samedi 30 septembre 2017

"Animalin"

"Une morale nue apporte de l'ennui; le conte fait passer le précepte avec lui."
Jean de La Fontaine

Qui suis-je, où vais-je et dans quelle étagère ?
Je suis singe sage songeur, "son-joueur", je tire le son de tout ce qui vient à mes oreilles, puis je le partage (hatha-yoga et musicothérapie). Je suis donneur de sons, sonneur de dons !
Miss "Parkinson faux", vexée, jalouse, me "parkinsonne les cloches" et me refile le blues.
Elle cherche à me contrarier. La junkie gothique se démultiplie en moi, je la retrouve un peu partout, ici et là. Elle prospère et prolifère.
Volontaire, autoritaire oppressante, elle me condamne à me taire et à ne rien faire.
Fatigué, j'ai parfois du mal à faire ... taire l'ogresse qui me souffle à l'oreille (à coups d'acouphènes), comment je dois m'effacer, m'essouffler, disparaître ...
... Alors moi, dans ces moments là, je fais mon "animalin", je fais "l'âne Yann" pour avoir du son afin de perturber ma dévoreuse de dopamine. Et c'est ainsi que ...




... Désorienté, je fais mon pas de côté !
Côté tempérament, j'ai l'esprit indien (tendance "chez Yann") et je suis d'humeur hindou (ambiance "Vishnou la paix").
Côté appétit, c'est celui du "moine au" temple zen. Dans la cuisine, quand mon ventre me dit :
- "Bedaine de baleine, cétacé, ça suffit maintenant, il faut savoir dire stop !", je passe au salon pour écouter du miel divin pour les oreilles : la relaxante musique de "zikr" (rituel sacré turc) !
Cela "soufi" pour éloigner Miss Parki.
Restons dans l'ambiance orient-thé ! Continuons nos extrapolations. Inventons et invitons !
Au moment "à Pierrot", "assise heure", choisissons plutôt une ambiance "Chaix et rasades" et contons content en compagnie de textes crus et de crûs bordelais bus avec des dames "douces d'humeur et gentilles de corsage" (comme disait si bien un conte coquin de La Fontaine) et des rigolards bien vivants, tel le gaillard Erik Orsenna.
Pour finit en beauté cette soirée, on peut écouter le fameux "loukoum à la pistache" conté par Catherine Zarcate*.
Si l'on est pas fin diseur, on peut lire à voix haute et pour les autres, des extraits de ces deux livres :
"Les mille et une nuit" !
"Les Contes de La Fontaine" !
Cela devrait clouer le bec à la Miss Parkinson.




Liste suite de la dernière chronique sur le ciné comique.
En déprime ou avec Parkin qui vous chagrine, je vous conseille ces chef-d'œuvres désopilants :
Commençons avec les films américains (les autres, ce sera pour la prochaine fois) :
Lubitsch  : "Rendez-vous".
Capra : "La vie est belle" !
Wilder : "Certains l'aiment chaud".
Hawks : "L'impossible Monsieur Bébé".
Allen : "Manhattan".
Edwards : "The Party".
Chaplin : "Le dictateur".
Keaton : "Le mécano de la General".
Lloyd : "Safety last".
Marx brothers : "Une nuit à l'Opéra".
Laurel et Hardy : "Les As d'Oxford".
Lewis : "Mister Jerry and Doctor Love".




* : Pour ceux qui ne sont pas friands de loukoums, pour tous les gars au chocolat et toutes les filles à la vanille, voici une histoire de figues ...




