie ... de faire l'amour (voir le film de Blake Edwards "Ten") ... et de l'humour aussi ("Bovélo", parce que ce sont deux phrases musicales qui tournent en boucle, donc qui font de beaux cycles) !!!
Allez, caresses et bises à l'oeil !
Yamasté !!
lundi 10 juillet 2017
"Singing in the brain"
"Yoga du cerveau" , "musicothéravie "!
La musique soigne d'autant plus qu'on l'aime et qu'on en joue.
Ce n'est pas le neuropsy Erik Scherder, qui dira le contraire !
"Singing in the brain" : des claquettes dans la tronche de la Miss Misère !
Dans son livre au titre éloquent, il explique pourquoi et comment la musique nourrit tout le cerveau :
"La musique n'est pas traitée à un seul endroit de notre encéphale."Alors que pour les autres arts, c'est bien souvent le cas, face à la musique, tout le cerveau participe. C'est pour ça que la musique est unique. C'est une des rares activités à solliciter autant de zones différentes.
"Écouter de la musique, en active plusieurs, mais en jouer soi-même le fait encore plus parce que les parties visuelle et motrice du cerveau, sont également sollicitées.
Jouer est donc encore plus enrichissant pour l'encéphale qu'écouter."
Zone célèbre râle !
- Ami "sexy disque", bonjour !
- C'est celui qui le dit qui y est, silex sic ... si laxiste ... dyslexique !
Lorsque l'on joue de la musique, on stimule des zones cérébrales qui sont éloignées les unes des autres, l'influx nerveux parcourt ces grandes distances à la vitesse d'un TGV "Paris-Bordeaux" (au moins).
- Ah ! faut s'y faire, c'est la vie d'aujourd'hui, tout va croissant. Si tu prend un TGV du matin, le temps de boire ton café et manger ton croissant et tu es déjà arrivé !
- Arrête donc de faire le malin et laisse-toi stimuler par la musique car plus il est stimulé, plus ton cerveau reste dynamique.
- Si j'ai bien compris :
Écouter et jouer d'un instrument maintient non seulement le système nerveux actif mais en plus le renforce.
Est-ce intéressant pour les personnes "jazzées" ou "parkinsonnées" ?
- Voyons ce qu'en dit Erik Scherder :
"La pratique musicale stimule leur cortex préfrontal. Cette partie est justement l'une des plus touchée par le vieillissement. La musique le maintient en forme, elle favorise la mémoire et la capacité à résoudre les problèmes. Elle nous rend plus aimable, plus stable et plus positif !"
- Et au niveau de la zone abîmée par Miss Parkinson, est ce que chanter du Dutronc est bon ?
- Autrement dit : kèskispastil au niveau du "tronc cérébral" (une zone située à la base du cerveau qui joue un rôle important dans de nombreuses fonctions vitales : respiration, circulation sanguine ...) ?
"Dès que le tronc cérébral perçoit des sons que nous trouvons agréables, il envoie de la dopamine vers le système de récompense, qui le met en quelque sorte sur 'play', et nous savourons alors la mélodie que nous entendons.
Nous savions que ce système réagissait au sexe et à la drogue, mais apparemment cela marche aussi avec le rock 'n roll."
La suite de ce "Yoga cerveau" au prochain numéro.
D'ici là, méditons donc sur la façon de frissonner, de façonner, de faire sonner le mot "parkinson" pour le transformer en "parc à sons" !
Yamasté !
dimanche 2 juillet 2017
"Coucou, coin-coin, Q.I-Q.I"
Avec le mimologisme, on donne la parole aux oiseaux. Ils ont enfin leur mot à dire. J'aime à connaître l'avis des volatils.
Il pleut, il pleut "Bergère honnête" !
Allons enfants de la batterie !!
Le pic-vert mâle tape contre le tronc d'arbre pour se nourrir ou alors il tambourine en rythme, afin d'aiguiser son bec pour une danseuse ailée intéressée par un prise de bécots et plus si affinités !
Lorsqu'il ne fait pas le batteur bateleur, il chante comme un cheval. Cela ressemble un peu à un hennissement dans le registre aigu. Voilà pourquoi, face à ce rire chevalin saccadé, les bretons ont donné au pic-vert le nom de "jument des bois" !
Ailleurs, on lui fait dire : "i piu, i piu, i piu" (il pleut ...).
Bergeronnette : enquête sur l'inquiète coquette qui hoquète de la queue.
Cette mignonnette, vive, active, en ballade sur la plage, me donne envie de siffloter "l'amusette" de Bach. Elle hoche la queue souvent et ces mouvements incessants font penser à ceux d'un battoir de lavandière.
