mardi 31 octobre 2017

"Pour aller mieux, pour râler moins !"





"Pour aller mieux"

Mieux vaut avoir un bon esprit qu'un bonnet d'âne.
Mieux vaut avoir un beau nez rouge (pour faire le clown) qu'un bonnet noir (reflet de nos idées noires).

Méditer : simplicité, clé pour ouvrir notre boite à pharmacie bio interne !
Ecrire : à la recherche de la justesse, du rythme et de la musique des mots.
Choisir : on a toujours le choix, celui de la joie jolie ou celui du moi roi pourri.
Pratiquons l'auto- dérision et l'auto-décision (le fameux "DIY", "Do it yourself" hippie), soyons impies (avoir foi en soi ne plait guère à l'église) et impitoyables avec les pensées destructrices.

Avec le changement d'heure, on voit la nuit tomber plus tôt, je pense à cette saine scène :
Il fait nuit, l'homme a deux tas devant lui, un tas d'ordure et un tas d'or pur.
Avec sa lampe, il est clair avec lui-même et il choisit de se nourrir du tas qui rend brillant et clairvoyant où alors il éclaire le tas vulgaire, se pourrit la vie et doucement éteint sa petite bougie intérieure !

"Où est donc passée cette clé de malheur ? se maudit Nasreddin. Il fait nuit, fatigué, il a laissé tomber sa clé de maison sur son paillasson, mais il est parti plus loin dans la rue !
Un voisin curieux qui suit l'affaire, lui demande ce qu'il fait là, si loin de sa maison et Nasreddin lui répond :
- Plutôt que de m'épuiser à chercher dans l'obscurité, je préfère aller là où il y a de la lumière !!"




Alors (ah ! l'or) pour être un calé de clé qui permet au corps de se soigner lui-m'aime, voici quelques pensées paisibles pour nous protéger des raclées que l'on se donne. Ces pensées soignées sont signées Jacques Salomé.
"J'ai fait un immense pas le jour où j'ai compris que j'étais seul à entretenir mes souffrances."
Porte ouverte rapporte ... apporte du bon, porte fermée s'emporte, sort de ses gonds !
"Certains attendent que le bonheur vienne frapper à leur porte !
Moi, je laisse la porte ouverte !"
Quelle épique époque opaque qui manque d'éthique esthétique et d'acoustique sympathique :
"Prenez le temps de rire, c'est la musique de l'âme."



Allez, fichez vous la paix pour aller mieux et pour râler moins, écoutez la mémé de Salomé :
"On n'est pas responsable de la tête que l'on a, mais on est responsable de la gueule que l'on fait !" 

Bon vent !
Yamasté !!

Photo du haut : Yann Arthus-Bertrand

dimanche 22 octobre 2017

"Dadais candide dandy dead"


Nous rirons tous au Paradis (pardi, sauf si l'on a pas ri ici auparavant) !

Salut far-sir !
- Il fallait se le farcir, aurait pu dire avec un sourire en coin, un de ses potes potelés, Philippe Noiret.
- Se le farcir aux petits oignons (l'oignon fait la farce), on va pouvoir se préparer des gueuletons d'enfer au Paradis, aurait rajouté Jean Rochefort.
L'homme élégant, à la moustache panache et au langage fleuri est parti !
Ce cavalier émérite, dandy gaga de dada, au flegme et à l'allure britannique, avait une belle voix chaleureuse et un humour décalé. Avec prestance, il cultivait l'éloquence et l'élégance.
Dans ses entrevues, la réplique était fine et la gestuelle parfois étonnante. Dans ses moments d'impro, l'ami Jean voyageait bien souvent en "pays d'absurdie" rendant le spectateur abruti abasourdi, et pendant ce temps là, le sympa riait aux éclats !
Pas contrariant, il s'enhardissait à jouer avec les contraires, il pratiquait les langages popus et châtiés, anciens et nouveaux. Il raffolait du surprenant, il disait à ce sujet :
"J'ai le respect de l'incongru."
Je l'imagine aisément murmurant des incongruités à l'oreille de son cheval.
L'énergumène jovial, à la moustache fatale et aux tatanes pas banales disait aussi :
"J'aime l'habit confortable, mais j'ai la trouille de la charentaise."