Soyez "animalin" comme un singe songeur !
- Ami, je constate que tu n'as point osé employer le mot-valise "animalien" !
- Rapport au contexte africain du conte, et pourquoi pas le mot "yannimalien" pendant que tu y es !
Allez, l'ami se tait juste après le :
Yamasté !!

mardi 19 septembre 2017

"Hopopop pas de Hip-hop"


"Démon et merveille"
Nous sommes tous des animaux humains, on a tous en nous quelque chose qui nous cause du soucis ou qui nous ravit.
Quel conseil donner aux gens cloués au lit (telle madame Conta du dernier billet, qui ne pouvait pas poser le pied au sol) afin de les aider à passer du tempérament "maux Sade" (qui consiste à ruminer des pensées négatives douloureuses) au tempérament joyeux (du genre "malgré tout, je laisse le bon temps rouler") ?
L'agité immobilisé, s'il veut danser le hip hop, adieu Berthe ! l'affaire est pliée.
Vu sa situation, hopopop ! il serait judicieux pour lui de se visualiser en danseur hip-hop.

Ce temps de réparation de tibia cassé, c'est le moment idéal pour pratiquer :

"La visualisation créatrice réparatrice" :
Pour un os cassé, imaginer que notre corps produit davantage de calcium et qu'il se consolide plus rapidement que prévu. Sur notre écran frontal, nous projeter notre film vital réparateur.
Sentir l'os qui se reconstruit, le voir cOStaud, bien en forme et ferme.
Cela occupe et en plus, ça nous fait une belle jambe et un os arrangé.

"La visualisation divertissante" :
On se voit en balade dans les bois et ça marche !
Un sentier où l'on se sent bien et voilà la santé qui revient !!



"La méditation de pleine conscience" :
Ne pas cogiter sur l'os hélas cassé mais plutôt inviter le silence et le calme en soi.
Prendre son temps, être auto-bienveillant !
Dans sa tête, se donner un coup de main afin d'éviter de se casser les pieds !

"La respiration alter-nez" dite "Nadi Sodhana" :
Se nettoyer les canaux d'énergie et se sentir mieux ! Un homme à bout de souffle, avec des soucis sourit quand ses "nadis" sont ravis. C'est déjà ça !

"Nada yoga" (yoga du son) :
Son-soin sans tintouin fait du bien, tsoin-tsoin !!

"L'accu-pressure" :
Faire le point pour recharger ses accus !
Celui qui se masse certains points d'acupuncture, évite de se retrouver à la ramasse et paye moins chère la fracture.

"Le yoga de l'esprit" : 
L'arrêt du cinoche émotionnel si moche, si mioche, si infantile, si débile, libère ... du temps pour se "nourrir de rire".
Ne pas hésiter à voir ou revoir des films admirables et incontournables :
Les meilleures comédies de Lubitsch, Wilder, Edwards, Hawks, Allen, Lewis, Marx brothers, Chaplin, Keaton, Lloyd, Laurel et Hardy, Risi, Scola, Comencini, Monicelli, Etaix, Tati, Mocky, Guitry, Linder, Prévert ... et des Monty Python !




Lire des auteurs qui nous donnent de la hauteur, qui nous délivrent (de nos démons déments).
On peut se nourrir l'esprit avec Ralph Waldo Emerson, goûtez moi ça :
"Le savoir-vivre, c'est la façon heureuse de faire les choses."
"La seule façon d'avoir un ami c'est d'en être un."
"Rire souvent et beaucoup, gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants, savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu. C'est cela avoir réussi sa vie."
"Vivre satisfait avec peu de moyens, rechercher l'élégance plutôt que le luxe,et le raffinement plutôt que la mode,, être digne et non pas respectable, être fortuné et non pas riche, écouter les oiseaux et les étoiles, les enfants et les sages avec sincérité, en résumé laisser le spirituel caché en nous transparaître dans nos actes quotidiens."