Elle aime l'eau alors on dit d'elle que c'est :
"celle qui fait gicler l'eau, celle qui éclabousse".
Elle prend sa douche dans une flaque. Flic flac floc, tellement bien dans la flotte qu'elle sifflote parfois "l'air des lavandières" (dans "Carmen" de Bizet) !
M'enfin, souvent, elle le chante dans sa tête. Alors que mézigue le Meynierstrel, les pieds dans l'eau du lavoir d'Eau-d'ange, j'ai osé souffler dans ma flûte en bambou (faite par mes mains), cet air "en trainant" un peu dans le tempo.
Ça ressemblait à du "Carmen caramel" ou du "Carmen au carmel" !!!
Cela devant un public de gens surpris mais plutôt contents. Quelques autochtones ont même tapé des mains lorsque j'ai joué,vif comme un bergeronnet pressé, la "Bugade" ("Lessive", air du folk gascon).
Je me souviens (fin du siècle dernier) que des moustiques toqués m'asticotaient et qu'à la fin du "peste-claque", j'étais complètement ... lessivé !!!
"Piqué au vif", sans pouvoir me défendre, je me suis dit "in petto" :
"Je me suis fait avoir au lavoir !"
Dans la cambrousse, on retrouve l'espiègle "bergère honnête" mangeuse d'insecte, près du troupeau (buffet à volonté, repas de roi) dont elle paraît être la gardienne, la bergère !
Et pendant ce temps là, dans mon terrain boisé, le merle ramène sa fraise (et mange mes fraises), fait de superbes phrases. Il siffle les belles !
Le pinson apprécie notre mobile perchoir et quand il ouvre son bec, produit une mélodie qui monte et descend d'une échelle.
Les geais jouent à "kash-kash", les pies aussi mais sans la touche "les geais errent" de ces ailés-gants congénères. Même en jouant cash, elles sont moins classe !
A la ville et au chant, la grive musicienne se pose ... des questions métaphysiques :
"Qui suis-je ?, Où vais-je ?" qu'elle répète d'une manière chic.
Lorsqu'elle ne s'imite pas, elle se limite à commenter le match. C'est souvent payant et plaisant !
Quand au Tino Rossignol, on ne le comprend pas toujours, des fois, même, on ne sait pas vraiment où il veut en venir :
"Tiouou x4, Spe tioii tokoua, Tio,x4, Kououtio x4, Tskouo x4, Tsi x7, Kouorror, tiou tskouoapipits kouisi ... Dlo x8, Kouio trrrrrrritzi" !!!
C'est l'ornithologiste Bechstein qui a traduit le Rossignol avec une suite d'onomatopées épatantes.
La grive :
- Qui suis-je, qui suis-je ?
Le rossignol :
- Tétoi, tétoi, Tsé tsé koua téso comuun mouououche "Tsé-tsé" !
Et pendant ce temps là, dans les forêts d'Australie, le Cacatoès noir fait des prouesses avec sa batterie, pour épater les gonzesses Cacatoès. Ses arguments percutants sont autant de promesses de bons moments à venir, passés à caqueter coquin en remuant en cadence le croupion élégant !
Si en plus de jouer de la batterie, le mâle malin siffle le "J'aime les filles" de Dutronc, les groupies au plumage noir vont défiler en ombre chez le lumineux batteur.
"Batterituel" :
Ce grand perroquet peureux fabrique ses baguettes à partir de branches. Il les agrippe avec ses pattes griffues et tape en cadence sur un tronc. La frappe est régulière et tenue (mais pas ténue ou alors c'est un code amoureux, genre "T'es nue ?"). Chaque cacatoès a son style :
Le rocker crâneur est vif. S'il est fan des "Stones", il tape sur des rochers (et parfois sur des rockers qui sont pas d'sa bande de bardes en blueson noir).
Le rocoeur crooner, lent et rockmantique, de la vitesse, il s'en tape.
Le "fentaisiste", amateur de tambour à fente, cultive l'art des sons surprenants !
"Splashhh, tom tom sssiiii", sur cette bath batterie et ces tambours à fente, je vous laisse ... trouver votre bon tempo et votre juste vibration !
N.B : l'info sur le Cacatoès vient de la revue "Science advances" !
Yamasté !
Il pleut, il pleut "Bergère honnête" !
Allons enfants de la batterie !!
Le pic-vert mâle tape contre le tronc d'arbre pour se nourrir ou alors il tambourine en rythme, afin d'aiguiser son bec pour une danseuse ailée intéressée par un prise de bécots et plus si affinités !
Lorsqu'il ne fait pas le batteur bateleur, il chante comme un cheval. Cela ressemble un peu à un hennissement dans le registre aigu. Voilà pourquoi, face à ce rire chevalin saccadé, les bretons ont donné au pic-vert le nom de "jument des bois" !