Danseur de salon de coiffure, il inventait au pied levé, une chorégraphie spontanée et typée arabisante qui donnait envie de profiter de la vie qui passe toujours si vite !
Allez "Que la fête commence", Tavernier Rochefort, parlez nous donc de sexe :
"Plus l'homme est sensible, moins le sexe est un muscle."

A cheval sur ses principes humanistes, il savait sauter au-dessus des "sots" qui font obstacle au progrès social :
"Si vous trouvez que les gens qui ont le RSA sont des assistés, démissionnez et vivez avec 470 euros par mois et vous aurez autant de chance qu'eux."

Le "petit" lui donnait de l'appétit : "Semoule is beautiful" !!
"J'aime ce qui est petit :  les petites boutiques, les endroits feutrés où tout le monde se connaît ... Moi, c'est la médiocrité qui m'excite et stimule mon imagination."

Le jour de sa mort, ces deux là ont dit de lui :
"Il n'est pas crédible dans le rôle de mort."
J.L Dabadie
"Il mettait le monde à distance. S'il montait à cheval, c'était pour prendre de la hauteur."
Patrice Leconte

Allez, salut l'artiste !
Le "tandem et" on ira tous au paradis, même l'éléphant peut se tromper ou être "ridicule" ...
Bye bye, l'aristo cabot, le fanfaron farfelu, le diseur de "saillies drôlatiques", le clown à l'âme triste et ses facéties, le déprimé et sa dérision cache-soucis ...

Yamasté !!

mercredi 11 octobre 2017

"Ciné malice"

Suite de la liste des films drôlatiques, épatants, hilarants, bons pour muscler ses zygomatiques.
Après les comédies américaines, voici les fatales ritales.
Risi :"Les nouveaux monstres".
Scola : "Affreux, sales et méchants".
Comencini : "L'argent de la vieille".
Monicelli ; "Le pigeon".

Et ici keskigna ?
Pour mon élève de yoga au fragile tibia, voilà un choix de films au titre parfois un peu ... maladroit :
Etaix : "Tant qu'on a la santé !".
Tati : "Mon oncle".
Linder : "Sept ans de malheur".
Prévert : "Voyage surprise".
Lautner : "Les tontons flingueurs".

Restons dans le ton avec ...
Les Monty Python : "Sacré Graal".


Voilà quelques perles du ciné d'humour trouvables en DVD (sauf "Voyage surprise" des frères Prévert).
Si l'on a besoin de "ciné-médoc" plus osé et mieux dosé en yoga du rire (contenant de saines scènes zen qui font en sorte que l'on soit plié en quatre ou tordu de rire), voici :

Les chouettes sketchs si exquis du "Monty python's flying circus" à la BBC !

Norman McLaren, l'animateur metteur en scène, amateur mâteur de chaise rebelle (tu peux toujours t'asseoir) ou de micro rigolo (tu peux toujours hausser le ton) !

Les "Deschiens" ou les "Deschamps" : ah ! ce qu'il est hilarant et touchant le chant déjanté des gens des champs.

James Thierrée, petit-fils de Chaplin, genre de yogi fakir kifferire, avec ses univers parallèles et son monde "fantasma-allégorique". Vive la "Symphonie du hanneton" ! Siphonée symphonie sans faux-nez !!


Howard Buten, le "musicothérapoète" et son alter-écho Buffo, cet olibrius altruiste travaille avec des autistes et ça se sent dans son travail d'artiste !

Sans oublier toutes ces pellicules "uburlesques", ces courts métrages sans âge de : Charlot, Buster Keaton, Harold Lloyd, Laurel et Hardy ...