P.S : J'ai vu sur Arte, un docu bien intéressant sur "l'hypnose thérapeutique". Une expérience est venue illustrer mes propos : on a disposé devant un cobaye coiffé d'un chapeau à électrodes, une feuille de papier remplie de carrés noirs et blancs.
Pendant une séance d'hypnose, on lui indique que les carrés sont colorés. Le cobaye confirme en précisant que tel carré est vert, tel autre jaune. Des images de son activité cérébrale nous donne à voir de jolies tâches dans les deux aires de la vision colorée. "Il faut le croire pour le voir", nous dit ainsi notre cerveau.
Alors avec l'auto-hypnose, on peut voir la vie en rose !
Ainsi ami aigri, voilà de quoi coloriser ta vie !!
Avec l'auto-suggestion, tout devient bon !!!

Bon vent, bon pas, "madame Conta l'envers des jours meilleurs" (madame Conte allant vers des jours ... où tout remarchera) !

Yamasté !

mercredi 6 septembre 2017

"Au bordel amer"

"La vie est un flipper, j'évite les bumpers.
Du tilt j'ai peur, comme les grands joueurs.
MC Solaar ("Protège-tibia")

Au bord de la mer !
L'autre jour, une élève de yoga nous appelle pour nous dire qu'elle va faire une pause yoga et compagnie (déplacements) à cause des dégâts du tibia et de tout ce qui s'ensuit (bloquée au lit).
Cet été, Jacqueline Conta, se promène au bord des vagues sur la plage océane dite du grand-crohot, lorsque soudain une planchiste sans scrupule et sans frein la percute et lui brise la guibolle.
Après son coup d'éclat, elle s'en va sans moufter et sans se préoccuper du sort de sa victime.
- Sympa et pas sain, dis-je, la triste planchiste, cette baba speed briseuse de corps, a choisi d'un comme un accord avec elle-même de ne pas faire de vague et de prendre la poudre d'escampette enfin, d'Espelette ...
- Comme on pourrait dire dans les Pyrénées ... rajoute l'espiègle élève.
Cela me fait penser à une anecdote du temps où j'étais prof. Je demande à un élève de me citer les deux os de la jambe et il me répond "le tibia et les Pyrénées" !
- Pas mal, pour la blague, mais le fémur n'est-il pas le troisième os de la jambe ?
- Et bien non puisque :
"La jambe populaire ne coïncide pas avec la jambe médicale. Elle prend au pied et grimpe jusqu'à la hanche, alors que la jambe garantie P.N.A* s'arrête au genou ...
Le commun des mortels appelle donc jambe ce que la médecine appelle membre inférieur.
Cette annexion populaire du genou et de la cuisse à la jambe est d'autant plus hardie que nos flûtes devraient, en bonne étymologie, se confondre avec nos tibias, qui étaient des flûtes chez les romains."




- Flûte, le populo nous joue du pipeau, qu'on le jette à l'eau dans un banc de requins planchistes !
On vient à l'océan pour se dégourdir les gambettes, et des gamins crétins, requins sagouins bouffeurs d'os nous les brisent !
Faut-il venir à la plage avec des protèges-tibias, genouillères, coudières, godasses et casque de l'armée puis prendre un rapide bain de pied en surveillant bien les planches scieuses et vicieuses ?
- Autant venir en armure ou en scaphandre !




- Why not (de musique, diriez-vous) ! maintenant que je suis devenue voyageuse immobile, routarde littéraire, je lis au lit, je voyage dans mon corps sous ma couette et c'est chouette !
Je fais mon yoga dans ma tête (je visualise bien chaque posture), alors, sans effort, mon esprit s'éclaircit et mon corps meurtri, enraidi, enlaidi devient plus fluide, souple et joli !
C'est une pause salutaire dans mon monde intérieur agité qui m'enquiquine dès lors que je gamberge trop sur l'avenir de ma gambette.
- On a beau dire, le yoga hindou est moins duraille que certains médecins :
"J'ai expliqué à mon médecin que je m'étais cassé la jambes à deux endroits différents. Il m'a interdit d'y retourner."
Henri Young