Ailleurs, on lui fait dire : "i piu, i piu, i piu" (il pleut ...).
Bergeronnette : enquête sur l'inquiète coquette qui hoquète de la queue.
Cette mignonnette, vive, active, en ballade sur la plage, me donne envie de siffloter "l'amusette" de Bach. Elle hoche la queue souvent et ces mouvements incessants font penser à ceux d'un battoir de lavandière.
Elle aime l'eau alors on dit d'elle que c'est :
"celle qui fait gicler l'eau, celle qui éclabousse".
Elle prend sa douche dans une flaque. Flic flac floc, tellement bien dans la flotte qu'elle sifflote parfois "l'air des lavandières" (dans "Carmen" de Bizet) !
M'enfin, souvent, elle le chante dans sa tête. Alors que mézigue le Meynierstrel, les pieds dans l'eau du lavoir d'Eau-d'ange, j'ai osé souffler dans ma flûte en bambou (faite par mes mains), cet air "en trainant" un peu dans le tempo.
Ça ressemblait à du "Carmen caramel" ou du "Carmen au carmel" !!!
Cela devant un public de gens surpris mais plutôt contents. Quelques autochtones ont même tapé des mains lorsque j'ai joué,vif comme un bergeronnet pressé, la "Bugade" ("Lessive", air du folk gascon).
Je me souviens (fin du siècle dernier) que des moustiques toqués m'asticotaient et qu'à la fin du "peste-claque", j'étais complètement ... lessivé !!!
"Piqué au vif", sans pouvoir me défendre, je me suis dit "in petto" :
"Je me suis fait avoir au lavoir !"
Dans la cambrousse, on retrouve l'espiègle "bergère honnête" mangeuse d'insecte, près du troupeau (buffet à volonté, repas de roi) dont elle paraît être la gardienne, la bergère !
Et pendant ce temps là, dans mon terrain boisé, le merle ramène sa fraise (et mange mes fraises), fait de superbes phrases. Il siffle les belles !
Le pinson apprécie notre mobile perchoir et quand il ouvre son bec, produit une mélodie qui monte et descend d'une échelle.
Les geais jouent à "kash-kash", les pies aussi mais sans la touche "les geais errent" de ces ailés-gants congénères. Même en jouant cash, elles sont moins classe !
A la ville et au chant, la grive musicienne se pose ... des questions métaphysiques :
"Qui suis-je ?, Où vais-je ?" qu'elle répète d'une manière chic.
Lorsqu'elle ne s'imite pas, elle se limite à commenter le match. C'est souvent payant et plaisant !
Quand au Tino Rossignol, on ne le comprend pas toujours, des fois, même, on ne sait pas vraiment où il veut en venir :
"Tiouou x4, Spe tioii tokoua, Tio,x4, Kououtio x4, Tskouo x4, Tsi x7, Kouorror, tiou tskouoapipits kouisi ... Dlo x8, Kouio trrrrrrritzi" !!!
C'est l'ornithologiste Bechstein qui a traduit le Rossignol avec une suite d'onomatopées épatantes.
La grive :
- Qui suis-je, qui suis-je ?
Le rossignol :
- Tétoi, tétoi, Tsé tsé koua téso comuun mouououche "Tsé-tsé" !
Et pendant ce temps là, dans les forêts d'Australie, le Cacatoès noir fait des prouesses avec sa batterie, pour épater les gonzesses Cacatoès. Ses arguments percutants sont autant de promesses de bons moments à venir, passés à caqueter coquin en remuant en cadence le croupion élégant !
Si en plus de jouer de la batterie, le mâle malin siffle le "J'aime les filles" de Dutronc, les groupies au plumage noir vont défiler en ombre chez le lumineux batteur.
"Batterituel" :
Ce grand perroquet peureux fabrique ses baguettes à partir de branches. Il les agrippe avec ses pattes griffues et tape en cadence sur un tronc. La frappe est régulière et tenue (mais pas ténue ou alors c'est un code amoureux, genre "T'es nue ?"). Chaque cacatoès a son style :
Le rocker crâneur est vif. S'il est fan des "Stones", il tape sur des rochers (et parfois sur des rockers qui sont pas d'sa bande de bardes en blueson noir).
Le rocoeur crooner, lent et rockmantique, de la vitesse, il s'en tape.
Le "fentaisiste", amateur de tambour à fente, cultive l'art des sons surprenants !
"Splashhh, tom tom sssiiii", sur cette bath batterie et ces tambours à fente, je vous laisse ... trouver votre bon tempo et votre juste vibration !
N.B : l'info sur le Cacatoès vient de la revue "Science advances" !
Yamasté !
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