Allez, assez ri, bon vent et salut à tous les "Hubert-Lulu" !
Yamasté !!

samedi 30 septembre 2017

"Animalin"

"Une morale nue apporte de l'ennui; le conte fait passer le précepte avec lui."
Jean de La Fontaine

Qui suis-je, où vais-je et dans quelle étagère ?
Je suis singe sage songeur, "son-joueur", je tire le son de tout ce qui vient à mes oreilles, puis je le partage (hatha-yoga et musicothérapie). Je suis donneur de sons, sonneur de dons !
Miss "Parkinson faux", vexée, jalouse, me "parkinsonne les cloches" et me refile le blues.
Elle cherche à me contrarier. La junkie gothique se démultiplie en moi, je la retrouve un peu partout, ici et là. Elle prospère et prolifère.
Volontaire, autoritaire oppressante, elle me condamne à me taire et à ne rien faire.
Fatigué, j'ai parfois du mal à faire ... taire l'ogresse qui me souffle à l'oreille (à coups d'acouphènes), comment je dois m'effacer, m'essouffler, disparaître ...
... Alors moi, dans ces moments là, je fais mon "animalin", je fais "l'âne Yann" pour avoir du son afin de perturber ma dévoreuse de dopamine. Et c'est ainsi que ...




... Désorienté, je fais mon pas de côté !
Côté tempérament, j'ai l'esprit indien (tendance "chez Yann") et je suis d'humeur hindou (ambiance "Vishnou la paix").
Côté appétit, c'est celui du "moine au" temple zen. Dans la cuisine, quand mon ventre me dit :
- "Bedaine de baleine, cétacé, ça suffit maintenant, il faut savoir dire stop !", je passe au salon pour écouter du miel divin pour les oreilles : la relaxante musique de "zikr" (rituel sacré turc) !
Cela "soufi" pour éloigner Miss Parki.
Restons dans l'ambiance orient-thé ! Continuons nos extrapolations. Inventons et invitons !
Au moment "à Pierrot", "assise heure", choisissons plutôt une ambiance "Chaix et rasades" et contons content en compagnie de textes crus et de crûs bordelais bus avec des dames "douces d'humeur et gentilles de corsage" (comme disait si bien un conte coquin de La Fontaine) et des rigolards bien vivants, tel le gaillard Erik Orsenna.
Pour finit en beauté cette soirée, on peut écouter le fameux "loukoum à la pistache" conté par Catherine Zarcate*.
Si l'on est pas fin diseur, on peut lire à voix haute et pour les autres, des extraits de ces deux livres :
"Les mille et une nuit" !
"Les Contes de La Fontaine" !
Cela devrait clouer le bec à la Miss Parkinson.




Liste suite de la dernière chronique sur le ciné comique.
En déprime ou avec Parkin qui vous chagrine, je vous conseille ces chef-d'œuvres désopilants :
Commençons avec les films américains (les autres, ce sera pour la prochaine fois) :
Lubitsch  : "Rendez-vous".
Capra : "La vie est belle" !
Wilder : "Certains l'aiment chaud".
Hawks : "L'impossible Monsieur Bébé".
Allen : "Manhattan".
Edwards : "The Party".
Chaplin : "Le dictateur".
Keaton : "Le mécano de la General".
Lloyd : "Safety last".
Marx brothers : "Une nuit à l'Opéra".
Laurel et Hardy : "Les As d'Oxford".
Lewis : "Mister Jerry and Doctor Love".




* : Pour ceux qui ne sont pas friands de loukoums, pour tous les gars au chocolat et toutes les filles à la vanille, voici une histoire de figues ...




Soyez "animalin" comme un singe songeur !
- Ami, je constate que tu n'as point osé employer le mot-valise "animalien" !
- Rapport au contexte africain du conte, et pourquoi pas le mot "yannimalien" pendant que tu y es !
Allez, l'ami se tait juste après le :
Yamasté !!

mardi 19 septembre 2017

"Hopopop pas de Hip-hop"


"Démon et merveille"
Nous sommes tous des animaux humains, on a tous en nous quelque chose qui nous cause du soucis ou qui nous ravit.
Quel conseil donner aux gens cloués au lit (telle madame Conta du dernier billet, qui ne pouvait pas poser le pied au sol) afin de les aider à passer du tempérament "maux Sade" (qui consiste à ruminer des pensées négatives douloureuses) au tempérament joyeux (du genre "malgré tout, je laisse le bon temps rouler") ?
L'agité immobilisé, s'il veut danser le hip hop, adieu Berthe ! l'affaire est pliée.
Vu sa situation, hopopop ! il serait judicieux pour lui de se visualiser en danseur hip-hop.