Tiens, vous qui savez presque tout, pourriez vous me dire s'il y a un rapport entre jambe et gambe ?
- Oui et c'est un rapport séquelle et musical, on a affaire à un naze-baroque "viol de gambe", comme aurait pu dire le Marin Marais !
Une partie de jambe a l'air ...
- Minable, cessez donc vos galipettes littéraires.
- Soit, toujours est-il que :
"La jambe est une de nos plus belle conquête. Nous l'avons empruntée au cheval dont le "paturon" se disait "gamba" en bas latin !"
- Et que la gambette :
"C'est la jambe en folie, qui danse ou fait l'amour en défiant les lois de la pesanteur et des bonnes mœurs.
Gambettes et guibolles servent évidemment à gambader, à gambiller, à gigoter et même à regimber ("faire des ruades")."
... Une partie de jambe a l'air défaite ... Saviez-vous que gambader consistait jadis à "sauter de joie" (pour certains gars, avec des filles de joie à la jambe légère) et que fringuer signifiait aussi "faire des parties de jambes en l'air" !
Vous voilà instruite chère élève yogini.
- Je dirais même plus, me voilà instruite de Schubert.
- (Silence), c'est un début, "peut mieux faire". Par exemple :
Mon prof est un romantique musicien, bon et généreux, l'autre jour, je l'ai entendu siffler "l'altruiste" de Schubert !!!
Mais c'est aussi un triste cuistre !
"Une danseuse qui lève la jambe sera toujours préférable à un caissier qui lève le pied."
Pierre Dac

* P.N.A : dico des docteurs.

Crédits dessins : l'épatant Glen Baxter !
Le livre indispensable pour se cultiver en rigolant, c'est le fameux "Au vrai chic anatomique" de Frédéric Pagès

Yamasté !

lundi 28 août 2017

"Entre nous, être LA !"


Assis sur les caillebotis, un mini "piano à pouce" en main, à la recherche d'une mélodie, je bute sur une note rebelle.
Dans le même temps, un oiseau têtu siffle une note en la répétant inlassablement. Sans le savoir, il me donne le "LA", c'est justement la note manquante de ma "méli-mélodie" !
Voilà, ça c'est bien la vie, plus elle est simple, plus elle est jolie !

Prenons un autre exemple joli, celui de "Mamadou Mady" (clin d'œil au chanteur anar François Béranger, avec sa chanson "Mamadou m'a dit" et "câlin d'oeil" décalé à cette maman douce qui a "prénommé" sa fille Bérangère).




"Râleries ou âneries, fais ton choix camarade !"
Moi, pour ma plus grande joie, j'ai choisi d'écrire ou de dire des "yanneries" !
Assis sur un fauteuil, un orgue à bouche en lèvres, à la recherche d'une harmonie, je suis chez mon amie belle et rebelle.
Elle m'a offert une flûte de Pan pour que je continue à rester "épatant pimpant" et un "khène" (orgue à bouche) afin que cela m'en bouche un coin.
Ah ! que voilà là deux plaisants présents !

- Je fréquente les brocantes et j'ai déniché ces deux instruments. Celui dont tu joues, vient d'Afrique, me dit l'amie Mady.
- A l'origine, cet instrument vient de Chine, mais là, c'est une version simple et typique d'Afrique sans fric, fait avec trois fois rien (trois bouts de bambou et une courge), mais malgré sa simplicité, cela "claque-sonne" aux oreilles de "Mouise Parkinson" qui du coup me lâche les baskets !!



Ma parole !
Ma mini-Kalimba (qui devient vite une "manie-Kalimba") à neuf notes, la flûte de pan andine (à quelle heure ?) et le mini-orgue à l'afri-khène sont de véritables instruments magiques, de poétiques diapasons thérapeutiques qui libèrent ... la parole !
L'offreuse racontant sa vie, de réfractaire en colère, embellit d'autant plus qu'elle "débloque", qu'elle ose, qu'elle gomme et dégomme son côté morose. névrose, tounéparose ...