Ce temps de réparation de tibia cassé, c'est le moment idéal pour pratiquer :

"La visualisation créatrice réparatrice" :
Pour un os cassé, imaginer que notre corps produit davantage de calcium et qu'il se consolide plus rapidement que prévu. Sur notre écran frontal, nous projeter notre film vital réparateur.
Sentir l'os qui se reconstruit, le voir cOStaud, bien en forme et ferme.
Cela occupe et en plus, ça nous fait une belle jambe et un os arrangé.

"La visualisation divertissante" :
On se voit en balade dans les bois et ça marche !
Un sentier où l'on se sent bien et voilà la santé qui revient !!



"La méditation de pleine conscience" :
Ne pas cogiter sur l'os hélas cassé mais plutôt inviter le silence et le calme en soi.
Prendre son temps, être auto-bienveillant !
Dans sa tête, se donner un coup de main afin d'éviter de se casser les pieds !

"La respiration alter-nez" dite "Nadi Sodhana" :
Se nettoyer les canaux d'énergie et se sentir mieux ! Un homme à bout de souffle, avec des soucis sourit quand ses "nadis" sont ravis. C'est déjà ça !

"Nada yoga" (yoga du son) :
Son-soin sans tintouin fait du bien, tsoin-tsoin !!

"L'accu-pressure" :
Faire le point pour recharger ses accus !
Celui qui se masse certains points d'acupuncture, évite de se retrouver à la ramasse et paye moins chère la fracture.

"Le yoga de l'esprit" : 
L'arrêt du cinoche émotionnel si moche, si mioche, si infantile, si débile, libère ... du temps pour se "nourrir de rire".
Ne pas hésiter à voir ou revoir des films admirables et incontournables :
Les meilleures comédies de Lubitsch, Wilder, Edwards, Hawks, Allen, Lewis, Marx brothers, Chaplin, Keaton, Lloyd, Laurel et Hardy, Risi, Scola, Comencini, Monicelli, Etaix, Tati, Mocky, Guitry, Linder, Prévert ... et des Monty Python !




Lire des auteurs qui nous donnent de la hauteur, qui nous délivrent (de nos démons déments).
On peut se nourrir l'esprit avec Ralph Waldo Emerson, goûtez moi ça :
"Le savoir-vivre, c'est la façon heureuse de faire les choses."
"La seule façon d'avoir un ami c'est d'en être un."
"Rire souvent et beaucoup, gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants, savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu. C'est cela avoir réussi sa vie."
"Vivre satisfait avec peu de moyens, rechercher l'élégance plutôt que le luxe,et le raffinement plutôt que la mode,, être digne et non pas respectable, être fortuné et non pas riche, écouter les oiseaux et les étoiles, les enfants et les sages avec sincérité, en résumé laisser le spirituel caché en nous transparaître dans nos actes quotidiens."




P.S : J'ai vu sur Arte, un docu bien intéressant sur "l'hypnose thérapeutique". Une expérience est venue illustrer mes propos : on a disposé devant un cobaye coiffé d'un chapeau à électrodes, une feuille de papier remplie de carrés noirs et blancs.
Pendant une séance d'hypnose, on lui indique que les carrés sont colorés. Le cobaye confirme en précisant que tel carré est vert, tel autre jaune. Des images de son activité cérébrale nous donne à voir de jolies tâches dans les deux aires de la vision colorée. "Il faut le croire pour le voir", nous dit ainsi notre cerveau.
Alors avec l'auto-hypnose, on peut voir la vie en rose !
Ainsi ami aigri, voilà de quoi coloriser ta vie !!
Avec l'auto-suggestion, tout devient bon !!!

Bon vent, bon pas, "madame Conta l'envers des jours meilleurs" (madame Conte allant vers des jours ... où tout remarchera) !