Bref, un oiseau sauveur de mélodie, une yannerie provoquant des sourires ravis, de simples instruments protecteurs contre les complexes maladies et une parole libérée, ensoleillent la vie et émerveillent l'humain !



Si ça se trouve, ce sont deux oiseaux qui sifflaient à tour de drôle pour me donner le LA.

Crédits photos :
L'atypique Bérangère Fromont, photographe qui sait créer un univers. Avec son regard à part, elle arrive à mettre de la lumière dans la noirceur et du sombre dans la lumière.
Elle utilise ses deux yeux à bon escient : un oeil vif et positif qui ne manque pas de proposer de la clarté et un oeil plutôt "gothique" qui se nourrit de "sombres héros de l'amer".
Si le premier prend comme image le chat beauté (voire bonté), le second plus secret,  ressemble davantage à un "chapeauté" (sombre héro).
Son site :

http://www.berangerefromont.com


Yamasté !

vendredi 11 août 2017

"Pas de chance ou pas de côté ?"

"Ne pleurez jamais d'avoir perdu le soleil, les larmes vous empêcheront de voir les étoiles."
Tagore

Changer son fusible des pôles !
"Ah ! Bon Dieu de bon sang d'bois, ce que je peux être con, moche et nul !". On se dit ça parfois, lorsque l'on manque de foi en soi.
Face aux vieux maux, mieux vaut ne pas hésiter à changer son fusible négatif en positif, à passer de la mauvaise humeur au bon humour (celui qui te débarrasse du "fousible" qui te fait péter les plombs et le remplace par un autre, plus juste et plus juteux). Après ce changement de "pôlhilarité", on ne peut plus se maudire et se dire que l'on manque de jus.
Un nouveau monde s'ouvre devant nous, "alternactif", celui-là.
On passe de l'auto-dévalorisation à l'auto-bienveillance. Mais pour prendre ce chemin, il faut adopter un nouvelle conduite, avoir un nouveau regard.
Le dessinateur Gébé disait que pour ça, il suffisait de "faire un pas de côté" !
Dans une autre version du dessin qui vient illustrer son propos, il fait dire à ses personnages :
"- Qu'est-ce que tu fais ? demande la femme.
- Je me fais chier, répond l'homme devant le mur.
Après avoir fait le pas latéral :
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je voyage, dit l'homme devant la fenêtre !"




L'apport de vieillir : changer la fade fin (d'envie) ... en goûteuse faim (de vie) !
Citons l'amie Cathy :
"De toute façon, à partir de soixante ans, au niveau santé tout se déglingue", dit-elle pour me rassurer. Donc, à "sois chiante temps", la sympa Cathy distinguée s'est transformée en "Catha" décatie déglinguée !
Tout ça parce qu'elle a changé le mauvais fusible, le "fou-cible" (celui qui te fait vivre n'importe couac) lui, est resté.
Il faut le savoir, ce retors, sans retard, te fais passer plus vite de vie à trépas.
Avec cet esprit zombie, l'âge de la retraite devient celui de l'arthrite, le temps du conteur devient celui du compte-heure, l'heure d'écrire ses mémoires devient : "mais mémoire, où t'ai-je donc laissée" !
Tout ça parce que Cathy n'a pas fait le "pas de côté" !!
La retraite, on peut en profiter pour se mettre un peu plus en retrait afin de mieux goûter au silence intérieur mais ce n'est pas une raison pour vivre riquiqui, en "Cathy-mini" et ne pas s'exprimer !
En fait, tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime dans le corps.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire et en être fier !
C'est la raison pour laquelle mon amie Cathy s'exprime régulièrement en compagnie d'une Miss Funny et d'un Mystère Yogi. Voilà pourquoi elle est toujours aussi jolie "dâme" et d'esprit, cette Cathy mimi !!!




"A 60 ans, soit chantant !"
Tagore, le fameux poète musicien hindou, trouvait que le visage humain, jusqu'à l'âge  de 60 ans, était trop lisse, qu'il ne racontait rien. Alors que, passé cet âge, il devenait expressif, vivant, touchant.
En Astrologie, c'est l'époque du second "retour de Saturne" qui te propose la sagesse. Tu la prends ou tu la laisses.
A partir de là, si tu es partie prenante, dans ta vie "Saturne rond", sinon, si tu laisses béton, ça tourne en rond.
En Reiki (médecine japonaise), on dit que c'est le temps du bon égo qui n'hésite pas à dire : j'existe.
Ainsi, le soixantenaire devient un virtuose du "j'ose", riche de "je m'en fiche", concerné par le "je me fiche la paix", qui avance vers l'auto-bienveillance.




"La peur de vieillir abîme plus que l'âge."
Jeanne Moreau
Yamasté !

mercredi 2 août 2017

"Vie simple : guimbarder dans les prés"


"Chaque élève joue de son instrument, ce n'est pas la peine d'aller contre. Le délicat, c'est de bien connaître nos musiciens et de trouver l'harmonie. Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie.
Et si vous avez hérité du petit triangle qui ne sait faire que ting-ting, ou de la guimbarde qui ne fait que bloing-bloing, le tout est qu'ils le fassent au bon moment, le mieux possible, qu'ils deviennent un excellent triangle, une irréprochable guimbarde et qu'ils soient fiers de la qualité que leur contribution confère à l'ensemble."
Daniel Pennac

- Sinon, autant chanter du Dylan !
- Oui, mais quelle chanson choisir ?
- Sans aucun doute, je chante "Bloing in the wind".
- Bien entendu !
A part ça, la guimbarde est vraiment l'instrument simple et pratique par excellence.
- Bien vu Lulu !
- Merci Lully !
En son temps, elle était utilisée par les laquais ou les gens de "basse condition". C'est pour ça qu'on la nommait "Trompe-laquais" !
A noter qu'à l'époque, on l'appelait aussi :
Trompe, gronde ou rebube ...
- Au milieu du 20 ème siècle, certains zazous zouant du jazz avec un kazoo se retrouvaient parfois avec des babas du bebop jouant du rebube !
- Et au 19°, de véritables orchestres de guimbardes (avec une vingtaine de joueurs) se sont créées, ils étaient très populaires et jouaient en plein air !
- Cela revient, c'est tendance en ce moment la guimbarde, c'est comme ce retour à la pop des années 60, les jeunes d'aujourd'hui apprécient.
Il existe sûrement un ensemble de passionnés reprenant les tubes de cette époque.
- Et il jouerait quoi ce groupe ?
- Tu ne devines pas ?
- Peut-être "Rebube bebop a lula" ?
- C'est "thé de Ceylan", mais encore ?
- Ah ! bon sang de bois, je ne trouve pas !
- C'est pas grave, je vais te souffler la réponse (dit avec un câlin d'oeil à l'appui).
- Ah ! bon sang, mais c'est bien sûr, C'est "Blowing in the wind" ... oops ... "Bloing in the wind".




J'ai acheté, il y a quelques temps, des guimbardes en bambous venant d'Indonésie (via le site "Guimbardes.fr"), elles sont étonnantes et épatantes.
Elles sont originales et originaires de Bali, Java ou des Philippines et portent de jolis noms : Genggong, Angkuoch, Kubing et Karinding.
Je suis en train de les apprivoiser et de faire de bonnes provisions de vibrations. Ça dérange Miss Parkinson et moi, cela m'arrange !
J'ai la guimbarde qui me démange, alors je la gratte un petit peu ... en sort un son étrange qui me ravit et me change, je m'en nourris et je revis !!