Yamasté !

mercredi 6 septembre 2017

"Au bordel amer"

"La vie est un flipper, j'évite les bumpers.
Du tilt j'ai peur, comme les grands joueurs.
MC Solaar ("Protège-tibia")

Au bord de la mer !
L'autre jour, une élève de yoga nous appelle pour nous dire qu'elle va faire une pause yoga et compagnie (déplacements) à cause des dégâts du tibia et de tout ce qui s'ensuit (bloquée au lit).
Cet été, Jacqueline Conta, se promène au bord des vagues sur la plage océane dite du grand-crohot, lorsque soudain une planchiste sans scrupule et sans frein la percute et lui brise la guibolle.
Après son coup d'éclat, elle s'en va sans moufter et sans se préoccuper du sort de sa victime.
- Sympa et pas sain, dis-je, la triste planchiste, cette baba speed briseuse de corps, a choisi d'un comme un accord avec elle-même de ne pas faire de vague et de prendre la poudre d'escampette enfin, d'Espelette ...
- Comme on pourrait dire dans les Pyrénées ... rajoute l'espiègle élève.
Cela me fait penser à une anecdote du temps où j'étais prof. Je demande à un élève de me citer les deux os de la jambe et il me répond "le tibia et les Pyrénées" !
- Pas mal, pour la blague, mais le fémur n'est-il pas le troisième os de la jambe ?
- Et bien non puisque :
"La jambe populaire ne coïncide pas avec la jambe médicale. Elle prend au pied et grimpe jusqu'à la hanche, alors que la jambe garantie P.N.A* s'arrête au genou ...
Le commun des mortels appelle donc jambe ce que la médecine appelle membre inférieur.
Cette annexion populaire du genou et de la cuisse à la jambe est d'autant plus hardie que nos flûtes devraient, en bonne étymologie, se confondre avec nos tibias, qui étaient des flûtes chez les romains."




- Flûte, le populo nous joue du pipeau, qu'on le jette à l'eau dans un banc de requins planchistes !
On vient à l'océan pour se dégourdir les gambettes, et des gamins crétins, requins sagouins bouffeurs d'os nous les brisent !
Faut-il venir à la plage avec des protèges-tibias, genouillères, coudières, godasses et casque de l'armée puis prendre un rapide bain de pied en surveillant bien les planches scieuses et vicieuses ?
- Autant venir en armure ou en scaphandre !




- Why not (de musique, diriez-vous) ! maintenant que je suis devenue voyageuse immobile, routarde littéraire, je lis au lit, je voyage dans mon corps sous ma couette et c'est chouette !
Je fais mon yoga dans ma tête (je visualise bien chaque posture), alors, sans effort, mon esprit s'éclaircit et mon corps meurtri, enraidi, enlaidi devient plus fluide, souple et joli !
C'est une pause salutaire dans mon monde intérieur agité qui m'enquiquine dès lors que je gamberge trop sur l'avenir de ma gambette.
- On a beau dire, le yoga hindou est moins duraille que certains médecins :
"J'ai expliqué à mon médecin que je m'étais cassé la jambes à deux endroits différents. Il m'a interdit d'y retourner."
Henri Young

Tiens, vous qui savez presque tout, pourriez vous me dire s'il y a un rapport entre jambe et gambe ?
- Oui et c'est un rapport séquelle et musical, on a affaire à un naze-baroque "viol de gambe", comme aurait pu dire le Marin Marais !
Une partie de jambe a l'air ...
- Minable, cessez donc vos galipettes littéraires.
- Soit, toujours est-il que :
"La jambe est une de nos plus belle conquête. Nous l'avons empruntée au cheval dont le "paturon" se disait "gamba" en bas latin !"
- Et que la gambette :
"C'est la jambe en folie, qui danse ou fait l'amour en défiant les lois de la pesanteur et des bonnes mœurs.
Gambettes et guibolles servent évidemment à gambader, à gambiller, à gigoter et même à regimber ("faire des ruades")."
... Une partie de jambe a l'air défaite ... Saviez-vous que gambader consistait jadis à "sauter de joie" (pour certains gars, avec des filles de joie à la jambe légère) et que fringuer signifiait aussi "faire des parties de jambes en l'air" !
Vous voilà instruite chère élève yogini.
- Je dirais même plus, me voilà instruite de Schubert.
- (Silence), c'est un début, "peut mieux faire". Par exemple :
Mon prof est un romantique musicien, bon et généreux, l'autre jour, je l'ai entendu siffler "l'altruiste" de Schubert !!!
Mais c'est aussi un triste cuistre !
"Une danseuse qui lève la jambe sera toujours préférable à un caissier qui lève le pied."
Pierre Dac

* P.N.A : dico des docteurs.

Crédits dessins : l'épatant Glen Baxter !
Le livre indispensable pour se cultiver en rigolant, c'est le fameux "Au vrai chic anatomique" de Frédéric Pagès

Yamasté !

lundi 28 août 2017

"Entre nous, être LA !"


Assis sur les caillebotis, un mini "piano à pouce" en main, à la recherche d'une mélodie, je bute sur une note rebelle.
Dans le même temps, un oiseau têtu siffle une note en la répétant inlassablement. Sans le savoir, il me donne le "LA", c'est justement la note manquante de ma "méli-mélodie" !
Voilà, ça c'est bien la vie, plus elle est simple, plus elle est jolie !

Prenons un autre exemple joli, celui de "Mamadou Mady" (clin d'œil au chanteur anar François Béranger, avec sa chanson "Mamadou m'a dit" et "câlin d'oeil" décalé à cette maman douce qui a "prénommé" sa fille Bérangère).




"Râleries ou âneries, fais ton choix camarade !"
Moi, pour ma plus grande joie, j'ai choisi d'écrire ou de dire des "yanneries" !
Assis sur un fauteuil, un orgue à bouche en lèvres, à la recherche d'une harmonie, je suis chez mon amie belle et rebelle.
Elle m'a offert une flûte de Pan pour que je continue à rester "épatant pimpant" et un "khène" (orgue à bouche) afin que cela m'en bouche un coin.
Ah ! que voilà là deux plaisants présents !

- Je fréquente les brocantes et j'ai déniché ces deux instruments. Celui dont tu joues, vient d'Afrique, me dit l'amie Mady.
- A l'origine, cet instrument vient de Chine, mais là, c'est une version simple et typique d'Afrique sans fric, fait avec trois fois rien (trois bouts de bambou et une courge), mais malgré sa simplicité, cela "claque-sonne" aux oreilles de "Mouise Parkinson" qui du coup me lâche les baskets !!



Ma parole !
Ma mini-Kalimba (qui devient vite une "manie-Kalimba") à neuf notes, la flûte de pan andine (à quelle heure ?) et le mini-orgue à l'afri-khène sont de véritables instruments magiques, de poétiques diapasons thérapeutiques qui libèrent ... la parole !
L'offreuse racontant sa vie, de réfractaire en colère, embellit d'autant plus qu'elle "débloque", qu'elle ose, qu'elle gomme et dégomme son côté morose. névrose, tounéparose ...

Bref, un oiseau sauveur de mélodie, une yannerie provoquant des sourires ravis, de simples instruments protecteurs contre les complexes maladies et une parole libérée, ensoleillent la vie et émerveillent l'humain !



Si ça se trouve, ce sont deux oiseaux qui sifflaient à tour de drôle pour me donner le LA.

Crédits photos :
L'atypique Bérangère Fromont, photographe qui sait créer un univers. Avec son regard à part, elle arrive à mettre de la lumière dans la noirceur et du sombre dans la lumière.
Elle utilise ses deux yeux à bon escient : un oeil vif et positif qui ne manque pas de proposer de la clarté et un oeil plutôt "gothique" qui se nourrit de "sombres héros de l'amer".
Si le premier prend comme image le chat beauté (voire bonté), le second plus secret,  ressemble davantage à un "chapeauté" (sombre héro).
Son site :

http://www.berangerefromont.com


Yamasté !