Décès de Jeanne Moreau, intelligente, cette "troublionne" tourbillonnante disait d'elle :
"Je suis frivole et mystique !"
... et de la vie :
"L'âge ne vous protège pas des dangers de l'amour. Mais l'amour, dans une certaine mesure, vous protège des dangers de l'âge."
"Ce qui est important, c'est cette lumière intérieure qui est en nous."
"J'aime mes amis terrestres en tant que compagnons vers l'éternité."
Dans le film de Truffaut "Jules et Jim",  elle aurait pu citer Sacha Guitry :
"L'amour à deux, ça dure le temps de compter jusqu'à trois."

Bon vent, good wind !!!
Yamasté !

mercredi 26 juillet 2017

"Présenterie"

"Mieux vaut être tête de souris que queue de lion."
Proverbe québecois

Lorsque les souris méditent, les sourires rappliquent !
Et pourtant, on peut faire méditer des souris de labo. C'est ce que des chercheurs ont découvert en stimulant leur cortex cingulaire antérieur (zone cérébrale impliquée dans le contrôle émotionnel) du cerveau d'une souris, à un rythme de huit pulsations par seconde.
C'est la fréquence de référence des personnes en méditation. Après avoir été ainsi stimulées, ces souris zen adoptent un comportement plus calme et moins anxieux.
Conclusion des chercheurs américains :
"Les souris semblent réagir à la méditation de la même façon que les êtres humains."
Youpee ... ! le cerveau souris a le coeur ravi, bravo pour les "Mickey Mahousse" !




"Amuse-bouche" et "lèche-vitrine" ou "chanson douce" et "lèche-frite" : on a le choix !
On vit un peu comme on a envie, on rit si le coeur nous en dit et on pleure si notre esprit est d'accord.
On peut même faire comme si. Par exemple, le fait de s'imaginer mangeant un gâteau génère un effet de récompense comparable à celui  ressenti lors de la consommation elle-même.
Pourquoi ?
Parce que ce sont les mêmes neurones qui sont impliqués dans l'imagination et l'exécution d'un acte.
Une découverte récente démontre que le système régulateur du plaisir et celui du déplaisir sont un seul et même système.
Si on prend un médicament anti-stress (genre médi ... tation), on prend aussi la possibilité d'avoir du plaisir !
Quand on inhibe sa sensibilité au stress par la prise de neuroleptiques, on se coupe de la possibilité d'avoir du plaisir !



Lorsqu'on ne croit pas aux pouvoirs du cerveau, que l'on est neurosceptique, que l'on a plus foi en soi, on finit par devenir un "adoblessant" qui tue le temps et lui-même à coût d'excitants qui sont autant de défis mortels et de dénis du réel.
Au lieu de vivre d'exquis temps, calmos, à l'aise dans ses cinq sens, il perd ses repères et sur son visage si lisse glissent et disparaissent les traces joyeuses des cinq sens en effervescence.
Il pensait vivre plus et plus vite "excès" le contraire.
Ainsi, le lecteur mp3 à fond, il se bousille les oreilles à coup de décibels. Le nez esquinté par trop de fumée jamaïcaine et de "coco" (coke colombienne), il ne peut plus se sentir ... bien dans sa peau, reste sur la touche ... "Face-book" avec ses mains agitées ne tenant pas de bouquin, mais un "agendarme" surbouqué.
Ses yeux ne voulant plus voir "couac" se soit de vivant, de vibrant, il broie du noir.
"L'adolassant" n'a plus d'espoir, ne croit plus à rien et n'a plus de goût de rien, ne voit pas plus loin que le bout de son blaze naze !!!
Bref, il ressemble à un mort-vivant (tiens Romero vient de mourir, annonce t'on dans le poste !).
Sa vie morne de trissotin est pour lui, d'un mortel ennui. "Arte" diffuse "La nuit des mort-vivants" de Romero, l'adoblessant "adulescent" (sans âge) va pouvoir singer les zombies et mourir de rire !




Balaises bises aux bonzes zen, aux affreux zozos et autres zazous zombies de Zanzibar !!!
Allez, bon vent ! soyons plaisant présent et choisissons d'être heureux !!
Yamasté !